Un froid piquant

April 14th, 2009
Il était une fois deux petits hérissons qui vivaient dans une forêt verte. Ils étaient voisins et habitaient dans deux arbres différents. Les après-midi, ils cueillaient des champignons et des baies. Puis ils se reposaient sur l’herbe verte, baignés de doux rayons du soleil. Le soir, ils se réfugiaient chacun sous son arbre.
Les nuits étaient très fraîches et humides dans la forêt. Un épais brouillard recouvrait les arbres et l’herbe comme une couverture blanche. Les hérissons cueillaient les feuilles et l’herbe pour se protéger du froid, mais ça ne marchait pas toujours.
Parfois, ils tremblotaient toute la nuit. Puis, au matin, ils se réchauffaient avec les rayons du soleil qui éclairaient leurs faces.
Tôt un matin, un lapin courant dans l’herbe remarqua les deux hérissons grelottant de froid.
« Qu’est-ce qui vous arrive ? » demanda le lapin aux hérissons.
« Nous avons eu très froid cette nuit ! » crièrent les hérissons.
« Les lapins n’ont jamais froid ! » dit gentiment le lapin. « Nous nous réunissons tous dans un grand terrier, nous nous serrons les uns contre les autres, et notre fourrure devient comme une grande couverture. Nous avons très chaud et c’est très confortable ! »
Le lapin partit et les hérissons restèrent perplexes. « Nous avons chacun notre propre arbre ! » dit l’un des hérissons. « Et nous avons chacun nos propres lits et provisions de baies et de champignons ! » répondit l’autre.
Les hérissons se regardèrent et chacun reprit sa route.
La nuit venue, des nuages noirs envahirent le ciel au dessus de la forêt. Un puissant vent souffla et l’air devint très froid. Puis une lourde pluie se mit à tomber.
Les hérissons coururent sous leurs arbres et se recouvrirent avec les branches et les feuilles qu’ils avaient rassemblées. Cependant, la pluie était trop forte et le temps se refroidissait à chaque instant. Les pauvres hérissons étaient trempés et leurs dents claquaient de froid.
Soudain, l’un des deux se souvint de ce que le lapin leur avait dit.
« Il a peut-être raison ! » pensa-t-il. « Je devrais peut-être me blottir contre mon voisin ! Ensemble nous aurions plus chaud ! ». Il pointa son museau dehors. C’était une nuit noire et venteuse dans la forêt et la pluie était battante. Mais dans un acte de courage, le hérisson courut jusqu’à l’arbre de son voisin.
« Je suis si content que tu sois venu ! » dit l’autre hérisson. « J’étais sur le point de venir à toi. Essayons de nous enlacer comme les lapins et couvrons nous de feuilles. Nous aurons peut-être plus chaud ! »
Et les hérissons tentèrent de s’enlacer.
« Aïe ! » cria l’un d’eux.
« Aïe ! » répéta le second en colère.
« Tu me fais mal avec tes piquants ! » crièrent-ils à l’unisson tout en se regardant.
Mais juste au moment où ils étaient sur le point de se séparer, un grondement très sourd résonna au-dessus d’eux et un éclair illumina le ciel. Les hérissons abaissèrent leurs piquants de peur, et se serrèrent aussi fort que possible l’un contre l’autre. Ils se cachèrent dans les racines de l’arbre et se recouvrirent avec les feuilles quand soudain… Ils sentirent de la chaleur se diffuser dans leurs corps.
« Waouh ! » dit l’un des hérissons.
« C’est vraiment quelque chose ! » dit l’autre.
« Et tout ce que nous devions faire était d’abaisser nos piquants ! » dirent-ils en chœur.
Alors que la pluie continuait à tomber toute la nuit, les hérissons enlacés s’endormirent profondément. Ils avaient chaud et étaient heureux.
Au petit matin, ils creusèrent un grand trou sous l’arbre le plus robuste de la forêt et firent un lit avec de l’herbe et des feuilles. Ils construisirent un autre terrier pour stocker toute leur nourriture. Et ensemble tout allait bien et la vie était agréable.
Lorsqu’ils virent leur ami le lapin, ils le remercièrent pour le judicieux conseil qu’il leur avait donné. Ils n’avaient jamais été aussi heureux de leur vie !
La nouvelle relative aux deux hérissons, vivant à présent ensemble en amis, se répandit rapidement dans toute la forêt. Les autres hérissons, qui vivaient jusque-là seuls, demandèrent à les rejoindre. Les hérissons amis leur apprirent à baisser leurs piquants, et la famille de hérissons s’agrandit ainsi !
Les hérissons firent leur trou sous un arbre plus grand pour accueillir tous ceux qui voudraient les rejoindre. Le matin, ils ramassaient des baies et des champignons, et la nuit, ils dormaient, sentant la chaleur et l’amour de chacun.
Quand l’hiver arriva, ils avaient chaud et étaient bien nourris. Mais par-dessus tout, ils avaient appris à aimer et à se soucier les uns des autres en abaissant leurs piquants, et en ne pensant plus à eux-mêmes, mais aux autres.
Le groupe d’hérissons fut heureux dans leur nouvelle maison, et la chaleur qu’ils avaient créée ensemble se répandit dans toute la forêt, à tous les autres animaux. C’était la chaleur de l’amour, de la bonté et de l’amitié.
 
Par Marina Fateeva

Marie au pays des couleurs

April 14th, 2009

Il était une fois, une petite fille qui s’appelait Marie et qui adorait plus que tout au monde dessiner.

Chaque jour Marie pouvait dessiner sur un Bloc-notes, dans un livre, sur des bouts de papier et parfois même, sur un tableau avec de la craie colorée.
 
