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Baal HaSoulam - Articles

Exil et rédemption

« Parmi ces nations, tu n’auras aucun repos» (Deutéronome 28:85)

« Ce que vous imaginez n'aura pas lieu, quand vous dites : Nous voulons être comme les nations, comme les familles des pays » (Ézéchiel 20:32)

Le Créateur nous montre de toute évidence qu'Israël ne peut pas exister en exil, et ne trouvera pas de repos, comme le reste des nations qui se sont mêlées entre les peuples et ont trouvé le repos, et se sont assimilées à tel point qu'il ne reste d'elle aucune trace. Il n'en est pas de même pour la nation d'Israël. Cette nation ne trouvera pas de repos parmi les nations jusqu'à ce qu'elle réalise le verset: « Tu chercheras de là-bas  le Seigneur, ton Dieu, et tu le trouveras, parce que tu Le demanderas de tout ton cœur et de toute ton âme » (Deutéronome 4:29 ).

Nous pouvons clarifier cette question par la Providence et ce qui est dit à notre propos, que « la Torah est vraie et toutes ses paroles sont vraies et malheur à nous tant que nous doutons de sa véracité », et nous disons que tous les reproches qui nous arrivent n'est que le hasard et le destin aveugle. Pour cela il n'y a qu'un seul remède: de ramener sur nous les malheurs jusqu'à ce que nous voyions qu'ils ne sont pas une coïncidence, mais la Providence solide prévue par la Sainte Torah.

Il faut clarifier cette question par la loi de l'évolution elle-même qui se trouve dans la nature de la Guidance inébranlable que nous avons atteint par la Sainte Torah – la voie de la Torah dans la Providence (voir «deux voies») – que nous avons vécu une évolution beaucoup plus rapide que les autres nations. Et parce que les membres de la nation ont évolué, ils devaient tout le temps avancer et être extrêmement méticuleux avec toutes les Mitsvot de la Torah. Et parce qu'ils ne l'ont pas fait, mais ont voulu impliquer leur égoïsme étroit, ce qui signifie Lo Lishma, ceci a amené  la ruine du Premier Temple, car ils voulaient exalter la richesse et de la puissance au-dessus de la justice, comme les autres nations.

Mais puisque la Torah interdit cela, ils ont nié la Torah et la prophétie et ont adopté les mœurs des pays voisins afin qu'ils puissent profiter de la vie autant que l'égoïsme l’exigeait. Et puisqu'ils ont agit ainsi, les forces de la nation se sont désintégrées: certains ont suivi les rois et les dirigeants égoïstes, et certains ont suivi les prophètes. Cette séparation a continué jusqu'à la ruine.

Au temps du Second Temple, ce phénomène était encore plus apparent, quand le début de la séparation a été accentué publiquement par les disciples non vertueux, dirigés par Tzadok et Bytos. Leur mutinerie contre nos sages était essentiellement à propos de l'obligation de Lishma, comme nos sages ont dit: « Les sages, soyez prudent avec vos paroles. » Parce qu'ils ne voulaient pas se séparer de l'égoïsme, ils ont créé des communautés de la pire espèce et ont formé une grande secte appelée « Tzdokim » [Sadducéens], qui consistait des riches et des officiers, qui poursuivaient les désirs égoïstes contrairement à la voie de la Torah. Ils ont combattu les Proushim [Pharisiens]  et ce sont eux qui ont apportés la domination du royaume de Rome sur Israël. Ce sont eux qui n'ont pas voulu faire la paix avec les impérieux, comme nos sages conseillaient selon la Torah, jusqu'à ce que le Temple fut détruit et la gloire d'Israël exilée.

La différence entre un idéal séculier et un idéal religieux

Un idéal séculier provient de l'humanité et ne peut donc pas s'élever au-dessus de l'humanité. Mais un idéal religieux, qui provient du Créateur, peut s'élever au-dessus de toute l'humanité. C'est parce que la base d'un idéal séculier est l’égalité et le prix de la glorification de l'homme, et son action est de se vanter aux yeux des gens. Et même s'il est parfois déshonoré aux yeux de ses contemporains, il s'appuie toujours sur les autres générations et de toute façon c'est une chose précieuse pour lui, comme un joyau qui alimente son propriétaire même si personne ne le sait ni le chérit. Une idée religieuse, par contre, est basée sur la gloire aux yeux de Dieu, c'est pourquoi celui qui suit une idée religieuse peut s'élever au-dessus de l'humanité. Il en est de même de notre exil parmi les nations. Tant que nous avons suivi le chemin de la Torah, nous étions gardés, car il est connu de toutes les nations que nous sommes un peuple hautement développé et elles voulaient notre coopération. Mais voila qu'elles nous exploitent, chacun selon son désir égoïste. Pourtant, nous avions assez de puissance parmi les nations, car après chaque exploitation il nous restait encore une belle portion, plus importante que celle des habitants du pays.

Mais puisque les gens se sont rebellés contre la Torah dans leur aspiration à exécuter leurs stratagèmes égoïstes, ils ont perdu le but de la vie, qui consiste en le service de Dieu. Ils ont échangé le but sublime pour des objectifs égoïstes des plaisirs de la vie.

Ainsi celui qui fait fortune a atteint son but avec gloire et beauté. Tandis que l'homme religieux distribuait son surplus monétaire à la charité, les bonnes actions, l'établissement de séminaires et d'autres besoins publics, ces égoïstes dispersaient leurs excédents sur les joies de la vie: la nourriture et la boisson, les vêtements et les bijoux, et se sont comparés aux dignitaires de cette nation.

Tout ce que je veux démontrer par ces mots, c'est que la Torah et la loi naturelle de l'évolution, et même la foi aveugle, vont de pair dans une unité merveilleuse. Ainsi, tout les maux de l'état d'exil, dont nous avons beaucoup à raconter depuis les temps de notre exil, tous étaient parce que nous nous étions détournés de la Torah. Si nous avions suivis les commandements de la Torah, aucun mal ne nous serait arrivé. La congruence et l'unité entre la Torah et la foi aveugle et le développement du calcul humain

Par conséquent, j'ai l'honneur de proposer à la nation d'Israël de dire à nos problèmes: "Assez!" Et à tout le moins, faire un calcul humain en ce qui concerne ces aventures qu'ils nous ont infligées maintes et maintes fois, ici aussi dans notre pays ou nous souhaitons lancer notre propre politique, car nous n'avons aucun espoir de nous accrocher à la terre en tant que nation, tant que nous n'acceptons pas notre sainte Torah sans réserve, sauf l'ultime condition du travail Lishma, et non pour soi-même avec quelque résidu d'égoïsme, comme je l'ai prouvé dans l'article "le Don de la Torah." Si nous n'allons pas nous organiser comme il est écrit là, puisqu'il y a des classes parmi nous, nous allons sans doute être poussé à droite et à gauche comme toutes les nations, et bien plus encore. Car c'est la nature des êtres évolués qu'on ne peut pas les retenir, pour toute opinion importante qui vient d'une personne opiniâtre ne pliera pas devant quoi que ce soit et ne connaîtra pas de compromis. C'est pourquoi nos sages ont dit: "Israël est la plus féroce des nations", comme celui dont l’esprit est plus large est aussi le plus obstiné.

C'est une loi psychologique. Et si vous ne me comprenez pas, allez et apprenez cette leçon parmi les membres actuels de la nation: Nous venons seulement de commencer à construire et on a eu déjà le temps de révéler notre rigueur et notre fermeté d’esprit, et ce que l'un construit, l'autre détruit.

... Nous le savons tous, mais il n’y a qu’une innovation dans mes propos: Ils croient qu'à la fin, l'autre côté va comprendre le danger et inclinera la tête et acceptera leur opinion. Mais je sais que même si nous les mettions ensemble dans le même sac, personne ne va céder à l'autre d'un centimètre, et aucun danger ne va déranger quiconque de réaliser son ambition.

En un mot: Tant que nous n'élevons pas notre objectif au-dessus de la vie matérielle, nous n'aurons aucune renaissance matérielle, car le spirituel et le matériel en nous ne peuvent pas résider dans le même sac, car nous sommes les enfants de l'Idée. Et même si nous sommes plongés dans quarante-neuf portes du matérialisme, nous n'allons toujours pas abandonner l'Idée. Par conséquent, c'est du but sacré de Son Nom béni-soit-Il dont nous avons besoin.

 

Talmud Esser Sefirot, première partie...

Talmud Esser Sefirot, première partie, Histaklout Pnimit

 

Baal HaSoulam (BS) : Tout d’abord, il faut savoir que lorsqu’il est question d'affaires spirituelles, qui sont au-delà du temps, de l’espace et du mouvement, sans parler de la divinité, nous n’avons pas les mots pour les contempler ou les exprimer, car tout notre vocabulaire provient des sensations de nos sens imaginaires. Comment donc est-ce possible de les utiliser là où les sens et l’imagination ne gouvernent pas ?

Si vous prenez par exemple le plus subtil des mots, Orot (les lumières), il est aussi imaginaire, emprunté à la lumière du soleil, ou à la lumière ressentie de la satisfaction. Comment donc est-ce possible d'exprimer avec eux les affaires divines, puisqu'ils ne pourraient certainement apporter au lecteur aucune vérité.

C’est encore plus vrai quand ces mots, écrits dans des livres, doivent être utilisés pour des réflexions de sagesse, comme c'est de coutume pour les études de la sagesse. Si on échoue même avec un seul mot inadéquat, le lecteur sera tout de suite désorienté et ne trouvera ni mains ni pieds dans la matière.

Pour cette raison, les sages de la Kabbale ont choisi un langage spécial, que l'on peut appeler « le langage des branches » car il n’y a aucune essence et aucune conduite dans ce monde qui ne provient pas de sa racine dans le monde supérieur. En fait, le début de toute entité dans ce monde commence dans le monde supérieur, puis descend dans ce monde.

Ainsi, les sages ont trouvé un langage préparé sans peine, par lequel ils peuvent transmettre leurs réalisations les uns aux autres, oralement ou par écrit, de génération en génération. Ils ont pris les noms des branches dans ce monde, où chaque nom est explicite, comme pointé vers sa racine supérieure dans le système des mondes supérieurs.

Vous pouvez rester calme face aux expressions étonnantes que l'on trouve fréquemment dans les livres de Kabbale, qui sont parfois étrangères à l’esprit humain. C’est que, après avoir choisi ce langage pour s’exprimer, c'est-à-dire le langage des branches, comment peuvent-ils écarter une branche à cause de son degré inférieur, et ne pas l’utiliser pour exprimer le concept désiré tant qu'il n'y a pas dans notre monde une autre branche qui puisse la remplacer.

De même que deux cheveux ne poussent pas du même trou, nous n’avons pas deux branches qui proviennent de la même racine. Il est donc impossible d’éliminer un élément de la sagesse qui doit être exprimé par cette expression inférieure. Une telle perte infligerait un défaut et une confusion dans tout le spectre de la sagesse, car il n’y a pas d’autre sagesse dans le monde où les éléments sont aussi interconnectées selon le principe de cause et effet comme la sagesse de la Kabbale, où les éléments sont connectés et reliés les uns aux autres du début jusqu'à la fin comme une seule longue chaîne.

Ainsi, il n’y a pas de libre choix ici d’échanger ou de remplacer les mauvais termes par de meilleurs. Il faut toujours employer la branche exacte qui pointe vers sa racine supérieure, et l’élaborer jusqu’à ce que la définition précise soit fournie au lecteur minutieux.

En effet, ceux dont les yeux n’ont pas été ouverts sur les signes du ciel, et n’ont pas acquis la compétence dans les connexions des branches de ce monde avec leurs racines dans les mondes supérieurs, sont comme un aveugle qui tâte le mûr. Ils ne comprennent aucun mot dans son sens véritable, car chaque mot est le nom d'une branche par rapport à sa racine, sauf s’ils reçoivent l'interprétation d’un sage authentique qui s'offre à l’expliquer dans le langage parlé, ce qui est forcement comme une traduction d’un langage à un autre, c'est-à-dire du langage des branches au langage parlé. Alors seulement il sera capable d’expliquer les termes spirituels tels qu’ils sont.

C’est pourquoi j’ai œuvré dans ce commentaire, pour expliquer les dix Sephirot comme le divin sage Ari nous les a apprises, dans leur pureté spirituelle, dépourvues de tout terme tangible, pour qu'un novice puisse approcher la sagesse sans échouer dans la matérialisation ou l'erreur. La compréhension de ces dix Sephirot ouvrira la porte pour observer et savoir comment mieux comprendre les autres questions de cette sagesse.

Chapitre 1

Ari : « Sachez, qu’avant que les Ne’etzalim (êtres émanés) soient émanés et les créatures créées, une lumière supérieure simple remplissait toute la réalité etc».

BHS : Ces mots nécessitent une explication : comment y avait-il une réalité que la lumière simple remplissait avant que les mondes (Olamot) soient émanés ? Aussi, la question de la restriction (Tsimtsoum) du désir (Ratzon) afin  de mettre en évidence la perfection de Ses actions, ce qui peut être perçu comme s'il y avait déjà là un certain manque.

La question du point médian qui est en Lui, où le Tsimtsoum se fait, est aussi très troublante, car nous avons déjà dit qu’il n’y a là ni début (Rosh) ni fin (Sof), alors comment y a-t-il un milieu ? En effet, ces choses sont plus profondes que la mer, et je dois par conséquent les interpréter longuement.

Il n’y a rien dans toute la réalité qui n’est pas inclus dans l'infini (Ein Sof). Tout ce que nous atteignons de façon inversée se trouve en Lui selon le principe de "Un, Unique et Unifié".

1) Sachez qu'il n’y a aucune essence dans ce monde que l’on capte par nos sens ou par notre esprit qui ne se trouve pas dans le Créateur. Tout émane de Lui vers nous. Est-ce que quelqu’un peut donner ce qu’il n’a pas ? Ceci a déjà été bien expliqué dans les livres. Il faut comprendre que nous percevons ces concepts comme séparés ou opposés. Par exemple la notion de Sagesse (Hokhma) est perçue différemment de la notion de Douceur, ce sont deux notions différentes. De même, la notion de celui qui agit est différente de la notion de l’action, il s’agit de deux notions différentes. C'est encore plus clair quand il s'agit de termes opposés comme doux et amer et ainsi de suite, qui sont considérés séparément. Néanmoins,  chez le Créateur, sagesse, plaisir, doux, amer, piquant, l’action, l’acteur et les autres formes, différentes et opposées, tout cela est inclus comme Un dans Sa lumière simple, sans aucune distinction ou différence, selon le principe de "Un, Unique et Unifié". "Un" c’est-à-dire qu'il est en équivalence. "Unique" c'est ce qui émane de Lui, et toutes ces différentes formes sont chez Lui sous une forme unique, comme Atsmouto (Son essence).  "Unifié " démontre que malgré le fait qu’Il agit moyennant beaucoup d’actions, c’est une seule force qui fait agir tout cela et que tout s’unit et retourne à une seule forme. Cette forme avale toutes les formes qui sont apparentes dans Ses actions. C'est un sujet très délicat et pas tout le monde ne peut le comprendre.

Le Ramban nous a expliqué l’union du Créateur selon le principe de "Un, Unique et Unifié". Dans son commentaire du Sepher Yetzira il explique la différence entre Un, Unique et Unifié. Quand Il s’unit pour agir d'une seule force cela est appelé Unifié. Quand Il se divise pour agir, chaque partie de Lui est appelée Unique, et quand Il est en une seule équivalence Il s'appelle Un. Fin de citation de ses mots purs.

"Il s’unit pour agir d’une seule force" veut dire qu’Il agit pour faire du bien comme il se doit de Son Unité, et ses actions ne changent pas. Quand Il se divise pour agir, c’est-à-dire que Ses actions sont différentes les unes des autres, et Il apparaît comme s’Il faisait le bien et comme s’Il faisait le mal. Alors Il est appelé Unique car toutes ces différentes actions ont un unique résultat - faire le bien. Il est Unique dans chaque action, Il ne change pas bien que les actions soient différentes. Quand Il est en une seule équivalence Il est appelé Un. Un indique Son essence où toutes les formes inversées se trouvent en équivalence, comme l’a écrit le Rambam, que chez Lui, celui qui sait, ce qui est su et le savoir (la science) sont Un, car Ses pensées sont beaucoup plus élevées que nos pensées et Son chemin est plus haut que les nôtres.

Il y a deux façons de donner : avant d’avoir atteint la réception et après avoir atteint la réception.

2) Apprend de ceux qui mangent MAN (la manne). MAN est appelé le pain du ciel, car il n'est pas réalisé par son revêtement dans ce monde. Les sages ont dit que chacun y trouvait le goût qu’il désirait, il est donc évident qu’il avait en lui ces formes opposées, c'est-à-dire que pour l’un son goût était doux, pour l’autre il était piquant et amer, donc le MAN avait ces deux goûts opposés ensembles car on ne peut pas donner ce qu'on n’a pas, alors comment est-ce possible d’avoir deux choses opposées en même temps ? Il est certainement simple et dénué des deux goûts et seulement inclus d'eux, pour que celui qui reçoit au niveau matériel puisse distinguer le goût qu’il veut. Tu peux ainsi comprendre toute chose spirituelle, qui est elle-même unique et simple bien qu’elle consiste de toutes les formes du monde. Quand elle est reçue au niveau matériel et limité, celui qui la reçoit lui donne une forme parmi toutes les formes qui sont unis dans cette essence spirituelle.

Il faut donc toujours voir deux discernements dans le don  du Créateur:

  • Le premier est la forme de l'essence de l’abondance spirituelle avant d'être reçue, quand elle est encore la lumière simple et intégrale.
  • Le deuxième est après la réception de l'abondance, lorsqu'elle prend une forme séparée et partielle selon la qualité de celui qui la reçoit.

Comment est-ce possible de comprendre que l'âme (Neshama) est une partie du divin ?

3) Ainsi nous pouvons comprendre ce qu’on écrit les Kabbalistes à propos de l’essence de l’âme : l’âme est vraiment une partie divine d’En-Haut et il n’y a aucune différence entre elle et le « tout » sauf que l’âme n'est qu'une partie et non pas le « tout ».  Cela ressemble à une pierre qui est taillée de la montagne, où l’essence des deux est égale – il n’y a aucune différence entre la pierre et la montagne si ce n’est que la pierre est une partie de la montagne et la montagne est l’aspect du « tout ». Apparemment il s’agit d’une chose très surprenante : il est encore plus difficile à comprendre comment on peut parler d'une différence ou d'une partie du divin et comparer cela à une pierre taillée de la montagne. La pierre est taillée de la montagne avec l’aide d’une hache et d'un marteau, mais comment dans la spiritualité les choses peuvent être séparées ?

La spiritualité est séparée par la disparité de forme comme la corporalité peut l’être par une hache.

4) Avant que nous en venions à clarifier cette question, nous allons expliquer l’essence des différences qui existent dans la spiritualité. Saches que les éléments spirituels ne se séparent les uns des autres que par la force de la disparité de forme. Autrement dit si une entité spirituelle acquière deux formes, alors elle n’est plus une mais deux. Laisse-moi expliquer cela au niveau des âmes des hommes qui sont également spirituelles: selon la loi spirituelle dont la forme est simple, il y a autant d’âmes qu’il y a de corps que les âmes illuminent. Cependant elles sont séparées les unes des autres par la disparité de forme qui existe entre elles, comme nos Sages ont dit : « comme leur visage ne sont pas égaux, ainsi leurs opinions ne se ressemblent pas ». Il y a dans la qualité du corps la possibilité de discerner la forme des âmes et de dire qu’une âme est bonne et qu’une autre est mauvaise, et de même pour toutes les formes séparées.

Ainsi on peut voir que comme une chose matérielle qui se divise, se coupe et se sépare avec une hache, et le mouvement qui accroit la distance entre les parties, le spirituel aussi se divise, se coupe et se sépare à cause de la disparité de forme entre les parties. Selon la mesure de la disparité on peut évaluer la distance entre les parties. Souviens-toi bien de cela.

Comment peut-il y avoir une disparité de forme dans la création en ce qui concerne l'infini (Ein Sof) ?

5) Ces choses sont claires dans ce monde-ci, en ce qui concerne l'esprit (Nefesh) des hommes. Mais l'âme (Neshama), dont les sages ont dit qu’elle est une partie de la Divinité, ce n’est pas encore clair comment elle se diffère de la Divinité, pour qu'on puisse l’appeler « une partie divine ». On ne peut pas parler de disparité de forme car nous avons déjà dit que la Divinité est une lumière simple qui inclue des différences de forme et des inversions de formes de ce monde, les unissant toutes de façon simple selon le principe de "Un, Unique et Unifié", comme cité plus haut. Donc comment peut-on imaginer la disparité de forme en ce qui concerne l'âme, qu’elle soit différente du divin et ainsi qu'elle soit séparée de Lui, pour acquérir une partie de Lui ?

En fait, cette question est pertinente pour la lumière infinie (Ein Sof) avant la restriction (Tsimtsoum) car ceci est la réalité qui est face à nous ; tous les mondes supérieurs et inférieurs ensembles sont perçus selon deux discernements :

  • Le premier est la forme de toute cette réalité avant la restriction où tout était illimité et sans fin. Ce discernement est appelé la lumière Ein Sof.
  • Le deuxième est la forme de toute la réalité a partir de la restriction vers le bas où tout est limité et mesuré. Ce discernement est appelée les quatre mondes Atsilout, Briya, Yetsira et Assiya.

On sait qu'aucune pensée ne peut percevoir Son essence, béni soit-Il, il n’y a en Lui ni nom ni dénomination, et ce que l'on ne peut pas atteindre comment peut-on le nommer ? Car le nom indique ce qui est atteint par ce nom. Il est donc évident que pour Son essence il n’y a aucun nom ou dénomination. Tous les noms ou dénominations ne sont que pour Sa lumière qui provient de Lui. La propagation de la lumière avant la restriction, qui remplissait toute la réalité sans limite ni fin, est appelée Ein Sof. Et selon cela il faut comprendre pourquoi la lumière Ein Sof est définie en soi, elle a quitté Son essence et nous pouvons donc la définir par un nom, comme nous l’avons dit à propos de l'âme (Neshama).

Clarification à propos de ce qu’ont écrit les sages : le travail et le labeur ont été préparés pour la récompense des âmes, car celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de se regarder en face.

6) Pour comprendre quelque peu cette place sublime nous devons élaborer les choses. Nous allons étudier toute cette réalité devant nous et son but général, et quel est ce but pour lequel le Créateur a créé cette réalité devant nous dans tous les mondes, supérieurs et inférieurs et s'il y a quelqu'un qui agit sans but. En effet, les sages nous ont montré en de nombreux endroits que tous les mondes entiers ne furent créés que pour Israël respectant la Torah et les Mitsvot, cela est bien connu. Mais il faut comprendre cela par la question des sages à ce propos : si l’intention de la création des mondes est de délecter ses créatures, alors pourquoi le Créateur devait-Il créer ce monde matériel terne aussi plein de souffrance ? Sans cela Il aurait pu donner aux âmes autant de plaisir qu’Il voulait. Pourquoi a-t-il emmené l’âme dans ce corps aussi bas et souillé? Ils ont répondu que « celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de se regarder en face », c'est-à-dire qu'en tout cadeau gratuit il y a le défaut de la honte, et donc pour épargner à l'âme ce défaut Il créa ce monde où il y a la réalité du travail, et ils pourront jouir plus tard de leur travail. Ainsi ils reçoivent leur salaire pour leur effort et ils évitent le sentiment de la honte.

Quels est le rapport entre les 70 ans de travail et le plaisir éternel, et tu n’as pas un cadeau gratuit plus grand ?

7) Ces paroles des sages sont déroutantes et convolutées. Tout d'abord c’est difficile car l'essence de notre intention et de notre prière est de nous épargner un cadeau gratuit. Les sages disent que ce trésor d'un cadeau gratuit est préparé seulement pour les âmes les plus développées dans ce monde. Cette réponse des sages est très déroutante, ils disent que dans ce cadeau gratuit il y a un grand manque c’est-à-dire la honte que ressent celui qui reçoit un cadeau gratuit, et comme remède le Créateur a créé ce monde où il y a la réalité du travail et des efforts, pour que dans le monde à venir on reçoive une récompense pour les efforts et le travail accomplis. Cette excuse est très étonnante, cela ressemble à une personne qui dit à une autre : travailles avec moi un instant et je te donnerai en récompense tous les plaisirs du monde pour toute ta vie. Il n’existe pas de cadeau gratuit plus grand, la récompense n’a aucune commune mesure avec le travail, car on travaille dans ce monde transitoire qui n’a aucune valeur par rapport à la récompense et au plaisir du monde éternel. Quelle valeur a ce monde face au monde éternel ? Ne parlons même pas de la qualité de l’effort qui n’a aucune valeur par rapport à la qualité de la récompense comme il est écrit que le Créateur donnera à chaque juste 310 mondes etc. On ne peut pas dire que le Créateur donne une partie de la récompense pour le travail et le reste comme cadeau gratuit. Car enfin quel bien y aurait-il ici s'il y a toujours le défaut de la honte pour le reste du cadeau ? Il ne faut donc pas prendre ces mots des Sages au pied de la lettre, car il existe là une intention profonde.

Toute la réalité a été émanée et créée par une seule pensée, qui est à la fois l’opérateur, l'opération, la réalité de la récompense attendue et l’essence du travail.

8) Avant d'entreprendre une explication de ces choses, il faut comprendre que dans la pensée du Créateur, dans la création des mondes et de la réalité devant nous, les actions n'ont pas été conçues  par de nombreuses pensées comme c’est le cas pour nous. Car Il est Un, Unique et Unifié. Et comme Il est Simple Ses lumières qui proviennent de Lui sont simples et unifiées, sans aucune multiplicité de formes, comme il est écrit « Mes pensées ne sont pas vos pensées, ni votre chemin Mon chemin ».

Tu dois donc comprendre et percevoir que tous les noms et appellations, et tous les mondes, supérieurs et inférieurs, sont tous une seule lumière simple, Unique et Unifiée. Chez le Créateur, la lumière qui s’étend, la pensée, l’opération et l’opérateur et toute chose que le cœur peut penser et contempler, sont chez Lui une et même chose.

Tu peux donc juger et percevoir que toute cette réalité, supérieure et inférieure, jusqu'à sa complétion à la fin de la correction, a été émanée et créée par une seule pensée. Cette seule pensée réalise toutes les opérations, elle est l’essence de toutes les opérations, le but et l’essence du labeur. Elle est par elle-même toute la perfection et la récompense recherchée, comme le Ramban l’explique, selon le principe de « Un, Unique et Unifié ».

La restriction (Tsimtsoum) explique comment une opération imparfaite est issue d’un Opérateur parfait.

9) Dans les premiers chapitres de ce livre, le Rav (Ari) nous explique longuement que la première restriction est le sujet le plus important et le plus grave, car c’est évident que les corruptions et tout ce qui manque et tous les défauts viennent aussi du Créateur, comme il est écrit : "Yotser Ohr ou Boré Khoshekh" (Il forme la lumière et crée l’obscurité). Donc ces corruptions et cette obscurité sont vraiment opposées au Créateur. Comment est-ce donc possible que l’une sorte de l’autre et comment peuvent-elles se trouver avec la lumière et le plaisir de la pensée de la création ? Nous ne pouvons pas dire qu’il y a deux pensées différentes. Alors comment est-ce possible que tout cela sorte du Créateur et arrive jusqu’à ce monde plein d'ordure, de douleur et de souillure? Et comment est-ce possible qu’ils s'intègrent ensembles dans une  seule pensée ?

Chapitre 2

Explication de la pensée de la création

 

10) Maintenant nous allons expliquer la pensée de la création. Il est certain que toute action accomplie commence par une pensée. Même pour un homme matériel qui a beaucoup de pensées, la complétion de l’action commence par sa pensée. Par exemple s'il construit sa maison, il est évident que sa première pensée a été a propos de la forme de la maison qu'il veut habiter. Donc l’homme a beaucoup de pensées et d’actions jusqu’à ce qu’il arrive à cette forme finale, et cette forme apparait lorsque l'action est complétée.

Tu vois donc que toute action accomplie commence par une pensée. La complétion de l’action, qui est le but pour lequel tout cela a été créé, est pour faire plaisir aux créatures. On sait que la pensée du Créateur se termine et agit instantanément, car Il n’est pas un homme qui a besoin d'agir, mais Sa pensée elle-même réalise instantanément toute l'action. Il est donc clair que quand le Créateur pense à la création pour faire plaisir à ses créatures, cette lumière se propage de Lui instantanément avec la forme, le niveau et toute la mesure des plaisirs inclus dans cette pensée qu'on appelle la pensée de la création. Comprends bien cela, car les Sages est été brefs là-dessus. Il faut savoir que l’on appelle cette pensée de la création la lumière Ein Sof (l’infini) car pour Son essence divine nous n’avons aucun nom pour Le définir.

Le désir de donner chez l'Emanateur engendre nécessairement le désir de recevoir chez l'être émané, qui est le Kli (récipient) dans lequel l'être émané reçoit Son abondance.

11) C’est ce que dit le Rav, qu'au début la lumière de l’infini remplissait toute la réalité. Comme le Créateur a pensé à faire plaisir aux créatures, et comme la lumière se propageait et sortait soi-disant de Lui, le désir de recevoir ce plaisir a été immédiatement imprimé dans cette lumière. Notes que ce désir est toute la mesure de l'ampleur de la lumière qui se propage, c’est-à-dire que la mesure de Sa lumière et de Son abondance équivaut à la mesure qu'Il veut délecter, ni plus ni moins. L’essence de ce plaisir de recevoir qui est imprimé dans cette lumière par la force de Sa pensée béni soit-Il, est appelée Makom (le lieu). Quand on dit par exemple qu’une personne a de la place pour recevoir une livre de pain et une autre personne ne peut pas manger plus d'une demi livre, de quelle place parle-t-on ici ? On ne parle pas de la taille des intestins, mais de la magnitude du désir de manger. Tu vois que la mesure de la place pour recevoir le pain dépend de la magnitude du désir de manger. C'est encore plus vrai pour la spiritualité où le désir de recevoir l’abondance est le lieu de l’abondance, et l’abondance est mesurée selon la magnitude du désir.

Le désir de recevoir inclus dans la pensée de la création est sorti de Son essence au discernement du nom Ein Sof.

12) Tu peux donc comprendre que la lumière Ein Sof (infini) est sortie de Son essence, béni soit-Il, pour laquelle nous n'avons aucun nom, car elle est définie par le nom de lumière Ein Sof. Il en est ainsi du fait du discernement précédent, que cette lumière inclut le désir de recevoir de Son essence, béni soit-Il, ce qui consiste en une nouvelle forme qui n'est pas du tout incluse dans Son essence, béni soit-Il, car de qui pourrait-Il recevoir ? Cette forme est également toute la magnitude de cette lumière; étudie bien cela, car on ne peut pas élaborer ici.

Avant la restriction, la disparité de forme du désir de recevoir n’était pas discernable.

13) Cependant, dans sa toute-puissance cette nouvelle forme n'aurait pas été considérée comme une altération de Sa lumière, béni soit-Il, comme il est écrit qu'avant que le monde fut créé, Lui et Son Nom étaient Un. Lui, c’est-à-dire la lumière qui se trouve dans Ein Sof béni soit-Il, et Son nom se réfère au lieu qui est le désir de recevoir de Son essence béni soit-Il, inclus dans la lumière de Ein Sof. Il nous dit "Lui et Son nom sont Un", c’est-à-dire que dans Son Nom – qui est le secret de Malkhout de Ein Sof qui est le secret du désir, c’est-à-dire le désir de recevoir imprimé dans toute la réalité qui a été inclus dans la pensée de la création avant la restriction – on ne discerne aucune disparité de forme avec la lumière qui le remplit. La lumière et le lieu sont réellement Un. S’il y avait eu une altération ou un déficit dans le lieu, dans la valeur de  la lumière Ein Sof, il y aurait eu alors deux discernements.

Tsimtsoum (la restriction) signifie que Malkhout de Ein Sof réduit le désir de recevoir qui s’y trouve. Alors la lumière disparaît car il n’y a pas de lumière sans récipient.

14) Ceci est la restriction : le désir de recevoir inclus dans la lumière Ein Sof appelé Malkhout de Ein Sof qui est la pensée de la création qui se trouve dans Ein Sof et qui inclut toute la réalité, elle (Malkhout de Ein Sof) s'est parée pour s’élever et arriver à l’équivalence de forme avec Son Essence. C’est pour cette raison qu’elle réduit son désir de recevoir Son abondance dans Behina Dalet (le quatrième discernement) du désir, avec l’intention que grâce à cela tous les mondes seront émanés et créés jusqu’à ce monde-ci. De cette façon le désir de recevoir sera corrigé et reprendra la forme du don, ce qui va l'amener à l’équivalence de forme avec l'Emanateur. Voici qu’après qu’elle ait réduit son désir de recevoir, la lumière se retire, car la lumière dépend du désir et le désir est la place de la lumière car il n’y a pas de contrainte dans la spiritualité.

Chapitre 3

Explication de l’origine de l’âme

15) Maintenant on peut expliquer d’où viennent les âmes. On a dit qu’il s’agissait d’une particule divine d’En-Haut. On a posé la question : comment l’âme diffère de Sa lumière simple pour que l’on puisse dire qu’elle est séparée, détachée du Tout béni soit-Il? Maintenant il est clair que c'est parce qu’il y a eu une grande disparité de forme. Bien que le Créateur inclue en Lui toutes les formes que l’on puisse imaginer, tu trouves après ce qui vient d’être dit une forme qui n'est pas inclue dans le Créateur, c’est-à-dire le désir de recevoir, car de qui peut-Il recevoir ? Cependant les âmes, qui ont été créées parce que le Créateur a voulu leur donner du plaisir, ce qui est la pensée de la Création, ces âmes ont ce désir de recevoir Son abondance imprimé en elles.

C’est en cela qu’elles différent de Lui car elles ont changé de forme. En effet, l'essence matérielle se divise et diffère par la force du mouvement et de la distance, et l'essence spirituelle se divise et diffère par la disparité de forme. D'après la mesure de la disparité de forme, on peut mesurer la distance entre deux essences. Si la disparité de forme atteint le comble de la contradiction,  il se fait une coupure et une séparation totale à tel point qu’elles ne peuvent plus se nourrir l’une de l’autre, car elles sont alors considérées comme étrangères l’une vis-à-vis de l’autre.

Chapitre 4

Après la restriction et après que l’écran ait été mis sur le désir de recevoir, il devient inapte comme Kli de réception, il sort du système sacré, la lumière réfléchie sert comme Kli de réception à sa place et le Kli du désir de recevoir est remit au système de l’impureté.

16) Après que la restriction et l’écran aient été faits sur ce Kli appelé le désir de recevoir, il s’annule et sort du système sacré et à sa place la lumière réfléchie devient le Kli de réception. Tu dois savoir que c’est là toute la différence entre ABYA de Kedousha (sainteté) et ABYA de Touma (impureté) car le Kli de réception de ABYA de Kedousha vient de la lumière réfléchie, corrigée en équivalence avec Ein Sof, et ABYA de Touma utilise le désir de recevoir restreint, qui est une forme opposée à Ein Sof, c’est pour cela qu’ils sont coupés et séparés de la Vie des vies qui est Ein Sof.

L’homme se nourrit des restes des écorces, c’est pourquoi il utilise comme elles le désir de recevoir.

17) Maintenant tu peux comprendre la racine des corruptions qui est instantanément incluse dans la pensée de la création, qui est de faire plaisir aux créatures. Après toute la descente des cinq mondes qui sont Adam Kadmon (l'homme primordial) et ABYA, les écorces se dévoilent dans ces 4 mondes de ABYA de Touma, ce qui est le secret de : « le Créateur les a créés  l’un face à l’autre », on trouve alors en face de nous ce corps impur et matériel à propos duquel il est écrit « le penchant du cœur de l’homme est mauvais dès sa jeunesse » car tout ce qu’il tète depuis sa jeunesse ce sont les restes des écorces. Car les écorces et l'impureté c'est la forme du « désir que de recevoir » qu'il y a en elles, et elles n’ont rien du désir de donner. Elles sont donc opposées au Créateur qui n’a aucun désir de recevoir et son seul désir est uniquement de donner et de faire plaisir. C’est pour cela que les écorces sont appelées « mortes » car elles sont l’inverse de la Vie des vies et elles sont détachées du Créateur et n’ont aucune part de Son abondance. C’est pour cela que le corps qui s’alimente de ces écorces est aussi détaché de la vie et est plein de souillure, tout cela à cause du « désir que de recevoir » et de « ne pas donner » qui sont imprimés en lui, car son désir est tout le temps ouvert pour avaler le monde entier dans son ventre. C’est pourquoi les méchants sont appelés morts durant leur vie, car par cette disparité de forme qui existe depuis leur racine où il n’y a aucune part de don, ils se coupent du Créateur et ils sont vraiment morts. Et bien qu’on ait l’impression que les méchants ont aussi le discernement du don, quand ils font la charité etc., en fait il est écrit dans le Zohar que chaque grâce qu’ils font ils la font pour eux-mêmes et pour leur honneur.

Les justes qui pratiquent la Torah et les mitzvot, non pas dans le but de recevoir une récompense mais uniquement pour faire plaisir au Créateur, purifient en cela leur corps et transforment leur Kli de réception en Kli afin de donner. C’est ce que dit notre Rav (Ari, ndt) : « il est connu par tous que je n’ai retiré aucun plaisir même de mon petit doigt » (Ktouvot 104). En cela ils sont en communion avec le Créateur car ils ont l'équivalence de forme avec le Créateur sans aucune disparité de forme. C’est ce qu’on dit nos sages sur le verset : « Dis à Sion tu es Mon peuple » et ils ont expliqué : vous êtes avec Moi en association, c’est-à-dire que les justes sont associés avec le Créateur, car c’est Lui qui a commencé la création et ce sont les justes qui la terminent, car ils transforment leur Kli de réception en Kli de don.

Toute la réalité est incluse dans Ein Sof et se déploie l’existence de ce qui existe déjà. Seul le désir de recevoir est nouveau et déploie l’existence de  l’absence.

18) Saches qu'en ce qui concerne la nouveauté que le Créateur a introduit dans la création, ce dont les sages ont dit qu'Il l’a créée existence de l’absence, cette nouveauté s’applique uniquement à la forme du désir de jouir qui est imprimé dans chaque créature. Rien d'autre n'est nouveau dans la création, comme il est écrit : « Yotser Ohr ou Boré Khoshekh » (Il forme la lumière et crée l’obscurité). Le Ramban explique que le mot Boré (Créateur ou crée – ce mot s'applique seulement à la Création du monde) nous indique quelque chose de nouveau, quelque chose qui n’existait pas avant. Tu vois qu’il n’a pas dit Boré Ohr (crée la lumière), parce qu'il  n'y a rien de nouveau, dans le sens d'inventer quelque chose à partir de rien, car la lumière et tout ce qu'elle inclue, c'est-à-dire toute les sensations et les connaissances agréables dans le monde, tout cela provient de ce qui existe déjà, c'est-à-dire que tout cela est déjà inclus dans le Créateur et il n'y a donc rien de nouveau. C'est pourquoi il est écrit Yotser Ohr (Yotser – se dit des créations humaines dans les arts, la science etc.) pour nous dire qu'il n'y a pas de nouveauté dans le sens de création ex-nihilo, existence de l’absence. Cependant, en ce qui concerne Khoshekh (l’obscurité) qui inclue toute les sensations et les connaissances désagréables, il est dit « Boré Khoshekh » car Il les a inventés vraiment ex-nihilo, c’est-à-dire que cela n'existe pas du tout dans Sa réalité, cela a été inventé instantanément.

La racine de tout est la forme du « désir de délecter » incluse dans Ses lumières qui se propagent de Lui, béni soit-Il. Au début c’est plus sombre que la lumière supérieure et c’est appelé l’obscurité par rapport à la lumière. Mais finalement les Klipot (écorces), la Sitra Akhra et les méchants descendent a cause de lui et sont tout à fait coupés de la Vie des vies. C’est le secret de ce qui est écrit : « ses pieds descendent à la mort ». Ses pieds c’est-à-dire la fin. Donc des pieds de Malkhout qui est le désir de jouir qui se trouve dans la propagation de Sa lumière, ce qui en sort à la fin c'est le discernement de la mort, de la Sitra Akhra et de ceux qui s’en nourrissent et la suivent.

Nous sommes des branches qui sortent de Ein Sof, par conséquent les choses qui se trouvent dans notre racine nous font plaisir et les choses qui ne se trouvent pas dans notre racine nous causent malaise et douleurs.

19) On peut demander : cette différence, cette forme du désir de recevoir se trouve forcement dans les créatures, car sinon, comment pourraient-elles provenir du Créateur, de passer du discernement de Créateur au discernement de créature ? Cela n'est possible que grâce à cette disparité de forme susmentionnée.

De plus, cette forme de désir de jouir est la partie principale de la création, sur laquelle la pensée de la création se base, c’est aussi la mesure du bien et du plaisir et c’est pour cela qu’elle est appelée la place, comme susmentionné. Aussi comment peut-on dire qu’il s’agisse de l’obscurité qui s'étend jusqu’à la mort et qui sépare et détache de la Vie des vies les inferieurs qui reçoivent. Il faut aussi comprendre cette grande crainte de la part de ceux qui reçoivent à cause de la disparité de forme d’avec le Créateur, et pourquoi cette grande colère.

Pour expliquer ce sujet subtil il faut commencer par expliquer l'origine des plaisirs et des douleurs que l’on ressent dans ce monde. Tu sais bien que chaque branche a la même nature que sa racine. Donc tout ce qui se trouve dans la racine, la branche s'en contente, l'aime et le convoite ; et tout ce qui n'est pas dans sa racine, la branche s’en éloigne, ne tolère pas et le hait. Cette loi est applicable à chaque racine avec sa branche sans exception, et comme le Créateur est la racine de toutes ses créatures, tout ce qui est inclus en Lui et nous vient directement de Lui nous fait plaisir et nous agrée, car notre nature est proche de notre racine. De même, tout ce qui ne se trouve pas dans le Créateur et ne provient pas directement de Lui, mais est contraire à la création elle-même, ceci sera aussi contre notre nature et sera dur à supporter.

Par exemple nous aimons le repos et nous détestons le mouvement à tel point que nous ne faisons aucun mouvement si ce n’est pour atteindre le repos. La raison en est que dans notre racine il n'y a pas de mouvement, seulement le repos. C'est pourquoi le mouvement est contre notre nature et nous le détestons. De la même façon nous aimons la sagesse, la vaillance, la richesse et toutes les bonnes qualités car elles se trouvent dans le Créateur qui est notre racine. Et nous détestons l'inverse, comme la bêtise, la faiblesse, la pauvreté, l'humiliation et ainsi de suite, car cela ne se trouve pas du tout dans notre racine, cela nous est donc extrêmement détestable et  méprisable.

Il faut pourtant examiner comment nous pouvons recevoir quelque chose qui ne provient pas directement de Lui mais du contraire de la création. Cela ressemble à un riche qui invite une personne pauvre de la rue et lui donne chaque jour de la nourriture, de l’argent et de l’or, et chaque jour il lui donne davantage. Le pauvre ressent en ces grands cadeaux deux goûts différents en même temps : d’un côté il ressent un énorme plaisir de tous ces cadeaux, et de l’autre côté il lui est difficile de supporter tous ces cadeaux, il a honte quand il les reçoit et il est embarrassé de tout ces cadeaux qu'il reçoit à chaque fois. C'est évident que le plaisir qu'il ressent des cadeaux provient directement du riche qui les lui donne, mais la difficulté qu’il ressent ne provient pas directement du riche qui lui donne, mais de sa propre essence en tant que celui qui reçoit, car la honte s’éveille à cause de la réception et des cadeaux gratuits, quoiqu'en vérité cela provient aussi du riche mais indirectement.

Puisque le désir de recevoir n’est pas dans notre racine, nous ressentons la honte et l’impatience. Les sages ont dit que pour corriger cela Il nous a préparés dans ce monde le labeur dans la Torah et les Mitsvot pour transformer le désir de recevoir en désir de donner.

20) Il est clair de ce qui précède, que toutes les formes qui nous viennent indirectement du Créateur sont contraires à notre nature et sont difficiles à supporter. Ainsi tu peux comprendre que la nouvelle forme qui apparaît chez celui qui reçoit, c’est-à-dire le « désir de jouir », n’est en aucun cas un défaut dans la valeur du Créateur, mais au contraire il s’agit de l’axe principal de Sa création, sans cela il n’y aurait pas eu de création du tout. Celui qui reçoit, qui porte cette forme, ressent la difficulté de la supporter de par lui-même, parce que cette forme n’existe pas dans sa racine.

Ainsi on peut comprendre la réponse des sages, que ce monde est créé parce que « celui qui mange ce qui n’est pas à lui à peur de se regarder en face ». C'est apparemment étonnant mais maintenant nous comprenons qu'ils parlent de la disparité de forme du « désir de jouir » qui se trouve nécessairement dans les âmes, parce que celui qui mange ce qui n’est pas à lui a peur de se regarder en face. Autrement dit celui qui reçoit un cadeau ressent de la honte lors de la réception, à cause de la disparité de forme avec la racine qui ne contient pas cette forme de réception.

Donc, afin de corriger cela Il créa ce monde où l’âme se revêt dans le corps et grâce à la pratique de la Torah et des Mitsvot dans le but de faire plaisir au Créateur, les Kélim de réceptions de l’âme s’inversent en Kélim de don. C'est-à-dire que pour sa part elle n’aspire pas à l’abondance mais elle la reçoit dans le but de faire plaisir au Créateur qui veut que les âmes jouissent de Son abondance. Du fait qu’elle soit lavée de tout désir de recevoir pour elle-même l’âme n’a plus peur de se regarder en face et ainsi se révèle la perfection de la créature. La nécessité et le besoin du long enchainement jusqu’à ce monde, que ce grand travail de transformation de la forme de réception en forme de don ne peut se faire que dans ce monde-ci, seront expliqués plus loin,

La destruction des méchants est double, et les justes hériteront du double.

21) Viens et vois que les méchants – leur destruction est double, car ils tiennent la corde par les deux extrémités. Ce monde a été crée avec un manque et un vide de toute l’abondance, et pour acquérir des possessions on a besoin de mouvement. Et on sait que le mouvement  est pénible pour l’homme car cela ne provient pas directement de l’essence du Créateur.  Cependant, rester vide sans possession ni bien est également impossible car cela aussi est opposé à la racine, car la racine est remplie de bien. C’est pour cela que l’on préfère la souffrance associée aux mouvements, afin d'acquérir toutes ces possessions. Mais puisque toutes ces possessions ne sont que pour eux-mêmes et celui qui a 100 veut 200, l'homme meurt sans avoir atteint la moitié de ses désirs. On souffre donc des deux côtés : de la peine causée par tous les mouvements effectués, et de la peine du manque de possessions car il nous manque la moitié.

Les justes dans leur pays hériteront du double : une fois qu’ils ont transformé leur désir de recevoir en désir de donner et reçoivent ce qu’ils reçoivent dans le but de donner, alors ils hériteront du double. Car non seulement ils atteignent le comble du plaisir et le choix des possessions, ils atteignent en plus l’équivalence de forme avec leur Créateur. Ainsi ils se trouvent dans la vraie Dvékout (adhésion) et aussi dans le secret du repos, car l’abondance leur vient d'elle-même, sans effort ni mouvement.

CHAPITRE 5

La pensée de la création force tous les individus de la réalité à sortir l’un de l'autre jusqu’à la fin de la création.

22) Et maintenant que nous avons bien assimilé tout ce qui a été mentionné ci-dessus, on peut comprendre dans une certaine mesure la puissance de la particularité du Créateur, que Ses pensées ne sont pas les nôtres etc. La multiplicité de formes et de concepts que nous percevons dans toute la réalité qui est face à nous, tout cela s’unit chez le Créateur en une seule et même pensée, la pensée de la création qui est de faire plaisir à ses créatures. Cette pensée unique entoure toute la réalité en unité absolue jusqu’au Gmar Tikoun (la fin de la correction), car elle est tout le but de la création. Elle est l’acteur, la force qui agit, car ce qui n'est que pensée chez le Créateur est une loi obligatoire pour les créatures, et du fait qu’Il ait pensé à nous délecter, il a été imprimé en nous de recevoir Son abondance. Ceci est l'action, c'est-à-dire qu'après que cette loi du désir de recevoir du plaisir ait été imprimée en nous, nous sommes définit comme « action » où, à cause de la disparité de forme, nous sommes transformés de Créateur en créatures et d'acteur en action.

C'est ça l’effort et le travail, car à cause de cette force qui agit comme susmentionné, l'envie de recevoir s'accroit en nous selon la descente des mondes jusqu’au discernement de corps séparé dans ce monde-ci, c'est-à-dire à l'inverse de la Vie des vies, qui n'est pas capable de donner à l’extérieur de lui-même, et il amène la mort aux corps et toutes sortes de tourments à l’âme. C’est cela le travail du Créateur par la Torah et Mitsvot car à travers l’illumination de la ligne dans la place restreinte, se fait l'extension des noms sacrés, la Torah et les Mitsvot.

Grâce aux efforts dans la Torah et les Mitsvot dans l’intention de faire plaisir au Créateur, les Kélim (récipients) de réception se transforment petit à petit en Kélim don, et c’est toute la récompense que l’on espère recevoir. Car tant que nos Kélim de réception ne sont pas corrigés, il nous est impossible d'ouvrir la bouche pour recevoir Son abondance à cause de la peur de la disparité de forme, car « celui qui mange ce qui n’est pas à lui a honte de se regarder en face ». C’est la raison de la première restriction, mais comme on corrige nos Kélim de réception pour qu'ils soient afin de donner, on les rend équivalents avec le Créateur et on est digne de recevoir Son abondance sans fin.

Tu peux voir que toutes ces formes opposées dans toute cette création devant nous, c’est-à-dire les formes de l'acteur et l'objet de l'action, les formes de corruptions et de corrections, les formes du travail et sa récompense etc., tout cela est inclus dans la seule pensée du Créateur, en toute simplicité, c’est-à-dire de délecter Ses créatures, ni plus ni moins.

De même sont inclus dans cette pensée toute la multiplicité des concepts, à la fois les concepts de notre Torah et ceux des enseignements séculaires, ainsi que toutes les créatures, les mondes et les différentes formes de conduite en chacun, tous proviennent de cette seule pensée, comme j'expliquerai plus tard.

Malkhout de Ein Sof (infini) signifie que Malkhout ne fait pas le discernement de fin.

23) On peut comprendre maintenant ce qui est écrit dans les Tikouney haZohar concernant Malkhout de Ein Sof et tout les remous de ceux qui s’étonnent et demandent comment peut-on donner le nom de Malkhout à Ein Sof, car si c'est ainsi, il doit aussi y avoir là les neuf premières Sefirot etc. Maintenant il est clair que ce qui est appelé Malkhout de Ein Sof  c'est le sujet du désir de recevoir inclus dans la lumière de Ein Sof. Seulement là, Malkhout n’a pas fait le discernement de fin et de limite sur la lumière Ein Sof, car elle n’a pas encore découvert le manque d’équivalence de forme qui se trouve dans le désir de recevoir. C’est pourquoi cela s'appelle Ein Sof béni soit-Il, autrement dit Malkhout ne fait pas là le discernement de fin, tandis qu'après la restriction et vers le bas Malkhout fait le discernement de fin dans chaque Séfira ou Partzouf.

Chapitre 6

Il est impossible que le désir de recevoir se dévoile dans une essence si ce n'est dans quatre Behinot (phases, distinctions, discernements) qui sont le secret des quatre lettres HaVaYaH.

24) Développons un peu ce sujet pour comprendre la question de la fin qui se réfère à Malkhout. On expliquera d’abord ce qu'ont dit les kabbalistes, ce qui est cité dans le Zohar et les Tikounim : il n’y a ni grande ni petite lumière dans les mondes supérieurs ou inférieurs, qui ne soit pas arrangée selon l’ordre du nom de quatre lettres HaVaYaH.

Cela est conforme à la règle citée dans « l’arbre de la vie » qu’il n’y a pas une lumière dans les mondes qui n'est pas revêtue dans un Kli (récipient). J’ai déjà expliqué la différence entre Atsmouto (Son essence divine) et la lumière qui se propage de Lui, béni soit-Il, qui n'est que pour le désir de jouir inclus dans Sa lumière qui se propage, qui est en disparité de forme par rapport à Son essence divine qui n’a certainement pas ce désir. Cette lumière qui se propage est définie comme Ne’etzal (émanée) car à cause de cette disparité de forme la lumière sort de l'Emanateur et devient émanée. On explique aussi que le désir de jouir inclus dans Sa lumière  est aussi la mesure de la grandeur de cette lumière, et c’est appelé le lieu de la lumière qui reçoit l’abondance de l'Emanateur selon la mesure de son désir et son envie de recevoir, ni plus ni moins.

On explique aussi que ce sujet du désir de recevoir est la seule nouveauté de la création des mondes, une forme inventée ex-nihilo, existence de l’absence, car c'est la seule forme qui ne soit pas incluse dans Son essence divine, et qui a été inventée instantanément par le Créateur pour la création. C’est le secret de « Boré Khoshekh » (Il crée l’obscurité) car cette forme est la racine de l’obscurité à cause de sa disparité de forme, c’est pourquoi elle est plus obscure que la lumière qui se propage en elle.

Ainsi tu peux comprendre que chaque lumière qui se propage du Créateur a instantanément deux Béhinot:

  • la première est l’essence de la lumière qui se propage avant que se découvre en elle la forme du désir de jouir.
  • la deuxième est après que se découvre en elle la forme du désir de jouir, alors elle devient un peu plus dense et obscure à cause de cette disparité de forme.

Behina Aleph (la première distinction) est le secret de la lumière, et Behina bet (la deuxième distinction) est le secret du Kli (récipient). Donc dans chaque lumière qui se propage on a quatre Behinot d’impressions qu’a le récipient car la forme du désir de recevoir appelé Kli par rapport à la lumière qui se propage ne se complète pas d’un seul coup mais par voie de cause à conséquence. On a deux Behinot dans Celui qui agit et deux Behinot dans celui qui subit l'action, elles s'appellent potentiel et acteur dans Celui qui agit, et potentiel et action dans celui qui subit l'action, ce sont les quatre Behinot.

Le désir de recevoir ne s'établit dans l'être émané que lorsqu'il s'éveille pour recevoir de ses propres forces.

25) Puisque le récipient est la racine de l’obscurité, comme susmentionné, qui est opposé à la lumière, il doit s’impressionner tout doucement d’un degré à l’autre, par voie de cause à conséquence, selon le verset « les eaux ont conçu et ont engendré l’obscurité ». Car l’obscurité est le résultat de la lumière et est activée d'après le modèle de la gestation et la naissance, c’est-à-dire potentiel et actuel. C'est-à-dire que le désir de recevoir est inclus nécessairement dans toute lumière qui se propage, mais ce n'est pas considéré comme disparité de forme avant que ce désir soit solidement fixé dans la lumière. Donc cela ne suffit pas d’avoir le désir de recevoir inclus dans la lumière qui vient de l'Emanateur, mais l'être émané lui-même doit découvrir en lui le désir de recevoir, c’est-à-dire qu'il doit étendre l'abondance avec son désir plus que la mesure de la lumière qui se propage de l'Emanateur. Après que l'être émané ait augmenté ce désir avec ses propres force, l'envie et le désir de recevoir sont établis en lui, et la lumière peut alors se revêtir en permanence dans ce Kli.

Il est vrai que la lumière de l’infini se propage soi-disant aussi sur les quatre Behinot susmentionnées jusqu’à la mesure de la grandeur du désir du coté de l'être émané lui-même, ce qui est Behina Dalet (la quatrième distinction). Car il est évident qu’elle ne sortirait pas du discernement de Son essence béni soit-Il pour avoir un nom pour elle-même, c’est-à-dire Ein Sof. Cependant, dans Sa toute-puissance, la forme ne change pas du tout, à cause du désir de recevoir, et il n’y a aucune différence entre la lumière et le lieu de la lumière, qui est le désir de jouir, ils sont un et la même chose.

Il est écrit qu'avant que le monde ne soit créé « Il était un et Son nom était un ». Il est vraiment dur de comprendre cette multiplicité: Lui et Son nom, car avant que le monde ne fut créé comment peut-on parler de Son nom ? On aurait dû dire : avant que le monde ne fût créé Il était un. Mais il s'agit de la lumière de l’Infini avant la restriction. Bien que l’on parle de la place et du désir de recevoir l’abondance de Son essence, il n'y a aucune différence ou distinction entre la lumière et la place.

Il est un – c'est la lumière Ein Sof, et Son Nom est un – c'est le désir de délecter inclus là sans aucune différence. Tu peux comprendre ce qu’ont insinué les sages que le Nom en guématrie est égal à Ratson (le désir), c’est-à-dire le désir de se délecter.

Tous les mondes qui se trouvent dans la pensée de la création sont appelés la lumière Ein Sof, et la totalité de ceux qui reçoivent là sont appelés Malkhout de Ein Sof.

26) On a déjà expliqué que la phrase « toute action accomplie commence par une pensée » se réfère à la pensée de la création qui s'est propagée de Son essence divine pour faire plaisir à Ses créatures. Chez le Créateur la pensée et la lumière sont la même chose. Ainsi il est clair que la lumière Ein Sof qui se propage de Son essence divine inclut toute la réalité qui se trouve devant nous, jusqu’à la correction finale dans l'avenir, qui est l'accomplissement de l’action, car chez le Créateur toutes les créatures sont déjà parfaitement accomplies et retirent tout le plaisir qu’Il voulait leur donner. Cette réalité parfaitement accomplie est appelée la lumière Ein Sof, et ce qui la contient est appelé Malkhout de Ein Sof.

Chapitre 7

Bien que la lumière se soit restreinte seulement de Behina Dalet (la quatrième distinction), elle se retire aussi des trois premières Béhinot.

27) Il a déjà été clarifié que le point médian qui inclut la pensée de la Création, c’est-à-dire le désir de jouir qui s'y trouve, s’est orné pour faire équivaloir sa forme avec le Créateur. Bien que du point de vue du Créateur il n’y a aucune différence de forme dans Sa toute puissance, le point du désir a ressenti cela comme une propagation indirecte de Son essence divine, comme dans la parabole de l’homme riche et le pauvre. C'est pourquoi elle diminua son désir de la dernière Behina qui est le sommet de la grandeur du désir de jouir, afin d’augmenter la Dvékout (adhésion) par une propagation directe à partir de Son essence. Ensuite la lumière se vida de toutes les distinctions du lieu, c'est-à-dire de tous les quatre degrés qu’il y a dans le lieu. Et bien qu’elle n’ait diminué son désir que de Behina Dalet, c’est la nature du spirituel d'être indivisible.

Puis Il étendit une ligne de lumière des trois premières Behinot (distinctions), et Behina Dalet resta un espace vide.

28) Ensuite la lumière Ein Sof s’étendit une fois de plus vers le lieu qui s'est vidé, mais ne remplit pas le lieu de toutes ses quatre Behinot, mais seulement de trois Behinot, comme c'était le désir du point de la restriction. Ainsi le point médian qui a été restreint resta vide et creux car la lumière illumina seulement jusqu'à Behina Dalet, non comprise, et la lumière Ein Sof s’arrêta là. Le principe de l’inclusion des Behinot l’une de l’autre qui a lieu dans les mondes supérieurs sera discutée plus bas. En cela on comprend que ces quatre Behinot sont incluses l’une de l’autre de telle façon que dans Behina dalet elle-même il y a toutes les quatre Behinot. Il s'ensuit que la lumière Ein Sof atteint les trois premières Behinot de Behina Balet, et seulement Behina Dalet de Behina Dalet reste vide et sans lumière.

 

Introduction au Talmud des dix Sefirot

1) Au commencement de mon discours, j’ai grand besoin de briser le mur de fer qui, depuis la destruction du Temple jusqu’à cette génération, nous a séparé de la sagesse de la Kabbale. Il repose lourdement sur nous et suscite une peur, qui à Dieu ne plaise, ne sera pas oubliée d’Israël.

Cependant, quand je commence à parler au cœur de quiconque de cette étude, sa première question est: « Pourquoi devrais-je savoir combien d’anges il y a dans le ciel et quels sont leurs noms? Est-ce que je ne peux pas observer l’ensemble de la Torah dans tous ses détails et ses complexités sans ces connaissances? ».

Sa deuxième question sera: « Les sages ont déjà déterminé que l’on doit d’abord remplir son ventre avec la Guémara et le Talmud. Alors comment quelqu’un peut-il se leurrer en pensant qu’il a fini toute la Torah révélée et qu’il ne lui manque que la sagesse cachée? »

La troisième: « Comme il y a déjà eu des cas de déviation du chemin de la Torah à cause d’un engagement dans la Kabbale, il a peur de mal tourner à cause de cet engagement. Pourquoi aurais-je besoin de ce désagrément? Qui serait assez bête pour se mettre en danger pour rien? »

La quatrième: « Même ceux qui favorisent cette étude ne la permettent seulement qu’à de saintes personnes, serviteurs du Créateur. Est-il donné à tous ceux qui veulent saisir le Seigneur de venir et de se servir? »

La cinquième et la plus importante: « Nous avons une habitude, qui veut que lorsque nous doutons, nous suivions: « Fais comme les autres » et je vois que tous ceux qui étudient la Torah dans ma génération sont unanimes et s’abstiennent d’étudier ce qui est caché. De plus, à ceux qui le leur demandent, ne conseillent-ils pas de manière indubitable d’étudier une page de Guémara à la place de cet engagement? »

2) En effet, si on prenait à cœur de ne répondre qu’à une seule question très connue, je suis sûr que toutes ces questions et ces doutes disparaîtraient, comme s’ils n’avaient jamais existé. Ainsi la question pressante que tous les hommes se posent est : quel est le sens de notre vie? En d’autres termes, ces nombreuses années de notre vie qui nous coûtent si chères, à savoir, les nombreuses douleurs et les nombreux tourments que nous souffrons à cause d’elle, et allons jusqu’au bout et demandons, qui en profite? Pour être encore plus précis, à qui est-ce que je fais plaisir?

Il est vrai que les historiens sont déjà las de la considérer, sans parler de notre génération, où personne ne veut même la soulever. En dépit de tout, la question même garde toute sa force et son amertume. Parfois elle nous rencontre, sans avoir été invitée, elle assaille notre esprit et nous rabaisse jusqu’à la poussière, avant que nous ne parvenions à retrouver le stratagème connu, c’est-à-dire, se laisser entraîner dans les courants de la vie, comme autrefois.

3) En effet, c’est pour résoudre cette énigme impénétrable que le verset dit: « Goûtez et voyez que le Seigneur est bon ». Ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot suivant les lois sont ceux qui goûtent la saveur de la vie et ce sont eux qui voient et témoignent que le Seigneur est bon, comme nos Sages disent, qu’Il a créé les mondes pour faire du bien à Ses créatures, puisque la voie de Celui qui est bon est de prodiguer le bien.

Mais il est évident que celui qui n’a pas encore goûté à la saveur de la vie en observant la Torah et les Mitsvot ne peut pas comprendre ni ressentir que le Seigneur est bon comme nos Sages le disent, car toute l’intention du Seigneur, en le créant, n’était que de lui faire du bien. Donc, il n’a pas d’autre conseil que d’aller pratiquer la Torah et les Mitsvot suivant les lois.

Il est écrit dans la Torah (Deutéronome: 30 :15): « Vois, J’ai mis devant toi aujourd’hui la vie et le bien et la mort et le mal ». Ceci veut dire qu’avant le don de la Torah, nous n’avions que la mort et le mal devant nous, comme nos Sages disent, que « les méchants dans leur vie sont appelés morts », car leur mort est meilleure que leur vie, puisque les douleurs et les souffrances qu’ils endurent pour obtenir leur subsistance sont bien plus grandes que le peu de plaisir qu’ils éprouvent dans cette vie.

Cependant, maintenant nous avons été récompensés de la Torah et les Mitsvot et en les observant nous sommes récompensés de la vie véritable, joyeuse et qui réjouit son propriétaire, comme il est écrit : « Goûtez et voyez que le Seigneur est bon ». Le texte dit à ce sujet : « Vois, J’ai mis devant vous aujourd’hui, la vie et le bien », ce que vous n’aviez pas du tout en réalité avant le don de la Torah.

Le texte finit par (Deutéronome: 30 :19): « Alors choisis la vie, afin de vivre, toi et ta descendance » et il y a apparemment une répétition « choisis la vie, afin de vivre ». Mais ceci fait référence à la vie où l’on observe la Torah et les Mitsvot, car alors on vit dans la vérité, alors qu’une vie sans Torah ni commandements est plus dure que la mort. C’est la signification des mots de nos Sages: « les méchants dans leur vie sont appelés morts ».

            Le texte a dit: « afin de vivre, toi et ta descendance ». Cela veut dire, non seulement qu’une vie sans Torah est sans joie aucune pour son propriétaire, mais aussi, que celui-ci ne peut pas non plus faire plaisir aux autres, ce qui veut dire qu’il ne trouve même pas de satisfaction dans les fils qu’il engendre, puisque la vie de ceux-ci aussi, est plus dure que la mort. Quel cadeau leur transmet-il?

En fait, celui qui vit selon la Torah et les Mitsvot non seulement est récompensé de sa propre vie, mais il est heureux aussi de donner naissance à des fils et de leur léguer cette bonne vie. Ceci est la signification de: « afin de vivre, toi et ta descendance », car il a un plaisir supplémentaire dans la vie de ses fils, dont il est la cause.

4) Par cela, vous comprendrez les mots de nos Sages à propos du verset: « Et tu choisiras la vie ». Il exprime: « Je vous indique de choisir la part de la vie, comme une personne dit à son fils: choisis pour toi-même une bonne part de mes propriétés. Il le place sur le bon lot et lui dit: choisis cela pour toi-même ». Il est écrit à ce propos: « Le Seigneur est mon destin et ma chance, Tu assures mon sort. Tu as placé ma main sur le bon destin et Tu as dit: Prends cela pour toi ».

Ces mots sont en apparence déconcertants, car le verset dit : « et tu choisiras la vie », ce qui veut dire que l’homme choisit de lui-même. Cependant, ils disent « Il le place sur le bon lot ». N’y a-t-il donc plus de choix ici? Et de plus, ils disent que c’est le Seigneur qui place la main de l’homme sur le bon destin. C’est très surprenant, car, si tel est le cas, où est alors le choix de l’homme?

Dans l’explication vous comprendrez la signification des leurs
paroles. Car il est vrai et très exact que le Seigneur Lui-même place la main de l’homme sur le bon destin, à savoir, en lui donnant une vie de satisfaction et de plaisir dans sa vie matérielle remplie de tourments et de douleurs et qui est vide de tout sens. L’homme forcément s’en détache et s’en échappe quand il lui semble même, qu’à travers les fissures, un endroit paisible apparaît à peine où s’évader de cette vie qui est plus dure que la mort. Car n’y a-t-il pas de plus grande patience du Seigneur avec l’homme que celle-là?

Le choix de l’homme est seulement de se renforcer, parce qu’il y a certainement grand effort et travail avant de purifier son corps et de pouvoir observer correctement la Torah et les Mitsvot, c’est-à-dire, non pour son propre plaisir mais pour donner satisfaction à son Créateur, ce qui est appelé Lishma « en Son nom », car ce n’est que de cette façon, que l’homme est récompensé d’une vie de bonheur et de plaisir accompagnant l’observation de la Torah.

Avant d’arriver à cette purification, il a certainement le choix de se renforcer dans la bonne voie, par toutes sortes de moyens et d’artifices et il fera tout ce que sa main trouvera la force de faire, jusqu’à achever le travail de purification sans tomber à mi-chemin, sous le poids du fardeau.

5) On comprend alors les mots de nos Sages dans le Traité des Pères (6 :4): « Ainsi est la voie de la Torah: tu mangeras du pain avec du sel, boiras un peu d’eau, dormiras par terre, vivras une vie pénible et tu peineras dans la Torah. Si tu agis ainsi, heureux es-tu, heureux dans ce monde et heureux dans le monde à venir ».

Il faut se demander : en quoi la sagesse de la Torah est-elle différente des autres enseignements dans le monde qui n’ont pas besoin d’ascétisme ni d’une vie pénible, mais pour lesquels le travail est suffisant pour en être récompensé? Bien que nous travaillions intensivement sur la Torah, cela n’est pas encore suffisant pour être récompensés de la sagesse de la Torah, sauf par la pénitence du pain avec du sel et une vie pénible etc.

La dernière phrase est encore plus surprenante car ils disent: « Si tu agis ainsi, heureux es-tu, heureux dans ce monde et heureux dans le monde à venir ». Il en est ainsi, parce qu’il est possible d’être heureux dans le monde à venir. Cependant, dans ce monde, quand je me mortifie en mangeant et buvant et dormant et en vivant une vie très pénible, cela est-il dit de cette vie, « heureux es-tu dans ce monde »?
Est-ce là, la signification d’une vie heureuse dans ce monde?

6) En fait, il vient d’être expliqué que l’engagement dans la Torah et des Commandements, selon les lois et leurs conditions strictes, est de procurer satisfaction à son Créateur et non pas pour une satisfaction personnelle. Il n’est possible d’y arriver que par un grand labeur et beaucoup d’efforts pour purifier le corps.

Le premier stratagème est de s’habituer à ne rien recevoir pour son propre plaisir, même les choses permises et nécessaires à l’existence de son corps, telles que manger, boire, dormir et autres nécessités. Ainsi, il se détache complètement de tout plaisir accompagnant même par contrainte la fourniture de sa subsistance vitale jusqu’à vivre littéralement une vie pénible.

Alors, après s’y être habitué et que son corps ne désire plus recevoir aucun plaisir pour lui-même, il lui est alors possible de s’engager aussi dans la Torah et d’exécuter les Mitsvot, c’est-à-dire de procurer satisfaction à son Créateur et non pas pour un quelconque plaisir personnel.

Quand il en est récompensé, il est alors récompensé de goûter la vie heureuse, remplie de tout le bien et le plaisir, qui apparaissent par l’engagement dans la Torah et des Commandements Lishma, en Son nom, sans aucun défaut dû à la peine. C’est comme Rabbi Meir dit (Traité des Pères 6 :1) « Celui qui s’engage dans la Torah Lishma, est récompensé de nombreuses choses. Non seulement cela, mais aussi, le monde entier lui est favorable …et les secrets de la Torah lui sont révélés et il devient une source abondante ».

C’est à son sujet que le verset dit: « Goûtez et voyez que le Seigneur est bon ». Celui qui goûte la saveur de l’engagement dans la Torah et des Mitsvot Lishma, est récompensé de voir par lui-même l’intention de la Création, qui est uniquement de faire le bien à Ses créatures, puisque c’est la voie de Celui qui est bon de faire le bien. Il est joyeux et content des nombreuses années de vie que le Seigneur lui a attribuées et le monde entier lui est favorable.

7) Maintenant vous comprendrez les deux côtés de l’engagement dans la Torah et les Mitsvot. D’un côté, c’est la voie de la Torah, c’est-à-dire une préparation considérable par laquelle l’homme doit préparer la purification de son corps, avant d’être récompensé d’observer la Torah et les Mitsvot.

Il pratique alors forcément la Torah et les Mitsvot Lo Lishma (pas en Son nom), mais en y mêlant son propre plaisir car il n’a pas encore eu le temps de sanctifier ni de purifier son corps du désir de recevoir les plaisirs des vanités de ce monde. C’est à ce moment qu’il doit vivre une vie pénible et travailler dur dans la Torah, comme il est écrit dans la Mishna.

Certes, lorsqu’il a accompli la voie de la Torah, qu’il a déjà purifié son corps et qu’il est maintenant prêt à observer la Torah et les Mitsvot Lishma, pour donner satisfaction à son Créateur, il arrive alors de l’autre côté, qui est la vie de plaisir et de grande sérénité qui était l’intention de la Création de « faire le bien à Ses créatures », c’est-à-dire la vie la plus heureuse dans ce monde et dans le monde à venir.

8) Ceci explique bien la grande différence entre la sagesse de la Torah et les autres enseignements du monde: acquérir les autres enseignements dans le monde n’améliore pas du tout à la vie dans ce monde, parce qu’ils ne donnent même pas la moindre gratification pour les tourments et les souffrances que l’individu subit durant sa vie. Il n’est donc pas obligé de corriger son corps; le travail qu’il donne en
contrepartie est tout à fait suffisant, comme c’est le cas avec toutes les autres possessions temporelles acquises en contrepartie du labeur et du travail.

Cependant, le seul but de l’engagement dans la Torah et les Mitsvot est de rendre l’individu capable de recevoir toute cette bonté qui est dans l’intention de la Création, « de faire le bien à Ses créatures ». Il doit donc certainement purifier son corps pour mériter et bénéficier de cette bonté divine.

9) Ceci clarifie bien, aussi, les paroles de la Mishna, « Si tu agis ainsi, heureux tu seras dans ce monde ». Cette précision est donnée intentionnellement pour indiquer qu’une vie heureuse dans ce monde n’est préparée que pour ceux qui ont accompli la voie de la Torah. Donc, la question de la mortification en mangeant, buvant, dormant et en ayant une vie pénible, mentionnée ici, ne dure que quand il est sur la voie de la Torah. C’est pourquoi ils insistent et disent: « Ainsi est la voie de la Torah ».

Quand l’individu a accompli cette voie de Lo Lishma dans une vie pénible et dans la mortification, la Mishna termine en disant: « heureux dans ce monde », parce que tu acquerras le même bonheur et la même bonté qui sont dans l’intention de la Création et le monde entier te sera favorable à savoir même ce monde-ci et d’autant plus le monde à venir.

10) Le Zohar (Genèse p 31 : 72) écrit à propos du verset « Et Dieu dit: Que la lumière soit et la lumière fut. La lumière était dans ce monde et la lumière était dans le monde à venir ». Ce qui veut dire que les actes de la création ont été créés dans leur entière forme et stature, c’est-à-dire dans leur perfection et gloire absolues. En conséquence, la Lumière qui a été créée le premier jour, est apparue dans toute sa perfection et contenait aussi la vie de ce monde dans une douceur et une grâce totales, comme exprimées dans les mots « la lumière fut ».

Cependant, pour préparer un espace où choisir et travailler, Il se dressa et la dissimula pour les justes à la fin des temps, comme nos Sages le disent. Ainsi ils dirent dans leur langue pure « la Lumière était dans ce monde » Cependant, cela n’est pas resté ainsi mais « la Lumière était dans le monde à venir ».

En d’autres termes, ceux qui pratiquent la Torah et les Commandements Lishma ne l’atteignent qu’à la fin des temps, c’est-à-dire dans l’avenir après la purification de leur corps par la voie de la Torah car ils sont alors également dignes de cette formidable Lumière dans ce monde, comme nos Sages disent « Tu verras ton monde dans ta vie ».

11) Cependant, nous trouvons et voyons dans les mots des Sages du Talmud, qu’ils nous ont rendu la voie de la Torah plus facile que les Sages de la Mishna, en disant « L’homme pratiquera toujours la Torah et les Commandements, même
Lo Lishma et de Lo Lishma il arrivera à Lishma, car la Lumière en elle le ramène vers le bien ».

Ainsi ils nous ont inventé un nouveau moyen pour remplacer la pénitence, présentée dans la Mishna (Traité des Pères) et qui est la « Lumière dans la Torah ». Elle a suffisamment de puissance pour le ramener vers le bien et le mener à pratiquer la Torah et les Commandements Lishma.

Ils n’ont pas mentionné ici de pénitence, mais uniquement dans l’engagement dans la Torah et les Commandements seuls, cette Lumière lui suffit et le ramène vers le bien, pour qu’il puisse s’engager dans la Torah et les Commandements, pour procurer contentement à son Créateur et aucunement pour son propre plaisir. Ceci est appelé Lishma.

12) Mais nous devons apparemment y réfléchir. Après tout, n’avons-nous pas trouvé que la pratique de la Torah chez quelques étudiants n’a pas aidée à venir à Lishma à travers la Lumière qui est en elle? En effet, pratiquer la Torah et les Mitsvot Lo Lishma veut dire qu’il croit au Créateur et au concept de récompense et punition. Il s’engage dans la Torah parce que le Créateur en a ordonné la pratique, mais il associe son propre plaisir avec le fait de donner satisfaction à son Créateur.

Si après tout son labeur dans la pratique de la Torah et des Mitsvot, il savait qu’il ne lui reviendrait aucun plaisir, ni gratification personnelle de ce grand labeur et effort, il regretterait d’avoir accompli tous ces efforts, car dès le début il se serait torturé, en pensant qu’il jouirait lui aussi de ce travail. Ceci est appelé Lo Lishma.

Néanmoins, nos Sages ont aussi permis le début de la pratique de la Torah et des Mitsvot Lo Lishma, parce que de Lo Lishma il arrivera à Lishma. En effet, il n’y a pas de doute que si cet étudiant n’a pas acquis la foi en le Créateur et en Sa Torah, mais demeure dans le doute, ce n’est pas à son sujet que nos Sages ont dit « de Lo Lishma il viendra à Lishma » et ce n’est pas de lui qu’ils ont dit « qu’en s’y engageant la Lumière qui est en elle le ramène vers le bien ».

La Lumière de la Torah n’illumine que ceux qui ont la foi. De plus, la mesure de cette Lumière est à la mesure de la force de sa foi. C’est l’opposé pour ceux qui sont sans foi, car ils reçoivent les ténèbres par la Torah et leurs yeux s’obscurcissent.

