33 - Eloigne-toi du mal et fais le bien
Il est dit dans la Torah «éloigne-toi du mal et fais le bien».
Le travail spirituel de l’homme commence par l’observation de la prescription de «faire le bien». Après cela l’homme est en mesure d’observer le Commandement de «s’éloigner du mal». Toutefois, l’éducation, ne permet pas à l’homme de déterminer ce qu’est le mal, au contraire, elle l’incite à satisfaire ses aspirations égoïstes en raison du plaisir immense qu’il en tire. L’homme ne comprend pas quand il s’entend dire que la satisfaction de cet égoïsme est un mal, et qu’il faut s’en défaire.
A cette image, quand l’homme observe le commandement impératif de «faire le bien», par exemple dans le commandement de se faire des tsitsit, il n’en ressent aucun bien car il n’en tire aucun plaisir qui pourrait lui faire penser que c’est bien. En fait, il doit croire, «en plaçant sa foi au-dessus de sa raison», que c’est bien.
Plus tard, quand l’homme avance sur le chemin, avec sa foi placée au-dessus de sa raison, en évoluant alternativement soit du côté du «bien», soit du côté du «mal», il lui est donné de l’en-haut un certain goût du «faire le bien». C’est proportionnellement à la sensation de bien éprouvée en observant un commandement impératif qu’il commence à percevoir le mal dans ce qu’est le mal. Cela signifie qu’il a déjà la capacité de ressentir le bien dans ce qu’est le «fais le bien», et le mal dans ce qu’est «éloigne toi du mal». Cela signifie que rétribution et châtiment existent déjà pour lui dans notre monde.
Si l’homme travaille pour recevoir une rétribution, en s’appuyant sur sa foi en la rétribution et le châtiment, il observe le Commandement «éloigne-toi du mal». Bien qu’il se délecte de ce qui fait l’objet de son engouement, il s’éloigne néanmoins du plaisir pour ne pas souffrir de châtiments dans le monde futur. De la même manière, l’observation de «fais le bien», lui permet d’observer ce commandement impératif bien qu’il n’en tire pas de plaisir, car il pense que cela lui permettra de recevoir une rétribution, et c’est alors que naissent en lui les forces pour agir.
Dès qu’il essaie d’observer sans espérer recevoir une récompense, il se pose aussitôt la question: «pourquoi est ce que j’observe ce commandement «éloigne-toi du mal et fais le bien» »? Il peut alors se dire que c’est un commandement divin. Mais en quoi cela est-ce nécessaire au Créateur qui ne manque de rien. Est-ce que vraiment le Créateur a besoin que les créations observent les commandements et les prescriptions de la Torah? Il est sûr que tout cela est fait pour notre bien, pour que nous procédions à notre réparation. Et l’homme se met à analyser les bienfaits qu’il peut tirer de tout cela. C’est la raison pour laquelle, l’homme doit entreprendre son travail en plaçant tout d’abord sa «foi au-dessus de sa raison» puis il recevra une aide des Cieux, appelée une illumination d’en haut. C’est ainsi qu’il progressera jusqu’à ce qu’il atteigne les 5 niveaux NaRaNHaY de son âme.