Le matin, lorsqu’elle se réveillait, elle se précipitait vers son bureau où se trouvaient ses crayons de couleur et ses tubes de peinture. Avant le petit-déjeuner, elle avait déjà fini deux ou trois dessins. Et tous les matins, Marie demandait inlassablement : « S’il te plaît maman, je peux faire un dernier dessin ? Juste un de plus, je te promets ! »
Puis, un après-midi, Marie eut très sommeil. Elle venait juste d’entamer un dessin quand elle commença à se sentir si fatiguée qu’elle parvint difficilement à garder les yeux ouverts. Elle s’endormit donc avec un pinceau entre les mains.

Alors qu’elle dormait, Marie fit un merveilleux rêve. Dans celui-ci, elle était dans un pays rempli de couleurs, où elle rencontra les couleurs « rouge », « jaune », « vert », « bleu » et « blanc ». Elles avaient des noms très simples, mais chacune avait son propre caractère, aucune ne ressemblait à l’autre.

Le Rouge vint immédiatement serrer la main de Marie et se présenta. Il voulait toujours être le premier à faire les choses et il n’avait peur de rien. Il était chaleureux, courageux et sûr de lui. Il pensait qu’il pouvait tout faire.

Quant au Jaune, il était très agréable de discuter avec. Il aimait les choses confortables auxquelles il était habitué. Son plat préféré était les crêpes et les pancakes. Chaque jour, le Jaune sortait et arrosait les marguerites avec son gros arrosoir jaune.

Le Bleu aimait rêvasser la journée. Il écrivait des poèmes et pouvait passer des heures à scruter le ciel, les nuages et le lac.
Le Vert était une couleur très sympathique. Du matin au soir, elle partait en vélo pour aller s’occuper des plantes et des animaux.
Et le Blanc était un magicien. Parfois il disparaissait puis réapparaissait ailleurs sans crier garde. Il aimait tout ce qui sortait de l’habituel et il pouvait faire des tours de magie en se servant d’un lapin blanc et de colombes.
A présent chaque couleur voulait créer un magnifique tableau pour Marie.
Le Rouge hurla : « Moi d’abord ! » et courut prendre le meilleur pinceau.
 
Le Jaune décida que tout d’abord il devait manger quelque chose. Le Bleu passa une longue journée à rêver à quoi devrait ressembler le tableau.
Le Vert se mit immédiatement au travail. Il remplit entièrement une page entière, ne laissant aucun espace vide.
Le Blanc se perdit dans ses pensées et disparut tout simplement dans l’air.
Puis vint le moment le plus excitant de tous. Toutes les couleurs présentèrent leurs cadeaux à Marie. Elle regarda attentivement le premier dessin et dit doucement : « Je suis désolée, mais je ne l’aime pas du tout. Cela ressemble à un éclair de feu ! »

Puis le Jaune montra son dessin à Marie. « Je suis désolée, mais il y a trop de soleil et de sable, c’est comme un désert où il n’y a pas une seule goutte d’eau. Je ne peux pas accrocher un tel dessin sur mon mur. 

Puis ce fut au tour du Bleu de donner son cadeau à Marie. « Oh mon cher ! », pleurat-elle. « Quelle mer infinie ! Je vais devoir nager très loin et je vais me perdre. Où que je regarde, je ne vois que de l’eau ! » 

Le dessin du Vert lui fit penser à une forêt dense et effrayante. Qui savait quels animaux rodaient au fin fond  de cette forêt !
Bien que Marie essaya, elle ne vit rien du tout dans le dessin du Blanc !
Les couleurs baissèrent leurs têtes de déception. Elles avaient eu les meilleures intentions, mais aucune n’avait rendu Marie heureuse.
 
« Ce que je veux vraiment c’est un tableau avec la mer, un beau soleil, une forêt, des oiseaux volant dans le ciel, des fleurs dans les champs et des framboises à manger ! » expliqua Marie. « J’aimerai qu’il y ait un écureuil cherchant des noix sur un arbre, un cerf-volant virevoltant dans les airs, et à côté une maison avec un toit fait de tuiles. Un garçon et une fille y habiteraient, et les fenêtres seraient ouvertes et ils regarderaient dehors avec un sourire sur leurs visages. Voudriez-vous bien me dessiner un tel tableau ? Je suis sûre qu’il sera très beau et vous me rendriez très heureuse !» s’exclama Marie.
Au début, le Rouge voulut essayer de tout faire lui-même, mais il réalisa qu’il n’y arriverait pas sans l’aide de ses amis. Comment peindrait-il l’herbe, la mer et le sable sans eux ? Ainsi, les couleurs décidèrent de travailler ensemble. Le Jaune dessina le soleil, les tournesols dans le champ et la maison. Le bleu colora le ciel, la mer et un ballon pour que les enfants jouent avec. Le Vert dessina la forêt et l’herbe. Le Blanc créa la fumée sortant de la cheminée, les nuages dans le ciel et une cigogne au loin. Chacun accomplit son rôle pour rendre Marie heureuse.
Et elle le fut! Pour le plus grand plaisir de Marie, le tableau était lumineux et chaleureux et il était vraiment beau. Marie réalisa que c’était un vrai bonheur que de le regarder.
Mais juste au moment où elle tendit les bras pour le prendre, elle se réveilla soudainement. A son étonnement, il était accroché à son mur, avec toutes les couleurs éblouissantes ! Depuis ce jour, le tableau lui rappelle toujours que tout comme les couleurs doivent travailler ensemble, les gens, également, ne peuvent pas créer quelque chose de beau, l’un sans l’autre.

par: Nadia Rafaeli 

Un cadeau pour le petit lapin

April 14th, 2009
 
 Un jour, de bon matin, un petit lapin se réveilla et sortit la tête de son terrier. C’était une magnifique journée ensoleillée. Il pouvait entendre le gazouillement des oiseaux et le bruissement du vent dans les arbres.
« Je devrais trouver quelque chose de spécial à faire en cette belle journée ! », pensa le lapin.
Il sortit donc de son terrier et regarda tout autour. Ne trouvant rien d’intéressant, le lapin s’apprêta à  retourner dans son trou quand il remarqua une jolie boîte avec un gros ruban rouge.