13) Les Sages ont composé une belle allégorie à propos de ce verset, « Malheur à vous qui désirez le jour du Seigneur! Pourquoi voulez-vous le jour du Seigneur? Il est ténèbres et non lumière » (Amos 5:18). C’est une parabole à propos d’un coq et d’une chauve-souris qui attendaient la Lumière. Le coq dit à la chauve-souris: « J’attends la Lumière parce que la Lumière est mienne, mais toi, pourquoi as-tu besoin de la Lumière? » (Sanhédrin 98:72).

On comprend bien, que ces mêmes étudiants qui n’ont pas été récompensé de venir de Lo Lishma à Lishma, à cause de leur manque de foi, n’ont reçu aucune Lumière de la Torah et donc ils marchent dans les ténèbres et mourront sans sagesse.

Mais ceux qui ont été récompensés d’une foi complète, il leur est garanti, dans les mots de nos Sages, qu’en s’engageant dans la Torah même Lo Lishma, la Lumière qui est en elle les ramènera vers le bien et ils seront récompensés de la Torah Lishma qui apporte une vie heureuse et bonne dans ce monde et dans le monde à venir, même sans l’affliction préalable d’une vie pénible. C’est d’eux que le verset dit: « Alors tu te délecteras dans le Seigneur et Je te ferai chevaucher sur les hauts lieux de la terre ».

14) Concernant le propos évoqué ci-dessus, j’ai autrefois interprété le dicton de nos Sages: « Lui dont la Torah est son art ». La mesure de sa foi est apparente dans sa pratique de la Torah parce que les lettres du mot Oumanouto (son art) sont les mêmes en hébreu que les lettres du mot Emounato (Sa foi).

C’est comme une personne qui a confiance en son ami et lui prête de l’argent. Elle peut lui faire confiance pour un Euro, mais s’il lui demande deux Euros elle refusera de lui prêter et elle peut lui faire confiance jusqu’à cent Euros, mais pas plus. Elle peut aussi lui faire confiance pour la moitié de ses biens, mais pas tous ses biens. Enfin, elle peut aussi lui faire confiance pour la totalité de ses biens, sans le moindre soupçon de peur. Cette dernière foi-là, est considérée comme une foi complète, mais dans les cas précédents, elle est considérée comme une foi incomplète. C’est plutôt une foi partielle, soit plus soit moins.

Ainsi, l’un alloue seulement une heure par jour pour pratiquer la Torah et travailler à la mesure de sa foi en le Créateur. L’autre alloue deux heures, selon la mesure de sa foi en le Créateur. Le troisième ne néglige même pas un seul instant de son temps libre, sans s’engager dans la Torah et le travail. Ainsi, seule la foi du dernier est complète puisqu’il fait confiance au Créateur pour tous ses biens. Mais les précédents, n’ont pas encore une foi tout à fait complète.

15) Ainsi, il a été très bien clarifié que l’homme ne doit pas s’attendre à ce que la Torah et les Commandements Lo Lishma l’amènent à Lishma, sauf quand il sait dans son âme qu’il a été récompensé de la foi en le Créateur et en Sa Torah. C’est alors que la Lumière qui est en elle le ramène vers le bien et il sera récompensé du jour du Créateur qui est entièrement Lumière. La sainteté de la foi purifie les yeux de l’homme pour jouir de Sa Lumière, jusqu’à ce que la Lumière de la Torah le ramène vers le bien.

Cependant, ceux qui sont sans foi ressemblent à des chauves-souris qui ne peuvent pas regarder la lumière du jour, parce que la lumière du jour s’est transformée pour en une obscurité plus terrible que les ténèbres de la nuit, car elles ne se nourrissent que dans l’obscurité de la nuit.

De même, les yeux de ceux qui n’ont pas la foi sont aveuglés à Sa Lumière et ainsi la Lumière devient pour eux obscurité et la potion de vie devient pour eux une potion de mort. C’est à leur sujet que le texte dit : « Malheur à vous qui
désirez le jour du Seigneur! Pourquoi voulez-vous le jour du Seigneur? Il est ténèbres et non lumière ». Il faut donc, d’abord, faire que sa foi soit complète.

16) Ceci répond à une question dans les Tossafot (Taanit P.7): « Pour celui qui s’engage dans la Torah Lishma, Sa Torah devient pour lui une potion de vie. Pour celui qui s’engage dans la Torah Lo Lishma, Sa Torah devient une potion de mort ». Ils questionnèrent et il est dit: « L’homme s’engagera toujours dans la Torah et les Commandements Lo Lishma, car de Lo Lishma il viendra à Lishma ».

Selon ce qui a été expliqué, il faut diviser cela simplement: celui qui s’engage dans la Torah au nom du Commandement d’étudier la Torah et qui croit en la récompense et punition, bien qu’en associant son plaisir et son utilité personnelle dans l’intention de contenter son Créateur, la Lumière qui est en elle le ramènera vers le bien et il viendra à Lishma. Celui qui étudie la Torah, non pour le Commandement d’étudier la Torah, puisqu’il ne croit pas en la récompense et punition au point de travailler dur pour elle, mais ne fait des efforts que pour son propre plaisir, elle devient donc une potion de mort pour lui, car la Lumière qui est en elle devient pour lui obscurité.

17) C’est pourquoi l’élève s’engage, avant son étude, à renforcer sa foi en Dieu et en Sa Providence de la récompense et la punition, comme l’ont dit nos Sages « Infailliblement le détenteur de ton travail, te payera le salaire de ton action ».
L’élève orientera son effort vers les Mitsvot (commandements) de la Torah et ainsi il sera récompensé de se réjouir de Sa Lumière. L’attribut de Sa Lumière renforcera et augmentera aussi sa foi, comme il est écrit « ce sera le remède à ta chair et la potion pour tes os » (Proverbes 3,8).

Ainsi, il est certain que son cœur sera prêt, car de Lo Lishma il viendra à Lishma. De cette façon, même celui qui sait qu’il n’a pas encore été récompensé de la foi, aura l’espoir d’y arriver aussi en étudiant la Torah. Par cela, il n’y a pas de plus grande Mitsva, que celle de mettre tout son cœur et tout son esprit pour être récompensé de la foi en Dieu, comme le disent nos Sages « Habacuc arriva et insista:
le juste vivra dans sa foi » (Makot 24).

Non seulement cela, mais il n’a pas d’autre conseil, comme il est écrit (dans Massekhet Baba Batra page 16 ligne71) : « Raba dit: Job demanda à ce que le monde entier soit exempt du jugement. Il Lui dit: Maitre du monde, Tu as créé les justes, Tu as créé les méchants, qui T’en empêche ». Rachi explique : « Tu as créé des justes par le bon penchant, Tu as créé des méchants par le mauvais penchant, personne n’échappe à Tes mains, car qui T’en empêcherait. Les pécheurs y sont obligés. Que lui ont répondu ses amis (Job 15) : même toi tu profanerais ta piété et tu réduirais ta dévotion devant Dieu. Le Saint béni soit-Il a créé le mauvais penchant et a créé l’épice de la Torah ».

Et Rachi interprète: « Il lui a créé la Torah, qui est l’épice et qui annule les pensées de transgression » comme il est écrit (dans Kidoushin page 30) « si ce scélérat t’a blessé, emmène-le au séminaire. S’il est pierre, il se rompra, leur voie n’est pas forcée, car ils peuvent se sauver ».

18) Il est clair qu’ils ne peuvent pas échapper au jugement, s’ils ont dit qu’ils ont reçu cette épice et qu’ils ont encore des pensées de transgression, c’est-à-dire qu’ils vivent encore dans le doute et leur mauvais penchant ne s’est pas encore dissous. Car le Créateur, qui a créé et a donné au mauvais penchant sa validité, savait évidemment créer aussi son remède et l’épice, qui infailliblement épuisent la force du mauvais penchant et l’anéantissent complètement.

Si quelqu’un s’est engagé dans la Torah et n’a pas réussi à se défaire de son mauvais penchant, ce n’est que parce qu’il a négligé d’y mettre tout le labeur et les efforts exigés pour étudier la Torah, comme il est écrit « Je n’ai pas fait d’effort et j’ai trouvé, n’y crois pas » mais il se peut qu’il ait donné « la quantité » d’efforts exigée, mais a négligé « la qualité ».

C’est-à-dire qu’ils n’ont pas mis leur esprit et leur cœur, tout en s’engageant dans la Torah, pour être récompensé d’attirer la Lumière de la Torah, qui apporte la foi dans le cœur de l’homme, mais s’y sont engagés sans être attentifs au point principal exigé dans la Torah, qui est sa Lumière qui amène à la foi. Bien qu’ils en aient eu l’intention au début, ils en ont dévié pendant l’étude.

Quoi qu’il en soit, il ne peut pas s’exempter du jugement en plaidant la contrainte, suite à l’impératif de nos Sages « J’ai créé le mauvais penchant, Je lui ai créé l’épice de la Torah », car s’il existait une exception, la question de Job serait encore valide.

19) Par tous ces éclaircissements, j’ai ôté une grande revendication quant à ce qui étonne dans les écrits de Rabbi Haim Vital, dans son introduction à Shaar HaHakdamot du Ari et dans l’introduction au livre L’arbre de vie et je cite :

« En effet, un homme ne devrait pas dire : je vais m’engager dans la sagesse de la Kabbale avant de m’engager dans la Torah et la Mishna et le Talmud», car nos Sages ont déjà dit: « un homme n’entrera pas dans le Pardes, si son ventre n’est pas plein de viande et de vin ». Cela ressemble à une âme sans corps, qui n’a ni récompense, ni action, ni compte, jusqu’à ce qu’elle se relie au corps, quand il est complet, corrigé dans les Mitsvot de la Torah, les 613 Mitsvot.

De même, à l’inverse, quand il s’engage dans la sagesse de la Mishna et du Talmud de Babylone, sans non plus prendre une part aux secrets de la Torah et à ses mystères, c’est comme un corps assis dans l’obscurité sans une âme humaine, chandelle de Dieu, qui l’éclaire à l’intérieur. De sorte que le corps est sec et n’attire pas une source de vie.

Donc, l’élève intelligent qui s’engage dans la Torah Lishma, doit d’abord étudier la sagesse de la Bible, de la Mishna et du Talmud, autant que son esprit puisse l’endurer et ensuite il se mettra à connaître son Créateur par la sagesse de la vérité.  Ainsi le roi David ordonna à son fils Salomon : « « Connais le Dieu de ton père et sers-Le ». Si l’homme trouve l’étude du Talmud difficile et accablante, après s’y être donné une chance, il ferait mieux d’y renoncer et de s’engager dans la sagesse de la vérité.

Il est écrit que l’élève qui n’a pas vu de bon signe de son étude en cinq ans, n’en verra plus (Houlin page 24). Cependant, tout homme qui étudie facilement, doit étudier une heure ou deux par jour la Halakha, pénétrer et justifier les questions qui se posent dans les lois littérales ».

20) Et voilà qu’apparemment ses paroles étonnent beaucoup, car il dit, qu’il aille s’engager dans la sagesse de la vérité, avant d’avoir réussi dans l’étude du révélé, ce qui est en contradiction avec ses propres paroles précédentes, que la sagesse de la Kabbale sans la Torah littérale, est comme une âme sans corps et n’a ni action, ni compte, ni récompense. La preuve est que l’élève qui n’a pas vu de bon signe, est encore plus étonnante, car nos Sages n’ont-ils pas dit de renoncer à l’étude de la Torah que pour cette raison? Mais évidemment, c’est pour l’avertir de vérifier sa conduite et d’essayer chez un autre Rav, ou dans une autre partie de la Torah. Mais il ne doit certainement pas renoncer à la Torah, pas même à la Torah révélé.

21) Une autre difficulté dans les paroles du Rabbi Haim Vital et celles de la Guémara dont il ressort que l’homme a besoin d’une certaine préparation et d’une excellence spéciale pour être récompensé de la sagesse de la Torah. Mais nos Sages ont dit (dans Midrash Raba Parashat « et c’est la bénédiction »): « Le Saint béni soit-Il dit à Israël: votre vie, toute la sagesse et toute la Torah sont des choses faciles. Tous ceux qui Me craignent et observent les paroles de la Torah, toute la sagesse et toute la Torah sont dans leur cœur ». Donc, il n’y a aucun besoin d’une excellence préalable et c’est seulement par la vertu de la crainte de Dieu et l’observation des Mitsvot, que l’on est récompensé de toute la sagesse de la Torah.

22) Ainsi, en faisant attention à ses paroles, elles nous sont claires comme un astre céleste et pur, car son intention, dans ce qu’il a écrit « il ferait mieux d’y renoncer, après s’être donné une chance dans la sagesse littérale », n’est pas dans la chance d’être perspicace et érudit, mais comme nous l’avons expliqué plus haut dans « J’ai créé le mauvais penchant, J’ai créé l’épice de la Torah », c’est-à-dire qu’il a mis son labeur et ses efforts dans la Torah révélée, mais le mauvais penchant se trouve encore là, valide et ne se dissout pas du tout, car il n’est pas encore sauvé de pensées de transgression, comme l’a écrit Rachi, plus haut dans l’explication de « Je lui ai créé l’épice de la Torah ».

C’est pourquoi il lui conseille d’y renoncer et de s’engager dans la sagesse de la vérité, car il est plus facile d’attirer la Lumière de la Torah en étudiant et en faisant des efforts dans la sagesse de la vérité, qu’avec l’effort dans la Torah littérale. La signification est facile, car la sagesse de la Torah littérale est revêtue de vêtements extérieurs et concrets, comme le vol, la nuisance etc., ce qui rend difficile à tout homme d’orienter son esprit et son cœur pendant l’étude vers Dieu, pour attirer la Lumière de la Torah.

De plus, cet homme, qui a déjà d’accablantes difficultés à étudier le Talmud même, comment pourrait-il encore se rappeler du Créateur pendant l’étude, alors qu’elle traite de sujets matériels, qui ne peuvent être en lui en même temps que l’intention pour le Créateur?

C’est pourquoi il lui conseille de s’engager dans la sagesse de la Kabbale, qui est une sagesse vêtue entièrement des noms du Saint béni soit-Il et alors évidemment il pourra, sans peine, orienter son esprit et son cœur vers Dieu durant l’étude, même si elle est des plus difficiles, car traiter de sujets de sagesse et du Créateur, est la même chose, et c’est très facile.

23) C’est pourquoi, il apporte une belle preuve des écrits de la Guémara : « de là, l’élève qui n’a pas vu de bon signe de son étude en cinq ans, n’en verra plus », car pourquoi n’aurait-il pas vu de bon signe de son étude? Ce n’est certainement qu’à cause du manque d’intention de son cœur et non pas parce qu’il n’a pas d’aptitude pour la Torah, car la sagesse de la Torah n’a besoin d’aucun talent.
Mais d’après le verset ci-dessus, « Le Saint béni soit-Il dit à Israël: votre vie, toute la sagesse et toute la Torah sont des choses faciles. Tous ceux qui Me craignent et observent les paroles de la Torah, toute la sagesse et toute la Torah sont dans leurs cœurs ».

Certes, cela lui demande du temps pour s’habituer à la Lumière de la Torah et aux Mitsvot et je ne sais pas combien. L’homme peut attendre ainsi soixante-dix ans de sa vie. C’est pourquoi la Braita (Houlin 24) nous prévient qu’il ne faut pas attendre plus de cinq ans. Rabbi Yossi dit que trois ans sont plus que suffisants pour être récompensé de la sagesse de la Torah. S’il n’a pas eu de bon signe durant cette période, qu’il ne se berce pas de faux espoirs et ne soit pas frustré ni déçu, mais qu’il sache qu’il ne verra plus jamais de bon signe.

C’est pourquoi il doit immédiatement se trouver un beau stratagème, par lequel il réussira à atteindre Lishma et être récompensé de la sagesse de la Torah. La Braitan n’a pas spécifié quel stratagème, mais met en garde de ne pas rester dans la même situation, à attendre. C’est ce que dit le Rav, que le stratagème le plus propice et le plus sûr pour lui, est de s’engager dans la sagesse de la Kabbale. Il renoncera complètement à la sagesse de la Torah révélée, vu qu’il s’y est déjà donné une chance et n’y a pas réussi et il dédiera tout son temps à la sagesse de la Kabbale, par laquelle sa réussite sera certaine.

24) C’est très simple, car il n’y a là rien de l’enseignement de la Torah littérale qu’il faille savoir pratiquement, car « l’ignorant n’est pas pieux, un enseignement erroné conduit à la malveillance et un pécheur fera perdre beaucoup de bien ». De sorte qu’il soit obligé de les répéter jusqu’à ne plus y échouer en pratique.

Mais tout ce dont on parle ici n’est que d’étudier la sagesse de la Torah révélée, de voir et d’expliquer les questions qui se posent dans les lois littérales, comme en déduit Rabbi Haim Vital lui-même, c’est-à-dire la partie de l’étude de la Torah qui n’est pas du tout pratiquée par des actions, ni par des lois. On peut donc en faciliter l’étude par les écrits abrégés au lieu de la source. Cela aussi exige une grande attention, car celui qui connaît la loi par sa source, ne ressemble pas à celui qui la connaît par la lecture d’un résumé. Pour ne pas s’y tromper, Rabbi Haim Vital déclare dès le début de ses paroles, que l’âme ne se lie au corps que quand celui-ci est complet et corrigé par les Mitsvot de la Torah, des 613 Mitsvot.

25) Tu verras à présent, que toutes les questions que nous avons posées au début de l’introduction ne sont que des futilités. Ce sont ces filets mêmes que le mauvais penchant déploie pour piéger des âmes naïves et les tourmenter dans ce monde sans pitié.

Voyons la première question, où ils prétendent pouvoir pratiquer la Torah entière sans avoir aucune connaissance de la sagesse de la Kabbale. Je leur dis, en effet, si vous pouvez étudier la Torah et pratiquer ses Mitsvot, suivant les lois, Lishma, c’est-à-dire, uniquement, pour plaire au Créateur, alors vous n’avez vraiment pas besoin de l’étude de la Kabbale, car alors on dira de vous « L’âme de l’homme nous enseignera », car alors tous les secrets de la Torah vous sont révélés, comme une source abondante, comme le dit Rabbi Meir, dans la Mishna (Avot), sans avoir besoin d’aide des livres.

Mais si vous étudiez encore d’une façon Lo Lishma et que vous espérez être récompensé par elle de  Lishma, je dois donc vous demander, combien de temps étudiez-vous ainsi? Si vous vous trouvez encore dans les cinq ans, d’après Tana Kama, ou bien les trois ans, d’après Rabbi Yossi, vous avez alors encore le temps d’attendre et d’espérer.

Mais si, dans l’engagement de la Torah Lo Lishma, vous avez dépassé les trois ans, d’après Rabbi Yossi et les cinq ans, d’après Tana Kama, la Braita vous avertit que vous ne verrez plus de bon signe sur la voie où vous vous trouvez! Pourquoi donc
bercer votre âme de faux espoirs, alors que vous possédez un stratagème aussi proche et sûr que l’étude de la sagesse de la Kabbale, comme j’en ai prouvé le sens plus haut, vu que l’étude des sujets de la sagesse ne font qu’un avec le Créateur ?

26) La seconde question touche à ce qui est écrit, qu’il faut d’abord remplir son ventre avec la Mishna et la Guémara. Certes, tout le monde est d’accord avec cela. Mais il est évident que tout cela est vrai si vous avez déjà atteint l’étude dans Lishma, ou même dans Lo Lishma, si vous êtes encore dans les trois ans ou les cinq ans. Mais après cela, la Braita vous avertit que vous ne verrez plus jamais de bon signe. Vous devez donc essayer votre chance dans l’étude de la Kabbale.

27) Nous devons aussi savoir que la sagesse de la vérité comprend deux parties: La première partie est nommée « les secrets de la Torah », qu’il est interdit de révéler, excepté à travers des indices, de la bouche d’un sage kabbaliste, à quelqu’un qui en comprend le sens. Et les Maassé HaMerkava et Maassé Béréshit appartiennent à cette partie. Les sages du Zohar nomment cette partie « les trois premières Sefirot », « Kéter, Hokhma, Bina ». Elle est également nommée « Rosh HaPartsouf » (la tête du Partsouf).

La deuxième partie est nommée « les goûts de la Torah » (Taamim), qu’il est permis de dévoiler et c’est aussi une grande Mitsva de les révéler. Elle est appelée dans le Zohar « les sept Sefirot inférieures du Partsouf ». Elle est aussi appelée Gouf HaPartsouf » (le corps du Partsouf).

Car dans chaque Partsouf de sainteté, il y a dix Sefirot, nommées : Kéter, Hokhma, Bina, Hessed, Guevoura, Tifféret, Netsakh, Hod, Yessod, Malkhout. Les trois premières Sefirot sont appelées « Rosh HaPartsouf ». Les sept Sefirot inférieures sont nommées « Gouf HaPartsouf ». L’âme de l’homme inférieur contient également les dix Sefirot sous leurs noms ci-dessus et de même dans chaque discernement, les supérieurs comme les inférieurs.

La raison pour laquelle les sept Sefirot inférieures, qui sont le corps du Partsouf, sont nommées Taamim de la Torah « les goûts de la Torah », est le sens de : « un palais qui mange goûte », car les lumières qui se révèlent sous les trois premières, qui sont le sens de Rosh, sont nommées « les goûts » et Malkhout de Rosh est nommée « Palais » (Heikhal). C’est pourquoi ils sont nommés « les goûts de la Torah », c’est-à-dire qui sont découverts dans le palais de la tête, qui est la source de tous les goûts, qui est Malkhout de Rosh. Et de là et plus bas, il n’est pas interdit de révéler. Au contraire, il n’y a pas de plus grande récompense pour celui qui les dévoile.

Et donc ces trois premières et ces sept inférieures sont expliquées, ou bien dans leur entièreté, ou bien dans les plus petits détails possibles, de sorte que même les trois premières de Malkhout de la fin du monde Assiya appartiennent à la partie « des secrets de la Torah » dont la révélation est interdite et les sept Sefirot inférieures de Kéter de Rosh Atsilout, appartiennent au « goûts de la Torah », qu’il est permis de révéler. Toutes ces choses sont inscrites dans les livres de Kabbale.

28) Tu trouveras la source de tous ces écrits dans Massekhet Pessakhim (page 119), comme il est écrit (Isaïe 23) « et son négoce et son salaire seront consacrés à Dieu, il ne sera ni prisé ni conservé, car son salaire sera pour ceux qui demeurent devant Dieu pour se nourrir à satiété et se vêtir majestueusement ». Que veut dire « se vêtir majestueusement »? C’est ce qui couvre les choses qu’Atik Yomin couvrait. Et que sont-elles? Les secrets de la Torah. Il y en a qui disent, ce qui révèle les choses couvertes par Atik Yomin. Que sont-elles? Les Taamim (goûts de la Torah) ».

L’interprétation du Rashbam : Atik Yomin est le Saint béni soit-Il, comme il est écrit « Atik Yomin est assis ». Les secrets de la Torah sont Maassé Merkava et Maassé Béréshit. La signification du « Nom » est comme il est écrit « C’est Mon Nom à jamais ». « Le vêtement » veut dire qu’il ne les transmet pas à n’importe qui, mais seulement à celui dont le cœur est anxieux.

« Ce qui découvre les choses que Atik Yomin recouvre » - qui veut dire recouvre les secrets de la Torah, qui étaient couverts au début et que Atik Yomin a dévoilé et a permis de révéler. Celui qui les révèle est récompensé de ce qu’il a dit dans ce verset.

29) Voici explicitement la grande différence entre les secrets de la Torah, dont celui qui les atteint en reçoit toute cette grande récompense pour les avoir couverts, sans les dévoiler et leur contraire, Taamim (les goûts de la Torah), dont celui qui les atteint en reçoit toute cette grande récompense pour les avoir révélés aux autres. On ne contredit pas le premier avis, mais seulement l’examen des différentes significations entre elles. Le Lishna Kama déclare que c’est la fin, comme il est dit : « se vêtir majestueusement ». Ainsi interprète-t-on l’atteinte de la grande récompense pour avoir couvert les secrets de la Torah. D’autres déclarent que c’est le début comme il est dit « Manger à satiété » qui veut dire Taamim de la Torah, le sens des écrits « le palais qui mange goûtera », car les lumières des Taamim sont nommées alimentation.

C’est ainsi qu’on explique l’atteinte de la grande récompense, pour celui dont il est dit qu’il dévoile les Taamim de la Torah. (Il n’y a pas de différence entre eux, l’un parle des secrets de la Torah et l’autre des Taamim de la Torah). Mais les deux pensent qu’il faut couvrir les secrets de la Torah et révéler les goûts de la Torah.

30) Et voici donc une réponse claire aux quatrième et cinquième questions du début de l’introduction. Les paroles des Sages et les livres saints expliquent aussi qu’il ne faut les transmettre qu’à celui dont le cœur est anxieux, en l’occurrence cette partie nommée « secrets de la Torah », qui sont les trois premières Sefirot et Rosh, qu’on ne transmet qu’aux modestes sous certaines conditions, car tu n’en trouveras même pas une seule mention dans tous les livres de Kabbale écrits et imprimés, car ce sont les choses qu’Atik Yomin a recouvertes cité dans la Guémara.

De plus, peux-tu dire que l’on puisse penser et même concevoir, que tous ces saints et ces justes renommés, qui sont les plus grands et les meilleurs de la nation, comme le Sefer Yetsira (livre de la Création), le livre du Zohar et la Braita de Rabbi Ismaël, Rabbi Hai Gaon, et Rabbi Hamai Gaon, Rabbi Eléazar de Garmiza et le reste des Rishonim (les premiers) jusqu’au Nahamanide et Baal HaTourim et Baal Shoulchan Aroukh jusqu’au Gaon de Vilna et le Gaon de Ladi et les autres justes, que ce sont d’eux que nous avons reçu toute la Torah révélée et que nous vivons de leur mots, pour savoir ce qu’il faut faire pour plaire aux yeux du Créateur. Ils ont tous écrit et imprimé des livres sur la sagesse de la Kabbale et il n’y a pas de plus grande révélation que d’écrire un livre et l’écrivain ne sait pas qui le lira et il se peut que des méchants le lisent et il n’y a donc pas de plus grande révélation des secrets de la Torah.

A Dieu ne plaise, de douter que ces saints et purs aient transgressé même d’un iota ce qui est écrit et expliqué dans la Mishna et la Guémara, qu’il est interdit de les révéler, comme écrit dans Massekhet Haguiga dans Ein Dorshin.

Mais forcément, tous ces livres écrits et imprimés, sont les Taamim de la Torah, qu’Atik Yomin avait recouvert au début et qu’il a révélé plus tard dans le sens du « palais qui mange goûtera » et que non seulement, il n’est pas interdit de dévoiler ces secrets, mais au contraire, c’est une grande Mitsva de les révéler (ci-dessus Pessakhim 119). La récompense de celui qui sait les découvrir et les révèle, est très grande, car du dévoilement de ces lumières à un grand nombre et expressément à un grand nombre, dépend la venue du Messie, bientôt de nos jours Amen.

31) Pour une fois, il faut expliquer pourquoi la venue du Messie dépend de la diffusion de l’enseignement de la Kabbale aux masses, qui a été tellement publié dans le Zohar et les livres de Kabbale. Les foules considèrent cela vain et c’est insupportable.

L’explication de ce sujet est commentée dans Tikounim (corrections) du Zohar (Tikoun 30 p 5 « Netiv Tanina »). Traduction abrégée : « Le deuxième chemin: «l’esprit de Dieu planait sur l’eau». Qu’est-ce que cela veut dire. Quand la Sainte Shékhina est descendue en exil, cet esprit s’est répandu sur ceux qui étudient la Torah, car la Sainte Shékhina se trouve parmi eux. Ils sont tous comme des animaux ruminants du foin. Quelque faveur qu’ils fassent, c’est dans leur propre intérêt. De même pour tous ceux qui étudient la Torah, quelque faveur qu’ils fassent, c’est dans leur propre intérêt. A ce moment-là, l’esprit les quitte et ne reviendra plus jamais. C’est l’esprit du Messie.

Malheur à celui qui fait partir l’esprit du Messie et fasse qu’il ne revienne plus jamais. Ils rendent la Torah aride et ne veulent pas faire d’efforts dans la sagesse de la Kabbale. Ces personnes font que la source de la sagesse s’en va, qui est le Youd du nom HaVaYaH. L’esprit du Messie part, le saint esprit, l’esprit de la sagesse et de la compréhension, l’esprit du conseil et de la puissance, l’esprit de la connaissance et de la crainte de Dieu. « Et Dieu dit: que la Lumière soit », c’est la Lumière de l’amour, l’amour de la Grâce, comme il est écrit : je t’ai aimé d’un amour éternel.
A ce sujet il est dit « si vous éveillez et attisez l’amour jusqu’à ce qu’il satisfasse… » C’est alors que l’amour n’est pas pour recevoir une récompense. Car si la crainte et l’amour sont pour recevoir une récompense, c’est une servante…une servante qui hérite de sa maîtresse».

32) Nous commencerons à expliquer les Tikounim du Zohar de la tête aux pieds, car il dit que la crainte et l’amour, que l’homme a dans la pratique de la Torah et des Mitsvot afin d’avoir une récompense, c’est-à-dire espèrer en récolter un bienfait dû à la Torah et au travail, sont considérés comme la servante, de laquelle il est écrit « la servante qui hérite de sa maîtresse ».

C’est apparemment dur, car il est écrit : « L’homme pratiquera toujours la Torah et les Mitsvot Lo Lishma ». Pourquoi la terre s’est-elle  mise en colère? Il faut aussi comprendre le rapport entre la pratique Lo Lishma et la servante, spécifiquement, ainsi que l’expression « qui hérite de sa maîtresse »,
De quel héritage parle t-on ici?

33) Tu comprendras cette question par tout ce qui est expliqué plus-haut dans cette introduction. Ils n’ont permis de pratiquer Lo Lishma que parce que, de Lo Lishma on arrive à Lishma, car sa Lumière ramène vers le bien et donc, la pratique de Lo Lishma est considérée comme la servante qui aide et remplit les basses corvées pour sa maîtresse, qui est la Sainte Shékhina, car à la fin, il arrivera à Lishma et sera récompensé de l’inspiration de la Shékhina. Alors la servante, considérée l’engagementdans Lo Lishma, sera aussi considérée la servante de la Sainteté, car c’est elle qui aide à préparer la Sainteté, mais est considérée comme le monde de Assiya de Kedousha.

Cependant, si sa foi n’est pas complète et ne s’engage dans la Torah et les Mitsvot seulement parce que le Créateur lui en a ordonné l’étude, il a déjà été expliqué plus haut que dans cette Torah et ce travail, Sa Lumière n’apparaîtra pas du tout car ses yeux sont défectueux et comme avec la chauve-souris, il transforme la Lumière en obscurité, voir plus-haut. Cette façon d’étudier n’est plus considérée comme
la servante de la Sainteté, car il ne sera pas récompensé d’arriver à Lishma, mais elle appartiendra à la servante des Klipot, qui hérite de cette Torah et de ce travail et se les approprie. C’est pourquoi la terre se met en colère, c’est-à-dire la Sainte Shékhina qui est nommée la Terre, car cette même Torah et ce même travail, qui devaient lui revenir et être la propriété de la Sainte Shékhina, c’est la mauvaise servante qui se l’approprie et les réduit à la possession des Klipot. La servante se trouve à hériter de la maîtresse.

34) Les Tikounim du Zohar ont expliqué le sens du serment, « si vous éveillez et attisez l’amour jusqu’à ce qu’il satisfasse ». L’insistance est sur le point qu’Israël attirera la Lumière de Hessed supérieur, qui est nommée « l’amour de la Grâce », car c’est ce qui est « désirable » et qui est attiré expressément par la pratique de la Torah et des Mitsvot, sans en recevoir de récompense. Le sens en est que, c’est par cette Lumière de Hessed que la Lumière de Hokhma supérieure est attirée sur Israël et se dévoile et se revêt de cette Lumière de Hessed qu’Israël a attiré.

Cette Lumière de Hokhma est le secret du verset « Et l’esprit du Seigneur repose sur lui, l’esprit de la sagesse et de la compréhension, l’esprit du conseil et de la puissance, l’esprit de la connaissance et de la crainte de Dieu » (Isaïe 11), qui se rapporte au Roi du Messie : « Il portera un drapeau pour les peuples et rassemblera ceux qui sont éloignés d’Israël et regroupera ceux de Juda qui sont dispersés aux quatre coins du monde », car après qu’Israël aura attiré la Lumière de Hokhma à travers la Lumière de Hessed, le Messie se dévoilera et regroupera ceux qui sont éloignés d’Israël.

Tout cela dépend de l’engagement dans la Torah et du travail dans Lishma, qui est capable d’attirer la Grande Lumière de Hessed, dans qui se revêt et est attirée la Lumière de Hokhma. Et c’est le secret du serment « si vous éveillez et attisez », car la rédemption complète et le rassemblement des exilés sont impossibles sans cela, vu que c’est ainsi que les voies saintes sont ordonnées.

35) Il est aussi expliqué : « et l’esprit de Dieu planait sur les eaux ». Quel est « l’esprit de Dieu»? Pendant l’exil, quand Israël s’engagent encore dans la Torah et les Mitsvot Lo Lishma, si c’est vraiment que de Lo Lishma ils arrivent à Lishma, alors la Shékhina est parmi eux, bien qu’ils soient en exil car ils ne sont pas encore dans Lishma.

Il est écrit que la Shékhina est cachée, mais à la fin ils seront récompensés de découvrir la Shékhina et alors l’esprit du Roi Messie planera sur ceux qui s’y engagent et les éveillera pour arriver à Lishma, d’après le sens de « Sa Lumière les ramène vers le bien ». C’est elle qui aide et prépare à l’inspiration de la Shékhina, qui est sa maîtresse.

Au contraire, si leur engagement dans Lo Lishma ne les amènent pas à Lishma, la Shékhina est alors désolée et déclare qu’elle ne se trouve pas chez ceux qui s’engagent dans la Torah, ce même esprit qui élève l’homme, mais qu’ils se contentent de l’esprit animal qui abaisse et tout leur intérêt pour la Torah et les Mitsvot n’est que dans leur propre intérêt et satisfaction personnelle. L’engagement dans la Torah n’est pas capable de les amener à Lishma, car l’esprit du Messie ne plane pas sur eux, mais s’en éloigne et ne reviendra plus à eux, car la servante impure s’approprie leur Torah et hérite de la maîtresse, parce qu’ils ne sont pas sur la voie pour aller de Lo Lishma à Lishma.

Bien qu’ils ne réussissent pas dans l’engagement de la Torah révélée, car elle ne contient pas de Lumière et est aride à cause de leur petitesse d’esprit, ils peuvent quand même réussir dans l’étude de la Kabbale, car sa Lumière est vêtue des vêtements du Créateur, c’est-à-dire des Noms sacrés et des Sefirot, qui les amèneraient bien facilement de Lo Lishma à Lishma, car alors l’esprit de Dieu planerait sur eux, c’est le sens de « Sa Lumière les ramène vers le bien ».

Mais ils ne veulent en aucun cas étudier la Kabbale. C’est pourquoi il est écrit qu’ils causent la misère, le saccage, la ruine, le massacre et la destruction dans le monde, car l’esprit du Messie est parti, le saint esprit, l’esprit de la sagesse et de la compréhension.

36) Les Tikounim du Zohar expliquent qu’il y a un serment : la Lumière de Hessed et l’amour dans le monde n’apparaîtra pas tant que les actions d’Israël, dans la Torah et les Mitsvot, ne seront pas avec l’intention de ne pas en recevoir de récompense, mais uniquement pour plaire au Créateur, ce qui est le sens du serment « Je vous en conjure, filles de Jérusalem ». De sorte que toute la durée de l’exil et les souffrances que nous subissons dépendent de nous et attendent que nous soyons récompensés de nous engager dans la Torah et les Mitsvot Lishma. Dès que nous en serons récompensés, cette Lumière de l’amour et de Hessed s’éveillera immédiatement, dont l’attribut est d’attirer le sens du verset « et l’esprit de la sagesse et de la compréhension reposera sur lui ». Alors nous serons récompensés de la rédemption complète.

Il a aussi été expliqué qu’il n’est pas possible que tout Israël atteigne cette grande pureté, si ce n’est par l’étude de la Kabbale, qui est la voie la plus facile et elle suffit aussi aux plus simples d’esprit. Ce qui n’est pas le cas dans la pratique seule de la Torah révélée, par laquelle on ne peut pas y arriver, sauf quelques élus et avec beaucoup d’efforts, mais pas par la majorité du peuple (pour les raisons expliquées au point 22). Ainsi, l’insignifiance des quatrième et cinquième questions du début de l’introduction a été bien démontrée.

37) La troisième question qui est la crainte de dévier, voilà qu’il n’y a aucune crainte ni rien d’autre, car le fait de dévier de la voie du Créateur, qui est arrivé dans le passé, s’est passé pour deux raisons : ou bien ils ont transgressé les paroles de nos Sages au sujet de ce qui est interdit de dévoiler, ou bien ils ont saisis les
paroles de la Kabbale dans leur signification extérieure, c’est-à-dire dans les directives matérielles et ont transgressé « Tu ne te feras point de sculpture, ni de représentation ».

C’est pourquoi, il y avait une muraille fortifiée autour de cette sagesse jusqu’à ce jour et nombreux ont essayé de commencer à étudier et n’ont pas pu continuer à cause d’un manque de compréhension et des termes concrets. C’est pourquoi j’ai pris la peine, dans le commentaire de Panim Meirot et Panim Masbirot, d’expliquer l’important livre L’arbre du vie du Ari, en considérant abstraitement les formes matérielles et en les plaçant sous les lois de la spiritualité, au-delà de l’espace et du temps, de sorte que chaque débutant puisse comprendre le sens et le motif des choses, dans un esprit clair et d’une grande simplicité, pas moins que de comprendre la Guémara par les commentaires de Rachi.

38) Continuons à élargir l’obligation de l’étude de la Torah et des Mitsvot Lishma. Il faut comprendre ce terme « Torah Lishma ». Pourquoi ce travail complet et désiré est-il défini par ce terme « Lishma » et le travail non désiré par le terme « Lo Lishma »? Dans le sens élémentaire, où celui qui s’engage dans la Torah et les Mitsvot doit orienter son cœur pour plaire à Dieu et non à lui-même, n’aurait-il pas fallu le définir par le terme « Torah Lishmo » et « Torah Lo Lishmo » qui veut dire pour Lui? Et pourquoi le définir par « Lishma » et « Lo Lishma », qui veut dire pour la Torah?

Il doit certainement y avoir une autre compréhension à que ce qui est dit, car l’expression prouve que la Torah Lishmo (pour Lui), c’est-à-dire pour satisfaire son Créateur, ne suffit pas encore et il faut s’engager Lishma, qui veut dire pour la Torah. Cela nécessite une explication.

39) Nous savons que la Torah porte le nom de « Torah de la vie », comme il est dit « Car c’est la vie pour ceux qui la trouvent » (Proverbes 4 :22), « Ce n’est pas une chose vaine pour vous, c’est votre vie » (Deutéronome 32:47). Vu qu’il en est ainsi, la signification de Torah Lishma est donc, que l’engagement dans la Torah et des Mitsvot donne vie et longévité et alors la Torah porte bien son nom.

Pour celui qui n’oriente pas son cœur et son esprit vers ce qui a été dit, il fait que l’engagement dans la Torah et des Mitsvot lui apporte le contraire de la vie et de la longévité, à savoir tout à fait « Lo Lishma », car son nom est « Torah de la vie » et comprenez cela. Ces paroles sont expliquées par nos Sages (Taanit 7 :71) « Celui qui s’engage dans la Torah Lo Lishma, sa Torah devient pour lui un élixir de mort. Celui qui s’engage dans la Torah Lishma, sa Torah devient pour lui un élixir de vie ».

Mais leurs paroles doivent être éclairées pour comprendre comment et en quoi la Sainte Torah devient pour lui un élixir de mort. Cela est très déconcertant.

40) Comprenons d’abord les paroles de nos Sages (Méguila 6 :72), qui disent « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé, crois-le. Je n’ai pas fait d’efforts et j’ai trouvé, ne le crois pas ». Il faut accentuer l’expression « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé », qui parait contradictoire, car le « l’effort » veut dire un travail et une charge qui sont le prix de toute possession désirée et on fait beaucoup d’effort pour une possession
importante et on fait moins d’effort pour une moindre possession.

L’inverse c’est de « trouver », chose qui arrive à l’homme sans qu’il y pense, sans qu’il soit du tout préparé à une charge, à un travail ou à un prix. S’il en est ainsi, comment peut-on dire « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé »? S’il y a là un effort, il aurait fallu dire « j’ai fait des efforts et j’ai acheté » ou bien « j’ai fait des efforts et j’ai gagné » etc. et non « j’ai fait des efforts et j’ai trouvé ».

 41) Voici que le Zohar pose la question au sujet de « Mes adeptes Me trouveront » : « où trouve-t-on le Créateur? » et ils dirent que l’on ne trouve le Créateur que dans la Torah. C’est ce qu’ils disent du verset « Tu es un Dieu qui se cache », car le Créateur se cache dans la Sainte Torah. Il faut comprendre correctement les paroles de nos Sages car, apparemment, le Créateur est caché par des éléments et des voies matériels et par toutes les futilités de ce monde qui sont extérieurs à la Torah. Alors comment peut-on dire le contraire, qu’Il ne se cache que dans la Torah?

Il y a aussi la signification générale, que Dieu se cache de manière à ce qu’on doive Le chercher. Pourquoi a-t-Il besoin de se cacher? Aussi « tous ceux qui Le cherchent Le trouveront », que l’on comprend du verset « tous Mes adeptes me trouveront », il faut bien comprendre cette recherche et cette découverte, que sont-elles et quel est leur but?

42) Il faut, en fait, comprendre qu’il n’y a qu’une seule raison à notre grand éloignement de Dieu et à notre possible transgression de Sa volonté et cette raison est devenue la source de tous nos maux et souffrances, de toutes les malveillances et inadvertances sur lesquelles nous échouons et où nous tombons.

De plus, on comprend qu’en supprimant cette raison, on se défait immédiatement de toute peine et de toute douleur et on est récompensé immédiatement d’une grande adhésion à Lui, du cœur, de l’âme et de la force. Je te dirai que cette raison première n’est autre que « notre peu de compréhension de la Providence divine sur Ses créatures », nous ne comprenons pas le Créateur correctement.

43) Supposons, par exemple, que la Providence divine soit manifeste, de sorte que, quiconque mangerait une chose interdite étoufferait sur place et quiconque ferait une Mitsva y trouverait un plaisir merveilleux ressemblant aux meilleurs plaisirs de ce monde matériel:

1. Qui donc serait assez sot pour penser goûter une chose interdite, en sachant qu’il y perdrait sa vie tout de suite par Sa colère, de même qu’il ne penserait pas à se jeter dans le feu?

2. Qui serait assez sot pour abandonner une Mitsva, sans la pratiquer promptement et au plus vite, de même qu’il ne pourrait abandonner ou retarder un grand plaisir matériel se présentant à lui, sans le recevoir sur le champ et le plus vite possible. Il est évident que si la Providence était manifeste, tous seraient des justes complets.

44) A tes yeux donc, rien ne nous manque dans notre monde sauf la Providence manifeste. Si la Providence manifeste existait, tous seraient des justes complets. Ils adhéreraient aussi au Créateur d’un amour absolu. Ce serait assurément un grand honneur pour chacun de se lier d’amitié et d’aimer le Créateur de tout cœur et de toute leur âme et d’adhérer toujours à Lui sans en perdre ne serait-ce qu’un instant. Mais vu que ce n’est pas le cas et que la Mitsva n’est pas récompensée en ce monde, de même, ceux qui transgressent ne sont pas du tout punis à nos yeux et le Créateur est patient avec eux. En outre, parfois cela nous parait l’inverse, comme dans le verset (Psaume 73-12) « Ainsi sont les méchants, toujours sereins, ils accroissent leurs puissances ». Donc, ce n’est pas tous ceux qui veulent atteindre le Créateur qui l’atteindront, car nous trébuchons à chaque pas, comme l’ont écrit nos Sages (VaYikra Rabba 82) au sujet du verset « J’en ai trouvé un sur mille, car un millier entre dans la classe et un seul en sort pour enseigner ».

Donc, comprendre la Providence divine est la raison de tout le bien et l’incompréhension est la raison de tout le mal. Elle est donc l’axe autour duquel tout le monde tourne, pour le meilleur ou pour le pire.

45) En observant bien l’atteinte de la Providence que les hommes ressentent, nous en trouvons quatre. Chacune reçoit la Providence divine spécifiquement. De sorte qu’il y a quatre phases à l’atteinte de la Providence.

En vérité, il n’y en a que deux : la dissimulation de la face et la révélation de la face. Mais il y a quatre divisions, qui sont : Deux phases de la Providence dans la dissimulation de la face qui sont : simple dissimulation et dissimulation dans la dissimulation. Deux phases de la Providence dans la révélation de la face : la Providence de la récompense et de la punition et la Providence dans l’éternité.

46) Il est écrit (Deutéronome 31 : 17) : « Et Ma colère s’enflammera contre lui en ce jour-là; et Je les abandonnerai et Je leur cacherai Ma face; et il sera dévoré et de nombreux maux et détresses l’atteindront; et il dira en ce jour-là: N’est-ce pas parce que mon Dieu n’est pas en moi que ces maux m’ont atteint? Et Moi, Je cacherai et dissimulerai Ma face, en ce jour-là, à cause de tout le mal qu’il a fait; parce qu’il se sera tourné vers d’autres dieux ».

En examinant le verset tu trouveras qu’au début il est écrit : « Et Ma colère s’enflammera... et Je leur cacherai Ma face », c’est-à-dire une seule dissimulation. Ensuite il est écrit : « et de nombreux maux et détresses l’atteindront…Et Moi, Je cacherai et dissimulerai Ma face », c’est-à-dire une double dissimulation. Nous devons comprendre quelle est cette double dissimulation.

47) Pour commencer, comprenons quel est le sens de la Face du Créateur, dont le verset en dit « Et Je leur  cacherai Ma face »? Tu comprendras cela comme un homme qui, en voyant le visage de son ami, le reconnaît tout de suite. Mais quand il le voit de dos, il n’est plus sûr de le reconnaître et il se peut qu’il doute « Peut-être est-ce un autre et non son ami? »

C’est le cas présent, car tout le monde sait et ressent que le Créateur est Bon et Il fait le Bien et c’est pourquoi quand le Créateur fait le bien aux créatures qu’Il a créées, comme un cadeau de Sa main généreuse, nous considérons que Sa Face est révélée aux créatures et alors toutes savent et Le reconnaissent, vu qu’il se conduit selon Son Nom, comme cela a été expliqué plus haut au sujet de la Providence révélée.

 

48. Mais quand Il se conduit avec Ses créatures contrairement à ce qui a été dit, c’est-à-dire quand ils éprouvent des souffrances et des maux dans Son monde, c’est alors considéré comme l’arrière de Dieu. Car Sa face, qui est la mesure du Bien parfait, leur est tout-à-fait cachée, et cette conduite ne convient pas à Son Nom. Et cela ressemble à celui qui voit son ami de dos et qui pourrait douter et penser « c’est peut-être un autre ? »

   Et le verset : « Ma colère s'enflammera... Je leur cacherai ma face», c’est qu’au moment de la colère, les créatures éprouvent des souffrances et des maux, et il se trouve que Dieu cache Sa face, qui est la mesure du Bien parfait, et c’est seulement Son arrière qui est découvert. Et c’est alors qu’il faut se renforcer fortement dans Sa foi, pour prendre garde de ne pas tomber dans des pensées de transgression, car c’est difficile de Le reconnaître de l’arrière. Et c’est ce qui est nommé « dissimulation unique ».

 

49. Cependant, les souffrances et les maux, augmentant dans une très grande mesure, causent une dissimulation double, qui est nommée dans les livres « dissimulation dans la dissimulation ». Ce qui veut dire que même Son arrière n’est pas vu, c’est-à-dire, qu’ils ne croient pas que Dieu soit irrité contre eux et les punit, mais ils attribuent cela au hasard et à la nature, et donc renient Sa Providence de récompense et punition. Et le verset « Je cacherai et dissimulerai Ma Face, car il se sera tourné vers d’autres dieux », c’est-à-dire, qu’ils profanent et se tournent vers l’idolâtrie.

 

50. Mais dans le cas précédent, où le verset parle seulement de la dissimulation unique, il se termine par : « et il dira en ce jour-là: N'est-ce pas parce que mon Dieu n'est pas en moi que ces maux m'ont atteint?». Ce qui veut dire qu’ils croient encore dans la Providence de récompense et punition, et qu’ils disent que les calamités et les souffrances leur viennent car ils ne sont pas attachés à Dieu, dans le verset « N'est-ce pas parce que mon Dieu n'est pas en moi que ces maux m'ont atteint», et c’est considéré qu’ils voient encore Dieu mais seulement Son arrière. Et ceci est donc nommé « dissimulation unique », c’est-à-dire la dissimulation de la Face seulement.

 

51. Nous avons expliqué, ici,  les deux aspects de la perception de la Providence cachée ressentie par les créatures, dissimulation unique, et dissimulation dans la dissimulation.

   La dissimulation unique, veut dire dissimulation de la face seulement, l’arrière leur étant découvert. C’est-à-dire qu’ils reconnaissent que Dieu leur a causé les souffrances comme punition. Et bien qu’il leur soit dur de connaître Dieu, toujours par l’arrière, car c’est ce qui les amène à la transgression, ils sont quand même appelés « méchants incomplets ». C’est-à-dire que ces transgressions ressemblent à des erreurs, car ils y sont arrivés à cause de nombreuses souffrances, mais en général, ils croient en la récompense et la punition.

 

52. Et la dissimulation dans la dissimulation, veut dire que, même l’arrière de Dieu leur est caché, car ils ne croient pas en la récompense et la punition. Et leurs transgressions sont considérées comme des péchés. Ils sont nommés « méchants complets », car ils sont insoumis et déclarent que la Providence de Dieu n’existe pas du tout, et ils se tournent vers l’idolâtrie, comme le verset le dit : « parce qu'il se sera tourné vers d'autres dieux ».

 

53. Et il faut savoir, que tout le travail qui conduit à la pratique de la Torah et des Mitsvot, par le choix, se base principalement sur les deux aspects mentionnés de la Providence cachée. Et au sujet de cette période Ben Ha Ha dit « le salaire est en fonction des maux » (Avot ch.5). Etant donné que la Providence n’est pas révélée, et que nous ne pouvons voir l’Eternel que dans la dissimulation de Sa face, c’est-à-dire de l’arrière seulement, de même qu’un homme voit son ami de dos et peut douter et penser que c’est un autre, de cette manière donc, le choix de respecter Sa volonté ou de la transgresser se trouve toujours entre les mains de l’homme.

   Les calamités et les douleurs qu’il éprouve, le mènent à douter de l’existence de Sa Providence sur Ses créatures sous le premier aspect, qui sont les erreurs, ou sous le second aspect qui sont les péchés. Et quoi qu’il en soit, il se trouve dans une grande détresse, et fait beaucoup d’efforts. Et sur cette période, le verset dit : « ce que tu as la force de faire, fais-le » (Ecclésiaste 9), car il ne méritera pas de découvrir Sa face, ce qui veut dire la complète mesure de Sa bonté, avant d’avoir fait tous les efforts possibles dont il a la force.  (Le salaire est en fonction des maux).

 

54. En effet, quand Dieu voit, que l’homme a complété la mesure de ses efforts, et a achevé tout ce qu’il avait la force de faire, de son propre choix et par le renforcement de sa foi en Dieu, alors Dieu l’aide et il mérite d’atteindre la Providence révélée, à savoir la révélation de la face. Et il a droit alors au repentir complet, ce qui veut dire qu’il s’attache de nouveau à Dieu, de tout son cœur et âme et force, comme s’il était attiré de lui-même vers l’atteinte de la Providence révélée.

 

55. L’atteinte et le repentir mentionnés, viennent à l’homme en deux degrés, dont le premier est l’atteinte de la Providence de l’absolue récompense et punition. Et outre l’atteinte claire de la récompense pour chaque Mitsva dans le monde à venir, il mérite aussi le plaisir merveilleux  au moment même de la Mitsva dans ce monde. Et de même, outre la punition amère pour chaque transgression après sa mort, il mérite aussi de goûter l’amertume de chaque transgression tant qu’il est encore en vie.  Et c’est évident, que celui qui atteint la Providence révélée, est sûr de ne plus pécher, de même qu’un homme ne se couperait pas un organe, ce qui lui causerait  de terribles souffrances. Il est sûr de lui, aussi, de ne manquer la pratique d’aucune Mitsva au moment même où elle se présente, de même qu’il serait sûr de ne manquer aucun plaisir de ce monde, ou grand bénéfice qui se présenterait à lui.

 

56. Et vous comprendrez ce que nos sages ont écrit : « A quoi ressemble le repentir ? Quand Celui qui connaît les mystères témoignera qu’il ne retournera plus à sa folie. » Ce qui est apparemment étonnant, car qui montera au ciel pour entendre le témoignage de Dieu ? Et aussi, devant qui Dieu doit-il témoigner ? Et cela ne suffit-il pas que Dieu lui-même sache que l’homme s’est repenti de tout son cœur et ne péchera plus ?

   Et l’explication est des plus simples. Car l’homme n’est pas absolument sûr de ne plus pécher, avant d’avoir atteint la Providence de récompense et punition, qui a été expliquée, à savoir la révélation de la face. Et cette révélation de la face, de la part du salut de Dieu est nommée « témoignage », car c’est le salut de Dieu, lui-même, par cette atteinte de récompense et punition, qui lui assure qu’il ne péchera plus.

   Et c’est cela qui est considéré le témoignage de Dieu pour lui. Et le verset « A quoi ressemble le repentir ? ». Cela veut dire : quand l’homme sera-t-il sûr  qu’il a atteint le repentir complet ? Et on lui a donné un signe clair, à savoir, quand celui qui connait les mystères témoignera pour lui qu’il ne retournera plus à sa folie. C’est-à-dire qu’il aura mérité la révélation de la face, car alors le salut de Dieu même témoigne pour lui qu’il ne retournera plus à sa folie.

 

57. Et ce repentir est nommé « repentir par la crainte », car bien qu’il se soit repenti devant Dieu, de tout son cœur et de toute son âme, et que Celui qui connaît les mystères ait témoigné qu’il ne retournera plus à sa folie, cette assurance de ne plus pécher ne provient que de son atteinte et de sa perception de la punition et des terribles souffrances, attirées par les transgressions, et il est donc sûr de lui de ne pas pécher, dans le sens qu’il est sûr de ne plus s’infliger de terribles souffrances.

   Et en vérité, finalement, il se fait que ce repentir et cette assurance ne proviennent que de la crainte des punitions attirées par les transgressions. Et donc son repentir ne provient que de la crainte de punition, et est dénommé pour cela  « repentir par la crainte ».

 

58. Et par cela nous comprenons les paroles de nos sages, que « celui qui se repent par la crainte y gagne que ses péchés deviennent des erreurs ». Et il faut comprendre comment cela se produit-il ? Et par ce qui a été dit plus haut, vous comprendrez bien, car cela a été expliqué plus haut (point 52), que les péchés de l’homme proviennent de la Providence de la double dissimulation, qui est la dissimulation dans la dissimulation, ce qui veut dire qu’il ne croit pas en la Providence de récompense et punition. Mais du côté de la dissimulation unique, qui veut dire qu’il croit en la Providence de récompense et punition, c’est à cause de nombreuses souffrances, qu’il pense parfois transgresser, car bien qu’il croie que les souffrances soient la punition, cela ressemble à celui qui voit son ami de dos, et qui pourrait douter et penser que c’est peut-être un autre, c’est pourquoi ces péchés-là ne sont que des erreurs, car il croit en la Providence de récompense et punition.

 

59. C’est pourquoi, après avoir eu droit au repentir par la crainte, qui veut dire l’atteinte claire de la Providence de récompense et punition, jusqu’à être sûr de ne plus pécher, la dissimulation dans la dissimulation est complètement corrigée. Et à présent il voit manifestement que la Providence de récompense et punition existe. Et il lui est évident que toutes les souffrances qu’il avait toujours ressenties, étaient la punition de la Providence pour les péchés qu’il avait commis. Il découvre par la suite, qu’il avait commis une erreur amère, et ainsi il déracine tous ces péchés.

   Cependant, pas entièrement, car elles deviennent des erreurs, c’est-à-dire comme les transgressions qu’il avait commises dans la dissimulation unique, où il avait échoué à cause de sa confusion dans les nombreuses souffrances, qui désorientent l’homme, et sont comptées comme des erreurs.

 

60. Pourtant, par ce repentir, il n’a pas du tout corrigé la dissimulation unique de la face, celle qu’il avait auparavant, qui n’est corrigée qu’à partir du moment où il a mérité la révélation de la face. Mais auparavant, avant d’avoir atteint le repentir, la dissimulation de la face et toutes les erreurs sont restées telles quelles, sans aucune correction, ni changement. Car auparavant, aussi, il croyait que les adversités et les souffrances étaient la punition, comme dans le verset, « et il dira en ce jour-là: n'est-ce pas parce que mon Dieu n'est pas en moi que ces maux m'ont atteint? »

 

61. Et c’est pourquoi il ne porte pas encore le nom de juste complet. Car celui qui atteint la révélation de la face, qui veut dire la mesure de Sa bonté parfaite, comme il sied à Son Nom, béni soit-Il, porte le nom de juste (point 55), car il justifie Sa Providence telle qu’elle est en vérité, à savoir, qu’Il agit envers Ses créatures avec une bonté absolue et une perfection absolue, de sorte qu’Il fait le bien aux méchants et aux bons.

   Et donc, vu qu’il a atteint la révélation de la face, par la suite il lui convient de porter le nom de « juste ». Néanmoins, vu qu’il n’a corrigé que la dissimulation dans la dissimulation, et que la dissimulation unique n’est corrigée que par la suite, il se fait que pour cette période-là, à savoir, avant le repentir, il ne peut pas encore être appelé « juste », car la dissimulation de la face reste telle qu’elle était. Et il porte donc le nom de « juste incomplet », ce qui veut dire qu’il doit encore corriger son passé.

 

62. Et il porte aussi le nom de « moyen », car après avoir atteint, de toute manière, le repentir par la crainte, il devient apte par la pratique complète de la Torah et des Mitzvot bonnes actions, à atteindre aussi le repentir par l’amour, ce qui lui vaudra alors l’attribut de « juste complet ». Et en fait à présent, il est l’intermédiaire, entre la crainte et l’amour, et de là nommé « moyen ».  Ce qui n’était pas ainsi avant cela, quand il n’était même pas du tout apte à  se préparer au repentir par l’amour.

 

63. Voilà que le premier degré d’atteinte de la révélation de la face a bien été expliqué : l’atteinte et la perception de la Providence de récompense et punition, par le témoignage de Celui qui connait les mystères qu’il ne retournera plus à sa folie, ce qui porte le nom de « repentir par la crainte », et où tous ses péchés deviennent des erreurs. Il est intitulé « juste incomplet », et aussi « moyen ».

 

64. Nous allons maintenant expliquer le second degré d’atteinte de la révélation de la face, qui est l’atteinte de la Providence complète, véritable, éternelle. Ce qui veut dire, que Le Saint béni soit-Il protège Ses créatures dans la bonté, et fait le bien aux méchants et aux bons. Et à présent il porte le nom de « juste complet » et « repentir par l’amour ». Il mérite que ses péchés deviennent des vertus.

   Et donc, les quatre discernements de compréhension de la Providence, qui opèrent sur les créatures, ont été expliqués. Les trois premiers discernements, qui sont : la double dissimulation, la dissimulation unique et  l’atteinte de la Providence de récompense et punition, ne sont que des préparations, par lesquelles l’homme aura droit au quatrième discernement, qui est l’atteinte de la Providence véritable, éternelle.

 

65. Cependant, il faut comprendre pourquoi le troisième discernement, qui est l’atteinte de la Providence de récompense et punition, dont nous avons parlé,  ne suffit pas à l’homme, puisqu’il a déjà mérité que Celui qui connaît les mystères témoigne pour lui qu’il ne retournera plus à sa folie ? Pourquoi est-il encore dénommé « moyen » ou « juste incomplet », dont l’appellation prouve que son travail n’est pas encore désirable aux yeux du Saint béni soit-il, et qu’il y a encore un manque et un défaut du point de vue de la Torah et de son travail ?

 

66. Commençons par examiner la question que les commentateurs ont posée au sujet de la Mitzva de l’amour du Seigneur. Car comment la Sainte Torah nous a-t-elle obligés de pratiquer une Mitzva, que nous ne sommes pas du tout capables de tenir. Car l’homme peut s’imposer et s’asservir à tout pratiquer, mais quant à l’amour, aucune servitude ni contrainte au monde ne sont utiles.

   La raison est qu’en pratiquant toutes les 612 Mitzvot selon les lois, l’amour du Seigneur de lui-même est attiré sur l’homme. Et c’est pourquoi il est considéré comme sa pratique à lui. Car il peut s’asservir et s’imposer de pratiquer les 612 Mitzvot selon les lois,  et alors mériter aussi l’amour du Seigneur.

 

67. Cependant, ces paroles doivent encore être largement examinées. Car finalement, l’amour du Seigneur ne devait pas nous venir en tant que Mitzva, puisque nous n’avons, pour lui, aucune action ou astreinte qui soit entre nos mains et cet amour nous vient de lui-même après notre pratique complète des 612 Mitzvot. Et ainsi le commandement des 612 Mitzvot nous est totalement suffisant. Et pourquoi la Mitzva d’amour fut-elle écrite ?

 

68. Pour comprendre cela, il nous faut d’abord la compréhension véritable de l’essence de l’amour même du Seigneur. Et il faut savoir que toutes les tendances et les valeurs gravées dans l’homme, pour être utilisées envers ses amis, sont toutes des tendances et des valeurs naturelles et toutes sont nécessaires pour le travail du Seigneur. Et dès le début, elles ont été créées et gravées dans l’homme uniquement pour leur rôle final mentionné, qui est le but et l’achèvement de tout homme, comme dans le verset « Et Il ne repoussera pas de Lui le banni », car alors les hommes en ont besoin, pour se compléter avec elles dans les voies de réception de l’abondance, et accomplir la volonté de Dieu.

   Il est écrit « Tout ce qui porte Mon Nom, et que J’ai créé en Mon honneur » (Isaïe 43 :7), et aussi « Le Seigneur a tout fait dans Son propre but » (Proverbes 16 :4). Mais, entretemps, un monde entier fut préparé pour l’homme pour que toutes les tendances et les valeurs naturelles en lui se développent et se complètent, du fait que l’homme s’occupe d’elles avec les êtres, de sorte qu’elles soient dignes de leur but.

   Il est écrit : « L’homme doit dire, le monde a été créé pour moi ». Car toutes les créatures du monde sont nécessaires à l’individu, car ce sont elles qui développent et apprêtent les tendances et les valeurs de chaque individu, jusqu’à ce qu’il soit prêt à devenir l’instrument servant au travail du Seigneur.

 

69. Et puisqu’il en est ainsi, il nous faut donc comprendre l’essence de l’amour du Seigneur, d’après les valeurs de l’amour que l’homme exerce envers son ami, car forcément, l’amour du Seigneur est aussi influencé par ces valeurs, qui, dès le début, n’ont été gravées dans l’homme qu’au Nom du Seigneur. Et en observant les valeurs d’amour entre l’homme et son ami, on y trouvera quatre mesures d’amour, l’une au-dessus de l’autre, deux qui font quatre.

 

70. La première est « l’amour conditionnel ». Ce qui veut dire, qu’à force de bonté et de plaisir et de profit qu’il a reçu de son ami, son âme s’y est attachée d’un amour merveilleux. Et en cela il y a deux mesures : première mesure : avant de se connaître et de tomber amoureux l’un de l’autre, ils se sont fait du mal, mais ils ne veulent pas s’en souvenir, car l’amour recouvre tous les péchés. La seconde mesure est : ils se sont toujours fait des plaisirs et ont été utiles l’un envers l’autre, et il n’y a jamais eu trace de nuisance et de mal, aucun, entre eux.


71. (n’existe pas dans le manuscrit)

 

72. La seconde mesure est « l’amour inconditionnel ». Ce qui veut dire, qu’il connaît la qualité de son ami, qui est excellente et dépasse de très loin toute supposition et imagination, et c’est en cela que son âme est attachée à lui dans un grand amour à l’infini.  Et ici aussi, deux mesures : la première mesure est : avant qu’il ne connaisse toutes les coutumes et les affaires de son ami envers les autres, et cet amour est considéré comme « l’amour qui n’est pas absolu ».

   C’est parce que son ami a certaines affaires avec d’autres, qui, superficiellement, le font paraître comme leur causant des dégâts et des dommages, par négligence. De sorte que, si celui qui l’aime les voyait, toute la qualité de son ami en serait dégradée, et l’amour serait gâté entre eux. Mais il n’a pas encore vu ces affaires- là. Et c’est pourquoi leur amour est encore, fort étonnamment, complet et grand.

 

73. La seconde mesure, dans l’amour inconditionnel, est la quatrième mesure de l’amour en général ; elle provient aussi de la connaissance de la qualité de l’ami. Mais à présent, il connaît de plus toutes ses affaires et sa conduite envers tout homme, aucune n’y manquera. Et en examinant il trouve que, non seulement elles ne contiennent aucune trace d’imperfection, mais qu’il leur fait infiniment beaucoup de bien et dépasse toute supposition et imagination. Et à présent c’est « l’amour éternel et absolu ».

 

74. Et ces quatre mesures d’amour, qui existent entre les hommes, existent aussi entre l’homme et Dieu. En outre, elles ont été établies, ici, par l’amour du Seigneur, en quatre degrés selon cause et effet. Et on ne peut en mériter aucune, avant d’avoir obtenu la première mesure de l’amour conditionnel. Et après l’avoir acquise à la perfection, cette première mesure lui cause de mériter la seconde mesure. Et après avoir gagné cette seconde mesure et être arrivé à son terme, elle lui cause alors de mériter la troisième mesure. Et ainsi la troisième mesure l’instruit de la quatrième mesure, l’amour éternel.

 

75. Ainsi, la question se pose : comment l’homme se figurera-t-il de gagner le premier degré de l’amour du Seigneur, qui est la première mesure de l’amour conditionnel, qui veut dire l’amour qui provient de l’immense bonté qu’il a reçue du bienaimé, alors qu’il n’y a pas de récompense pour la Mitzva dans ce monde ?

   Et en outre, il a été expliqué, que chaque homme est obligé de passer par les deux premiers aspects de la Providence par la dissimulation de la face, ce qui veut dire que la Face du Seigneur, à savoir la mesure de Sa bonté, béni soit-Il, et que la voie du bon est de prodiguer le bien, sont cachés durant cette même période (point 47). Et c’est pourquoi on reçoit alors douleur et souffrances.

   Il a été expliqué en effet que toute la pratique de la Torah et du travail par le choix existe principalement en cette période de dissimulation de la face. Et s’il en est ainsi, comment se figurer qu’il gagnera la seconde mesure d’amour conditionnelle, qui veut dire que de tout temps jusqu’à ce jour le bienaimé ne lui a fait que de nombreuses et merveilleuses bontés, et ne lui a causé aucune trace de mal ? Et cela va sans dire, pour gagner la troisième ou quatrième mesure ?

 

76. Nous avons en effet plongé dans des eaux formidables. Et il nous faut au moins en retirer un joyau précieux. Et nous expliquerons, pour cela, un article de nos sages (Brakhot 17) « Tu verras ton monde dans ta vie, et ta fin à la vie du monde à venir ». Et il faut comprendre : pourquoi n’ont-ils pas dit « tu recevras ton monde dans ta vie », mais seulement « tu verras ». Et s’ils venaient  bénir, ils auraient dû bénir parfaitement c’est-à-dire qu’il atteigne et reçoive son monde dans sa vie ? Il faut encore comprendre, pourquoi l’homme devrait-il voir son monde à venir dans sa vie,  la moindre des choses ne serait-elle pas  que sa fin soit la vie du monde à venir ? De plus, pourquoi cette bénédiction est-elle la première ?

 

77. Voilà qu’il faut tout d’abord comprendre quelle est cette vision de son monde à venir dans sa vie ? Il est évident qu’avec des yeux physiques on ne voit rien de spirituel. Il n’est pas non plus dans les us du Seigneur de changer les ordres de la Création. Dès le début, le Seigneur n’organisa l’ordre de la Création ainsi, que parce qu’il est le plus réussi pour son dessein désiré, qui est que l’homme mérite par cet ordre de s’attacher au Seigneur, comme il est écrit, « le Seigneur a agi dans Son propre but ». Il faut donc comprendre, comment l’homme se figurera-t-il la vision de son monde dans sa vie ?

 

78. Je te dirai que cette vision vient à l’homme par l’ouverture de ses yeux sur la Sainte Torah, dans le sens du verset « découvre mes yeux et je contemplerai les merveilles de Ta Torah ». Et c’est ce qu’on fait jurer à l’âme avant qu’elle n’arrive dans le corps (Nida p 30), que « même si tout le monde te dit que tu es un juste, sois un méchant à tes yeux ». Ce qui veut dire, à tes yeux expressément.

   Cela signifie que tant que tu n’as pas mérité l’ouverture « des yeux » sur la Torah, considère-toi méchant. Et ne te dupe pas sur la force de ta réputation de juste dans le monde. Tu comprendras aussi par cela pourquoi ils ont mis en premier lieu la bénédiction « tu verras ton monde dans ta vie », c’est parce qu’avant cela il ne peut même pas mériter le nom de « juste incomplet »

 

79. Il faut comprendre en effet, que s’il sait vraiment en lui-même qu’il a accompli la Torah entière et que tout le monde est d’accord avec lui sur cela, pourquoi cela ne suffit-il pas mais en plus on lui fait jurer de continuer à se considérer comme un méchant ? Et est-ce parce qu’il lui manque ce merveilleux échelon d’ouvrir les yeux sur la Torah, de voir son monde dans sa vie, que tu le représentes comme méchant ?

 

80. Certes,  les quatre voies par lesquelles les hommes atteignent la  Providence du Seigneur sur eux ont déjà été expliquées et ce sont les deux dans la dissimulation de la Face et les deux dans la révélation de la Face. Le sens de « la dissimulation de la Face » aux créatures a été expliqué. Elle est grandement intentionnelle, pour donner aux hommes l’espace de faire des efforts et de pratiquer le travail du Seigneur dans la Torah et les Mitzvot par le « choix ». C’est alors que Dieu a plus de satisfaction de leur travail dans Sa Torah et Ses Mitzvot, que de satisfaction des anges d’en haut qui n’ont pas de choix mais sont contraints par leur mission, comme on le sait.

 

81. Malgré les louanges faites pour la phase de la dissimulation de la Face, elle n’est pas considérée parfaite mais est une phase de « transition » seulement car elle est l’espace d’où l’on mérite toute la perfection espérée. Cela signifie que toute récompense de Mitzva, préparée pour l’homme, celui-ci ne la mérite que par son labeur dans la Torah et les bonnes actions durant la période de dissimulation de la Face, ce qui veut dire quand il travaille par la force du « choix ». Car alors il peine à cause du renforcement de sa foi dans le Seigneur pour accomplir Sa volonté. Et toute la récompense de l’homme n’est mesurée que par la peine qu’il endure dans la pratique de la Torah et des Mitzvot comme dans le verset « D’après la peine, le salaire ».

 

82. Et c’est pourquoi chaque homme doit passer cette « transition » pendant la période de dissimulation de la Face. Quand il la complète, il mérite alors d’atteindre la Providence révélée, soit la révélation de la Face. Et avant d’avoir mérité la révélation de la Face, et bien qu’il voie l’arrière, il lui est impossible de ne jamais venir à transgresser.

   Et non seulement il ne peut accomplir les 613 Mitzvot, car l’amour ne vient ni par contrainte ni par force, mais il ne peut même pas accomplir les 612 Mitzvot non plus, parce que même sa crainte n’est pas stable comme il se doit. C’est le sens de « Torah » étant 611 en numérologie (toute numérologie a pour sens l’arrière), car il ne peut même pas accomplir les 612 correctement. C’est le sens de « Il ne contestera pas ».  Mais à la fin il méritera la révélation de la Face.

 

83. Le premier échelon de la révélation de la Face, est l’atteinte de la Providence de récompense et de punition dans une clarté absolue. Elle ne vient à l’homme que par le salut du Seigneur, quand il bénéficie de l’ouverture des yeux sur la Sainte Torah  par une prodigieuse atteinte, «  et devient comme une source abondante » (Avot 86). Chaque Mitzva de la Sainte Torah, qu’il a déjà accomplie par l’effort de son choix, il en bénéficie et y voit la récompense de la Mitzva qui lui est destinée dans le monde à venir. De même, la grande perte qu’entraîne une transgression.

 

84. Et bien qu’il n’ait pas encore la récompense en main, car la récompense de la Mitzva n’est pas pour ce monde-ci, malgré tout, cette atteinte claire lui suffit par la suite pour ressentir le grand plaisir de faire une Mitzva « parce que tout revenu futur est comme réglé ». Par exemple, un commerçant qui a fait une affaire et y a gagné une grosse somme, bien que le bénéfice ne lui soit remis que longtemps après, de toute façon, s’il est certain sans le moindre doute que le gain lui sera remis en son temps, sa joie est, pour lui, la même que s’il l’avait reçu immédiatement.

 

85. Et il est évident qu’une telle Providence révélée témoigne pour lui que par la suite, il s’attachera à la Torah et aux Mitzvot de tout son cœur, et de toute son âme, et avec toute sa force. Il abandonnera et fuira les transgressions, comme il fuirait le feu. Et bien qu’il ne soit pas encore un juste complet, car il n’a pas encore atteint le repentir par amour, de toute manière son fort attachement dans la Torah et les bonnes actions  l’aide peu à peu à atteindre le repentir par amour, soit le deuxième échelon de « la révélation de la Face ». Il peut alors accomplir toutes les 613 Mitzvot à la perfection, et devient un juste complet.

 

86. Et maintenant nous comprenons très bien notre questionnement au sujet du serment, qu’on fait jurer à l’âme avant son arrivée dans ce monde-ci : « même si tout le monde te dit que tu es un juste, sois à tes yeux un méchant ». Nous avons questionné, étant donné que tout le monde est d’accord avec lui qu’il est un juste, pourquoi est-il obligé de se considérer comme méchant, et est-ce que tout le monde ne lui serait-il  pas loyal ?

   Et il faut, de plus, interroger au sujet des paroles « et même si le monde entier dit ». Quel est ici l’intérêt du témoignage de tout le monde ? L’homme ne sait-il pas lui-même plus que tout le monde entier ? N’aurait-il pas dû jurer, que même si tu sais toi-même que tu es juste ?

   Plus difficile encore est le commentaire de la Guemara (Brakhot 61), que l’homme doit savoir en son âme, s’il est un juste complet ou non. Il y a donc une obligation et une réalité d’être véritablement un juste complet. Et de plus il est obligé de rechercher et de savoir de lui-même cette vérité. Et s’il en est ainsi, comment fait-on jurer à l’âme d’être, à ses yeux, toujours méchante, et de ne jamais connaître la vérité par elle-même, quand nos sages ont obligé à l’inverse ?

 

87. Les choses sont cependant très exactes, car tant que l’homme lui-même n’a pas mérité l’ouverture des yeux sur la Torah par une atteinte merveilleuse, jusqu’à lui suffire pour atteindre clairement l’atteinte de la récompense et la punition, il ne pourra évidemment pas se leurrer d’aucune manière, et se considérer juste, car il ressent forcément, qu’il lui manque les deux Mitzvot les plus englobantes de la Torah, qui sont «  l’amour et la crainte ».

   Même s’il atteint la crainte complète, c’est-à-dire de sorte que « Celui qui connaît les mystères témoigne pour lui qu’il ne retournera plus à ses folies », à cause de sa forte crainte de la punition, et de la perte que cause la transgression, l’homme ne se figurera pas cela du tout avant d’avoir mérité l’atteinte complète, claire et absolue de la Providence de la récompense et de la punition, c’est-à-dire l’atteinte du premier échelon de la révélation de la Face qui vient à l’homme par l’ouverture des yeux sur la Torah. Sans parler de l’amour, qui est tout-à-fait en dehors de sa capacité, car il dépend de la compréhension du cœur, et aucun effort et contrainte ne lui seront utiles ici.
 

88. D’après cela, les paroles du serment sont « et même si le monde entier te dit que tu es un juste ». Ces deux Mitzvot «  amour et crainte » ne sont transmises qu’à l’homme lui-même, et il n’y a personne au monde, à part lui, qui puisse les discerner et les connaître. Et c’est pourquoi, en le voyant complet dans les 611 Mitzvot, ils disent immédiatement que sans doute il a aussi les Mitzvot d’amour et de crainte. Et comme la nature de l’homme l’oblige à croire le monde, il risquerait fort de tomber dans une erreur amère, c’est pourquoi, on fait jurer l’âme là-dessus avant même son arrivée dans ce monde-ci, et espérons que cela nous soit utile. Néanmoins, c’est l’homme lui-même qui est évidemment obligé de rechercher et de reconnaître dans son âme  s’il est un juste complet, comme expliqué plus haut.

