233 - Les gestes de l’homme

Sans la participation du corps, l’homme ne pourrait pas accomplir un seul geste. Dans le cas contraire, l’homme resterait assis dans un coin, il ne ferait rien d’interdit, et on pourrait considérer qu’il observe les Commandements. L’homme ne peut, bien entendu, pas dire dans ce cas qu’il observe quotidiennement une multitude de commandements négatifs, qu’il n’a pas tué, n’a pas volé, etc.
 
Si l’homme ne réfléchit pas au fait qu’il observe un commandement négatif, cela ne suscite aucun geste de la part de son corps. C’est seulement quand l’homme réfléchit à son geste, autrement dit quand il a la possibilité de transgresser l’interdiction, mais qu’il ne le fait pas parce que c’est l’ordre du Créateur, c’est seulement dans ce cas, que l’homme peut dire qu’il a accompli un commandement négatif.
 
Sans le geste du corps dans la pensée, dans le discours ou dans le mouvement, il n’est pas possible de dire que l’homme a accompli un commandement négatif consciemment. Tout ce que nous pouvons décrire, c’est la réaction sensitive de l’homme à son environnement et à son ressenti. Quand l’homme ne ressent pas quelque chose, c’est comme si ce quelque chose n’existait pas pour lui.
 
Le principe de base du travail de l’homme consiste donc habituellement à soumettre son penchant au moyen des commandements gestuels positifs ou négatifs. C’est ce que sous-entendent les sages quand ils disent «Il ne faut pas manger ce qui est impur parce que le Créateur l’interdit».
 
Cela permet de définir 4 stades correspondant:
 
A la difficulté pour l’homme de surmonter sa passion, et donc il transgresse l’interdit,
 
A la non transgression par crainte du jugement de l’entourage,
 
A la victoire sur le penchant parce que la Torah interdit d’utiliser celui-ci, mais une victoire sans gaieté et donc dans la souffrance car la Torah l’interdit,
 
A la joie d’observer un commandement divin.

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