Une carte s’y trouvait avec ; il y était écrit : « Pour le petit lapin ». « Youpi ! » s’exclamat-il. « Mais mon anniversaire était déjà passé il y a plusieurs mois de cela. Ainsi, quelqu’un m’a offert un cadeau sans raison ! »
Le petit lapin était très ému. Il retira le ruban rouge et ouvrit la boîte. A l’intérieur se trouvaient pleins de choses intéressantes.
« Merci ! » dit le lapin à celui qui lui avait offert le cadeau, car il avait l’habitude de dire « merci » lorsqu’il recevait un cadeau.
Cependant cette fois-ci, il ne savait pas d’où venait le cadeau et  qui remercier, et de ce fait, le lapin se mit à penser à l’identité du donneur. Il décida qu’il devrait trouver ce généreux ami afin de pouvoir le (ou la) remercier en personne.
« C’est ce que je vais faire aujourd’hui ! », pensa le petit lapin.
 
Il ne pensa même pas à regarder s’il y avait encore quelque chose dans la boîte, il prit un rapide petit–déjeuner et s’attela à la recherche du mystérieux donneur. Le petit lapin n’eut pas besoin d’aller très loin lorsqu’il vit un hérisson.
« Bonjour, Hérisson ! » dit gentiment le petit lapin.
« Bonjour… » répondit tristement l’hérisson.
« Pourquoi es-tu si triste ? » demanda le petit lapin.
« J’ai trouvé beaucoup de champignons, mais je n’ai pas assez de pics pour les ramasser et les ramener à la maison… » répondit le hérisson.
« Ne sois pas triste Hérisson. Dis moi, sais-tu qui m’a envoyé un cadeau ? »
 « Non, je ne sais pas… », répliqua le hérisson.
« Ah bon, alors au revoir – et ne sois pas triste ! » dit rapidement le lapin, et il s’en alla. Il était déterminé à retrouver la gentille âme qui lui avait donné un cadeau.
 
Il était en train de sautiller en chemin lorsqu’au dessus de lui, il vit un singe. Il tenait un vélo et regardait la roue.
« Bonjour le singe ! Que fais-tu ? demanda le petit lapin.
« Que penses-tu que je sois en train de faire ? » répliqua le singe. « Vois-tu ce vélo ? »
« Oui, je le vois ! » dit le petit lapin. « Pourquoi regardes-tu la roue ? »
« Parce que le pneu est à plat ! » répondit le singe en colère. « Que dois-je faire ? Comment vais-je terminer ma balade en vélo ? »
« Humm, je ne peux pas t’aider ici… » dit le petit lapin en regardant le pneu à plat. « Hé, voudrais-tu m’aider à savoir qui m’a envoyé un cadeau ? »
« Non, je ne veux pas, demande à la chouette, elle sait tout ! »répondit le singe, regardant à nouveau le pneu dégonflé.
Dès qu’il entendit cela, le petit lapin partit en sautillant pour trouver la chouette.
« Salut la chouette ! » cria-t-il joyeusement à son encontre.
« Qui va là ? » répliqua la chouette, perchée en haut d’un arbre. « Je ne vois rien ! »
« C’est moi, le petit lapin ! »
« Oh petit lapin, je ne peux pas te voir car la lumière du soleil m’éblouit. Si tu veux me voir, reviens ce soir ! »
« Tu n’as pas besoin de me voir ! » dit le lapin. « J’ai juste besoin que tu me dises qui m’a offert un cadeau. Le singe m’a dit que tu saurais. »
« Je n’en ai pas la moindre idée ! Il y a beaucoup d’autres choses que je sais, mais comme tu n’as pas d’autres questions, je retourne dormir ! »
Le petit lapin rentra chez lui tristement. Puis il se souvint qu’il n’avait pas fini de regarder ce qu’il y avait dans la boîte. Il décida de vérifier s’il y avait autre chose à l’intérieur.
Lorsqu’il fouilla dans la boîte, il trouva un panier, une pompe, et une paire de lunettes de soleil.
« Super ! Ces choses aideront l’hérisson, le singe et la chouette ! » s’exclama le lapin. «  Je vais leur donner mes cadeaux car ils en ont plus besoin que moi ! »
Le lapin prit la boîte et courut aider ses amis.
« L’hérisson, regarde ! Je t’ai apporté un panier ! Maintenant tu peux emporter avec toi tous les champignons que tu as trouvé ! » cria avec joie le lapin, aidant le hérisson à mettre tous les champignons dans le panier.
« Merci ! » répondit joyeusement l’hérisson, rentrant chez lui avec un panier rempli de champignons.
 
