25 - L’essentiel dont nous manquons
L’essentiel dont nous manquons, c’est la faculté de ressentir l’importance du but, l’importance de réaliser le but divin. C’est pourquoi nous n’avons pas de force pour travailler à notre progression spirituelle. Nous ne savons pas de quelle manière apprécier cette possibilité qui nous a été donnée de servir le Créateur, qui nous permet de Le connaître, qui nous indique à qui nous pouvons dédier nos désirs, vers qui orienter nos aspirations. Nous manquons de la conscience, de la sensation de la Grandeur divine. Nous devons par conséquent réussir à comprendre à quel point nous avons de la chance que le privilège de servir le Créateur suprême nous ait été donné. Sans Son aide, nous ne sommes pas en mesure de comprendre Sa Magnificence.
Dans la langue du Zohar, ce degré est désigné «la Chekhina dans la cendre (Chekhina be afar), la possibilité de faire plaisir au Créateur étant ressentie par nous comme de la cendre, comme rien, nous savons que nous sommes incapables d’effectuer un travail si celui-ci ne nous procure pas de plaisir. Si l’éventualité de faire plaisir à notre égoïsme nous apparaît, notre corps s’anime aussitôt pour aspirer à la rétribution.
Si l’homme travaille à donner sans réserve, son corps égoïste n’a pas la capacité de ressentir le moindre goût pour ce plaisir. L’homme se trouve alors obligatoirement sous l’emprise de son fardeau.
Il n’en va pas de même quand l’homme sent qu’il sert, lui-même, le Tout-puissant même. La prise de conscience de l’importance, de la valeur du Tout-puissant conditionne proportionnellement le plaisir et la délectation qu’éprouve l’homme en servant le Créateur.
L’homme s’enflamme alors pour son travail, il souhaite que de plus en plus de force lui soit donnée pour progresser. La force apparaît uniquement par la sensation de la Grandeur divine.
Quand l’homme prend conscience avec acuité qu’il sait à qui il fait plaisir, alors, tout comme il avait la force de travailler pour sa propre délectation, de la même façon, il a la force lui permettant de faire plaisir au Créateur. Quand une personne donne à quelqu’un de très important, c’est considéré comme s’il recevait de cette personne. Le corps ayant toujours des forces pour recevoir, il est sans cesse en état de travailler si l’homme reçoit en échange; il en est de même dans le travail de progression vers le Créateur, la prise de conscience de Sa grandeur procure au corps le plaisir de Lui donner sans retour.
Ainsi nous pouvons comprendre ce qu’il est écrit dans «l’Introduction au Talmud des dix sefirot» à propos du don, si une personne est considérée comme importante alors c’est un plaisir de la servir. Ceci est un nouvel aspect du «faire plaisir à quelqu’un d’important» qui ressemble assurément au fait de recevoir, dans cette «Introduction» il apporte l’exemple des kiddouchim pour comprendre la réception orientée vers le don sans réserve, lorsque cette réception se transforme en don absolu.
Cette caractéristique nous permet d’appréhender le second aspect du don absolu qui est également de recevoir puisque la personne est dotée de forces. Le fait de servir quelqu’un d’important est assimilé au fait de recevoir, lui donnant de l’énergie.
Il en résulte qu’il ne nous manque que de croire en la Magnificence du Créateur pour pouvoir le servir et Lui faire plaisir.