 

89. Nous comprenons aussi notre question « Comment le premier degré de l’amour peut-il  être atteint alors qu’il n’y a pas de récompense dans ce monde ? (dans cette vie)». Maintenant il est clair que l’homme n’a pas besoin en fait de recevoir une récompense pour une Mitzva dans sa vie d’où là leur précision « Tu verras ton monde durant ta vie et ta fin à la vie dans le monde à venir », indiquant que la récompense pour une Mitzva n’est pas dans ce monde mais dans le monde à venir.

Pourtant, pour voir, pour savoir, et ressentir la future récompense de la Mitzva dans le monde à venir, l’homme doit le savoir de la façon la plus certaine durant sa vie, par la merveilleuse atteinte de la Torah. Il en est ainsi parce qu’alors l’homme atteint quand même l’amour conditionnel, qui est le premier degré de la sortie de la dissimulation de la face, et son entrée à la révélation de la face, qu’il doit avoir afin de pratiquer la Torah et les Mitzvot correctement, de façon que « Celui qui connaît tous les mystères témoignera qu’il ne retournera plus à ses folies ».

 

90. A présent, en travaillant pour observer la Torah et les Mitzvot sous la forme de l’amour conditionnel, qui vient à lui du fait de la connaissance de la récompense future dans le monde à venir, comme dans « tout ce qui doit être collecté est comme collecté », l’homme atteint alors le second degré de la révélation de la face – Sa providence envers le monde par Son éternité et Sa véracité, c’est-à-dire qu’Il est bon et fait le bien aux mauvais et aux bons.

Dans cet état l’homme atteint l’amour inconditionnel et les péchés deviennent des vertus pour lui. Et à partir de là il est appelé « juste complet », puisqu’il peut garder la Torah et les Mitzvot avec amour et crainte. Et il est appelé « complet » parce qu’il a les 613 Mitzvot en complétude.

 

91. Cela répond à notre question : « Celui qui atteint la troisième mesure de Providence, c’est-à-dire la Providence de récompense et punition, quand Celui qui connait tous les mystères témoigne qu’il ne retournera plus à ses folies, malgré tout cela il n’est encore considéré que ‘juste incomplet’ ». Maintenant nous comprenons entièrement qu’il lui manque toujours une Mitzva, la Mitzva de l’amour. Bien sûr, l’homme est incomplet, puisqu’il doit nécessairement compléter les 613 Mitzvot, ce qui est nécessairement la première étape au seuil de la perfection.

 

92. Avec tout ce qui a été dit plus haut, nous comprenons ce que nous avons demandé « Comment est-ce que la Torah nous oblige à la Mitzva de l’amour quand pour cette Mitzva il n’est pas en notre pouvoir de nous y engager ou même de la toucher » ? Maintenant tu vois et comprends que c’est à propos de cela que nos sages nous ont averti « J’ai travaillé et je n’ai pas trouvé, n’y crois pas » et aussi « L’homme s’engage toujours dans la Torah et les Mitzvot LoLishma car de LoLishma il vient à Lishma » (Pessakhim 50). Le verset « ceux qui Me cherchent Me trouveront » (Proverbes 8), en témoigne aussi.

 

93. Voici les paroles de nos sages (Méguillah p. 6) : « Rabbi Yitzhak disait ‘Si un homme te disait ‘j’ai travaillé et je n’ai pas trouvé’, n’y crois pas ; ‘je n’ai pas travaillé et j’ai trouvé’ n’y crois pas ; ‘j’ai travaillé et j’ai trouvé’, crois-le’ ».

   Et nous demandons à propos de « J’ai travaillé et j’ai trouvé », que ces mots semblent contradictoires, puisque le travail se rapporte aux possessions, et une trouvaille est quelque chose qui lui vient sans aucun dérangement et sans y penser. Il aurait dû dire, « J’ai travaillé et j’ai acheté ».

Cependant, tu devrais savoir que ce terme « trouvé » mentionné ici, se rapporte au verset « ceux qui Me cherchent Me trouveront ». Cela se réfère à trouver la face du Créateur, comme il est écrit dans le Zohar, qu’Il n’est trouvé que dans la Torah. Cela signifie que l’homme, par son travail dans la Torah, mérite la découverte de la face du Créateur. De ce fait nos sages ont été précis dans leurs paroles et ont dit « J’ai travaillé et j’ai trouvé, crois-le », parce que le travail est dans la Torah et la trouvaille est dans la révélation de la face de Sa providence.

Ils se sont délibérément abstenus de dire « J’ai trouvé et gagné, crois », ou « J’ai trouvé et acheté »,  parce qu’alors cela aurait pu induire en erreur, puisque gagner et posséder auraient été référés uniquement à la possession de la Torah. De ce fait, ils ont précisé en utilisant le mot « trouvé », indiquant qu’il se réfère à une chose de plus que l’acquisition de la Torah, c’est-à-dire la révélation de la face de Sa providence, béni soit-il.

 

94. Cela explique le verset « Je n’ai pas travaillé et j’ai trouvé, ne le crois pas ». Cela semble déconcertant car qui penserait qu’il soit possible d’atteindre la Torah sans avoir travaillé pour elle ? Mais puisque les mots sont en rapport avec le verset « Ceux qui Me chercheront Me trouveront » (Proverbes 8 :17), cela veut dire que quiconque, petit ou grand, qui Le cherche, Le trouve immédiatement. C’est ce que le mot « cherche » implique.

L’homme pourrait penser que cela ne requière pas tant de travail, et que même la moindre des personne, ne voulant faire aucun effort pour cela, Le trouverait aussi. Nos sages nous avertissent à ce propos de ne pas croire une telle explication,  mais que le travail est obligatoire ici, et « Je n’ai pas travaillé et j’ai trouvé, n’y crois pas ».

 

95. Maintenant tu vois pourquoi la Torah est appelée « Vie » comme il est écrit « Vois, J’ai mis devant toi aujourd’hui la vie et le bien » (Deutéronome 30 :15) et aussi « et tu choisiras la vie » et « Car elle est la vie pour ceux qui la trouvent » (Proverbes 4 : 22). Cela vient du verset « Dans la lumière du visage du roi est la vie » (Proverbes 16 :15), puisque le Créateur est la source de toute vie et de tout bien.

De ce fait, la vie se déploie dans les branches mêmes qui adhèrent à leur source. Cela se réfère à ceux qui ont travaillé et trouvé la lumière de Sa face dans la Torah, à ceux qui ont mérité l’ouverture de leurs yeux sur la Torah par une merveilleuse atteinte, jusqu’à mériter la révélation de la face, qui signifie l’atteinte de la véritable Providence qui s’accorde à Son nom, « Le Bon », car la conduite du Bon est de faire le bien.

 

96. Et ces privilégiés ne peuvent plus s’empêcher de garder la Mitzva correctement, comme un homme ne peut s’empêcher de saisir un merveilleux plaisir qui lui revient. De ce fait, ils fuient la transgression comme on s’enfuit devant le feu.

Et d’eux il est dit : « Et vous, les fidèles du Seigneur votre Dieu vous vivez tous aujourd’hui », car Son amour, béni soit-il, leur vient en abondance dans un amour naturel, par les canaux naturels préparés pour l’homme car telle est la nature de la création. Il en est ainsi parce que maintenant la branche est proprement unie à sa racine, et la vie lui est donnée en abondance à Sa source et sans arrêt. C’est pourquoi la Torah est appelée « Vie ».

 

97. Nos sages nous ont donc avertis en beaucoup d’endroits sur la  condition obligatoire de pratiquer la Torah, spécifiquement Lishma. L’homme méritera ainsi la vie, car elle est la Torah de la vie, et c’est pourquoi elle nous a été donnée comme il est écrit : « et tu choisiras la vie ».

De ce fait, durant la pratique de la Torah, chaque personne doit y travailler et y mettre son esprit et son cœur pour y trouver la lumière « de la face du roi vivant ». Cela veut dire l’atteinte de la Providence révélée appelée « lumière de la face ».

Et tout homme est digne de cela comme il est écrit « ceux qui Me cherchent Me trouveront ». Et comme il est écrit « J’ai travaillé et je n’ai pas trouvé, ne le crois pas ».

Ainsi, l’homme n’a besoin de rien de plus que le travail seul. Il est écrit « Quiconque pratique la Torah Lishma sa Torah lui devient une potion de vie» (Taanit 7a). Cela signifie que l’homme doit seulement mettre son cœur et son esprit à atteindre la vie, c’est cela le sens de Lishma.

 

98. Tu verras à présent que la question des interprètes à propos de la Mitzva de l’amour, disant que cette Mitzva n’est pas entre nos mains, puisque l’amour ne vient ni par contrainte ni par servitude, cette question tombe,  parce qu’elle est  entièrement entre nos mains. Chaque homme peut travailler dans la Torah jusqu’à y trouver l’atteinte de Sa Providence révélée, comme il est écrit « J’ai travaillé et j’ai trouvé, crois le ».

Quand l’homme atteint la Providence révélée, l’amour se répand en lui de lui-même par les canaux naturels. Et celui qui ne croit pas qu’il puisse atteindre cela par ses efforts, pour quelque raison que ce soit, ne croit forcément pas aux paroles de nos sages. Au lieu de cela il s’imagine que le travail n’est pas suffisant pour chaque personne, ce qui est l’opposé du verset « J’ai travaillé et je n’ai pas trouvé, n’y crois pas » et contraire aussi au verset « ceux qui Me cherchent Me trouveront » ; spécifiquement ceux qui « Me cherchent », quels qu’ils soient, petit ou grand. Cependant, il a certainement besoin de travail.

 

99. De ce qui a été dit plus haut, tu comprendras le sens de « Quiconque pratiquant la Torah LoLishma sa Torah lui devient une potion de mort » (Taanit 7a), et le sens du verset « Vraiment Tu es un Dieu qui Se cache », qui signifie que le Créateur Lui-même Se cache dans la Torah.

Nous avons questionné « Il semblerait raisonnable que le Créateur soit caché dans les vanités de ce monde, qui sont en-dehors de la Torah, et non pas dans la Torah elle-même. Le lieu de la révélation  se trouverait-il en elle uniquement ? » Et nous avons aussi interrogé : « Cette dissimulation, où le Créateur se cache, pour être cherché et trouvé, pourquoi en ai-je besoin ? ».

 

100. De ce qui a été expliqué plus haut, tu comprendras bien que cette dissimulation, où le Créateur se cache afin d’être recherché, est la dissimulation de la face par laquelle il mène Ses créatures de deux manières : la dissimulation unique, et la dissimulation dans la dissimulation.

Le Zohar nous dit que nous ne devrions même pas considérer que le Créateur souhaiterait rester dans la Providence de la face dissimulée envers Ses créatures, mais plutôt être comme un homme qui se cache délibérément afin que son ami le cherche et le trouve.

De même, quand le Créateur se comporte selon la dissimulation de la face vis-à-vis de Ses créatures, ce n’est que parce qu’Il veut que les créatures recherchent la révélation de Sa face et Le trouvent. En d’autres mots, les créatures n’auraient aucune autre voie de pouvoir mériter la Lumière de la face du Roi, s’Il ne se comportait pas avec elles d’abord selon la dissimulation de la face. Ainsi, toute la dissimulation n’est qu’une simple préparation à la révélation de la face.

 

101. Il est écrit que le Créateur se cache dans la Torah. En effet, les tourments et les douleurs que l’homme éprouve durant la dissimulation de la face, sont différents pour celui qui a péché et a peu pratiqué la Torah et les Mitzvot, et  pour celui qui s’est engagé largement dans la Torah et les bonnes actions. Il en est ainsi parce que le premier est bien  capable de juger son Créateur favorablement, en pensant que les souffrances subies lui ont été causées par ses péchés et son peu de pratique de la Torah.

Pour l’autre cependant, il est très dur de juger son Créateur favorablement, parce qu’à son avis il ne mérite pas de punitions aussi dures et de plus, il voit que ses amis, qui sont pires que lui, ne souffrent pas autant, comme il est écrit : « les méchants, toujours heureux, s’enrichissent » et aussi  « en vain j’ai purifié mon cœur ».

Ainsi tu verras que tant que l’homme n’a pas atteint la Providence de la révélation de la face, l’abondance de la Torah et des Mitzvot alourdit beaucoup plus la dissimulation de la face. C’est le sens du verset « le Créateur se cache Lui-même dans la Torah ».

En effet, toute cette lourdeur qu’il ressent par la Torah sont des proclamations par lesquelles la sainte Torah elle-même l’appelle, l’éveillant à se presser et à donner la mesure requise de travail, pour  promptement le doter de la révélation de la face, comme Dieu le veut.

 

102. C’est pourquoi quiconque étudie la Torah LoLishma, sa Torah lui devient une potion de mort. Non seulement il ne sort pas de la dissimulation de la face vers la révélation de la face, puisqu’il n’est pas dans l’intention de travailler et de l’atteindre, mais en plus la Torah qu’il accumule lui augmente beaucoup  la dissimulation de la face. Finalement, il tombe dans la dissimulation de la dissimulation qui est considérée comme la mort, car il est complètement détaché de sa racine. Ainsi sa Torah lui devient une potion de mort.

 

103. Ceci clarifie les deux noms portés par la Torah : « révélée » et « dissimulée ». Nous devons comprendre pourquoi nous avons besoin la Torah dissimulée et pourquoi la Torah entière n’est pas révélée.

En effet, il y a une intension profonde derrière cela. La Torah « dissimulée » suggère que le Créateur « se cache dans la Torah » d’où son nom « la Torah du caché ». Inversement, elle est appelée « révélée » parce que le Créateur est révélé par la Torah.

Par conséquent les Kabbalistes ont dit, et nous trouvons aussi cela dans le livre de prières du Gaon de Vilna, que l’ordre d’atteinte de la Torah commence avec le dissimulé et se termine par le révélé. Cela signifie que par le travail approprié, où l’homme peine dès le début dans la Torah du caché, il lui est ainsi accordé la Torah révélée, celle qui est littérale. Ainsi, l’homme commence avec le dissimulé, appelé Sod (secret) et quand il le mérite, il aboutit au littéral.

 

104. Il a été complètement clarifié comment il est possible d’atteindre le premier degré de l’amour, qui est l’amour conditionnel. Nous avons appris que, bien qu’il n’y ait pas de récompense pour une Mitzva dans ce monde, l’atteinte de la récompense pour la Mitzva existe néanmoins dans la vie terrestre. Elle vient à l’homme par l’ouverture des yeux sur la Torah. Et cette claire atteinte est complètement similaire à la réception d’une récompense immédiate pour une Mitzva.

De ce fait, l’homme ressent le bénéfice merveilleux contenu dans la pensée de la Création, qui est de délecter Ses créatures de Sa main pleine, bienfaisante et généreuse. Grâce à l’abondance de faveurs que l’homme atteint, un amour merveilleux apparaît entre l’homme et le Créateur. Il se déverse sans cesse sur l’homme à travers les mêmes chemins et canaux par lesquelles l’amour naturel apparaît.

 

105. Cependant, tout cela n’arrive à l’homme qu’à partir du moment de son atteinte. Pourtant, bien qu’il ne veuille pas se souvenir de tous les tourments dus à la Providence en dissimulation de la face, dont il a souffert avant qu’il n’atteigne la révélation de la face, puisque « l’amour recouvre toutes les transgressions », c’est, néanmoins, considéré comme un grand défaut, même dans l’amour entre les créatures, et il va sans dire envers la véracité de Sa providence, puisqu’Il est bon et fait le bien aux méchants et aux bons.

Par conséquent, nous devons comprendre comment l’homme peut-il mériter Son amour d’une telle façon, qu’il ressentira et saura que le Créateur lui a toujours fait un bien merveilleux, dès sa naissance, et qu’Il ne lui a jamais causé le moindre mal, ni ne lui en causera jamais ; c’est cela le deuxième aspect de l’amour.

 

106. Pour comprendre cela, nous avons besoin des paroles de nos sages. Ils disent : « celui qui se repent par l’amour, ses péchés deviennent des vertus ». Cela signifie que non seulement le Créateur lui pardonne ses péchés, mais aussi que chaque péché et transgression que l’homme a commis, est transformé en Mitzva par le Créateur.

 

107. De ce fait, après que l’homme ait atteint l’illumination de la face dans une telle mesure, que chaque péché qu’il a commis, même délibérément, lui soit transformé en Mitzva, il se réjouit de toutes les souffrances et afflictions amères, et des nombreux tourments dont il a souffert depuis toujours, du moment où il a été placé dans les deux discernements de la dissimulation de la face, car ce sont eux qui l’ont amené à tous ces péchés, qui sont devenus maintenant des Mitzvot, par l’illumination de Sa face, qui réalise des merveilles.

Et tout ennui ou problème qui lui a fait perdre ses esprits, et l’a fait tomber dans des erreurs, comme dans la première dissimulation, ou bien l’a fait pécher, comme dans la double dissimulation, est maintenant devenu une cause et une préparation pour l’observance d’une Mitzva et la réception d’une grande récompense merveilleuse et éternelle. Par conséquent tout ennui s’est transformé pour lui en une grande joie et tout mal en un bien merveilleux.

 

108. Ceci est similaire à la légende du juif qui était l’intendant de la maison d’un certain propriétaire. Le propriétaire l’aimait tendrement. Une fois le propriétaire s’en alla et laissa son affaire à son substitut, qui haïssait Israël. Que fit-il ? Il prit le juif et le fouetta cinq fois devant tout le monde pour l’humilier grandement. Au retour du propriétaire, le juif alla le trouver et lui raconta ce qu’il lui était arrivé. Il se mit fort en colère, appela le substitut et lui ordonna de donner au juif immédiatement mille pièces d’or pour chaque coup donné. Le juif prit l’argent et rentra à la maison. Sa femme le trouva en pleurs. Elle lui demanda, anxieuse, ce qu’il lui était arrivé avec le propriétaire. Il le lui raconta. Elle lui demanda alors pourquoi il pleurait. Il répondit : « Je pleure parce qu’il ne m’a fouetté que cinq fois. J’aurais souhaité qu’il me batte au moins dix fois, car maintenant j’aurais eu dix milles pièces d’or. »

 

109. Maintenant tu vois que l’homme, après avoir mérité le pardon pour ses péchés, de sorte que ses péchés lui soient devenus des vertus, est récompensé par le discernement du deuxième degré d’amour du Créateur, où Celui Qui est aimé n’a jamais causé aucun mal, ni même une ombre de mal, à celui qui L’aime,  mais Il lui a fait, plutôt, un bien merveilleux et abondant, depuis toujours et à jamais, de façon  que la repentance par l’amour et la transformation des péchés en vertus, arrivent ensemble.

 

110. Jusqu’ici, nous n’avons examiné que les deux degrés de l’amour conditionnel. Cependant, nous devons encore comprendre comment l’homme mérite d’arriver aux deux discernements de l’amour inconditionnel pour son Créateur.

Pour cela nous devons comprendre complètement ce qui est écrit (Kidoushin page 40) : « L’homme doit toujours se considérer à moitié digne et à moitié indigne. S’il réalise une Mitzva, heureux soit-il, car il a fait pencher la balance vers son mérite. S’il commet un péché, malheur à lui, car il s’est condamné à l’échelle du péché.

Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, dit « puisque le monde est jugé selon sa majorité et l’individu est jugé par la majorité, s’il réalise une Mitzva, heureux soit-il, car il fait pencher la balance vers son mérite et le mérite du monde entier. S’il commet un péché, malheur à lui, car il s’est condamné, lui et le monde entier, à l’échelle du péché, car à cause de ce seul péché qu’il a commis, lui-même et le monde ont perdu beaucoup de bien ».

 

111. Ces paroles semblent déconcertantes du début à la fin. Il dit que celui qui réalise une Mitzva, fait pencher immédiatement vers le mérite, car il est jugé par la majorité. Pourtant cela se réfère à ceux qui sont à moitié indignes et à moitié dignes. Et Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, ne parle pas de cela du tout. Ainsi le principal manque dans le livre.

Rashi a interprété ses paroles comme se référant au verset suivant : « L’homme devrait toujours se considérer comme à moitié indigne et à moitié digne ». Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, ajoute que l’homme devrait toujours considérer le monde comme s’il était à moitié indigne et à moitié digne. Pourtant le principal manque toujours et pourquoi a-t-il changé ses paroles si le sens en est le même ?

 

112. Ceci est plus difficile sur le sujet lui-même, c’est-à-dire pour que l’homme se voit lui-même comme à moitié indigne. C’est étonnant, car si l’homme connaît ses nombreux méfaits, mentirait-il lui-même, en disant qu’il est à moitié ceci et à moitié cela ?

La Torah déclare « Garde-toi des mensonges ! » De plus, il est écrit « un pécheur détruit beaucoup de bien ». Il en est ainsi parce qu’un péché condamne une personne et le monde entier à l’échelle du péché. C’est donc bien par une réalité évidente, et non par une imagination trompeuse, que l’homme devrait se représenter lui-même et le monde.

 

113. Et il y a une autre source de confusion : se peut-il qu’il n’y ait pas beaucoup de personnes dans chaque génération qui réalisent une Mitzvah ? Ainsi comment le monde est-il soumis à l’échelle du mérite ? Est-ce que cela veut dire que la situation ne change pas du tout, et qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil ? En effet, une grande profondeur est requise ici, car les mots ne peuvent être compris superficiellement.

Cependant, cela ne concerne pas un homme qui sait que ses péchés sont nombreux, pour lui apprendre la supercherie, qu’il est à moitié ceci ou à moitié cela, ou pour insinuer qu’il ne lui manque qu’une seule Mitzvah. Cela n’est pas du tout la voie du sage. Cela se réfère plutôt à l’homme qui ressent et qui s’imagine être totalement un juste complet, et qui pense être dans la perfection absolue.  Il en est ainsi parce qu’il a déjà été récompensé avec le premier degré de l’amour par l’ouverture des yeux dans la Torah, et que Celui qui connaît tous les mystères témoigne déjà qu’il ne retournera plus à sa folie.

Les écrits lui montrent le chemin et prouvent qu’il n’est pas encore un juste, mais entre les deux – à moitié indigne et à moitié digne. Il en est ainsi parce qu’il lui manque encore l’une des 613 Mitzvot dans la Torah, nommément la Mitzvah de l’amour. Celui qui connaît tous les mystères ne témoigne qu’il ne pêchera plus, uniquement à cause de la clarté de l’atteinte de l’homme, de la grande perte en transgressant. Ceci est considéré  comme crainte de la punition et par conséquent appelé « repentance par la crainte ».

 

114. Nous avons aussi appris que ce degré de la repentance par la crainte ne corrige un homme qu’à partir du moment de la repentance. En effet, toute la peine  et l’angoisse dont il a souffert,  avant la récompense de la révélation de la face, restent telles quelles, non corrigées. De plus, les transgressions que l’homme a commises ne sont pas entièrement corrigées mais subsistent en tant qu’erreurs.

 

115. C’est pourquoi il est dit qu’un homme, à qui il manque encore une Mitzvah, se considérera comme à moitié indigne et à moitié digne. C’est-à-dire qu’il devrait s’imaginer que la période où il a mérité la repentance était au milieu de ses années, et de ce fait il est « à moitié indigne ». Ainsi, il est toujours à moitié indigne dans la moitié des années qu’il a passées  avant de se repentir.  A ce moment, l’homme est certainement indigne puisque la repentance par la crainte ne le corrige pas.

Il s’en suit, qu’il est à moitié digne, aussi, pendant la moitié de ses années, depuis qu’il a mérité la repentance. A ce moment, il est certainement digne car il est sûr qu’il ne péchera plus. Ainsi, dans la première moitié de ses années il est indigne et dans la dernière moitié de ses années il est digne.

 

116. Il lui est dit de penser de lui-même, que s’il a  réalisé une Mitzvah, cette même Mitzvah qu’il lui manque des 613, heureux sera-t-il d’avoir fait pencher la balance vers son mérite.  Il en est ainsi parce que celui qui a mérité la Mitzvah de l’amour, par la repentance de l’amour, en est récompensé par la transformation de ses péchés en mérites. Puis, chaque peine et chaque chagrin dont il a souffert depuis toujours, avant d’être récompensé par la repentance, sont transformés en de merveilleux et infinis plaisirs pour lui, au point qu’il regrette de ne pas avoir souffert deux fois plus, comme dans l’allégorie à propos du propriétaire et du juif qu’il aimait. Ceci est appelé « faire pencher la balance vers le mérite », puisque toutes les émotions de l’homme, les erreurs et les pêchés se sont transformés en « mérites ». Ainsi, faire pencher « la balance vers le mérite » signifie que la coupe qui était remplie de péchés a été transformée en une coupe pleine de mérites. Dans les mots des sages, cette inversion est appelée «soumission».

 

117. Il y a plus tard un avertissement qui dit, que tant que l’homme est moyen et n’a pas encore reçu cette « seule Mitzvah » qu’il lui manque des 613, il ne devrait pas croire en lui jusqu’au jour de sa mort. Il ne devrait  pas non plus compter sur le témoignage de Celui qui connaît tous les mystères, qu’il ne retournera plus à sa folie, car il pourrait continuer à transgresser. De ce fait, l’homme devrait toujours penser de lui-même que s’il  a commis un péché, malheur à lui, car il s’est condamné à l’échelle du péché.

 Il en est ainsi parce qu’alors il perdra immédiatement toute sa merveilleuse atteinte dans la Torah, et toute la révélation de la face dont il a été gratifié, et il retournera à la dissimulation de la face. Ainsi il se condamnera à une échelle du péché car il perdra tous les mérites et le bien, même ceux de la dernière moitié de ses années. Et comme preuve, il cite le verset « un pécheur détruit beaucoup de bien ».

 

118. Maintenant tu comprends l’ajout de Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, et pourquoi il ne cite pas la phrase « à moitié indigne et à moitié digne ». Il en est ainsi parce qu’il s’agit des deuxième et troisième discernements de l’amour, alors que Rabbi Shimon parle du quatrième discernement de l’amour, l’amour éternel – la révélation de la face, comme elle est en vérité, bonne et bienfaisante aux mauvais et aux bons.

 

119. Nous avons appris là qu’il n’est possible d’atteindre le quatrième discernement, que lorsque l’homme est compétent et connaît tous les agissements de l’aimé et son comportement envers tous les autres, jusqu’à ce qu’aucun ne lui manque. C’est aussi pourquoi le grand privilège, par lequel  l’homme est récompensé en faisant pencher la balance vers le mérite, n’est toujours pas suffisant pour qu’il atteigne l’amour complet, c’est-à-dire le quatrième discernement. Il en est ainsi parce que maintenant il n’atteint pas Sa qualité de bon et bienfaisant aux mauvais et aux bons, mais il n’atteint que Sa Providence envers  lui seul.

Cependant, il ne connaît toujours pas Sa Providence, de cette sublime et merveilleuse façon, vis-à-vis du reste des créatures du monde. Ainsi, nous avons appris ci-dessus, que tant que l’homme ne connaît pas les agissements de l’aimé avec les autres, jusqu’à ce qu’aucun ne manque, l’amour n’est toujours pas éternel. De ce fait, l’homme est obligé de faire pencher la balance  du monde entier aussi vers l’échelle du mérite. C’est  seulement alors que l’amour éternel lui apparaît.

 

120. C’est ce que Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, dit : « Puisque le monde est jugé par sa majorité et l’individu est jugé par sa majorité », et puisqu’il considère le monde entier, il ne peut pas dire, comme il est écrit, qu’il les considère à moitié indigne et à moitié digne. Une personne n’atteint ce degré, que quand il lui est accordé la révélation de la face et la repentance par la crainte. Pourtant, comment peut-il dire cela du monde entier, alors que cette repentance ne leur a pas encore été accordée ? Ainsi, l’homme doit seulement dire que le monde est jugé par la majorité et l’individu est jugé par la majorité.

L’explication est qu’on pourrait penser que l’homme ne mérite d’être un juste complet, que s’il n’a commis aucune transgression et qu’il n’a jamais péché, et ceux qui ont failli avec des péchés et des transgressions ne méritent plus de devenir des justes complets. C’est pourquoi, Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, nous apprend qu’il n’en est pas ainsi, mais que le monde est plutôt jugé par sa majorité et de même pour l’individu. Cela veut dire qu’après ne plus être considéré comme moyen, ce qui veut dire après s’être repenti par la crainte, et avoir atteint immédiatement les 613 Mitzvot et être appelé « moyen », c’est-à-dire durant la moitié de ses années il est indigne et durant l’autre moitié il est digne, ce n’est qu’après cela que si l’homme ajoute une unique Mitzva, la Mitzva de l’amour, il est considéré qu’il est principalement digne et fait pencher la balance vers le mérite. Ainsi, l’échelle des péchés devient aussi une échelle des mérites.

Il s’avère que même si l’homme a une balance pleine de transgressions et de péchés, ils deviennent tous des mérites. Alors, l’homme ressemble à celui qui n’a jamais péché et est considéré «un  juste complet ».  C’est le sens du verset que le monde et l’individu sont jugés par la majorité. Ainsi, les transgressions commises par l’homme avant la repentance ne sont pas du tout prises en compte, car elles sont devenues des mérites. En fait, même « les méchants complets » sont considérés « justes complets » après que la repentance de l’amour  leur ait été accordée.

 

121. Par conséquent, il dit que si un individu réalise  « une seule Mitzva », c’est-à-dire après s’être repenti par la crainte, car alors il ne manque plus à l’homme « qu’une seule Mitzva »,  « il est heureux car il a fait pencher la balance pour  lui-même et pour  le monde entier vers le mérite ». Ainsi, non seulement il est récompensé par son repentir par l’amour, en faisant pencher la balance vers le mérite, comme le verset le dit, mais il est aussi récompensé par le fait de faire pencher la balance du monde entier vers le mérite.

Cela signifie qu’il est récompensé par le fait de s’élever vers de merveilleuses atteintes dans la Sainte Torah, jusqu’à découvrir comment tous les peuples du monde seront finalement récompensés par la repentance de l’amour. Ensuite, eux aussi découvriront et verront cette merveilleuse providence, comme il l’a atteinte lui-même. Et eux aussi feront tous pencher la balance vers le mérite. A ce moment, « les péchés cesseront sur la terre et les méchants ne seront plus ».

Et bien que les peuples du monde n’aient même pas encore reçu la repentance de la crainte, toujours est-il qu’après qu’un individu ait fait pencher la balance vers le mérite, destiné à leur revenir dans une atteinte claire et absolue, c’est similaire à « Vous verrez votre monde dans votre vie », qui est dit à propos de celui qui se repent par la crainte. Nous avons dit que l’homme est impressionné et  ravi par cela comme s’il l’avait atteint instantanément, puisque « tout ce qui doit être reçu est comme si c’était reçu ».

Aussi, cela concerne ici l’individu qui atteint la repentance du monde entier précisément comme s’ils avaient obtenu et en étaient venus à la repentance de l’amour. Chacun d’entre eux a fait pencher la balance de leurs péchés vers les mérites, pour suffisamment connaître toutes les actions du Créateur vis-à-vis de chaque individu dans le monde. C’est pourquoi Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon dit « Heureux est-il car il a fait pencher la balance pour  lui-même et pour  le monde entier vers le mérite ». A partir de là, l’homme connaît entièrement les voies de Sa providence, avec chaque création, du fait de la révélation de Son véritable visage, c’est-à-dire le Bon et Bienfaisant  aux bons et aux mauvais. Et puisqu’il sait cela, il a été par conséquent récompensé par le quatrième discernement de l’amour, nommément « l’amour éternel ».

Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, avertit dans le verset, que même après que l’homme ait fait pencher la balance du monde entier vers le mérite, il ne devrait toujours pas croire en lui-même jusqu’au jour de sa mort. S’il chute avec une seule transgression, il perdra immédiatement toutes ses merveilleuses atteintes et faveurs, comme il est écrit « un pécheur détruit beaucoup de bien ».

Cela explique la différence à propos de laquelle Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, écrit. Les écritures parlent uniquement du deuxième et du troisième discernement de l’amour, et de ce fait elles ne mentionnent pas le fait de faire pencher la balance du mérite du monde entier.

En effet, Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, parle du quatrième discernement de l’amour, qui ne peut être représenté que par l’atteinte du fait de faire pencher le monde entier vers une échelle du mérite. Cependant, il nous reste encore à comprendre comment  atteindre cette merveille qu’est le fait de faire pencher le monde entier vers une échelle du mérite.

 

122. Nous devons comprendre ce qui est écrit (Taanit 11,71), « Quand le public se désole, l’homme ne devrait pas dire ‘Je vais à la maison manger et boire et mon âme sera en paix’. Si l’homme agit ainsi, l’écriture dit de lui : Voici la joie et le plaisir, tuer le bœuf et égorger le mouton, manger de la viande et boire du vin – buvons et mangeons car demain nous mourrons ! Qu’est-il  dit à ce sujet?  Et le Seigneur des armées se révèle dans mes oreilles : certainement ton iniquité ne sera pas expiée jusqu’à ce que tu meurs’. Jusque-là l’attribut des moyens. Mais il est écrit à propos de l’attribut des méchants, ‘Viens, je ferai apporter du vin et nous nous remplirons de vins forts ; et demain sera comme aujourd’hui ‘. Qu’est-il dit de cela ? ‘Le juste périt et personne ne prend à cœur, que le juste est éliminé à cause du mal’. Au  lieu de cela quand l’homme se désole avec le public il en est récompensé par la consolation du public ».

 

123. Ces mots semblent complètement hors sujet, car il souhaite donner la preuve du texte, que l’homme devrait s’affliger avec le public. De ce fait, pourquoi devrions-nous différencier et séparer l’attribut des moyens de l’attribut des méchants ? De plus, qu’elle est la précision qui est faite par rapport à « l’attribut des moyens » et « l’attribut des méchants » ? Et pourquoi ne dit-il pas « intermédiaires » et « méchants » ? Pourquoi ai-je besoin des attributs ? De plus, où est-il suggéré que l’écriture parle d’une iniquité où l’homme ne souffre pas avec le public ? Et nous ne voyons pas, non plus, aucune punition dans l’attribut des méchants, mais seulement dans ce qu’il est écrit « Le juste périt et personne ne le prend à cœur ». Si les méchants ont  péché,  que fait le juste qu’il doive être puni, et pourquoi les méchants pleurent si le juste périt ?

 

124. Pourtant sache que ces attributs, « moyens », « méchants » et « juste » n’indiquent pas des personnes spéciales, mais plutôt tous les trois existent dans chacune des personnes au monde. Ces trois attributs sont discernables dans chaque personne. Pendant la période de dissimulation de la Face chez l’homme, c’est-à-dire avant même qu’il ait atteint la repentance par la crainte, il est considéré comme étant dans l’attribut des méchants.

Ensuite, s’il est récompensé par la repentance par la crainte, il est considéré selon l’attribut des  moyens. Et après cela, s’il est récompensé aussi  par la repentance de l’amour, dans son quatrième discernement, c’est-à-dire l’amour éternel, il est considéré « juste complet ». C’est pourquoi  ils n’ont pas dit moyens et justes tout simplement, mais l’attribut des moyens et l’attribut des méchants.

 

125. Nous devons aussi nous rappeler qu’il est impossible d’atteindre le quatrième discernement de l’amour, sans d’abord atteindre la révélation de la face, qui sera révélée au monde entier. Cela donne à l’homme la force de faire pencher la balance du monde vers le mérite comme Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon, le dit. Et nous avons déjà appris que la question de la révélation de la face transformera toute peine et tristesse advenues durant la dissimulation de la face, en plaisirs merveilleux, au point que l’homme regrettera d’avoir souffert si peu.

De ce fait nous devons poser la question : quand l’homme fait pencher sa balance vers le mérite, il se souvient certainement de toutes les peines et les douleurs subies durant la dissimulation de la face ». C’est pourquoi il est possible qu’elles soient toutes transformées en plaisirs merveilleux pour lui, comme nous l’avons dit plus haut. Mais quand il fait pencher la balance du monde entier vers le mérite, comment connaît-il la mesure de toutes les peines et les douleurs dont souffrent toutes les créatures du monde, afin de pouvoir comprendre comment la balance penche vers leur mérite, de la même manière que nous l’avons expliqué par rapport à son propre jugement?

Pour éviter que l’échelle du mérite du monde entier manque, quand l’homme sera qualifié pour faire pencher leur balance vers le mérite, l’homme n’a d’autre stratagème que de toujours souffrir des afflictions du public, comme il souffre de ses propres peines. Car alors, l’échelle du péché du monde entier sera prête en lui, comme sa propre échelle du péché. Ainsi, s’il est récompensé en faisant pencher la balance vers son mérite, il pourra aussi faire pencher la balance du monde entier vers leur mérite,  et méritera  l’atteinte  du juste complet.

 

126. Ainsi nous comprenons que  si l’homme ne souffre pas avec le public, même s’il est alors récompensé par la repentance de la crainte, c’est-à-dire l’attribut du moyen, les écritures disent de lui « Voici la joie et le plaisir ». Cela veut dire que celui qui a été récompensé par la bénédiction « tu verras ton monde dans ta vie », et voit toute sa récompense pour une Mitzva préparée pour le monde à venir, est certainement « rempli de joie et de plaisir ». Et il se dit « tuer le bœuf et égorger le mouton, manger de la viande et boire du vin – Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ! » En d’autres mots, il est plein de joie à cause de la récompense qui lui est assurée dans le monde à venir. C’est pourquoi il dit si joyeusement « car demain nous mourrons », et je récolterai la vie du monde à venir de Celui qui est complet, après ma mort.

Cependant  il est écrit à ce sujet : « Et le Seigneur des armées se révéla Lui-même dans mes oreilles : cette transgression ne sera pas expiée jusqu’à ta mort ». Cela veut dire que le texte lui prouve les erreurs qu’il a commises. Car nous comprenons que les péchés de celui qui se repent par la crainte deviennent de simples erreurs. De ce fait, puisqu’il n’a pas souffert avec le public et ne peut pas atteindre la repentance de l’amour, moment auquel ses péchés seraient transformés en vertus, il est donc nécessaire que les erreurs qu’il a commises ne soient pas expiées dans sa vie. Ainsi comment peut-il se réjouir de sa vie dans le monde à  venir ? C’est pourquoi il est écrit : « cette transgression ne sera pas expiée par toi », c’est-à-dire les erreurs, « jusqu’à ta mort », c’est-à-dire avant qu’il ne meure, et ainsi il est empêché d’expier.

 

127. Il est aussi écrit que ceci est « l’attribut du moyen », c’est-à-dire que ce texte parle à partir du moment où l’homme s’est repenti par la crainte. A ce moment l’homme est considéré « moyen ». Pourtant, qu’est-il écrit à propos de « l’attribut des méchants » ? En d’autres mots, qu’advient-il de la période où il était dans la dissimulation de la face, qui était alors appelée « l’attribut des méchants » ? Nous avons appris que la repentance par la crainte ne corrige pas le passé de l’homme avant qu’il se soit repenti. 

De ce fait, le texte apporte un autre verset : « Viens, je ferai apporter du vin et nous nous remplirons de vins forts ; et demain sera comme aujourd’hui ». Cela veut dire que ces jours et ces années  passés depuis le temps de la dissimulation de la face, qu’il n’a pas encore corrigés, appelés « l’attribut des méchants », ils ne veulent pas qu’il meure, puisqu’ils n’ont aucune part après la mort dans le monde à venir,  étant  l’attribut des méchants.

Par conséquent, au moment où l’attribut du moyen en lui est joyeux et se réjouit, « car demain nous mourrons », et il sera récompensé par la vie dans le monde à venir, en même temps l’attribut des méchants en lui ne dit pas la même chose. Il dit plutôt « et demain sera comme aujourd’hui »,  c’est-à-dire qu’il souhaite vivre heureux dans ce monde pour toujours, car il n’a toujours pas de part dans le monde qui vient, puisqu’il ne l’a pas corrigé, et qu’il n’est corrigé que par la repentance de l’amour.

 

128. Il est écrit « Le juste périt », c’est-à-dire l’attribut du juste complet, qu’un homme devrait mériter, est perdu pour lui. « Et aucun homme ne prend à cœur, que le juste est éliminé à cause du mal ». En d’autres mots, le moyen n’ayant pas souffert avec le public, il ne peut pas atteindre la repentance de l’amour, qui  inverse les péchés en vertus et les maux en plaisirs merveilleux. Au lieu de cela, toutes les erreurs et le mal dont l’homme a souffert avant d’atteindre la repentance par la crainte, subsistent encore dans l’attribut des méchants, qui ressentent des désastres de Sa Providence. Et à cause de ces désastres qu’ils ressentent encore, ils ne peuvent pas être récompensés et être des justes complets.

Les écritures disent « et aucun homme ne le prend à cœur » c’est-à-dire que cet homme ne prend pas à cœur « à cause du mal ». En d’autres mots, à cause des « désastres » que l’homme ressent encore de son passé dans Sa providence, « le juste périt » c’est-à-dire qu’il perd l’attribut du juste. Et il mourra et quittera le monde comme un simple moyen. Tout cela concerne celui qui ne souffre pas avec le public et qui n’est pas récompensé par la vision de la consolation du public, car il ne sera pas capable de faire pencher leur balance vers le mérite et de voir leur consolation. De ce fait, il n’atteindra jamais l’attribut du juste.

 

129. De tout ce qui a été dit plus haut, nous avons mérité de savoir qu’il n’y a pas  d’être  né d’une femme qui  n’expérimentera pas les trois attributs cités plus haut : l’attribut des méchants, l’attribut des moyens, l’attribut des justes.

Ils sont appelés Midot (attributs) puisqu’ils proviennent de Midot (mesures) de leur atteinte de Sa providence. Et comme nos sages l’ont dit : « l’homme est mesuré selon la mesure avec laquelle il mesure » (Soutah 8).Car ceux qui atteignent Sa Providence dans la dissimulation de la face sont considérés méchants, soit méchants  incomplets selon la perspective de la simple dissimulation ou méchants complets  selon la perspective de la double dissimulation.

Et parce qu’ils pensent et ressentent que le monde est conduit par une mauvaise Providence, c’est comme s’ils se condamnaient eux-mêmes, puisqu’ils reçoivent des tourments et des peines de Sa providence et ils se sentent mal toute la journée. Et ils condamnent encore plus en pensant que l’on prend soin de tous les peuples du monde de la même manière qu’eux, c’est-à-dire par une  mauvaise providence.

De ce fait, ceux qui atteignent la Providence selon la perspective de la dissimulation de la face sont appelés « méchants », puisque ce nom apparaît en eux de la profondeur de leur sensation. Cela dépend de la compréhension de leur cœur, et la parole ou la pensée qui justifie Sa providence ne compte pas du tout, vu qu’elle s’oppose à la sensation de tous les organes et des sens qui ne savent pas se forcer à mentir comme il peut le faire.

De ce fait, ceux qui sont dans cette mesure d’atteinte de Sa providence sont considérés comme s’étant condamnés eux-mêmes et ayant condamné le monde entier à une échelle du péché, comme il est écrit à propos des paroles de Rabbi Eléazar, fils de Rabbi Shimon. Il en est ainsi parce qu’ils imaginent qu’on prend soin des peuples du monde d’une mauvaise manière comme cela devrait seoir à Son nom, « le Bon et Bienfaisant vis-à-vis des méchants et des  bons ».

 

130. Ceux à qui il est accordé la sensation de Sa providence, dans la forme du premier degré de la révélation de la face, appelé « repentance par la crainte », sont appelés moyens. Il en est ainsi parce que leurs émotions sont partagées en deux parties, appelées les « deux plateaux de la balance ». Maintenant qu’ils ont acquis la révélation de la face, selon « tu verras ton monde durant ta vie », voici qu’ils ont déjà atteint dès à présent,  au moins, Sa bonne providence comme il sied à Son nom de  « Bon ». Ils sont, de ce fait, à l’échelle du mérite.

Cependant, toute la peine et les tourments amers qui ont été gravés dans leurs sentiments durant toutes les journées et les années où ils ont reçu la Providence de la face cachée, dans le passé, avant que  la repentance précédemment  nommée ne leur soit accordée, voici qu’ils subsistent tous et sont appelés «l’échelle du péché ». Et puisqu’ils ont ces deux échelles, se tenant l’une opposée à l’autre, de façon qu’avant leur repentance se dresse l’échelle du péché, et après  leur repentance c’est l’échelle du mérite qui leur est assurée, le « moment » de la repentance se tient « entre » le péché et le mérite, et de ce fait ils sont appelés « moyens ».

 

131. Et ceux qui méritent  la révélation de la face du second degré, appelée « repentance par l’amour », quand les péchés leur deviennent des mérites, sont  considérés avoir fait pencher l’échelle du péché, ci-dessus, vers l’échelle du mérite. Cela signifie que toute la peine et les afflictions gravées dans leurs os, durant la providence de la dissimulation de la face, ont été maintenant soumises  et sont devenues  l’ « échelle du mérite ». Il en est ainsi parce que chaque peine et affliction a été transformée en un plaisir magnifique et sans fin. Ils sont appelés maintenant « justes »,  car ils justifient Sa providence.

 

132. Nous devons savoir que l’attribut des moyens, ci-dessus, s’applique même quand l’homme est sous la providence de la dissimulation de la face, car par de grands efforts dans la foi de récompense et de punition, une grande lumière de confiance dans le Créateur leur apparaît. Il leur est donné, à ce moment, un degré de la révélation de Sa face, dans la mesure des moyens. Mais l’inconvénient est qu’ils ne peuvent pas rester de façon permanente dans leurs degrés, puisque que rester de façon permanente dans un degré n’est possible que par la repentance par la crainte.

 

133. Nous devons aussi savoir que ce que nous avons dit, qu’il n’y a de choix que lorsqu’il y a dissimulation de la face, ne veut pas dire qu’après que l’homme ait atteint la providence de la révélation de la face, il n’ait plus de travail ou d’effort à faire dans la pratique de la Torah et des Mitzvot. Bien au contraire, le principal travail dans la Torah et les Mitzvot, comme il se doit, commence  après que l’homme ait été récompensé par la repentance par l’amour. C’est seulement alors qu’il est capable de s’engager dans la Torah et les Mitzvot avec amour et crainte, comme il nous est ordonné, « Et le monde n’a été créé que pour le juste complet » (Brakhot 61).

C’est plutôt comme un roi qui souhaitait choisir pour lui-même ses plus loyaux sujets à travers le pays, et les amener à son palais pour qu’ils y travaillent. Qu’a-t-il fait ? Il a publié un décret qui stipulait que quiconque le souhaitait, jeune ou vieux, pouvait venir au palais pour s’engager dans des travaux à l’intérieur du palais. Cependant, il assigna beaucoup de ses serviteurs pour garder l’entrée du palais et toutes les routes y menant, et leur ordonna d’induire en erreur avec ruse tous ceux qui s’approcheraient du palais et de les détourner du chemin qui mène au palais.

Naturellement, tous les gens du pays commencèrent à affluer  vers le palais du roi, et, en effet, furent repoussés avec ruse par les gardes diligents. Beaucoup d’entre eux surpassèrent les gardes et réussirent à se rapprocher de l’entrée du palais, mais les gardes à l’entrée étaient des plus diligents, et si quelqu’un s’approchait de la porte, ils le déviaient et le congédiaient avec grande astuce, jusqu’à ce qu’il s’en retourne comme il était venu. Et ainsi ils retournaient, et venaient et repartaient, et regagnaient de la force et revenaient et repartaient, ainsi de suite jour après jour, d’année en année,  jusqu’à ce qu’à se lasser de réessayer. Et, uniquement,  les héros parmi eux, qui eurent la patience, et qui défirent ces gardes, et qui ouvrirent la porte, furent récompensés immédiatement par la vision de la face du Roi, qui assigna à chacun d’eux le rôle lui convenant. Bien sûr que dès ce moment, ils n’eurent plus rien à voir avec ces gardes, qui les avaient détournés et repoussés, et leur avaient rendu la vie amère pendant plusieurs jours et années, à aller et venir  vers l’entrée. C’est ainsi qu’ils ont été récompensés, en travaillant et en servant face à la splendeur de la lumière de la face du Roi à l’intérieur de Son palais.

Ainsi en est-il du travail des justes complets. Le choix appliqué durant la dissimulation de la face, ne s’applique certainement plus dès qu’ils ont ouvert la porte pour atteindre la providence révélée. Ils commencent, en effet,  principalement, Son travail béni dans le discernement de la révélation de la face. A ce moment, ils commencent à gravir les nombreux degrés de l’échelle établie sur terre, et dont le sommet atteint le ciel, comme il est écrit « Les justes iront de force en force ». C’est comme nos sages ont dit « Chaque juste est brûlé par le dais de son ami » (expression qui signifie que chaque juste est jaloux de son ami). Ces travaux les préparent à la volonté de Dieu, pour que Sa pensée de la Création se réalise en eux, étant de « réjouir Ses créatures » selon Sa bonne et généreuse main.

 

134. Il faut connaître cette loi supérieure, qu’il n’y a de révélation qu’à l’endroit où il y avait la dissimulation. C’est similaire aux choses de ce monde où l’absence précède l’existence, comme la croissance du blé qui apparaît uniquement là où il a été semé et a pourri. De même des choses élevées, où la dissimulation et la révélation ont la même relation que la mèche et la lumière qui s’y attrape. C’est parce que chaque dissimulation, une fois corrigée, est la raison de la révélation de la lumière relative à ce type de dissimulation, et la lumière qui apparaît y adhère comme la lumière à la mèche. Rappelle-toi de cela sur toutes tes voies.

 

135. Maintenant tu peux comprendre ce que nous sages ont écrit, que la Torah entière porte les noms du Créateur.  C’est en quelque sorte déroutant, vu que nous y trouvons beaucoup de grossièretés, comme les noms des méchants – Pharaon, Balaam etc., interdiction, impureté, malédictions impitoyables dans les deux admonestations et ainsi de suite. Ainsi, comment pouvons-nous comprendre que tous ces noms soient ceux du Créateur ?

 

136. Pour comprendre cela, nous devons savoir que Ses voies ne sont pas les nôtres. Par nos voies nous arrivons de l’imperfection à la perfection, et par Sa voie bénie, toutes les révélations nous viennent de la perfection à l’imperfection. Car au début, la perfection complète émane et émerge de Lui, et cette perfection descend de Sa face bénie, et se déroule de restriction en restriction à travers plusieurs étapes, jusqu’à la dernière phase, la plus réduite, convenant à notre monde matériel. Et cela nous apparait ici dans ce monde.

 

137. Et de ce qui a été dit  tu sauras que la Sainte Torah, dont la hauteur de sa grâce est infinie, n’a pas émané et émergé immédiatement de Lui, telle que nous la trouvons sous nos yeux ici dans ce monde, car nous savons bien que « la Torah et le Saint Béni soit-il ne font qu’Un ». Cela n’apparait pas du tout dans la Torah de ce monde, et plus encore, à celui qui l’étudie  Lo Lishma,  Sa Torah lui devient une potion de mort.

Cependant, comme ci-dessus, quand elle émana de Lui, béni soit-Il, elle émana et émergea  dans une perfection absolue, ce qui veut dire, dans le discernement même de «  la Torah et le Saint Béni soit-il ne font qu’Un ». C’est ce qui est nommé Torah de Atsilout dans l’introduction aux corrections du Zohar (p 3) « Lui, Sa vie et Lui-même sont Un ». Ensuite elle descendit de Sa face bénie, et se réduisit à travers les échelons par de nombreuses restrictions, jusqu’à être octroyée du Sinaï, étant écrite telle qu’elle est sous nos yeux ici dans ce monde, revêtue de l’habillement grossier  du monde matériel.

 

138. Cependant tu sauras que, bien que la distance entre l’habillement de la Torah dans ce monde, et l’habillement dans le monde d’Atsilout soit infinie, malgré tout, la Torah elle-même, c’est-à-dire, la lumière qui se trouve dans l’habillement, n’est en aucune manière transformée entre la Torah d’Atsilout et celle de ce monde, comme il est dit « Je suis l’Eternel, Je ne change pas » (Malachie 3-6)

   Et de plus, cet habillement  grossier de notre Torah de Assya, ne rabaisse en aucune manière la valeur de la lumière qui s’en revêt. Bien au contraire, son importance a de loin plus de valeur du point de vue de son Gmar Tikoun, que tout son habillement pur des mondes supérieurs.

  Et cela est ainsi car la dissimulation est la cause de la révélation. La dissimulation, après avoir été corrigée au moment de la révélation, devient la révélation, comme la mèche et la flamme qui y adhère. Et plus la dissimulation sera grande, plus la lumière la plus forte y apparaîtra et s’y maintiendra, pendant sa correction. Donc tous ces habillements  grossiers, dont la Torah s’est vêtue dans ce monde, ne dévaluent en aucune manière la Lumière qui s’y introduit, mais bien au contraire.

 

139. Et c’est en cela que Moïse vainquit les anges, par son argument « Il n’y a pas de jalousie entre vous, le mauvais instinct est entre vous » (Shabbat 89). Ce qui veut dire, comme expliqué, que la dissimulation la plus grande révèle la plus grande Lumière. Et il leur a montré que par l’habillement pur dont la Torah se revêt dans le monde des anges, ils ne peuvent pas découvrir les lumières les plus grandes, de même que c‘est possible dans l’habillement de ce monde-ci.

 

140. Il est déjà clair, qu’il n’y a aucun changement de la Torah de Atsilout, où « la Torah et le Saint béni soit-Il sont Un », jusqu’à la Torah de ce monde-ci. Tout le discernement n’est que dans l’habillement. Car les habillements de ce monde-ci dissimulent le Saint béni soit-Il, et Le cachent.

  Et sache que selon l’habillement du béni soit-Il dans la Torah, il est intitulé du nom « enseignant », pour t’informer que même pendant la dissimulation de la face, et même dans le discernement de la double dissimulation, le Saint béni soit-Il réside et se revêt de la Torah. Car Il est « enseignant » et elle est « Torah » (enseignement). Mais, à nos yeux, l’habillement grossier de la Torah est comme des ailes, qui couvrent et cachent l’enseignant qui en est revêtu et qui se cache derrière.

  Certes, quand l’homme gagne la révélation de la face par la repentance de l’amour du quatrième discernement, il est dit de lui « Et ton enseignant ne se cachera plus, et tes yeux verront ton enseignant » (Esaïe 30-20), car à partir de là, les habillements de la « Torah » ne dissimulent et ne cachent plus l‘enseignant ». Et il découvre éternellement que « la Torah et le Saint béni soit-Il sont Un ».

 

141. Et par cela tu comprendras ce qui est écrit : « Abandonnez-Moi, et gardez Ma Torah ». Ce qui veut dire : « Je souhaite qu’ils M’abandonnent et qu’ils gardent Ma Torah, la lumière en elle les ramènera au bien » (Yerushalmi Hagiga page 6b). Ce qui est en quelque sorte bizarre. En effet leur intention était de jeûner et de  se tourmenter pour trouver la révélation de Sa face béni soit-Il, comme dans le verset «  Ils aiment la proximité de Dieu » (Esaïe 58-2).

  Et le texte leur dit, au nom de Dieu : «  Je souhaite que vous m’abandonniez, car tout votre travail est en vain, et ne sert à rien, car Je ne me trouve nulle part, excepté dans la Torah. C’est pourquoi, gardez la Torah et cherchez-y Moi, et la lumière en elle vous ramènera au bien, et vous Me trouverez », comme il est expliqué dans le verset « Et ceux qui Me cherchent me trouveront ».

 

142. Nous pouvons à présent quelque peu expliquer l’essence de la sagesse de la Kabbale, pour avoir une notion fidèle et suffisante de la qualité de cette sagesse, pour ne pas être trompés par des imaginations erronées, que la majorité des foules s’imaginent.

  Et tu dois savoir, que la Sainte Torah est divisée en quatre aspects, qui incluent toute la réalité. Car trois aspects sont distingués dans toute la réalité de ce monde-ci, et sont nommés : le monde, l’année, l’âme. Et le quatrième aspect est la voie d’existence de ces trois parties de la réalité, à savoir, leur alimentation, leur gestion, et toutes leurs circonstances.

 

143. L‘extériorité de la réalité, comme le ciel et le firmament, la terre et les mers, etc., qui sont inscrits dans la Torah, tous ceux-là sont nommés « monde ».

  L’intériorité de la réalité, à savoir, l’homme et la bête, et l’animal et les sortes d’oiseaux, etc., mentionnés dans la Torah, et qui se trouvent dans les endroits ci-dessus appelés « extériorité », sont intitulés « âme ».

  L’évolution de la réalité à travers les générations est nommée cause et effet. Par exemple, la succession des chefs des générations, depuis Adam HaRishon jusqu’à Josué et Caleb qui sont entrés dans le pays, qui est rapportée dans la Torah, et où le père est discerné comme la « cause » de son fils qui a été «causé » par lui. Cet aspect de l’évolution des détails de la réalité par cause et effet mentionné, est nommé « année ».

  Et toutes les voies de subsistance de toute la réalité, extérieures et intérieures ci-dessus, dans toutes leurs conduites et circonstances, rapportées dans la Torah, sont nommées « l’existence de la réalité ».

 

144. Et sache que les quatre mondes, appelés dans la sagesse de la Kabbale Atsilout, Briah, Yetsira, Assya, quand ils ont évolué et émergé, sont issus l’un de l’autre comme le sceau et l’empreinte. C’est-à-dire, comme tout ce qui est gravé sur le sceau est forcément découvert et ressort dans son empreinte, ni plus ni moins. C’est ainsi que les mondes ont évolué. De sorte que les quatre discernements qui sont monde-année-âme et leurs existences ci-dessus, qui se trouvaient dans le monde d’Atsilout, en ont tous émergé et en ont été empreints, et leur modèle a été découvert dans le monde de Briah aussi. Et ainsi du monde de Briah au monde de Yetsira, jusqu’au monde d’Assya.

  De sorte que tous les trois discernements, qui sont dans la réalité qui est devant nous, appelés monde-année-âme et toutes leurs voies d’existence présentées à nos yeux, ici, dans ce monde, ont émergés et ont été tirés ici du monde de Yetsira. Et Yetsira de celui au-dessus de lui.

De sorte que l’origine de tous ces nombreux détails, sous nos yeux, se trouve dans le monde d’Atsilout. Et plus encore, même ces nouveautés qui se renouvellent de nos jours dans ce monde, chaque innovation doit être forcement découverte d’abord là-haut dans le monde d’Atsilout. Et de là elle évolue et nous apparaît dans ce monde.

  Et nos sages ont écrit « Il n’y a aucune herbe d’ici-bas, qui n’ait pas sur elle un destin et un gardien de là-haut, qui la frappe et lui dise de pousser » (Bereshit Raba 81). Il est écrit « Il n’y a personne qui lève le doigt ici-bas, avant que ce ne soit proclamé là-haut » (Khoulin p 7).

 

145. Et sache que le discernement de l’habillement de la Torah dans les trois discernements de la réalité monde-année-âme, et leurs existences matérielles dans ce monde-ci, c’est de cela que dérivent  l’interdiction et l’impureté et la proscription, qui se trouvent dans la Torah révélée, dont il a été expliqué plus-haut que le Saint béni soit-Il se revêt, dans le verset « la Torah et le Saint béni soit-Il sont Un », mais en dissimulation et en grande cachette, car ces habillements matériels sont les ailes qui Le couvrent et Le cachent, béni soit-Il.

  En effet le discernement de l’habillement de la Torah dans les discernements purs monde-année-âme et leur existence dans les trois mondes supérieurs, appelés Atsilout, Briah, Yetsira, tout cela est nommé « la sagesse de la Kabbale ».

 

146. De sorte que la sagesse de la Kabbale et la Torah révélée sont les mêmes.  Mais quand l’homme reçoit le discernement de la providence de la dissimulation de la face, et que le Saint béni soit-Il se cache dans la Torah, cela est considéré  comme l’étude de la Torah révélée. Ce qui veut dire, qu’il n’est pas capable de recevoir aucune illumination de la Torah de Yetsira, et il est même inutile de dire au-delà de Yetsira.

  Et quand l’homme est récompensé par la révélation de la face, il commence alors à s’occuper de la sagesse de la Kabbale. Vu que les habillements de la Torah révélée eux-mêmes se sont purifiés pour lui et sa Torah est devenue la Torah de Yetsira, qui est appelée « sagesse de la Kabbale ». Et même celui qui est récompensé par la Torah d’Atsilout, cela ne veut pas dire que les lettres de la Torah ont changé pour lui, mais plutôt que ces habillements mêmes de la Torah révélée se sont purifiés pour lui et sont devenus des habillements très purs, car ils sont devenus comme il est écrit « Et ton enseignant ne se cachera plus, et tes yeux verront ton enseignant», car alors ils sont devenus le discernement « Lui, Sa vie et Lui-même sont Un ».

 

147. Et pour un peu rapprocher cela de l’esprit, je t’en donnerai une illustration. Par exemple, alors que l’homme était dans la dissimulation de la face, les lettres et les habillements de la Torah cachaient forcément le Saint béni soit-Il, et donc il échoua par les péchés et les erreurs qu’il fit. Et il était alors sous la verge de la punition, les habillements grossiers de la Torah  étant l’impureté et l’interdiction et la proscription etc.

  Cependant, quand il est récompensé par la providence révélée, et par le discernement de la repentance par l’amour, où les méchancetés lui deviennent des mérites, tous les péchés et les erreurs, dans lesquelles il a échoué étant sous la dissimulation de la face, se sont dévêtus à présent de leurs habillements grossiers et très amers, et se sont vêtus d’habits de lumière et de Mitsva et de mérites. Car ces mêmes habits grossiers se sont transformés en mérites, qui sont maintenant le discernement des habits tirés du monde d’Atsilout ou Briah, qui n’enveloppent pas et ne recouvrent pas « l’Enseignant », béni soit-Il. Mais au contraire « et tes yeux verront ton Enseignant ».

  Il n’y a donc aucun changement entre la Torah d’Atsilout et la Torah de ce monde-ci, à savoir entre la sagesse de la Kabbale et la Torah révélée, mais tout le discernement est plutôt dans le discernement de l’homme qui pratique la Torah. Et pendant des années ils pratiquent la Torah selon la même loi et le même langage, et malgré tout pour l’un cette Torah sera  dans le discernement de la sagesse de la Kabbale et de la Torah d’Atsilout, et pour l’autre la Torah sera celle d’Assya et révélée.

 

148. Et par cela tu comprendras la justesse des mots  du Gaon de Vilna dans le livre de prière dans la  bénédiction de la Torah, où il a écrit, que l’on commence la Torah par Sod le secret, à savoir la Torah révélée d’Assya, qui est le discernement dissimulé, où le béni soit-Il se cache tout-à-fait. Et ensuite par Remez l’indice, ce qui veut dire qu’il découvre beaucoup plus de la Torah de Yetsira. Jusqu’à mériter le Pshat (sens premier), qui est la Torah d’Atsilout, appelée ainsi car elle s’est dévêtue de tous les habits qui cachent le Créateur.

 

149. Et après être arrivé ici, nous pouvons donner quelque notion et discernement des quatre mondes connus, dans la sagesse de la Kabbale, sous les noms de Atsilout, Briah, Yetsira, Assya de la sainteté, et des quatre mondes ABYA des écorces, présentés les uns face aux autres, face à ABYA de la sainteté. Et tu comprendras cela dans les quatre discernements de l’atteinte de Sa providence, et dans les quatre degrés de l’amour. Nous expliquerons d’abord les quatre mondes ABYA de sainteté. Nous commencerons par le bas, depuis le monde d’Assya.

 

150. Voici que les deux premiers aspects de la providence par le discernement de la dissimulation de la face, ont été expliqués plus haut. Et sache que les deux sont discernés dans le monde d’Assya. Il est écrit à ce sujet dans le livre « L’arbre de vie », que le monde d’Assya est principalement mauvais, et même le peu de bonté qui s’y trouve, est mêlé à la méchanceté et est méconnaissable. Car du côté de la première dissimulation découle surtout la méchanceté, à savoir les tourments et les douleurs que ressentent ceux qui reçoivent cette providence. Et du côté de la double dissimulation, la bonté est aussi mêlée à la méchanceté, et elle y est tout-à-fait imperceptible.

  Et le premier discernement de la révélation de la face est l’aspect du monde de Yetsira, et il est écrit à ce sujet dans le livre « L’arbre de Vie » (porte 48 ch.3), que le monde de Yetsira est à moitié bon et à moitié mauvais. Ce qui veut dire, que celui qui atteint le premier discernement de la révélation de la face, étant le premier aspect de l’amour conditionnel, nommé seulement « repentance par la crainte »,  est appelé « moyen », et est à moitié indigne et à moitié digne.

  Le second aspect de l’amour, qui est aussi conditionnel, mais où il n’y a aucune réminiscence entre eux d’aucun grief ni de mal, et le troisième aspect de l’amour, qui est le  premier aspect de l’amour inconditionnel, sont tous les deux le discernement « du monde de Briah ». Et il est écrit à ce sujet dans le livre « L’arbre de vie », que le monde de Briah est en grande partie bon et un peu mauvais, et le peu de mauvais est indiscernable. A savoir, comme il est écrit, vu que le « moyen » est récompensé par une seule Mitsva, il fait pencher sa balance du mérite, et est nommé pour cela « essentiellement bon ». Et c’est le second aspect de l’amour. Et le peu de mal indiscernable dans Briah, dérive du troisième aspect de l’amour, lequel est inconditionnel. Et il a déjà fait pencher sa balance du mérite, mais il n’a pas encore fait pencher la balance du monde entier, et c’est en cela que se trouve le peu de mal, car cet amour-là n’est pas encore considéré éternel. Cependant ce peu est indiscernable, car il n’a pas encore ressenti de méchanceté ni de grief même envers les autres.

  Le quatrième aspect de l’amour, qui signifie l’amour inconditionnel, est lui aussi éternel, il est l’aspect du monde d’Atsilout. Il est écrit dans le livre « L’arbre de vie », qu’il n’y a pas du tout de mal dans le monde d’Atsilout. Et là, « le mal ne séjournera pas en toi ». Et après avoir fait pencher la balance du mérite du monde entier aussi, l’amour est donc éternel et absolu, et aucun revêtement ni dissimulation ne sera plus jamais figuré. Car c’est là l’endroit de la révélation complète de la face, comme dans le verset « Et ton Enseignant ne se cachera plus, et tes yeux verront ton Enseignant». Car il connait déjà toutes les actions du Saint béni soit-Il envers toutes les créatures du point de vue de la providence véritable, découverte dans Son nom béni de Bon et de Bienfaisant pour les mauvais et pour les bons.

 

151. Et tu comprendras par cela aussi l’aspect des quatre monde d’ABYA de Klipa (écorce), présentés face à ABYA de Kedousha, dans le verset « Dieu  fit l’un opposé à l’autre ». Car le char des Klipot d’Assya est le discernement de la dissimulation de la face dans ses deux degrés, car ce char domine pour que l’homme condamne tout à l’échelle du péché.

  Et le monde de Yetsira de Klipa attrape dans ses mains l’échelle du péché, qui n’est pas corrigée dans le monde de Yetsira de Kedousha. C’est ainsi qu’ils dominent les moyens, qui reçoivent du monde de Yetsira dans le verset « Dieu  fit l’un opposé à l’autre ».

  Et le monde de Briah de Klipa, a entre ses mains la même force, pour annuler l’amour conditionnel, ce qui veut dire annuler uniquement ce dont l’amour dépend. C’est-à-dire l’imperfection de l’amour du second aspect.

  Et le monde d’Atsilout de Klipa, c’est lui qui attrape dans ses mains ce peu  de mal qui est imperceptible dans Briah, par la force du troisième aspect de l’amour. Car bien qu’il soit l’amour véritable par la force du Bon et Bienfaisant pour les mauvais et pour les bons, considéré l’aspect d’Atsilout de Kedousha, et vu qu’il n’a pas fait pencher de cette manière la balance du mérite du monde entier aussi, les Klipot ont malgré tout la force de faire échouer l’amour par la force de la Providence sur les autres.

 

152. Il est écrit dans « L’arbre de vie » que le monde d’Atsilout de Klipot se tient face au monde de Briah, et non face au monde d’Atsilout, car dans le monde d’Atsilout  de Kedousha, d’où provient uniquement le quatrième aspect  de l’amour, les Klipot n’ont aucun contrôle, vu qu’il a déjà fait pencher la balance du monde entier vers le mérite, et qu’il connaît aussi toutes les actions du Créateur, dans sa Providence sur toutes les créatures, par la Providence de Son nom béni, de Bon et Bienfaisant pour les méchants et les bons.

  Mais dans le monde de Briah, d’où provient le troisième aspect, il n’a pas encore fait pencher la balance du monde entier, et c’est pourquoi les Klipot y adhèrent encore. Mais ces Klipot sont considérées comme Atsilout de Klipa, vu qu’elles font face au troisième aspect, qui est l’amour inconditionnel. Et cet amour est l’aspect d’Atsilout.

 

153. Les quatre mondes ABYA de Kedousha et les Klipot ont donc été bien expliqués, les Klipot étant l’aspect opposé de chacun des mondes, et l’aspect du manque qu’il y a dans le monde opposé, dans la Kedousha, et qui sont nommés les quatre mondes ABYA des Klipot.

 

154. Et ces paroles suffisent à chaque lecteur, pour ressentir quelque peu dans son esprit l’essence de la sagesse de la Kabbale. Et il convient que tu saches, que la plupart des auteurs de livres de Kabbale n’ont écrit leurs livres que pour des lecteurs qui ont déjà été récompensés par la révélation de la face, et par toutes les atteintes supérieures. Et ne posons pas la question, s’ils ont déjà mérité d’atteindre, ils savent donc tout par leur propre atteinte, et pourquoi devraient-ils encore étudier dans les livres de sagesse de la kabbale des autres.

  Cependant cette question n’est pas intelligente, car cela ressemble à celui qui étudie la Torah révélée, et qui ne sait rien du tout des affaires de ce monde du point de vue monde-année-âme de ce monde, et ne sait rien des circonstances des gens et de leur conduite envers eux-mêmes et envers les autres. Et il ne sait rien des bêtes, des animaux et des oiseaux de ce monde. Et te viendrait-il à l’esprit, qu’une telle personne puisse comprendre quelque texte dans la Torah selon la loi. Il bouleverserait les textes de la Torah de mauvais à bon, et de bon à mauvais, et n’y retrouverait plus ni ses mains, ni ses pieds.

  De même notre cas : bien que l’homme ait été récompensé par l’atteinte, et même l’atteinte de la Torah d’Atsilout,  malgré tout il ne sait par cela que ce qui touche  à sa propre  âme. Et il faut quand même encore savoir les trois aspects monde-année-âme dans toutes leurs circonstances et conduites par une connaissance absolue, pour pouvoir comprendre les cas de la Torah relatifs à ce même monde. Car ces cas, dans leurs détails et précisions, sont expliqués dans le livre du Zohar et les véritables livres de Kabbale, que tout sage et érudit doit examiner jour et nuit.

 

155. Et d’après cela il faut poser la question: si c’est ainsi, pourquoi les Kabbalistes ont-ils obligé chaque personne à étudier la sagesse de la Kabbale? En effet il y a en cela quelque chose d’élevée, qu’il est approprié de publier: il y a une Sgoula (remède) merveilleuse et infinie pour ceux qui s’engagent dans la sagesse de la Kabbale, et bien qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils étudient, leur envie et leur fort désir de comprendre ce qu’ils étudient éveillent sur eux les lumières qui entourent leur âme.

  Ce qui signifie, qu’il est assuré que chaque personne d’Israël atteindra finalement toutes les merveilleuses réalisations, que Dieu, béni soit-Il, a conçues dans la pensée de la création afin de réjouir chaque créature. Et celui qui ne l’a pas réalisé dans cette incarnation le réalisera dans la prochaine, et ainsi de suite, jusqu’à l’accomplissement de Sa pensée, béni soit-Il, conçue pour lui. Et tant que l’homme n’a pas atteint son accomplissement, toutes ces mêmes lumières, qui lui sont destinées, sont considérées comme des Lumières Environnantes (Orot Mekifim). Ce qui signifie qu’elles sont prêtes pour lui, mais elles attendent que l’homme purifie son Kli (outil, réceptacle) de réception, et c’est alors que ces lumières se revêtiront de ces réceptacles compétents.

  Et c’est pourquoi, même quand l’homme manque de Kelim, mais qu’il s’engage dans cette sagesse, et mentionne les noms des lumières et des Kélim, qui lui appartiennent selon le discernement de son âme, il en est immédiatement illuminé, dans une certaine mesure. Elles l’illuminent sans le revêtement de l’intériorité de son âme, vu que les Kélim appropriés pour leur réception manquent. Cependant l’illumination, qu’il reçoit chaque fois qu’il étudie, attire sur lui la Grâce des Cieux, et lui accorde une abondance de sainteté et de pureté, qui rapprochent beaucoup l’homme de l’atteinte de sa perfection.

 

156. Mais il y a une condition sévère à l’engagement dans cette sagesse, qui est de ne pas la réaliser à des fins imaginaires et matérielles, qui transgressent le commandement « Tu ne feras pas d’idole ni de représentation quelconque ». Car cela,  au contraire, leur nuira plutôt que de leur servir. C’est pourquoi nos Sages ont averti de n’étudier la sagesse qu’après l’âge de quarante ans, ou bien de la bouche d’un Rav, etc., par précaution. Et tout cela pour la raison plus haut.

  Et c’est pour sauver les lecteurs de toute matérialisation, que je compose le livre « Talmud des dix Sephirot du Ari », où je rassemble des livres du Ari, tous les articles principaux touchant à l’explication des dix Sephirot, en simplicité et dans un langage aussi facile que j’en ai été capable. J’en ai ordonné le tableau de questions et le tableau de réponses, pour tous les mots et tous les sujets. « Et que la volonté de Dieu réussisse entre ses mains ».

 

Explication de l’article, préface à la sagesse de la Kabbale

Les quatre phases de la lumière directe

L’apprentissage commence avec un discernement appelé « la connexion entre le Créateur et les créatures », puisque nous ne parlons pas du Créateur Lui-même et que nous ne pouvons pas L’atteindre Lui-même. Au lieu de cela « Par Tes actions nous Te connaissons », c’est-à-dire l’atteinte est uniquement par les actions se déployant de Lui.

Cette connexion est aussi appelée « le but de la création ». Nos sages ont perçu que Ses souhait et but étaient de faire du bien à Ses créations. De ce fait, l’ordre d’évolution commence avec ce discernement jusqu’à ce qu’il atteigne les âmes dont la racine est l’âme d’Adam HaRishon, qui provient de l’intériorité des mondes de BYA.

D’une manière allégorique, quand le Créateur souhaita faire du bien à Ses créatures, Il voulut leur donner 100 kg de plaisir. De ce fait, Il a dû créer des créations telles qu’elles voudraient recevoir ce plaisir. Nous avons appris que le désir de recevoir délices et plaisirs est l’essence même de la créature et la raison pour laquelle la création est appelée « existence depuis l’absence ». Et Il la créa afin que Sa pensée de réjouir Ses créations soit réalisée.

Et pour que le désir de recevoir naisse, il y a dû y avoir un ordre de quatre discernements, puisque l’homme se réjouit de quelque chose uniquement selon son désir pour cette chose. C’est la raison pour laquelle nous appelons le Kli (récipient) par le nom, « volonté de recevoir », « désir ardent ». Ainsi la mesure du besoin détermine la mesure du désir pour satisfaire le besoin.

Il y a deux conditions pour la fabrication du désir ardent :

  1. L’homme devrait savoir quoi désirer ardemment. Il ne peut pas désirer quelque chose qu’il n’a jamais vue ou dont il n’a rien entendue.
  2. Il n’aura pas la chose désirée puisque si son souhait a déjà été réalisé il perd le désir ardent.

Pour réaliser ces deux conditions, quatre phases/discernements ont émergé dans le désir de recevoir, qui sont en fait cinq avec leur racine. Le cinquième discernement est appelé un Kli approprié pour recevoir délices et plaisirs.

Les discernements suivent l’ordre suivant :

  • 1) Kéter : Son désir de réjouir Ses créations
  • 2) Hokhma : Son désir de donner du plaisir à Ses créations a créé un manque – existence depuis l’absence – avec cela, la lumière. Ainsi l’abondance et le désir de recevoir l’abondance sont arrivés ensemble. Il en est ainsi parce que le désir ne sait pas encore quoi vouloir ; de ce fait il est né avec ce qui le comble. Mais s’il a ce qui le comble, son remplissage, il perd le désir pour le remplissage, comme la deuxième condition le requière. Ce discernement est appelé BéhinaAleph (premier discernement) de Aviout (du désir).
  • 3) Bina : puisque la lumière vient du Donneur, la force de don sans réserve est incluse en elle. De ce fait, à sa fin, Hokhma souhaite égaliser sa forme, c’est-à-dire ne pas être un receveur mais un donneur. Il y a une règle en spiritualité : « Toute genèse d’une forme est considéré comme un nouveau discernement. » De ce fait, ce discernement reçoit son propre nom – Bina, et ceci est BéhinaBet (deuxième discernement de Aviout). Nous avons aussi appris que la lumière qui se répand alors que l’inférieur souhaite égaliser sa forme est OhrHassadim (lumière de Miséricorde) et c’est la lumière qui brille dans Bina.

Question : si Bina désire ardemment donner sans réserve, pourquoi est-elle considérée comme Aviout Bet (deuxième degré d’Aviout) ? Au contraire il semble qu’elle aurait dû être plus pure que la Béhina Aleph de Aviout (premier degré d’Aviout).