 
Le petit lapin sautilla rapidement pour aider le singe. Rien n’avait changé depuis qu’il l’avait quitté. Le singe était toujours assis sur la route, regardant son pneu dégonflé.
« Le singe, voici une pompe. A présent tu peux gonfler ta roue avec de l’air et finir ta ballade à vélo ! » dit le petit lapin.
« C’est merveilleux ! Merci ! » dit le singe content et il commença à gonfler la roue.
Maintenant il ne restait plus qu’un seul cadeau au petit lapin, alors il alla voir la chouette.
« Ouh ouh ! » appela le petit lapin.
« Qui est là ? » demanda la chouette.
« C’est moi, le petit lapin ! »
« Petit lapin, tu es de retour. Est-ce que tout va bien ? »
« Oui, tout est génial ! Je t’ai apporté des lunettes de soleil pour que tu puisses me voir et tout ce qu’il y a autour de toi ! » répondit joyeusement le lapin et il mit les lunettes sur le nez de la chouette.
« Merci ! » dit la chouette. « Maintenant je peux te voir ! »
« Tu sais, la chouette, je ne sais toujours pas qui m’a donné cette boîte. Mais qui que ce soit, c’est vraiment merveilleux d’offrir des cadeaux sans attendre en retour un merci. Je voulais vraiment être gentil et bon exactement comme ce donneur. C’est pourquoi j’ai pensé que les autres devaient profiter de mes cadeaux. »
 Le petit lapin sautait de joie. « Je vais vraiment trouver ce grand ami ! » dit-il d’un air déterminé. Et c’est avec ces mots que le petit lapin rentra chez lui avec une boîte vide – plus heureux que jamais !
 
 
 

La luciolle qui apprit à briller

April 14th, 2009
 
          Dans une sombre forêt, loin, très loin, vivait un petit scarabée. Il s’appelait Barnabé. Barnabé avait peur de l’obscurité. Il avait une amie chenille qui s’appelait Diane, qui avait également peur du noir. Chaque nuit, les deux amis s’asseyaient côte à côte et attendaient avec impatience que le jour se lève, pour repousser cette obscurité avec ses tendres rayons de soleil et un ciel bleu limpide.
Une nuit, deux corbeaux bavards vinrent se percher sur une branche à côté de Barnabé et de Diane. Les deux amis écoutèrent la conversation des deux corbeaux.
« Sais-tu ce qui grandit la nuit sur les bords de la Mare Noire? » demanda l’un des corbeaux ?
« Non… » répondit l’autre, « Jamais je n’irai là-bas la nuit – c’est trop effrayant. Mais j’aimerai bien voir ce qu’il y a le matin ! Y a-t-il quelque chose de bon à manger ? Mon appétit est toujours plus grand le matin ! ».
« Tu ne vas pas le croire, mais là-bas sur la rive pousse une herbe magique. Elle s’appelle Lumina, et tous ceux qui la mangent commencent à briller dans le noir. »
« Vraiment ! » répondit le corbeau. « Est-ce que quelqu’un en a déjà mangé ? »
« Non, parce que les loups, les ours et d’autres créatures de la forêt ne veulent pas briller dans la nuit. S’ils brillaient, ils ne pourraient plus chasser. Et les petites créatures ne veulent pas briller non plus, car elles ne pourraient plus se cacher des grands animaux qui pourraient les manger. »
 
Puis les corbeaux se mirent à parler des dernières nouvelles de la forêt sombre et s’envolèrent.
« J’aimerai bien avoir un bout de cette herbe Lumina ! », pensa Barnabé. «Mais la Mare Noire est l’endroit le plus effrayant de toute la forêt. »
Il était déjà tard, Barnabé alla donc se coucher, rêvant de l’herbe Lumina.
Le lendemain matin, Diane réveilla Barnabé : « Debout ! Je dois te dire au revoir ! »
       « Vas-tu quelque part ? » demanda Barnabé.
       « Non, le moment est arrivé pour moi de m’envelopper dans un cocon et d’y dormir tout un mois. Une fois le mois passé, je me réveillerai, sortirai du cocon, et nous serons à nouveau ensemble ! » expliquat-elle.
       « Très bien Diane, vas-y et dors bien. Je prendrai soin de toi ! » dit Barnabé.
       « A bientôt ! Et sois courageux tout le temps où tu seras seul sans moi ! », dit Diana en s’enroulant dans un doux et soyeux cocon.
       Barnabé attendit patiemment son amie, s’assurant que son cocon ne soit pas balayé de la branche par une rafale de vent ou dévoré par les oiseaux.
       Finalement, un mois passa, mais juste au moment où Diane était prête à sortir de son cocon, Barnabé vit une grosse goutte de sève de l’arbre qui tomba droit dessus. Le cocon commença à bouger et Barnabé pouvait entendre Diane taper de l’intérieur : Toc-toc-toc ! Toc-toc-toc !
       Mais rien ne se produisit – la sève collante devint dure comme un roc. Une journée passa et le soir arriva. La force de Diane diminuait et ses coups s’affaiblissaient de plus en plus…
      
