7 - Qu’est-ce que « l’habitude devient une seconde nature » dans le travail

Lorsque l’homme s’habitue à une certaine chose, celle-ci devient pour lui une seconde nature. C’est pourquoi, il n’y a rien dans la réalité que l’homme ne puisse pas ne pas ressentir ; c’est-à-dire que bien l’homme ne ressente pas la chose, quoi qu’il en soit à chaque fois grâce à l’habitude, l’homme en vient à la ressentir.
 
Il convient de savoir qu’il existe une différence de ressenti entre le Créateur et les créatures. Chez les créatures, il y a celui qui ressent et ce qui est ressenti, celui qui perçoit et ce qui est perçu; c’est-à-dire que nous disposons d’un ressenti partagé dans une certaine réalité. Alors qu’une réalité sans celui qui ressent n’est pour le Créateur, car «Aucune pensée ne peut Le saisir».
 
Tandis que l’homme, toute sa réalité ne provient que de son ressenti. De même, la véracité de la réalité n’est appréciée comme véridique que par rapport à celui qui ressent la réalité. Cela signifie, celui qui ressent et goûte, est à ses yeux  vérité.
Par exemple s’il ressent de l’amertume dans la vie, c’est-à-dire qu’il se sent dans une certaine situation dans laquelle il ressent qu’elle lui est nuisible et en souffre, cet homme dans le travail se nomme méchant, car il accable le Créateur, et qu’Il se nomme bon et bienfaisant, car Il ne fait que le bien. Cependant l’homme quant à lui ressent l’inverse, car la situation dans laquelle il se trouve est désagréable.
 
Il convient de comprendre ces propos d’après ce qu’ont dit les Sages «J’ai n’ai créé le monde que pour les mauvais absolus ou pour les Justes absolus», la signification est que soit l’homme fait l’expérience de quelque chose et en perçoit le bénéfice et alors il justifie ce qui lui arrive, et il dit que le Créateur ne procure que bontés au monde, soit il fait l’expérience de quelque chose d’amère, et il devient méchant car il accable le Créateur.
 
Il s’avère que tout se mesure selon les sentiments de l’homme, chose qui n’existe pas chez le Créateur, qui n’a pas de sentiment, comme il est écrit dans le «chant de l’union» : «comme Il sera à jamais, le besoin et le surplus ne seront pas en Toi.» c’est pourquoi tous les mondes et les changements ne sont que vis-à-vis du receveur, selon le ressenti de l’homme.

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