Seouda mafseket avant Kippour, 1996

«Talmid hakham», élève du sage, ces termes désignent celui qui étudie directement auprès du Créateur. Que peut-on étudier auprès du Créateur? Le seul attribut du Créateur est de faire plaisir à ses créations. Si l’homme désire acquérir cet attribut, faire plaisir au Créateur, comme le Créateur fait plaisir à l’homme, il devient «Elève du Créateur».
 
A la condition que l’homme fasse des efforts pour travailler, le Créateur entendra sa demande d’aide. Ce processus doit être sincère, ni le cœur, ni le Créateur ne peuvent être abusés, la motivation de la progression spirituelle est une voie intérieure personnelle, inutile de la montrer, elle concerne uniquement l’homme et le Créateur, sinon la prière est vaine. Il n’y a plus de mots là où commencent les impressions spirituelles, l’homme à la recherche du divin ne doit pas parler du niveau où il se situe.
 
Quand l’homme ne désire rien d’autre que progresser vers le Créateur, quand il dédie toutes ses forces et son temps à sa progression, il obtient une réponse du Créateur à ses désirs.
 
En premier lieu, l’homme doit connaître ce qui lui est nécessaire pour sa réparation, mais il ne comprend pas pleinement ce qu’est un keli apte à recevoir la lumière divine, ce qu’est la lumière.
 
Les ouvrages de Yéhouda Ashlag et Baruch Ashlag nous donnent des indications et une méthode globale pour progresser spirituellement. Le Baal HaSoulam nous a fourni des précisions sur les orientations qui nous permettent d’entreprendre notre progression spirituelle et nous rapprocher du Créateur.
 
Pourquoi ne mangeons-nous pas pendant Yom Kippour? S’il est prescrit à un malade de ne pas manger pendant une journée et de s’habiller en blanc pour guérir d’une maladie, il le fera pour son bien. C’est à ce niveau que se situent les actes de la plus grande partie des hommes vis à vis des prescriptions religieuses.
 
Les commandements divins doivent être observés uniquement parce qu’ils correspondent à Sa prescription. Nous ne comprenons pas comment le spirituel est lié à notre monde, de quelle manière les mondes spirituels prennent l’aspect du monde matériel.
 
L’homme étudie: s’il comprend qu’il ne comprend pas, c’est déjà une vérité. Le Créateur lui donne cette impression parce qu’Il souhaite le rapprocher de Lui. Et au contraire, s’il ne désire pas le rapprochement de l’homme, il lui donne la satisfaction dans son étude, son travail, sa famille. La progression n’est possible qu’à partir de la sensation d’insatisfaction.
 
En général, l’homme est éduqué dans le sentiment de sa propre perfection. C’est de cette façon que les éducateurs privent l’être de toute possibilité de tomber et de s’élever. Dans nos sociétés, l’éducation en général est communément basée sur le principe de sensation d’autosatisfaction. Cela tue l’homme car son égoïsme est satisfait.
 
Il en est de même dans notre développement spirituel, seul le degré d’insatisfaction définit l’intensité de l’aspiration à aller au-delà des limites de l’habitude et de la paresse, et oblige à s’élever spirituellement.
 
Seul l’effort individuel, suffisant en quantité et en qualité, permet de parvenir au but que nous nous sommes fixé. Toute forme d’efforts, l’étude, les discussions, la diffusion de la sagesse de la Kabbale, etc., apportent un grand bienfait à celui qui en est à l’origine car il est le fil conducteur permettant la connaissance du Créateur dans notre monde.
 
Tant que les connaissances en Kabbale ne sont pas passées par le cœur de l’homme, par son ressenti, elles ne sont pas authentiques. Les sciences peuvent être étudiées sans modifier les qualités humaines, aucune d’elles n’exige d’un chercheur de transformer son regard sur la vie, à corriger les traits de son caractère car elles sont dédiées à la recherche de connaissances sur la partie extérieure de la création, celle qui est dans le s limites de notre petit monde. Cependant, de nos jours, la science commence à découvrir qu’il existe une relation entre les résultats d’une expérience et l’expérimentateur. En Kabbale, le chercheur ne peut acquérir des connaissances que si ses qualités sont similaires à celles de l’objet de son étude.
 
 

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