          « Tiens bon Diane, je vais chercher de l’aide ! » promit Barnabé, et il s’envola pour aller voir un scarabée bombardier.
          « Monsieur le scarabée bombardier, vous qui êtes très fort ;  s’il vous plaît, aidez Diane la chenille à sortir de son cocon ! »
          « J’aimerai bien, mais je suis trop occupé. Une autre fois peut-être ! » répondit le scarabée, et il s’assoupit immédiatement.
          Barnabé s’empressa d’aller demander de l’aide auprès d’une abeille.
          « Madame l’abeille, votre dard est fort et tranchant. Vous pourriez peut-être percer le cocon de Diane ? »
          « Je garde mon dard pour des choses plus importantes ! » répliqua l’abeille et elle s’envola.
          Alors Barnabé décida de s’envoler de l’autre côté de la forêt, pour demander de l’aide à son ami le pivert.
          « Pivert, pourrais-tu briser la dure sève sur le cocon de Diane ? »
          « Je t’aiderai avec joie, mais je ne vois rien dans le noir. Je ne peux pas me rendre jusqu’à ton arbre. Si quelqu’un pouvait m’éclairer le chemin… »
          Barnabé pensa immédiatement à l’herbe Lumina.
          « Attends ici, je reviens dans un instant ! » dit-il au pivert, et il décolla en direction de la Mare Noire.
          Barnabé voulait tellement aider Diane qu’il n’avait plus peur du noir. Il n’avait même pas réalisé que la lumière de l’herbe pouvait permettre aux autres créatures de le trouver.
          Il vit l’herbe Lumina dès qu’il arriva sur les bords de la Mare Noire. Ses longues tiges bleu saphir oscillaient au rythme de la brise. Barnabé atterrit et en prit un petit morceau. Immédiatement, son petit corps commença à luire.
 
          Il revint à toute vitesse vers le pivert.
« Voila, pivert. Peux-tu voir le chemin à présent ? »
          « Oui, ta lumière est d’une aide très précieuse ! » répondit le pivert, et il s’envola de sa branche pour suivre Barnabé.
       Entre temps, dans son cocon, Diane avait épuisé ses dernières forces. Au moment où Barnabé et  le pivert atteignirent l’arbre, elle ne bougeait plus.
       « Tiens bon, Diane ! L’aide est arrivée ! » cria Barnabé.
       Le pivert positionna son large et tranchant bec et donna un coup minutieux au cocon. La sève craqua, Diane put donner un dernier coup et réussit enfin à s’extraire de son cocon.
          Mais ce qui sortit du cocon n’était pas une chenille, Diane était maintenant un papillon royal ! Elle déploya ses ailes scintillantes, celles-ci semblaient briller de la lumière qui irradiait de Barnabé. Même la branche commença à s’éclairer, il semblait qu’un petit soleil venait d’apparaître de nulle part et il recouvrait les amis de ses beaux rayons.
          « Tu es belle ! » s’exclama Barnabé.
          « Tu as également changé » répondit le papillon. Il semblerait que tu ais essayé l’herbe Lumina, après tout. Je parie que tu n’as plus peur du noir ?
          « Je pense que non ! » sourit Barnabé. Il était juste heureux d’avoir aidé son amie à sortir vivante du cocon.
          Les corbeaux racontèrent à tous qu’il existait un insecte qui avait été assez courageux pour manger de l’herbe Lumina. Maintenant, tout le monde venait pour voir le héros. Les loups et les ours, les corbeaux et les aigles, tous regardaient le petit scarabée avec grand respect. Ils admiraient Barnabé pour son courage.
          Depuis, les autres créatures de la forêt l’appellent « Luciole ».
       Désormais, la sombre forêt n’était plus noire car  il y aurait toujours un point qui brille, une petite flamme qui illumine l’obscurité. Et chaque nuit la luciole aide les autres créatures de la forêt à surmonter leur peur et à trouver le chemin pour rentrer chez elles.
 
Art: E. Strokina
 

Le petit bateau

April 14th, 2009

   

Il était une fois un joli petit bateau de pêche bleu avec un mât rouge et une voile blanche. Chaque matin, le petit bateau se réveillait avec un sourire et partait en mer pour pêcher. Bien qu’il soit assez petit, c’était le bateau le plus rapide du port et il rentrait toujours de la pêche avec beaucoup de poissons – assez pour toute la ville. Les plus grands bateaux du port se demandaient souvent comment il arrivait à faire cela.
 
Le petit bateau savait pourquoi il avait tant de succès : c’était parce que tout le monde à bord travaillait ensemble. L’ancre, la barre, la voile, le filet, tous voulaient que la pêche réussisse, ainsi ils travaillaient toujours ensemble, chacun s’occupant de ce qu’il savait faire le mieux.
 
L’ancre savait où s’accrocher au fond de la mer, permettant ainsi au bateau d’être stable à l’arrêt. La voile savait comment attraper le vent pour que le bateau vogue en douceur sur les vagues. Le filet savait comment sauter à l’eau et s’étendre au large du bateau, afin  d’attraper de nombreux poissons. Et la barre savait comment virer précisément à bâbord ou à tribord, évitant au bateau de se perdre et de percuter un iceberg en chemin.
 
Mais un matin, tout semblait aller mal car le vent était espiègle.
 
« Levez l’ancre ! Toutes voiles dehors ! » cria le vieux Capitaine comme chaque matin. En fait, cela faisait tellement longtemps qu’il naviguait, que personne ne se souvenait de son vrai nom et tout le monde l’appelait « Capitaine ».
 
 « Levez l’ancre ! Toutes voiles dehors ! » répéta comme un écho le fidèle ami du Capitaine, un corbeau gris. On l’appelait « Pirate » à cause de la grande tache noire sur son œil, le faisant ressembler à un bandeau de pirate.
 
« Bien Capitaine ! » chantèrent en harmonie la voile, l’ancre, la barre et le filet. Et le petit bateau partit en haute mer.
 
Le Capitaine jeta un coup d’œil à la carte, regarda le compas, trempa son doigt dans la bouche et le leva en l’air pour voir dans quelle direction le vent soufflait.
 