Réponse : je vais l’expliquer avec une allégorie. Une personne donne à son ami un présent et l’ami le reçoit. Après il considère et décide que ce n’est pas dans son intérêt de recevoir et retourne le cadeau. Au début il était sous l’influence et la domination du donneur ; de ce fait, il a reçu. Mais une fois qu’il a reçu, il a ressenti qu’il était le receveur et cette sensation lui a causé de retourner le cadeau.

Leçon : dans Béhina Aleph, il a reçu à cause de la domination du donneur mais il ne s’est pas ressenti comme un receveur. Et quand il a vu et ressenti qu’il était le receveur, il a arrêté de recevoir et ceci est Béhina Bet. En d’autre mot, dans cet état il a ressenti qu’il était le receveur et de ce fait il a voulu donner sans réserve au donneur. C’est pourquoi Béhina Bet est appelée Bina, car elle Hitbonéna (observa) elle-même étant receveur et de ce fait voulut donner sans réserve. C’est aussi pourquoi nous apprenons que le début de l’apprentissage est depuis Bina vers le bas.

  • 4) ZA : à sa fin Bina reçut un genre de motivation qui provient du but de la Création, qu’elle doit recevoir parce que le but de la Création n’était pas pour que les créatures s’engagent dans le don sans réserve. D’un autre côté, elle voulait aussi l’équivalence de forme, le don sans réserve. Par conséquent elle a fait un compromis : elle recevra Hassadim (miséricorde) et l’illumination de Ohr Hokhma (lumière de la sagesse).

Ceci est appelé Béhina Guimel de Aviout, puisqu’elle déploie déjà Hokhma, mais il y a toujours Hassadim en elle. C’est la raison du nom Zeir Anpin (petit visage). Hokhma est appelé Panim (visage) comme dans « La sagesse de l’homme fait briller son visage », mais elle reçoit cette Ohr Hokhma dans un Zeir, c’est-à-dire selon une très petite mesure. Mais ce discernement n’est toujours pas considéré comme un Kli (récipient), puisqu’il peut toujours donner et recevoir uniquement une illumination de Ohr Hokhma c’est un signe que son désir ardent de recevoir est incomplet, puisqu’il a toujours la force de s’engager aussi dans le don sans réserve.

  • 5) Malkhout : à la fin Béhina Guimel est incitée d’en haut à recevoir abondamment à cause de Son désir de faire du bien à Ses créations. Après tout, le but de la création n’était pas que l’inférieur reçoive dans Zeir Anpin. De ce fait, cet éveil cause à Malkhout d’avoir un désir et une envie de recevoir Ohr Hokhma comme elle brillait dans Béhina Aleph, quand elle avait toute Ohr Hokhma.

Mais la différence entre Béhina Aleph et Béhina Dalet est que dans Béhina Aleph il ne peut pas être dit qu’elle se réjouisse de Ohr Hokhma puisqu’elle ne possède toujours pas le désir ardent et le manque, puisque le Kli et l’abondance sont venus ensemble. Mais Béhina Dalet désire ardemment Ohr Hokhma quand elle ne l’a pas ; par conséquent quand elle reçoit, elle ressent le délice et le plaisir qui vient réaliser son souhait.

Uniquement cette Béhina Dalet est appelée un Kli, puisqu’il souhaite uniquement recevoir. Toutes les Béhinot (pluriel de Béhina) avant cela sont considérées « Lumière sans Kli ». Et quand cette Béhina Dalet reçoit la lumière, c’est un état appelé « le monde de Ein Sof », et aussi « remplissant toute la réalité.

Question : Si nous nous occupons de la spiritualité, où il n’y a ni temps ni lieu, qu’est-ce que « remplissant toute la réalité » veut dire ?

Réponse : retournons à notre allégorie du début de notre explication, l’allégorie qui Le décrit comme voulant donner à Ses créatures 100 kg de plaisir et de ce fait a dû créé 100 kg de manque et un désir de recevoir dans les créatures, correspondant au plaisir. Quand les 100 kg de désir reçoivent les 100 kg de satisfaction, ceci est appelé « remplissant toute la réalité », c’est-à-dire qu’aucun manque n’est laissé insatisfait.

Et maintenant nous allons expliquer le sens du nom Malkhout de Ein Sof : cette Malkhout, qui désire recevoir l’abondance pour remplir ses manques, est appelée « recevoir afin de recevoir ». Cela veut dire qu’elle reçoit afin de satisfaire son manque. A un état plus avancé, elle y met fin et y met un Tzimtzoum (restriction) sur l’utilisation de ce Kli. Mais dans l’état initial, avec lequel nous sommes occupés, elle n’a toujours pas fait ce Sof (fin) et Sioum (conclusion) ; de ce fait cet état est toujours appelé Ein Sof (sans fin).

Nous avons appris que, à sa fin, après avoir reçu l’abondance, un désir de donner sans réserve s’éveille dans Hokhma, correspondant au souhait de l’Emanateur de donner sans réserve. Aussi, une fois que Malkhout a reçu la lumière, cela évoque en elle un désir de donner puisque cette lumière possède la pouvoir du don sans réserve. Bina souhaitait donner mais échoua car à la manière de Bina il manque le but de la création. Même sa réception de lumière qui suit dans ZA  n’était pas suffisante, puisque le désir du Créateur de faire du bien à Ses créations était pour l’abondance et pas pour ZA. De ce fait, comment Malkhout peut-elle accomplir l’équivalence de forme et obtenir aussi le but de la création ?

Il est dit à propos de cela qu’elle a inventé quelque chose de nouveau : Malkhout devait tout recevoir, mais pas comme Ein Sof où tout était avec l’intention de recevoir, elle devait le faire avec l’intention de donner. Ainsi, d’un côté elle devait réaliser le but de la création de faire plaisir à Ses créations puisqu’elle recevrait, et d’un autre côté son but serait de donner, ce qui est l’équivalence de forme.

Tzimtzoum Aleph

La décision de Malkhout de ne pas recevoir avec l’intention de recevoir est considérée comme le fait qu’elle repousse la lumière. Cet état est appelé Tzimtzoum (restriction). Il y a une règle en spiritualité que toute apparition d’une nouvelle forme est considérée comme un nouveau discernement. Par conséquent, nous devrions discerner deux états :

  1. Quand Béhina Dalet a reçu toute la lumière avec un Kli appelé « désir ardent ». Ceci est appelé « remplissant toute la réalité ». C’est aussi appelé « le monde de Ein Sof ».
  2. Après avoir voulu l’équivalence de forme, cet état est considéré comme un monde différent, appelé « le monde du Tzimtzoum », d’où la lumière est partie.

De ce fait, comme nous avons discerné que Hokhma reçoit et Bina réfléchit la lumière, Malkhout reste comme elle était, dans l’état du monde de Ein Sof, recevant toute la lumière. Et maintenant nous discernons une nouvelle Malkhout, qui réfléchit la lumière.

Nous devrions savoir que dans le premier état, appelé Ein Sof, c’était « Lui et Son nom sont un », c’est-à-dire que la lumière et le Kli étaient un discernement. Seulement après le Tzimtzoum y-a-t-il eu la distinction des quatre phases ou des dix Séphirot puisque la lumière les a quittées.

Question : avec ce Tzimtzoum, la lumière a quitté toutes les dix Séphirot. Ceci est déroutant, puisque le Tzimtzoum était sur la réception avec l’intention de recevoir, qui est Béhina Dalet et pas sur les autres Béhinot !

Réponse : Les trois premières Béhinot ne sont pas considérées comme des Kélim, elles entrainent un ordre de développement, à la fin duquel le Kli, appelé recevoir avec l’intention de recevoir, est né et se sépare du Donneur. Mais les trois premières Béhinot ne sont toujours pas séparées du Donneur.

Après la naissance de Malkhout, elle a obtenu ses causes. De ce fait, il ne peut pas être dit qu’après le Tzimtzoum, les lumières soient restées dans les neuf supérieures puisqu’elles ne sont pas des Kélim. Le seul Kli est Malkhout, et si elle ne veut pas recevoir, toutes les lumières partent et elle ne reçoit rien.

Le Ari dit aussi « le Tzimtzoum était égal » sans aucune distinction de degrés.

Question : s’il en est ainsi, pourquoi disons-nous que les quatre Béhinot sont devenues distinctes après le Tzimtzoum ?

Réponse : la distinction a été faite selon cause et conséquence, mais il n’y avait pas de distinction d’en-haut et d’en bas.

Question : qu’est-ce que en-haut et en bas veulent dire en spiritualité ?

Réponse : importance – tandis que cause et conséquence n’implique pas l’importance. Par exemple le Gaon de Vilna était une conséquence de son père mais qui était le plus important, la cause ou la conséquence ?

Nous avons besoin de comprendre pourquoi il n’y avait aucune distinction d’en-haut ou d’en bas. Malkhout a reçu la lumière qui « remplit toute la réalité » et ceci n’est pas considéré comme un manque ou une infériorité selon l’importance. De ce fait, elle aurait pu rester dans cet état si elle n’avait pas choisi de faire le Tzimtzoum.

C’est ce que le Ari souhaitait suggérer quand il disait que le Tzimtzoum était égal, que Malkhout n’était pas d’une moindre importance, mais que le Tzimtzoum a été fait suite à son propre choix. Mais après, quand Malkhout ne reçoit plus à cause de l’interdiction, elle devient inférieure selon l’importance. Ensuite, ce qui est le plus éloigné de Malkhout devient d’une plus haute importance et ce qui est le plus proche de Malkhout devient d’une moindre importance.

Les dix Séphirot de Igoulim et la ligne de Ein Sof qui les remplit

Après le Tzimtzoum les Kélim sont restés vides et en eux se trouvaient les Reshimot (mémoires) de la lumière qu’ils ont eue. Ils sont appelés « les dix Séphirot de Igoulim dans le monde du Tzimtzoum ». Ils sont appelés Igoulim pour suggérer que la question d’en-haut et d’en bas ne s’applique pas à eux comme c’est le cas dans un cercle corporel.

Et puisque Malkhout est l’opérateur, puisqu’elle est le véritable Kli, Malkhout de Igoulim a renvoyé et a déployé la lumière pour la recevoir avec l’intention de donner. Et ici nous apprenons une nouvelle règle : « Un désir dans le Supérieur devient une loi obligatoire dans l’inférieur ». De ce fait maintenant il lui est interdit de recevoir.

J’ai une fois raconté une allégorie à propos de cela : la veille d’un nouveau mois est le moment pour dire la petite prière de Yom Kippour et pour éveiller la repentance. Parfois, une personne débat pour savoir s’il faut jeûner ce jour-là. Ce n’est pas obligatoire de jeûner et il n’y a pas d’interdit sur la nourriture. De ce fait, le choix est entre ses mains.

Si, à la fin, une personne décide de jeûner et plus tard le regrette et souhaite manger, la règle est que maintenant la nourriture est maintenant interdite, ainsi « il ne devra pas briser sa parole » à propos du serment. Ainsi, nous voyons qu’initialement il n’y avait pas de prohibition sur la nourriture, mais après qu’il a choisi d’éviter de manger, la nourriture est devenue interdite.

Leçon : au début, Malkhout ne voulait pas recevoir, c’était son choix. Mais maintenant qu’elle étend de nouveau la lumière, il est interdit de recevoir la lumière. Et s’il y a un interdit, il y a l’importance d’en-haut et d’en bas. De ce fait, cette extension est appelée « une ligne qui s’étend depuis Ein Sof de haut en bas.

Nous avons aussi appris que même si les Igoulim déploient la lumière, ils la reçoivent uniquement de la ligne. Nous devons comprendre pourquoi il en est ainsi : chaque nouvelle forme en spiritualité est un nouveau discernement. De ce fait il y a deux type de Kélim :

  1. Kélim où il n’y a pas d’interdit sur la réception
  2. Kélim qui se déploient maintenant, avec l’extension de la lumière et dont Malkhout est appelée Malkhout de Yosher (droit, ligne), sur laquelle il y a un interdit sur la réception à cause d’une règle : un désir dans le Supérieur devient une loi obligatoire dans l’inférieur.

Nous avons aussi appris que les Igoulim doivent recevoir la lumière de ce qu’ils ont attiré à nouveau. Cette lumière est appelée « une ligne ». Elle contient en haut et en bas en importance et il n’y a pas d’autre lumière. C’est le sens des Igoulim n’ayant de lumière que de la ligne.

Pourtant il y a une grande différence entre Malkhout de Igoulim et Malkhout de la ligne. Malkhout de Igoulim a eu la lumière selon la forme de « remplissant toute la réalité » alors que Malkhout de Yosher n’a jamais eu de lumière, ni n’aura jamais de lumière dans son Kli appelé « recevoir afin de recevoir ».

La ligne et le Zivoug de Hakaa

Jusque-là nous avons parlé de trois états :

  1. La volonté de recevoir qui a été créée dans le monde de Ein Sof et qui a reçu toute la lumière.
  2. Dans le monde du Tzimtzoum il est devenu apparent que la volonté de recevoir doit être corrigée dans un but de décoration.
  3. Dans la ligne, il est apparent que le Kli doit être corrigé à cause du manque, sinon la lumière ne s’y déploie pas.

Et maintenant nous allons parler de la ligne. Nous avons déjà appris que la ligne a en importance l’en haut et l’en bas, puisque Malkhout de la ligne n’est pas autorisée à recevoir parce qu’elle est considérée comme réception afin de recevoir. La règle est que dans tous les degrés, le nom de Malkhout n’a pas été changé, qui est « recevoir afin de recevoir ». Et sa lumière est Ohr Hozer, c’est-à-dire qu’elle souhaite donner sans réserve au Supérieur.

Et quand la lumière se déploie vers Malkhout elle a fait un Zivoug de Hakaa, un Massakh, ce qui implique mettre fin à la lumière et faire des calculs. Par exemple, elle supposait qu’elle ne pouvait recevoir seulement vingt pour cent avec l’intention de donner. Ainsi elle a décidé de n’habiller que cette quantité de lumière.

Cependant, elle a senti qu’il y avait trop de plaisir dans les quatre-vingt pour cent de lumière qui restaient et si elle les recevait se serait avec l’intention de recevoir. De ce fait, elle a décidé de ne pas recevoir cette partie de la lumière. Alors quelle est la différence entre un Tzimtzoum et un Massakh ?

  • Un Tzimtzoum se passe par choix comme nous savons que Malkhout avait toute la lumière et décida de ne pas la recevoir.
  • Un Massakh est la domination du Supérieur sur lui. Ainsi même si l’inférieur souhaitait recevoir, le Supérieur ne le laisserait pas.

La signification du terme Zivoug de Hakaa (accouplement frappant) est comme suit : selon la corporalité il arrive parfois que lorsque des personnes sont en désaccord elles se frappent. En spiritualité quand deux choses se contredisent il est considéré qu’elles se frappent l’une l’autre.

Et sur quoi porte le différend ? Le Supérieur qui souhaite faire plaisir à Ses créations, évoque chez les inférieurs un désir de recevoir toute la lumière. Mais les inférieurs souhaitent le contraire, égaliser sa forme et ainsi ne veulent pas recevoir du tout. C’est la frappe qui a lieu entre le Supérieur et l’inférieur.

A la fin, ils en viennent à une égalité et créent une union et un Zivoug entre eux. En d’autres mots, l’inférieur reçoit la lumière comme le Supérieur le veut mais uniquement autant qu’il peut recevoir afin de donner, comme l’inférieur le souhaite. Ainsi il y a deux choses ici : 1) l’équivalence de forme, 2) la réception de la lumière.

Cependant le Zivoug est possible uniquement si un coup le précède puisque sans le coup et le désir de l’inférieur de recevoir la lumière, cela ne pourrait pas être une opposition et une séparation du Créateur. Ce procédé, le Zivoug de Hakaa, est appelé Rosh (tête). Rosh signifie racine, un potentiel qui a besoin d’un processus de réalisation. Rosh existe à cause de l’existence du Sof, l’interdiction de la réception. De ce fait Malkhout est poussée à calculer, et c’est appelé Rosh, précédant la véritable réception.

En conséquence, nous pouvons comprendre les paroles du Ari au début du Talmud des dix Séphirot : « Vois, avant que les émanés soient émanés et que les créatures soient créées, etc., et il n’y avait pas de parties telles la tête et la fin, » etc. Il en est ainsi parce que dans Ein Sof il n’y avait toujours pas d’interdiction sur la réception ; de ce fait il la reçoit immédiatement. Mais puisque maintenant il y une fin, nous devrions distinguer entre Rosh, qui est un potentiel et le Gouf (corps), qui est la réalisation.

Et après il reçoit véritablement c’est-à-dire les vingt pour cent qu’il reçoit afin de donner sans réserve sont appelés Tokh (intérieur) du degré et le lieu de l’expansion de la lumière est appelé de Peh (bouche) au Tabour (nombril). Et Malkhout de Tokh se tient au Tabour disant « Ce que je reçois à partir d’ici, c’est-à-dire les quatre-vingt pour cent, seront avec l’intention de recevoir. De ce fait, je ne veux pas recevoir ainsi je ne serai pas séparée ». Ainsi les lumières partent et ce discernement est appelé le Sof du degré.

Le Bitoush dans le Partsouf entre l’intériorité et l’environnant

Tout ce qui a été discuté ici concernant RTS (Rosh, Tokh, Sof) concerne le premier Partsouf appelé Galgalta, qui utilise l’Aviout de Béhina Dalet. Et nous avons appris que Galgalta a reçu le maximum qu’il pouvait avec l’intention de donner. Il ne pouvait pas recevoir plus. Pourtant nous avons appris que dans la pensée de la création, le Kli a tout reçu. Il en est ainsi parce que le Kli de réception afin de recevoir a été créé par le Créateur, tandis que dans le Kli que l’inférieur fait, appelé « avec l’intention de donner », a une limite à la quantité qu’il peut recevoir. Il suit qu’il n’y a pas de Kli qui puisse recevoir les quatre-vingt pour cent qui restent à l’extérieur du Partsouf.

Alors qu’est-ce qu’il advient d’eux ? Pour corriger cela, un Bitoush intérieur et extérieur a été créé. Voici les mots du Ari concernant cette question (Talmud Esser Séphirot, 4e partie, chapitre 1, point 4) : « Quand les lumières intérieures  se connectent aux lumières environnantes, elles se connectent à l’intérieur de Péh. De ce fait, quand elles émergent ensemble en-dehors de Péh, liées ensemble, elles se frappent et se battent l’une l’autre et leurs coups engendrent les Kélim ». Ainsi c’est par les coups que les Kélim sont faits.

Et nous devons comprendre pourquoi 1) Ohr Pnimi (lumière intérieure) et Ohr Makif (lumière environnante) se frappent l’une l’autre et 2) pourquoi ces frappes créent les Kélim.

Réponse : nous avons déjà dit qu’en spiritualité une frappe est faite quand deux choses sont en opposition l’une vis-à-vis de l’autre. Mais nous avons besoin de comprendre pourquoi cette frappe arrive « quand elles émergent ensemble à l’extérieur de Péh ».

Au niveau de Rosh du degré, 100% de la lumière se répand sans distinction entre intérieur et environnant. Il en est ainsi parce que Son désir de faire du bien à Ses création est complet. Mais l’inférieur, qui est limité, calcule et décide, par exemple, qu’il ne peut recevoir que vingt pour cent avec l’intention de donner. Cela se passe dans Rosh, en potentiel. « Quand elles émergent ensemble en-dehors de Péh » : l’émergence en spiritualité est appelé « révélation », quand ce qui était en potentiel est effectivement révélé. A ce moment, une partie est reçue et une partie est rejetée devenant Ohr Makif.

Cette Ohr Makif arrive apparemment au Massakh et fait valoir son point de vue « Ta conduite, c’est-à-dire le fait que tu as érigé un Massakh, n’est pas bon puisque comment le but de la création de faire du bien à Ses créature peut-il être accompli ? Qui va recevoir la lumière ? »

D’un autre côté, Ohr Pnimi est d’accord avec le Massakh puisque la véritable expansion de la lumière est à travers le Massakh et Ohr Hozer (lumière réfléchie). Cette dispute est appelée Bitoush de Ohr Makif et Ohr Pnimi ou Bitoush de Ohr Makif dans le Massakh.

En vérité, Ohr Makif est à droite ; de ce fait le Massakh est d’accord avec. Et puisqu’il est d’accord il ne peut plus repousser et élever Ohr Hozer et de ce fait ne peut plus recevoir avec l’intention de donner. Ainsi, la lumière part et le Massakh est purifié c’est-à-dire arrête de recevoir. Cet état est appelé Din (jugement) et Akhoraim (arrière).

Et puisque chaque Béhina (discernement) consiste de quatre Béhinot, le Massakh part graduellement, commençant avec Béhina Dalet dans la Béhina Dalet, puis de Béhina Guimel dans Béhina Dalet, etc., jusqu’à ce qu’il s’élève à Peh de Rosh, la source par laquelle le Massakh de Gouf est arrivé. En d’autres mots, il arrête de recevoir complètement.

Alors qu’il s’élève, il utilise une plus petite Aviout chaque fois et ainsi reçoit de plus petites lumières afin de donner sans réserve. Par exemple, quand il s’élève à Béhina Aleph, il ne peut recevoir que la lumière de Rouakh. Quand il s’élève à Béhinat Shoresh (racine), il ne peut recevoir que la lumière de Néfesh afin de donner. Finalement, il ne peut rien recevoir avec l’intention de donner et ainsi arrête de recevoir complètement.

Question : quel est le bénéfice de Ohr Makif, qui veut briller à cause du but de la création et par conséquent souhaite que le Massakh reçoivent plus ? Après tout, les choses se dévoilent en contraste avec sa volonté, c’est-à-dire que le Massakh perd même ce qu’il avait.

Réponse : tous les degrés qui sont apparus durant le départ ne sont pas un résidu de ce qu’il avait au début puisqu’il y a une règle, « Il n’y a pas de genèse de lumière qui ne provient de Ein Sof. » Cela veut dire que chaque discernement qui apparaît est un nouveau discernement. Ainsi au début il ne pouvait rien recevoir de plus. Mais maintenant que Béhina Dalet est partie il peut recevoir plus de Béhina Guimel.

C’est le sens de : « Les Kélim ont été fait par le Bitoush », en fait, avant le Bitoush il n’avait plus de Kélim pour la réception, puisqu’il avait reçu tout ce qu’il pouvait avec l’intention de donner. Mais après le Bitoush, quand le Massakh de Béhina Dalet ait été purifié, il y a eu de la place pour recevoir sur Béhina Guimel, puisqu’il partit de Béhina Dalet et n’avait rien. Et quand il a quitté Béhina Guimel, il a pu recevoir sur Béhina Bet.

Mais il reste la question suivante : Quel est le bénéfice s’il reçoit moins chaque fois ?

Réponse : il n’y a pas d’absence en spiritualité. Cela veut dire que chaque chose qui apparaît reste, sauf qu’il ne la voit et ne peut pas à l’heure actuelle s’en réjouir mais peut se réjouir uniquement du présent. Mais quand le travail est fait, toutes les lumières apparaissent en une fois. Ainsi, à la fin il y a un bénéfice.

Baal HaSoulam a raconté une fois une allégorie à propos de cela : deux hommes qui étaient des amis d’enfance ont été séparés à l’âge adulte. L’un d’entre eux est devenu un roi et l’autre un indigent. Après beaucoup d’années, le pauvre entendit que son ami était devenu roi et décida d’aller au pays de son ami et de demander de l’aide. Il emballa son peu d’affaires et s’en alla.

Quand ils se rencontrèrent, il dit au roi qu’il était dans le dénuement et cela toucha le cœur du roi. Le roi dit à son ami : « je vais te donner une lettre pour mon trésorier pour t’autoriser l’entrée à ma salle du trésor pour deux heures ». Le pauvre homme se rendit auprès du trésorier et reçut l’autorisation tant attendue. Il entra dans la salle du trésor avec la boîte qu’il utilisait pour demander l’aumône et en cinq minutes il remplit sa boîte à ras-bord et sortit joyeusement de la salle du trésor.

Mais le trésorier lui prit la boite et renversa tout son contenu. Ensuite le trésorier dit l’indigent qui sanglotait « Prends ta boîte et remplit encore ». Le pauvre entra dans la salle du trésor une fois encore et remplit sa boîte. Mais quand il sortit le trésorier renversa comme précédemment le contenu de la boîte.

Ce cycle se répéta jusqu’à la fin des deux heures. La dernière fois le quémandeur sortit et dit au trésorier « Je te supplie, laisse-moi ce que j’ai collecté. Mon temps est passé et je ne peux plus entrer dans la salle du trésor ». Alors le trésorier lui dit : « le contenu de cette boîte est tien et il en est aussi ainsi de tout ce que j’ai renversé de ta boîte lors des deux dernières heures. J’ai renversé ton argent à chaque fois car je voulais te faire du bien puisque chaque fois tu venais avec ta petite boîte pleine et tu n’avais plus de place pour plus. »

Leçon : chaque réception de lumière avec l’intention de donner reste. Mais si la lumière reste nous ne voudrions plus recevoir puisque nous ne serions plus capables de recevoir avec l’intention de donner plus que ce que nous avons reçu. Par conséquent, chaque degré doit partir et chaque fois nous corrigeons un Kli de volonté de recevoir avec le but de donner jusqu’à ce que tout soit corrigé. Alors, toutes les lumières brilleront en une fois.

Et maintenant retournons à la purification du Massakh. La première expansion qui émergea de Peh vers le bas est appelé Taamim  (parfums), du verset « comme le palais goûte sa nourriture ». Après le Bitoush de Ohr Makif, le Massakh commença à se purifier et en chemin produit un nouveau degré chaque fois. Ces degrés sont appelés Nékoudot (points).

J’ai déjà expliqué les paroles du Ari, que les Kélim ont été faits par le Bitoush puisque maintenant il a la capacité de recevoir plus de lumière. Mais le Baal HaSoulam interprète la fabrication des Kélim différemment : alors que la lumière était dans le Kli, la lumière et le Kli étaient mélangés l’un dans l’autre. Par le Bitoush, la lumière est partie et alors le Kli est devenu apparent.

Interprétation : alors que la lumière brille dans le Kli le manque du Kli n’est pas distinguable ; de ce fait, il ne mérite pas le terme Kli. Il en est ainsi parce que sans le Kli la lumière ne peut pas briller. De ce fait, ils sont d’importance égale. Mais une fois que la lumière est partie, le Kli est distingué comme Kli et la lumière comme lumière.

Le Nékouda (point) du Tzimtzoum est la raison pour laquelle les degrés émergeant durant la purification sont appelés Nékoudot.

Et qu’est-ce que le Nékouda du Tzimtzoum ? Le saint Zohar explique que Malkhout est appelée « un point noir sans blanc dedans ». Cela signifie que durant l’obscurité, Malkhout est appelée « un point ». Et quand il y a Tzimtzoum, et il est interdit de recevoir avec l’intention de recevoir, il devient obscur. En d’autres mots, le point du Tzimtzoum est présent où qu’il soit impossible de recevoir avec l’intention de donner et où il y a un désir de recevoir avec l’intention de recevoir.

Pour retourner au sujet, quand le Massakh a été purifié de la Béhina Dalet, il a été interdit à Béhina Dalet de recevoir. C’est la signification du point du Tzimtzoum étant au-dessus d’elle. Mais Béhina Guimel pouvait toujours recevoir et quand le Massakh a été purifié de la Béhina Dalet aussi c’est devenu le point du Tzimtzoum.

Nous devrions aussi expliquer la différence entre Rosh, Tokh et Sof. Rosh est considéré comme « potentiel », c’est-à-dire qu’il n’y a pas de réception là. Deux parties se déploient depuis Rosh :

  • Une partie peut recevoir la lumière et elle est appelée dix Séphirot de Tokh. La lumière est l’abondance qui entre dans les Kélim et est appelée Ohr Pnimi, qui est Ohr Hokhma – la lumière de Son désir de faire du bien à Ses créations.
  • La seconde partie qui se répand depuis Tokh est la partie du désir de recevoir afin de recevoir, qu’il ne veut pas utiliser. Il est dit qu’il ne veut pas recevoir là, c’est-à-dire qu’il finit là. De ce fait cette partie est appelée dix Séphirot de Sof.

Question : nous avons appris que le mot Séphirot vient du mot ‘saphir’ c’est-à-dire qu’elles brillent. Mais si Malkhout de Gouf, appelée Malkhout de Tabour, ne veut pas recevoir et met une fin sur la lumière, pourquoi est-ce que cette partie est appelée Séphirot ?

Réponse : elles sont appelées Séphirot parce qu’en vérité, la lumière a brillé pour elles. Une explication de cela peut être trouvée dans la 4e partie, Chapitre 5, point, 1, où il explique la différence entre Tokh et Sof. « De Péh de AK a émergé dix Séphirot intérieures et dix Séphirot environnantes. Elles se déploient opposées aux Panim à travers l’opposition au Tabour de AK. C’est la lumière essentielle, mais elle brille aussi par les côtés et tout autour de cette Adam », c’est-à-dire pas nécessairement opposée aux Panim mais aussi depuis les côtés.

Dans le point 2, il interprète les paroles du Ari comme suit : « Rapidement, nous expliqueront que du Tabour vers le haut c’est appelé Panim. C’est parce que la lumière de Hokhma, considérée comme la lumière principale, se répand là et du Tabour vers le bas est appelé Akhor (postérieur), puisque c’est considéré réception avec l’intention de recevoir. De ce fait, la lumière de Hokhma ne se répand pas ici mais vient par les côtés. »

Plus bas sur cette page il continue « … parce que par Ohr Hozer que Béhina Dalet amène au Partsouf, qui est Ohr Hassadim. » Cela signifie que Malkhout de Tabour ne veut pas recevoir là puisqu’il s’agit d’un désir de recevoir afin de recevoir. Au lieu de cela, elle veut l’équivalence de forme appelée Hassadim. « Ainsi, elle reçoit l’illumination de Hokhma aussi, quoique dans une forme de ‘lumière féminine’, c’est-à-dire seulement recevant et pas donnant. » « Recevant et non donnant » signifie qu’elle ne veut se donner la lumière à elle-même, mais au contraire elle dit qu’elle ne veut pas recevoir.

Et par la Dvékout (adhésion), une illumination de la lumière de Hokhma brille sur elle et cela est appelé « illumination de Hokhma ». En conséquence la différence entre Tokh et Sof est que la lumière de Hokhma brille dans Tokh et dans Sof tant qu’elle ne veut pas recevoir, dans un but d’équivalence de forme, la lumière qui brille est Ohr Hassadim dans l’illumination de Hokhma.

Et nous avons toujours besoin d’expliquer pour les noms dans Ohr Hassadim sont « droits » et « gauches » et dans Ohr Hokhma ils sont appelés « long » et « court ». Quand la lumière brille, en Hassadim, c’est appelé « droit » et dans Hokhma « long ». Et quand elle ne brille pas, dans Hassadim c’est appelé « gauche » et dans Hokhma c’est appelé « court ». Que signifient ces noms ?

Réponse : nous avons appris que Ohr Hokhma brille dans les Kélim de réception avec l’intention de donner, bien sûr. De ce fait, la mesure d’illumination dépend de l’Aviout. C’est appelé « en haut » et « en bas » et c’est pourquoi les noms dans Ohr Hokhma sont appelés « longs » et « courts ». Mais Ohr Hassadim n’est pas déployé par l’Aviout et ne dépend pas de cela. De ce fait, les noms dans Ohr Hassadim se rapporte à la largeur : « droite » et « gauche », suggérant qu’ils brillent dans le même degré et cela ne leur importe pas s’il y a plus ou moins d’Aviout.

Un Partsouf intérieur

Jusque-là nous avons discuté le premier Partsouf de AK, appelé Galgalta ou le Partsouf intérieur de AK. Maintenant nous allons expliquer le Partsouf intérieur. Il y a une loi que dans tous les mondes il y a des Partsoufim (pluriel de Partsouf) avec quatre habits. Nous expliquerons cela dans AK : le Partsouf Galgalta a un complet HaVaYaH dans son degré et un degré complet émerge de chaque lettre dans cet HaVaYaH.

  • Sa Rosh, appelé Kéter ou la pointe du Youd, est inatteignable.
  • De Peh à Khazeh, c’est appelé Youd de HaVaYaH et de là émerge le Partsouf AB de AK qui l’habille.
  • De son premier Hey, appelé Bina, émerge SAG, du Khazeh vers le bas.

Ainsi, le Youd-Hey est appelé le tiers supérieur de Tifféret, qui est AB et SAG, l’habille du Tabour vers le haut. Et sous le Tabour c’est Vav-Hey de HaVaYaH.

  • Le Vav est appelé le tiers supérieur de NHY, appelé Partsouf MA et de là émerge le monde de Nékoudim, qui habille ici.
  • De son dernier Hey, appelé Malkhout, qui sont les deux-tiers inférieurs de NHY de AK, a émergé le Partsouf BON, appelé le monde d’Atsilout, qui utilise l’Aviout Shoresh.

Les Reshimot

Quand la lumière quitte le Partsouf Galgalta, les Kélim sont restés vides et en eux il y a les Réshimot des lumières qui ont brillé dans le Kélim. La signification des Reshimot est comme nous le voyons dans la corporalité : quand une personne mange un plat délicieux ou écoute quelque chose de plaisant, un goût reste de ce qu’elle a ressenti, le poussant à recevoir de nouveau ce qu’il a eu. De même, un Réshimo (singulier de Réshimot) est un désir de ce que l’individu a eu.

Il y a deux discernements dans les Réshimot : 1) la lumière pure dans le Réshimo et 2) la lumière épaisse dans le Réshimo.

Cela signifie que alors que Ohr Yashar a brillé dans les Kélim appelés « Ohr Hozer générale », quand Ohr Yashar part, elle laisse un Réshimo qui est une partie de Ohr Yashar. Ce Réshimo s’habille dans une partie de Ohr Hozer qui était là c’est-à-dire elle laisse un souvenir du fait du travail avec le but de donner. Ceci est appelé Reshimo de Ohr Hozer.

  • Ce qui reste de Ohr Yashar est appelé « la pure lumière dans le Réshimo » :
  • Et ce qui reste de Ohr Hozer est appelé « la lumière épaisse dans le Réshimo ».

Les deux sont habillés dans Ohr Hozer général, appelé Kli, et les deux sont un discernement.

Explication : quand la lumière brille dans les Kélim, nous disons que la lumière et le Kli sont mélangés l’un dans l’autre jusqu’à ce que la lumière et le Kli sont non distinguables. Cela signifie qu’ils réalisent la même action et ne peuvent pas être l’un sans l’autre. C’est comme le repas et l’appétit : les deux réalisent la même action puisqu’il est impossible de manger s’il y a l’appétit mais pas le repas, et aussi il est impossible de manger s’il y a un repas mais pas d’appétit. Mais après quand la lumière part nous discernons le Kli c’est-à-dire Ohr Hozer reçoit là un Kli.

Ainsi cela concerne les Réshimot : quand la lumière pure et la lumière épaisse sont ensembles, elles sont toutes les deux appelées lumière et sont mélangées l’une dans l’autre. Et quand la lumière pure est séparée de la lumière épaisse, la lumière épaisse reçoit un nouveau nom : Nitzotzine (étincelles).

Nous devrions comprendre pourquoi lorsque Ohr Yashar générale part, Ohr Hozer générale est appelée Kli, mais quand Ohr dans le Réshimo part, la lumière épaisse dans le Réshimo est appelée Nitzotz (étincelle), c’est-à-dire une étincelle de lumière.

Réponse : nous devrions dire que lorsque Ohr Yashar générale part, elle ne brille pas du tout. Mais quand Ohr Yahsar dans le Réshimo part elle brille de loin.

Maintenant nous pouvons comprendre la question de la racine des Kélim et la racine des lumières : il y a une règle selon laquelle tous les mondes émergent selon la forme du sceau et de l’empreinte. Cela signifie que comme les discernements sont sortis la première fois, les mondes se déploient de haut en bas selon le même ordre. La première fois que les Kélim ont émergé c’était dans le Partzouf Galgalta. C’est pourquoi il est considéré « la racine des Kélim ».

Cela veut dire que lorsque la lumière brille dans les Kélim, ils sont mélangés. Pour cette raison, il est impossible de distinguer la lumière du Kli. Mais après le départ de la lumière, les Kélim apparaissent. Aussi, les Réshimot de la lumière restent dans les Kélim : un Réshimo de la lumière de Kéter dans le Kli de Kéter, un Réshimo de la lumière de Hokhma dans le Kli de Hokhma etc. De ce fait, quand nous parlons des Kélim nous commençons par KHB.

Et quand le second Partsouf a émergé, appelé AB, où la lumière de Hokhma brille, suivant la règle selon laquelle chaque lumière qui vient brille dans le Kli le plus pur, appelé Kéter, maintenant la lumière de Hokhma brille dans le Kli de Kéter. Ceci est appelé « la racine des lumières », qui sont arrangées dans cet ordre, l’ordre de HBD. Ainsi nous pouvons comprendre pourquoi parfois il commence les dix Séphirot avec KHB et parfois avec HBD.

Taguin et Otiot

Maintenant nous allons expliquer la question de Taguin et Otiot. Nous avons appris que les Reshimot qui sont restés des Taamim  sont appelés Taguin. Parfois les Réshimot qui restent des Nékoudot sont appelés Otiot. La raison pour cela est que lorsque le Partsouf entier Galgalta se purifie, étant Béhina Dalet de Aviout, le Massakh qui était inclus dans les Réshimot de tous les niveaux est parti. Ce niveau s’élève à Rosh du degré et a demandé les pouvoirs qu’il a perdus. Et puisque la dernière Béhina est perdue, à cause du Bitoush de Ohr Makif qui a affaibli la force du Massakh, il ne peut pas surpasser Béhina Dalet mais uniquement Béhina Guimel qui est similaire aux Nékoudot.

Et nous avons appris que deux types de Réshimo sont restés – un Réshimo de la lumière de Kéter qui s’habillait dans les Kélim, appelé Dalet de Hitlabshout (habillage). Cependant, il a perdu le Reshimo du pouvoir et de l’intensification. Il est dit à propos de cela, « la dernière Béhina est perdue » et ce qui reste est uniquement Guimel de Aviout.

Il s’ensuit que lorsque le Massakh de Gouf de Galgalta s’est élevé à Rosh de Galgalta, il a demandé le pouvoir du Massakh pour les deux genres de Réshimot :

  1. Sur Dalet, le Réshimo du niveau de Taamim
  2. Sur l’Aviout du niveau de Nékoudot

De ce fait deux Zivougim ont été faits au niveau de Rosh du degré :

  1. Sur Dalet de Hitlabshout au niveau de Kéter.
  2. Sur Guimel de Aviout au niveau de Hokhma.

Nous discernons aussi que Dalet de Hitlabshout brille uniquement au niveau de  Rosh du degré de l’inférieur, Rosh de AB. Mais Guimel de Aviout a une Hitpashtout dans le Gouf aussi. Et puisque le Gouf est Kélim et Otiot, le Reshimo de Aviout, c’est-à-dire le Réshimo de Nékoudot est appelé Otiot. Il en est ainsi parce que après les Kélim se déploient de ce Réshimo, alors que le Réshimo de Hitlabshout reste en tant que Taguin, brillant uniquement au niveau de Rosh du degré.

A l’oral il l’a expliqué de cette manière : Guimel de Aviout de AB et Guimel de Galgalta ne sont pas identiques puisque Guimel de AB est Guimel de l’Aviout générale alors que Guimel de Galgalta est Guimel de Dalet de Aviout. Mais même ainsi, Guimel de AB se déploie de Guimel de Galgalta. De ce fait ici il attribue le Réshimo de Aviout sur lequel le Partsouf AB a émergé au Réshimo de Nékoudot dont la plus haute Béhina est Guimel.

La continuation de la séquence

Retournons à la clarification du reste de la séquence. Une fois que Ohr Makif a annulé le Massakh de Gouf de Galgalta, le Massakh de Gouf s’est élevé à Rosh. Et puisque la dernière Béhina a été perdue, il y a eu un Zivoug au niveau de Rosh de Galgalta sur le Reshimo Dalet Guimel uniquement, se répandant du Péh au Khazéh.

Et puisque le Massakh de Tabour est inclus dans l’Aviout de Rosh, alors qu’il est au niveau de Rosh, il y a deux discernements à faire dedans :

  1. Sa propre BéhinaMassakh de Tabour ;
  2. Aviout de Rosh.

Une fois que ce Massakh est descendu de Péh au Khazéh, qui est Béhina Guimel, il considéré que la lumière de AB brille dans l’intériorité des Kélim de Galgalta. Cela veut dire que AB intérieur a fait un Zivoug sur ce qui était inclus dans l’Aviout de Rosh. Du Khazéh à Péh de Galgalta un nouveau degré a émergé appelé « Rosh de AB extérieur » et de Khazéh à Tabour a émergé le Gouf de AB.

Question : ceci est déroutant. Après tout, il y a une règle qui dit que le degré suivant devrait remplir les Kélim vides du degré précédent. Alors pourquoi AB ne se déploie pas sous le Tabour de Galgalta ?

Réponse : C’est parce qu’il n’a pas un Massakh sur la Béhina Dalet. De ce fait, s’il devait se déployer dessous et voir le désir de recevoir qui y est présent, il ne serait pas capable de le surmonter. C’est pourquoi il reste au-dessus du Tabour.

Dans le Partsouf AB aussi il y a eu un Bitoush de Ohr Makif et le Partsouf SAG a émergé du Réshimo du Partsouf AB. Ceux sont toujours les Réshimo d’au-dessus du Tabour de AK mais les Réshimot d’en-dessous du Tabour n’ont pas encore été satisfaits.

Et ce Partsouf SAG a émergé sur le Réshimot Guimel de Hitlabshout et Bet de Aviout et a aussi rempli les Kélim du Partsouf AB. Cependant, il n’a pas pu descendre sous le Tabour de Galgalta et remplir les Kélim là-bas puisqu’il a Guimel de Hitlabshout qui sont les Kélim de l’extension de Hokhma. Il suit que ce discernement appelé Taamim de SAG se sont déployés à travers le Tabour de AK.

Mais les Nékoudot de SAG, considérés simplement comme Hassadim, puisqu’ils n’ont pas la Béhina Guimel mentionnée ci-dessus, pouvaient se déployer sous le Tabour de Galgalta même s’il y a Béhina Dalet de Aviout là-bas, qui est un Kli de réception sur lequel il est impossible de mettre un Massakh. Toujours est-il, à cause du fait que Nékoudot de SAG sont des Kélim de don, ils n’ont aucun intérêt dans les Kélim de réception. De ce fait, ils se sont déployés sous le Tabour de Galgalta et ont rempli les Kélim vides qui étaient là.

Question : nous avons appris que Nékoudot de SAG sont les Kélim de don. Ainsi comment ont-ils été restreints ?

Réponse : il y a une différence entre GAR de Bina et ZAT de Bina puisque nous avons appris que ZAT de Bina doivent recevoir Hokhma afin de donner à ZA, mais GAR de Bina s’engage uniquement dans le don.

Maintenant nous pouvons comprendre pourquoi GAR de Bina, qui sont GE, n’ont pas été mélangés et ont quitté GE dans le degré, non restreints alors que ZAT de Bina, appelé AHP, ont quitté le degré parce qu’ils ont voulu recevoir avec l’intention de recevoir. Ceci est appelé Tzimtzoum Bet (deuxième restriction).

Il suit que dans HBD, HGT de Nékoudot de SAG qui sont GE il n’y a pas de mélange de Béhina Dalet. De ce fait, leur place est toujours considérée comme le lieu d’Atzilout. Et sous le Tabour de Nékoudot de SAG, habillant les deux tiers inférieurs de NHY de AK, la réception afin de recevoir gouverne.

Et quand le Partsouf SAG s’est élevé à Péh de Rosh, deux Zivouguim ont été faits là au niveau de Rosh de SAG :

  1. Un Zivoug sur les Reshimot Taamim  de SAG qui ne sont pas descendus sous le Tabour de AK et duquel le Partsouf MA supérieur a émergé.
  2. Un Zivoug sur le Réshimot de Nékoudot de SAG qui étaient restreints et mélangés avec Béhina Dalet sous le Tabour de AK, duquel MA a émergé – le monde de Nékoudim. Ce Zivoug s’est dévoilé sur la moitié d’un degré de Aleph de Aviout et sur Bet de Hitlabshout.

Par conséquent, nous devons comprendre que Malkhout ne déploie pas de lumière sur ces propres Kélim de réception mais uniquement sur les Kélim de don à cause du Tzimtzoum. A cause de cela, si elle devait utiliser les Kélim de réception cela serait avec l’intention de recevoir.

Et là aussi, nous apprenons que la lumière se déploie à la fois dans les Kélim intérieurs de SAG et dans les Kélim extérieurs de SAG. Et nous devrions aussi savoir, comme une loi, qu’il ne parle pas de MA supérieur, puisque nous parlons essentiellement de l’association de Midat ha Rakhamim (qualité de miséricorde) dans le Din (jugement), qui commence dans le Partsouf MA, qui est le monde de Nékoudim.

Nous apprenons qu’il y a deux Roshim (pluriel de tête) dans le monde de Nékoudim : 1) de l’Aviout et 2) de l’Hitlabshout (habillage). Kéter est appelé Bet de Hitlabshout et AVI sont Aleph de Aviout. Et puisque Bet de Hitlabshout ne peut pas déployer la lumière, puisqu’il n’y a pas de manque ici, il a besoin l’association avec l’Aviout qui a le pouvoir de déployer la lumière. Nous avons aussi appris que le niveau de la lumière qui brille là est VAK de Bina dans la forme de « Hafez Hessed », qui libère le degré du besoin de Hokhma.

Cette lumière est aussi appelée Tikoun Kavim (corrections des lignes). De ce fait nous avons appris que le Tikoun Kavim brille uniquement au niveau de Rosh, puisque l’Hitlabshout n’a pas d’Hitpashtout (l’expansion) dans le Gouf. Mais le Gouf a uniquement une petite illumination et n’a pas été satisfait avec l’état de Katnout. De ce fait, quand la lumière a accompli la Gadlout, les Kélim de don du se sont aussi brisés.

 

Introduction à la préface de la sagesse de la Kabbale

1) Il est écrit dans le Zohar, Lévitique, Parashat Tazria, p 40, Tout ce qu’il y a dans le monde est uniquement pour Adam, et tout existe pour lui, comme il est écrit : « alors le Seigneur Dieu forma l’homme [Adam] » avec un nom complet, car le nom Adam est la complétude de tout et contient tout et tout ce qui est en haut et en bas est inclut dans cette image ». Il est expliqué que tous les mondes, supérieurs et inférieurs, sont contenus dans l’homme, et de plus toute la réalité, dans ces mondes, n’existe que pour l’homme. Et il faut comprendre ces mots : ce monde et tout ce qu’il contient pour son service et son utilité est-il peu pour l’homme, qu’il ait besoin aussi des mondes supérieurs et de tout ce qu’ils contiennent ? Après tout ils n’ont été créés que pour ses besoins.

2) Et voilà que pour expliquer cette question en totalité, je devrais vous présenter toute la sagesse de la Kabbale, mais en général, les choses seront suffisamment expliquées dans la préface du livre pour qu’elles soient clarifiées. L’essence de cela est que l’intention du Seigneur dans la création, était de faire plaisir à Ses créatures. Et certainement, quand Il pensa à créer les âmes et à les réjouir de tout le bien, elles apparurent immédiatement devant Lui dans tout leur caractère, stature et au niveau des plaisirs auxquels Il avait pensé, car chez Lui, la pensée seule engendre, et Il n’a pas besoin d’action comme nous. Et d’après cela, il faut poser la question, pourquoi a-t-Il créé les mondes, de restriction en restriction, jusqu’à ce monde boueux, et a vêtu les âmes des corps boueux de ce monde.

3) Et la réponse se trouve dans L’arbre de vie « pour que la perfection de Ses actions sorte à la lumière » (L’arbre de vie, branche 1). Et il faut, en effet, comprendre comment se peut-il que sorte de la perfection des actions incomplètes, au point qu’il faille les compléter par des actes dans ce monde. La question est qu’il faut distinguer dans les âmes entre la lumière et le Kli [récipient] car l’essence des âmes qui ont été créées, est leur Kli, et toute l’abondance, qu’Il pensa leur donner pour se réjouir, est la lumière en elles. Vu qu’Il pensa à leur faire plaisir, Il les fit forcément comme un désir de recevoir Son plaisir, car le plaisir et la satisfaction augmenteront dans la même mesure que le désir de recevoir l’abondance. Et sache que ce désir de recevoir est toute l’essence de l’âme, du point de vue du renouvellement et de l’engendrement ex-nihilo, et est considéré comme le Kli de l’âme alors que le plaisir et l’abondance sont considérés comme la lumière de l’âme, provenant de Son essence même.

 4) Explication. La création est l’apparition de quelque chose qui n’existait pas auparavant et qui est considéré comme existant à partir de l’absence. Mais comment pouvons-nous concevoir que quelque chose ne soit pas inclus en Lui, car Il est tout puissant et contient le tout, ensemble, et de plus, on ne donne pas ce qui n’est pas en Lui. Et il a été dit que toute la création qu’Il a créée, n’est que les Kélim des âmes qui est le désir de recevoir. Nous comprenons bien, que forcément Il n’a pas de désir de recevoir car de qui recevrait-Il. Et donc c’est vraiment une nouvelle création, dont il n’y a absolument aucune trace auparavant, et qui est donc considérée ex-nihilo.

5) Et il faut savoir que l’union et la séparation , dans la spiritualité, ne sont que l’équivalence et la disparité de forme, car si deux corps spirituels ont la même forme, ils sont donc unis et font un et non deux, car il n’y a rien qui les différencie l’un de l’autre, et ils ne peuvent être discerner comme deux, sauf s’il y a une disparité de forme entre eux. Et de plus selon la mesure de leur disparité de forme, ainsi est la mesure de leur distance l’un de l’autre, au point que, s’ils sont en formes opposées, ils sont considérés éloignés comme l’Est de l’Ouest, à savoir la plus grande distance que nous reconnaissons dans la réalité.

 6) Mais dans le Créateur, il n’y a pas de pensée ou perception quelles qu’elles soient, et nous ne pouvons rien en dire. Mais du point de vue de « Nous Te connaitrons par Tes actions », nous devons comprendre qu’Il est le désir de donner, vu qu’Il a tout créé pour faire plaisir à Ses créatures, et nous donner toute Sa bonté. Et d’après cela les âmes se trouvent dans une forme contraire à Lui, car Il est tout entier et uniquement le don, et Il n’a rien du désir de recevoir, et les âmes sont empreintes du désir de recevoir pour elles-mêmes, et comme ci-dessus, il n’y a pas de forme contraire plus opposée que celle-là. Il s’avère que si les âmes étaient restées en fait, dans le désir de recevoir, elles seraient restées séparées de Lui, à tout jamais.

7) Maintenant tu comprendras ce qui est écrit (dans L’arbre de vie, branche 1), que la raison de la création des mondes est qu‘Il est obligé d’être complet dans toutes Ses actions et Ses forces etc. et s’Il n’avait pas réalisé Ses actions et forces dans les faits, il n’aurait pas pu être nommé entier etc., jusqu’à là ses paroles. Et apparemment cela est étonnant, car comment se peut-il que dès le début, des actions incomplètes sortent d’un opérateur parfait, au point qu’elles aient besoin d’être corrigées ?

Et de par ce qui a été expliqué tu comprendras que l’essence de toute la création n’est que le désir de recevoir, mais d’une part, elle n’est pas du tout parfaite, car contraire à la forme de l’Emanateur, qui est la séparation de Lui, et d’autre part elle est toute le renouvellement et l’existence ex-nihilo, qu’Il a créée pour qu’elle reçoive de Lui ce qu’Il pensait lui donner et lui faire plaisir. Mais de plus, s’ils étaient restés séparé de l’Emanateur, Il n’aurait, pour ainsi dire, pas été appelé complet, car finalement les actions complètes sortent d’un opérateur complet. Et c’est pourquoi Il a restreint Sa lumière, et a créé les mondes, restriction après restriction, jusqu’à ce monde, et vêtit l’âme d’un corps de ce monde, et par l’engagement dans la Torah et les Mitsvot l’âme atteint la perfection qui lui manquait avant la création, qui est l’équivalence de forme avec Lui. Ainsi elle devient digne de recevoir tout le bien et le plaisir inclus dans la pensée de la création, et elle se retrouve aussi en complète Dvékout [adhésion] avec Lui ce qui veut dire en équivalence de forme, comme ci-dessus.

 8) Et la question de Ségoula [remède/force] de la Torah et des Mitsvot, de ramener l’âme à Dvékout avec Lui, n’est que dans l’engagement en elles sans recevoir un prix, mais uniquement pour donner de la satisfaction à son Faiseur, car alors, petit à petit l’âme acquiert l’équivalence de forme avec son Faiseur, ainsi qu’il est écrit dans les mots de Rabbi Hannania Ben Akachya, au début du livre (Introduction à la sagesse de la Kabbale), à bien examiner. en tout il y a cinq degrés Néfesh, Rouakh, Néshama, Haya, Yekhida qui vient des cinq mondes appelés Adam Kadmon, Atsilout, Bryia, Yetsira, Assyia. Et il y a aussi cinq degrés particuliers NRNHY qui proviennent des cinq Partsoufim particuliers dans chacun des cinq mondes, et il y a NRNHY sous-particuliers qui proviennent des dix Sefirot de chaque Partsouf, comme c’est écrit dans le livre. Car par la Torah et les Mitsvot, pour donner satisfaction au Faiseur,nous sommes récompensés et atteignons petit à petit, les Kélim du désir de donner, qui viennent dans ces degrés, degré par degré, jusqu’à ce que nous arrivions à l’équivalence de forme complète, avec Lui.

Alors, la pensée de la création est réalisée en eux, pour recevoir tout le plaisir et la douceur et la bonté auxquels Il avait pensé pour eux. De plus ils reçoivent la plus grande récompense, car ils sont récompensés de la vrai Dvékout, car ils ont acquis le désir de donner comme leur Faiseur.

9) Et à présent, il ne te sera plus difficile de comprendre les paroles du Zohar, ci-dessus, que tous les mondes supérieurs et inférieurs et tout ce qu’ils contiennent n’ont été créés que pour l’homme. Car tous ces degrés et mondes ne viennent que pour compléter les âmes, dans la mesure de Dvékout qui leur manquait, vis-à-vis de la pensée de la création. Car dès le début, degré par degré, monde après monde, ils sont restreints et se sont déroulés jusqu’à notre monde matériel, pour amener l’âme dans un corps de ce monde, qui est tout entier pour recevoir, comme les animaux et les bêtes de la terre, et non pour donner.

Il est écrit, « un ânon sauvage engendrera l’homme », qui est tout entier désir de recevoir, et qui n’a rien en lui du don. Alors l’homme est considéré complètement contraire à Lui, et il n’y a rien de plus éloigné que cela. Et après cela, par l’âme qui se revêt en lui, il s’engage dans la Torah et les Mitsvot, et alors obtient la forme du don, comme son Faiseur, petit à petit, à travers tous ces degrés, de bas en haut, à travers tous ces mêmes discernements qui sont descendus lors de leur déroulement de haut en bas, et qui sont les degrés et les mesures dans la forme du désir de donner. Chaque degré supérieur signifie qu’il est plus éloigné du désir de recevoir et plus proche du don, jusqu’à ce qu’il soit récompensé d’être tout entier le don, et ne reçoive plus rien pour lui-même. Alors l’homme est complété de la vraie Dvékout avec Lui, car ce n’est que pour cela qu’il a été créé. Ainsi, tous les mondes et leur contenu n’ont été créés que pour l’homme.

10) Et maintenant, après avoir compris tout cela, il t’est permis d’étudier cette sagesse sans aucune crainte de la concrétiser. Car les lecteurs sont très désorientés, d’une part il est dit, que les dix Sefirot et les Partsoufim, depuis le début des dix Sefirot de Atsilout jusqu’à la fin des dix Sefirot de Assya, sont la Divinité et l’unité complètes. Et d’autre part il est dit que tous ces mondes sont renouvelés et arrivent après le Tsimtsoum [restriction], et comment cela est-il concevable dans la Divinité ?

De même il y a également les chiffres, haut et bas, et tous les changements, et montées et descentes et Zivouguim [accouplements], car il est écrit « Moi le Seigneur, Je ne change pas »

11) Et par ce qui a été clarifié, nous comprenons très bien que toutes ces montées et descentes et restrictions, et les chiffres, ne sont regardés que comme des Kélim des receveurs, qui sont les âmes. Mais il faut y distinguer en eux entre potentiel et l’action, comme un homme qui construit une maison, dont la fin de l’acte dépend de sa pensée première. En effet, la qualité de la maison qu’il a en tête ne ressemble en rien à la maison qui doit en résulter.

La maison dans la pensée est spirituelle, une matière conceptuelle, et est considérée comme la matière de l’homme qui pense, car la maison n’est alors que potentielle, mais quand la construction de la maison commence, elle reçoit une matière tout-à-fait différente, à savoir du bois et des briques. De même, il faut discerner dans les âmes, le potentiel et l’action. Le début de leur sortie de l’Emanateur en âmes réelles, commence seulement dans le monde de Bryia, leur inclusion dans Ein Sof, avant le Tsimsoum du point de vue de la pensée de la création, comme ci-dessus au point 2, ne concerne que le potentiel, sans aucune reconnaissance concrète. Et c’est de ce point de vue, qu’il est dit, que toutes les âmes étaient inclues dans Malkhout de Ein Sof, appelée « le point médian », car ce point est inclus dans le « potentiel » dans tous les Kélim des âmes futures qui sortiront, « dans les faits », du monde de Bryia vers le bas.

Et la première restriction n’existe que dans ce point médian, et donc, seulement et exactement, dans ce discernement et mesure qui sont considérés le «potentiel » des âmes futures, et pas du tout dans son essence. Et sache, que tous les Kélim des Sefirot et les mondes jusqu’au monde de Bryia, qui se déroulent et sortent de ce point ou de son Zivoug de Hakaa, qui est nommé Ohr Hozer, sont aussi considérés comme un potentiel uniquement, sans aucune essence des âmes. Mais toutes ces transformations agiront plus tard sur les âmes, dont l’essence commence à sortir du monde de Bryia vers le bas, car là, elles ne sont pas encore sorties de l’essence de l’Emanateur

12) Et je te l’illustrerai par la conduite de ce monde, par l’exemple d’un homme qui se recouvrirait et se dissimulerait sous différentes couvertures et vêtements, pour que son ami ne le voie pas et ne le sente pas. Pouvons-nous concevoir que lui-même ait une certaine impression de la dissimulation en raison de la multitude de couvertures dont il s’enveloppe ?

De même par exemple, les dix Sefirot que nous nommons Keter Hokhma Bina Hessed Guevoura Tifféret Netsakh Hod Yessod Malkhout, sont dix revêtements dont Ein Sof se recouvre et se dissimule. Les âmes qui sont destinées à recevoir de lui seront obligées de recevoir dans la même mesure que les dix Sefirot leur octroient. Et les receveurs sont impressionnés par ce chiffre des dix Sefirot, et non pas par Sa lumière, car Il est un, unique, sans changement.

Les receveurs sont divisés en dix degrés, exactement d’après les qualités de ces noms. Qui plus est, même ces revêtements dont nous avons dit qu’ils ne sont pertinents que dans le monde de Brya vers le bas, car c’est là que les âmes qui reçoivent de ces dix Sefirot se trouvent. Mais dans les mondes Adam Kadmon et Atsilout il n’y a pas encore de réalité, pas même pour les âmes, car elles ne sont là qu’en potentiel. Et d’après cela, ces dix revêtements dans les dix Sefirot ne contrôlent que dans les trois mondes inferieurs appelés Bryia Yetsira Assyia.

Mais également dans les mondes BYA, les dix Sefirot sont considérées divines jusqu’à la fin d’Assyia, tout comme dans AK et ABYA, et comme avant le Tsimtsoum. La seule différence est dans les Kélim des dix Sefirot, car dans AK et Atsilout ils n’ont pas encore découverts leur domination, car ils n’y sont qu’en potentiel, et ce n’est que dans BYA que les Kélim des dix Sefirot commencent à découvrir la force de la dissimulation et leur couverture. Mais dans la lumière dans les dix Sefirot il ne se passe aucun changement à cause de ces couvertures, comme dans l’exemple, et c’est le sens de « Moi le Seigneur Je ne change pas ».

13) Et ne faudrait-il pas se demander, puisque dans AK et Atsilout il n’y a pas encore la révélation de l’essence des âmes des receveurs, alors à quoi servent ces Kélim appelés dix Sefirot, et pour qui dissimulent- elles et se couvrent dans ces mesures ? Et il y a deux réponses : la première est dans le déroulement, comme tu le trouveras à l’intérieur du livre. La seconde est que les âmes aussi recevront de ces dix Sefirot dans AK et Atsilout, c’est-à-dire par l’ascension des trois mondes BYA vers eux, (voir point 163 suivant, dans la Préface à la sagesse de la Kabbale). Et il faut donc aussi discerner dans AK et Atsilout, ces changements dans les dix Sefirot, d’après ce qu’elles illumineront aux âmes quand elles s’y élèveront avec les mondes BYA, car alors elles recevront d’après le degré dans ces dix Sefirot.

14) Et il a bien été expliqué que les mondes, le renouvellement, les transformations et le nombre de degrés etc., n’ont été dits que par rapport aux Kélim qui donnent aux âmes, et se dissimulent et mesurent pour eux de sorte qu’ils puissent recevoir progressivement la lumière de Ein Sof en eux. Et ils n’impressionnent en aucun cas la lumière de Ein Sof elle-même, car le revêtement n’agit pas sur celui qui le revêt, mais seulement sur celui qui veut le ressentir et recevoir de lui, comme l’exemple ci-dessus.

 15) En général, il faut discerner dans les Sefirot et Partsoufim, où qu’ils soient, ces trois discernements : Atsmouto [Lui-même/Essence], Kélim et lumières. Dans Atsmouto, il n’y pas de pensée ou perception quelles qu’elles soient.

Dans les Kélim il y a toujours deux discernements contraires l’un a l’autre, qui sont la dissimulation et la révélation. Car le Kli, dès le début, dissimule Atsmouto, de sorte que ces dix Kélim dans les dix Sefirot sont dix degrés de dissimulation. Néanmoins, après que les âmes aient reçu ces Kélim d’après toutes leurs conditions, ces dissimulations deviennent des révélations, pour l’atteinte des âmes. Les Kélim incluent deux discernements contraires, qui sont un. Car la mesure de révélation dans le Kli est tout-à-fait égale à la mesure de dissimulation dans le Kli, et plus le Kli est épais, plus il dissimule Atsmouto, et révèle un degré supérieur.

Et donc ces deux opposés sont un. Et les lumières dans les Sefirot se réfèrent à la mesure du niveau adéquat à apparaitre pour l’atteinte des âmes. Car tout s’étend de Atsmouto, et il n’y a pas d’atteinte en Lui, mais uniquement dans les qualités des Kélim, comme ci-dessus, et donc il y a forcément dix lumières dans ces dix Kélim, à savoir dix degrés de révélation pour les receveurs dans les qualités de ces mêmes Kélim. De sorte qu’on ne peut différencier Sa lumière et Son Essence que par Son Essence il n’y a pas d’atteinte ni perception quelles qu’elles soient, sauf pour ce qui nous vient de Lui à travers son revêtement dans les Kélim des dix Sefirot, et de ce point de vue tout ce qu’on atteint est dénommé « lumières ».

 

Ceci est pour Juda

Voici le pain de misère que nos pères ont mangé en Egypte : car la Mitsva de manger du pain azyme (Matza) a été donnée aux enfants d’Israël avant leur sortie d’Egypte, en vue de la délivrance à venir qui se produirait à la hâte. De ce fait la Mitsva de manger de la Matza leur a été donnée quand ils étaient encore en esclavage. Et l’intention de la Mitsva était pour le moment de la délivrance, car alors ils sortiraient en hâte.

C’est pour cela qu’il nous est agréable de s’en souvenir quand nous mangeons de la Matza, En Egypte à présent, car nous nous trouvons aussi comme dans une période d’esclavage à l’étranger, et notre intention, par cette Mitsva, est elle aussi d’attirer la délivrance future, bientôt de nos jours, Amen, tout comme nos pères en ont mangé en Egypte.


Cette année ici…l’année prochaine, hommes libres : comme ci-dessus, de par l’intention de cette Mitsva nous devons éveiller la délivrance certaine, et à venir, de même que la Mitsva de nos pères en Egypte en mangeant de la Matza.


Nous étions esclaves… : il est écrit dans Massekhet Pessakhim (page 116), « commencer par le blâme et terminer par les louanges. Et au sujet du blâme, Rav et Shmuel étaient en désaccord : Rav disait de commencer au début « nos pères étaient des idolâtres » et Shmuel disait de commencer par « nous étions des esclaves ». Et la règle est avec Shmuel.

Et il faut comprendre ce désaccord. Et voici que le sens de «commencer par le blâme et terminer par les éloges », est compris dans le même sens que  « l’avantage de la lumière sur l’obscurité ». Et donc il faut se rappeler le cas du blâme, par lequel on connaitra la mesure de Sa clémence, pour nous. Et nous savons que tout notre commencement n’est que dans le blâme, car « l’absence précède la présence ». Et donc « un ânon sauvage engendrera un homme». Et à la fin il prendra la forme d’un être humain. Ce qui est la règle pour tous les éléments de la création. Et c’est également ainsi, dans la racine de la nation israélite.

 Cela provient du fait que le Seigneur fit sortir la création ex-nihilo. Et donc il n’y a aucune création qui ne soit pas d’abord dans l’absence. Cependant, cette absence prend une forme différente dans chacun des éléments de la création. Et ainsi quand on divise la réalité en 4 espèces : minérale, végétale, animale, parlante, nous découvrons que le début du minéral est forcément une absence complète. Néanmoins, le début du végétal n’est pas une complète absence, mais c’est seulement le degré qui lui précède, et qui est considéré une absence par rapport à lui même. A savoir, le fait d’être semée et de pourrir, qui est inévitable pour toute graine, est ce qu’elle reçoit de la forme du minéral. Il en est de même pour l’absence de l’animal et du parlant. Car la forme du végétal est considérée comme absente par rapport à l’animal. Et la forme animale est considérée absente par rapport au parlant.


Les écrits nous apprennent, d’après cela, que l’absence précédant l’existence de l’homme est la forme animale. C’est le sens de « un ânon sauvage engendrera un homme». Car chaque homme doit être au début dans un état animal. Et voilà que les écrits nous disent : « Le Seigneur sauvera l’homme et la bête ». Et de même qu’Il pourvoit à tous les besoins nécessaires à l’existence et à la satisfaction du but de la bête, ainsi Il pourvoit à tous les besoins nécessaires à l’existence et à la satisfaction de l’objectif de l’homme.


Et il faut donc comprendre : où est l’avantage de l’homme sur la bête par rapport à leur préparation particulière ? Cela découle en effet de leurs demandes. Car il est certain que les demandes de l’homme sont différentes de celles de la bête. Et donc dans la même mesure le salut du Seigneur à l’homme est différent de Son salut à la bête. 
Et voilà, après toutes les recherches et les analyses, nous ne trouvons pas de besoin spécial dans l’homme, qui n’existe pas dans toute l’espèce animale, excepté le réveil à l’adhésion [Dvékout] divine.  Il n’y a que l’homme qui y soit prêt et personne d’autre.

Il s’avère que toute la question de l’existence du genre humain n’est prévue que pour cette préparation qui est implantée en lui, de se dévouer au travail de Dieu..  Et c’est en cela qu’il est supérieur à la bête. Et nombreux ont déjà dit, que même l’intellect théorique pour des métiers et pour diriger des états se trouve avec beaucoup d’intelligence dans une grosse partie de l’espèce animale.

 
Et d’après cela on comprendra que l’absence précédant l’existence de l’homme, est la négation du désir du rapprochement divin qui est au degré animal. Et par là on comprend les paroles de la Mishna « commencer par le blâme et terminer par les louanges ». Cela veut dire que nous devons nous souvenir et rechercher cette absence, qui précède notre existence, d’une manière positive, car elle est le blâme qui précède les louanges. Et nous comprendrons par elle, avec plus de dignité et plus de force, comme il est écrit : « commencer par le blâme et terminer par les louanges ».


Et c’est aussi le cas pour nos quatre exils, exil après exil, qui précèdent les quatre délivrances, de délivrance en délivrance, jusqu’à la quatrième, qui est la perfection complète que nous espérons, bientôt de nos jours, Amen. L’exil est  « l’absence qui précède l’existence », qui est la délivrance. Et du fait que cette absence prépare à HaVaYaH qui lui est relative, comme la semence qui prépare à la récolte, ainsi nous trouvons toutes les lettres de Guéoula (délivrance) dans Gola (exil), excepté la lettre Aleph, qui, elle, indique « le Alouph [champion] du monde ».

 Et cela pour nous apprendre que la forme de l’absence n’est que la négation de l’existence. Et ainsi, nous prenons connaissance de la forme de l’existence, qui est la Guéoula, par le verset « et ils n’enseigneront plus les uns aux autres, car tous Me connaitront du plus petit au plus grand ». Et donc la forme de l’absence précédente, à savoir la forme de la Gola, ne sera que la négation de la connaissance du Seigneur, qui est le manque du Aleph, dans la Gola [exil] et qu’on espère dans la Guéoula, qui est Dvékout  au « champion du monde ». Et c’est exactement cela, toute le rachat de nos âmes, ni plus ni moins, comme nous avons dit au sujet de toutes les lettres de Guéoula, se trouvent dans Gola, sauf le Aleph, « le champion du monde ».
    

Et pour comprendre ce cas prépondérant, que l’absence en elle-même prépare cette même existence, qui lui est relative, nous l’apprendrons des réalités de ce monde matériel. Nous voyons que dans la notion de liberté, qui est un concept très élevé et supérieur. Il n’y a que quelques élus qui pourront y goûter, et même eux, après des préparations adéquates. Mais la majorité du peuple ne peut y trouver aucun goût. Mais par contre, dans la notion d’esclavage, il y a égalité entre tous, petits et grands, et même les plus petits du peuple ne peuvent le supporter.

 
(Nous avons constaté que le peuple polonais a perdu sa royauté, car sa majorité n’a pas su comprendre correctement la valeur de la liberté, et ne l’a pas préservée. Et ainsi, il est  tombé sous le joug  du gouvernement russe pendant 100 ans. Et durant toute cette période tous se sont plaints du joug de la servitude, et ils aspiraient tous à la liberté, petits et grands. Ils ne savaient pas encore ressentir dans leur âme le goût de la liberté, son caractère et sa forme, et chacun se l’imaginait comme bon lui semblait. Et bien que se trouvant en absence de liberté, c’est-à-dire assujettis, cette qualité s’imprima profondément dans leur âme, et la liberté fut  appréciée et chérie.

Pour cette raison, quand ils furent libérés du joug de la servitude, beaucoup d’entre eux furent étonnés, ne sachant pas du tout ce qu’ils ont gagné par cette liberté. Et une partie d’entre eux ont même regretté l’état précédent, et ont dit que leur gouvernement les accablait de taxes et d’impôts, plus que le gouvernement étranger et souhaitaient leur retour. La raison en est que la force de l’absence n’avait pas encore assez agis sur eux).

Et maintenant nous comprenons la controverse entre Rav et Shmouel. Rav interprète la Mishna « commencer par le blâme », pour que l’étendue de la délivrance soit mieux reconnue, et donc dit de débuter au temps de Terah. Et c’est à l’opposé de Shmuel, car en Egypte Son amour et le travail étaient déjà installés dans une petite partie de la nation. Donc l’épreuve de l’esclavage qui a été ajoutée en Egypte, n’est pas un manque en elle-même, pour l’existence de la nation nommée Adam.


Shmuel interprète la Mishna, du point de vue de l’absence, qui prépare l’existence, et qui est, pour cela, considéré comme une partie de Sa délivrance,  et pour lequel nous devons aussi Le remercier. Et c’est pourquoi il ne faut pas commencer par « au début nos pères étaient des idolâtres », car cette période ne peut même pas être regardée comme « l’absence précédant l’existence », vu qu’ils étaient tout à fait privés d’existence humaine, car ils étaient totalement éloignés de Son amour, comme l’eunuque est privé d’amour.

 
Et c’est pourquoi nous commençons par l’esclavage d’Egypte, où des étincelles de Son amour, brûlaient déjà un peu dans leur cœur, mais à cause de l’impatience et du dur labeur, s’éteignait  de jour en jour. Et c’est cela qui est considéré comme  « l’absence précédant l’existence ». Et c’est pourquoi il dit de commencer à « nous étions des esclaves ».


En outre, le concept de la liberté de la nation, dans la connaissance du Seigneur, est une notion sublime, que seuls quelques élus peuvent comprendre, et cela après des préparatifs adéquats. Mais la majorité du peuple n’a pas encore atteint cela. Par contre tout le monde ressent la difficulté de l’esclavage, comme l’a écrit Eben Ezra au début de Parachat Michpatim, « il n’y a rien de plus dur au monde, pour l’homme, que d’être sous l’autorité d’un homme comme lui ».

 

Introduction au Livre Panim Meirot ve Masbirot

1) Il est écrit à la fin de la Mishna (Okatzin), que le Saint béni soit-Il n'a pas trouvé d’autre réceptacle que la paix pour contenir une bénédiction pour Israël, comme il est dit: « Le Seigneur donnera la force à Son peuple, le Seigneur bénira son peuple de la paix ».

Il y a beaucoup à apprendre ici:

 a) Comment ont-il prouvé que rien n'est meilleur pour Israël que la paix?

b) Le texte stipule explicitement que la paix est la bénédiction en elle-même, comme il est écrit, «donner par la force et la bénédiction de la paix». Selon eux, n’aurait-il pas fallu dire, «donner par la paix» ?

c) Pourquoi cette phrase fut-elle écrite à la fin de la Michna? De plus, nous devons comprendre la signification des mots «paix», et «force», et ce qu'ils nous enseignent.

Pour interpréter cet article dans son vrai sens, nous aurons à parcourir un long chemin, car le cœur des auteurs est très profond pour y accéder. Cela signifie que dans toutes les questions de la Torah et des Mitsvot, il y a ce qui est révélé et ce qui est caché, comme il est écrit: «Une parole dite est comme des pommes d'or dans des couches d'argent." En effet, les Halakhot (nom collectif pour la Torah et les Mitsvot) sont comme un graal de vin. Celui qui offre en cadeau à son ami, un graal de vin, alors le contenu et la quantité sont tous deux importants, car la coupe ainsi que le vin ont chacun leur propre valeur.

 Les légendes, cependant, sont comme les pommes. Leur intérieur est mangé et leur extérieur est jeté, car l'extérieur n'a absolument aucune valeur, et nous en trouvons toute la valeur et l'importance sont uniquement dans l’intériorité, l'intérieur. Il en est ainsi des légendes, la superficialité apparente est dénuée de sens et de valeur.

Cependant le contenu intérieur, caché dans les mots est construit uniquement sur le fondement de la sagesse de la vérité, donnée qu’à un petit nombre d’élus. Et qui oserait l’extraire du cœur des masses et de clarifier leur chemins, quand leur atteinte est incomplète dans les deux parties de la Torah appelées Pshat (littérale) et Drush (interprétation)? D’après eux l'ordre des quatre parties de la Torah (Pardess) commence par comprendre le Pshat, puis le Droush, puis le Remez (insinué), et ce n’est qu’à la fin qu’on comprend le Sod (secret). Mais il est écrit dans le livre de prière du Gaon de Vilna que le début de l’atteinte commence par le Sod, et après que la partie du Sod ait été atteinte, il est possible d’atteindre le Droush, et ensuite la partie de Remez.

Quand l’homme est récompensé de la connaissance complète de ces trois parties de la Torah, alors il est récompensé de l’atteinte de la partie Pshat de la Torah. Il est écrit dans Massekhet Taanit: «S’il est récompensé, la Torah devient un élixir de vie; s’il n’est pas récompensé, elle devient une potion de mort». Un grand mérite est requis pour comprendre le Pshat des textes, puisque nous devons tout d'abord atteindre les trois autres parties intrinsèques de la Torah, que le Pshat enveloppe, et Pshat ne sera pas analyser. Si l’homme n’en est pas récompensé, il aura besoin d'une grande miséricorde, pour qu’elle ne devienne pas une potion de mort. C’est l’argument opposé des négligents dans l’atteinte de l’intériorité qui se disent: «Il nous suffit d’atteindre Pshat, si nous l’atteignons nous serons satisfaits». Leurs mots peuvent être comparées à un homme qui veut monter à la quatrième marche sans avoir franchi au préalable les trois premières.

2) Cependant, d’après cela nous devons comprendre la grande dissimulation qui s’applique à l’intériorité de la Torah, comme il est dit dans Massékhet Haguiga: «on n'étudie pas Maassé Béréshit en couple, pas plus que la Merkava seul». De plus, tous les livres à notre disposition dans cette discipline, sont scellés et fermés aux yeux des masses. Seuls quelques uns que le Seigneur a appelés les comprendront car ils ont déjà compris les racines par eux-mêmes, et dans la réception de bouche à bouche. Il est en effet surprenant de voir combien les voies de la sagesse et de l'intelligence sont déniées à la population, pour qui c’est la vie et la longueur de leurs jours.

