2 - Repousser les pensées parasites

«La lumière qui se heurte à l’écran de séparation, engendre des étincelles de lumière qui traversent l’écran». (Talmud des dix Sefirot, p. 115, Paragraphe 6, de l’édition en hébreu).
 
«Qui se heurte» signifie les pensées qui viennent à l’homme comme des coups, qui essaient de l’arracher au travail spirituel et qui l’obligent à faire des efforts pour demeurer fidèle à une pensée juste, à une intention authentique, et le font hésiter d’un côté ou de l’autre.
 
Ce processus se produit alors que l’homme s’est déjà doté d’un «écran», d’une force d’opposition à son égoïsme. Si l’homme se soucie en permanence de l’existence de cet «écran» en lui, s’il est d’accord pour progresser dans la voie donnée par le Créateur, c’est alors uniquement à partir de cela qu’il élaborera tous ses calculs.
 
L’homme prend conscience qu’il est meilleur pour lui de placer sa foi au-dessus de sa raison car cette foi lui permet de dévoiler la lumière du degré supérieur. Ce processus de découverte est une source de joie pour l’homme.
 
Pour illustrer cela, prenons l’exemple de deux amis qui s’apprécient. L’un d’entre eux a un autre ami qui souhaite se rapprocher de l’autre également, le premier ne le souhaite pas et il observe: qui celui-ci va-t-il choisir comme fidèle ami? Alors cet ami soupèse le «pour» et le «contre» de l’un par rapport à l’autre. Une évaluation de ce qui peut être obtenu de l’un et de l’autre commence. Ces pensées du profit personnel l’envahissent, font éclater dans son fondement l’intention première, la finalité de sa pensée, l’ami. C’est à cela que correspond la phrase «la connaissance de l’homme est soumise aux coups des désirs égoïstes».
 
En fin de compte, cet homme décide de rester proche du premier ami. Pour prendre cette décision, il a dû se placer au-dessus de sa faculté de compréhension, du calcul de ses intérêts.
 
L’homme ne ressent pas de manière manifeste l’importance du degré qui suit celui auquel il se situe, il construit donc ses interprétations et ses calculs en prenant pour base «l’écran» qui constitue son expérience de travail dans le processus de dévoilement. Quand l’homme parvient à se surmonter, en renforçant sans cesse en lui la présence de «l’écran», en luttant en permanence contre son égoïsme, cela lui permet de dévoiler les joies que lui réserve le degré supérieur suivant. C’est alors que la joie descend de l’en-haut sur l’homme.
 
Nonobstant les conclusions de son intellect, c’est proportionnellement à l’importance qu’il aura attachée au degré supérieur suivant que l’homme prendra conscience de la grandeur de ce degré en se laissant pénétrer par la signification même de ce degré supérieur.
 
 

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