« Aujourd’hui, nous naviguerons vers l’Est ! » décida-t-il. « Pirate, à tribord, hissez la voile ! »
 
« Un instant ! » dit la voile. « Pourquoi dois-je toujours me hisser sur le mât et claquer au vent ? Ne pourrais-je pas aujourd’hui nager comme le filet ? Il saute et plonge dans l’eau tous les jours. »
« Vous l’avez entendue ? Haha ! » ria Pirate. « La voile veut sauter dans l’eau ! Le filet, qu’en penses-tu ? »
 
« Je serais heureux d’inverser les rôles avec la voile ! » répliqua le filet. « Je dois me mouiller dans cette eau glacée chaque jour et je déteste  être chatouillé par les poissons. Je ne sauterai plus jamais dans l’eau ! »
 
A présent une grande dispute éclata sur le bateau. Chacun essaya de crier plus fort que l’autre et personne ne fit son travail.
Même la nonchalante et travailleuse barre réclama : « En fait, j’aimerai faire le boulot de l’ancre. Elle se repose sur le bateau toute la journée et dort dans l’eau toute la nuit ! »
 
Ils étaient tous si absorbés par la querelle, qu’ils ne remarquèrent même pas que le sage Capitaine avait disparu dans sa cabine, les laissant seuls.
Et les amis décidèrent d’échanger leur travail. Le filet se hissa en haut du mât et se prépara à attraper le vent dès qu’il recevrait un signe de Pirate.
 
« Hissez le filet ! » ordonna Pirate.
Le filet s’ouvrit et essaya d’attraper le vent. Mais le vent souffla directement à travers les grands trous du filet, et le petit bateau n’avança pas d’un pouce.
 
« Quelle voile ! » ricana le vent. « Elle est pleine de trous ! Que ce bateau est bête ! »
 
 Gêné, le filet descendit du mât. Il était très triste parce que le vent s’était moqué du bateau à cause de lui.
 
Entre-temps, la voile s’impatientait de sauter à l’eau. Mais lorsqu’elle sauta, au lieu de s’enfoncer dans la mer et d’attraper beaucoup de poissons, la voile se déplia sur les vagues comme un grand tapis.
« Haha ! Avez-vous déjà vu un filet sans trou ? » s’exclamèrent  les poissons, qui riaient aux éclats tout en chatouillant la voile avec leurs nageoires.
 
« Waouh, qu’est-ce que c’est ? Un tapis sur l’eau ? » demandèrent avec surprise les mouettes, sans penser qu’elles étaient assises sur la voile. La pauvre voile commença à couler, heureusement, le filet le remarqua et la sauva avant qu’elle ne se noie.
 
Epuisés, tous les amis décidèrent de rentrer au port pour se reposer. Le seul problème était que personne à part le Capitaine n’avait jamais dirigé le cap du bateau.
 
A présent, vu que tout le monde avait pris la place de l’autre, Pirate sauta sur le pont du Capitaine pour lire la carte. Juste à côté de lui, la bouée de sauvetage essayait de gouverner comme la barre. Elle essaya de mettre le bateau dans la bonne direction, mais c’était inefficace.
 
« A tribord ! Et maintenant… à gauche ! Un peu plus à gauche ! » ordonna Pirate avec son bec plongé dans la carte.
 
« Pourquoi tournons-nous en rond ? » demanda le petit bateau. « J’en ai le tournis ! »
 
« Nous devrions peut-être aller un peu plus à gauche ? » demanda Pirate, se sentant bien moins confiant que le Capitaine.
« Je n’ai pas attrapé un seul poisson… » se souvint le filet. « Qu’allons-nous rapporter au port ? »
« Je veux remonter sur le mât et me sécher avec la brise chaude ! » confessa la voile.
« Je m’ennuie tellement suspendu à cette chaine, à attendre d’être jeter dans l’eau ! » se plaignit la barre.
 
« Le Capitaine me manque ! » cria le bateau. « Et je préférais lorsque nous faisions tous de notre mieux. Après tout, la barre est la mieux à même pour gouverner et le filet pour attraper le poisson. Sans la voile, le vent ne nous conduira pas à travers les vagues, et sans le Capitaine, nous allons perdre notre cap ! »
 
Tout le monde poussa un soupir de soulagement. Ils étaient tous d’accord avec le bateau ! Ils promirent de revenir à leur position habituelle dès que possible. Mais où était le Capitaine ?
 
« Capitaine, Capitaine ! » crièrent-ils tous ensemble. « Où êtes-vous ? Vous nous manquez ! »
 
   Souriant, le vieux Capitaine ouvrit la porte de sa cabine.
 
« Hissez la voile ! Le filet dans l’eau ! Pirate, tiens la barre. En avant ! » ordonna joyeusement le Capitaine.
 
Les amis retournèrent avec gaieté au travail. C’était si bon de partager ce qu’ils savaient faire de mieux avec les autres. Et maintenant, il semblait qu’ils étaient deux fois plus forts !
 
Pirate chantait harmonieusement, répétant les ordres du Capitaine avec précaution. La voile flottait gracieusement dans le vent, et la barre gouvernait d’après les instructions du Capitaine. A nouveau, le bateau voguait sur les vagues – il leurs semblait qu’ils volaient ! Le poisson que le filet attrapa ce jour-là était plus grand et meilleur que d’habitude. Et jamais auparavant la ville n’avait connu une telle variété de poissons.
 
Depuis ce jour, ils travaillent tous ensemble dans la joie. Ils avaient réalisé que leur intérêt personnel ne comptait pas autant que le succès du travail collectif. Finalement, ils avaient compris  que c’était ça qui les rendait tous heureux !
 