 Cela ressemble à une infraction criminelle, comme il en ressort des paroles de nos sages dans le Midrash Rabba, Béréshit, au sujet d'Akhaz, qui fut ainsi dénommé, (Akhaz est traduit littéralement par "retenu" ou "saisi") car il avait saisi les synagogues et les séminaires, ce qui augmenta sa culpabilité. De plus c’est une loi naturelle qui dit que l'homme est possessif en ce qui concerne la distribution de son capital et de ses biens à autrui. Cependant trouverait-on quelqu'un qui soit possessif concernant sa sagesse et son intelligence vis-à-vis des autres? Bien au contraire, plus que le veau ne veut téter, la vache veut le nourrir.

En effet, nous trouvons ce mystère dans la sagesse même parmi les sages laïcques des générations précédentes. Dans l'introduction du Rav Boutril dans son commentaire sur Le Livre de la Création, il y a un texte attribué à Platon, qui avertit ses disciples comme suit: "Ne transmettez pas la sagesse à celui qui n’en connait pas son mérite." Aristote, lui aussi, nous a mis en garde: «Ne transmettez pas la sagesse à ceux qui en sont indignes, de peur qu'elle ne soit dérobée». Le Rav Boutril interprète cela : si un sage enseigne la sagesse à ceux qui ne la méritent pas, ils la volent et la détruisent. Les sages laïques de notre temps n'agissent pas ainsi. Au contraire, ils s'efforcent d'élargir au maximum les portes de leur sagesse à tous, sans aucune limite ni condition.

Apparemment, ils sont un grand grief à l’égard des premiers sages, qui n'ont ouvert les portes de leur sagesse qu’à une poignée d’élus seulement, qu'ils avaient trouvé dignes de cela, en laissant le reste de la population tâtonner les murs.

 3) Laissez-moi donc vous expliquer la question. Nous distinguons quatre divisions au sein de l'espèce Parlante qui sont superposées les unes sur les autres. Ce sont la Masse Populaire, les Puissants, les Nantis, et les Savants. Ils sont équivalents aux quatre degrés dans toute la réalité et qui sont appelés «le minéral», «le végétal», «l'animal», et «le parlant». Du minéral ont émergé les trois autres espèces, le Végétal, l'Animal et le Parlant, et nous y discernons trois valeurs dans la quantité de la force, bénéfique ou nuisible, qui existe en elles. La force la plus faible est celle du Végétal. La flore opère en attirant ce qui est bénéfique pour elle et en rejetant ce qui est nuisible, de la même manière que les humains et les animaux le font. Cependant, il n’y a pas de sensation individuelle, mais une force collective, commune à tous les types de plantes dans le monde, qui agit sur cette action en eux.

Au-dessus de lui se trouve l’espèce Animal. Chaque créature se sent elle-même, elle se rapproche de ce qui lui est bénéfique et s’éloigne de ce qui lui est nuisible. Il s’avère que la valeur d'un animal est équivalente à la valeur de toutes les plantes dans la réalité. Il en est ainsi parce que la force qui distingue les effets bénéfiques et nuisibles de l'ensemble du Végétal se trouve dans une seule créature dans l’Animal, séparée de sa propre autorité. Cependant cette force de distinction existante dans l'Animal est très limitée dans le temps et l'espace, puisque la sensation n’agit pas même à la plus petite distance hors de son corps.

De plus, il ne ressent rien à part l’instant donné – c'est-à-dire dans le passé, ou dans le futur – mais uniquement l'instant présent. Au sommet se trouve l’espèce dénommée «Parlante» qui est composée d'une force émotionnelle et d'une force intellectuelle. Et donc, son pouvoir d’attirer ce qui est bon pour elle et de rejeter ce qui est nuisible, n’est pas limité dans le temps et dans l'espace, comme dans l’espèce Animal. Il en est ainsi à cause de sa science, qui est une question spirituelle, illimitée dans le temps et dans l'espace.

On peut enseigner aux autres où qu'ils soient dans toute la réalité, dans le passé et dans l'avenir, à travers les générations. Il s'ensuit que la valeur d'une personne du Parlant est égale à celle de toutes les forces existantes dans le Végétal et l'Animal, dans toute la réalité actuelle, et dans toutes les générations passées. Il en est ainsi parce que sa force les englobe et les contient dans leurs détails, avec toutes leurs forces. Cette loi s'applique également aux quatre divisions au sein de l'espèce humaine, à savoir les Masses, les Riches, les Puissants, et les Savants. Certes, ils proviennent tous des Masses, qui sont le premier degré, comme il est écrit, «tous sont de la poussière ». Il est certain que tout le mérite de la «poussière» et de son droit à l'existence est redevable aux mérites des trois vertus qu'il a engendré, à savoir le Végétal, l'Animal, et le Parlant. En outre, le mérite des Masses correspond aux propriétés qu’ils ont fait sortir d’elles.

Ainsi, elles aussi, vont se connecter sous la forme d'un visage humain. À cette fin, le Créateur a implanté trois penchants dans les masses: «la jalousie», «l’avidité», et «l'honneur». Grâce à eux, les Masses se sont graduellement développées pour faire sortir le visage de l’homme complet. Le penchant pour l’avidité a généré les riches. Ils sont nantis d'un désir puissant et aussi de convoitise. Ils excellent dans l'acquisition de richesses, qui est le premier degré dans l'évolution des masses. Tout comme le degré Végétal au sein de la réalité générale, ils sont régis par une force étrangère qui les fait dévier vers leur penchant, car l’avidité est une force étrangère dans l'espèce humaine qui est empruntée au genre Animal.

Le penchant pour l'honneur a fait émerger les héros parmi eux. Ils régissent les synagogues, les villes etc. Ceux dotés d’un plus fort désir parmi eux, qui ont également un penchant pour l'honneur, excellent à prendre le pouvoir. Ils sont le second degré dans l'évolution des Masses. Tout comme le degré Animal, au sein de la réalité tout entière, est animé par une force qui est présente à sa propre essence, comme nous l'avons dit ci-dessus.

En fait, l'inclinaison à l'honneur est propre à l'espèce humaine, et avec lui le désir de gouverner. Le penchant pour la jalousie a fait émerger les savants parmi eux, comme nos sages ont dit, «la jalousie des auteurs augmente la sagesse». Ceux qui ont une grande volonté, et ont un penchant pour la jalousie, excellent dans l'acquisition de la sagesse et de la connaissance. C'est le degré du Parlant au sein de la réalité tout entière, dans lequel la force qui agit n'est pas limitée dans le temps et l'espace, mais est collective et englobe tous les détails du monde, à travers tous les temps. De plus, c’est la nature du feu de la jalousie d’être général, englobant toutes les époques et toute la réalité. Il en est ainsi parce que telle est la conduite de la jalousie: si on n'avait pas vu l'objet possédé par son ami, le désir pour ce même objet ne se serait en aucun cas réveillé.

 Il s’avère que la sensation de manque n'est pas pour quelque chose qu’il n’a pas, mais pour ce que son ami a, qui sont toute la progéniture d'Adam et Ève, tout au long des générations. Cette force est illimitée et se trouve donc parfaitement adaptée à son rôle sublime et excitant. Quant à ceux qui sont restés dépourvus de tout mérite, c'est parce qu'ils n’ont pas un désir puissant. Ainsi, les trois penchants susmentionnés fonctionnent en eux ensemble, mélangés.

Parfois, ils sont lubriques, parfois envieux, et parfois ils sont avides d'honneur. Leur désir se brise en morceaux, et ils sont comme des enfants, qui ont soif de tout ce qu'ils voient, et ne peuvent rien atteindre. Par conséquent, leur valeur est comparable à de la paille et du son qui restent après la farine. Nous savons que la force bénéfique et la force préjudiciable vont de pair. En d'autres termes, autant elle peut être profitable, autant elle peut être nuisible. Ainsi, puisque la force d'un seul individu est plus grande que celle de toutes les bêtes et animaux de toutes les générations et de tous les temps, ainsi sa force nuisible dépasse également toutes les autres. Ainsi, tant qu’il n’a pas mérité le degré, où il n’utilisera sa force que pour faire le bien, il devra être vigilent pour qu’il n’acquière pas trop du niveau humain, qui est la sagesse et la science.

Pour cette raison, les premiers sages ont caché la sagesse aux Masses, de peur de former des disciples irresponsables qui auraient utilisé la force de la sagesse pour faire du mal et nuire. Avec leur avidité et leur bestialité sauvage, ils auraient brisé et détruit toute la société en utilisant l'immense puissance de l'Homme.

Lorsque les générations se sont affaiblies et que leurs sages eux-mêmes ont commencé à manger à tous les râteliers, c'est- à-dire à rechercher aussi une vie confortable pour leur corps, leurs opinions se rapprochèrent de celle des Masses. Ils ont commercé avec elles et ont vendu la sagesse comme des prostituées, pour le prix d'un chien.

Depuis lors, les murailles fortifiées que les premiers sages avaient érigées ont été détruites, et les Masses ont tout pillé. Les sauvages ont rempli leurs mains avec la force des hommes, s'emparant de la sagesse et la déchirant. La moitié a été héritée par des adultères et l'autre moitié par des assassins. Ils l’ont mise dans une éternelle disgrâce jusqu'à ce jour.

4) A partir de là on peut déduire que la sagesse de la vérité, contient tous les enseignements séculaires en son sein, qui sont dénommées ses sept petites filles. Elle est la totalité de l'espèce humaine et la raison pour laquelle tous les mondes ont été créés, comme il est écrit: «Si mon alliance n’est pas jour et nuit, je n’aurais pas mis des lois au ciel et sur terre». Ainsi, nos sages ont dit (Avot 4, Mishna 7), «Celui qui utilise la Couronne périra», car il nous est interdit de l'utiliser pour toute sorte de plaisirs futiles de la chair.

 C'est ce qui nous a soutenu jusqu'à présent, de maintenir des armées et des murs autour de la sagesse de la vérité, afin qu'aucun gentils ni étranger ne s'y introduise et ne la mette dans leurs récipients pour aller la vendre dans les marchés, comme l'ont fait les sages laïques. Car tous ceux qui y sont entrés ont déjà été testés sept fois jusqu’à être certain qu'ils sont au-dessus de tout doute et soupçon. Après ces mots et ces vérités, nous nous trouvons placé apparemment devant une grande contradiction, passant d'un extrême à l'autre, dans les paroles de nos sages. Il est écrit dans le Zohar que la sagesse sera révélée, même aux plus jeunes, au temps du messie.

 Nous avons appris précédemment, qu'aux jours du messie, toute cette génération sera à son plus haut niveau. Nous n'aurons plus besoin de protection, et les fontaines de sagesse s’ouvriront et arroseront toutes les nations. Pourtant, dans Massekhet Soutah, 49, et le Sanhédrin 97a, nos sages ont dit, «l'impudence se déchaînera au temps du messie, la sagesse des auteurs se perdra, et ceux qui craignent le péché seront exclus ». Cela signifie que cette génération sera la plus mauvaise de toute. Comment pouvons-nous donc concilier ces deux déclarations, sachant que toutes les deux sont certainement les mots du Dieu vivant? En fait, cette protection extrême et cette fermeture des portes du palais de la sagesse est pour faire peur aux gens dont l'esprit de jalousie des auteurs est mélangé à la force de la luxure et de l'honneur. Leur jalousie n'est pas limitée à désirer seulement la sagesse et la connaissance.

C'est pourquoi, les deux textes sont corrects et se complètent l'un l'autre. Le visage de la génération est semblable à celui d'un chien, c'est-à-dire qu'elle aboie comme les chiens, Hav Hav, que ceux qui craignent le péché sont exclus, et que la sagesse des auteurs s’est perdue. C'est pourquoi il est permis d'ouvrir les portes de la sagesse et d’enlever la scrupuleuse garde, car elle est maintenant naturellement à l'abri du vol et de l'exploitation. Il n'y a plus crainte que des disciples malhonnêtes la prennent et la vendent sur les marchés de la plèbe matérialiste, car ils ne trouveront plus d'acheteurs pour cette marchandise, qui est déjà répugnante à leurs yeux.

Et comme ils n'ont aucun espoir d’acquérir convoitise et honneur par elle, elle est par cela même, devenue sûre et protégée. Aucun étranger ne s'approchera d'elle, sauf les amoureux de la sagesse et ceux dont c'est la demeure. Par conséquent, il n’est plus l’examen de ceux qui veulent y entrer sera enlevé, et même les très jeunes pourront en être récompensés. Maintenant vous pouvez comprendre leurs paroles (Sanhédrin 98a): «Le fils de David arrivera soit dans une génération où tous seront dignes, ou bien dans une génération où tous seront indignes». C'est très déroutant. Apparemment, tant qu'il y aura quelques justes par génération, ils empêchent la rédemption. Quand les justes disparaîtront de la terre, le messie pourrait alors venir? Je me pose la question!

 En effet, nous devons bien comprendre que cette question de la rédemption et de la venue du messie, que nous espérons être de nos jours, Amen, est le but ultime de la complétude de l’atteinte et de la connaissance, comme il est écrit: «et ils n'auront plus besoin, ni les uns ni les autres, de s'instruire mutuellement en disant: connaissez le Seigneur. Car ils Me connaîtront tous, du plus petit au plus grand (Jérémie 31)».Et lorsque la connaissance complète, les corps seront aussi complétés, comme il est écrit, «le plus jeune mourra à cent ans » (Isaïe 65).

Lorsque les enfants d'Israël auront complété la connaissance complète, les fontaines de l'intelligence et la connaissance se déverserons au-delà des frontières d'Israël et abreuverons toutes les nations du monde, comme il est écrit, «car la terre sera remplie de la connaissance du Seigneur (Isaïe 11)», et comme il est écrit: « Ils viendront vers le Seigneur et à Sa bonté». La prolifération de cette connaissance est la question de l'expansion du roi messie auprès de toutes les nations. Évidemment, c'est l'inverse en ce qui concerne la plèbe dans son matérialisme brute. Puisque leur imagination est attachée à la toute-puissance de la force du poing, la question de l'expansion du Royaume d'Israël est gravée dans leur imagination seulement comme une sorte de domination des corps sur les corps, pour prélever des honoraires sur tous avec une grand orgueil, et de montrer du dédain vis-à-vis de tous les habitants du monde. Et que puis-je faire pour eux si nos sages les ont déjà rejeté, eux et leurs semblables, de parmi la congrégation des fidèles du Seigneur, en disant: « Celui qui est orgueilleux, le Saint béni soit-Il dit: lui et Moi ne pouvons habiter dans la même demeure ». Inversement, certains se trompent et jugent que le corps doit exister avant l'existence de l'âme et la perception complète, la perfection du corps et de ses besoins précèdent dans le temps l’atteinte de l'âme et de la perception complète. Ainsi, la perception complète est déniée à un corps faible.

 C'est une grave erreur, plus dure que la mort, car un corps parfait est inconcevable, avant d’avoir atteint la perception complète, car le corps n'est en lui-même qu'un sac perforé, une citerne brisée, qui ne peut rien contenir de bénéfique, ni pour soi ni pour les autres, excepté par l’atteinte de la connaissance complète. C'est alors seulement, que le corps, aussi, s’élève en même temps qu'elle avec sa complétude, littéralement de pair. Cette règle s'applique aussi bien pour les individus que pour la société entière.

5) Maintenant vous comprendrez ce qui est écrit dans le Zohar: « Avec cette composition, les enfants d'Israël seront sauvés de l'exi l». De plus, dans de nombreux autres endroits, que ce n’est que par la seule diffusion de la sagesse de la Kabbale dans la majorité du peuple, que nous serons récompensés de la rédemption complète. Nos sages ont également dit, «la lumière qui est en elle ramène vers le bien». Ils ont insisté intentionnellement à ce sujet, pour nous montrer que seule la lumière qui est en elle, «comme une pomme en or enrobée d'argent», repose le remède pour ramener l'homme vers le bien. Car ni les individus ni les nations ne pourront réaliser complètement le but pour lequel ils ont été créés, si ce n’est en atteignant l'intériorité de la Torah et de ses secrets. Et bien que nous espérions en l’atteinte complète et en la venue du messie, il est écrit: « donnera la sagesse aux sages ». Il est dit aussi: «J'ai mis de la sagesse dans le cœur de tous les sages qui ont du cœur ».

C'est pourquoi, nous avons tout d’abord besoin de diffuser la sagesse de la vérité parmi la nation afin que nous puissions être dignes de recevoir les bienfaits de notre messie. Par conséquent, la diffusion de la sagesse et la venue du messie dépendent l’une de l’autre. Nous devons donc établir des séminaires et écrire des livres pour accélérer la diffusion de la sagesse dans la nation. C’était différent dans le passé, car il y avait la crainte que des disciples indignes soient introduits par mégarde, comme nous l'avons expliqué précédemment. Cela fut la principale raison de la prolongation de l'exil, pour nos nombreux péchés, jusqu'à ce jour.

Nos sages ont dit, « le messie, fils de David ne vient que dans une génération qui est entièrement méritante … », ce qui signifie quand tout le monde aura abandonné la quête de la luxure et de l'honneur. A ce moment il sera possible d'établir de nombreux séminaires pour les préparer à la venue du messie, fils de David, «...ou bien dans une génération qui est complètement indigne», c'est-à-dire dans une génération où «le visage de la génération ressemble à la face d'un chien, et ceux qui craignent le péché seront exclus, et la sagesse des auteurs aura disparu».

Dans une telle conjoncture, il sera possible d’ôter la protection méticuleuse et tous ceux qui restent dans la maison de Jacob, et dont le cœur bat afin d'atteindre la sagesse et le but ultime, meurs noms seront « saint » et ils viendront et étudieront, car on ne craindra plus de ne pas pouvoir rester digne et d'aller vendre la sagesse sur les marchés, car personne ne voudra l'acheter, du fait que la sagesse sera répugnante à leurs yeux et qu'elle n'apportera aucune contrepartie à leur désir de gloire et de convoitise. Ainsi, tous ceux qui souhaiteront y entrer pourront venir et entrer.

Beaucoup s’égareront, et la connaissance augmentera parmi ceux qui seront dignes d'elle. Et par cela, nous serons rapidement récompensés de la venue du messie, et par la rédemption de nos âmes de nos jours, Amen. Par tous ces mots, je me suis libéré d'une critique considérable, qui prétend que, bien plus que tous mes prédécesseurs, j'ai osé dévoiler dans mes livres, les rudiments de base de la sagesse, qui jusque-là, étaient habituellement dissimulés et inexplorés.

Ceci se rapporte à l'essence des dix Sefirot et tout ce qui les concerne, Yashar et Khozer, Pnimi et Makif, le sens de la Hakaa et le sens de la Hizdakhekhout. Les auteurs qui m'ont précédé ont volontairement dispersé les mots ici et là en allusions subtiles, de façon à ce qu'aucune main ne parvienne à les rassembler. Je les recueillis, grâce à Sa lumière, qui m’est apparue, et avec l'aide de mes professeurs et ai dévoilé assez clairement et dans leur forme spirituelle, au-delà de l’espace et du temps. Ils auraient pu me tenir un grand argument: S’il n’y a pas eu ici d'ajouts à mes maîtres, alors le Ari et le Rav Haïm Vital eux-mêmes et les véritables auteurs, les commentateurs de leurs mots, auraient pu découvrir et expliquer ces questions aussi ouvertement que moi.

Et si vous voulez dire que cela leur a été révélé, alors qui est cet écrivain, pour qui ce serait certainement un grand privilège d'être la poussière et la cendre sous leurs pieds, qui dit le lot qui lui a attribué par le Seigneur est plus grand que leur lot? Cependant, comme vous pourrez le constater dans mes références, je n'ai ni ajouté à mes professeurs, ni innové dans la composition. Tous mes mots sont déjà écrits dans les Huit Portes, dans L'Arbre de vie, et dans Mavo Shearim (L’accès aux portes) par le Ari.

Je n'ai pas ajouté un seul mot aux leurs, mais leur but était de dissimuler les questions, ils s’efforcèrent donc de les disperser ici et là. Il en fut ainsi parce que leur génération n'était pas encore complètement indigne et elle exigeait la plus grande précaution. Mais pour nous, pour nos nombreuses transgressions, tous les mots de nos Sages se sont avérées exactes, ils ont été dits du début de la période du messie, la génération telle qu'il n'y aurait plus la crainte de dévoiler la sagesse, comme nous l'avons exposé plus haut. Donc, mes mots sont clairs et dans l'ordre des choses.

6) Et maintenant, fils écoutez-moi: La « sagesse est proclamée à haute voix dans les rues, elle vous appelle», « Ceux qui sont avec le Seigneur, qu'ils viennent à moi », « « Car, ce n'est pas une chose vaine pour vous, il s'agit de votre vie, et de la longueur de vos jours ». «Vous n'avez pas été créés pour suivre le même chemin que le grain et la pomme de terre, vous et vos ânes devant la même mangeoire ». Et, tout comme le but de l'âne n'est pas de servir tous les autres ânes qui lui sont contemporains, de même, le but de l'homme n'est pas de servir tous les corps physiques des autres hommes qui lui sont contemporains.

Mais le but de l'âne est plutôt de servir et être utile à l'homme, qui lui est supérieur, et le but de l'homme est de servir le Seigneur et de compléter Son dessein. Comme Ben Zoma a dit: «Tout cela a été créé, uniquement pour me servir, et moi, pour servir mon Créateur». Il a dit: «Le Seigneur a tout fait pour Son but », car Il aspire et réclame notre perfection. Comme il est dit dans Béréshit Rabba, Paracha 8, que les anges Lui dire: «Qu'est donc l'homme, que Tu te souviennes de lui? Le fils de l'homme, que Tu penses à lui ? Qu'as-Tu besoin de ce problème?». Le Saint béni soit-Il leur a dit: «Alors, pourquoi tous ces moutons et ce bétail? A quoi cela ressemble? A un roi qui a une tour remplie d’abondance, mais sans invité. Quel plaisir le roi a-t-il de toute cette abondance? ».

Ils répliquèrent sans attendre: « Seigneur notre maitre, Ton nom est glorieux sur toute la terre! Fais ce que bon Te semblera ». Apparemment, on devrait douter de cette allégorie, car où se trouve une telle tour remplie d’abondance? À notre époque, elle aurait été remplie d'invités jusqu'à n'en plus pouvoir! Néanmoins, ces propos sont honnêtes, puisque vous voyez que les anges n'ont pas émis de plaintes au sujet d’aucune autre des créatures créées au cours des six jours de la Création, sauf au sujet de l'homme. C'est parce qu'il a été créé à l'image de Dieu et est composé du Supérieur et de l’Inférieur, ensemble.

Les anges qui virent cela, ont été surpris et effrayés. Comment une âme spirituelle pure pourrait-elle descendre de son degré sublime, pour venir cohabiter avec ce corps bestial et souillé? En d'autres termes, ils se demandèrent: « Pourquoi as-tu besoin d'un tel problème »? La réponse qui leur fut donnée est qu'il y a déjà une tour remplie d’abondance, mais sans invité. Pour qu'elle soit remplie d'invités, nous avons besoin de l'existence de l'homme, fait du Supérieur et de l’Inférieur.

Pour cette raison, cette âme pure et chaste doit se revêtir sous la forme de ce corps souillé. Ils ont immédiatement compris et dirent: « fais ce que bon Te semblera ». Sachez que cette tour, remplie d’abondance, suggère de la totalité du plaisir et des bienfaits pour lesquels Il a créé les créatures, comme nos sages ont dit, « La conduite du Bien est de faire le bien ».

Par conséquent, Il a créé les mondes pour combler Ses créatures. Et puisqu'il n'y a en Lui, ni passé ni futur, nous devons réaliser que dès qu'Il pensa à créer les créatures et à les combler de plaisir, elles apparurent et se dessinèrent immédiatement devant Lui, pleines de tout le plaisir et le bien, tel qu'Il avait pensé pour elles. Dans le livre, Kheftzi Bah (Mon désir est en elle), du Ari, il est écrit que tous les mondes, supérieurs et inférieurs, sont contenus dans Ein Sof (Infini), avant même le Tsimtsoum (restriction), par le principe de « Il est Un et Son Nom Un ». L’évènement du Tsimtsoum, qui est la racine des mondes ABYA limités jusqu'à notre monde, est survenu parce que les racines des âmes aspirent par elles-mêmes à égaler leur forme avec l’Emanateur. C'est le sens de Dvékout (adhésion), du fait que dans le spirituel, la séparation comme la Dvékout, ne sont possibles que dans des valeurs d'équivalence de forme ou de disparité de forme. Du fait qu’Il voulut les combler de délices, le désir de recevoir du plaisir, fut forcément implanté dans les receveurs. Ainsi, leur forme se différencia de la Sienne, car cette forme n'existe en aucune façon dans l’Emanateur, car, de qui pourrait-Il recevoir! Le Tsimtsoum et Guevoul (la frontière/ la limite) furent faits pour cette correction jusqu'à ce que ce monde émerge dans la réalité où l'âme se revêt du corps physique. Et ainsi par la suite, lorsqu'il s'engage dans la Torah et travaille en vue de donner satisfaction à son Faiseur, la forme de réception se réunira pour donner sans réserve. C'est le sens du texte, « et adhérer à Lui », car alors il égalise sa forme à Son Faiseur, et comme nous l'avons dit, l'équivalence de forme est Dvékout dans la spiritualité.

Lorsque la question de Dvékout est complétée dans toutes les parties de l'âme, les mondes retourneront à l'état d’Ein Sof, comme ils l’étaient avant le Tsimtsoum. « Dans leur pays ils auront double héritage ». Car ils seront alors en mesure de recevoir une fois de plus tout le plaisir et le bien, qui sont déjà prêts pour eux dans le monde d’Ein Sof.

De plus, ils seront alors prêts pour la vraie Dvékout sans aucune disparité de forme, car leur réception ne sera plus pour eux-mêmes, mais pour contenter leur Faiseur. Il s’avère qu’ils ont égalisé la forme du don sans réserve au Faiseur.

7) Maintenant on peut comprendre leurs mots, que la Divinité dans les inférieurs est d'une extrême nécessité. Ceci est une déclaration des plus étonnantes, bien qu'elle aille de pair avec l’allégorie précédemment citée. Ils ont comparé la question à un roi qui a une tour remplie d’abondance de mets succulents, mais sans invité. Il est certainement assis, attendant que des invités arrivent, car autrement cette préparation aurait été accomplie en vain.

 C'est comme l'histoire de ce grand roi qui a eu un fils dans sa vieillesse, auquel il fut très attaché. Ainsi, depuis le jour de sa naissance, il ne pensa qu’à lui. Il rassembla les meilleurs livres et les meilleurs professeurs du pays, et il construisit pour lui un centre d’études de la sagesse. Il rassembla les meilleurs constructeurs du pays et fit bâtir des palais de plaisir pour lui, il rassembla tous les musiciens et les chanteurs et érigea des salles de concert. Il regroupa les meilleurs chefs cuisiniers et pâtissiers du pays et lui fit servir les mets les plus savoureux du monde entier, et bien d'autres choses encore.

Hélas, le garçon grandit et s’avéra être niais, dénué de toute envie de savoir. Il était également aveugle et ne voyait ni ne sentait la beauté des édifices, il était sourd et n'entendait pas les chanteurs. De plus il devint diabétique, et ne fut autorisé à manger que du pain de blé entier, et tout cela attirait le mépris et la colère.

Cela nous permet de comprendre maintenant les sages à propos du verset: « Moi, le Seigneur, l'heure venue Je l’accélérerai », qui est interprété dans Le Sanhédrin (98), « S'ils ne sont pas récompensés –en son temps; s'ils sont récompensés – Je l’accélérerai ». Ainsi, il existe deux façons d'atteindre l'objectif ci-dessus: soit en étant attentif ce qui est appelé : «Le chemin de la repentance ». S’ils en sont récompensés, « je l’accélérerai » s’appliquera. Cela signifie qu'il n'y a pas de temps précis fixé pour cela, mais il est certain que, lorsque qu'ils sont récompensés la correction se terminera. S’ils ne sont pas récompensés d’être attentifs, il y a un autre chemin appelé: «Le chemin de la souffrance». Comme le Sanhédrin l'a dit (97), « Je placerai sur eux un roi, comme Haman, et ils reviendront vers le bien contre leur volonté », signifiant en son temps, car dans ce cas il y a un temps fixé.

Par cela, ils ont voulu nous montrer que Ses voies ne sont pas nos voies. Et il ne Lui arrivera pas ce qui est arrivé à ce roi de chair et de sang, qui s’est donné tant de peine à faire l’impossible pour son fils bien-aimé, et qui fut finalement accablé de mille tourments et tout ces ennuis étaient en vain, ne lui apportant que du mépris et de la colère. Au lieu de cela, tous les actes du Seigneur sont certains et loyaux, et il n'y a pas de fraude en Lui. C'est ce que nos sages ont dit, «S'ils ne sont pas récompensés- en son temps ».

Ce que la volonté ne fait pas, le temps le fera, comme il est écrit: «vas-Tu envoyé des éclairs pour qu’ils viennent et Te disent : nous voici?». Il y a le chemin de la souffrance qui peut épurer tout défaut et toute matière, jusqu’à ce que l'on comprenne comment sortir la tête de cette auge bestiale, pour s’élever et gravir les échelons de l'échelle du bonheur et de la réussite humaine, pour adhérer à sa racine et compléter l’objectif.

8) Par conséquent, venez et voyez, combien nous devons être reconnaissants à nos enseignants, qui nous transmettent leurs lumières sacrées et consacrent leurs âmes pour le bien des nôtres. Ils se tiennent au milieu entre le chemin de la souffrance cruelle et le chemin de la repentance. Ils nous sauvent de l'enfer de ce monde, qui est plus dur que la mort, et nous habituent à atteindre les plaisirs célestes, et la douceur sublime et l’amabilité qui est notre lot, prêts et nous attendent depuis le tout début, comme nous l'avons dit ci-dessus. Chacun d'eux opère dans sa génération, en fonction de la puissance de la lumière de sa Torah et de sa sainteté. Nos Sages ont déjà dit: «Il n'y a pas une génération sans Abraham, Isaac ou Jacob».

C'est notre Rav Isaac Louria, cet homme divin qui a tant fait pour nous, et nous en fourni la pleine mesure. Il surpassa magistralement tous ses prédécesseurs, et s'il m'avait été donné la facilité de faire des éloges, j'aurais loué ce jour où sa sagesse est apparue presque comme le jour où la Torah fut donnée à Israël. Il n'y a pas assez de mots pour mesurer l’immensité de son œuvre sainte, accomplie en notre faveur. Les portes de l’atteinte étaient fermées et verrouillées. Il est venu et nous les a ouvertes, de telle sorte que celui qui souhaite entrer dans le palais du roi n'a besoin que d’être pur et saint, d'aller se baigner et se raser les cheveux et mettre des vêtements propres, pour pouvoir se tenir devant le royaume sublime, de façon bienséante. On se trouve devant un homme de 38 ans, qui a subjugué par sa sagesse tous ses prédécesseurs y compris les Guéonim, et ceux de toutes les périodes. Tous les anciens sages de la terre, ces bergers audacieux, amis et disciples du divin sage, le RAMAK (Rabi Moshe de Cordoue), se sont levés devant lui comme les disciples devant le Rav.

Tous les sages des générations ultérieures à lui et jusqu’à ce jour, sans aucune exception, ont abandonné tous les livres et traités qui le précèdent, la Kabbale du RAMAK, la Kabbale des Premiers et la Kabbale des Guéonim, béni soit leur mémoire. Ils ont lié leur vie spirituelle entièrement et exclusivement à sa Sainte Sagesse. Naturellement, ce n'est pas en vain qu'une victoire aussi totale fut accordée à un homme jeune par les années et en même temps père d'une sagesse aussi immense. Hélas, le diable continua à faire son travail, et ne cessa de dresser des obstacles tout au long de la route de l'expansion de la sagesse au sein du peuple saint.

Seulement très peu réussirent à les surmonter. Cela est dû principalement au fait que ses paroles ont été consignées par ouï-dire, parce qu’il interpréta la sagesse au jour le jour devant ses disciples, qui étaient déjà âgés et très compétents dans le Zohar et les Tikounim (les corrections). Dans la plupart des cas, ses paroles saintes ont été arrangées en fonction de profondes questions qui lui avaient été adressées, en fonction des intérêts particuliers de chacun. Pour cette raison, il n'a pas transmis la sagesse dans un ordre satisfaisant, comme l’étaient les œuvres qui lui ont précédé. Nous trouvons dans les textes que le Ari lui-même avait souhaité mettre en ordre toutes les réponses à ces questions.

À cet égard, il faut se référer au début des paroles de Rashbi dans l'interprétation d’Idra Zouta, dans une brève introduction du Rav Haïm Vital. Il y a aussi la durée si brève de son enseignement, car toute la période de son séminaire n'a duré qu’environ dix-sept mois, comme il est dit dans la Porte des réincarnations, porte 8, p 49, car il est arrivé à Safed venant d'Égypte juste avant Pessah (la Pâque) en 1571, et à ce moment, le Rav Haïm Vital avait vingt-neuf ans. Et en Juillet 1572, à la veille du Shabbat de la Parashat Matot-Massaey, au début du mois d'Av, il tomba malade, et le mardi, le cinq du mois d'Av, de la semaine suivante il est décédé.

Il est également écrit dans la Porte des réincarnations, porte 8, p 71a, que sur son lit de mort, il ordonna au Rav Haïm Vital de ne pas enseigner la sagesse à d'autres, et ne lui permit d'étudier que pour lui-même et en murmurant. Quant au reste de ses amis, il leur était totalement interdit de s'y engager, car, selon ses dires, ils ne comprenaient pas la sagesse correctement. C'est la raison pour laquelle le Rav Haïm Vital n'a pas du tout organisé les textes et les a laissé tels quels en désordre. Naturellement, il n'a pas non plus expliqué les liens existant entre les différents sujets, de sorte que cela ne paraissent pas comme un enseignement pour les autres.

C'est la raison pour laquelle nous trouvons une si grande prudence de sa part, comme cela est bien connu de ceux qui maîtrisent les écrits du Ari. Les arrangements trouvés dans les écrits du Ari ont été arrangés et organisés trois générations plus tard, en trois fois, et par trois compilateurs. Le premier compilateur a été le sage Mahari Tzemakh. Il a vécu pendant les mêmes années que le Mahara Azoulay, qui est décédé en l'an 1644. Une grande partie des textes lui est parvenue, qu'il compila en de nombreux livres, dont le plus important est le livre Adam Yashar (l'Homme Droit), dans lequel il a recueilli la racine et les enseignements essentiels qui étaient à sa disposition.

Toutefois, certains des livres que ce Rav avait compilés ont été perdus. Dans l'introduction de son livre, Kol BeRama (à voix haute), il présente tous les livres qu'il a compilés. Le second compilateur est son brillant disciple, Maharam Paprish. Il fit plus que son Rav, puisque certains des livres qui étaient détenus par le sage Maharash Vital lui parvinrent. Il compila plusieurs ouvrages. Les plus importants d'entre eux sont les livres, Etz HaHaim (L'arbre de vie) et Pri Etz Haim (Le fruit de l'arbre de vie).

Ils contiennent toute l'étendue de la sagesse dans son sens le plus large. Le troisième compilateur fut le sage Maharash Vital, le fils de Moharar Haïm Vital. Il était un grand sage et de grande renommée. Il compila les célèbres Huit portes grâce au patrimoine que son père lui avait laissé. Ainsi nous voyons qu’aucun des compilateurs n'a eu en sa possession les écrits complets.

Cela leur a rendu très difficile l'agencement des sujets traités, surtout pour ceux qui n'avaient pas de compétence réelle dans le Zohar et les Tikounim. Ainsi, rares sont ceux qui s’élevèrent.

9) En contrepartie, Il nous a privilégié en nous récompensant de l’esprit du Baal Shem Tov, dont la grandeur et la sainteté sont au-delà de toute parole et toute expression. Il n'a pas été compris et ne sera pas compris, sauf par ceux qui le méritent et qui ont servi à sa lumière, même si ce n'est que par intermittence, et selon ce que chacun a reçu dans son cœur. Il est vrai que la Lumière de sa Torah et sa sainte Sagesse sont construites essentiellement sur les fondements sacrés du Ari.

Cependant, elles ne sont pas du tout semblables. On peut l'illustrer de façon allégorique: c'est comme une personne qui est se noie dans le fleuve, qui monte et coule, comme cela arrive à ceux qui se noient. Parfois, seuls les cheveux sont visibles, alors un conseil est rechercher pour l'attraper par la tête, d'autres fois, son corps apparaît, alors un conseil est recherché pour l'attraper de l’opposé de son cœur. De la même façon, après qu'Israël se soit noyé dans les eaux mauvaises de l'exil parmi les nations, et jusqu'à maintenant, il s’élève ou s'enfonce, toutes les époques ne sont pas identiques. A l'époque du Ari, seule la tête était visible. Ainsi, le Ari s'est donné beaucoup de mal en notre faveur pour nous sauver par le biais de l'esprit. Au moment du Baal Shem Tov, il y a eu une accalmie. Par conséquent, il a eu une bénédiction pour nous sauver de l’opposé du cœur, et ce fut une grande et vraie délivrance pour nous. Et pour nos nombreuses transgressions, la roue a encore tourné, et nous avons considérablement décliné dans notre génération, comme du sommet de la montagne jusqu'au fond de l’abîme. De plus, il y a eu l'affrontement entre les nations qui a bouleversé le monde entier. Les besoins ont augmenté et l'esprit s'est amenuisé et s'est corrompu dans la fange du matérialisme qui est devenu prépondérant.

Les servants montent à cheval et les ministres vont à pied, et tout ce qui est dit dans notre étude de Massekhet Souta susmentionnée, est devenu réalité, pour nos nombreuses transgressions. Encore une fois, le mur de fer a été érigé, même sur cette grande lumière du Baal Shem Tov, dont nous avons dit qu'elle nous illuminera jusqu'à l’établissement de notre complète rédemption. Et les sages de cœur n’ont pas cru en la possibilité qu’une une génération arriverait où ils ne pourraient pas voir sa lumière. Maintenant, nos yeux se sont assombris, nous avons été dépouillés de ce qui est bon, et quand j'ai vu cela je me suis dit: « Il est temps d'agir! ». C'est pourquoi, j'ai entrepris d'ouvrir largement les portes de la lumière du Ari, car il est sans aussi le plus approprié et le plus apte pour notre génération, et «deux valent mieux qu'un».

Nous ne devrions pas être blâmé pour la brièveté de ma composition, car elle correspond et est adaptée au désir des amateurs de la sagesse, car trop transvaser le vin dissipe sa saveur, et l'atteinte de la sagesse serait plus difficile pour le disciple. De plus, nous ne sommes pas responsables de ceux qui ont un cœur épais, puisque le langage pour les aider n'a pas encore été créé. Partout où ils posent leur regard, ils ne trouvent que la stupidité, tel que l’énonce la règle: de la même source à laquelle le sage puise sa sagesse, le fou tire sa folie. Ainsi, j'ai affirmé dès le début de mon livre et j'ai averti que je n'ai aucun souci envers ceux qui aiment regarder par la fenêtre. Mais il est pour ceux qui les paroles du Seigneur sont précieuses et se languissent de Lui et de Sa bonté, pour compléter l'objectif pour lequel ils ont été créés, car avec la volonté de Dieu, le verset: «Tous ceux qui Me cherchent Me trouveront», se réalisera en eux.

10) Viens et vois les paroles du sage, le rabbin Eben Ezra dans son livre, « Yessod Mora », p 8b: «Et maintenant, notez et sachez que toutes les Mitsvot qui sont écrites dans la Torah ou les conventions que les pères ont établies, bien qu'elles soient principalement dans les actes ou en parole, elles ont toutes été établies en vue de corriger le cœur, « car le Seigneur recherche tous les cœurs, et comprend toutes les imaginations de la pensée ». Il est écrit: « pour ceux qui sont droits dans leurs cœurs ». A l'opposé il est dit: «un cœur qui est le siège de pensées iniques ».

J'ai trouvé un verset qui contient toutes les Mitsvot, qui est: «Tu craindras le Seigneur ton Dieu et tu le serviras ». Le mot «crainte» contient toutes les Mitsvot négatives en parole, dans le cœur, ou dans les actes. C’est le premier degré à partir duquel on s’élève à l'œuvre de Dieu, qui contient toutes les Mitsvot positives. Elles habitueront le cœur de l'homme et le guideront jusqu'à ce qu'il adhère au Seigneur, car c'est pour cela que l'homme fut créé. Il n'a pas été créé pour amasser des fortunes et pour bâtir des édifices. Par conséquent, il doit demander tout ce qui l’amènera à L’aimer, à apprendre la sagesse et à rechercher la foi. Et le Seigneur ouvrira les yeux de son cœur et renouvellera un esprit différent en lui. Alors il sera aimé par son Faiseur, durant sa vie. Sachez que la Torah n’a été donnée qu’aux hommes de cœur.

Les mots sont comme des cadavres et les Taamim (goûts) comme les âmes. S’il ne comprend pas les Taamim, tous ses efforts seront en vain, et son travail insignifiant. C'est comme s’il s’efforçait à compter les lettres et les mots dans un livre de médecine, aucun remède n’en sortira. C'est aussi comme le chameau qui transporte de la soie: la soie ne lui est pas utile, ni le chameau ne lui est utile. Nous ne retiendront qu’une chose de ses mots : s'accrocher à l'objectif pour lequel l'homme a été créé, à savoir: être en Dvékout (adhésion) avec le Seigneur. Il dit donc qu'il faut rechercher par tous les moyens pour nous amener à L'aimer, à apprendre la sagesse et à rechercher la foi, jusqu'à ce que le Seigneur nous récompense en nous ouvrant les yeux du cœur et en renouvelant en nous un esprit différent.

Alors, seulement, nous serons aimés par notre Faiseur. Il accentue délibérément un point précis: être aimé par son Faiseur durant sa vie. Cela indique que tant que l’on n’a pas atteint cela, son travail est incomplet, et que le travail nous a été donne nécessairement pour être accompli aujourd'hui. Il termine sur ce sujet en disant que la Torah a été donnée seulement aux hommes de cœur, c'est-à-dire ceux qui ont acquis le cœur pour aimer et Le convoiter. Les sages les appellent «sages de cœur », car il n'y a plus d’esprit avilissant et bestial, et que le mauvais penchant ne n’est présent que dans un cœur dénué de sagesse. Il interprète et dit que les mots sont comme des cadavres et les Taamim, comme les âmes.

Ne pas comprendre les Taamim est équivalent à essayer de compter les pages et les mots d'un manuel de médecine, mais cela n’engendrera pas un remède. Il veut dire que l'on est obligé de trouver les moyens d'acquérir la possession susmentionnée. Car alors on peut goûter aux saveurs de la Torah, qui est la sagesse intérieure et ses mystères, et aux saveurs de la Mitsva, qui sont l'amour intérieur et le désir de Lui. Sans cela, on a seulement les mots et les actes, des corps morts sans âme. C'est comme celui qui travail dur à compter les pages et les mots d'un manuel de médecine, etc. il ne s’améliorera pas en médecine avant qu'il ne comprenne le sens des textes de médecine. Même après l'avoir acheté, peu importe le prix demandé, si la conduite de l'étude et des actes n'est pas organisée de façon à le conduire vers lui, cela sera comme le chameau qui transporte de la soie: la soie ne lui est d’aucune utilité, de même que le chameau n’est pas utile à la soie, pour l'amener à compléter l'objectif pour lequel il a été créé.

11) En rapport avec ces mots, nos yeux ont été ouverts concernant les mots de Rabbi Shimon dans le Midrash Rabba, Parasha 6, à propos du verset: « Faisons l'homme ». Lorsque le Saint béni soit-Il est venu pour créer l'homme, il consulta les anges, qui étaient divisés en factions et en groupes. Certains disaient, « Qu'il soit créé », et d'autres disaient, « Qu'il ne soit pas créé », comme il est écrit, « La miséricorde et la vérité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent ».

 • La miséricorde a dit: « Qu'il soit créé, car il fait des actes miséricordieux ».

• La vérité a dit: « Qu'il ne soit pas créé, car il n'est que mensonges ».

• La justice a dit: « Qu'il soit créé, pour qu'il fasse la justice ». • La paix a dit: « Qu'il ne soit pas créé, car il n'est que discorde ». Que fit le Saint béni soit-Il ? Il prit la vérité et la jeta au sol, comme il est écrit, «et il jeta la vérité au sol». Les anges dirent devant le Saint béni soit-Il : « Pourquoi humilier votre sceau? Que la vérité se relève de la terre», comme il est écrit, « la vérité jaillira de la terre ».

Ce texte est difficile à tous les égards:

a) Il n'explique pas encore la sévérité du verset, « Faisons l'homme ». Est-ce un conseil dont Il a besoin, comme il est écrit, « La salut dans le cœur d'un conseiller?».

b) En ce qui concerne la vérité, comment peut-il être dit, que tout est mensonge, à propos de toute l'espèce humaine, quand il n'y a pas une seule génération sans Abraham, Isaac ou Jacob?

c) Si ces paroles de vérité sont honnêtes, comment les anges de la miséricorde et la Justice sont-ils d'accord pour un monde qui n'est que mensonges?

d) Pourquoi la vérité est appelée « sceau », qui vient aux marges d'une lettre? Car il est certain qu’il existe une réalité essentielle à part le sceau. Y a-t-il aucune réalité en dehors des frontières de la vérité?

e) Se peut-il que de vrais anges pensent à propos du Vrai Opérateur, que Son opération est fausse?

f) Pourquoi la vérité mérite-t-elle un châtiment aussi sévère que d'être jetée à terre et dans la terre?

g) Pourquoi la réponse des anges n’est-elle pas amenée dans la Torah, comme c'est le cas pour la question?

Nous devons comprendre ces deux conduites complètement opposées, qui nous ont été exposées. Ce sont, les conduites de l'existence dans toute la réalité de ce monde, et les conduites des modes d’existence de tout un chacun pour sa subsistance dans la réalité qui est devant nous. Pour finir, nous trouvons une conduite fiable dans la guidance absolument confirmée, qui contrôle la conception de la réalité de chaque créature. Considérons, par exemple, l’ordre de l’existence d’un être humain dans la réalité.

L'amour et le plaisir sont sa première raison qui est évidente et fiable pour sa tâche. Dès qu'il a été extirpé du cerveau du père, la Providence lui offre un endroit sûr et protégé dans la chambre confortable du ventre de la mère, afin qu'aucun étranger ne puisse le toucher. Là-bas, la Providence lui procure sa nourriture quotidienne dans la juste mesure. Elle répond à chacun de ses besoin, sans l’oublier ne serait ce qu’un instant, jusqu'à ce qu'il gagne en force et sorte à l'air de notre monde, rempli d'innombrables obstacles.

A ce moment-là, la Providence lui confère la puissance et la force, et comme un héros armé et expérimenté, elle ouvre les portails et brise les murs, jusqu'à ce qu'il arrive à certaines personnes auxquelles il peut faire confiance pour l'aider à passer ses jours de faiblesse. Ce sont les personnes les plus chères au monde pour lui, qui le soutiendront dans son existence avec beaucoup d'amour et une grande compassion. Ainsi, la Providence l'enlace jusqu'à ce qu'il soit apte à exister et à continuer sa propre vie. Comme il en est avec l'homme, il en est de même avec les espèces animale et végétale.

Tous sont merveilleusement surveillés, ce qui sécurise leur existence, et tous les savants de la nature le savent. À l'autre extrémité, quand nous considérons l'ordre de l'existence et de la subsistance dans les modes d’existence de la réalité tout entière, du plus petit au plus grand, nous trouvons des ordres désorientés, comme si c’était une armée fuyant le champ de bataille, battue, malade, et affligée par Dieu. Toute leur vie est comme la mort, ils ne peuvent pas vivre sauf par des souffrances et tourments d'abord, et risquer leurs vies pour gagner leur pain. Même un pou minuscule doit se briser les dents pour avoir son repas. Combien doit-il sauter pour obtenir suffisamment de nourriture et se maintenir en vie? Comme il en est pour lui, il en est de même pour tous, les petits et les grands, et encore d'avantage avec les humains, l'élite de la Création, qui est impliqué dans tout.

12) Nous discernons deux opposés dans les dix Sefirot de Kedousha (Sainteté). Les neuf premières Sefirot sont dans la forme du don, et Malkhout, signifie la réception. En outre, les neuf premières sont remplies de lumière, et Malkhout n'a rien de par elle-même. C'est le sens de notre distinction entre deux discernements de Lumière dans chaque Partsouf: Ohr Pnimi (Lumière intérieure) et Ohr Makif (Lumière environnante), et deux discernements dans les Kélim (récipients), qui sont le Kli (récipient) intérieur pour Ohr Pnimi et le Kli extérieur pour Ohr Makif. En ce qui concerne les deux opposés susmentionnés, on sait qu'il est impossible que deux opposés soient présents dans un même sujet.

Ainsi, il est nécessaire d'avoir un sujet spécifique pour Ohr Pnimi et un sujet spécifique pour Ohr Makif. Cependant, ils ne sont pas vraiment opposés dans Kedousha, car Malkhout est en Zivoug (accouplement) avec les neuf premières, et son attribut est également de don, sous la forme d'Ohr Khozer (lumière réfléchie). Mais la Sitra Akhra (l'Autre Côté) n'a rien des neuf premières.

Elles sont construites principalement de l'espace vacant, qui est la grandeur de la forme de la réception, sur laquelle le premier Tsimtsoum (Restriction) s'est réalisé. Cette racine est restée sans Lumière, même après que l’illumination de la Kav (Ligne) ait atteint l'intérieur du Reshimo (Réminiscence). Et donc, elles sont complètement opposées, en comparaison à la vie et à la Kedousha, comme il est écrit, «Dieu a fait, l'un aussi bien que l'autre», donc elles sont appelées « morts ». Il a été expliqué plus haut, au point 6, que toute la question du Tsimtsoum n'était qu'un ornement des âmes, concernant l'égalisation de leurs formes à celle de leur Créateur, qui est l’inversion des Kélim de réception en forme du don.

On constate que cet objectif est toujours refusé dans la perspective des Partsoufim de Kedousha. C'est parce qu'il n'y a aucun Espace Vacant, qui ait la forme complète de réception, sur laquelle a eu lieu le Tsimtsoum, et par conséquent, aucune correction ne lui est applicable, comme si elle n'existait pas dans la réalité. De plus, il n'y a certainement pas de correction dans la perspective de la Sitra Akhra, bien qu'elle ait un Espace Vacant, car son intérêt est tout à fait opposé, et tout ce qu'elle reçoit meurt. Par conséquent, c'est seulement d'un être humain dans ce monde dont nous avons besoin. Durant son enfance, il est soutenu et supporté par la Sitra Akhra, héritant d'elle, les Kélim de l'Espace Vacant.

Quand il grandit, il se connecte à la structure de Kedousha à travers la force de la Torah et des Mitsvot, pour contenter son Créateur. Ainsi, il transforme la grandeur de la réception déjà acquise, arrangée uniquement pour le don. En cela, il égalise sa forme avec son Créateur et l'objectif est réalisé. C'est le sens de l'existence du temps dans ce monde. On trouve en premier lieu, que les deux opposés ci-dessus ont été divisés en deux sujets distincts, à savoir la Kedousha et la Sitra Akhra, à la manière de «l'un aussi bien que l'autre». Ils demeurent encore dépourvus de la correction citée auparavant, car ils doivent être dans le même sujet, qui est l'homme.

Par conséquent, l'existence d'un ordre dans le temps nous est nécessaire, dès lors que, les deux opposés se succèdent, chez une personne, l'un après l'autre, signifiant une période de Katnout (petite enfance) et une période de Gadlout (âge adulte / maturité).

13) Maintenant on peut comprendre pourquoi il a été nécessaire que les récipients et leurs attributs se brisent, comme il est écrit dans le Zohar et les écrits du Ari, que deux sortes de lumières, qui vont et viennent, sont présentes dans chacune des dix Sefirot.

 • La première lumière est Ohr Ein Sof (lumière de l'infini), qui se déplace de haut en bas. Elle est appelée Ohr Yashar (lumière directe).

• La deuxième lumière est le résultat du Kli de Malkhout, remontant de bas en haut, appelée Ohr Hozer (lumière réfléchie).

Les deux s'unissent en une seule. Il faut savoir qu’à partir du Tsimtsoum, et en allant vers le bas, le point du Tsimtsoum est privé de toute lumière, et il reste un Espace Vacant. La Lumière Supérieure ne peut plus apparaître dans la dernière Behina (discernement) avant la fin de la correction, et ceci est vrai, en particulier à propos de Ohr Ein Sof, appelée Ohr Yashar.

Toutefois, la deuxième lumière, appelée Ohr Hozer, peut apparaître dans la dernière Behina, vu que le cas du Tsimtsoum ne s'applique pas du tout à elle. Maintenant, nous avons appris que le système de la Sitra Akhra et des Klipot (écorces) est une nécessité pour le but du Tsimtsoum, afin d’implanter chez une personne, le Kli de la grandeur de réception, en Katnout, où il dépend d'elle. Ainsi, la Sitra Akhra a également besoin d'abondance.

Où pourrait-elle la prendre si elle est faite uniquement de la dernière Behina, qui est un espace vide de toute lumière, puisque à partir du Tsimtsoum et plus bas, la Lumière Supérieure est complètement séparée d'elle? La brisure des récipients a donc été préparée. La brisure indique qu'une partie d’Ohr Hozer des dix Sefirot du monde des Nekoudim est descendue d’Atsilout vers l'Espace Vacant. Et vous savez déjà qu’Ohr Hozer peut aussi apparaître dans l'Espace Vacant. Cette partie d’Ohr Hozer qui est descendue d’Atsilout vers l'extérieur, contient 32 Behinot (discernements) spéciales de chacune des Sefirot des dix Sefirot de Nekoudim. Dix fois 32 est égal à 320.

Ces 320 Behinot qui sont descendues, ont été préparées pour maintenir l'existence des Inférieurs, et viennent à eux sous la forme de deux systèmes, comme il est écrit, «Dieu a fait l'un aussi bien que l'autre», ce qui signifie les mondes d’ABYA de Kedousha, et en face d’eux les mondes d’ABYA de Sitra Akhra. Dans l'interprétation du verset, «un peuple sera plus puissant que l'autre», nos sages ont dit que quand l'un se lève, l'autre tombe, et Tyr ne s’est construite que sur les ruines de Jérusalem.

Il en est ainsi quand ces 320 Behinot apparaissent toutes dans la Sitra Akhra, et alors la structure entière de Kedousha, par rapport aux inférieurs est entièrement détruite. En outre, ces 320 Behinot ne peuvent se connecter qu’à la Kedousha. A ce moment le système de Sitra Akhra est entièrement détruit de la terre, et elles peuvent également se diviser plus ou moins équitablement entre les deux, en fonction des actions des gens, et ils s’incarneraient ainsi dans les deux systèmes jusqu'à ce que la correction soit complétée.

Après la brisure des récipients et la descente de ces 320 Behinot d’étincelles de Lumière d’Atsilout vers l'extérieur, 288 étincelles furent clarifiées et montèrent, signifiant que tout ce qui est descendu neuf premières Sefirot dans les dix Sefirot de Nekoudim. Neuf fois 32 est égal à 288 Behinot, qui sont celles qui se reconnectent pour construire le système de Kedousha. Il s'ensuit qu'il ne reste à la Sitra Akhra que les 32 Behinot qui sont descendues de Malkhout du monde des Nekoudim.

C’était le début de la structure du Sitra Akhra, dans sa forme la plus minimale, quand elle n'est pas encore apte à remplir son rôle. L'achèvement de sa construction ne s'est terminé que plus tard, lors du péché d'Adam ha Rishon avec l'arbre de la connaissance. Ainsi nous trouvons que ces deux systèmes, opposés l'un a l'autre, œuvrent pour la persistance et le maintien de la réalité.

La portion de lumière nécessaire pour cette existence est de 320 étincelles. Celles-ci ont été préparées et mesurées, en fonction de la rupture des récipients. Ce ratio de lumière se reparti entre les deux systèmes, et c'est ce dont dépend la conduite du maintien et de l’existence de la réalité. Nous devons savoir que le système de Kedousha doit contenir au moins un ratio de 288 étincelles pour compléter ses neuf premières Sefirot.

Alors seulement, il pourra assurer et maintenir l'existence des inférieurs, et c’était le cas avant le péché d'Adam ha Rishon. C'est pour cette raison que la réalité tout entière était alors menée par le système de Kedousha, car elle avait toutes les 288 étincelles.

14) Dès lors, nous avons trouvé une ouverture pour l'étude ci-dessus concernant les quatre factions: la Miséricorde, la Justice, la Vérité et la Paix, qui ont argumenté avec le Seigneur lors de la création de l'homme. Ces anges sont les serviteurs de l'âme humaine, c'est pourquoi Il a négocié avec eux, car tout l'Acte de la Création a été créé d’après eux, car chaque âme se compose de dix Sefirot d’Ohr Pnimi (Lumière intérieure) et Ohr Makif (la Lumière environnante).

• La miséricorde est l’Ohr Pnimi des neuf premières de l'âme.

• La justice est l’Ohr Pnimi de Malkhout de l'âme.

• La vérité est l’Ohr Makif de l'âme.

Nous avons déjà dit qu’Ohr Pnimi et Ohr Makif sont opposées. En effet, Ohr Pnimi étendue par la loi de l'illumination de la Kav, qui l'empêche d’apparaître au point du Tsimtsoum, qui est la forme de Gadlout de la réception. Ohr Makif, quant à elle, s'étend depuis Ohr Ein Sof, qui entoure tous les mondes, car dans Ein Sof, petits et grands sont égaux.

Pour cette raison, Ohr Makif illumine et donne aussi au point de Tsimtsoum, et à fortiori à Malkhout. Comme elles sont opposées, deux Kélim sont nécessaires. C'est parce que Ohr Pnimi illumine les neuf premières, même Malkhout n’est éclairée qu’en fonction de la loi des neuf premières, et pas du tout pour elle-même. En fait, Ohr Makif illumine dans les Kelim qui s'étendent spécifiquement du point du Tsimtsoum, qui est appelé le Kli extérieur.

Nous comprenons maintenant pourquoi la Vérité est appelé le « Sceau ». c’est un nom emprunté ç un sceau apposé en marge de la missive, à la fin du texte. Cependant, il leur octroie et leur donne validité. Sans le sceau, ils sont sans valeur et le texte devient inutile. De même, Ohr Makif, apporte ses bienfaits au point du Tsimtsoum, qui est la mesure de réception de Gadlout, jusqu'à ce qu'il égalise sa forme avec son Créateur dans le don. En effet, c'est le but de tous les mondes limités, inférieurs et supérieurs.

La Vérité a protesté contre la création de l'Homme en déclarant qu'il n'est que mensonges, du fait que, selon le point de vue du Saint béni soit-Il, l'homme n'a pas de Kli extérieur, dont il a besoin pour s’étendre du point du Tsimtsoum, et ceci, parce qu’il s'est déjà séparée de Sa lumière. C'est pourquoi, les Anges de la Vérité ne pouvaient pas aider l'homme à obtenir Ohr Makif.

C'est pour cette seule fin que les mondes limités, inférieur et supérieur, ont été créés, et l'homme doit en être l'unique sujet. Mais puisque cet Homme est inapte pour son rôle, et qu’ils sont tous chaos et mensonges, tout ce travail en eux était inutile. Cependant, c’est l’inverse avec les anges de la Miséricorde et de la Justice, qui appartiennent spécifiquement à Ohr Pnimi de l'âme. Du fait qu'il n'a rien avec l'Espace Vacant, ils pourraient lui octroyer sans réserve toutes les lumières de Neshama, jusqu'à la perfection la plus sublime. Ainsi, ils étaient heureux de pouvoir lui être utile et ils acceptèrent la Création de l'homme. Parce qu'ils sont Behina NHY (Netsah, Hod, Yessod) qui entrent en Zivoug de Hakaa (accouplement par coups), ils appartiennent à la moitié d’Ohr Makif de la partie Ohr Hozer qui est en elle.

Les anges de la Paix ont affirmé qu’il n’est que conflit. En d'autres termes, comment recevra-t-il Ohr Makif ? En fin de compte, ils ne peuvent venir dans le même sujet avec Ohr Pnimi, puisqu'elles sont opposées l'une à l'autre, ce qui signifie des querelles sans fin. L’Ohr Makif est discernées en deux: Ohr Hozer future et Or Makif future.

Le Kli Extérieur d’Ohr Hozer est le Massakh (l'écran). Le Kli Extérieur de Ohr Makif est l'Aviout de Bekhina Dalet (quatrième discernement) lui-même, à savoir le Lev Ha Even (le cœur de pierre).

Il s’avère donc qu'il ne manquait à Adam ha Rishon que le Kli Extérieur, qui appartient aux anges de la Vérité. Il ne lui manquait pas le Kli Extérieur, qui appartient aux anges de la Paix. C'est pourquoi ils ont accepté la Création, tout en affirmant qu’il n’est que conflit, ce qui signifie que Ohr Makif ne peut pas entrer dans le Kli intérieur car ils sont opposés.

15) Maintenant, nous avons été récompensés de la compréhension du reste des versets du péché de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, qui sont des plus profonds. Nos sages, ne nous ont divulgué d'eux qu'une partie, et ont caché, derrière leurs mots, dix autres parties. En avant-propos, il est écrit: « Et ils étaient tous les deux nus, l'homme et sa femme, et n'avaient pas honte ». Sachez que le vêtement signifie un Kli extérieur. Ainsi, le texte précède pour démontrer la raison du péché de l'arbre de la connaissance, comme il est écrit dans le verset, « la diffamation est terrible pour les enfants de l’homme, car Tu viens à lui par la diffamation». Cela signifie que son péché avait été préparé à l'avance, et c'est le sens des mots qu’Adam et sa femme n'ont pas eu un Kli Extérieur au moment de la création, mais seulement des Kelim intérieurs, qui s’étendent du système de Kedousha, c'est pourquoi ils n'avaient pas honte. C’est pourquoi ils n'ont pas ressenti leur absence, car la honte se réfère à une sensation d'absence.

 Nous savons que la sensation du manque est la première raison pour combler ce manque. C'est comme quelqu'un qui se sent malade et est disposé à recevoir un médicament. Cependant, s'il ne sent pas qu'il est malade, il évitera certainement tout remède. En effet, cette tâche est à remplir par le Kli Extérieur. Car il est dans la construction du corps et est vide de lumière, puisqu'il vient de l'Espace Vacant, il engendre la sensation de vide et de pénurie en lui, qui en a honte.

Par conséquent, il doit revenir remplir ce manque et attirer Ohr Makif qui lui manque, et est sur le point de remplir ce Kli. C'est le sens du verset: « Et ils étaient tous deux nus, l'homme et sa femme », du Kli Extérieur. Pour cette raison, ils n'avaient pas honte, car ils ne ressentaient pas son absence. De cette manière, ils sont dépourvus de la finalité pour laquelle ils ont été créés. Pourtant, nous devons bien comprendre la sublimité de cet homme, créé par les mains du Saint béni soit-Il, et celle de sa femme, en qui le Saint béni soit-Il a mis plus d'intelligence qu'en lui, comme c’est écrit (Nidah 45) dans l'interprétation de ce verset: « Et le Seigneur fit la côte ».

Alors, comment se fait-il qu'ils aient échoué et furent si stupides n'aient pas su se méfier de la ruse du serpent? D'autre part, le serpent, dont le texte témoigne qu'il était plus rusé que tous les animaux des champs, comment a-t-il proféré une telle sottise et un tel non-sens que s'ils mangeaient le fruit de l'arbre de la connaissance, ils deviendraient Dieu? Comment une telle bêtise a-t-elle put se nicher dans leurs cœurs? Aussi, est-il dit ci-dessous qu'ils n'ont pas mangé à cause de leur désir de devenir Dieu, mais simplement parce que le fruit était bon à manger, ce qui est apparemment un désir bestial!

16) Nous devons connaître la nature de deux types de clarifications employés chez nous:

• La première clarification est appelée «la clarification du bien et du mal».

• La deuxième clarification est appelée « la clarification de la vérité et du mensonge».

Cela signifie que le Seigneur a implanté une force de clarification dans chaque créature, qui exécute tout ce qui est bon pour elle et qui lui procure la perfection désirée. Donc la première clarification est la force active physique. Elle fonctionne en utilisant la sensation d'amer et doux, qui déteste et repousse la forme amère, car elle lui est néfaste, et aime et est attiré par le sucré parce qu’il lui est bénéfique. Cette force opérationnelle est suffisante dans le minéral, le Végétal et l'Animal de la réalité, pour les amener à leur perfection désirée.

Au-dessus d'elles est l'espèce humaine, dans laquelle le Seigneur a implnaté une force d'action rationnelle. Elle opère par le biais de la deuxième clarification ci-dessus cité, en rejetant le mensonge et la vacuité, avec un dégoût qui va jusqu'à la nausée, et attire les vraies questions et tout ce qui est utile, avec un grand amour.

Cette clarification est appelé «la clarification de la vérité et du mensonge». Elle est mise en œuvre uniquement dans l'espèce humaine, chacun selon sa propre mesure. Sachez que cette seconde force agissant a été créée et est arrivée à l'homme en raison du serpent, car lors de la création, il n'avait que la première force active, c'est-à-dire les clarifications du bien et du mal, ce qui était suffisant pour lui à ce moment-là. Je vous l'expliquerai par une allégorie: si les justes étaient récompensés en fonction de leurs bonnes actions, et les méchants punis selon leurs mauvaises actions dans ce monde, alors la Kedousha serait déterminée pour nous par une réalité douce et bonne, et la Sitra Akhra serait définie par une réalité mauvaise et amère.

De cette façon, le commandement du choix nous aurait été donné, de la manière: «Voici, j'ai mis devant toi le doux et l'amer, choisis donc le doux ». Ainsi, tous les gens auraient été certains d'atteindre la perfection, car ils auraient certainement fuis la transgression, puisqu'elle est mauvaise pour eux. Et ils auraient été occupés sans cesse, nuit et jour, par Ses Mitsvot, comme le font aujourd'hui certains fous, préoccupés par les questions du corps et de sa saleté, car cela est bon et doux pour eux.

Ainsi fut la question d'Adam ha Rishon, lors de sa création par Lui. « Et Il le plaça dans le Jardin d'Éden pour le cultiver et le garder », a ainsi été interprété par nos sages: « le cultiver » sont les Mitsvot positives, et « le garder » sont les Mitsvot négatives. Ses Mitsvot positives étaient de manger et de se délecter de tous les arbres du jardin, et ses Mitsvot négatives étaient de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Les Mitsvot positives étaient douces et agréables, et les Mitsvot négatives étaient de s’écarter du fruit amer, et dur comme la mort. Il n'est donc pas surprenant qu'on ne puisse les appeler Mitsvot et travail. Nous en trouvons comme cela dans notre travail actuel, à travers les plaisirs des jours de Shabbat et de fête, où nous sommes récompensés d’une Kedousha sublime. Tout comme nous sommes récompensés de nous être écartés des reptiles et des insectes ou toutes sortes de choses que l'on trouve répugnantes. On voit donc que le choix dans le travail d’Adam ha Rishon était par la manière: «choisis donc le doux».

Il s'ensuit que le palais corporel, était à lui seul suffisant pour tout ce dont il avait besoin, pour savoir ce que le Seigneur a ordonné, et ce qu'Il ne lui a pas ordonné.

17) Maintenant nous pouvons comprendre la ruse du serpent, au sujet duquel nos sages ont ajouté et précisé qu'il était revêtu de SAM, parce que ses mots étaient très élevés. Il a commencé par dire incidemment que Dieu a dit de ne manger d'aucun arbre du jardin. Cela signifie qu'il a commencé à parler avec elle, car la femme n'a pas reçu d’ordre du Saint béni soit-Il . Par conséquent, il la questionne sur les modes de clarifications. Par exemple, comment sait-elle que l'Arbre de la Connaissance avait été interdit? Et puis encore: «peut-être que tous les fruits du Jardin vous ont-ils été également interdits?». Et la femme dit ... «Nous pouvons manger les fruits des arbres du jardin ... Mais vous ne mangerez pas de cet arbre ci, et vous n'y toucherez point, sinon vous pourriez mourir!».

Il y deux grandes précisions ici:

A. Le fait de toucher ne fut jamais interdit; pourquoi donc a-t-elle ajouté cela à l'interdiction?

B. A-t-elle mis en doute les paroles du Seigneur ?

Le Seigneur a dit, «tu mourras certainement», et la femme a dit, «sinon vous pourriez mourir». Se pourrait-il qu'elle n’ait pas cru aux paroles du Seigneur, même avant le péché? Il est vrai que la femme répondit qu’à la question du serpent. Elle savait ce que le Seigneur avait interdit, que tous les fruits des arbres du Jardin sont doux et agréables et bons à manger. Cependant, elle était déjà sur le point de toucher cet arbre à l'intérieur du jardin, et goûta en lui une saveur qui est aussi dure que la mort.

Elle-même a prouvé, d’après sa propre observation, qu'il existe un sentiment de peur de mort, même si ce n’est que de toucher. C’est pourquoi, elle a compris pleinement le commandement de l'interdiction, qu'elle avait entendu de son mari car personne n'est aussi sage que celui qui a l’expérience. « Sinon vous pourriez mourir » se réfère à l'action de toucher. La réponse doit avoir été tout à fait suffisante, car qui pourrait se mêler et nier le goût d’un autre?

 Cependant, le serpent la contredit et dit: «Vous ne mourrez point; car Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Il nous faut donc, en ce point-là, examiner avec précision la question de l'ouverture des yeux. En effet, il l'a informée d'une chose nouvelle, au-delà d'elle. Il leur a prouvé que c'est sot de penser que le Seigneur a créé quelque chose de nocif et nuisible dans son monde. C’est certain, en ce qui concerne le Seigneur, que ce n'est pas une chose mauvaise ou nuisible. Mais l'amertume que vous goûterez en lui, même si ce n'est qu'en le touchant, provient seulement de vous-même, car cette forme de «manger» vient vous informer de la hauteur de votre mérite.

Aussi, c'est d'une Kedousha supplémentaire dont vous avez besoin pendant l'acte, de sorte que votre seule intention sera d'apporter satisfaction à votre Créateur, et de maintenir l'intention pour laquelle vous avez été créés. C’est pourquoi, il vous apparaît comme mauvais et nocif, afin que vous compreniez le supplément de Kedousha requis de vous. « Du jour où vous en mangerez » signifie que si l'acte est dans Kedousha et la pureté aussi claire que le jour, alors «Vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal». Cela signifie que, de la même manière que, pour le Seigneur, cela est certainement d'une douceur sans égale, pour vous aussi, le bien et le mal seront pour vous en équivalence complète, douce et délicieuse.

Mais il est encore possible de douter de la crédibilité du serpent, car le Seigneur ne lui a pas dit cela Lui-même. Par conséquent, le serpent dit en premier: «Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront ». Cela signifie qu'il n'est pas nécessaire pour le Seigneur de vous en informer, car Il sait que si vous y faites attention, vous mangerez du côté de Kedousha, et vos yeux s'ouvriront d’eux-mêmes, pour comprendre la mesure de Sa grandeur, car vous sentirez la douceur merveilleuse en Lui. Il n'a donc pas besoin de vous le faire savoir, car Il a implanté en vous la force de clarifier, afin que vous sachiez par vous-même, ce qui est bénéfique. Il est écrit juste après: « Et la femme vit que l'arbre était bon à manger, et qu'il était un délice pour les yeux ».

Cela signifie qu'elle ne se fia pas à Ses paroles, mais alla et examina de son propre jugement et de sa propre compréhension, et se sanctifia d'une Kedousha supplémentaire, afin de contenter le Seigneur, et pour accomplir l'objectif qui était attendu d'elle, et non pas du tout pour son plaisir. À ce moment, ses yeux s’ouvrirent, comme le serpent l’avait dit: « Et la femme vit que l'arbre était bon à manger ». En d'autres termes, en voyant que «c'était un délice pour les yeux», avant même de le toucher, elle sentit une grande douceur et un attrait puissant, et rien qu’à le voir, elle n’avait jamais autant désiré aucun arbre du Jardin. Elle apprit aussi que l'arbre est bon pour la connaissance, ce qui signifie qu'il y a beaucoup plus à envier et à convoiter en cet arbre-ci que dans tous les autres arbres du jardin. Ceci se réfère au fait de savoir qu'ils ont été créés pour cet acte de manger, ce qui est tout le but, comme le serpent le lui avait dit. Après toutes ces observations concluantes, « Elle prit de son fruit et en mangea, et elle en donna aussi à son mari, et il en mangea avec elle ».

Le texte écrit avec précision « avec elle », signifiant que c’était avec la pure intention de donner sans réserve et non pour son propre besoin. Telle est la signification des mots «et elle en donna aussi à son mari avec elle», avec elle dans Kedousha. 18) Maintenant nous arrivons au cœur de la question et à l'erreur qui était à sa base. Cet arbre de la connaissance du bien et du mal a été mêlé à l'espace vacant, c’est-à-dire à la forme de Gadlout dans la réception, sur laquelle il y a eu Tsimtsoum, et de laquelle Ohr Elyon était déjà séparé. Il a également été expliqué qu’Adam ha Rishon n'avait pas du tout la forme Gadlout de réception dans sa structure, qui s’étend de l'espace vacant. Et au contraire, il s’étend tout entier du système de Kedousha, qui ne concerne que le don. Il est écrit dans le Zohar (Kedoshim), qu’Adam ha Rishon n'avait rien de ce monde.

Pour cette raison, l'arbre de la connaissance lui a été interdit, de même que sa racine et tout le système de Kedousha, lesquels sont séparés de la Sitra Akhra, en raison de leur disparité de forme, qui est la séparation. Ainsi, lui aussi aussi, a été commandé et mis en garde de s’y connecter, car il serait séparé de sa racine sainte et mourrait comme la Sitra Akhra et les Klipot, qui sont mortes, car elles sont contraires et séparées de la Kedousha et de la vie des vies. Cependant, Satan, qui est SAM, l'ange de la mort, qui s’est vêtu du serpent, est descendu et a séduit Eve par le mensonge: «Vous ne mourrez pas ».

On sait que tout mensonge ne résiste pas s’il n’est pas précédé par des paroles de vérité. Par conséquent, il a commencé par une vérité et lui a révélé que le but de la Création est de corriger cet arbre, c’est-à-dire pour inverser les grands Kélim de réception vers le côté du don. Il lui dit que Dieu avait mangé de cet arbre et avait créé le monde, c’est-à-dire qu’Il a regardé ce fait du point de vue que «la fin d’un acte est dans la pensée préliminaire», et donc, Il a créé le monde. Comme nous l'avons vu plus haut, toute la question du Tsimtsoum Aleph était seulement pour l'homme, destiné à égaliser la forme de réception à celle du don.

C'était la vérité, c’est pourquoi il réussit et la femme le crut quand elle se prépara à recevoir et à se réjouir dans le seul but de donner. Il se fait que de toute façon, le mal a disparu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal et l'arbre de la connaissance du bien est resté, vu que le mal n’était que le changement de forme de réception pour soi-même qui a été implanté en lui pour qu’il s’implante. En fait, par la réception afin de donner, il est amené à sa perfection complète, et donc vous trouvez qu'elle a causé la grande union, comme il se doit à la fin de l'acte. Toutefois, cette Kedousha supérieure était encore prématurée, car elle n’était pas encore prête à lui faire face, excepté en mangeant la première fois, mais pas la seconde fois.

Je vais vous expliquer qu’il y a une différence entre, s'abstenir du plaisir avant d’y avoir goûté et s’y être habitué, et s'abstenir du plaisir après y avoir goûté et s’y être attaché. Le premier peut certainement s'abstenir une fois pour toute, mais l'autre doit faire beaucoup d’efforts pour quitter le plaisir petit à petit jusqu’à la chose soit complétée. De même ici, puisque la femme n'avait pas encore goûté à l'arbre de la connaissance, et était complètement dans le don.

Il lui a donc été facile d’en manger pour la première fois, afin de contenter le Seigneur dans la Kedousha absolue. Cependant, après y avoir goûté, elle fut déjà prise d’un grand désir et de beaucoup de convoitise pour l'arbre de la connaissance, au point qu'elle ne pouvait plus s’en défaire, car elle en avait perdu contrôle. C'est pourquoi nos sages ont dit qu’ils en ont mangé prématuré, ce qui signifie qu'il ne soit mûr. A savoir, avant d'avoir acquis la force et la puissance de dominer leurs penchants. C’est semblable à ce que les sages ont dit dans Massekhet Yévamot, « j'ai mangé et je mangerai encore ».

Cela signifie que même quand il avait explicitement entendu que le Seigneur était en colère contre lui, il ne pouvait toujours pas s’en détacher, car la luxure s’était déjà connectée à lui. Il s’avère que la première fois que le fruit a été mangé c’était du côté de Kedousha, et la deuxième fois dans une grande saleté. Maintenant nous pouvons comprendre la sévérité de la punition de l'arbre de la connaissance, pour lequel tous les hommes sont mis à mort. Cette mort s’étend de le manger, comme le Seigneur l'avait prévenu, «le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement ».