228 - Le poisson avant la viande

July 22nd, 2008

Nous mangeons au repas tout d’abord du poisson parce que nous méritons les poissons gratuitement, sans préparation, c’est pourquoi nous le mangeons au début, parce cela ne nécessite pas de préparation, comme il est écrit : « nous avons souvenir du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte » et le Zohar explique que gratuit veut dire sans Mitsva, soit sans préparation.

Pourquoi les poissons ne nécessitent pas de préparation? Parce que nous ne voyons que le poisson, n’est que tête et qu’il n’a pas de bras ni de jambes ; et que le poisson est «Joseph voulait du poisson et trouva des perles dans sa viande». Perle (Margualit) autrement dit « espion » (Meraguel) et le poisson qu’on ne peut pas négocier car il n’a pas de bras ni de jambes, et le partage (Hatsa) est lors de la montée de Malchout à Bina, chaque degré se divisa en deux, et grâce à cette division, une place est faite à la perle. Et toute discussion n’existe qu’en vue de cette perle, que toute la Torah découle de là. Tel est le propos relatif à la perle qui était accrochée à son cou, et que chaque malade qui la regardait était immédiatement guéri.
 
Alors que pour ce qui est du poisson blanc, il n’y a pas de récompense, parce qu’il est gratuit, comme il est écrit : « nous avons mangé gratuitement en Egypte », « Un œil ouvert, qui ne dort jamais ». C’est la raison pour laquelle, il n’a pas besoin de garde, parce que le poisson est Hokhma et Shabbat qui précède la Torah.
 
La Torah est le secret de la négociation, qui est : « je n’ai pas trouvé mes bras ni mes jambes au Temple » c’est-à-dire qu’il n’y a avait pas de négociation. Et gratuit signifie sans négociation. Et « Torah » est appelée le discernement du monde à venir, selon « se repurent, et prirent du plaisir », et la satiété ne mettra pas fin au plaisir, parce qu’il s’agit du plaisir de l’âme. Alors que pour ce qui est du « Shabbat qui précède la Torah « qui est Hokhma, il s’agit du corps et le corps est limité, la satiété éteignant le plaisir.
 

219 - A propos du don de soi

July 22nd, 2008
Le travail doit être effectué avec crainte et avec amour. Pour ce qui est de l’amour, il n’est pas nécessaire de dire qu’il faille s’y sacrifier, parce que c’est une chose naturelle. Le fervent amour est vraiment un désir ardent, comme il est écrit (Cantique des Cantiques §8) «La ferveur est la quantité de l’amour ». Cependant l’essentiel du don de soi est dans la crainte, autrement dit, lorsqu’il ne ressent pas encore le goût de l’amour dans du travail, mais que le travail à ses yeux est une contrainte.
 
C’est un principe que le corps ne ressent pas ce qui se fait par la contrainte du fait qu’il s’est construit au moyen de la réparation (Tikoun). La réparation est que le travail doit être également fait par amour, qui est le but de la Dvékout (Adhésion), comme il est écrit : « Où la pureté se trouve, la Sitra Hacha (l’autre côté) également.» 

L’essentiel du travail dans le don de soi, est dans la crainte. Alors, tout le corps refuse de travailler, car il ne ressent aucun goût lors du travail et chaque action qu’il réalise, le corps la calcule, de ce fait, ce travail n’est pas parfait. S’il en est ainsi pourquoi travaillerait-il ? Car il ne retire pas spécialement de plaisir dans ce travail. Seul le don de soi peut surmonter tout cela. Cela signifie que s’il ressent de l’amertume lors du travail et que dans chaque acte entrepris, il ressent de terribles souffrances, c’est parce que le corps est habitué à ne pas travailler futilement ou bien qu’il retire de cet effort un avantage pour lui-même ou pour les autres.

Au moment de la petitesse (Katenout), il ne ressent pas qu’il se fait du bien parce qu’il ne ressent pas actuellement de plaisir lors du travail, et donc il ne croit pas que cela procurera du bien aux autres, car il ne pense pas que les autres puissent en retirer du plaisir, et de ce fait, les souffrances sont douloureuses. Plus il travaille, plus se multiplient les souffrances jusqu’à ce que celles-ci se concentrent et atteignent une certaine mesure, jusqu’à ce que le Créateur ait pitié de lui et lui donne le goût du travail divin, comme il est écrit : « Jusqu’à ce que le vent des hauteurs nous réveille »

204 - Le but du travail

July 22nd, 2008
En effet, lors de la préparation tout le travail se fait par la négative, c’est-à-dire, par le « non » comme il est écrit « Et ils seront affligés dans une terre qui est non». Tandis que, en ce qui concerne la langue, qui est l’aspect du moi, il faut au préalable mériter l’amour.
 
Alors que durant la préparation, ne subsiste que le travail «par la négative » qui est «Vous n’aurez pas», et la multiplication des « Non» (Lo) fait aboutir à « Dieu »(El) de la miséricorde. Avant ce stade, il y a beaucoup de « non », ce qui correspond à d’autres dieux, beaucoup de « non», et en travaillant pas en Son Nom (Lo Lishma), on arrive à Son Nom (Lishma).
 
Du fait que l’Autre Côté (Sitra Akhra) donne une couverture, c’est pourquoi même quand on travaille et attire la sainteté, à chaque endroit où il tire à lui la couverture, il chute de son degré, car il prend toute l’abondance attirée. C’est de cette façon que l’Autre Côté à la force de contrôler par la suite l’homme, qu’il soit entraîné après eux pour satisfaire leurs désirs. Il ne dispose pas d’autre conseil sauf celui de s’élever à un niveau supérieur. Et ensuite l’ordre recommence, comme auparavant avec les 49 portes d’impureté.
 
Cela signifie que l’homme va selon les degré de sainteté et arrive jusqu’au 49 portes. C’est là qu’il exerce son emprise en prenant toute vie et abondance jusqu’à ce que l’homme chute à chaque fois dans la porte d’impureté supérieure, car « Dieu a fait correspondre l’un à l’autre » (Ecclésiaste 7, 14).
Lorsque l’on arrive devant la porte 49, l’homme ne peux plus s’élever, et ce jusqu’à ce que le Créateur vienne et le sauve et alors « Il a englouti les richesses, mais il les vomira, et Dieu les jettera hors de son ventre. »
 
Autrement dit, toute l’abondance et la vie que les écorces (Klipot) prenaient de toutes les 49 portes de sainteté, l’homme les prend à présent, tel est le secret du « pillage de la mer ».
 
Tant que l’on ne ressent pas l’exil, le salut est impossible. Lorsque nous progressons dans les 49, alors nous ressentons l’exil, et à la 50ème porte, le Créateur nous sauve. Il n’y a pas de différence entre l’exil (גולה) et la rédemption (גאולה) sauf en ce qui concerne la lettre aleph (א) (ndt : les deux mots en hébreu ont presque la même écriture, seule la lettre aleph les diffère) qui est le secret du Maître du Monde (Aloufo shel Olam). C’est pourquoi l’exil également, si l’homme ne l’atteint pas vraiment, il lui manque du degré.

195 - Ils ont mérité, ils accélèrent le temps

July 22nd, 2008
« Ils ont mérité, ils accélèrent le temps » autrement dit le chemin la Torah. « Ils n’ont pas mérité les souffrances » qui est le chemin du développement, au final tout arrivera à la perfection.
 
« Le chemin de la Torah » signifie qu’il est donné à l’homme simple, un remède, pour qu’il puisse se construire des Kelim (récipients, outils) à cette fin. Les Kelim se font par la propagation et le retrait de la lumière, et le Kli se nomme le désir de recevoir, c’est-à-dire, qu’il lui manque quelque chose et nous savons « qu’il n’y a pas de lumière sans récipient » et qu’il convient de capter la lumière dans un certain récipient afin de la saisir. Or l’homme simple, il lui est impossible d’avoir un manque pour des choses élevées, du fait qu’il ne peut avoir un manque avant qu’il n’y ait eu satisfaction, comme il est écrit : « la propagation de la lumière etc. »
 
Par exemple, si l’homme dispose de 1000 lires, il est alors riche, et il s’en contente, alors que si dans l’avenir il gagne plus d’argent, disons jusqu’à 5000 lires puis les perd, et qu’il ne lui reste que 2000 euros, il ressent déjà un manque, il dispose déjà de Kelim pour 3000 lires, du fait qu’il les avait auparavant et qui ont été précisément perdus.
 
C’est pour cela qu’il existe le chemin de la Torah. Lorsque l’homme est habitué au chemin de la Torah, il regrette d’avoir atteint si peu et à chaque fois, il bénéficie d’une illumination, qui se divise et qui lui fait ressentir alors qu’il souffre davantage et qu’il a davantage de Kelim.
 
Cela signifie, qu’il manque de la lumière à chaque Kli, qui ne s’est pas emplit et dont il manque la lumière. Il s’avère partout où la lumière manque et que cela laisse de la place pour la foi. Alors que si la lumière le remplissait, il n’y aurait ni récipient, ni place pour la foi.

191 - Le temps de la chute

July 22nd, 2008
Il est difficile de décrire le temps de la chute, lors duquel nous perdons tout notre travail et nos efforts investis jusqu’à présent, depuis le début du travail jusqu’à la chute. Et il ressemble à celui qui n’a jamais goûté au travail du Créateur que c’est quelque chose qui ne le concerne pas, c’est-à-dire, que c’est un travail effectué par des personnes très méritantes et non pas par de simples gens, c’est pourquoi ils ne se sentent pas concernés par le travail du Créateur mais uniquement ils aspirent à un désir de recevoir matériel, que l’on trouve chez tout le monde et qui afflue le monde entier d’un tel désir.
 
Cependant il convient de comprendre pourquoi en être arrivé à cet état ? Que l’homme le veuille ou non, il n’existe aucun changement dans la création du ciel et de la terre, celle-ci se conduit de façon bonne et bienfaisante, de ce fait d’où vient un tel état ?
 
Mais il faut dire, que cela est venu pour annoncer la grandeur du Créateur, que l’homme ne doit pas se comporter comme celui dont le cœur est grossier, c’est-à-dire que l’homme doit se comporter en craignant la grandeur, et savoir quelle valeur et quel écart il existe entre lui et le Créateur.
 
D’un point de vue extérieur il est difficile de comprendre ou d’avoir la possibilité de lier ou d’unir le Créateur et la création.
 
Lors de la chute, l’homme sent alors qu’il n’a pas la possibilité de s’unir et de se sentir appartenir au Créateur au niveau de l’adhésion (Dvekout), parce qu’il ressent que le travail est quelque chose de bizarre pour tout le monde. Et c’est véritablement ainsi. Cependant « Là où tu trouve Sa Grandeur, tu trouves Sa modestie » c’est-à-dire, il est question d’être au dessus de la nature, que le Créateur a donné ce cadeau aux individus pour leurs permettre d’être en union avec Lui.
 
C’est pourquoi lorsque l’homme est à nouveau lié alors il doit toujours se remémorer son état de chute pour savoir et comprendre, apprécier le moment de Dvekout. Il saura que maintenant il est sauvé d’en Haut du chemin de la nature.