Le fait est que, la forme Gadlout de réception s’étend dans ses organes de l'espace vacant, et qu’à partir du Tsimtsoum, l’Ohr Elyon (Lumière Supérieure) ne peut plus être avec elle sous le même toit. Ainsi, ce souffle de vie éternelle, exprimé dans le verset, "et il insuffla dans ses narines un souffle de vie», a dû le quitter et fut dépendant de son gagne-pain dans sa vie temporaire. Cette vie n'est pas une vie éternelle comme auparavant, ou tout lui était pourvu, mais ressemble plutôt à une sueur de vie. C’est-à-dire une vie qui a été divisée en minuscules gouttelettes, où chaque goutte est un fragment de sa vie précédente.

 Et c'est le sens des étincelles d'âmes qui ont été réparties tout au long de sa descendance. Ainsi dans toute sa descendance, dans toutes les personnes dans le monde à toutes les générations, jusqu’à la dernière génération, qui complète le but de la création, forment une longue chaîne, de sorte que les actes du Seigneur n'ont pas changé du tout par le péché de l'arbre de la connaissance. Mais cette lumière de la vie, qui est venue en une fois dans Adam ha Rishon, s’est étendue et se prolongea en une longue chaîne, tournant sur la roue de la transformation des formes jusqu'à la fin de la correction, sans cesser un seul instant, puisque les actes du Seigneur doivent être vivants et durables, et « On monte dans la sainteté, et on descend pas ».

Comme dans le cas de l’homme, il en est de même de toutes les créatures dans le monde, car elles descendent toutes d'une forme éternelle et générale, sur la roue de la transformation de la forme, comme l’homme. L'homme et le monde ont une valeur intrinsèque et une valeur externe. L’externe s’élève et diminue toujours en fonction de l'interne. C’est le sens de «à la sueur de ton front tu mangeras du pain». Car au lieu du souffle de vie antérieur, que le Seigneur avait insufflé dans ses narines, il y a maintenant la sueur de la vie dans ses narines. 19) Nos sages ont dit (Babba Batra 17), « Il est le mauvais penchant, il est Satan, il est l'ange de la mort. Il descend et incite, monte et se plaint, il vient et il prend son âme ».

 C'est parce que deux corruptions générales se sont produites à cause du péché de l'arbre de la connaissance.

La première corruption est l'affaire de « monte et se plaint », car après avoir été tenté et avoir mangé de l'arbre de la connaissance, et avoir acquis un récipient de réception de l'espace vacant dans la structure de son corps, il s’ensuivit la haine et l'éloignement entre la Lumière éternelle de la vie, que le Seigneur avait insufflé dans les narines d'Adam, et le corps d'Adam. Cela ressemble à ce qu'ils ont dit, « Tous les orgueilleux, le Saint béni soit-Il dit, «Moi et lui ne pouvons habiter dans la même demeure ».

C'est ainsi, car la fierté découle des récipients de réception de l'espace vacant, duquel Ohr Elyon s’est déjà éloignée et séparée depuis le Tsimtsoum. Il est écrit dans le Zohar que le Saint béni soit-Il déteste les corps, qui sont construits seulement pour eux-mêmes. C’est pourquoi la Lumière de la vie la fuit, et c'est la première corruption. La deuxième corruption est la descente des 288 étincelles qui étaient déjà connectées au système de Kedousha, et qui à présent ont été transmises et sont descendues au système de Sitra Akhra et des Klipot, pour que le monde ne soit pas détruit. Il en est ainsi parce que le système de Kedousha ne peut pas soutenir et nourrir l’homme et tout le monde, à cause de la haine qui se forma entre la Kedousha et les Kelim de l'espace vacant, suite à la loi des contraires, « Moi et Lui ne pouvons habiter dans la même demeure ».

Ainsi, les 288 étincelles ont été remises au système de la Sitra Akhra, afin d’alimenter et de soutenir l'homme et le monde, tout au long des incarnations des âmes dans les corps comme il est écrit « dix mille par génération, et pendant mille générations », jusqu'à la fin de la correction. Et vous comprendrez pourquoi elles sont appelées Klipot. C'est parce qu'elles sont comme la pelure d'un fruit. La peau dure enveloppe et couvre le fruit pour le protéger de toute saleté et dégât jusqu'à ce qu’il soit consommé, car sans elle, le fruit se gâterait et ne remplirait pas son but. Ainsi, vous trouvez que les 288 étincelles ont été transmises aux Klipot, pour nourrir et qualifier la réalité, jusqu'à ce qu'elles s’unissent et atteignent l'objectif souhaité.

La seconde corruption susmentionnée est la question de «il vient et prend son âme ». Je tiens à dire que même cette infime partie de l'âme qui reste à une personne, comme «la sueur de la vie précédente», la Sitra Akhra l’a également volée, par le même don sans réserve qui lui a donné des 288 étincelles qui lui étaient destinées.

Pour comprendre cela, vous avez besoin d'une image claire de la Sitra Akhra, telle qu’elle est, pour pouvoir connaitre tous ses chemins. Toutes les parties de la réalité du monde inférieur sont des branches, s’étendant de leurs racines, comme une empreinte d’un sceau du monde supérieur, et le supérieur en a un de plus haut que lui, et ainsi de suite de haut en plus haut. Sachez que tout discernement des branches aux racines est sur la seule base de leur substance. Cela signifie que les substances en ce monde sont des éléments matériels, et les substances dans le monde de Yetsira sont des éléments spirituels, relatives à la spiritualité de Yetsira. Et ainsi dans chaque monde. Cependant, les faits et les phénomènes qui s’y passent, ont la même valeur de chaque branche à sa racine, comme deux gouttes d’eau identiques, et comme l'empreinte dont la forme est identique au sceau à partir duquel il a été imprimé. Et une fois cela compris, nous pouvons chercher la branche que la partie supérieure de Sitra Akhra a dans ce monde, et à travers elle, nous connaitrons aussi la racine de la partie supérieure de Sitra Akhra. Nous trouvons dans le Zohar (Parashat Tazriya) que les afflictions dans les corps des personnes sont les branches de la partie supérieure Sitra Akhra. Ainsi, prenons le niveau animal, nous y constatons que l’écoulement qui survient dans son corps par l’atteinte du plaisir, est ce qui prolifère sa vie.

Et ainsi, la Providence a gravé dans les petits, que chaque endroit où ils reposent leurs yeux leur donne du contentement et du plaisir, et même sur les choses les plus insignifiantes. Il en est ainsi parce que le niveau du petit a besoin davantage de vitalité, pour avoir la satisfaction de croître et se développer. Et donc leur plaisir existe. Ainsi, vous trouvez que la Lumière du plaisir est le père de la vie. Toutefois, cette loi ne s'applique que pour des plaisirs qui viennent au niveau de l'ensemble. Mais pour un plaisir de la séparation, quand le plaisir est concentré et n'est reçu que par une partie séparée du niveau animal, on y trouve alors la règle inverse. A savoir, s'il y a un endroit défectueux dans sa chair, qui exige de le gratter et le frotter, l'acte de se gratter porte sa récompense en lui, car il en ressent le grand plaisir qu'il poursuit.

Cependant, ce plaisir comporte aussi une goutte de la potion de mort, car s’il ne maîtrise pas son penchant et ne paye pas sa chasse, les paiements vont augmenter sa dette. En d'autres termes, selon la mesure du plaisir à se gratter, de même l’affliction augmentera et le plaisir se transformera en douleur. Quand il commence à se rétablir, une nouvelle demande de gratter apparaît, et à une plus large mesure qu'auparavant. Et s’il ne peut toujours pas contrôler son penchant et ni payer pour satisfaire sa demande, l'affliction grandira aussi.

Finalement, elle lui apporte une goutte amère, qui empoisonne tout le sang de cet animal. Et de ce fait il meurt en recevant le plaisir, car c'est un plaisir de séparation, reçu seulement par une partie séparée du niveau. Ainsi, la mort intervient dans le niveau, à l’inverse du plaisir administré à tout le niveau. Voici que nous avons devant nous la forme de la partie de la Sitra Akhra supérieure de la tête au pied. Sa tête est le désir de recevoir pour elle seule, et de ne rien donner en dehors d’elle, comme l’exige sa chair souillée, par rapport à tout le niveau animal. Le corps de la Sitra Akhra est la forme d’une certaine exigence qui ne va pas être remboursée. Le remboursement ne fait qu’en augmenter la dette et l'affliction d'autant plus, comme dans l'exemple d’avoir du plaisir à se gratter. Le pied de la Sitra Akhra est la goutte de potion de mort, qui vole et le sépare aussi de la dernière étincelle de vie qui lui reste, comme la goutte de potion de mort qui empoisonne tout le sang du niveau animal. C'est le sens de ce que nos sages ont dit, «À la fin, il vient et prend son âme».

 En d'autres termes, ils ont dit que l'ange de la mort arrive avec une épée tirée, et une goutte de poison à son extrémité, et l’homme ouvre la bouche, et il y jette la goutte, et il meurt. L'épée de l'ange de la mort est l'influence de la Sitra Akhra, appelée Herev, 3 en raison de la séparation qui augmente en fonction de la mesure de la réception, et la séparation le détruit. L'homme est obligé d'ouvrir la bouche, puisqu’il doit recevoir l'abondance pour sa subsistance et persistance de ses mains, jusqu’à ce que la goutte amère, à la pointe de l'épée, lui parvienne, et complète la séparation de la dernière étincelle de son souffle de vie.

20) En raison de ces deux corruptions, le corps de l'homme a été aussi corrompu, car du il a été précisément adapté par la création pour recevoir l'abondance de son existence du système de Kedousha. Car toute action permise et nécessaire pour vivre, sera protégée de tout excès ou de défaut. Et un acte qui n'est pas permis et nécessaire pour vivre, est fait sans mesure, et contient un défaut ou un excès. Comme il est dit dans le Poème de l'Union: «Dans tout ton travail, n’oublie rien, n’y ajoute rien, et n’en déduit rien ». C'est une loi impérative que les opérations parfaites découlent de l'opérateur parfait. Cependant, quand l’homme passe du système de Kedousha au système de la Sitra Akhra, et en raison du bernacle dans sa construction, par l'arbre de la connaissance, nombreuses de ses parties sont déjà en surplus, inutiles, car elles ne reçoivent rien de l'abondance d’existence, donnée par l'autorité de la Sitra Akhra.

Comme nous le trouvons dans l'os Louz (Zohar, Midrash HaNe'elam, Toladot), et aussi dans une certaine partie de chaque organe. Par conséquent, l’homme doit recevoir une subsistance plus que nécessaire pour son corps, puisque l'excédent rejoint toute demande qui s’élève du corps. Ainsi, le corps reçoit pour lui. Toutefois, l'excédent lui-même ne peut pas recevoir sa part. Ainsi, sa part reste dans le corps en tant que surplus et déchet, qu’il doit rejeter plus tard.

En conséquence, les outils d'alimentation et de digestion s’exercent en vain. Ils diminuent et sont réduits à l’extinction parce que leur sentence est prédéterminée, comme celle de tout acte déséquilibré, dont la fin est de se désintégrer. Ainsi, vous constaterez que dans la perspective de la construction du corps aussi, sa mort dépend de la cause à effet de l'arbre de la connaissance. Et maintenant nous avons été récompensés d’étudier et de connaitre les deux conduites, qui se contredisent tout-à-fait (Point 11). Car l’existence et de subsistance des êtres de cette réalité est déjà passée du système de Kedousha au système de la Sitra Akhra.

 Il en est ainsi en raison du bernacle du grand désir de recevoir pour soi-même, relié aux êtres de cette réalité, du fait d’avoir mangé de l'arbre de la Connaissance, qui a induit séparation, opposition et haine entre le système de Kedousha et la structure des corps des êtres de la réalité de ce monde. Quand la Kedousha ne peut plus les soutenir et les nourrir d’une table plus élevée, et donc pour que la réalité ne soit pas détruite, et pour les inviter à un acte de correction, elle les transmet à l'abondance collective de l’existence de la réalité, qui sont ses 288 étincelles, au système de la Sitra Akhra, afin qu'ils subviennent aux besoins de toutes les créatures du monde, durant la période des corrections.

Et donc, les ordres d'existence sont très désorientés, car le mal sort des méchants, et si on diminue l'abondance aux êtres du monde, cela entraine certainement la ruine et les souffrances. Et si l'abondance est accrue, cela entraine une force excessive de séparation chez ceux qui reçoivent, comme nos sages ont dit: «Celui qui a une centaine, en veut deux cent; celui qui a deux cent en veut quatre cent ». C'est comme le plaisir de séparation, dans le sens de la chair séparée et défectueuse, où le plaisir accru augmente la séparation et l'affliction. Ainsi, l'amour de soi augmente considérablement chez ceux qui reçoivent, et ils se dévorent l’un l’autre vivant.

En outre, la vie du corps raccourcit, car l'accumulation de réception rapproche la goutte amère de sa fin et où qu’ils se tournent, ils sont condamnés. Maintenant vous pouvez comprendre ce qui est écrit dans le Tosfot (Ktoubot p104) « Avant de prier pour que la Torah entre dans son corps, l’homme doit prier pour qu’aucun mets n’y entre ». C'est parce que la forme de la réception pour soi, qui est à l'opposé de Kedousha, augmente et se multiplie dans la mesure du plaisir que son corps acquiert. Ainsi, comment peut-il obtenir la lumière de la Torah au sein de son corps, alors qu’il est séparé et en opposition complète de la forme de la Kedousha, et une grande haine est entre eux, comme tous les contraires qui se haïssent les uns les autres et ne peuvent se trouver sous le même toit.

C’est pourquoi il doit tout d'abord prier pour qu'aucun délice ou plaisir n’entre dans son corps. Et comme les actions dans la Torah et les Mitsvot s’accumulent, il se purifie petit à petit, et inverse la forme de réception en don. Et ainsi il égalise sa forme avec le système de Kedousha, et l'équivalence et l'amour entre eux sont restitués, comme avant le péché de l'arbre de la connaissance. Ainsi, il est récompensé de la lumière de la Torah, puisqu'il est en la présence du Saint béni soit-Il.

21) Maintenant, il est bien compris pourquoi la réponse des anges, concernant la création de l'homme, que nous avons appris dans le Midrash (Point 11), n'est pas présentée. C'est parce que même les anges de la miséricorde et la justice n’étaient pas d'accord avec l'homme actuel, car il était complètement sorti de leur influence, et était devenu dépendant de la Sitra Akhra. Le Midrash se termine: « Il prit la Vérité et la jeta au sol. Ils dirent tous immédiatement, « que la Vérité jaillissent de la terre ». Cela signifie que même les anges de miséricorde et de justice ont regretté leur consentement, car ils n'avaient jamais accepté que la vérité soit déshonorée. Cet incident est survenu au moment de manger de l'arbre de la connaissance, quand la vérité était absente de la direction de l’existence de la réalité.

Car la force de clarification, implantée dans l'homme par la création, s’était affaiblie et avait échoué, car elle agissait d’après la sensation d'amer et doux, (Point 17). Car l’abondance de l’existence, qui sont les 288 différentes Behinot, étaient déjà claires comme de l’eau de roche, connectées au système de Kedousha. Et « le palais goûte sa nourriture», pour attirer et consommer tout ce qui lui est agréable et doux, et rejeter tout ce qui est amer et lui nuit, pour que personne n’échoue. Cependant, après avoir goûté la première fois à l'arbre de la connaissance, par qui la forme Gadlout de réception pour soi adhéra à eux, leur corps et la Kedousha devinrent deux opposés. Et c’est alors que l'abondance de l’existence, qui sont les 288 Behinot, tombèrent dans les mains de Sitra Akhra. C’est ainsi que les 288 étincelles qui avaient déjà été clarifiées, furent embrouillées par la Sitra Akhra. Ainsi, une nouvelle forme naquit dans la réalité, une forme dont le début est doux et la fin amère. Car en fait, la forme des 288 a été modifiée par la Sitra Akhra, de sorte que leur lumière de plaisir apporte la séparation et une goutte amère. C'est la forme du mensonge, le père des ancêtres de toutes les destructions et de toute la confusion. Il est écrit: «Il prit la Vérité et la jeta au sol ». Ainsi, l’acte du serpent, ajouta un nouveau discernement chez l'homme, la force mentale active, qui agit d’après le discernement de la vérité et du mensonge, et il doit l'utiliser pendant toute la période de correction, car sans elle tout est en vain (point 17). Venez et regardez toute la confusion causée par la chute des 288 étincelles entre les mains de la Sitra Akhra. Avant d’avoir goûté à l'arbre de la connaissance, la femme ne pouvait même pas toucher la chose interdite (point 17).

Par la proximité même de l'arbre de la connaissance, elle a goûté l'amertume qui a le goût de la mort. Elle a donc compris et a ajouté l'interdiction de toucher. Et après avoir gouté pour la première fois, lorsque la Sitra Akhra et le mensonge contrôlaient déjà l’existence de la réalité, l'interdiction est devenue si douce au début, qu'ils ne pouvaient plus s’en défaire. C'est pourquoi il dit: « J'ai mangé et je mangerai encore ». Maintenant vous comprenez pourquoi la récompense dans la Torah est destinée uniquement aux corps mûrs. C'est parce que tout le but de la Torah est de corriger le péché de l'arbre de la connaissance, qui embrouilla la conduite de l’existence de la réalité. C'est pour cette correction que la Torah a été donnée, pour élever à nouveau les 288 étincelles à la Kedousha. Car alors, la conduite de l’existence retournera à la Kedousha et la confusion cessera des modes d’existence de la réalité. Alors, les hommes seront portés d’eux-mêmes à leur perfection désirée, uniquement par le discernement de l’amer et du doux, qui était le premier acteur, avant le péché de l'arbre de la connaissance. Les prophètes aussi, ne parlent que de cette correction, car il est dit: « Tous les prophètes n’ont prophétisé que pour les jours du messie ». Telle est la signification du retour des modes d’existence du monde à la Providence clarifiée, comme elle l’était avant le péché. «Mais pour le monde à venir » suggère la fin de la question, qui est l'équivalence de forme avec le Créateur, « aucun autre œil n’a vu Dieu à part toi ». Il est aussi écrit qu’aux jours du messie, si l'Egypte ne s’élève pas, il ne pleuvra pas sur eux, à savoir, par la clarification du bien et du mal.

22) Maintenant, nous comprenons les paroles de nos sages, que le Saint béni soit-Il n'a pas trouvé un récipientqui détienne une bénédiction pour Israël, sauf la paix. Nous avons demandé, « Pourquoi cette déclaration a été choisie à fin de la Mishna? » Selon ce qui précède, nous comprenons qu’à cause du péché de l'arbre de la connaissance, l'âme éternelle de la vie, que le Seigneur n’avait insufflé que pour les besoins d'Adam ha Rishon, s’est dissipée et a acquis une nouvelle forme, appelée « La sueur de la vie », c’est-à-dire que l’ensemble a été divisé en un grand nombre de détails, de petites gouttes, divisés entre Adam ha Rishon et tous ses descendants, jusqu'à la fin des temps. Il s’avère qu’il n'y a aucun changement dans les actes du Seigneur, mais plutôt une forme supplémentaire. Cette Lumière de vie collective, qui fut mise dans le nez d’Adam ha Rishon, s'est diffusée en une longue chaîne, évoluant sur la roue de la transformation de la forme dans de nombreux corps, les uns après les autres, jusqu'à la fin de la correction indispensable. Et il s’avère que le jour même où il a mangé de l'arbre de la connaissance, il mourut, et la vie éternelle le quitta.

Et au lieu de cela, il a été lié au maillon de l’organe de la procréation (qui est le sens de l’accouplement, appelé «Paix»). Il s’avère que l'homme ne vit pas pour lui-même, mais pour toute la chaine. Ainsi, chacune des parties de la chaîne ne reçoit pas la lumière de vie en elle-même, mais ne fait que distribuer la Lumière de vie à la chaîne entière. C'est ce qu’on observe les jours de sa vie: à vingt ans, il est apte à épouser une femme, et il peut attendre dix ans, pour enfanter des fils, donc à trente ans il sera certainement père. Alors il s’assied et attend son fils jusqu’à ce qu’il ait quarante ans, l'âge de Bina (compréhension), et donc il peut lui transmettre sa fortune et les connaissances qu'il a acquis par lui-même, et tout ce qu'il a appris et hérité de ses ancêtres, et alors il aura confiance en son fils qui ne le perdra pas pour une mauvaise chose. Et puis il meurt, et le fils continue la chaîne à la place de son père.

 Il a été expliqué (point 15) que l'incident du péché de l'arbre de la connaissance devait arriver à Adam ha Rishon, comme il est écrit, «la diffamation est terrible pour les enfants des hommes». Il devait ajouter à sa structure un Kli externe pour recevoir la lumière environnante, et pour que les deux opposés se retrouvent dans un même sujet, en deux fois consécutives. Pendant la période de Katnout, il serait dépendant de la Sitra Akhra, et par les plaisirs de séparation qu’il en reçoit, son récipient de réception de l'espace vacant atteindra la mesure souhaitée. Et quand il atteint Gadlout et s'engage dans la Torah et les Mitsvot, il aura la capacité de transformer les grands récipients de réception en vue de donner sans réserve, qui est l'objectif principal, et est appelé « La Lumière de la Vérité», et «Le Sceau» (point 14).

Cependant nous savons qu’il doit se séparer de toute forme de réception qu’il a reçue de la table de la Sitra Akhra, avant de se relier à la Kedousha, comme le commandement de l’amour nous est arrivé, « de toute ton âme et de toutes tes forces ». De ce fait, en quoi ont aidé les sages en faisant cette correction s’il perd à nouveau ce qu’il avait acquis de la Sitra Akhra ? C’est pourquoi Sa Providence a pourvu à l’accroissement des corps de génération en génération, comme nos sages l’ont dit : « Il vit que les justes étaient peu nombreux, et Il se mit debout et en planta à chaque génération »,c’est-à -dire que le Seigneur vit qu’à la fin les justes rejetteront tout-à-fait la réception pour eux-mêmes, et leur lumière environnante diminuera, car le Kli extérieur qui peut la recevoir s’éloignera d’eux, et c’est pourquoi Il les planta dans chaque génération, car il n’y a aucune génération qui ne comporte pas un grand nombre des créatures, qui n’ont été créées que pour les justes, pour porter elles-mêmes, pour eux, leur Kelim de l’espace vacant.

Ainsi le Kli extérieur, agirait obligatoirement chez les justes, contre leur gré. Et cela car tous les gens du monde sont reliés les uns aux autres. Ils sont influencés les uns les autres, par leurs inclinaisons physiques et dans leurs opinions. Et donc ils apporteront forcément leurs tendances de réception pour eux-mêmes aux justes, qui, de cette façon, pourront recevoir la lumière environnante désirée. En fait, d’après cela, les justes et les méchants auraient dû être en nombre égal dans chaque génération. Et ce n’est pas ainsi, car pour chaque juste on trouve des millions de personnes ineptes.

Et il faut connaitre les deux genres de gouvernance dans la création : a. la force qualitative, b. la force quantitative. La force de tous ceux qui se trouvent aux pieds de la Sitra Akhra, est insuffisante, vexante, méprisable et indigne, et sans aucun but, et ils sont refoulés comme de la paille dans le vent, comment pourraient-ils accomplir quoi que ce soit pour les sages de cœur, dont le chemin est clarifié avec désir et intention, et qu’une colonne de lumière supérieure éclaire devant eux jour et nuit, de manière à pouvoir amener leurs petites tendances dans leurs cœurs ?

Et c’est pourquoi le Seigneur a pourvu la création de la force quantitative, qui n’a besoin d’aucune qualité. Et je vais expliquer cela de la manière où l’on trouve la force qualitative dans la puissance, comme chez les lions et les tigres, dont la force de puissance est d’une telle qualité, qu’aucun homme ne se battrait avec eux. Et à l’opposé, nous trouvons la force et la puissance sans aucune qualité, mais en quantité seulement, comme chez les mouches, avec lesquelles aucun homme ne se battrait, vu leur énorme quantité, et ces volatiles volent librement dans sa maison et sur sa table dressée, et c’est l’homme qui se sent faible contre elles. Mais avec les grosses mouches, les insectes et autres invités non désirés, bien que leur force soit de meilleure qualité que celle des mouches vulgaires, l’homme n’aura de repos qu’après les avoir éliminés tous de son domaine.

Et cela car la nature ne les a pas dotés de la force de reproduction comme les mouches. Et par cela vous comprendrez qu’il doit forcément y avoir une très grande multitude pour chacun juste, pour qu’elle puisse implante en lui leurs tendances grossières par la force de leurs nombres, puisqu’elle n’a aucune qualité de valeur. Et il est écrit : « Le Seigneur donnera la force à Son peuple ».Cela signifie que la lumière de la vie éternelle, atteinte pour toute la chaîne de la création, est appelée « force ». Et les écrits nous promettent, que le Seigneur nous accordera avec certitude cette force. Cependant nous devons demander : comment ? Car chacun en lui-même n’est pas une complet. Comme nos sages l’ont écrit : « Il aurait été préférable pour l’homme de ne pas avoir été créé, que de l’avoir été ». Et donc comment pouvons-nous être sûrs de Son éternité ? Et le verset final: « Le Seigneur bénira son peuple par la paix ».

A savoir, la bénédiction des fils. Comme les sages le disent dans Massekhet Shabbat : « celui qui fait la paix dans la maison est absent ». Il en est ainsi parce que par les fils cette chaine est liée connectée jusqu’à la fin de la correction. Et alors toutes les parties seront éternelles. Et d’après cela les sages ont dit : « Le Saint béni soit-Il n’a pas trouvé de récipient qui contienne une bénédiction pour Israël, excepté la paix ». Car, de même que Sa bénédiction est éternelle, ainsi ceux qui la reçoivent seront éternels. Et ainsi, les pères se tiennent par leurs fils, et forment entre eux une chaîne éternelle, capable de tenir la bénédiction de l’éternité. Et donc, c’est la paix qui tient et conduit l’intégrité de la bénédiction. Et c’est ainsi que la Mishna se termine par ce verset, car la paix est le récipient qui tient pour nous la bénédiction de la Torah et de toutes les Mitsvot, jusqu’à la rédemption complète et l’éternité, rapidement de nos jours, Amen. Et tout reviendra à sa place en paix.

 

L’allégorie du fils d'un homme riche dans la cave

Apparemment il faudrait préciser le sens du mot Teshouva [repentance],  qui aurait dû être dénommé complétude, que tout est prédéterminé, et que chaque âme se trouve déjà dans toute sa lumière, son bien-être et son éternité.

C » n’est qu’à cause du « pain de la honte » que l’âme est sortie par les restrictions jusqu’à se vêtir du corps opaque, et c’est par lui qu’elle retournera à sa racine, qui précédait la restriction. De plus sa récompense de ce terrible processus qu’elle a traversé est que la véritable récompense est dans la vraie Dvékout [adhésion]. Cela signifie qu’elle s’est affranchie du pain de la honte, car son récipient de réception s’est transformé en récipient de don sans réserve, et sa forme est semblable à celle de son Faiseur.

Maintenant tu comprendras que si la chute est dans le but de monter,  elle est considérée comme une ascension et non une chute. Et vraiment la chute en elle-même est une ascension, car les lettres mêmes de la prière se remplissent d’abondance, alors que dans une prière courte, l’abondance sera raccourcie car des lettres y manquent. De plus, nos sages ont dit : « si Israël n’avaient pas péché, seuls les Cinq Livres de la Torah [Pentateuque] et le Livre de Josué leur auraient été donnés ».

A quoi cela ressemble-t-il ? à un homme très riche qui avait un très jeune fils unique. Un jour ce riche fut obligé de voyager très loin pour plusieurs années. L’homme riche craignait que son fils ne gaspille tous ses biens inconsidérément.

Il fut donc malin et convertit tous ses biens en pierres précieuses et bijoux et en or. Il construisit aussi une grande cave sous terre, et il y enfoui tout son or et pierres précieuses, et il y installa également son fils.

Il appela ses fidèles serviteurs et leur ordonna de garder son fils et de l’empêcher de sortir de la cave jusqu’à l’âge de vingt ans. Chaque jour, ils lui apportaient de la nourriture et à boire, mais en aucune manière ils ne doivent descendre du feu et des bougies. Ils devaient aussi vérifier les murs, qu’il n’y ait aucune fissure qui laisserait passer les rayons du soleil. Et pour sa santé, ils le feraient sortir de la cave tous les jours pendant une heure, et se promèneraient avec lui dans les rues de la ville, mais sous stricte surveillance pour qu’il ne s’enfuie pas. Et quand il aurait vingt ans, ils lui donneraient des bougies, lui ouvriraient une fenêtre et le laisseraient sortir.

Naturellement la détresse du fils était infinie, surtout quand il se promenait, et voyait les jeunes gens manger et boire en ville, joyeux, sans surveillance et sans limite de temps, alors que lui, vivait dans une prison, et les moments lumineux lui étaient comptés. Et s’il essayait de s’enfuir, on le battait sans pitié. Et il souffrait et était le plus déprimé quand il entendait que c’était son père même qui lui imposait toute cette peine, car c’était les serviteurs de son père qui exécutaient ses ordres. Bien entendu il pensait que son père était le plus cruel des cruels de tous les temps, car qui a entendu une chose pareille.

Le jour de ses vingt ans, les serviteurs lui firent descendre une bougie, comme son père l’avait ordonné. Le garçon prit la bougie et se mit à regarder autour de lui, et que voit-il ? des sacs pleins d’or et de richesses royales.

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il comprit que son père était vraiment charitable, et que toute sa peine n’avait été que pour son bien. Il comprit immédiatement que les serviteurs le laisseraient certainement sortir librement de la cave. Et c’est ce qu’il fit. Il sortit de la cave, sans surveillance, sans serviteurs cruels, et il était le pus riche de tous les riches du pays

En fait, il n’y a ici aucune nouveauté, car il est devenu apparent qu’il avait tout le temps été très riche, mais il s’était senti pauvre et misérable, déprimé au fond d’un abîme, toute sa vie. Et à présent, en un moment, il possédait une richesse immense, et s’était élevé « du fond du puits au sommet ».

Et qui pourra comprendre cette allégorie? Celui qui comprend que les « malveillances »,  sont la cave profonde et la surveillance stricte qu’on ne peut fuir. Et évidemment la cave et la stricte surveillance sont les « mérites » et la compassion du père pour son fils, sans lesquels il lui aurait été impossible d’être aussi riche que son père.

Mais les « malveillances » sont « les vraies malveillances », et non « des erreurs », et ne doivent pas être forcées, car avant qu’il ne retourne à sa richesse, c’est ce sentiment-là qui dominait complètement dans tout son sens. Et après être retournée à sa richesse, il voit que toutes étaient la compassion du père, et non pas de la cruauté.

Il faut comprendre que tout le lien d’amour entre le père et son fils unique dépend de la prise de conscience de la compassion du père pour son fils, en ce qui concerne la cave, l’obscurité et la stricte surveillance. C’est parce que le fils découvre les grands efforts et la profonde sagesse dans la compassion de son père.

Le saint Zohar en parle aussi, et il est dit que celui qui est récompensé de la repentance, la Sainte Divinité se dévoile comme une mère au cœur tendre, qui n’a pas vu son fils depuis plusieurs jours. Ils ont tout fait pour se revoir, et ont soufferts de terribles dangers.

Finalement ils ont reçu cette liberté espérée et tant désirée, et furent récompensé de se revoir. Et alors la mère se jette sur lui et l’embrasse et le console et lui parle gentiment toute la journée et toute la nuit. Elle lui raconte combien il lui a manqué, et tous les dangers qu’elle a rencontré en route jusqu’à ce jour, et comment elle avait toujours été à ses côtés, et la Divinité n’a pas bougé mais elle a souffert avec lui en toutes places, sauf qu’il n’a pas pu le voir. 

Ce sont les mots du Zohar : elle lui dit : « ici nous dormons, et ici des bandits nous ont attaqué, et nous en avons été sauvés, et ici nous nous sommes cachés dans un puits profond ». Et qui est l’imbécile qui ne comprendrait pas l’immense amour, et l’amabilité et le plaisir qui débordent de ces histoires qui consolent ?

En vérité, avant qu’ils ne se rencontrent face à face, c’était comme ressentir des souffrances plus dures que la mort.  Mais avec Néga (la douleur) la lettre « Ayn » est à la fin du mot, mais quand des mots pour consolés sont dits, le « Ayn » est au début du mot, et c’est évidement Oneg (plaisir).

Mais ce sont deux points qui ne brillent que quand ils existent dans le même monde. Et imagine-toi père et fils, qui se sont attendus ardemment des jours et des années. A la fin ils se rencontrent, mais le fils est muet et sourd, et ils ne peuvent pas se divertir ensemble. Ainsi l’essence de l’amour est dans les plaisirs royaux.

 

PARDESS

 « Quatre sont entrés dans le verger PARDESS », etc. Avant que le monde ne soit créé, Lui et Son Nom étaient UN, car les âmes n’étaient pas considérées comme des âmes et tout l’intérêt d’un nom ne se réfère qu’au moment où l’homme détourne son visage de Lui, Il l’appelle par son nom pour qu’il se retourne vers Lui.

Et vu qu’avant la création, les âmes étaient complètement attachées au Seigneur, Il leur donna des couronnes, gloire et majesté et splendeur, même ce qu’elles n’invoquaient pas, car Lui sait de Lui-même ce qu’elles veulent et Il les en gratifie et donc, dans ce cas, il n’y a aucun besoin de l’appeler par un nom, qui se réfère à un éveil d’en bas d’un certain côté. C’est une simple lumière, car tout est dans un but simple et cette lumière était comprise par tout homme simple, même de celui qui n’avait jamais vu de sagesse.

C’est pourquoi les sages et les instruits l’appellent « Pshat » (littéral), car Pshat est la racine de toute chose et les écrivains et les livres n’en parlent pas, car c’est un concept simple et connu. Et bien que dans les mondes inférieurs, deux divisions soient détectées dans le Réshimo de cette lumière simple, c’est parce qu’une partie de leur cœur est selon « et je suis un homme imberbe ». A propos de ce qui est susmentionné, il n’y a aucun changement dans chaque image qu’on le décrive.

Cela ressemble à un roi qui a pris soudain son fils bien-aimé, et l’a placé dans son vaste et merveilleux verger et quand le fils du roi a ouvert ses yeux, il n’a pas du tout regardé où il se trouvait, à cause de la grande lumière dans le verger, son regard se perdit au loin, comme l’Est est éloigné de l’Ouest. Ses yeux ne se posèrent que sur les édifices et les palais qui se trouvent au loin à l’Ouest et il marcha pendant des jours et des mois, voyageant et s’émerveillant de la gloire et de la grandeur de qu’il voyait à l’Ouest, sous ses yeux.

Quelques mois plus tard, son esprit se tranquillisa, ses désirs furent assouvis, et il fut repu de ce qu’il regardait à l’ouest. Il repensa et réfléchit : que peut-on trouver sur tout le chemin que j’ai traversé ? Il se retourna vers l’Est, le côté d’où il était arrivé, et il fut bouleversé ! Toute la grandeur et toute la beauté étaient juste à côté de lui. Il ne put se comprendre, comment ne l’avait-il pas remarqué jusqu’à présent et n’avait adhéré qu’à la lumière qui brillait vers l’ouest. Depuis lors, il n’adhéra qu’à la lumière qui brille à l’Est, et voyagea vers l’Est jusqu’à ce qu’il arrive vraiment à la porte d’entrée.

Maintenant demande-toi et dis-moi la différence entre les journées d’entrée et les journées de sortie, car tout ce qu’il avait vu les derniers mois, il l’avait vu les premiers mois. Mais au début, il n’était pas inspiré car ses yeux et son cœur n’en avaient que pour la lumière brillant à l’ouest. Et après avoir comblé ses besoins, il se tourna vers l’Est et de là ses yeux et son cœur n’en avaient que pour la lumière brillant à l’Est. Mais comment cela avait-il changé ?

Mais étant près de la porte d’entrée, il y a un endroit pour la révélation d’une seconde manière, qui est nommée par les sages « Rémez » [indice] comme dans «que te suggèrent tes yeux ? ». C’est comme un roi qui fait une allusion à son fils bien-aimé et l’effraye par son clin d’œil. Et il faut comprendre que bien que le fils du roi ne comprenne rien et ne voit pas du tout la peur intérieure enfouie dans cette allusion, quoi qu’il en soit, en raison de sa grande adhérence à son père, il saute immédiatement de l’autre côté.

C’est le sens de la seconde manière appelée « Rémez » et sois très précis. Car les deux manières Pshat et Rémez sont inscrites dans les inférieurs comme une seule racine, comme les méticuleux l’écrivent, qu’il n’y a aucun mot qui n’ait pas une racine de deux lettres, appelée « la source du mot », car une seule lettre n’a aucune signification, et les initiales de Pshat Rémez donnent « PaR » qui est la racine du Par Ben Bakar (jeune taureau), dans ce monde. De même la fertilité (Pria) et la reproduction (Révia) proviennent de cette racine.

Ensuite la troisième manière apparait, et les sages la nomment « Droush » (interprétation) et donc il n’y avait aucune Drisha (demande), comme dans « Lui et Son nom sont Un». Mais de cette façon, on retranche et on rajoute et on interprète et on découvre, comme dans « j’ai travaillé dur et j’ai trouvé », que tu connais évidemment. C’est pourquoi cet endroit est attribué aux inférieurs, car il y a là un éveil d’en bas, pas comme dans l’illumination de la face de l’Est, comme plus haut, qui était selon « avant qu’ils ne M’appellent, je répondrai », mais ici, il y a eu un appel puissant et même un effort et un ardent désir et c’est le sens des « tombes du désir ».

Et puis la quatrième manière débute, que les sages ont nommé Sod (secret), en vérité elle ressemble à Rémez, mais Rémez n’a aucune perception et est plutôt comme l’ombre suivant un homme, et c’est encore plus le cas avec la troisième manière Droush, qui s’est déjà revêtue.

Mais ici c’est comme un chuchotement, comme une femme enceinte…on lui chuchote à l’oreille que c’est aujourd’hui Yom Kippour (jour de l’expiation) etc. pour que le fœtus ne remue pas et tombe. Et nous pouvons dire, qui plus est, est-ce la dissimulation de la face et non la face ? Car c’est le sens des mots « Le conseil du Seigneur est avec ceux qui Le craignent, et leur donne connaissance de Son alliance », c’est pourquoi il fit plusieurs cercles, jusqu’à lui chuchoter en parlant ainsi : « Il donne Teref (nourriture) à ceux qui Le craignent », et non Tréfa (nourriture non cachère), comme ironisait ce soldat.

Tu comprends cette réponse par toi-même, et tu me l’as écrite dans ta lettre, mais avec embarras et modestie, car tu es célibataire et donc poli de nature.

Vu que ce verset se trouve entre tes mains, je te l’expliquerai car c’est aussi l’énigme du poète « Le conseil du Seigneur est avec ceux qui Le craignent », pourquoi a-t-il dit cela ? C’est comme la question de nos sages, où nous avons trouvé que le texte perd (huit) douze lettres, pour parler un langage clair, comme il est écrit : « et un animal qui n’est pas pur etc. ».

Et pourtant ta réponse ne suffit pas au poète, car Il aurait pu accorder aux âmes toute l’abondance, dans un langage clair, comme Laban a dit à Jacob : « pourquoi t’es-tu enfui en cachette, et m’as-tu volé au lieu de me parler et je t’aurais laissé partir avec joie et chants, avec le tambourin et la harpe ». Le poète répond à cela: « et leur donne connaissance de Son alliance ».

C’est le sens de la coupure et du retrait et de la goutte de sang, c’est-à-dire, les treize alliances personnelles. Si le secret n’avait pas été ainsi, mais dans un autre langage, il aurait manqué quatre corrections aux treize corrections de Dikna, et il ne serait resté que neuf corrections de Dikna dans ZA. Ainsi ZA n’aurait pas revêtu AA comme le savent ceux qui sont dans le secret de Dieu. C’est le sens de « et leur donne connaissance de Son alliance », et c’est le sens de « le mérite ancestral est terminé, mais l’alliance ancestrale n’est pas terminée ».

Mais revenons à notre sujet, le secret de « PaR » « PeReD » « PaRDeS ». C’est leur ordre et leur combinaison, de haut en bas. Maintenant tu comprendras le cas de ces quatre sages qui entrèrent dans le verger, c’est-à-dire les quatre manières appelées « Sod » (secret), car l’inférieur contient les supérieurs qui l’ont précédé. Par conséquent les quatre manières sont inclues dans la quatrième, et elles sont la droite et gauche, devant et derrière.

Car les deux premières manières sont droite et gauche c’est-à-dire, « PR » (et c’est le sens de ses mots au pied du Mont du Temple : « A mes yeux tous les sages d’Israël sont inutiles »). Ce sont Ben Azai et Ben Zouma, dont les âmes sucent des deux manières «PR». Et les deux dernières manières sont Panim (devant) et Akhor (derrière/dos), et c’est Rabbi Akiva, qui est entré en paix et en est sorti en paix. Ils ont très bien dit : « Cela nous apprend qu’il faut discuter beaucoup de lois pour chaque épine ».

Et Akhor est Elisée Ben Avouya qui s’égara (devint hérétique). Ns sages ont dit à ce sujet: « L’homme ne doit pas élever un mauvais chien dans sa demeure », car c’est s’égarer. Tout ce qui a été dit à leur sujet: « il jeta un œil et mourut », « il jeta un œil et fut blessé » « s’égara » est dit de cette génération quand ils se sont étroitement rassemblés ensemble, mais furent tous complètement corrigés l’un après l’autre, comme le savent ceux qui connaissent le secret de la réincarnation.

Mais après avoir vu le langage de Houzpit le traducteur, il dit « revenez fils immoraux sauf l’autre », et Rabbi Meir, élève de Rabbi Akiva, lui succéda. Il est vrai que la Guemara aussi a du mal à expliquer : comment Rabbi Meir a-t-il pu étudier la Torah d’un autre, et ils ont dit « il a trouvé une grenade, en a mangé le contenu et a jeté son écorce (l’autre) ». Et certains disent qu’il a également corrigé la Klipa (écorce), comme dans «de la fumée s’éleva sur sa tombe». Et cela suffit à celui qui comprend.

Tu comprendras ainsi les mots d’Elisée Ben Avouya : « A quoi ressemble celui qui apprend à un enfant? » A de l’encre sur un papier neuf» signifiant l’âme de Rabbi Akiva. « Et à quoi ressemble celui qui apprend à un vieillard? A de l’encre sur un papier usé ». Il l’a dit de lui-même. C’est le sens de son avertissement à Rabbi Meir. « Jusqu’ici la limite du Shabbat ». Car il comprenait et évaluait les pas de son cheval, dont il n’en était jamais descendu.

C’est le sens de : « le feu de l’enfer ne gouverne pas les criminels d’Israël, et ils sont remplis de Mitsvot comme une grenade » et a fortiori l’autel en or, qui est aussi épais qu’une pièce d’or. Il s’est tenu plusieurs années, et la lumière ne le gouverna pas, etc. « et à plus forte raison les personnes futiles parmi vous sont aussi remplies de Mitsvot comme une grenade » comme il dit que l’écorce est aussi corrigée.

Sachez que le grand Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua, eux aussi sont des âmes « PR », comme Ben Azai et Ben Zouma. Mais Ben Azai et Ben Zouma étaient de la génération de Rabbi Akiva et étaient ses élèves, parmi les vingt-quatre mille. Mais Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua étaient ses enseignants.

C’est pourquoi il a été dit qu’à la place de Rabbi Eliezer, ils purifiaient les purifications (Pchat), qu’ils faisaient sur le four d’Akhnai, car ils l’ont coupé en dix-huit tranches, et ils mettaient du sable entre chaque tranche, c’est-à-dire que la troisième manière, ressemble à du sable entre la première tranche qui est la deuxième manière et le seconde tranche qui est la quatrième manière. Naturellement la sœur et la conscience ne font qu’un. Et Rabbi Tarfon et Rabbi Yehochoua font un, ils sont les élèves du grand Rabbi Eliezer, et Rabbi Akiva est apparemment inclus entre eux. C’est parce le second bon jour [jour de fête], par rapport au premier bon jour, est comme un jour de semaine aux yeux de nos sages, car Droush par rapport à Rémez est comme une bougie à midi.

Mais les sages de sa génération ont souillé toutes ces purifications et les ont brûlées, et le grand Rabbi Eliezer a prouvé par l’aqueduc dont les eaux s’élevaient que Rabbi Yehochoua était un grand sage et que les murs du Temple le prouveront. Et ils commencèrent à s’écrouler devant la gloire de Rabbi Eliezer, mais ils ne tombèrent pas devant la gloire de Rabbi Yehochoua. C’est la preuve totale qu’il n’y a pas de doute qu’il est pur.

Mais les sages ont pris Rabbi Yehochoua en lui-même, et ne voulurent pas rendre la loi comme avec Rabbi Eliezer, son maître, jusqu’à ce qu’une voix descendit, que Rabbi Yehochoua était vraiment son élève. Mais Rabbi Yehochoua ne se connecta à sa place, et dit qu’il ne faut pas faire attention à une voix, « elle n’est pas du ciel « etc. Alors les sages le bénirent, car la lumière de l’oreille s’annula d’eux, car ils n’avaient pas obéi aux lois du grand Rabbi Eliezer. Et Rabbi Akiva, son élève bien-aimé, lui annonça que ses vingt-quatre mille élèves étaient morts pendant le décompte et le monde fut lésé du tiers des olives etc.

Elisée Ben Avouya et Rabbi Tarfon viennent de la même racine. Mais Elisée Ben Avouya est Akhoreim (dos), et Rabbi Tarfon est (Panim de Akhoreim). A quoi ressemble la chose ? : Dans une maison il y a des olives amères dont personne ne veut et dans l’autre maison se trouve la poutre de la presse à huile, que personne n’utilise, un homme arrive et assemble les deux car il a placé la poutre sur les olives et produit beaucoup d’huile.

Il s’avère que la bonne huile qui apparait est Panim et la poutre est Akhoreim et les outils de bois simples sont jetés après avoir terminé leur tâche.

Et comprend que cette tradition est dans l’expansion des racines jusqu’aux branches dans les mondes inférieurs, mais dans leur racine les deux apparaissent en même temps, comme une personne qui vient soudain au pressoir à huile et voit la poutre et sous elle une grande caisse d’olives et de l’huile qui en ruisselle en quantité. Il en est ainsi parce qu’à la racine tout est vu en même temps et c’est pourquoi l’un est appelé «autre» et l’autre est appelé « Tarfon ». L’un est une « poutre » et l’autre est « huile » qui ruisselle immédiatement par d’elle.

C’est le sens de s’égarer. Après que le désir ait émergé, qui est l’âme de Rabbi Tarfon, l’âme de « l’autre » est restée comme « de mauvaises manières » dans la maison de l’homme. Et c’est le sens de la combinaison des lettres « Sod » : Samekh est la tête du mot secret même, l’âme de « l’autre ». Dalet est la tête de Droush, l’âme de Rabbi Akiva, car elles agissent. Le Vav au milieu est Rabbi Tarfon.


 

L’allégorie du serviteur promu avec l’aide des ministres

Il est écrit : « car celui plus haut que le gardien le plus élevé, il y a des plus hauts qu’eux ». Et quant à la réponse que tu exiges fermement, je te répondrai que tout le monde croit en la Providence individuelle, mais n’y adhère pas du tout.

La raison est que, comment peut-on attribuer une pensée étrangère et stupide au Créateur, Lui qui est bon et fait le bien? Cependant c’est aux seuls véritables serviteurs de Dieu que la connaissance de la Providence individuelle est ouverte au début, et que c’est Lui qui a causé toutes les raisons précédentes, les bonnes comme les mauvaises. Ainsi, ils adhèrent à la Providence individuelle, car quiconque est connecté à la pureté est pur.

Et vu que le gardien est uni à celui qu’il garde, il n’y a de différence apparente entre le mal et le bien. Ils sont tous aimés et tous sont clairs, car tous sont les porteurs des récipients du Seigneur, et sont prêts à glorifier la découverte de Son unité. Nous savons en ressentant, et selon cette mesure ils auront la connaissance à la fin que toutes les actions et les pensées- les bonnes comme les mauvaises- toutes sont les porteuses des récipients du Seigneur. Il les a préparées et de Sa bouche elles sont sorties. Et cela sera connu aux yeux de tous à la réparation finale.

Mais entre temps, il y a un long exil menaçant. Et le principal malheur est que quand il voit une action incorrecte, il tombe de son degré et s’accroche à un fameux mensonge et oublie qu’il est la hache dans la main de son bucheron. Cependant il se considère le propriétaire de l’action et oublie la raison de toutes les conséquences, que tout provient de Lui, et qu’il n’y a personne d’autre qui agit au monde, à part Lui.

C’est l’enseignement : bien qu’il le sache au début, quand il en aura besoin, il ne contrôlera pas ce savoir pour tout unir à la cause, qui décide sur l’échelle du mérite. C’est tout ce que j’ai à répondre à sa lettre.

Je t’ai déjà parlé, en privé, de cet exemple véridique au sujet des deux concepts où l’un élucide l’autre. De toute façon c’est la force de la dissimulation qui prévaut et contrôle entre les deux.

Il y a une allégorie d’un roi, à qui son serviteur plaisait, au point qu’il désirait l’élever et le placer au-dessus de tous les ministres, car il reconnaissait dans son cœur une loyauté immuable.

Mais il n’est pas une coutume royale d’élever une personne au plus haut niveau d’un coup et sans raison manifeste. La coutume royale est de révéler aux yeux de tous les raisons avec une profonde sagesse.

Que fit-il ? Il préposa le serviteur comme gardien aux portes de la ville et dit à un ministre qui avait le sens de l’humour, de se déguiser et de se révolter contre le royaume et de partir en guerre pour conquérir la maison, alors que les soldats n’étaient pas prêts.

Le ministre exécuta les ordres du roi et avec grande astuce et sagesse il entreprit la bataille contre la maison du roi. Le serviteur à la porte risqua sa vie et sauva le roi et se battit contre le ministre avec un héroïsme prodigieux et un immense dévouement, jusqu’à ce que son amour pour le roi fut évident aux yeux de tous.

Alors le ministre enleva son costume et on éclata de rire, car il s’était battu avec beaucoup de courage et un grand héroïsme et maintenant il réalisa que tout n’avait été que fiction et non réalité. Et ils rirent encore plus, quand le ministre raconta la profondeur de son imagination cruelle et la peur qu’il avait vue dans ses yeux. Et chaque détail de cette terrible guerre provoquait des rires et une grande gaieté. Cependant, il était toujours un serviteur, il n’était pas instruit. Alors comment peut-on l’élever au-dessus de tous les ministres et les serviteurs du roi ?

Alors le roi réfléchit et dit au même ministre de se déguiser en brigand et assassin, et de mener une guerre acharnée contre lui. Le roi savait que de cette deuxième guerre, il découvrirait une merveilleuse sagesse, au point qu’il serait digne d’être à la tête de tous les ministres.

Ainsi il assigna le serviteur responsable du trésor royal. Et ce même ministre se déguisa en bandit cruel, et vint dévaliser les richesses du roi.

Le malheureux responsable se battit avec beaucoup de bravoure et loyauté, jusqu’à ce que la coupe soit pleine. Alors le ministre enleva son déguisement et il y eut une grande joie et une immense gaieté dans le palais du roi, encore plus qu’avant.

Les stratagèmes du ministre dans leurs détails font éclater de rire, car à présent le ministre a du être bien plus malin qu’avant, car il est évident maintenant, qu’il n’y a pas d’homme cruel dans le domaine du roi et toutes les sortes de brutes ne sont que des plaisantins. Par conséquent, le ministre a utilisé des ruses ingénieuses, pour acquérir les vêtements du méchant.

Mais entre temps, le serviteur hérita de la sagesse de la connaissance finale et de l’amour de la première connaissance, et alors il devient éternel.

En vérité, c’est un spectacle fabuleux que toutes ces guerres en l’exil et tout le monde sait dans son for intérieur, qu’elles sont foncièrement bonnes et qu’elles ne sont que des farces très gaies qui ne font que du bien. Néanmoins, il n’y a aucune ruse pour alléger le poids de la guerre et de la menace.

Voilà, je t’ai expliqué en longueur et de front et désormais tu as la connaissance de la fin de cette allégorie et avec l’aide de Dieu vous comprendrez aussi l’autre fin.

Et la chose dont tu voudrais m’entendre parler et celle à laquelle je ne pourrai rien te répondre. Je t’en ai donné une allégorie face à face, car « le royaume terrestre est semblable au royaume du firmament « et la vraie guidance est remise aux ministres.

Tout est exécuté d’après le conseil du roi et sa signature. Le roi lui-même ne fait rien de plus que de signer le plan que les ministres ont conçu. S’il trouve un défaut dans le plan, il ne le corrige pas, mais place un autre ministre à sa place et le premier démissionne de son ministère.

De même l’homme, un petit monde, se conduit d’après les lettres imprégnées en lui, car les rois gouvernent les 70 nations en lui. C’est le sens de ce qui est écrit dans le Sefer Yetsira, (livre de la création) « Il couronna une certaine lettre ». Chaque lettre est un ministre en son temps, qui fait des évaluations et le roi du monde les signe. Quand la lettre se trompe dans un certain plan, elle démissionne immédiatement de sa charge, et Il couronne une autre lettre à sa place.

C’est le sens « chaque génération et ses juges », car à la réparation finale cette lettre appelée le messie gouvernera et complètera et réunira toutes les générations dans une couronne de gloire dans la main du Seigneur.

A présent, tu peux comprendre comment je peux interférer dans les affaires de ton pays et que chacun est obligé de découvrir tout ce qu’il lui a été assigné de découvrir et tout sera clarifié dans les incarnations.

 

L’association de la miséricorde au jugement

L’essentiel dans le travail est le choix, à savoir « et tu choisiras la vie «, qui est Dvékout [adhésion], Lishma [En Son nom], par qui il est récompensé de Dvékout avec la vie des vies. Mais quand la Providence est révélée, il n’y a pas lieu de choisir. Et c’est pourquoi le supérieur a élevé Malkhout, qui est la mesure du jugement [Midat Ha Din], jusqu’à Eyneim. Par cela il y eut la dissimulation, signifiant qu’il est apparent à l’inférieur qu’il y a un manque dans le supérieur, qu’il n’y a pas de grandeur (Gadlout) dans le supérieur. Et alors les qualités du supérieur sont placées dans l’inférieur, c’est-à-dire qu’elles manquent.

Il s’avère que ces Kélim sont en équivalence avec l’inférieur : comme l’inférieur n’a pas de vitalité, les qualités supérieures n’en ont pas non plus, ce qui veut dire qu’il n’y a aucun goût dans la Torah et les Mitsvot, qu’elles sont sans vie.

C’est alors qu’il y a lieu de choisir, signifiant que l’inférieur doit dire que cette dissimulation qu’il ressent est parce que le supérieur s’est restreint en faveur de l’inférieur. Ceci est appelé « quand Israël est en exil, la Divinité est avec eux ». Ainsi peu importe ce qu’il goûte, il dit que qu’il n’est pas coupable de ne pas ressentir le goût de la vie, car à son avis, il n’y a vraiment aucune vie dans le supérieur.

Et si l’homme devient fort et dit qu’il trouve ces nourritures amères, c’est qu’il n’a pas les Kélim appropriés pour recevoir l’abondance, parce que ses Kélim sont pour recevoir et non pour donner sans réserve, et il regrette que le supérieur ait dû Se cacher, permettant à l’inférieur de médire. Ceci est considéré comme l’élévation de MAN, que l’inférieur élève. Par cela, le supérieur élève son AHP, l’ascension signifie que le supérieur peut montrer à l’inférieur la louange et le délice dans les Kélim d’AHP, que le supérieur peut dévoiler. Ainsi, par rapport à l’inférieur, le supérieur élève GE de l’inférieur, du fait que l’inférieur voit le mérite du supérieur. Il s’avère que l’inférieur s’élève avec l’AHP du supérieur.

Et donc, quand l’inférieur voit la grandeur du supérieur par cela l’inférieur grandit. Mais au début l’inférieur ne mérite que de recevoir l’enfance (Katnout). Et quand la grandeur (Gadlout) sort du supérieur, il y a une dispute entre la droite et la gauche, entre la foi et la connaissance.

Mais le supérieur est également diminué par l’inférieur, regardé comme le Massakh de Hirik. Autrement dit, pour que l’inférieur puisse recevoir les degrés du supérieur, pour qu’il reçoive la connaissance uniquement dans la mesure de la foi, et pas plus, il se trouve que l’inférieur restreint la ligne gauche du supérieur, c’est-à-dire l’inférieur est la cause. Et alors l’inférieur peut exister, car il contient la connaissance et la foi ensemble. Ceci est appelé les trois lignes, car ce n’est qu’ainsi que l’inférieur reçoit la perfection.

 

L’essentiel est l’effort

Mon cher fils,  Baruch Shalom.

J’ai reçu ta lettre et je te félicite pour l’ordination que tu as obtenue. Et c’était le premier mur qui t’empêchait d’avancer. Et j’espère qu’à partir d’aujourd’hui tu réussiras et te renforceras jusqu’au arriver au palais du Roi.

Je voudrais que tu obtiennes encore une ordination. Mais hâte-toi, dès aujourd’hui, de passer la plus grande partie du temps à préparer  ton corps et rassembler tes forces et ton courage « comme un bœuf au joug et un âne a la charge », pour ne pas perdre un seul instant.
 Et si tu me demandes comment se préparer ? Je te dirai que dans le temps, les sept sagesses laïques, et de terribles mortifications devaient précéder l’atteinte du Seigneur. Néanmoins peu furent récompensés de trouver grâce aux yeux du Seigneur.

 Cependant, depuis que nous avons été récompensé de l’enseignement du ARI, bénie soit sa mémoire, et au labeur du Baal Chem Tov, chacun peut vraiment L’atteindre, et il n’y a plus besoin de préparation.


que ton pied marche dans ces deux, et par la compassion de Dieu à mon égard, j’ai trouvé grâce à Ses yeux et je l’ai reçu à deux mains, et mon esprit est aussi proche de toi comme un père est proche de son fil. Et je te les transmettrai dès que tu seras digne de recevoir de bouche à bouche. 

Mais l'essentiel est l'effort, désirer s’efforcer à Son travail. C’est parce que le travail ordinaire ne compte pas du tout, mais seuls les surplus qui dépassent l’ordinaire, qui sont appelés  « l’effort ». Cela ressemble à un homme qui doit manger une livre de pain pour être rassasié, ainsi tout ce qu’il mange n’est pas considéré un repas qui le rassasie, sauf la dernière bouchée de la livre, qui, aussi petite soit-elle, fait que le repas le rassasie De même, pour chaque travail, le Seigneur n’aspire qu’au surplus qui excède l’ordinaire, et il deviendra les lettres et les Kélim (récipients) pour recevoir la lumière de Sa face.

 

Marcher sur le chemin de la vérité

Je vais t’écrire au sujet du pilier du milieu dans le travail de Dieu, pour que ton but soit toujours entre la droite et la gauche. Car il y a celui qui marche qui est pire que celui qui est assis oisif c’est celui qui dévie du chemin, car le chemin de la vérité est une ligne très fine sur laquelle il marche jusqu’à arriver au palais du roi.

Et celui qui commence à marcher au début de la ligne, doit faire très attention de ne pas dévier à droite ou à gauche de la ligne, ne serait ce que d’un fil de cheveu. Il en est ainsi car si au début il dévie d’un fil, même s’il continue tout droit après, il est certain de ne pas arriver au palais du roi, car il ne marche pas sur la vraie ligne. Et c’est un vrai exemple.

Laisse moi t’expliquer le sens du pilier du milieu, qui est le sens de « la Torah, Le Saint béni soit-Il et Israël sont Un ». Le but de l’âme en entrant dans le corps est d’être récompensée, tout en étant revêtue du corps, de retourner à sa racine et d’adhérer à Lui, comme il est écrit : « aimez le Seigneur votre Dieu et marchez dans toutes Ses voies et gardez Ses commandements et adhérez à Lui ». Tu vois que le sujet se termine par «adhérez à lui». A savoir, comme elle était avant de se revêtir dans le corps.

Cependant, une grande préparation est nécessaire – qui est de marcher dans toutes Ses voies. De plus, qui connait les voies du Seigneur? En fait c’est le sens de «la Torah qui a 613 voies». Celui qui marche selon elles, sera purifié à la fin, jusqu’à ce que son corps ne soit plus une cloison de fer entre lui et son Créateur, comme c’est écrit : « et J’ôterai le cœur de pierre de votre chair «. Alors il adhérera à son Créateur, exactement comme il l’était avant que son âme ne se revête dans le corps.

Il se fait qu’il y a trois discernements :

1. Israël, est celui qui s’efforce de retourner à sa racine. 2. Le Saint béni soit-Il, est la racine, à laquelle il aspire ardemment. 3. Les 613 voies de la Torah, par lesquelles il purifie son âme et son corps, qui est le sens de l’épice comme il est écrit : « J’ai créé le mauvais penchant, et Je lui ai créé la Torah comme une épice ».

Mais en vérité ces trois-là sont vraiment un, vu qu’à la fin, chaque serviteur de Dieu les atteint d’une seule manière, unique et spéciale. Elles nous apparaissent divisées en trois, car le travail de Dieu est incomplet.

Je vais te le clarifier un peu : tu en verras un bout, mais tu ne le verras en entier que quand Il te délivrera : nous savons que l’âme est une partie de Dieu en haut. Avant d’entrer dans le corps, elle est attachée comme une branche à la racine. Et vois dans L’arbre de vie que la raison pour laquelle le Seigneur a créé les mondes est parce qu’Il voulait dévoiler Ses Noms sacrés « Miséricordieux et Compatissant » et s’il n’y avait pas eu de créatures, Il n’aurait pas eu de qui avoir pitié.

Pour autant que je puisse l’écrire, « toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il » comme nos Sages le disent. Le sens de l’atteinte est que « tout ce qu’on n’atteindra pas, on n’en connaitra pas le nom ». Il est écrit dans les livres que tous ces Noms sont la récompense de l’âme, obligée à venir dans un corps, car c’est précisément au moyen du corps qu’elle peut atteindre les Noms du Saint béni soit-Il, et sa stature est d’après son atteinte.

Il y a une règle : la vitalité de toute chose spirituelle est d’après le mérite de sa connaissance. Un animal terrestre se ressent car il est composé d’esprit et de matière. Il s’avère que la sensation spirituelle est une certaine connaissance et la stature spirituelle est mesurée par l’étendue de la connaissance, comme il est écrit : « un homme est loué d’après son esprit ». Cependant un animal sait et ne ressent rien.

Comprend la récompense des âmes : avant qu’une âme ne vienne dans un corps elle est un petit point, bien qu’attachée à la racine comme une branche à l’arbre. Ce point s’appelle « la racine de l’âme et son monde ». Et si elle n’était pas venue dans ce monde dans un corps, elle n’aurait eu que son monde à elle, signifiant sa propre part dans la racine.

Cependant, plus elle est récompensée de marcher dans les voies du Seigneur, qui sont les 613 voies de la Torah qui redeviennent vraiment les noms du Saint béni soit-Il, plus sa stature grandit d’après le niveau des noms qu’elle a atteint.

C’est le sens des mots « le Saint béni soit-Il attribue à chaque juste 310 mondes ». Interprétation : L’âme est composée de deux justes : le juste supérieur et le juste inférieur, comme la division du corps à partir du nombril vers le haut, et du nombril vers le bas. Elle est récompensée de la Torah écrite et de la Torah orale, qui font deux fois 310, qui font en guématria Tarakh (620), qui sont les 613 Mitsvot de la Torah et les sept Mitsvot de Rabanan [de grands rabbins].

Il est écrit dans l’arbre de vie : « les mondes n’ont été créés que pour dévoiler les noms du Saint béni soit-Il ». Ainsi tu vois que puisque l’âme est descendue se vêtir de cette matière ignoble, elle ne pouvait plus revenir ni adhérer à la racine de son propre monde, comme à sa racine avant sa venue dans ce monde. Elle est donc obligée d’augmenter sa stature de 620 fois plus que ce qu’elle était auparavant dans la racine. C’est le sens de toute la perfection, tout NRNHY jusqu’à Yékhida. C’est pourquoi Yékhida est appelée Kéter, suggérée dans le nombre « 620 ».

Ainsi tu vois que le sens des 620 noms, étant les 613 Mitsvot de la Torah et sept Mitsvot de Rabanan, sont en fait les cinq propriétés de l’âme. A savoir, NRNHY. Il en est ainsi parce que les récipients de NRNHY sont des 620 Mitsvot et les lumières de NRNHY sont la lumière même de la Torah, dans chacune des Mitsvot. Il s’avère que la Torah et l’âme sont Une.

Mais le Saint béni soit-Il est la lumière de Ein Sof revêtue dans la lumière de la Torah, trouvée dans les 620 Mitsvot susmentionnées, comme les Sages ont dit : « toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il ». Cela veut dire que le Saint béni soit-Il est la généralité et les 620 noms sont les éléments et les parties. Ces éléments sont d’après les pas et degrés de l’âme, qui ne reçoit pas toute sa lumière en une fois, mais pas à pas petit à petit, l’un après l’autre.

Il découle de tout cela que l’âme est destinée à atteindre tous les 620 noms sacrés, toute sa stature, qui est 620 fois plus que ce qu’elle avait avant son arrivée. Sa stature apparait dans les 620 Mitsvot où la lumière de la Torah se revêt, et le Saint béni soit-Il est toute la lumière de la Torah. Ainsi tu vois que « la Torah, Le Saint béni soit-Il et Israël sont Un ».

Et retournons au sujet, qu’avant la complétude du travail de Dieu, la Torah, le Saint béni soit-Il et Israël apparaissent comme trois discernements. Parfois l’homme veut compléter son âme et la ramener à sa racine, ce qui est considéré comme Israël. Parfois il veut comprendre les voies de Dieu et les secrets de la Torah « car celui qui ne connait pas les commandements du supérieur, comment le servira-t-Il », ceci est considéré comme la Torah.

Et parfois il aspire à atteindre le Saint béni soit-Il, adhérer à Lui de pleine conscience et il ne regrette que cela et pas tellement d’atteindre les secrets de la Torah, ni de ramener son âme à sa racine, comme elle était avant son revêtement dans un corps.

C’est pourquoi celui qui marche sur la vraie ligne de préparation pour le travail de Dieu, doit toujours s’examiner : aspire-t-il aux trois discernements ci-dessus de manière égale ? Parce que la fin de l’acte s’égalise avec son début. S’il aspire au premier discernement plus qu’au deuxième ou au troisième, alors il dévie de cette voie de la vérité.

Donc il vaut mieux s’en tenir au but d’aspirer au commandement du supérieur, « car celui qui ne connait pas les voies du supérieur et les commandements du supérieur, qui sont les secrets de la Torah, comment le servira-t-Il », De tous les trois, c’est ce qui garantit le plus la ligne médiane.

Et c’est le sens « ouvrez-Moi une ouverture de repentance comme le chas de l’aiguille, et Je vous ouvrirai des portes où entreront des chariots et des carrosses ». Interprétation : Le chas de l’aiguille n’est pas pour entrer ni sortir, mais pour y enfiler un fil de couture et travailler.

De même, tu aspireras seulement au commandement du supérieur, à travailler, et alors Je vous ouvrirai une porte comme l’entrée d’une salle. C’est le sens du nom explicite dans le verset « cependant, Je suis vivant et toute la terre sera remplie de la gloire du Seigneur ».


 

L’homme est où il pense

Certes, garde-toi des secousses prématurées, car « l’homme est là où il pense ». Et donc quand un homme est sûr qu’il ne manquera de rien, il peut se mettre à la tâche dans les mots de la Torah, car « le béni adhère au béni ».

Mais quand il manquera de confiance, il devra travailler dur et tout labeur est de la Sitra Akhra. Et « le maudit n’adhère pas au béni », car il ne pourra pas mettre tout son labeur dans les mots de la Torah et s’il veut errer à l’étranger, il ne considérera pas du tout ces mots, mais retournera à sa routine aussi vite que possible, comme par compulsion diabolique, ainsi il n’éparpillera pas ses étincelles en temps et endroits qui ne sont pas encore unis adéquatement.

Et sache qu’aucun défaut n’est attribué aux inférieurs, sauf en temps et à l’endroit permis, comme c’est le cas à présent. Je veux dire, s’il se détourne ou regrette, se désespère du moment présent, « il rejette tous les temps et tous les endroits du monde ». C’est le sens de « un moment dans sa colère et combien dans sa rage ? Un moment ».

Donc l’homme n’a pas d’autre correction que de rectifier tous les moments présents et à venir et de les consacrer et les offrir à Son Grand Nom. Et celui qui rejette le moment présent, car il est endurci, révèle sa bêtise à tous : car tous les mondes et tous les temps ne sont pas pour lui, car la lumière de son visage n’est pas revêtue dans les changements de temps, bien que le travail de l’homme en soit forcément transformé. Pour cette raison, la foi et la confiance au-dessus de la raison ont été préparées pour nous par le mérite de nos saints Pères, pour que l’homme les utilise sans efforts dans les moments difficiles.


 

Une servante qui hérite de sa maîtresse

Cela nécessite une explication approfondie. Pour bien faire comprendre à tous, je vais choisir d’interpréter la question en ce qui nous apparaît pour cette raison et qui s’étend à nous jusque dans la conduite de ce monde.

L’intériorité de l’extériorité

La chose est que les racines supérieures s’écoulent jusqu’à ce que leurs branches apparaissent dans ce monde, comme il est écrit dans l’explication des racines et des branches. Dans l’ensemble, les mondes sont considérés comme l’intériorité et l’extériorité. C’est comme une lourde charge, que nul ne peut soulever ou déplacer d’un endroit à l’autre. Par conséquent, le conseil est de diviser la charge en petits morceaux et ensuite de les transférer un à la fois.

La même chose est vraie pour notre matière, puisque le but de la Création est inestimable car une petite et fine étincelle - comme l’âme d’une personne, peut s’élever dans son atteinte à un degré supérieur au ministère des anges, comme nos sages ont dit à propos du verset: « Maintenant, il sera dit à Jacob et à Israël: « Qu’est-ce que Dieu a forgé! » .Ils ont cru que les anges supérieurs demanderaient à Israël, « Qu’est-ce que Dieu a forgé? ».

L’évolution d’Israël (intériorité) l’une après l’autre

Cette bonté ne nous viendra que par le développement l’un après l’autre. Comme dans la précédente allégorie, même la plus lourde charge peut être levée si nous le divisons en morceaux et si nous les élevons l’un après l’autre. Non seulement l’objectif général nous vient-il de cette manière, mais même le but physique, qui n’est qu’une préparation pour le but général, nous parvient à travers un développement progressif et lent.

Ainsi, les mondes ont été divisés en intériorité et en extériorité, où chaque monde contient une illumination adaptée pour agir selon un lent développement. Et on les appelle « l’intériorité du monde ».

Évolution instantanée des nations du monde (extériorité)

A l’opposé, il y a des illuminations qui ne peuvent qu’agir instantanément. Par conséquent, quand elles apparaissent ici dans leurs branches dans ce monde et que le contrôle leur est donné, non seulement ne se corrigent-elles pas, elles sèment la ruine.

Nos sages les appellent « verts », comme il est écrit concernant l’arbre de la connaissance et Adam ha Rishon, qu’ils mangeaient des fruits verts. Cela signifie que c’est vraiment un plaisir délicat, destiné à réjouir l’homme, mais pour l’avenir et non pas à l’heure actuelle, car il est encore en croissance et en développement. C’est pourquoi ils l’ont comparé à un fruit vert, comme la figue également qui est le plus doux et le plus délicat des fruits, lorsqu’elle est consommée prématurément, va bouleverser l’estomac et il en mourra.

En effet, nous devrions nous demander: «Qui est celui qui apporte un tel acte dans la monde?» Après tout, nous savons qu’il n’y a pas d’action dans notre monde qui ne vienne sans une frappe d’une racine supérieure. Sachez que c’est ce que nous appelons « la domination de l’extériorité », comme dans le verset: « Dieu a fait l’un par rapport à l’autre ». Elle contient une force qui pousse et accélère la révélation de la domination de l’intériorité, comme nos sages l’ont dit, « Je place sur eux un roi tel que Haman et ils reviendront vers le bien contre leur gré ».

L’intériorité est le peuple d’Israël

Après avoir clarifié les racines supérieures, nous allons clarifier les branches dans ce monde. Sachez qu’une branche qui s’étend de l’intériorité est le peuple d’Israël, qui a été choisi comme opérateur de l’objectif général et de la correction. Il contient la préparation nécessaire pour la croissance et le développement jusqu’à qu’il pousse également les nations du monde à atteindre le but commun.

L’externalité est les nations du monde

La branche qui s’étend de l’extériorité est les nations du monde. Les mêmes vertus n’ont pas été préparées pour elles pour les rendre dignes de recevoir le développement du but l’un après l’autre. Au contraire, elles sont aptes à toutes recevoir la correction en une fois et en totalité, en fonction de leur racine supérieure. Par conséquent, quand elles reçoivent la domination de leur racine, elles détruisent les vertus dans les enfants d’Israël et elles causent des souffrances dans le monde.

Une esclave et une servante

Les racines supérieures, appelées « extériorité », comme nous l’avons expliqué plus haut, sont généralement appelées « servante » et « esclave ». C’est pour nous montrer qu’ils n’ont pas l’intention de nuire du tout, comme cela pourrait paraître à l’observation superficielle, mais ils servent l’intériorité, comme l’esclave et la servante qui servent leurs maîtres.

L’extériorité domine quand Israël ne demande pas de profondeur dans leur travail

La règle ci-dessus de l’extériorité est appelée « l’exil d’Israël parmi les nations du monde ». Grâce à elle, elles infligent de nombreuses formes de souffrance, la dégradation et la destruction de la nation d’Israël. Toutefois, pour être bref, nous n’allons expliquer que ce qui est révélé à travers une observation générale, qui est le but général. Ceci se réfère à l’idolâtrie et à la superstition, comme il est écrit: « Mais ils se sont mêlés aux nations, et ils apprirent leurs œuvres ». C’est le plus terrible et dangereux poison qui détruit les âmes d’Israël, car il rapproche leurs vanités de la raison humaine. En d’autres termes, ils ne nécessitent pas de grande profondeur pour comprendre et plantent ainsi les fondations de leur travail dans les cœurs des enfants d’Israël. Et même si un homme d’Israël est tout à fait inapte à accepter leur non-sens, à la fin ils induisent de la saleté, jusqu’à l’hérésie flagrante, jusqu’à ce qu’il dise, « tous les visages sont égaux ».

La raison de la dissimulation de la Kabbale

Maintenant vous pouvez comprendre la dissimulation de la sagesse cachée des regards extérieurs, ainsi que ce que les sages ont dit: « Il est d’interdit enseigner la Torah à un gentil ». Il semble y avoir une contradiction entre ce dernier et le Tana (grand sage du début de notre ère) Debei Elie, qui a dit: « Même un gentil, même un esclave, et même une servante qui s’assoient pour apprendre la Torah, la Divinité est avec eux ». Ainsi, pourquoi les sages ont-ils interdit l’enseignement de la Torah aux gentils?

L’enseignement de la Torah aux gentils

 

En effet, le Tana Debei Elie se réfère à un gentil converti, ou du moins à celui qui s’est retiré de l’idolâtrie, de la superstition. Inversement, nos sages visaient à celui qui ne s’était pas retiré de l’idolâtrie et voulait connaitre la loi d’Israël et la sagesse, afin de renforcer et de fortifier son idolâtrie. Et vous pourriez dire: « Pourquoi devrait-on se soucier si un gentil est devenu plus pieux dans son idolâtrie à cause de notre sainte Torah? Si elle ne l’aide pas, quel mal peut-elle lui faire? ».

Les pleurs de Rashbi

En effet, c’est ce qui a provoqué les pleurs du Rashbi avant qu’il n’ait expliqué un secret important dans la sagesse du caché, comme il est écrit: « Rabbi Shimon pleura : Malheur si je dis et malheur si je ne dis pas. Si je dis, les pécheurs sauront répondre à leurs idoles; et si je ne dis pas, les amis perdront ce mot ».

Il avait peur que ce secret ne vienne aux mains des idolâtres et qu’ils en fassent leur idolâtrie avec la force du saint esprit. C’est ce qui prolonge notre exil et qui nous apporte tous les maux et les destructions, comme nous voyons maintenant devant nous, puisque les sages de toutes les nations du monde ont étudié tous les livres des enfants d’Israël et ils les ont transformé en délices aptes à renforcer leur foi, signifiant leur sagesse, appelée la « théologie ».

Deux torts d’avoir révélé la sagesse d’Israël aux nations du monde

Ils ont fait deux torts:

  1. Outre le fait d’avoir revêtu notre robe, en disant que toue cette sagesse est l’atteinte de leur propre saint esprit, ces mimiques ont acquises leur réputation à nos frais. Ainsi, ils renforcent leurs faux enseignements et ils en obtiennent la force de nier notre sainte Torah.
  2. Mais un mal encore plus grand nous est venu: celui qui observe leur théologie y découvre des concepts et la sagesse concernant le travail de Dieu qui semble plus vraie et plus authentique que notre sagesse.

Il en est ainsi pour deux raisons:

La première est qu’ils sont nombreux et que parmi eux il y en a de très grands philologues compétents qui connaissent leur travail: rendre les choses acceptables aux personnes possédant moins d’éducation. La philologie provient des enseignements extérieurs et certainement une société de huit milliard de personnes peut en produire beaucoup plus qu’une société de quinze millions ne le peut. Ainsi, celui qui observe leurs livres tombe dans le doute qu’ils pourraient bien avoir raison, ou, pire encore, bien sûr.

La seconde, et la plus importante raison, est que les sages d’Israël cachent la sagesse de la religion des masses derrière des portes closes et par tous les moyens. Les sages de chaque génération offrent des explications simples pour les masses et les rejettent avec toutes sortes de ruses du désir même de s’approcher et toucher la sagesse du caché.

Malheur si je dis

Ils font ceci par crainte que ces choses tombent entre les mains des idolâtres, comme Rashbi a écrit: « Si je le dis, les pécheurs sauront comment servir leurs idoles ». Après tous, nous souffrons beaucoup, même pour les petites choses qu’ils ont volées à nos récipients, qui leur sont arrivées en dépit d’une garde vigilante.

La raison de la dissimulation de la Kabbale

Ceci permet de clarifier ce qui se déroulerait, si nos sages avaient révélé la sagesse cachée à tous. Et puisque nous dissimulons, tant que nos bourgeois seront inaptes à recevoir les secrets de la Torah, il n’a aucune connaissance dans la sagesse de la religion. Par conséquent, une telle personne est évidemment inspirée et joyeuse quand elle trouve la sagesse légère et des explications dans la théologie, mais dont l’essence est un assortiment des concepts volés à notre cache, avec l’ajout de friandises littéraires. Après avoir vu cela, il dit et nie notre Torah pratique et termine dans l’hérésie complète.

Une servante qui hérite de sa maîtresse

Ceci est appelé « une servante qui hérite de sa maîtresse », puisque le pouvoir même de la maîtresse-la domination de l’intériorité – est par la force de notre sagesse et notre connaissance, comme il est écrit, « nous sommes distingués, moi et ton peuple, de tout peuple à la surface de la terre ». Et maintenant, la servante s’avance et se targue en public qu’elle est l’héritière de cette sagesse. Il faut savoir que ce pouvoir est l’entrave par laquelle les jambes des enfants d’Israël sont enchaînées dans l’exil, sous leur domination.

Chaînes de l’exil

Ainsi, l’essence des chaines de l’exil et de sa puissance est la sagesse de la Torah et ses secrets, qu’ils ont réussi à voler et à mettre dans leurs récipients, contournant la garde vigilante que nous avons mis en place. Avec cela, ils trompent les masses, en disant qu’ils ont hérité de l’œuvre de Dieu, et ils sèment aussi le doute et l’hérésie dans les âmes d’Israël.

 

 

« S’assoir et ne rien faire est mieux »

Je ne peux plus me taire devant tout ce qui se dresse devant nous et je vais vérifier la vraie controverse qui se dévoile, car je dois savoir ce que vaut la vérité dans notre pays : telle a toujours été mon approche, d’analyser toutes les actions de la Création et d’en connaître leur valeur, bonne ou mauvaise et ce avec une précision extrême.

Car c’est le seul endroit que mes Pères m’ont laissé à définir et j’ai déjà trouvé des finesses et des mystères dans toutes ces images insignifiantes: car ce n’est pas en vain que tout ce lot a été placé sous mes yeux. Il y a belles lettres pour énoncer toute sagesse et toute idée, qui n’ont été créées que pour les combinaisons de la sagesse.

Pour commencer nous allons examiner la qualité de la paresse qui existe dans ce monde. Et en général ce n’est pas une qualité tellement mauvaise ni méprisable et la preuve en est que les sages ont déjà dit : « s’assoir et ne rien faire est mieux ». Et bien que le bon sens et certains textes dénient cette règle, afin d’être précis comme il se doit, je montrerai que « tout est parole du Dieu vivant ». Et tout rentrera posément dans l’ordre.

Il est sans aucun doute clair, qu’il n’y a aucun autre travail au monde à part le travail de Dieu. Et tout autre travail, à part le Sien, même pour les âmes, s’il n’est que pour la personnalité individuelle, il aurait mieux valu qu’il ne soit pas venu au monde, car il bouleverse les choses, celui qui reçoit n’est pas devenu celui qui donne sans réserve. Ceci est une loi qui est inviolable, et « s’il avait été là il n’aurait pas été délivré ».

Ainsi, il n’est pas indiqué de juger un tel employé ou travail dont l’exécuteur est sous la forme de receveur, car c’est sans doute en vain, et il aurait mieux valu « qu’il s’asseye et ne fasse rien » car il fait du mal par cet acte, soit à lui-même, soit aux autres. Et son utilité en est complètement entravée, comme nous l’avons dit ci-dessus.

Je me moque si certains de tes 248 organes se sentent mal à l’aise par rapport à cette loi et même s’ils protestent ouvertement contre mes paroles, car ainsi est la nature de toute parole de vérité : elle n’exige aucun accord du nouveau-né de la femme, petit ou grand. Et quiconque est récompensé de savoir davantage la Torah devient plus perspicace.


 

Le Seigneur est ton ombre

… Nous savons que le Baal Shem Tov a donné un signe évident, pour savoir combien le Saint béni soit-Il s’amusait avec lui -  examiner son cœur, et voir combien il s’amuse avec le Saint béni soit-Il.  Ainsi est la signification de « Le Seigneur est ton ombre ». Et donc celui qui sent encore une distinction entre « chérir et connaître », doit encore unir son cœur, car de la perspective du Saint béni soit-Il, ils sont vraiment UN, car le Saint béni soit-Il réside vraiment dans le cœur de chaque homme d’Israël. Cela est de Sa perspective. Et ainsi que manque-t-il à l’homme ? Juste de le savoir! Et la connaissance se modifie et  la connaissance conclut. Et c’est cela le sens « Le Seigneur est ton ombre ».

 

Préface au commentaire du Soulam

Dix Sefirot

1) Tout d’abord, nous devons connaître les noms des dix Sefirot : KHB, HGT, NHYM. Ce sont les acronymes de Kéter, Hokhma, Bina, Hessed, Guevoura, Tifféret, Netsah, Hod, Yessod, Malkhout. Ce sont aussi les dix couvertures de Sa lumière, établis afin que les inférieurs puissent recevoir Sa lumière.

C’est comme la lumière du soleil, qui est impossible à regarder sauf à travers des verres fumés qui diminuent sa lumière et l’adaptent pour que les yeux puissent voir. De même, si Sa lumière n’avait pas été couverte de ces dix couvertures, appelées « dix Sefirot », dans lesquelles chaque inférieur couvre Sa lumière, les inférieurs n’auraient pas pu l’obtenir.

2) Ces dix Sefirot sont les dix noms sacrés dans la Torah : le nom Ehyé (prononcé Ekyé), est la Sefira Kéter ; le nom Yah (prononcé Koh) est la Sefira Hokhma ; et le nom HaVaYaH avec la ponctuation de Elohim est Bina. Le nom El (prononcé Kel) est Hessed ; le nom Elohim (prononcé Elokim) est Guevoura; et le nom HaVaYah avec la ponctuation de Shva, Holam, Kamatz est Tifféret. Le nom Tsvaot est Netsah et Hod ; le nom Shadaï (prononcé Shadai) est Yessod ; le nom Adonay (prononcé Adnai) est Malkhout (Le Zohar, Vayikra, points 157-163, 166-177).

3) Et bien que l’on compte dix Sefirot, il n’y a pas plus de cinq Behinot (discernements) en elles, appelées Kéter, Hokhma, Bina, Tifféret et Malkhout. La raison pour laquelle nous comptons cinq Sefirot est que la Sefira Tifféret contient six Sefirot, nommées Hessed, Guevoura, Tifféret, Netsah, Hod, et Yessod, ce qui fait dix (Introduction au Livre du Zohar, « Mirroirs du Soulam », p.5).

Et ces cinq Behinot, KHB TM sont discernées dans chaque émané et dans chaque créature, dans tous les mondes - les cinq mondes, appelés Adam Kadmon, Atsilout, Bryia, Yestira, et Assya, qui correspondent aux cinq Behinot KHB TM – aussi bien que dans le plus petit détail dans la réalité. Nous discernons que Rosh (Tête) en lui est Kéter ; de sa Rosh à Khazé (poitrine), c’est Hokhma ; de Khazé à Tabour (nombril) c’est Bina ; et de Tabour et en dessous c’est Tifféret et Malkhout.

Pourquoi Tifféret inclut HGT NHY

 

4) Quand les cinq Behinot KHB TM sont sorties, elles furent incorporées les unes dans les autres de sorte que chacune contenait KHB TM. Toutefois, dans la Sefira Tifféret, le niveau des Sefirot descendit de GAR, donc les noms des KHB TM inclus en elles changèrent pour HGT NH, et Yessod, qui les contient. Par conséquent, lorsque nous disons que Tifféret contient six Sefirot, ce n’est pas en raison de son mérite sur les trois premières Sefirot, mais l’inverse, c’est le manque de  lumière de GAR en elle qui fit que les cinq Behinot KHB TM reçurent des noms différents : HGT NH.

Donc, Hessed, est Kéter, Guevoura est Hokhma, et Tifféret est Bina, Netsah est Tifféret, et Hod est Malkhout. La Sefira Yessod leur est ajoutée, mais ce n’est pas une Behina (singulier de Behinot) supplémentaire aux cinq Behinot. C’est plutôt un discernement qui contient les cinq Behinot HGT NH en lui. En outre, elles sont toujours appelées VAK, qui est un acronyme de Vav (six) Ktsavot (fins, bouts), qui sont les six Sefirot HGT NHY. Et comme cette descente des cinq Behinot à HGT NH ne s’est produite que dans ZA, nous n’appliquons les cinq Behinot qui changent qu’à ZA.

 Lumière et Kli

5) Il est impossible d’avoir la lumière sans un Kli dans aucun des mondes. Au début il n’y avait qu’un Kli dans les dix Sefirot – Malkhout. La raison pour laquelle nous disons qu’il y a cinq Behinot KHB TM est qu’elles sont toutes des parties de Malkhout, qui s’appelle Behina Dalet. Cela signifie qu’elles sont arrangées selon leur proximité au Kli complet, qui est Malkhout, appelée Behina Dalet.

Mais après leTsimtsoum Aleph (la première restriction), un Massakh (écran) fut établi dans le Kli de Malkhout, qui empêche la lumière supérieure de le vêtir. Donc, lorsque la  lumière supérieure atteint le Massakh, le Massakh la frappe et la repousse. Cette frappe est appelée « Zivoug de Hakaa » (accouplement par coups) de la lumière supérieure avec le Massakh dans le Kli de Malkhout, et la lumière repoussée est appelée « dix Sefirot de Ohr Hozer (lumière Réfléchie). »

Il en est ainsi car la lumière repoussée s’élève de bas en haut et habille les dix Sefirot dans la  lumière supérieure, qui s’appellent « dix Sefirot de Ohr Yashar (lumière directe). » Et de nouveaux Kélim furent faits de cette Ohr Hozer, pour vêtir la lumière supérieure à l’endroit de Malkhout, qui s’était restreinte afin de ne pas recevoir la lumiére. Le contenu de ces nouveaux Kélim (pluriel de Kli), s’appelle « dix Sefirot de Ohr Hozer. »

Rosh-Tokh-Sof, Pé-Tabour-Sioum Raglin

 

6) Et à cause des nouveaux Kélim de Ohr Hozer, il y a trois parties dans chaque Partsouf, appelées Rosh, Tokh, Sof (Tête, Intérieur, Fin). Il a été expliqué que par la force du Massakh qui empêche la lumière d’atteindre Malkhout il y a eu un Zivoug de Hakaa avec la  lumière, faisant sortir les dix Sefirot de Ohr Hozer et a habillé les dix Sefirot de Ohr Yashar dans la lumière supérieure.

Ces dix Sefirot de Ohr Yashar et Ohr Hozer s’appellent dix Sefirot de Rosh. Toutefois, ces dix Sefirot de Ohr Hozer, qui sont sorties du Massakh vers le haut et habillent les dix Sefirot de Ohr Yashar, ne sont pas encore les vrais Kélim. Ceci est dû au fait que le nom Kli indique l’Aviout en lui, c’est-à-dire la force du Din (jugement) dans le Massakh, qui empêche l’habillage de la  lumière dans Malkhout.

La règle est que la force de Din n’opère qu’à partir de l’émergence du Din vers le bas. Et non de l’endroit de l’éemrgence du Din vers le haut Et comme les dix Sefirot de Ohr Hozer ont émergé du Massakh vers le haut, la force de Din n’est pas apparente dans Ohr Hozer et ne convient pas d’être un Kli. Pour cette raison, ces dix Sefirot de Ohr Hozer sont appellées Rosh, c’est-à-dire une racine pour les Kélim, et non les Kélim eux-mêmes.

Et Malkhout, dans laquelle le Massakh pour le Zivoug de Hakaa a été établi, s’appelle par conséquent (bouche). Ceci suggère que comme dans une bouche physique, de laquelle les Otiot (lettres) sortent par un Zivoug de Hakaa des cinq sorties de la bouche, le spirituel contient un Zivoug de Hakaa pour faire sortir dix Sefirot de Ohr Hozer, à savoir les cinq Behinot KHB TM, qui sont les Kélim pour les dix Sefirot de Ohr Yashar, et les Kélim sont appellés Otiot. Ainsi, nous avons expliqué les dix Sefirot de Rosh.

7) Donc, les dix Sefirot de Ohr Yashar et les dix Sefirot de Ohr Hozer durent se diffuser du Massakh vers le bas, et à ce moment les dix Sefirot de Ohr Hozer devinrent des Kélim qui reçoivent et habillent les dix Sefirot de Ohr Yashar. C’est parce que maintenant il y a un Massakh sur les dix Sefirot de Ohr Hozer. Pour cette raison, son épaisseur contrôle les dix Sefirot de Ohr Hozer et par cela, les Kélim furent faits.

De plus ces dix Sefirot, qui sont les Kélim à proprement parler, sont appelés Tokh et Gouf (corps), c’est-à-dire que c’est le véritable intérieur et le corps du Partsouf. Et Malkhout de Tokh s’appelle Tabour, comme dans la phrase « le Tabour (nombril) de la terre », qui se réfère au centre et au milieu. Ceci indique que Malkhout de Tokh est la Malkhout centrale, et c’est de son Ohr Hozer que les Kélim véritables du Gouf furent fait.

Nous pouvons également dire que Tabour vient des mots Tov Ohr (bonne  lumière), ce qui indique que jusqu’à présent la lumière est bonne, puisqu’elle est habillée dans des Kélim qui conviennent pour la recevoir. Nous avons donc expliqué les dix Sefirot de Tokh jusqu’au Tabour.

8) Donc, nous trouvons deux discernements dans Malkhout de Rosh :

- Malkhout qui termine : le Massakh empêchant la lumière supérieure de se revêtir dans le Kli de Malkhout.

Malkhout s’accouplant : S’il n’y avait pas eu un Zivoug de la  lumière Supérieure avec le Massakh par un Zivoug de Hakaa, qui élève Ohr Hozer pour habiller la lumière supérieure, il n’y aurait pas de récipient de réception pour la lumière supérieure, et il n’y aurait pas de lumière dans la réalité, puisqu’il n’y a pas de  lumière sans Kli.

Mais dans Malkhout de Rosh, ces deux discernements ne sont que deux racines. Malkhout qui termine est la racine de Malkhout qui finit le degré, et le Malkhout s’accouplant est la racine de l’habillage de la lumière dans les Kélim.

Ces deux actions sont apparues et se sont produites dans le Gouf du Partsouf :

   - De à Tabour, Malkhout s’accouplant montre sa force et la lumière supérieure est    habillée de Kélim.

    - Et de Tabour vers le bas, Malkhout qui termine, montre sa force et fait sortir dix Sefirot de Sioum (fin). Chaque Sefira émerge avec la seule illumination de Ohr Hozer sans la lumière supérieure. Et quand elle atteint Malkhout de ces dix Sefirot de Sioum, chaque Partsouf se termine, parce que cette Malkhout est Malkhout qui termine, qui ne reçoit rien, et donc met fin à l’expansion du Partsouf.

Et nous appelons cette Malkhout, « Malkhout de Sioum Raglin », qui coupe la  lumière et termine le Partsouf. Et ces dix Sefirot de Sioum qui se diffusent du Tabour et en bas jusqu’au Sioum Raglin s’appellent « dix Sefirot de Sof » (fin), et elles sont toutes des parties de Malkhout de Sof et de Sioum. De plus, lorsque nous disons qu’il n’y a que Ohr Hozer en elles, cela ne veut pas dire qu’elles n’ont pas du tout d’Ohr Yashar, mais cela signifie qu’elles ont une certaine illumination de Ohr Yashar, mais elle est considérée comme VAK sans Rosh.

Khazé

 

9) Jusqu’à présent nous avons discuté des Partsoufim (pluriel de Partsouf) d’Adam Kadmon. Mais dans les Partsoufim du monde de Atsilout, un nouveau Sioum fut ajouté aux dix Sefirot de Tokh : Malkhout de Tokh, nommée Tabour, s’éleva à Bina des dix Sefirot de Tokh, et termina le degré des dix Sefirot du degré Tokh à cet endroit. Ce Sioum s’appalle Khazé, et la Parsa y a été installée.

Ceci signifie que le nouveau Sioum qui fut fait par l’ascension de Malkhout à Bina à l’endroit de Khazé est appellé Parsa, comme le firmament qui sépare les eaux supérieures – Kéter et Hokhma qui restèrent dans le degré Tokh – de Bina et TM, qui sortirent du degré des dix Sefirot de Tokh et devinrent le degré des dix Sefirot de Sof.

Pour cette raison, les dix Sefirot de Tokh se divisèrent en deux degrés :

-         De à Khazé, on les considère comme dix Sefirot de Tokh, Atsilout, GAR du Gouf.

-         De Khazé et en bas jusqu’au Tabour, on les considère comme dix Sefirot de Sof, Bryia, VAK sans Rosh, comme les dix Sefirot de Sof.

Relation inverse entre les Kélim et  lumières

 

10) Il y a toujours une relation inverse entre les lumières et les Kélim. Dans les Kélim, l’ordre est que les supérieurs sont les premiers à grandir dans un Partsouf. D’abord, Kéter vient au Partsouf, ensuite Hokhma, ensuite Bina, ensuite Tifféret, et ensuite Malkhout. Pour cette raison, nous nommons les Kélim KHB TM, c’est-à-dire de haut en bas, parce qu’ainsi va leur ordre de venue dans le Partsouf.

Mais pour les lumières c’est l’inverse. L’ordre des lumières est que les inférieurs viennent au Partsouf en premier. La première à venir est la lumière de Néfesh, ensuite la lumière de Rouakh, ensuite la lumière de Neshama, ensuite la lumière de Haya, ensuite la lumière de Yékhida.

Donc, au début arrive la lumière de Néfesh, qui est la  lumière de Malkhout, la plus petite de toutes les lumières. Et la dernière à arriver est la lumière de Yékhida, la plus grande de toutes les lumières. C’est pourquoi nous nommons toujours les lumières NRNHY, c’est-à-dire, de bas en haut, ce qui est leur ordre d’arrivée dans le Partsouf.

11) Par conséquent il s’avère qu’alors qu’il n’y a qu’un seul Kli dans le Partsouf, qui est nécessairement le Kli le plus haut – Kéter – qui est le premier à grandir, la plus grande lumière associée à Kéter, la lumière de Yékhida, n’entre pas dans le Partsouf. Au lieu de cela, la  lumière qui entre et s’habille dans le Kli de Kéter est la plus petite lumière, la lumière de Néfesh.

Et lorsque deux Kélim grandissent dans le Partsouf, qui sont les plus grands KélimKéter et Hokhma – la lumière de Rouakh entre aussi. Alors la lumière de Néfesh descend du Kli de Kéter au Kli de Hokhma, et la lumière de Rouakh se revêt dans le Kli de Kéter. De même, quand le troisième Kli grandit dans le Partsouf – le Kli de Bina – la lumière de Neshama entre dans le Partsouf. Alors la lumière de Néfesh descend du Kli de Hokhma au Kli de Bina, la lumière de Rouakh sort du Kli de Kéter et va dans le Kli de Hokhma, et la lumière de Neshama se revêt dans le Kli de Kéter.

Et quand un quatrième Kli grandit dans le Partsouf, à savoir le Kli de Tifféret, la lumière de Haya entre dans le Partsouf. Alors la lumière de Néfesh descend du Kli de Bina au Kli de Tifféret, la lumière de Rouakh au Kli de Bina, la lumière de Neshama au Kli de Hokhma, et la lumière de Haya au Kli de Kéter.

Et quand un cinquième Kli grandit dans le Partsouf, le Kli de Malkhout, toutes les lumières viennent dans leur Kélim respectifs. Ceci parce que la lumière de Yékhida s’étend alors dans le Partsouf : la lumière de Néfesh descend du Kli de Tifféret au Kli de Malkhout, la  lumière de Rouakh descend du Kli de Bina et va dans le Kli de Tifféret, la lumière de Neshama descend du Kli de Hokhma et va dans le Kli de Bina, et la lumière de Haya descend du Kli de Kéter et vient dans le Kli de Hokhma, et la lumière de Yékhida vient se revêtir dans le Kli de Kéter.

12) Vous voyez que tant que tous les cinq Kélim KHB TM n’ont pas grandi dans le Partsouf, les  lumières ne sont pas à leur place désignée. De plus, elles ont une valeur inverse puisque si le Kli de Malkhout – le plus petit Kli – manque au Partsouf, la lumière de Yékhida – la plus grande  lumière – sera manquante. Et si les deux Kélim inférieurs– Tifféret et Malkhout sont manquants, les deux plus grandes lumières – Haya et Yékhida – seront manquantes. Et si les trois Kélim inférieurs – Bina, Tifféret et Malkhout – sont manquants, les trois plus grandes lumières – Neshama, Haya et Yékhida – seront manquantes, etc.

Donc, tant que tous les cinq Kélim KHB TM n’ont pas grandi dans le Partsouf, il y a une relation inverse entre les Kélim et les lumières. Si une lumière et un Kli manquent, alors la plus grande lumière, la lumière de Yékhida sera manquante. Et c’est le contraire avec les Kélim : le plus petit Kli sera manquant – le Kli de Malkhout.

13) Maintenant vous voyez pourquoi nous disons que par l’ascension de Malkhout à Bina, le degré s’est terminé sous Hokhma. Et pour cette raison, seules deux Sefirot restèrent dans le degré – Kéter et Hokhma, et Bina et TM du degré s’annulèrent et descendirent du degré. Pourtant, ceci ne concerne que les Kélim. Mais c’est le contraire avec les lumières : Les lumières Néfesh Rouakh restèrent dans le degré, et les lumières Neshama, Haya et Yékhida s’annulèrent dans le degré.

14) Maintenant vous comprendrez pourquoi le Zohar dit parfois qu’avec l’ascension de Malkhout à Bina, les cinq Otiot (lettres) du nom Elohim furent divisées de sorte que les deux Otiot MI (Mem, Youd) restèrent dans le degré et les trois Otiot ELEH (Aleph, Lamed, Hey) sortirent et s’annulèrent dans le degré.

Mais parfois le Zohar dit le contraire, que quand Malkhout s’est élevée à Bina, les deux Otiot EL (Aleph, Lamed) restèrent dans le degré, et les trois Otiot HYM (Hey, Youd, Mem) s’annulèrent et descendirent du degré. C’est que les cinq Otiot Elohim sont les cinq Sefirot KHB TM ou cinq lumières NRNHY. Et quand Malkhout monte à Bina, seuls les Kélim Kéter et Hokhma, qui sont les deux Otiot EL, restent dans le degré, et les trois Otiot HYM descendent du degré.

Dans les lumières c’est l’inverse : les deux Otiot du bas MI, qui suggèrent les deux lumières inférieures Néfesh-Rouakh, restèrent dans le degré, et les trois Otiot supérieures, ELEH, suggérant Yékhida, Haya, Neshama, partirent et s’annulèrent dans le degré.

Donc, dans L’introduction au Livre du Zohar, Le Zohar parle de cinq  lumières NRNHY, soit les cinq Otiot Elohim. C’est pourquoi il est écrit que MI restèrent et ELEH quittèrent le degré. Egalement, dans Le Zohar (Genèse, 1), il parle des cinq Kélim KHB TM, à savoir les cinq Otiot Elohim.

Pour cette raison, il est écrit le contraire : EL resta dans le degré et les trois Otiot HYM sortirent du degré. Nous devrions nous souvenir de ces mots et examiner chaque passage pour voir si l’on parle de lumières ou de Kélim, et cela résoudra de nombreuses contradictions apparentes.

L’ascension de Malkhout à Bina

 

15) Nous devrions parfaitement comprendre la question de l’adoucissement de Malkhout dans Bina, car c’est la racine de toute cette sagesse. Malkhout est Midat Ha Din (qualité de jugement), dans laquelle le monde ne peut pas exister. Pour cette raison, L’Emanateur l’a élevée à la Sefira de Bina, qui est Midat Ha Rakhamim (qualité de miséricorde). Nos sages y ont fait allusion : « Au commencement, Il pensa créer le monde avec Midat Ha Din », c’est-à-dire, seulement dans Malkhout, qui est Midat Ha Din. « Il vit que le monde n’existait pas, vit d’abord venir Midat Ha Rakhamim et l’associa à Midat Ha Din (Béréshit Rabba, 12).

Grâce à la montée de Malkhout à Bina, Malkhout reçoit la forme de Bina, qui est Midat Ha Rakhamim, et alors Malkhout conduit le monde avec Midat Ha Rakhamim. Cette question de la montée de Malkhout à Bina se passe à chacun des degrés, depuis le sommet du monde d’Atsilout jusqu’à la fin du monde d’Assiya puisqu’il n’y a pas de degré sans dix Sefirot KHB, HGT NHYM. Et Malkhout de chaque degré s’éleva à Bina dans ce degré et y fut adoucie.

La division de chaque degré en deux moitiés

 

16) Nous savons que Malkhout qui terminee chaque Sefira et chaque degré, veut dire que par le Tsimtsoum (restriction) qui fut fait sur elle, de ne pas recevoir la lumière supérieure, Malkhout empêche la lumière de se diffuser dans ce degré. Donc, la lumière de ce degré s’étend seulement jusqu’à Malkhout et s’arrête quand elle atteint le Massakh dans Malkhout, et un Zivoug de Hakaa avec la lumière s’effectue sur le Massakh dans Malkhout.

Par conséquent, puisque Malkhout de chaque degré s’est élevée à Bina de ce degré, Malkhout met fin à la lumière à l’endroit où elle est montée, c’est-à-dire au milieu de Bina. Donc, la moitié de Bina, Tifféret, et Malkhout, qui sont sous Malkhout qui termine, sortent de leur degré et deviennent un autre degré, sous Malkhout.

Donc, par l’ascension de Malkhout à Bina, chaque degré est coupé en deux : Kéter, Hokhma, et la moitié de Bina au-dessus de Malkhout restent dans le degré, et la moitié de Bina, Tifféret (comprenant HGT NHY), et Malkhout sortent du degré et deviennent un degré en dessous de lui. Cette fin créée par Malkhout au milieu de Bina est appelée Parsa.

17) Chaque degré doit avoir cinq lumières, appelées Yekhida, Haya, Neshama, Rouakh, et Néfesh habillées dans les cinq Kélim, appelés Kéter, Hokhma, Bina, Tifféret (comprenant HGT NHY), et Malkhout. Et puisqu’en raison de l’ascension de Malkhout à Bina, seuls deux Kélim complets restèrent dans le degré –Kéter et Hokhma- et trois Kélim, Bina, Tifféret et Malkhout y sont manquants, seules deux lumières y restent –Néfesh, Rouakh- habillant les deux Kélim, Kéter et Hokhma. Et les trois lumières Neshama, Haya et Yekhida y sont manquantes, puisqu’elles n’ont pas de Kélim dans lesquels se revêtir.

Il s’avère que le degré est dépourvu des trois premières Sefirot, puisqu’en raison de l’ascension de Malkhout à Bina, le degré fut percé en deux moitiés : une moitié resta dans le degré – Kéter-Hokhma des Kélim et Néfesh-Rouakh des lumières – et l’autre moitié quitta le degré – Bina et TM des Kélim, et Neshama, Haya, Yekhida des lumières. C’est pourquoi cette ascension de Malkhout à Bina est suggérée dans le Youd qui est entré dans la lumière du degré, et Ohr (lumière) devînt Avir (air). A la suite de l’ascension de Malkhout à Bina, le degré perdit la lumière de ses trois premières Sefirot et resta au niveau de Rouakh-Néfesh, appelé Avir. Cette question est aussi suggérée dans les cinq lettres du nom Elohim, divisé en deux moitiés : MI-ELEH. Les deux lettres MI impliquent les deux lumières Rouakh Néfesh, habillées dans les deux Kélim Kéter Hokhma qui sont restés dans le degré, et les trois lettres ELEH suggèrent les trois Kélim Bina, Tifféret, et Malkhout qui ont quitté le degré.

La descente de Malkhout de Bina à sa place

 

18) Toutefois, par l’élévation de Mayin Noukvin, à partir de la Torah et des prières des inférieurs, l’illumination supérieure s’étend de Hokhma et Bina de AK, ce qui fait sortir Malkhout de Bina dans tous les degrés, et l’abaisse à sa place (Le Zohar, VaYikael, p.41). Alors les trois Kélim, Bina, Tifféret et Malkhout qui avaient auparavant quitté le degré en raison de l’entrée du Youd, qui est Malkhout, dans la  lumière du degré, terminant ainsi le degré sous Hokhma et transformant Ohr (lumière) en Avir (air).

Mais maintenant, après que Malkhout soit descendue et ait quitté Avir, les Kélim reviennent à leur degré. Ainsi, à nouveau il y a cinq Kélim KHB TM dans le degré. Et puisqu’il y a cinq Kélim, toutes les cinq lumières Yékhida, Haya, Neshama, Rouakh, Néfesh reviennent et s’y habillent, et Avir redevient Ohr, puisque le niveau des trois premiers, appelé Ohr, est revenu au degré.

Un temps de Katnout et un temps de Gadlout

 

19) Donc, nous avons expliqué qu’en raison de l’ascension de Malkhout à Bina, deux temps furent faits dans chaque degré : un temps de Katnout (petitesse, enfance) et un temps de Gadlout (grandeur, âge adulte). Avec l’ascension de Malkhout à Bina, elle finit le degré sous Hokhma, et Bina, Tifféret, et Malkhout du degré sortent et viennent au degré inférieur. Donc, seules Kéter Hokhma de Kélim et Rouakh Néfesh des lumières restent dans le degré, manquant de GAR (trois premières). C’est le temps de Katnout.

Mais après que les inférieurs aient élevé Mayin Noukvin et étendent l’illumination de Hokhma Bina de AK, faisant sortir Malkhout de Bina, alors les trois Kélim Bina et TM qui étaient tombés au degré inférieur reviennent et s’élèvent de là à leur degré initial. Et puisqu’il y a déjà cinq Kélim KHB TM dans le degré, cinq lumières reviennent et s’habillent en eux : Néfesh, Rouakh, Neshama, Haya et Yekhida. C’est le temps de la Gadlout du degré. Ainsi nous avons expliqué qu’à cause de la chute de Bina et TM du degré au degré inférieur, le degré est en Katnout, sans GAR. Et grâce au retour de Bina et TM au degré, le degré est en Gadlout, c’est-à-dire avec le remplissage de GAR.

Comment l’inférieur s’élève à son supérieur

 

20) Par cette ascension de Malkhout à Bina, la connexion et la possibilité d’élever chaque inférieur à son supérieur ont été préparées. C’est parce que la règle veut que quand le supérieur descend à l’inférieur, il devient comme lui. Et également, quand l’inférieur s’élève au supérieur, il devient comme lui.

Donc, dans l’état de Katnout du degré, quand Malkhout qui termine s’élève à Bina, elle fait sortir Bina et TM du degré et vers le degré inférieur. Alors, ces Bina et TM deviennent un degré avec le degré sous de lui, puisque le supérieur qui descend à l’inférieur devient comme lui. C’est pourquoi, dans l’état de Gadlut du degré, quand Malkhout revient et sort de Bina et arrive à sa place, Bina et TM qui étaient tombées de Bina retournent à leur degré et prennent avec elles le degré inférieur dans lequel elles étaient lorsqu’elles étaient tombées.

Parce qu’elles sont désormais devenues un degré avec le degré inférieur, lors de leur chute, et sont devenues comme un seul avec lui, elles l’emmènent avec elles lors de leur retour au degré et élèvent le degré inférieur au degré supérieur. Selon la règle qui veut que l’inférieur qui s’élève au lieu du supérieur devient comme lui, le degré inférieur reçoit maintenant toutes les lumières et Mokhin qui existent dans le degré supérieur.

Donc nous avons clarifié comment l’ascension de Malkhout à Bina a engendré la connexion entre les degrés, pour que chaque degré puisse s’élever au degré supérieur. Ainsi, même le degré le plus bas peut s’élever jusqu’au degré le plus haut par cette connexion faite par la chute de Bina et TM de chaque degré au degré inférieur (Le Zohar, VaYikahel, p.41).

Katnout et Gadlout de YESHSOUT et de ZON

 

21) Maintenant que la question de l’ascension de Malkhout à Bina, appliquée à chaque degré dans les quatre mondes ABYA a été expliquée en général, je vais ici les expliquer en détail. Prenons pour exemple deux degrés, appelés YESHSOUT et ZON dans le monde d’Atsilout.

De par l’ascension de Malkhout de YESHSOUT à Bina de YESHSOUT dans l’état de Katnout, les trois Sefirot Bina et TM de YESHSOUT sortirent et tombèrent dans le degré sous YESHSOUT, qui est ZON. Et ces Bina et TM adhèrèrent au degré de ZON durant leur chute.

Donc, lorsque vînt le temps de Gadlout, Malkhout sortit de Bina de YESHSOUT pour retourner à sa place. Ainsi, Bina et TM de YESHSOUT se relevèrent de leur chute et arrivèrent au degré de YESHSOUT. Et elles élevèrent ZON avec elles, puisqu’elles y adhéraient durant Katnout, lors de leur chute. Il s’avère que ZON aussi s’éleva et devînt le degré de YESHSOUT, recevant les mêmes lumières et Mokhin convenant au degré de YESHSOUT.

Sans l’ascension de Malkhout à Bina, ZON n’auraient pas été dignes des Mokhin

 

22) Et ici nous devrions savoir que par eux-mêmes, ZON sont indignes de recevoir quel que Mokhin que ce soit, puisque l’origine de ZON est au-dessous de Tabour de AK, où gouverne Malkhout de Midat Ha Din, qui est gouvernée par la force du Tsimtsoum et n’est pas digne de recevoir la lumière supérieure. Pourtant, maintenant que Bina et TM de YESHSOUT ont élevé ZON au degré de YESHSOUT, ZON sont devenus comme le degré de YESHSOUT et peuvent recevoir la lumière supérieure comme ils le font.

23) Maintenant vous comprenez parfaitement pourquoi nos sages disaient (Béréshit Rabba, Paracha 12) : « Au commencement, Il pensa créer le monde avec Midat Ha Din », c’est-à-dire avec Malkhout de la première restriction, qui est Midat Ha Din. Et « monde » doit être compris comme ZON de Atsilout, appelé « monde ». Et il devrait être également compris comme « ce monde », qui reçoit de ZON de Atsilout. C’est parce que tout ce qui est reçu dans ZON de Atsilout peut être reçu par les gens dans ce monde, et tout ce qui n’est pas reçu dans ZON n’est pas reçu par les gens dans ce monde, puisque nous ne pouvons pas recevoir au-dessus du degré de ZON.

Donc, puisque la racine de ZON est sous Tabour de AK, où gouverne Malkhout de Midat Ha Din, ils ne peuvent pas recevoir la lumière supérieure et exister, puisqu’ils sont sous le Tsimtsoum dans Malkhout. A fortiori, ce monde ne peut exister.

C’est le sens de, « Il vit que le monde n’existe pas, Il fit devancer Midat Ha Rakhamim et l’associa à Midat Ha Din ». Cela signifie qu’Il éleva Malkhout de chaque degré, qui est Midat Ha Din, à Bina de chaque degré, qui est Midat Ha Rakhamim. Il s’avère que Malkhout de YESHSOUT s’éleva à Bina de YESHSOUT, de ce fait Bina et TM de YESHSOUT tombèrent au degré inférieur, qui est ZON, et y adhérèrent.

Pour cette raison, pendant Gadlout de YESHSOUT, quand Malkhout descendit de Bina de YESHSOUT et retourna à sa place, et les trois Kélim Bina et TM de YESHSOUT retournèrent à leur place, à YESHSOUT, comme au début, ils prirent alors avec eux ZON qui adhéraient à eux et les élevèrent au degré de YESHOUT. Ainsi, ZON devinrent comme le degré de YESHSOUT, c’est-à-dire devinrent dignes de recevoir la lumière supérieure comme YESHSOUT. Pour cette raison, ils reçoivent la lumière supérieure de YESHSOUT et donnent à ce monde, et maintenant le monde peut exister.

Mais sans l’association de Midat Ha Din à Midat Ha Rakhamim, c’est-à-dire si Malkhout de YESHSOUT ne s’était pas élevée à Bina de YESHSOUT, Bina et TM de YESHSOUT ne seraient pas tombées à ZON, et il n’y aurait pas de possibilité pour ZON de s’élever à YESHSOUT. A cemoment ils n’auraient pas pu recevoir la lumière supérieure pour le monde, et le monde n’aurait pas pu exister. Ainsi nous avons expliqué la question de l’ascension de Malkhout à Bina.

Tikoun Kavim

 

24) Dans les trois premiers Partsoufim de AK, appelés Galgalta, AB, SAG de AK, les Sefirot étaient sur une seule ligne, l’une en dessous de l’autre. Mais dans le monde de Nékoudim, habillant de Tabour de AK vers le bas, il y eut un Tikoun Kavim (correction des lignes) dans leur GAR, mais pas dans les sept Sefirot inférieures. Et dans le monde d’Atsilout, il y eut aussi un Tikoun Kavim dans les sept Sefirot inférieures.

Deux discernements dans le Tikoun Kavim

 

25) La raison en est que le Tikoun Kavim effectué dans les dix Sefirot s’étend de l’ascension de Malkhout à Bina, qui devint Noukva (femelle) de Hokhma. Il en résulte que deux côtés furent faits dans les dix Sefirot :

   - La Malkhout qui était mélangée à chaque Sefira devint le côté gauche de la Sefira ;

   - La Sefira elle-même est considérée comme la ligne droite dans la Sefira.

De plus, la ligne gauche endommagea la ligne droite. A ce moment, la lumière supérieure s’accoupla sur le Massakh des Dinim (pluriel de Din) dans cette Malkhout, et le niveau de Hassadim qui émergea dans le Zivoug de Hakaa de la lumière Supérieure sur le Massakh de cette Malkhout devint la ligne médiane, unissant et égalisant les deux lignes. Sans les Dinim dans Malkhout, il n’y aurait pas eu de Zivoug de Hakaa, ni beaucoup de Hassadim. Donc Malkhout, qui est la gauche, devint aussi importante que la Sefira elle-même, qui est la droite.

Nous savons que le début du Tikoun de la montée de Malkhout à Bina était dans le monde de Nékoudim, qui émergea après le Partsouf SAG de AK. Donc, le Tikoun des trois Kavim commence également dans le monde de Nékoudim, car l’un dépend de l’autre. Mais dans les trois premiers Partsoufim, Galgalta, AB SAG qui précédèrnt le monde des Nékoudim, où la question de l’ascension de Malkhout à Bina n’existait pas, il n’y avait donc pas trois lignes en eux, mais seulement une ligne.

26) Et tout ceci n’est possible que dans GAR du monde de Nékoudim, considéré comme GAR de Bina, dont les Hassadim sont GAR, puisqu’ils sont Ohr Hassadim par leur essence-même, puisqu’ils ne reçoivent jamais Ohr Hokhma. Pour cette raison, le niveau de Hassadim qui émergea sur le Massakh de Malkhout suffit à unir les deux lignes, droite et gauche, l’une à l’autre, et ramène GAR aux Sefirot.

Pourtant, ça n’est pas le cas dans les sept Sefirot inférieures du monde de Nékoudim, qui sont considérées ZA, dont l’essence est l’illumination de Hokhma dans Hassadim, puisqu’elles ont besoin de Hokhma. Et puisque Malkhout est mélangée dans toutes les Sefirot, elles ne peuvent pas recevoir Hokhma. Pour cette raison, elles sont déficientes et imparfaites aussi longtemps que Hokhma ne brille pas en elles.

Ainsi, le niveau de Hassadim qui émergea sur le Massakh de Malkhout ne les aide pas du tout à égaliser les deux lignes, droite et gauche, l’une à l’autre. C’est parce que les Dinim de gauche, qui sont les Dinim de Malkhout qui s’est élevée à Bina, endommagent la ligne droite et éloignent d’elle la lumière de GAR. Ainsi, le Tikoun Kavim des GAR n’aide pas du tout à corriger les deux lignes, droite et gauche dans VAK, puisque VAK de toutes les Sefirot proviennent de la Hitkalelout (mélange, inclusion) de ZA à cet endroit. Et aussi longtemps qu’il n’a pas l’illumination de Hokhma, il est déficient et endommagé.

Tikoun Kavim dans ZAT et dans YESHSOUT

 

27) Donc, le premier Tikoun dont les sept Sefirot inférieures ont besoin est d’enlever les Dinim dans Malkhout qui a été mélangée dans les Sefirot, c’est-à-dire simplement d’étendre l’illumination de Hokhma Bina de AK, ce qui abaisse Malkhout de Bina et la fait retourner à sa place. A ce moment, les trois Kélim Bina et TM retournent à la Sefira et deviennent la ligne gauche, et Kéter et Hokhma qui restèrent, deviennent la ligne droite.

Et puisque le degré est complet avec cinq Kélim, KHB TM, toutes les cinq lumières NRNHY y retournent, et la lumière de Hokhma retourne au degré. Alors la ligne médiane peut unir les deux lignes l’une à l’autre et compléter le degré avec toutes ses corrections.

28) Le second Tikoun est pour renforcer la Parsa, qui est la force de fin de Malkhout qui s’éleva à Bina, pour qu’elle ne soit jamais annulée. Et même quand Malkhout descend de Bina, sa force de fin reste à l’endroit de Bina. Alors Bina et TM, qui se connectent au degré, devraient s’élever au-dessus de la Parsa et se connecter ici au degré. Pourtant, quand elles sont sous la Parsa, elles ne peuvent pas se connecter au degré, bien que Malkhout y soit déjà descendue, puisque sa force de fin reste aussi après sa descente.

29) Et quand Bina et TM s’élèvent au-dessus de la Parsa et se connectent au degré, elles ne deviennent pas vraiment un degré avec les deux Kélim Kéter et Hokhma. Il en est ainsi parce qu’il reste une différence entre les deux Kélim Kéter et Hokhma, qui n’ont jamais été endommagés parce qu’ils n’ont jamais quitté leur degré et les trois Kélim Bina et TM qui quittèrent leur degré, furent endommagés pendant Katnout, et sont maintenant revenus. Et cette différence les transforme en deux lignes, droite et gauche, où Kéter et Hokhma du degré deviennent la ligne droite, et Bina et TM du degré deviennent la ligne gauche.

30) Cette différence et ces droite et gauche ne se réfèrent pas à un lieu, parce que le spirituel est au-dessus du lieu et du temps. Mais, une différence signifie qu’elles ne veulent pas être liées l’une à l’autre. Par ailleurs, la droite se réfère à Ohr Hassadim et la gauche à Ohr Hokhma.

Ce qui se passe, c’est que Kéter et Hokhma du degré, qui y restent pendant Katnout – avec Ohr Hassadim – se contentnt de cette Ohr Hassadim également pendant Gadlout, c’est-à-dire après que Malkhout soit descendue de Bina. C’est parce que cette lumière n’était pas endommagée. Elles ne veulent pas recevoir Ohr Hokhma et GAR qui sont maintenant revenues au degré, avec le retour au degré de Bina et TM. Pour cette raison, Kéter et Hokhma sont considérées comme ligne droite, c’est-à-dire Ohr Hassadim.

De plus, ces Bina et TM, qui, à leur retour au degré, amènent Ohr Hokhma et GAR dans le degré, ne veulent pas se lier à Kéter et Hokhma, puisqu’elles gardent Ohr Hassadim qu’elles avaient pendant Katnout. Bina et TM considèrent plus Ohr Hokhma qui est maintenant arrivée dans le degré ; donc, elles sont considérées comme la ligne gauche, puisqu’elles tiennent Ohr Hokhma.

31) Et cette différence entre la ligne droite et la ligne gauche est aussi considérée comme la division entre la droite et la gauche. La ligne droite garde les Hassadim, et veut annuler Ohr Hokhma dans la ligne gauche, et n’imposer que Ohr Hassadim. Inversement, la ligne gauche, qui garde Ohr Hokhma, veut annuler Ohr Hassadim dans la ligne droite et imposer Ohr Hokhma. A cause de cette dispute, aucune des deux ne brille, puisque Ohr Hassadim dans la ligne droite manque de Ohr Hokhma, comme un Gouf sans Rosh, et Ohr Hokhma dans la ligne gauche est dans l’obscurité totale parce que Ohr Hokhma ne peut pas briller sans Ohr Hassadim.

32) Et il n’y a pas de correction à cette dispute sauf par la ligne médiane créée par l’inférieur qui y élève MAN, sous la forme de ligne médiane. Un Zivoug de la lumière supérieure est effectué sur le Massakh de l’inférieur, appelé Massakh de Hirik, et le niveau des Hassadim y émerge, et c’est la ligne médiane. D’une part, ce Massakh diminue GAR de la ligne gauche, et d’autre part il augmente Ohr Hassadim. Par ces deux, il oblige la ligne gauche à s’unir à la ligne droite.

Ainsi, la lumière de VAK de Hokhma de la ligne gauche habille les Hassadim dans la ligne droite, et maintenant elle peut briller. De plus, cela complète la ligne gauche, et Ohr Hassadim dans la ligne droite s’unit à Hokhma dans la ligne gauche, obtenant ainsi la lumière de GAR, qui complète la ligne droite. Ainsi, vous voyez comment la ligne médiane complète les deux lignes, droite et gauche. Ceci explique en termes généraux le Tikoun des trois lignes qui furent établies dans les sept Sefirot inférieures.

L’émergence des trois lignes dans YESHSOUT

 

33) Maintenant nous allons expliquer l’ordre d’émergence des trois lignes dans un degré particulier. Et de là, vous pourrez en déduire pour tous les degrés.

Prenons le degré de YESHSOUT, par exemple, c’est-à-dire les sept Sefirot inférieures de Bina. GAR de Bina de AA furent établis dans AVI supérieurs, et ZAT de Bina de AA furent établis dans YESHSOUT. La première à émerger fut la ligne droite de YESHSOUTKéter et Hokhma de YESHSOUT. Elle fut établie durant la montée de Malkhout de YESHSOUT à Bina de YESHSOUT, qui termina le degré de YESHSOUT sous Hokhma, et Bina et TM de YESHSOUT tombèrent en dessous, au degré de ZA.

Alors, ces deux Kélim, Kéter et Hokhma, restèrent dans le degré de YESHSOUT et devinrent la ligne droite. Et puisqu’il n’y a que deux Kélim là, Kéter et Hokhma, ils n’ont que deux  lumières, Néfesh Rouakh, sans GAR.

34) Ensuite la ligne gauche émergea – les trois Kélim de Bina et TM de YESHSOUT – après qu’ils revinrent et s’élevèrent de leur chute. Elle fut établie par l’illumination de Hokhma et Bina de AK, qui fait sortir Malkhout qui termine de Bina de YESHSOUT, et la ramena à sa place. A ce moment, Bina et TM de YESHSOUT s’élèvent à nouveau de leur degré.

Et puisque les cinq Kélim du Partsouf sont maintenant complets, toutes les NRNHY s’habillent maintenant en eux. A ce moment ils deviennent la ligne gauche de YESHSOUT. De plus, avec l’émergence de la ligne gauche, il y a une dispute entre droite et gauche ; la droite veut annuler la gauche et régner seule, et la gauche, également, veut annuler la droite et régner seule. Pour cette raison, aucune des deux ne peut briller tant que la ligne médiane, qui les unit, n’ait pas été érigée.

35) Ensuite émergea la ligne médiane. Elle émergea par le Massakh du plus bas degré de YESHSOUT, ZA, qui s’éleva en tant que MAN à YESHSOUT. Elle s’éleva à YESHSOUT avec les trois Kélim, Bina et TM quand ils s’élevèrent à nouveau à leur degré.

Le niveau de lumière qui émerge sur ce Massakh unit la droite et la gauche dans YESHSOUT comme une seule. Toutefois, la droite brille de haut en bas, et la gauche brille de bas en haut. A ce moment, Hokhma est revêtue des Hassadim et peut briller, tandis que Hassadim sont inclus dans l’illumination de Hokhma et sont complétés de GAR.

Ainsi, vous voyez qu’avant la venue de la ligne médiane, la ligne droite et la ligne gauche se disputaient. Elles voulaient s’annuler l’une l’autre ; la ligne droite, étant sans défaut et étant la racine du degré, voulait annuler la domination de la gauche et la soumettre, comme est la relation de la racine à sa branche. Et comme la ligne gauche tient Ohr Hokhma, qui est plus grande que Ohr Hassadim dans la ligne droite, elle a par conséquent un grand pouvoir d’annuler Ohr Hassadim dans la ligne droite. C’est pourquoi aucune des deux ne pouvait briller, puisque Hokhma ne peut pas briller sans l’habillage de Hassadim, et Hassadim sans Hokhma sont comme VAK sans Rosh.

36) La raison pour laquelle Hokhma ne peut pas briller sans Ohr Hassadim est qu’elle est YESHSOUT – les sept Sefirot inférieures de BinaHGT NHYM de Bina. Et ces HGT NHYM de Bina ne sont pas Bina elle-même, mais proviennent de la Hitkalelout de ZA dans Bina. La raison en est que toutes les dix Sefirot sont incluses les unes dans les autres et chaque Sefira contient dix Sefirot.

Par exemple, la Sefira Bina est comprise de toutes les dix Sefirot KHB TM, et sa Bina est discernée en tant qu’elle-même. Kéter et Hokhma en elle proviennent de Kéter et Hokhma qui furent incluses en elle, et Tifféret et Malkhout, qui sont ses HGT NHYM, viennent de la Hitkalelout de ZON en elle. Et nous savons que la Sefira ZA depuis son origine dans les dix Sefirot de Ohr Yashar est principalement Ohr Hassadim, mais Ohr Hokhma brille dans ses Hassadim. De ce fait, il est impossible que Hokhma brille sans Hassadim dans toutes les sept Sefirot inférieures puisqu’il leur manque le noyau et le porteur de l’illumination de HokhmaHassadim – l’essence de ZA des dix Sefirot de Ohr Yashar, qui est la racine de chacune des sept Sefirot inférieures incluses dans tous les degrés.

Donc, la règle veut que Hokhma puisse briller sans Hassadim uniquement dans la lumière des trois premières Sefirot. Mais dans les sept Sefirot inférieures, où qu’elles se trouvent, elles sont considérées comme ZA, et Hokhma ne peut pas briller sans Hassadim, puisque les Hassadim sont son essence principale. Pour cette raison, si Hokhma est déficiente dans Hassadim, elle est l’obscurité et non la lumière.

37) Mais en raison de la hauteur de Hokhma que la gauche tient, la ligne gauche ne se rend en aucune manière pour s’unir aux Hassadim dans la ligne droite. De plus, elle la combat et veut l’annuler. Elle ne se soumet pas à la droite, sauf par les deux forces qui s’élèvent de la ligne médiane, qui agissent sur elle et la soumettent :   

   1. Le Massakh de Béhina Aleph dans la ligne médiane, qui est ZA. Ce Massakh diminue le niveau de Hokhma dans la ligne gauche du niveau de GAR de Hokhma au niveau de VAK de Hokhma. C’est pour que Hokhma ne se diffuse pas et ne brille pas de haut en bas, mais brille de bas en haut. Cette illumination est considérée comme seulement VAK de Hokhma.

   2. Le Zivoug de la lumière supérieure sur ce Massakh de Béhina Aleph, qui étend le niveau de Ohr Hassadim. Alors, d’une part, le niveau de Hokhma à gauche descendit à VAK de Hokhma par le force du Massakh ; et d’autre part, les Hassadim sur la ligne gauche augmentèrent de deux côtés : du côté de la ligne droite et du côté du Zivoug de la lumière supérieure sur le Massakh de la ligne médiane. A ce moment, la ligne gauche se rend et s’unit aux Hassadim dans la ligne droite et dans la ligne médiane. Toutefois, aussi longtemps que le Massakh dans la ligne médiane ne diminue pas le niveau de GAR de Hokhma, il n’y a aucun pouvoir au monde qui puisse l’unir à la ligne droite.

38) Nous devrions savoir que deux forces opèrent dans ce Massakh de la ligne médiane, pour diminuer le niveau de GAR de Hokhma dans la ligne gauche. C’est parce qu’en eux-mêmes, ZON ne sont pas capables de recevoir Mokhin, car ils sont contrôlés par Malkhout de Midat Ha Din, qui est chevauchée par la force du Tsimtsoum, pour ne pas recevoir l’illumination de Hokhma. Nous appelons cette Malkhout de Midat Ha Din, Manoula (verrou). Mais ensuite, Malkhout fut associée à Midat Ha Rakhamim, Bina, et dans Béhina Malkhout qui est associée à Bina, elles sont dignes de recevoir Mokhin – la  lumière de Hokhma. Et nous appelons cette Malkhout, associée à Bina, Miftakha (clé).

Donc, dans Massakh de ZA aussi, qui est la ligne médiane, il y a ces deux forces de Miftakha et de Manoula. Au début, quand il a besoin de diminuer GAR de la ligne gauche, il travaille dans ce Massakh de Manoula, c’est-à-dire dans Malkhout de Midat ha Din. A chaque fois qu’il apparaît, la  lumière supérieure s’enfuit. Mais comme il désire que VAK de Hokhma reste, il enlève alors ce Massakh de Manoula, et opère avec le Massakh de Miftakha, à savoir Malkhout associée à Bina. Et par cette force, une illumination de VAK de Hokhma néanmoins demeure.

Ainsi, nous avons parfaitement expliqué comment ZA s’élève avec Bina et TM de YESHSOUT au degré de YESHSOUT, et par son Massakh, unit et complète les deux lignes, droite et gauche dans YESHSOUT, où il y devient une ligne médiane. Et ces trois lignes dans YESHSOUT s’appellent Hokhma, Bina, Daat de YESHSOUT. Les deux lignes, droite et gauche, s’appellent HB, et ZA, la ligne médiane qui décide entre elles, s’appelle Daat.

HOLAM, SHOUROUK, HIRIK

 

39) Ces trois lignes s’appellent également « les trois points, Holam, Shourouk, Hirik. » La ligne droite est le point de Holam, la ligne gauche est le point de Shourouk, le Melafom, c’est-à-dire un Vav avec un point à l’intérieur, et la ligne médiane est le point de Hirik. La raison en est que les points suggèrent l’illumination de Hokhma, qui fait vivre et secouent les Otiot (lettres), qui sont les Kélim.

Donc, la ligne droite, établie lors de la montée de Malkhout à Bina, qui manque de Hokhma, est suggérée par le point de Holam, qui se tient au-dessus des Otiot. Cela indique le point, qui est Hokhma, n’est pas habillé dans les Kélim, qui sont les Otiot, mais est au-dessus des Kélim.

Et la ligne gauche est établie de Bina et TM, qui ont Ohr Hokhma, après leur retour à leur degré. Pour cette raison, elle est suggérée par le point de Shourouk, qui est un Vav avec un point à l’intérieur. Ceci indique que le point, qui est Hokhma, est revêtu dans les Kélim, appelés Otiot. Et la ligne médiane est faite du degré inférieur, qui est monté au degré supérieur, décidant et complétant ses deux lignes.

Sans la ligne médiane, Hokhma n’aurait jamais pu briller. Et puisque ce Tikoun vient du degré sous elle, elle est suggérée par le point de Hirik, qui se tient sous les Otiot – les Kélim – puisque c’est son degré inférieur. Et à cause de cela, nous nous référons toujours au Massakh de la ligne médiane comme Massakh de Hirik.

La ligne médiane au-dessus des deux lignes

 

40) En vérité, il y a une ligne médiane au-dessus des deux lignes, dans les premiers Roshim (têtes) de Atik, où Reicha de lo Etyada décide et unit les deux lignes, droite et gauche, qui sont les deux Roshim, Kéter et Hokhma Stima de AA, qui sont sous elle. Mais bien qu’elles furent établies comme racines pour les trois lignes, dans toutes les trois lignes, la ligne médiane vient d’en bas, sauf dans celles-ci.

Et vous trouvez qu’il y a trois Behinot (discernements) de Tikoun Kavim :

1.      Tikoun Kavim dans les trois Roshim de Atik, où la ligne mdiane est au-dessus des       deux lignes.

2.      Tikoun Kavim dans GAR, où Hokhma n’apparaît même pas dans la ligne médiane (point 26).

3.      Tikoun Kavim dans les sept Sefirot inférieures, où Hokhma apparaît dans la ligne gauche (points  27-39).

Trois sortes de Hokhma dans Atsilout

 

41) Il y a trois Hochma dans Atsilout ;

1.      Hokhma dans les dix Sefirot de Ohr Yashar, qui, dans les Partsoufim, est Hokhma   Stimaa de AA ;

2.      GAR de Bina, qui, dans les Partsoufim, est AVI, et s’appelle « Hokhma de droite ».

3.      ZAT de Bina, qui, dans les Partsoufim, est YESHSOUT, et s’appelle « Hokhma de gauche ».  

Les deux premières Hochma sont bloquées et ne brillent pas vers les inférieurs. Seule la troisième Hokhma, Hokhma de gauche, est apparente à l’endroit de Malkhout, et brille vers ZON et les inférieurs.

42) Vous savez déjà que AA est Hokhma de Atsilout, et AVI sont GAR de Bina de Atsilout, et YESHSHOUT sont les sept Sefirot inférieures de Bina de Atsilout. Et nous savons qu’il y a seulement deux Sefirot, Kéter et Hokhma, dans Rosh de AA, appelées Kitra et Hokhma Stimaa [29]. Sa Bina est sortie de sa Rosh et devint un Gouf sans Rosh à cause de la Malkhout qui termine qui s’est élevée et a terminé Rosh sous sa Hokhma.

Pour cette raison, Bina et TM sont sous Malkhout qui termine dans la Rosh (point 33), et donc sont discernées comme un Gouf. De plus, ces Bina et TM sont toutes nommées d’après la plus grande Béhina en elles, qui est Bina. Et puisqu’elle est sortie de Rosh pour être un Gouf sans Rosh, elle n’est plus digne de recevoir Hokhma jusqu’à ce qu’elle retourne à Rosh de AA.

43) Cette Bina est divisée en deux Behinot, GAR et ZAT, puisque le défaut de l’absence de Hokhma qui y fut fait par sa sortie de Rosh de AA n’affecte aucunement GAR de Bina, puisqu’ils sont toujours dans l’état de « Il désire la miséricorde » [Hafets Hessed]. Donc, Bina désire seulement Ohr Hassadim, et non Ohr Hokhma. Même quand elle était à Rosh de AA, ses GAR ne recevaient pas Hokhma, mais seulement Hassadim.

Ceci lui est venu de Bina de Ohr Yashar, dont l’essence est Hassadim sans Hokhma. Pour cette raison, GAR de Bina ne sont pas endommagés par leur sortie de Rosh, et elles sont considérées comme complètement parfaites alors qu’elles sont encore dans Rosh de AA. Donc, GAR de Bina furent séparées en un degré dans elles-mêmes et d’elles-mêmes. Egalement, AVI supérieurs, habillant de Pé de AA vers le bas, qui sont toujours considérés GAR, sont faits d’elles, quoiqu’elles soient sous Rosh de AA.

Mais les sept Sefirot inférieures de Bina ne sont pas l’essence de Bina, mais sont de l’Hitkalelout de ZON dans Bina. Et l’essence de ZA est l’illumination de Hokhma dans Hassadim. Donc, elles ont besoin de l’illumination de Hokhma afin de donner à ZON. Et puisqu’elles ne sont pas dignes de recevoir Hokhma pour ZON lors de leur sortie de Rosh de AA, elles sont considérées endommagées

Pour cette raison, elles furent séparées des GAR de Bina complets et devinrent un degré séparé en lui-même, à partir duquel fut établi le Partsouf YESHSOUT de Atsilout qui habille à partir de Khazé de AA vers le bas. Aussi, elles sont considérées comme VAK sans Rosh, jusqu’à ce que Bina revienne à Rosh de AA, et c’est alors qu’elles obtiennent GAR.

44) Ainsi, vous voyez que Hokhma est principalement à Rosh de AA, appelée Hokhma Stimaa, puisque cette Hokhma initiale était bloquée à Rosh de AA et ne brillait pas vers les inférieurs, sous Rosh de AA. Et AVI et YESHSOUT sont Bina de Atsilout d’origine, appelée « le niveau de SAG de MA », dont l’essence est Hassadim et non Hokhma.

Et lors de la sortie de Bina de Rosh de AA, seules ZAT de BinaYESHOUT – furent endommagées, et donc restèrent sans GAR. Elles ne sont complétées qu’au retour de Bina à Rosh de AA, et c’est alors que Hokhma reçoit pour ZON.

A ce moment, elles sont considérées comme Hokhma de la ligne gauche. Ceci signifie que cette Hokhma n’apparaît qu’à travers les trois lignes qui émergent dans YESHSOUT, où Hokhma apparaît dans la ligne gauche de ces trois lignes (point 34).

Bien que GAR et ZAT de Bina, qui sont AVI et YESHSOUT, soient retournés à Rosh de AA, YESHSOUT ne reçoivent pas la Hokhma directement de Hokhma Stimaa dans Rosh de AA, parce que chaque degré reçoit seulement de son supérieur adjacent. Ainsi, AVI reçoivent  Hokhma de Hokhma Stimaa à Rosh de AA, et donnent à YESHSOUT.

45) AVI sont considérés comme Hokhma de la droite. Ceci parce que même quand ils sont sous Rosh, ils sont complets comme lorsqu’ils étaient à Rosh. Ils sont toujours unis à Hokhma Stimaa à Rosh de AA, mais ne reçoivent pas d’elle, puisqu’ils sont toujours dans l’état de « car il désire la miséricorde. »

Ceci explique très bien que l’essence de Hokhma est à Rosh de AA, mais elle est bloquée et ne brille pas du tout sous sa Rosh. De plus, l’illumination de Hokhma Stimaa, incluse dans AVI, est considérée Hokhma de droite, quoiqu’en fait ils ne la reçoivent pas. Et à leur retour à Rosh, ils sont appelés Hokhma Ilaa (Hokhma supérieure).

Et la raison pour laquelles ils sont considérés Hokhma, bien qu’ils ne la reçoivent pas est que leur union à Hokhma transforme Hassadim dans AVI en GAR complets. De plus, Hokhma qui brille dans YESHOUT est Hokhma de gauche, car elle ne brille que dans la ligne gauche. Cette Hokhma est appelée « les trente deux sentiers de sagesse [Hokhma] » et c’est Hokhma qui apparait à ZON et aux inférieurs.

Mais Hokhma de la droite ne brille pas du tout de Hokhma, mais seulement Hassidim, puisque AVI ne reçoivent pas de Hokhma, encore moins Hokhma de Ohr Yashar dans Rosh de AA, qui ne brille pas sous son Rosh. C’est pourquoi elle est appelée Hokhma Stimaa. Ainsi, l’illumination de Hokhma n’apparaît pas, mais seulement Hokhma de la gauche, même si ce n’est pas la Hokhma véritable, mais Bina qui reçoit Hokhma pour ZON.

Trois Otiot, Mem, Lamed, Tsadik dans Tsélèm

 

46) Les Mokhin de Gadlout – après que Malkhout soit redescendue de l’endroit de Bina à la sienne, et que Bina et TM soient retournées à leur degré, et que le degré ait été complété avec les cinq Kélim KHB TM et les cinq lumières NRNHY,  nous considérons que Malkhout, qui est le Youd qui entra dans Ohr (lumière) et la transforma en Avir (air), retourna et sortit de Avir, et que Avir redevint Ohr. Il y a trois degrés à discerner dans ces Mokhin, suggérés dans les trois Otiot (lettres) –Mem, Lamed, Tsadik – ce qui est Tsélèm.

Premier degré : C’est GAR de Bina qui furent établis dans AVI supérieurs. Ils sont dans un état de « car Il désire la miséricorde », et ne reçoivent jamais Hokhma. Pour cette raison, on discerne en eux que le Youd ne sort pas de leur Avir. C’est parce que Avir suggère le niveau de Rouakh, Hassadim et dans AVI ces Hassadim sont considérés comme les véritables GAR, et ils n’ont aucun intérêt à faire sortir le Youd de leur Avir.

Elles sont aussi appelées Mem de Tsélèm, car cette lettre suggère qu’ils contiennent quatre Mokhin : Hokhma, Bina, la droite de Daat, et la gauche de Daat. Chaque Moakh (singulier de Mokhin) comprend dix Sefirot, donc il y a quarante Sefirot. Cela suggère également que les Mokhin sont fermés comme par un anneau, qui est la forme du Mem, pour ne pas recevoir Hokhma.

47) Second degré : Ce sont les sept Sefirot inférieures de Bina qui furent établies dans YESHSOUT, qui ont besoin de Hokhma afin de donner à ZON. Donc, pendant Gadlout, le Youd sort de leur Avir et Ohr Hokhma leur revient pour donner à ZON. Pourtant, elles non plus ne reçoivent pas Hokhma pour elles-mêmes, puisqu’elles viennent de Bina, et chaque Bina, qu’elle soit GAR ou ZAT, vient de Ohr Hassadim. La seule différence est dans ZAT, qui reçoivent Hokhma afin de donner à ZON.

Ce degré s’appelle Lamed de Tsélèm. Cette lettre suggère qu’il y a trois Mokhin en elles : Hokhma, Bina, et Daat. Chaque Moach contient dix Sefirot, donc il y a trente Sefirot. C’est parce que la droite dans Daat et la gauche dans Daat sont ici considérées comme une seule, puisqu’elles sont considérées comme ligne médiane, unissant Hokhma et Bina.

48) Le troisième degré est ZON, dans lesquels Hokhma apparaît à partir du Khazé vers le bas, puisque l’endroit où Hokhma apparaît est en eux. Il s’appelle Tsadik de Tsélèm, d’après les neuf Sefirot de ZON. Chacune en comprend dix, donc elles sont quatre-vingt dix. [30].Nous avons donc expliqué les trois Otiot Mem, Lamed, Tsadik (MLTz) dans les trois Partsoufim AVI, YESHSOUT et ZON dans le monde d’Atsilout en général. Pourtant, il en va de même dans chaque détail, puisqu’il n’y a pas de degré dans lequel ces trois Behinot MLTz ne sont pas discernées, puisque chacun contient MLTz.

49) Pourtant, l’endroit où Hokhma apparaît n’est pas dans ZA, mais dans Malkhout. Quand nous disons que Hokhma apparaît à partir du Khazé de ZA vers le bas, c’est parce que du Khazé deZA vers le bas, nous le considérons comme Malkhout. Donc, Hokhma n’apparaît pas dans les neuf premières Sefirot, mais seulement dans Malkhout. C’est pourquoi Malkhout est appelée Hokhma Tataa (Hokhma inférieure).

Deux discernements dans l’élévation de MAN

50) Il y a deux Behinot (discernements) dans l’élévation de MAN de ZA ; 1) puisque GAR de Bina, qui sont les AVI supérieurs, sont toujours en Akhoreim par rapport à Hokhma. Ceci signifie qu’ils ne veulent pas recevoir Hokhma, mais Hassadim, comme il est écrit, « car il désire la miséricorde ». Aussi, YESHSOUT ne peut pas recevoir Hokhma de AA, mais seulement par AVI (point 44). Donc, YESHSOUT ne peut pas recevoir Hokhma par AVI, sauf si ZA élève MAN à YESHSOUT. A ce moment, AVI enlèvent leur Akhoreim de Hokhma, et Hokhma passe de AVI à YESHSOUT.

Cet éveil s’étend de Bina de Ohr Yashar, qui étend l’illumination de Hokhma dans Hassadim pour ZA de Ohr Yashar. Et par conséquent, à chaque fois que ZA élève MAN, AVI s’éveillent pour lui étendre Hokhma.

51) Le second discernement dans l’élévation de MAN par ZA est pour unir les deux lignes, droite et gauche, dans YESHSOUT (point 35). C’est parce que lorsque la ligne gauche de YESHSOUT émerge, une dispute a lieu entre la droite et la gauche. Pour cette raison, aucune des deux ne brille jusqu’à ce que ZA les unisse par la ligne médiane et alors elles brillent toutes les deux.

Trois sortent d’un, un existe en trois

 

52), Donc, nous avons expliqué que le second discernement dans l’élévation de MAN de ZAT à YESHSOUT est pour unir les deux lignes de YESHSOUT, droite et gauche. Elles ne peuvent briller que par le Massakh de Hirik dans ZA (point 39), qui complète la ligne médiane en elles et détermine les deux lignes de Bina. On considère alors que trois lignes sortent de Bina par le Massakh de ZA, appelées Hokhma, Bina, et Daat.

 

La règle veut que l’inférieur soit récompensé de la pleine illumination qu’il cause au supérieur. Donc, puisque ZA, avec son Massakh, a provoqué l’émergence des trois lignes, Hokhma, Bina, et Daat dans YESHSOUT, ZA, aussi, est récompensé des trois lignes, Hokhma, Bina et Daat. C’est la signification de ce qui est écrit dans le Zohar : « Trois sortent d’un, un existe en trois » (Genèse, 1, article 363).

La racine de Noukva, signifiant Malkhout

 

53) Pendant Katnout du monde de Nékoudim, ZA, qui est HGT NHY de Nékoudim, avait six Kélim, HBD HGT. C’est parce que, du point de vue des lumières, où les petites grandissent en premier, elles sont appellées HGT NHY et il leur manque GAR. Et du point de vue des Kélim, où les plus grandes grandissent en premier, elles sont appelées HBD HGT, et il leur manque NHY de Kélim.

Ainsi, il manquait NHY de Kélim à cause de l’ascension de Malkhout à l’endroit de Bina de ZA, à savoir la Sefira Tifféret, puisque HGT de ZA sont KHB (point 9), c’est-à-dire dans le tiers supérieur de Tifféret, à l’endroit de Khazé. Et les deux tiers, Bina et TM, qui, dans ZA s’appellent les deux tiers Tifféret et NHY, tombèrent de leur degré au degré au-dessous, vers les mondes Bryia, Yetsira, et Assiya, sous ZA de Atsilout.

Pour cette raison, seuls HBD HGT de Kélim jusqu’au point de Khazé restèrent à cet endroit. Et le point de Khazé, qui est Malkhout qui finit le degré à l’endroit de Bina, et abaisse Bina et TM, appelées TNHY, au degré sous lui (point 16). C’est pourquoi ZON en Katnout sont toujours appelés VAK et Nékouda, puisque les six Kélim HBD HGT en eux s’appellent VAK, signifiant Vav Ktsavot (six fins), et le point de Khazé, qui est Malkhout qui finit son degré s’appelle Nékouda (point). Du point de vue des  lumières, où les plus petites grandissent en premier, elles s’appellent HGT NHY, et Malkhout qui termine s’appelle « Nékouda sous Yessod ».

54) Pour cette raison, Malkhout prit tous les Kélim de BYA dans son propre domaine, qui est le point de Khazé. C’est parce que ce point fit sortir les Kélim de THNY de ZA vers BYA. Egalement, il ramena ces Kélim au degré de Atsilout quand Gadlout de Nékoudim émergea, avant leur brisure. C’est parce que pendant Gadlout, Malkhout qui termine descendit de l’endroit du Khazé à sa propre place, sous NHY de Kélim de ZA. Alors les Kélim de Bina et TM qui étaient tombés à BYA, qui sont TNHY, remontèrent à Atsilout. Et puisque ZA a acquis les THNY de Kélim, il a les lumières de GAR.

Et puisqu’il n’y a pas d’absence dans le spirituel, nous considérons que même maintenant Malkhout demeure à l’endroit de Khazé de ZA comme avant, et que seule la force de Din et du Sioum (fin) en elle est descendue au point de ce monde. Donc, ces Kélim TNHY de ZA qui étaient sous son autorité en Katnout, et qui sont maintenant revenus et se sont connectés à ZA, se connectent également à elle en Gadlout, après s’être connectés et complétés les TNHY de ZA.

Aussi, elles deviennent ses neuf Sefirot inférieures, puisque le point de Khazé, qui est la racine de Malkhout qu’elle a depuis le temps de Katnout, est devenu Kéter. Et dans les trois Kélim NHY de ZA, chaque Kli fut divisé en trois tiers. Les trois tiers de Netsah de ZA devinrent Malkhout, Hokhma, Hessed, Netsah. Et les trois tiers de Hod de ZA devinrent Malkhout, Bina, Guevoura, Hod, et les trois tiers de Yessod de ZA devinrent Malkhout, Daat, Tifféret, Yessod. Ainsi, ces TNHY de ZA qui s’élevèrent de BYA en Gadlout, et se connectèrent à son degré, engendrant ses GAR de lumières, se connectent aussi à Malkhout et deviennent ses neuf Sefirot inférieures des Kélim et les neuf premières des lumières.

55) Et vous trouvez que la racine de Noukva de ZA est le point de Khazé, qui n’en est pas absent même pendant Katnout. Et elle s’appelle Kéter de Malkhout. Ces Kélim TNHY de ZA qui tombèrent dans BYA en Katnout et sont revenus à Atsilout en Gadlout, se divisent en deux Partsoufim : ZA et Malkhout. C’est parce qu’ils servent de TNHY de Kélim pour ZA et HBD HGT NHY de Kélim pour Malkhout.

De Khazé de ZA vers le bas, cela appartient à Noukva

56) Ceci donne lieu à la règle qui veut que de Khazé de ZA vers le bas, c’est-à-dire les Kélim TNHY de ZA, soient considérés comme Malkhout, qui s’appelle « Noukva de ZA séparée ». C’est parce que toutes les neuf Sefirot du bas de Malkhout sont faites de ces TNHY de ZA après qu’elles s’y soient connectées, pendant Gadlout. Aussi, nous comprenons parfaitement lorsque nous disons que, en Katnout, ZA et Malkhout sont sous la forme de Vav et Nékouda, c’est-à- dire HBD HGT de Kélim et Nékouda de Khazé. ZA manque des GAR de lumières à cause de l’absence de NHY de Kélim, et Malkhout manque des neuf premières Sefirot de lumières à cause de l’absence des neuf inférieures dans les Kélim.

Ainsi, nous avons parfaitement clarifié le fait que la racine de Noukva de ZA en Katnout et en Gadlout est de Katnout et de Gadlout du monde des Nékoudim. Et bien que les Kélim de Nékoudim se soient brisés, ils revinrent tout de même et furent corrigés dans me monde de Atsilout, dans ces deux temps de Katnout et Gadlout. Ainsi, à la fois ZA et Malkhout et Atsilout sont VAK et Nékouda en Katnout, comme dans la Katnout des sept Sefirot de Nékoudim.

A ce moment, TNHY de ZA de Atsilout sont tombées dans BYA, et ce point est la racine de  Noukva. Pendant Gadlout, ils reviennent à leur degré dans ZA de Atsilout et complètent NHY de Kélim à ZA et les neuf inférieures de Kélim à sa Noukva, qui est Malkhout, comme en Katnout et Gadlout du monde des Nékoudim. Ainsi, ces TNHY de ZA de son Khazé vers le bas, sont les racines de Gadlout de Noukva.

 

Douze Partsoufim dans Atsilout

 

57) Chaque degré qui contient trois fois dix Sefirot -dix Sefirot de Rosh, dix Sefirot de Tokh, dix Sefirot de Sof- s’appelle un Partsouf. Il est discerné par sa Béhina la plus haute. Si la Béhina la plus haute est Kéter, toutes les trente Sefirot en lui sont appelées Kéter ; et si la plus haute Béhina est Hokhma, elles sont toutes appelées Hokhma, etc.

Egalement, Il y a cinq Partsoufim dont le niveau est mesuré par le Zivoug de Hakaa sur les cinq Behinot dans le Massakh. Un Zivoug de Hakaa sur Massakh de Béhina Dalet étend le niveau de Kéter ; Massakh de Béhina Guimel étend le niveau de Hokhma ; Massakh de Béhina Bet étend le niveau de Bina ; Massakh de Béhina Aleph étend le niveau de ZA ; et Massakh de Béhinat (Béhina de) Shoresh étend le niveau de Malkhout.

58) Pourtant, il y a douze Partsoufim dans Atsilout : les quatre Partsoufim de Kéter sont appelés Atik et Noukva, et Arikh et Noukva ; les quatre Partsoufim de Bina sont appelés AVI supérieurs et YESHSOUT ; et les quatre Partsoufim de ZON, sont appelés « les grands ZON » et « les petits ZON ». La raison pour laquelle ils sont divisés de cette manière est que chaque Partsouf dans Atsilout comprend deux sortes de Kélim :

-         Des Kélim qui émergent dans le monde de Atsilout dans les Zivougim de Hakaa (pluriel de Zivoug de Hakaa). Ceux-ci sont appelés Kélim de MA.

-         Des Kélim qui se sont brisés dans le monde des Nékoudim, appelés Kélim de BON. Ils sont corrigés et s’élèvent de BYA, et se connectent aux niveaux qui émergèrent par un Zivoug de Hakaa dans le monde d’Atsilout, appelés MA. De plus, les Kélim de MA sont considérés « mâles » et les Kélim de BON sont considérés « femelles ». Donc, chaque Partsouf contient mâle et femelle.

59) De plus, chaque Partsouf est divisé en GAR et ZAT. Il s’avère qu’il y a mâle et femelle dans les GAR du Partsouf et il y a mâle et femelle dans les ZAT du Partsouf. Pour cette raison, quatre Partsoufim émergèrent dans chaque Partsouf.

Les deux Partsoufim de GAR de Kéter sont appelés Atik et Noukva, où Atik est MA et Noukva est BON. Les deux Partsoufim de ZAT de Kéter sont appelés Arikh Anpin et Noukva, où Arikh Anpin est MA et Noukva est BON. Les deux Partsoufim de GAR de Bina sont appelés AVI supérieurs, les deux Partsoufim de ZAT de Bina sont appelés YESHSOUT, les deux Partsoufim de GAR de ZON sont appelés « les grands ZON » et les deux Partsoufim de ZAT dans ZON sont appelés « les petits ZON ».

60) La raison pour laquelle nous ne comptons pas quatre Partsoufim dans Hokhma est que AA est le niveau de Hokhma de MA, mais Hokhma en elle a été bloquée dans sa Kéter, sur le principe de « l’une dans l’autre ». De plus, Hokhma ne brille jamais dans Atsilout. Mais toute Hokhma qui brille dans Atsilout est de Bina qui est revenue à Rosh de AA et devint Hokhma. Cette Bina s’est revêtue dans AVI et YESHSOUT. Et AVI sont considérés comme Hokhma de droite, et YESHSOUT sont considérés comme Hokhma de gauche (point 41). Donc, nous ne comptons pas quatre Partsoufim dans Hokhma, mais dans Bina, qui est aussi considérée Hokhma, qui brille dans ZA et Malkhout dans tous les mondes.

Une grande règle dans le temps et lieu

 

61) Sachez que toutes les expressions dans la sagesse de la Kabbale qui parlent de temps et lieu ne se réfèrent pas au temps et au lieu imaginaires dans la matérialité, puisqu’ici tout est au-dessus du temps et du lieu. Mais, « avant « et « après » se réfèrent aux causes et à l’effet. Nous nous référons aux causes en tant que « avant », et à l’effet comme « après », puisque chaque cause précède chaque conséquence.

Par ailleurs, « en haut », « en bas », « ascension » et « descente » sont des mesures d’Aviout et de Zakout (pureté) [31]. C’est parce qu’« ascension » signifie Hisdakékhout, et descente signifie Hit’about (augmentation de l’Aviout). Et lorsque nous disons qu’un degré inférieur s’éleva, cela signifie que l’inférieur s’est purifié et est devenu aussi pur que le degré supérieur. Donc, on considère qu’il y a adhéré parce que l’équivalence de forme attache les spirituels ensemble.

De plus, lorsque nous disons que « l’inférieur habille le supérieur », cela signifie qu’une équivalence de forme avec l’extériorité du supérieur a été faite en lui. C’est parce que nous appelons l’adhésion à l’extériorité du supérieur « Habiller le supérieur ». Et il en va de même pour toutes les choses perçues dans le temps ou l’espace. Étudiez-les de cette manière, c’est-à-dire dans leurs significations spirituelles, selon le sujet.

Deux différences entre les Partsoufim de GAR et les Partsoufim de VAK

 

62) Chaque Partsouf est émané et né du Massakh de Gouf du Partsouf supérieur par voie de cause à effet. Ceci s’applique à tous les Partsoufim, de Partsouf de Kéter de AK, qui émergea après la première restriction, jusqu’à la fin des Partsoufim de Assiya. Egalement, ils s’habillent les uns les autres, chaque inférieur habillant le Gouf de son supérieur.

63) Les Partsoufim sont divisés en Partsoufim de GARPartsouf Kéter, Partsouf Hokhma, et Partsouf Bina- et Partsoufim de VAK- Partsouf ZA de Bina, appelé YESHSOUT, Parstsouf ZA, et Parstsouf Malkhout. Ces trois Partsoufim sont toujours considérés comme Partsoufim de VAK. Et même quand ils reçoivent GAR, ils ne cessent pas d’être VAK puisqu’ils leur manque KHB à leur racine-même. Et il y a une différence entre les Partsoufim de GAR et les Partsoufim de VAK, à la fois dans leur émergence et leur naissance, et dans la manière dont ils habillent le Gouf du Supérieur.

Les Partsoufim de GAR sortent de Pé de Rosh de leur supérieur adjacent. Cela commence dans Partsouf Kéter de AK, puisqu’une fois qu’une fois que Partsouf Kéter de AK a émergé dans Rosh et Gouf, il y eut le Bitouch de Ohr Makif (lumière environnante) dans Ohr Pnimi (lumière intérieure) dans les dix Sefirot de Gouf.

Ceci signifie que cette lumière, dont l’Aviout du Massakh a empêché d’entrer dans le Gouf du Partsouf, s’appelle Ohr Makif. Elle a frappé l’Aviout du Massakh, dont Ohr Pnimi est habillé dans son Ohr Hozer (lumière réfléchie), et de par ce coup de Ohr Makif sur l’Aviout du Massakh, le Massakh du Gouf se purifia et sa forme s’égalisa au Massakh s’accouplant dans Rosh du Partsouf. On considère que le Massakh de Gouf s’est élevé et s’est inclus dans le Massakh à Pé de Rosh, à l’intérieur du Zivoug ici, puisque l’équivalence de forme est considérée comme Dvékout (adhésion / attachement).

Donc, par cette Hitkalélout (inclusion, mélange) dans le Zivoug de Rosh, toutes les Behinot (discernements) d’Aviout dans le Massakh se sont renouvelées, sauf la dernière Béhina. Alors, un Zivoug de Hakaa sur la mesure d’Aviout qui est restée dans le MassakhAviout de Béhina Guimel- émergea sur elle à partir de la lumière supérieure dans Rosh, et le niveau de Partsouf Hokhma émergea sur elle.

A ce moment, il fut reconnu que le Massakh provenait d’une autre Béhina, puisque le Supérieur est Partsouf Kéter, et ce niveau qui fut renouvelé sur le Massakh est le niveau de Hokhma, puisque la dernière Béhina a été perdue. Et cette reconnaissance est considérée comme « naissance », c’est-à-dire qu’il a quitté le niveau de Kéter et est devenu un Partsouf distinct qui a seulement le niveau de Hokhma. Donc, la source du Partsouf Hokhma qui est né est le Massakh de Gouf du niveau de Kéter, qui s’est purifié et s’est élevé à Pé de Rosh, et la sortie, le lieu de naissance, est Pé de Rosh de Partsouf Kéter.

Et après que Partsouf Hokhma soit né et ait émergé de Pé de Rosh de Partsouf Kéter, on considère qu’il n’habille que le Gouf de Partsouf Kéter, c’est-à-dire GAR de Gouf, qui est HGT. Ceci parce que le Massakh de Gouf est la racine de laquelle il est né. Il n’habille que l’extériorité du Gouf de Partsouf Kéter, puisque le niveau de Béhina Guimel est extérieur au Partsouf Kéter, dont le niveau vient de Ohr Hozer de Béhina Dalet. Donc, cela est considéré comme habillage, indiquant la Dvékout dans l’extériorité.

64) Comme il a été expliqué concernant la naissance de Partsouf Hokhma de AK de Pé de Rosh du Partsouf Kéter de AK, Partsouf Bina émergea de et Rosh de Parstouf Hokhma exactement de cette même manière. Après que Partsouf Hokhma fut complété avec Rosh et Gouf, il y eut un autre Bitouch de Ohr Makif et Ohr Pnimi, qui purifie l’Aviout du Massakh et égalise sa forme au Massakh de Malkhout du Rosh. Et comme elle est incluse dans le Zivoug du Rosh, la Béhinat Aviout en elle s’est renouvelée, sauf la dernière Béhina, qui fut perdue.

Alors, les dix Sefirot émergèrent sur l’Aviout restant en elle, Aviout de Béhina Bet, au niveau de Bina. Et puisqu’il a été reconnu comme étant un niveau inférieur au Partsouf Hokhma, il fut discerné comme séparé de lui et naquit dans son propre domaine. Pourtant, il habille le Gouf du Supérieur, qui est sa racine. Et il habille aussi GAR de Gouf, à l’endroit de HGT.

65) Les trois Partsoufim de VAKYESHSOUT, ZA, et Malkhout- émergèrent de la même manière, sauf qu’il y a deux différences en eux :

1.      Leur inférieur n’émerge pas de Pé de Rosh de leur supérieur adjacent, mais du Pé de Rosh de celui au-dessus de son supérieur. Par exemple, ZA n’émerge pas de Pé de Rosh de YESHSOUT, mais seulement après que YESHSOUT soit devenu un Partsouf avec AVI, qui sont au-dessus de son supérieur. De même Noukva ne sort pas de Pé de Rosh de ZA, mais sauf après que ZA soit monté à AVI. De même, Partsouf Atik de Atsilout n’a pas émergé du premier Rosh de Nékoudim, mais de Rosh de SAG de AK. La raison est que ces Roshim (pluriel de Rosh), considérés comme VAK depuis leur racine même, sont inaptes pour un Zivoug avec la lumière supérieure d’une manière qui leur permettrait d’émaner un nouveau Partsouf.  

 

2.      Ceci concerne l’habillage : les Partsoufim de VAK n’habillent pas GAR de Gouf de leur supérieur, HGT, mais VAK du Gouf du supérieur, qui est NHY de Khazé vers le bas. Puisqu’ils sont VAK à leur racine, ils ne peuvent pas s’accrocher aux GAR de Gouf du supérieur. Ainsi, les deux différences entre les Partsoufim de GAR et les Partsoufim de VAK ont été parfaitement clarifiées :

·        L’une concerne l’émergence, où seuls les Partsoufim de GAR émergent du de leur supérieur adjacent. Ce n’est pas le cas dans les Partsoufim de VAK, qui émergent de celui au-dessus de leur supérieur.

·        Et l’autre concerne l’habillage, que seuls les Partsoufim de GAR peuvent s’accrocher aux HGT du supérieur, qui sont GAR de Gouf, et non les Partsoufim de VAK, qui s’accrochent seulement de Khazé vers le bas, dans VAK de Gouf.

Trois conditions pour l’émergence d’un Partsouf inférieur

 

66) Il y a trois conditions pour qu’un Zivoug enfante un Partsouf inférieur :

La première condition est le Massakh qui s’accouple avec la lumière supérieure dans un Zivoug de Hakaa et élève Ohr Hozer, qui habille la lumière supérieure. Le niveau de l’inférieur dépend de la mesure de l’habillage de Ohr Hozer. De même, après que le Massakh ait fait sortir tous les Partsoufim et degrés dans le monde de Nékoudim, ils ne persistèrent pas mais se brisèrent et s’annulèrent, et le Massakh se purifia de toutes les cinq Behinot Aviout en lui, retourna à Rosh de SAG, et tous les degrés qui émergèrent dans Nékoudim laissèrent leur Reshimot dans le Massakh.

Donc, quand le Massakh s’inclut dans le Zivoug dans Rosh de SAG, ses Reshimot précédentes se sont renouvelées en lui. Au début, le Massakh fit sortir la plus haute Béhina en lui, le Reshimo de Partsouf Kéter, appelé Atik de Atsilout, qui est Aviout de Béhina Dalet. Le reste des Reshimot, qui sont restés dans le Massakh, émergèrent avec la naissance de Atik à l’endroit de Atik.

Et une fois Atik complété, il y eut un Zivoug de Hakaa en lui, sur la plus haute Béhina du reste du Massakh en lui, qui est Béhina Guimel, et fit sortir sur lui le niveau de AA. Et le reste des Reshimot dans le Massakh, sur lequel le Zivoug de Kakaa n’avait pas encore été fait, descendit avec la naissance de AA à l’endroit de AA.

Et quand AA fut complété, un Zivoug fut fait en lui sur la plus haute Béhina dans ce qui restait du Massakh, c’est-à-dire Béhina Bet, et fit sortir le niveau de AVI, etc., de la même manière. Ainsi, tous les Partsoufim émergent par un Zivoug de Hakaa de la lumière supérieure avec le Massakh.

67) La deuxième condition est que Kéter et Hokhma de chaque inférieur adhèrent à Bina et TM de leur supérieur. Donc, quand le supérieur est complété et élève sa Bina et TM, Kéter et Hokhma de l’inférieur s’élèvent avec elles à l’endroit du supérieur et sont incluses dans le Zivoug du supérieur. Ainsi, chaque inférieur reçoit son niveau du Zivoug de Rosh de son supérieur.

68) la troisième condition est que ZA s’élève à YESHSOUT et complète et unit les lumières de la droite et de la gauche de YESHSOUT. Sans l’ascension de ZA par MAN, la droite et la gauche de YESHSOUT auraient été incapables de briller. Il s’avère que l’ascension de ZA à YESHSOUT a provoqué la sortie des trois lignes, droite, gauche, et médiane, qui sont HBD de YESHSOUT.

Il y a une règle : l’inférieur reçoit en récompense la pleine mesure de lumière qu’il cause dans le supérieur. Donc, ZA reçoit de YESHSOUT les mêmes Mokhin de HBD. C’est la signification de « trois sortent d’un ; un existe en trois ». Donc, nous avons expliqué les trois conditions pour que le Zivoug fasse sortir l’inférieur.

69) En essence, le Zivoug pour faire sortir l’inférieur émerge du Zivoug de Hakaa de la  lumière supérieure sur le Massakh, puisque cela mesure le niveau de l’inférieur comme nous le savons. Pourtant, cela nécessite un éveil de MAN de l’inférieur, et cet éveil est effectué par Kéter et Hokhma de l’inférieur, qui adhèrent à Bina et TM du supérieur. Par conséquent, les deux sont requis pour faire sortir un Partsouf inférieur.

Pourtant, dans ZA il y a une chose supplémentaire : son Massakh n’étend pas les Kélim de GAR, car c’est un Massakh de Béhina Aleph. C’est pourquoi le supérieur ne peut pas lui donner de Mokhin du Zivoug de Hakaa du Massakh dans la lumière supérieure. Donc, la troisième condition est requise – recevoir les Mokhin en motivant les Mokhin dans son supérieur, comme dans « trois sortent d’un ; un existe en trois. »

Trois étapes dans la sortie des dix Sefirot

 

70) La première étape est dans les premiers Partsoufim de AK, où toutes les dix Sefirot émergèrent à la fois. Dans le Zivoug de Hakaa sur le Massakh de Béhina Dalet, les dix Sefirot du niveau de Kéter émergèrent. Et dans le Zivoug de Hakaa sur le Massakh de Béhina Guimel, dix Sefirot émergèrent au niveau de Hokhma. Et dans le Zivoug de Hakaa sur le Massakh de Béhina Bet, dix Sefirot émergèrent au niveau de Bina.

71) La deuxième étape est le monde des Nékoudim, qui émergea sur un Massakh de Béhina Aleph, connecté à Malkhout, et dans lequel dix Sefirot émergèrent en deux temps. D’abord, Malkhout s’éleva à Bina de SAG de AK. Ensuite, quand le Massakh de SAG se purifia en Béhina Aleph, appelé Nikvey Enaim, Malkhout s’éleva et se connecta à Béhina Aleph, finissant le degré sous Hokhma, appelée Eynaim. Il s’avère que seuls deux Kélim restèrent dans le degré, Kéter et Hokhma, avec deux lumières, Rouakh et Néfesh. Et les trois Kélim Bina et TM tombèrent du degré. Ceci s’appelle Katnout (la petitesse) de Nékoudim.

En Gadlout (la grandeur, l’âge adulte), les trois Kélim Bina et TM revinrent au degré et les cinq Kélim KHB TM dans le degré furent complétés des cinq lumières NRNHY. Donc, nous avons clarifié que dans le monde des Nékoudim, les dix Sefirot n’émergèrent pas en une seule fois, comme dans les trois premiers Partsoufim de AK, mais elles émergent en deux temps –un temps de Katnout et un temps de Gadlout. En Katnout, seules deux Sefirot émergèrent, et en Gadlout, les trois Sefirot restantes émergèrent.

72) La troisième étape est le monde d’Atsilout dans lequel les dix Sefirot émergèrent en trois temps, appelées Ibour (conception), Yénika (allaitement), et Mokhin. Il en est ainsi parce qu’ici, la Hisdakkhout du Massakh au dernier degré fut ajoutée au monde d’Atsilout. C’est parce que le Massakh fut purifié de Béhina Aleph, appelée Nikvey Eynaim, en un Massakh avec l’Aviout de Béhinat Shoresh, dont Ohr Hozer n’habille que le niveau de la  lumière de Malkhout dans le Kli de Kéter, appelé Metsakh. Donc, cette  lumière est appelée « MA qui émerge du Metsakh (front) ».C’est parce que KHB TM de Rosh sont appelées Galgalta, Eynaim, AHP, et Matsakh est Galgalta.

Donc, deux descentes de Malkhout sont requises ici :

   1. Une descente de Metsakh à Nikvey Eynaim, appelé Yénika.

   2. Une descente de Nikvey Eynaim à sa place, à . Ceci s’appelle Mokhin.

Donc, le premier niveau qui émerge sur le Massakh d’Aviout Shoresh est appelé Ibour. Le deuxième niveau, émergeant sur le Massakh après la descente de Malkhout à Béhina Aleph, est appelé Yénika. Et le troisième niveau, émergeant sur le Massakh après la descente de Malkhout à sa place, est appelé Mokhin. Donc, nous avons clarifé que dans le monde d’Atsilout, les dix Sefirot émergent en trois temps, appelés Ibour, Yénika, et Mokhin.

Ibour, Yénika, Mokhin de Akhor, et Ibour Yénika Mokhin de Panim

73) Nous avons déjà expliqué que le niveau qui émerge sur un Massakh avec une simple Aviout Shoresh s’appelle « le niveau de Ibour ». C’est le niveau de la  lumière de Néfesh dans le Kli de Kéter. Par rapport aux trois lignes en lui, il est appelé « le niveau de NHY ». Cependant, il comprend aussi le niveau de Rouakh, appelé « le niveau de HGT », sauf qu’il est sans Kélim. Pour cette raison, HGT doivent s’habiller dans Kélim de NHY, et c’est pourquoi le niveau de Ibour est appelé « trois dans trois », signifiant HGT dans NHY.

74) Cela signifie que bien que la purification du Massakh cause la perte de la dernière Béhina, faisant que les cinq niveaux sont les uns sous les autres, la dernière Béhina n’est néanmoins pas entièrement perdue, mais un Reshimo de Hitlabshout d’elle reste dans le Massakh. Par exemple, quand le Massakh du Partsouf de Kéter de AK s’est purifié et s’éleva à de Rosh, il était inclus dans le Zivoug, et ses Réshimot se renouvellèrent. Par rapport à l’Aviout dans le Massakh, sur qui un Zivoug de Hakaa, fut fait seul le Reshimo de Aviout de Béhina Guimel resta dans le Massakh, car la dernière Béhina, Béhina Dalet, avait été perdue. Mais une partie de la Hitlabshout de Béhina Dalet restait encore dans le Massakh.

Il s’avère qu’il y a deux Behinot supérieures dans le Massakh convenant au Zivoug :

1. L’Aviout de Béhina Guimel, qui retarde la lumière supérieure et reçoit le Zivoug de Hakaa, sur lequel émerge le niveau de Hokhma.

2. La Hitlabshout de Béhina Dalet. Bien qu’elle ne soit pas apte au Zivoug de Hakaa, puisqu’elle n’a pas d’Aviout qui empêche l’expansion de la lumière, néanmoins lorsqu’elle est incluse et associée à Aviout de Béhina Guimel, un Zivoug de Hakaa se fait également sur elle, faisant sortir presque le niveau de Kéter.

Ces deux niveaux sont appelés « mâle » et « femelle ». Le niveau qui a émergé sur Béhina Dalet de Hitlabshout, associé à Béhina Guimel de Aviout s’appelle « mâle », et le niveau qui a émergé seulement sur Béhina Guimel de Aviout s’appelle « femelle ».

De même, quand le Massakh de Gouf de Partsouf Hokhma de AK s’est purifié et est monté à son Pé de Rosh, deux Reshimot restèrent en lui –mâle et femelle. C’est parce que le Reshimo de Béhina Guimel de Hitlabshout, associé à Béhina Bet de Aviout, fait presque sortir le niveau de Hokhma. On le considère comme mâle. Et le Reshimo de Béhina Bet d’Aviout, qui est le principal à recevoir le Zivoug de Hakaa, fait sortir le niveau de Bina. On le considère comme femelle.

De la même manière, il y a mâle et femelle dans la Hizdakékhout du Massakh de Gouf de Partsouf Nékoudim. Le mâle, c’est-à-dire le Reshimo de Béhina Aleph de Hitlabshout qui est resté dans le Massakh, est associé à Béhina Aviout de Shoresh qui est presque au niveau de Béhina Aleph, c’est-à-dire au niveau de ZA, qui est le niveau de Rouakh, le niveau de HGT. Et la femelle, qui est l’Aviout de Béhina Shoresh, qui reçoit le Zivoug de Hakaa, est au niveau de la lumière de Néfesh, le niveau de Malkhout, qui, du point de vue des trois lignes, est appelé NHY.

75) Par conséquent, nous discernons deux niveaux au niveau de Ibour : le niveau de HGT et le niveau de NHY. Le niveau de HGT, qui est mâle, émerge sur les Reshimot de Béhina Aleph de Hitlabshout, qui est associé à Aviout de Shoresh. Et le niveau de NHY, qui est femelle, émerge uniquement sur le Reshimo de Aviout Shoresh.

Et puisque le Reshimo de Hitlabshout ne convient pas pour recevoir un Zivoug de Hakaa, sauf s’il est associé à Aviout Shoresh, le niveau de HGT ne se tient pas seul, mais doit s’habiller dans les NHY. Pour cette raison, le niveau de Ibour, qui est HGT et NHY ensemble, est considéré comme « trois dans trois », c’est-à-dire HGT dans NHY.

76) Et après que les deux niveaux HGT dans NHY aient émergé dans la Hikalelout du Zivoug de Rosh du supérieur et qu’il fut reconnu qu’ils sont deux nouveaux niveaux, différent du Supérieur, cette reconnaissance est appelée « naissance ». Cela signifie qu’il est reconnu qu’un nouveau Partsouf est né ici, différent du Supérieur, et ils descendent et habillent le Gouf du supérieur. S’ils sont des Partsoufim de GAR, ils habillent GAR de Gouf, qui sont HGT, et s’ils sont des Partsoufim de VAK, ils habillent VAK de Gouf, qui sont TNHYM de Khazé vers le bas.

De plus, ils sucent la lumière du Partsouf supérieur, une succion qui cause la descente de Malkhout du Metsakh à Nikvey Eynaim. A ce moment, il reçoit Aviout de Béhina Aleph à nouveau, qui est connectée à Malkhout, comme elle l’était dans les Partsoufim de Nékoudim. Alors le niveau de HGT acquiert également Behinot Kélim, et ils n’ont plus besoin des Kélim de NHY. On considère par conséquent que par la succion, HGT se diffusent et sortent de NHY. Et alors il a le niveau complet de Rouakh.

Par exemple, dans le Partsouf Atik de Atsilout, le Massakh de Nékoudim s’éleva en premier –par sa Hizdakékout- à Rosh de SAG de AK. Et après que la dernière Béhinat (Béhina de) Aviout eut été perdue, le Massakh resta avec Aviout de Béhinat Shoresh, appelée Metzakh, et Reshimo de Hitlabshout de Béhina Aleph. Et alors deux niveaux, HGT NHY, émergèrent sur lui, trois dans trois, puisque HGT n’ont pas de Kélim.

Quand ils furent reconnus comme un nouveau niveau, nous considérons qu’ils sont sortis et nés et revenus à leur place, c’est-à-dire pour habiller de Tabour de AK vers le bas. Puisque c’est le Partsouf VAK, il n’habille que VAK de Gouf, et il est appelé Partsouf Atik.

Ensuite, par Yénika, qu’il suce de SAG de AK, il abaisse le Massakh de Metsah à Nikvey Eynaim. Après quoi les Kélim sortent aussi de ses HGT, se diffusant dans NHY. Ainsi, les deux Behinot appelées Ibour et Yénika, ont été clarifiées.

77) Maintenant nous allons expliquer le Partsouf Mokhin. Après que le Partsouf ait reçu les deux Behinot Ibour et Yénika, il s’élève par MAN au Supérieur, et ramène HB du supérieur face à face. Alors ils donnent à l’inférieur l’illumination qui abaisse Malkhout de Nikvey Eynaim à sa propre place – .

A ce moment, ces trois Kélim, Bina et TM, qui sont tombées à cause de la montée de Malkhout à Bina, s’élèvent à nouveau à leur degré, et le Partsouf est complété des cinq Kélim KHB TM et des cinq lumières NRNHY. Ceci s’appelle Partsouf Mokhin, puisque les trois premières lumières Néshama, Haya, Yékhida, sont appelées Mokhin.

Par exemple, après que Atik ait reçu les deux Behinot complètes Ibour et Yénika, qui sont les niveaux de Néfesh et Rouakh, il s’élève à nouveau à Rosh de SAG par MAN, et ramène Hokhma et Bina face à face. Et puisque Bina dans Partsouf Hokhma de AK n’est pas mélangée à Malkhout, quand Atik reçoit son illumination, il abaisse aussi sa Malkhout de Bina. A ce moment, il élève également les trois Kélim Bina et TM, qui étaient tombés à cause du mélange de Malkhout dans Bina, à son propre degré, et maintenant il a KHB TM de Kélim, dans lesquels NRNHY des lumières peuvent se revêtir.

78) Et quand ces Mokhin émergent pour la première fois, cela provoque une dispute entre la droite et la gauche. C’est parce que la ligne gauche, qui porte l’illumination de Hokhma, désire annuler la ligne droite, qui porte la lumière de Hassadim. A cause de cette dispute et du Bitoush (frappe) de la droite et la gauche qui se produit dans ces Mokhin, ils sont appelés Mokhin de Akhor. Donc, les trois Behinot Ibour, Yénika, et Mokhin de Akhor ont été clarifiées.

79) Ce Bitoush de la gauche et la droite fait que le Partsouf revient élever MAN au supérieur. C’est parce que l’illumination de la gauche, qui est l’illumination de Hokhma, frappe et purifie toute l’Aviout dans le Partsouf jusqu’à ce que le Massakh devienne aussi pur que la première fois qu’il est monté à Rosh du supérieur. Cela signifie que seuls Aviout Shoresh et Reshimo de Hitlabshout de Béhina Aleph restèrent en lui. Et par cette équivalence, il adhère à Rosh du supérieur.

Une fois inclus dans le Zivoug de Rosh du Supérieur, il reçoit à nouveau un Zivoug de Hakaa de la lumière supérieure, sur l’Aviout de Béhina Shoresh et de Béhina Aleph de Hitlabshout qui se sont renouvelées dans le Massakh. Cela fait sortir à nouveau en lui le niveau de trois dans trois, c’est-à-dire le niveau de HGT, habillé dans le niveau de NHY, qui est appelé le « niveau de Ibour ». Ainsi nous avons expliqué le Bitoush de la gauche et la droite qui eut lieu dans Mokhin de Akhor qui a fait que le Partsouf est retourné au Supérieur et a reçu une du supérieur une nouvelle Béhina de Ibour.

80) Et une fois qu’il reçut la nouvelle Béhinat Ibour, il quitta à nouveau Rosh du Supérieur et habilla le Gouf du Supérieur. Et par cet habillage, il suça à nouveau les lumières du supérieur.

Ces  lumières de Yénika abaissèrent l’Aviout de Shoresh dans l’Aviout de Béhina Aleph. Elles abaissèrent Malkhout du Metsah à l’endroit de Nikvey Eynaim, et à ce moment un niveau complet de Béhina Aleph émergea sur le Massakh. Ceci est considéré comme la Hitpashtout (expansion) de HGT dans NHY. Il s’avère qu’il a obtenu une nouvelle Béhina de Yénika, qui est le niveau de Rouakh.

81) Et après avoir obtenu une nouvelle Ibour et Yénika, il s’élève à nouveau au Supérieur par MAN, il fait cette ascension seul, puisqu’en quittant ses racines attachées à Bina et TM du Supérieur (point 67), il peut maintenant y retourner à n’importe quel moment. Il unit HB qui sont là face à face, et elles lui donnent l’illumination qui abaisse Malkhout de Nikvey Eynaim à sa place. A ce moment, Bina et TM s’élèvent et s’unissent en lui comme avant, et il obtient KHB TM de Kélim et NRNHY de lumières.

Pour empêcher la dispute de la droite et la gauche de se réveiller, la ligne médiane s’élève d’en bas et unit la droite et la gauche pour qu’elles brillent ensemble : Hokhma de gauche s’habillera dans Hassadim de droite, et Hassadim de droite s’inclura dans Hokhma de gauche (point 37). Alors les Mokhin brillent dans toute leur complétude, et sont appelés Mokhin de Panim. Ainsi nous avons expliqué comment en raison du Bitoush de la droite et la gauche dans les Mokhin de Akhor, les trois Behinot Ibour, Yénika, et Mokhin de Panim émergèrent à nouveau.

82) Donc, un Partsouf n’est complet qu’après avoir reçu Ibour, Yénika, et Mokhin de Akhor, et Ibour, Yénika et Mokhin de Panim. A cause de la Hizdakkhout du Massakh qui fut ajoutée dans Atsilout jusqu’à Aviout de Béhinat Shoresh, les Partsoufim de Atsilout ne pourront pas recevoir leurs dix Sefirot, sauf après trois fois consécutives, appelées Ibour, Yénika, Mokhin. Et puisqu’à la première sortie des Mokhin il y eut le Bitoush de la droite et la gauche, jusqu’à ce que la gauche se purifie de toute l’Aviout dans le Massakh, toutes les lumières, Ibour, Yénika, et Mokhin qu’ils avaient reçues partirent.

Il est ainsi parce que quand l’Aviout du Massakh est annulée, le Zivoug est annulé et les  lumières partent. Le Partsouf retourne à Rosh du supérieur pour un Ibour, recevant à nouveaux trois dans trois. Ensuite il naît et reçoit une nouvelle Yénika, qui abaisse Malkhout du Metsah aux Eynaim, HGT sortent de NHY, et il reçoit à nouveau le niveau de Rouakh. Ensuite, il s’élève par MAN et reçoit Neshama, Haya, Yékhida à nouveau, en qui il y a déjà la ligne médiane, qui unit la droite et la gauche. Elles sont appelées Mokhin de Panim, et alors ils brillent et persistent. Ainsi, avant que les Mokhin ne soient obtenus pour la deuxième fois, ils ne peuvent pas persister.

Panim ve Akhor (face et dos), et Panim be Panim (face à face)

83) Même quand le Partsouf a déjà reçu les Mokhin de Panim, Hokhma et Bina à cet endroit sont encore dans un état de Panim et Akhor. Ceci signifie que seule Hokhma reçoit les Mokhin de Panim. Mais Bina est toujours dans un état de désirer la miséricorde et veut Hassadim et pas Hokhma. Donc, nous considérons que ses Achoraim sont vers Hokhma, et elle ne veut pas recevoir d’elle les Mokhin de Panim.

Hokhma et Bina sont dans cet état de Panim et Akhor jusqu’à ce que ZA s’élève à elles MAN. De plus, il y a une connexion entre Bina de Ohr Yashar, qui donne l’illumination de Hokhma à ZA de Ohr Yashar. Donc, quand ZA s’élève par MAN à Bina, Bina tourne immédiatement son Panim à Hokhma pour recevoir d’elle les Mokhin de Panim –qui sont des Mokhin d’illumination de Hokhma,- pour ZA, comme elle le fait dans les cinq Behinot de Ohr Yashar. Nous discernons alors que Hokhma est déjà Panim be Panim avec Bina.

Qui mesure le niveau dans Atsilout ?

 

84) Et nous devrions demander ceci : « Le Massakh d’Atsilout n’a que Béhinat Shoresh de Aviout, appelée Metsah, n’ayant que le niveau de Ohr Néfesh. Donc, qui a provoqué l’émergence des cinq Partsoufim dans Atsilout, Atik, AA, AVI, et ZON, où Atik est le niveau de Yékhida, AA le niveau de Haya, AVI le niveau de Néshama, et ZON, le niveau de Rouakh ? » Cette question s’applique aussi au monde des Nékoudim, puisque seule Aviout de Béhina Aleph resta dans le Massakh, appelée Nikvey Eynaim. Donc, comment cinq Partsoufim ont-ils pu émerger dans Nékoudim ?

85) Il se trouve que Béhina Dalet, aussi, était connectée dans le Massakh de Nékoudim, et dans le Massakh de Atsilout par la force de Malkhout qui s’éleva à Nékoudot de SAG de AK. Et si Béhina Dalet n’avait pas été associée au Massakh en eux, aucun Partsouf n’aurait été pu sortir sur ce Massakh. C’est parce que même l’Aviout de Béhina Aleph dans Nékoudim est considérée comme « Histaklout mince » (regard), de qui le Zivoug de Hakaa ne fait sortir aucun Partsouf. A fortiori dans l’Aviout de Metsak dans Atsilout : elle ne convient pas pour un Zivoug de Hakaa pour la sortie d’un Partsouf.

Mais puisque Béhina Dalet s’est connectée à leurs écrans, ils devinrent aptes au Zivoug de Hakaa. Maintenant nous pouvons demander, « Dans ce cas, le niveau de Kéter aurait du sortir sur le Massakh, puisque Béhina Dalet adhère au Massakh ! »

86) La réponse est que Béhina Dalet ne fait pas sortir le niveau de Kéter, sauf quand elle est à l’endroit de Malkhout. A ce moment, Ohr Hozer qui s’élève du Zivoug de Hakaa sur elle habille les cinq Kélim KHB TM sur les cinq  lumières NRNHY. Mais si Béhina Dalet se tient à l’endroit de ZA, où il n’y a que quatre Kélim KHB Tifféret, Ohr Hozer n’étend que quatre  lumières NRNH dans qutre Kélim KHB et Tifféret.

Et si Béhina Dalet se tient à l’endroit de Bina, où il n’y a que trois Kélim KHB, Ohr Hozer n’étend que trois  lumières NRN. Et si Béhina Dalet se tient à l’eendroit du Kli de Hokhma, où il n’y a que deux KélimKéter et Hokhma- son Ohr Hozer n’étend que deux lumières, Néfesh Rouach.

C’est ce qui s’est passé dans Nékoudim, où le Zivoug fut fait à Nikvey Eynaim, qui est le Kli de Hokhma. Donc, seul le niveau de Néfesh Rouach émergea dans Katnout.

Et si Béhina Dalet se tient à l’endroit de Kéter, où il n’y a qu’un seul Kli, son Ohr Hozer n’étend qu’une lumière : Néfesh. C’est ce qui s’est passé dans Atsilout – seul le niveau de Néfesh émergea dans le Ibour, puisque le Zivoug fut fait à l’endroit du Metsah, qui est le Kli de Kéter.

Pourtant, après l’illumination de Yénika, que Béhina Dalet repoussa vers l’endroit de Béhina Aleph, appelé Nikvey Eynaim, le niveau de Rouach émergea. Mais alors, par l’illumination HB Panim be Panim du supérieur, qui abaissa Béhina Dalet à sa place dans Malkhout, ce qui élève à leur degré Bina et TM qui étaient tombés, il y a là cinq Kélim KHB TM à nouveau. A ce moment, Béhina fait sortir le niveau de Kéter dans la lumière de Yékhida, et c’est le niveau de Atik de Atsilout.

87) Maintenant nous devons expliquer comment les autres Partsoufim sous Atik sortirent. Au début, après la brisure des récipients, Massakh de Nékoudim s’éleva à Rosh de SAG. Il fut purifié de toutes les cinq Behinot Aviout qui avaient émergé dans les cinq Partsoufim, jusqu’à s’égaliser avec le Massakh de Rosh de SAG. Pourtant, les Reshimot de l’Aviout des cinq Partsoufim qui ont émergé en lui restèrent en lui, sauf la dernière Béhina, qui fut perdue, comme il est écrit de tous les Partsoufim. De ce fait, lorsqu’il s’est inclus dans le Zivoug du Massakh de Rosh de SAG, l’Aviout, de tous les cinq Partsoufim fut renouvelée dans le Massakh de Nékoudim, et un Zivoug de Hakaa émergea sur l’Aviout du Massakh.

Toutefois, toutes les Behinot dans l’Aviout ne sont pas entrées dans le Zivoug de Hakaa, mais seulement sa plus haute Béhina, qui est Aviout de Metsak, connectée à Behina Dalet. Et par les trois Behinot Ibour, Yénika et Mokhin, ses dix Sefirot furent complétées au niveau de Kéter.

Les autres Reshimot, du reste des Partsoufim de Nékoudim, qui étaient dans le Massakh, ne reçurent rien de ce Zivoug à Rosh de SAG, puisqu’ils sont sous le niveau de Kéter, donc, ils ne sont un déchet comparé à sa valeur. Pour cette raison, à l’émergence de Atik de Rosh de SAG, tous les Reshimot du reste des Partsoufim qui n’étaient pas inclus dans ce Zivoug descendirent avec lui.

Et après que Atik fut complété dans Ibour, Yénika, Mokhin de Panim, la lumière supérieure brilla sur la plus haute Béhina des Reshimot qui restaient en lui, qui est Aviout de Béhina Guimel. Et par ces trois Behinot, Ibour, Yènika, et Mokhin, dix Sefirot émergèrent au niveau de Hokhma. C’est le Partsouf AA.

C’est la même chose ici ; tous les Reshimot de Aviout qui sont inférieurs à Aviout de Béhina Guimel ne sont rien comparés à la valeur du Zivoug au niveau de Béhina Guimel qui émergea dans Rosh de Atik. Donc, quand AA naquit et quitta Rosh de Atik pour sa place, tous ces Reshimot furent attirés à sa place avec lui.

Et après que AA ait obtenu toutes les trois Behinot Ibour, Yénika, Mokhin de manière complète, la lumière supérieure brilla sur la plus haute Béhina qui est restée dans ces Reshimot, qui est Aviout de Béhina Bet. Alors, par les trois Behinot Ibour, Yénika, Mokhin, dix Sefirot émergèrent au niveau de Bina. C’est le Partsouf AVI, et le retse des Partsoufim émergea de façon similaire. Ainsi nous avons expliqué comment les Partsoufim d’Atsilout émergèrent les uns des autres.

Deux états dans Malkhout

 

88) Malkhout est Noukva de ZA. Sa racine commence dans Malkhout de Tsimtsoum Bet, qui mit fin aux sept Sefirot de Katnout de ZA de Nékoudim. Et c’est un degré distinct de ZA, puisque ZA inclut HGT NHY de Nékoudim, et le degré sous lui est Malkhout, qui termine Nékoudim. Donc, cette Malkhout est considérée comme une Noukva séparée de ZA, et un degré inférieur à ZA.

Et il y a aussi Béhinat Noukva dans le Gouf de ZA, puisque le côté gauche de ZA est considéré comme sa Noukva. Pourtant, cette Noukva est considérée comme le Gouf (corps) même de ZA, puisque ZA est la ligne médiane, qui reçoit des deux lignes, droite et gauche, de Bina. La droite en lui reçoit de la ligne droite de Bina, qui est Ohr Hassadim, considéré comme le côté mâle en lui, et la gauche en lui reçoit de la ligne gauche de Bina, qui est Ohr Hokhma, considéré comme le côté Noukva en lui. Pourtant, les deux sont un degré, inclus l’un dans l’autre.

Nous savons qu’au commencement, le soleil et la lune, qui sont les Noukva séparée et ZA, sont considérés comme les deux grandes  lumières. Le niveau Noukva était égal à celui de ZA, et elle était aussi grande que lui. Mais alors la lune –la Noukva qui est séparée de ZA- s’est plainte et a dit « deux rois ne peuvent pas utiliser la même Kéter (couronne). » Il lui fut répondu, « Va, diminue-toi. » Ainsi elle devint la petite lumière.

Donc, vous trouvez deux états dans Noukva :

   1. Dans le premier état, elle était avec ZA, dans l’état des deux grandes lumières,

     égale à ZA ;

   2. Le second état est après que Noukva se soit diminuée et devint la petite lumière.

Explication : au début de la correction de Noukva séparée de ZA, l’Emanateur la connecta à Noukva dans le Gouf de ZA, qui est le côté gauche en lui, et les deux devinrent une Noukva pour ZA. Quand les Mokhin de droite et gauche leur furent étendus de Bina, ZA, qui est la droite en lui, prit les lumières de la droite de Bina, et Noukva séparée prit les lumières de la ligne gauche de Bina, comme Noukva dans le Gouf de ZA, puisqu’elle s’est connectée à elle en une seule Noukva.

Et vous savez déjà que les lumières de la ligne droite de Bina sont Hassadim, et les lumières de la ligne gauche de Bina sont Hokhma. Il s’avère que maintenant, ZA a reçu Hassadim de la droite de Bina sans Hokhma, et Noukva séparée a reçu Hokhma de la gauche de Bina sans Hassadim, et nous savons que Hokhma ne peut pas briller sans Hassadim. Pour cette raison, Hokhma gela en elle et devint obscurité et non lumière.

C’est la signification de la plainte de la lune, disant que deux rois ne peuvent pas utiliser la même Kéter. C’est parce que lorsqu’ils utilisent la même Kéter, qui est Bina, considérée comme leur Kéter, ZA devient Hassadim sans Hokhma, et Noukva devient Hokhma sans Hassadim, qui est obscurité, et elle ne pouvait pas tolérer cet état.

Nous pourions poser la question, « Mais avant que la Noukva séparée ne se connecte à Noukva dans son Gouf, la droite en elle, qui est mâle, a bien reçu Hassadim, et la gauche en elle, qui est Noukva dans son Gouf ayant reçu Hokhma ; pourtant, Noukva dans son Gouf aurait pu la tolérer et ce n’aurait pas été l’obscurité ! » C’est que Noukva dans son Gouf est ZA lui-même. Donc, Hokhma en elle n’est pas séparée de Hassadim dans ZA. Mais ça n’est pas le cas avec Noukva séparée, qui est véritablement un degré différent de ZA. Mais comme il s’est connecté à Noukva dans son Gouf, elle a reçu Hokhma de la gauche de Bina comme elle. Donc, après avoir reçu Hokhma en elle, Hokhma se sépara de Hassadim, puisqu’elle n’avait pas de connexion avec Hassadim de ZA.

Donc, nous avons expliqué entièrement le premier état de Noukva séparée. Pour pouvoir briller pour les inférieurs, on lui a dit, « Va et diminue-toi », c’est-à-dire diminue-toi de ce grand degré d’être égale au degré de ZA et de recevoir de Bina. Mais, elle doit descendre sous Yessod de ZA comme elle était à sa racine : sous tout le degré de ZA, et recevoir toutes ses  lumières de ZA.

Et puisqu’elle reçoit ses lumières de ZA, qui est la ligne médiane, Hokhma qu’il lui donne est intégrée à Hassadim et elle peut briller. C’est le second état de Noukva séparée. Ce qu’elle a reçu dans le premier état est considéré comme Néfesh, Rouakh, Neshama de Akhor, à savoir qu’elles ne brillent pas. Et ce qu’elle reçoit dans le second état est considéré comme Néfesh, Rouakh, Neshama de Panim, à savoir qu’elles brillent pleinement (Le Zohar, Genèse 1, articles 111-116 ; Idra Raba, articles 323-325).

Son premier état a des mérites, parce qu’alors son niveau le plus haut était Bina et elle pouvait recevoir Hokhma d’elle, et elle n’avait pas besoin de recevoir de ZA. Pourtant, elle ne pouvait pas briller vers les inférieurs, en raison de l’absence de Hassadim. Pour cette raison, elle était considérée comme Akhoreim.

Mais dans le second état, après s’être diminuée sous le Massakh de Yessod de ZA, elle n’était plus digne de recevoir Hokhma, puisque le Massakh de Yessod ZA l’en empêchait. Donc, elle dût recevoir Hokhma dans les Kélim de Akhoreim, qui restèrent en elle du premier état. Et le second état a plus de mérites que le premier, puisqu’elle put alors briller à la fois de Hokhma et Hassadim vers les inférieurs, alors que dans le premier état, elle ne pouvait pas briller vers les inférieurs.

[29] N.D.T. : ces noms sont en Araméen. Kitra est la Sefira Kéter, et Hokhma Stimaa signifie Hokhma bloquée.

[30] N.D.T. : en Guématria, la valeur numérique de Tsadik est 90.

[31] N.D.T. : dans la Kabbale, Zakhout se réfère au pouvoir du Massakh, plutôt qu’au sens traditionnel du mot : pureté.

 

Introduction au livre « De la bouche d’un sage »

Les livres et les auteurs nous disent que l’étude de la sagesse de la Kabbale est un devoir absolu pour quiconque d’Israël. Et si l’homme étudie toute la Torah et connaît la Mishna et la Guémara par cœur, et qu’il est également plein de vertus et de bonnes actions plus que ses contemporains, mais n’a pas appris la sagesse de la Kabbale, il doit se réincarner et revenir dans ce monde pour apprendre les secrets de la Torah et la sagesse de la vérité. Ceci se retrouve en plusieurs endroits dans les écrits de nos sages.

C’est ce que Le Zohar écrit dans l’explication du Cantique Des Cantiques, expliquant le verset : « Si tu ne sais pas, Ô plus belle d’entre les femmes », ce que nos sages ont commenté comme étant une âme se présentant devant le Trône après le décès de l’homme.

Le Saint béni soit-Il lui dit : « Si tu ne sais pas, Ô plus belle d’entre les femmes ». Bien tu sois la plus belle d’entre les femmes et vertueuse en bonnes actions plus que toutes les âmes, si tu n’a pas la connaissance des secrets de la Torah, « Sors sur les traces du troupeau », quitte cet endroit et ne revient jamais dans ce monde. « Et nourrit tes petits, près de la tente des bergers, » va aux séminaires et apprends les secrets de la Torah de la bouche des disciples de nos sages.

Nous devons comprendre leurs mots, qui conditionnent la perfection de l’homme dans l’étude de la sagesse de la vérité. Apparemment, en quoi est-ce différent des autres paroles de la Torah révélée ? Nous n’avons trouvé nulle part qu’il est obligatoire de comprendre tous les sujets de la Torah, et que l’on ne sera complet si un seul sujet de la Torah est manquant. De plus, nos sages disent aussi : « l’étude n’est pas l’essentiel mais c’est l’acte », ainsi que « L’un fait beaucoup, l’autre peu, du moment qu’ils dirigent leur cœur vers les cieux, », et il y a de nombreux autres dictons semblables.

Pour atteindre la profondeur de ces mots, nous devons d’abord comprendre ce qui a été écrit de nombreuses fois dans Le Zohar et les Tikounim (Corrections du Zohar), avec sagesse et grâce: « La Torah, le Saint béni soit-Il, et Israël, sont un. » Ceci semble très déroutant.

Avant d’élucider ces mots, je dois vous avertir que nos sages ont défini une grande règle pour nous, à propos de tous les noms sacrés et appellations dans les livres. C’est leur règle d’or :  « Ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom. »

Interprétation : nous savons qu’il n’y a pas la moindre pensée ni perception en Lui, comme il est écrit dans l’article « Elie commença » dans le début des Tikounim du Zohar. Pour cette raison, même la pensée du « Soi » du Seigneur est interdite, a fortiori la parole.

Tous les noms dont nous L’appelons ne se réfèrent pas à Son Soi, mais seulement à ses lumières, qui se diffusent de Lui vers les inférieurs. Même le nom sacré, Ein Sof (Infini), présent dans les livres de Kabbale, est également considéré comme la lumière qui se diffuse de Son Essence.

Mais puisqu’Il a défini que Sa Lumière, qui se diffuse de Son Soi, sera atteinte par les inférieurs comme Ein Sof, nous la définirons donc par ce nom. Pourtant, ceci ne se réfère pas à Son Essence, puisqu’il n’y a absolument aucune perception ou pensée en Lui. Donc, comment Le définir par un nom et un mot, puisque tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom ?

Tout novice dans la sagesse de la vérité doit considérer la grande règle ci-dessus avant toute lecture d’un livre de Kabbale, qui veut que la pensée soit interdite dans Son Soi, puisqu’il n’y a aucune perception en Lui, pas la moindre. Donc, comment Lui donner un nom ou un mot, qui indiquerait l’atteinte ?

Toutefois, il y a une grande Mitsva à demander et rechercher Ses illuminations, qui se diffusent de Lui, qui sont tous les noms sacrés et appellations apportés par les livres. C’est un devoir absolu pour quiconque d’Israël que d’étudier et de comprendre les secrets de la Torah et toutes les voies de Son abondance aux inférieurs, qui sont l’essentiel de la sagesse de la vérité et la récompense future des âmes.

Il est écrit dans les paroles de nos sages, dans Le Zohar, et les Tikounim, que tous les mondes supérieurs et toutes les saintes Sefirot des cinq mondes AK et ABYA ont été préparés d’avance en quantité et en qualité pour compléter les enfants d’Israël. Il en est ainsi parce qu’une âme d’Israël est une partie de Dieu et « La fin d’une action est dans la pensée préliminaire. »

Il advint dans Sa simple volonté de faire plaisir avec la récompense pour leur labeur. Et pour cette raison, toute la réalité s’est diffusée devant Lui par voie d’une séquence de causes à effet dans la descente des degrés à travers les mondes d’AK et ABYA.A la fin, elles suscitèrent deux discernements revêtus l’un de l’autre : l’âme venue des dissimulations des hauteurs, qui se diffuse et habille le corps physique.

L’essence de la réalité s’est diffusée jusqu’au dernier degré, qui est le corps physique avec une âme. De même, l’enchaînement s’est fait par voie de cause à effet, liée à l’essence de l’existence de la réalité, qui est  les voies de Son abondance qui descend par degrés.

Donc, la lumière supérieure est la plus haute de toute et se diffusera à la fin pour venir à l’âme habillée dans corps physique dans ce monde, comme il est écrit : « car la terre sera remplie de la connaissance du Seigneur, et aucun homme n’enseignera plus à son prochain, et aucun homme à son frère de connaitre le Seigneur, car ils Me connaîtront tous, du plus petit au plus grand. »

Il est écrit par nos sages et dans le Livre du Zohar : « Toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il. » Toutes les histoires et les lois et les phrases, toutes sont Ses noms sacrés.

D’après ce qui a été expliqué ci-dessus, à savoir que « tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom, » vous comprendrez pleinement le sens des noms sacrés du Saint béni soit-Il. Ce sont les atteintes qui se diffusent de Lui vers Ses serviteurs, les prophètes et les justes, chacun selon ses mérites, comme il est écrit, » Nous sommes distincts, moi et Ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. »

Cette différence nous vient de la réception de la Torah et de l’accomplissement des Mitsvot, au début seulement de la manière révélée, dont le mérite est de purifier nos corps et d’accroître nos âmes au point que nous devenions dignes d’atteindre toute la Torah et ses Mitsvot comme Ses Noms. C’est toute la récompense prévue pour les âmes dans le futur. Toutefois, dans ce monde également, comme il est écrit dans la Guémara,  « Tu verras ton monde dans ta vie ».

Ceci nous explique pourquoi il appelle les 613 Mitsvot 613 conseils dans plusieurs passages du Zohar, et dans de nombreux autres passages du Zohar il appelle les 613 Mitsvot « 613 dépôts ». C’est ainsi parce qu’au début, l’homme doit garder la Torah et les Mitsvot afin de purifier son corps et accroître son âme. A ce moment, les 613 Mitsvot sont 613 conseils pour lui, des « avis » qui visent à purifier graduellement et à être récompensé de venir devant le Roi, et recevoir la Lumière de son visage. C’est parce que garder la Torah et les Mitsvot le purifient progressivement, jusqu’à ce qu’il soit récompensé de la lumière du visage du Roi.

De même il est écrit dans la Guémara : « Le Saint béni soit-Il ne se soucie pas de savoir si l’on abat à la gorge ou si l’on abat à la nuque ? Mais la Torah et les Mitsvot nous ont été données seulement pour purifier Israël. »

Toutefois, après avoir été suffisamment purifié pour mériter la lumière du visage du Roi, les yeux et l’âme s’ouvrent et il est récompensé en atteignant les 613 lumières sacrées trouvées dans les 613 Mitsvot. Ce sont Ses noms sacrés, ceux que l’on peut atteindre.

En accomplissant chacune des Mitsvot, il prend une partie de la lumière déposée dans cette Mitsva, puisque la Mitsva est un Kli (récipient) dans lequel la lumière est habillée, c’est-à-dire un nom sacré qui appartient spécifiquement à cette Mitsva. C’es la signification de « La Mitsva est une bougie et la Torah – la lumière. »

A ce moment, il appelle les 613 Mitsvot « 613 dépôts ». C’est comme si quelqu’un déposait des pierres précieuses dans un récipient et disait à sa bien-aimée : « Prends ce Kli pour toi-même mais garde-le des voleurs et des cambrioleurs. » Donc, ils ne parlent que du récipient, mais son intention principale est les pierres précieuses déposées dedans.

Nous savons que dans les livres de Kabbale, le sens du Nom sacré« Le Saint béni-soit-Il » ou Koudsha Brikh Hou (le même nom en Araméen) écrit par nos sages et dans Le Zohar, vient de HaVaYah (Yod-Hey-Vav-Hey). Ce nom sacré contient tous les noms sacrés jusqu’au plus Haut que Haut. C’est pourquoi, nous apprenons que « La Torah et le Saint béni soit-Il sont un. » quoique les masses ne le voient pas dans la Torah, mais seulement des histoires, des phrases et des lois.

En vérité, j’ai déjà expliqué que « des pommes d’or dans des cadres d’argent » est la manière dont sont nommés les 613 dépôts, comme no sages l’ont dit, « toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il. » Donc, la Torah et le Saint béni soit-Il sont un.

Pourtant, il y a le général et le particulier, où le Saint béni soit-Il est la l’ensemble de tous les noms, et la lumière générale, et la Torah est divisée en 613 lumières. Il s’avère qu’elles sont toutes ensemble une, et sont le Saint béni soit-Il Lui-même.

Maintenant il nous reste à expliquer le discernement d’Israël. Tout d’abord, vous devez comprendre le sujet de la multiplicité de formes séparées dans la spiritualité, c’est-à-dire comment elles sont divisées et séparées et en quoi. Les choses matérielles sont séparées par un couteau ou autre, ou bien le temps et l’espace les séparent et les distinguent. Pourtant, ceci est impensable dans la spiritualité, dont nous savons qu’elle est au-delà du temps et de l’espace.

Toutefois, sachez que toute la différence dans la spiritualité entre les lumières supérieures est seulement dans la différence de forme. Par exemple, les âmes mentales des gens sont certainement divisées en âmes séparées. Chaque individu ayant une âme séparée.

Pourtant, la différence essentielle entre elles ne provient de rien d’autre que de la différence de forme, que l’âme de l’un est bonne, celle de l’autre est mauvaise ; une a acquis la sagesse, et l’autre la folie, etc. A ce propos nos sages disent, « comme leurs visages diffèrent l’un de l’autre, leurs opinions diffèrent l’une de l’autre. »

Maintenant nous pouvons comprendre que si tous les gens avaient des concepts et des penchants égaux, sans aucune différence, toutes leurs âmes seraient considérées comme une âme. Sa valeur serait comme la lumière du soleil : la lumière habille tous les habitants du monde, pourtant nous ne discernons nulle part qu’il y ait des formes séparées dans la lumière du soleil. Pareillement, une âme conceptuelle habillerait de nombreux corps, puisque les lieux ne séparent aucunement dans les questions spirituelles s’il n’y a pas de formes séparées dans leurs qualités.

Maintenant, regardons de plus près : nous savons que la signification des âmes des enfants d’Israël est qu’elles sont une partie de Dieu. L’âme s’est déroulée  par voie de cause à effet et est descendue de degré en degré jusqu’à ce qu’elle soit apte à venir dans ce monde et se revêtir dans  ce corps grossier.

 

En observant la Torah et ses Mitsvot, elle remonte de degré en degré jusqu’à ce que son niveau soit complété et qu’elle soit apte à recevoir sa récompense. Cela lui a été préparé à l’avance, à savoir atteindre la sainte Torah au moyen des noms du Saint béni soit-Il, qui sont les 613 dépôts.

Maintenant vous voyez de vos propres yeux que « La Torah et Israël sont un. » Et la seule différence entre la Torah et l’âme est due à la différence de forme de l’âme, qui s’est réduite à une très, très petite lumière, et la Torah est lumière Simple qui se diffuse de Son Essence, dont la sublimité est sans fin, comme il est écrit « La Torah et le Saint béni soit-Il sont un. »

Toutefois, lorsque l’âme est complète dans sa pleine dimension et reçoit la Torah au moyen de Ses Noms, c’est-à-dire atteint toute la lumière déposée dans la Torah et les Mitsvot, vous voyez que, dans tous les cas, la lumière de l’âme est égale à la lumière de la Torah. C’est parce qu’elle a déjà atteint toute la lumière dans la Torah.

Elle est encore considérée incomplète tant qu’il y a un déficit dans l’atteinte d’une petite et subtile partie de la lumière générale de la Torah. C’est parce que toute sa lumière a été préparée pour les âmes, comme je l’ai expliqué plus haut, « Tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom. »

Et puisque la lumière a été préparée pour que les âmes l’atteignent, et que l’âme ne l’a pas atteinte en entier, elle est donc incomplète, comme dans « Je garderai toute la Torah sauf une chose. Certainement, il est un méchant complet »

Toutefois, vous pouvez en dire autant du respect de la Torah et des Mitsvot dans l’atteinte des 613 dépôts. Elle est incomplète s’il lui manque même une chose, grande ou petite.

Donc, à la fin elle arrivera à la perfection complète, à savoir atteindre toute la lumière de la Torah. A ce moment, il n’y aura plus de différence de forme entre la lumière de l’âme et la lumière de la Torah en aucune manière. Ainsi vous trouvez, avec grâce, que « La Torah et Israël sont un, » littéralement.

Parce qu’il n’y a pas de différence de forme entre les deux, ils sont littéralement un. Et puisque nous avons déjà prouvé que « Le Saint béni soit-Il et la Torah sont un, » et ici nous avons prouvé que « La Torah et Israël sont un, » il est par conséquent évident que « La Torah et le Saint béni soit-Il et Israël sont un. »

De ce qui précède, vous trouvez qu’il y a deux parties dans la Torah et les Mitsvot :

     A. La Torah et les Mitsvot telles qu’elles apparaissent à tous, c’est-à-dire le respect des Mitsvot et l’étude de la Torah par les 613 conseils. Ceux-ci ont le pouvoir de purifier et  nettoyer le corps, et accroître la vertu de l’âme, pour être digne et mériter de recevoir le lumière du visage du roi vivant, comme lorsque l’âme  était dans sa racine, avant qu’elle ne diminue et ne vint dans ce bas corps en ce bas monde.

     B. L’observance des Mitsvot et l’étude de la Torah, par les 613 dépôts à savoir la question d’atteindre Ses Noms et toute la récompense des âmes.

Le mérite de cette deuxième partie sur la première est comme le mérite du Ciel sur celui de la Terre. C’est parce que la première partie n’est que préparation, et la seconde est la vraie complétude et le dessein de la Création.

Ceci explique la question susmentionnée sur les paroles de nos sages, que si quelqu’un excelle dans la Torah et les bonnes actions plus que ses contemporains, s’il n’a pas appris les secrets de la Torah et la sagesse de la vérité, il doit se réincarner et revenir dans le monde.

Nous avons demandé, « Quelle est la différence entre ce sujet de la sagesse de la vérité et les autres sujets dans la Torah ? » Nous n’avons trouvé nulle part que l’homme soit obligé de s’engager dans tous les sujets de la Torah. Au contraire, nous avons trouvé des oppositions à cela en de nombreux endroits, tels que, « L’un fait beaucoup, l’autre peu, du moment qu’ils gardent leur cœur orienté vers le Ciel, » et aussi, « Ce n’est pas l’étude qui est l’essentiel, mais l’acte. »

Maintenant la question est clarifiée – toute la partie de la Torah révélée n’est que préparation pour devenir digne et mériter d’atteindre la partie dissimulée. C’est la partie dissimulée qui est la vraie complétude et le dessein pour lequel l’homme est créé.

Donc, il est clair que si la partie dissimulée est manquante, même si quelqu’un garde la Torah et observe ses commandements dans la partie révélée, il devra quand même se réincarner dans ce monde et recevoir ce qu’il devrait recevoir, à savoir la partie dissimulée, par les 613 dépôts. Ce n’est qu’en cela que l’âme est complétée, comme le Saint béni soit-Il l’a prédéterminé pour elle.

Par conséquent vous voyez l’absolue nécessité pour quiconque d’Israël, quoi qu’il arrive, de s’engager dans l’intériorité de la Torah et ses secrets. Sans cela, l’intention de la création ne sera pas complétée en lui.

C’est la raison pour laquelle nous nous réincarnons, une génération va et génération vient jusqu’à notre génération, qui est le résidu des âmes dans lesquelles l’intention de la création n’a pas été complétée, car elles n’ont pas été récompensées d’atteindre les secrets de la Torah dans les générations précédentes.

Pour cette raison, il est dit dans Le Zohar : « Les secrets de la Torah et ses mystères sont destinés à être révélés au temps du Messie. » Il est clair pour quiconque comprend, que puisqu’ils complèteront l’intention de la Création, ils seront récompensés de la venue du Messie. Donc, inévitablement, les secrets de la Torah seront ouvertement révélés parmi eux, puisque si la correction est empêchée, ils seront obligés de se réincarner.

Ceci vous expliquera ce que nous devrions demander à propos de cette interprétation en général, car qui suis-je et qui sont mes pères, pour avoir été récompensé de faire cette interprétation pour élargir la connaissance des secrets cachés dans Le Zohar et les écrits du Ari ? De plus, pourquoi n’avons-nous jusqu’à présent trouvé personne d’autre pour interpréter cette sagesse aussi ouvertement que moi ?

D’après ce qui est susmentionné, vous comprendrez que notre génération est vraiment au temps du Messie, et nous nous trouvons tous au seuil de la correction complète, et le seul empêchement est l’abandon de la sagesse de la vérité dans cette génération dû à la difficulté de la langue et la dispersion des questions.

S’ajoutent à cela la petitesse de l’esprit et les troubles abondants dans notre génération. Donc, comme le Seigneur désire hâter la rédemption de nos âmes, Il a donné à ma main le privilège de dévoiler la mesure de cette interprétation, et la Volonté de Dieu a trouvé le succès dans ma main.

Et j’ai une autre raison pour faire cette interprétation ouverte, comme il est écrit dans Le Zohar,  « On doit apprendre un peu, même de l’absurdité, » comme il est écrit, « l’avantage de la lumière sur l’obscurité. »

Après avoir terminé mon temps dans la ville de Varsovie dans l’état de Pologne, confiné dans ma chambre, sans rien à faire dans l’obscurité de mon environnement, j’ai été béni de m’installer dans la ville sainte de Jérusalem.

Et quand j’allais parmi les gens ici, j’ai vu la pauvreté de mon peuple, la pauvreté de leur esprit. Leur rire fou sonnait comme des casseroles sous la ville à mes oreilles, se moquant et piétinant le cœur et l’âme de nos désirs, calomniant le Seigneur, Sa Loi, et Son peuple d’une voix forte, sans aucune sagesse, compréhension et connaissance de toute la sagesse de la Kabbale. Plutôt, c’est une compilation de mots et de noms, pas de sens ni de morale, seulement des mots littéraux.

C’est un privilège que de discuter oisivement dans le texte écrit avec la foi complète que ce sont des choses sacrées, et que le but de la Création sera accompli sur nous. Et quand ceux qui s’engagent dans les textes littéraux avec une foi complète seront plus nombreux, le Roi Messie viendra immédiatement, car par cela la correction totale sera accomplie, et rien d’autre n’est nécessaire.

Finalement j’ai rencontré les plus connus d’entre eux, des gens qui avaient passé des années à se plonger dans les écrits du Ari et Le Zohar. Ils ont si bien réussi qu’ils sont devenus érudits et connaisseurs de tous les écrits du Ari.

Ils ont la réputation d’être les personnes les plus saintes du pays. Je leur ai demandé s’ils avaient étudié avec un Rav qui avait atteint l’intériorité des questions. Ils me répondirent : « Ciel, non ! Il n’y a pas la moindre intériorité ici, mais des textes précis, qui nous ont été donnés, et rien de plus, Dieu préserve. »

Je leur ai demandé si le Rav Haim Vital avait atteint l’intériorité des questions. Ils me répliquèrent : « Il n’a certainement rien atteint de plus que nous. » Je leur ai alors posé demandé à propos du Ari lui-même. Ils me répondirent : « Il ne connaissait certainement pas plus l’intériorité que nous, et tout ce qu’il savait, il l’a transmis à son disciple, le Rav Haim Vital, et ainsi c’est arrivé jusqu’à nous. »

Je me suis beaucoup moqué d’eux : « Comment alors furent composées les questions dans le cœur du Ari, sans compréhension ni connaissance ? » Ils me répliquèrent : « Il a reçu la composition de ces questions de Elie, et il connaissait l’intériorité, puisque c’est un ange. » Alors ma colère se déversa sur eux, car ma patience en leur présence touchait à sa fin.

Et quand je vis que leur folie avait trouvé des racines chez pratiquement tous ceux qui s’engageaient dans cette sagesse à cette époque, malheur aux oreilles qui entendent ainsi, « Forcera-t-il même la reine à se présenter devant moi dans la maison ? »

Le Saint Zohar a déjà pleuré amèrement le déni des pécheurs dans leurs âmes, disant qu’il n’y a  pas de secrets intérieurs dans la Torah, comme il est écrit dans la Parachat Vayerah : »La Torah est-elle venue nous montrer des histoires et des chroniques ? De telles histoires et chroniques se trouvent aussi parmi les nations. » Nos sages disent qu’ils arrachent les plantations, car ils ne prennent que Malkhout.

Que diraient les auteurs du Zohar à la vue de tels pécheurs, niant qu’il y ait connaissance et sagesse dans les mots du Zohar et dans la sagesse de la vérité elle-même ? Ils disent à propos des secrets de la Torah qu’il n’y a pas de connaissance ni de perception révélées dans ce monde, mais seulement des mots vides. Ainsi, ils sont venus conquérir la Sainte Divinité à l’intérieur du palais du Roi. Malheur à eux, car ils ont fait du mal à leurs âmes.

Nos sages ont dit que la Sainte Torah pleure devant le Saint béni soit-Il : »Tes fils ont fait de Moi une chanson dans les maisons publiques. » Mais ils ne font même pas de la Torah un semblant de chanson, seulement des mots effrayants pour tout auditeur qui provoque mépris et colère.

Qui plus est, ils veulent être récompensés comme Pinéhas, disant qu’ils le font en pleine foi. Il est écrit à leur propos: « Etant donné que ces gens s’approchent et avec leurs bouches et avec leurs lèvres ils M’honorent, mais leur cœur est loin de Moi, » et c’est la raison de la destruction du Premier Temple.

Le diable danse toujours parmi nous, précisément au temps du Messie, le temps de la fin des secrets de la Torah. Le zèle du Seigneur des armées est venu comme du feu qui ne s’éteindra pas dans mes os. Pour cette raison, un réveil m’a été donné pour dévoiler la robe au point qu’ils sauront qu’il y a de la sagesse en Israël.

C’est une des raisons principales qui m’a fait venir à cette explication. Vous devez comprendre que dans chaque dessein et dans chaque but est d’une extrême simplicité. Toute la répartie, l’intelligence, et les maints questions se forment pendant la préparation, jusqu’à ce que le but soit atteint. Par exemple, si quelqu’un désire s’asseoir dans une maison, il a besoin d’intelligence et de connaissance dans le plan, l’artisanat et dans la qualité et la quantité des pièces et des biens.

Le but final est une chose simple – y habiter. C’est la signification des mots « selon la beauté d’un homme, demeurer dans la maison. » C’est une pensée simple, sans concept ni prolifération, et sans répartie, mais une simple volonté.

Sachez que toutes les sophistications dans la connaissance sont en majorité des erreurs qui devraient tomber devant la vérité. Pourtant, la vérité elle-même est simple, sans répartie.

Il y a un secret en cela, étant principalement le mur de fer qui nous sépare de notre Père qui est aux Cieux : Il y a des choses qui sont cachées en raison de leur grande hauteur et profondeur, et il y a des choses qui sont cachées à cause de leur extrême subtilité, comme des mouches dans l’air, trop minces pour être vues.

Puisque Sa lumière est une lumière si simple que l’esprit humain ne sent qu’une portion minuscule de quelque chose, ne la perçoit simplement pas. C’est comme les choses plus petites que cette mesure, qui demandent un outil pour être vues.

Il en est ainsi parce que quoique l’on ne perçoive pas toute la profondeur de la hauteur et toute la profondeur de la largeur, on peut néanmoins en percevoir une approximation. Toutefois, avec les choses subtiles, elles semblent ne pas exister du tout, puisque vous n’en atteignez même pas la plus petite partie.

 

Préface générale

Aux experts en l'Arbre de vie, et à tout un chacun, comme dans « d'abord, apprendre ; ensuite, comprendre. »

1) Nos sages ont dit : « Il n'y a pas un brin d'herbe en bas qui n'ait un ange en haut pour le frapper et lui dise “pousse” ! » Cela a de quoi rendre perplexe ; pourquoi le Saint béni soit-Il dérangerait-Il un ange d'En Haut afin qu'il frappe et fasse grandir un minuscule, pour ne pas dire insignifiant, brin d'herbe ?

Pourtant, ce dicton est un des secrets de la Création trop longs à interpréter. La raison en est que le cœur de l’infiniment sages, souhaite parler à mots couverts  avec leurs allégories en or car ils sont prudent pour ce qui est de révéler la Torah à un disciple indigne. C'est pour cette raison que nos sages disent que nous n'apprenons rien des légendes, car les légendes sont scellées et inaccessibles aux masses, et elles ne sont révélées qu'à quelques élus au sein d'une génération.

Et nous trouvons aussi dans le Livre du Zohar que Rashbi (Rabbi Shimon Bar-Yochaï) a ordonné à Rabbi Aba d’écrire les secrets, car il savait les révéler avec des indices. Lisez dans la Idra, il y a un endroit où il est écrit que pour chaque secret que Rashbi dévoilait de la sagesse, il pleurait et disait : « Malheur à moi si je parle ; malheur à moi si je ne parle pas ! Si je ne parle pas, mes amis perdront cette parole ; et si je parle, les méchants sauront comment servir leur Maître. »

Ceci signifie qu'il  souffrait d'un côté comme de l'autre : s'il ne révélait pas les secrets de la Torah, les secrets seraient perdus pour les vrais sages qui craignent Dieu. Et s'il révélait les secrets, des gens sans mérite échoueraient en eux parce qu'ils ne comprendraient pas les choses à leur racine et mangeraient d'un fruit qui n'est pas mûr.

De ce fait, en raison de sa sagesse en matière d'allégories, Rashbi choisit donc Rabbi Aba pour écrire, pour qu'il arrange les choses de telle sorte qu'elles soient suffisamment révélées à tous ceux qui sont dignes de les comprendre et qu'elles soient cachées, bloquées, à ceux qui ne méritent pas de les comprendre. C'est pourquoi il disait que Rabbi Aba savait comment révéler avec un indice. Autrement dit, bien qu'il révélât, cela demeure un secret pour les indignes.

Toutefois, à la fin des temps, ils nous promettent dans Le Saint Zohar que cette sagesse sera complètement révélée, même aux tout-petits. Et ils disent également qu'à l'aide de cette composition les enfants d'Israël seront libérés de l'exil, ce qui signifie qu'avec l'apparition de la sagesse de vérité, Israël seront récompensés d'une rédemption complète. Et nous voyons également que les mots du Zohar et les secrets dissimulés dans la sagesse de  vérité sont graduellement révélés, génération après génération, jusqu'à ce que nous soyons récompensés de révéler toute cette sagesse, à ce moment, nous serons récompensés de la rédemption complète.

Afin de clarifier le texte avec lequel nous avons débuté, nous devons premièrement expliquer le verset du célèbre Livre de la Création où il est dit des dix Sefirot qu'elles sont dix et pas neuf, dix et non onze. La plupart des interprètes l'ont déjà examiné, mais nous l'expliquerons de notre propre façon, de sorte que les choses soient révélées à tous ceux qui demandent la parole du Seigneur.

Nous savons que les dix Sefirot sont appelées Kéter, Hokhma, Bina, Hessed, Guévoura, Tifféret, Netsah, Hod, Yessod, Malkhout. Il est écrit, dans La porte des introductions du Ari, dans la section « HaDaat », qu'il y a en fait cinq Behinot (discernements) : Kéter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout ; mais Zeir Anpin comprent six Sefirot HGT NHY. J'ai longuement écrit au sujet des dix Sefirot dans cette composition, alors ici je dirais brièvement que je souhaite, par la présente préface générale, donner au lecteur une connaissance fiable et générale sur la majeure partie de cette sagesse exhaustive, et une orientation véritable dans le style de l’étude

Dans livre L’Arbre de vie, la plupart des lecteurs ont vraiment échoué dans le commentaire des choses car les concepts spirituels sont au-dessus du temps et de l'espace, mais ils sont exprimés et dépeints en termes matériels  et établis en termes de temps et lieux. Par ailleurs, dans les écrits du Ari, aucun ordre n'a été arrangé dans cette sagesse pour les débutants. Les livres étaient composés à partir des mots saints qu'il disait devant ses étudiants au jour le jour, et les étudiants eux-mêmes étaient eux-mêmes de grands sages dans la sagesse de vérité.

De ce fait, il n'y a pas un texte – long ou court – dans tous les livres qui furent écrits qui ne requière une compétence vraie dans cette sagesse en général. Pour cette raison, les lecteurs venaient à s'en lasser et ne pouvaient connecter les sujets entre eux.

Ainsi, j'en suis venu à écrire cette préface afin de connecter les sujets et les fondations de cette sagesse de façon concise afin qu’elle soit facilement disponible pour le lecteur quel que soit le texte qu'il souhaite lire parmi les écrits du Ari. Et pour cette raison, je n'élaborerai pas sur chaque sujet, ni ne l'interprèterai de fond en comble, puisque cela sera clarifié à l'intérieur de ma composition. Au lieu de cela, je résumerai suffisamment pour atteindre mon but. Et nos sages ont dit : « D'abord, apprendre ; ensuite, comprendre. »

Le Ari a écrit que les dix Sefirot KHB, HGT, NHYM sont en fait cinq Béhinot : KHB, ZA et Malkhout. Ceci est la signification du tétragramme (mot à quatre lettres) Youd, Hey, Vav, Hey. L'extrémité du Youd est Kéter ; le Youd est Hokhma ; Hey est Bina ; Vav est Zeir Anpin – comprenant les six Sefirot HGT NHY – et le dernier Hey est Malkhout.

Vous devriez savoir que les Otiot (lettres) et les Sefirot sont une chose. Mais suivant la règle selon laquelle aucune Lumière ne diffuse sans un Kli (récipient), ainsi lorsque nous parlons des deux à la fois – c'est-à-dire lorsque la Lumière est revêtue dans le Kli – elles sont appelées alors Sefirot. Et lorsque nous parlons des Kélim (pluriel de Kli) seuls, ils sont appelés Otiot.

Il est écrit à propos de la Lumière que le blanc dans le livre de la Torah implique la Lumière, et que le noir dans le livre de la Torah – soit les lettres – implique les Kélim. Cela signifie, tel que le Ramban interprète à propos de « qui forme la lumière, et crée l’obscurité », que le fait d'extraire l'existence à partir de l'absence est appelé « Créateur », puisque c'est une innovation, qui n'existait pas avant sa création. Et dans la Lumière, et toute la bonté et les plaisirs inclus dans la Lumière, n'est pas une innovation ou une sortie de l'existence à partir de l’absence, mais bien l'existence à partir de l'existence, car la Lumière et toute la bonté sont déjà incluses dans Son Essence.

Pour cette raison, il est dit « qui forme la lumière », puisqu'il ne s'agit pas d'une question de création, mais de formation : former la Lumière de sorte que les résidants en-bas puissent la recevoir. Mais l’obscurité est une innovation qui fut générée avec la Création, en faisant sortir l’existence de l'absence, ce qui signifie qu'elles ne sont pas incluses dans Son Essence. C'est pourquoi il est dit « et crée l’obscurité». Mais l’obscurité est l'exact opposé de la Lumière ; dès lors, nous devrions comprendre comment l’obscurité peut s’étendre de la Lumière.

Dans Panim Masbirot (Un visage accueillant), « Branche Une », j'ai élaboré sur ce point, ici je ne ferai que le survoler. Il est connu qu'il est écrit dans Le Zohar que le but de la Création est de réjouir Ses créatures, puisque c’est dans la conduite du Bien de faire le bien. Chez Lui, il est clair que tout désir est une loi obligatoire pour les créatures. Il s'avère que puisque que le Seigneur a pensé réjouir Ses créations, une nature obligatoire à vouloir recevoir Son plaisir a été immédiatement implantée dans les créatures, à savoir le grand désir de recevoir Son Abondance. Sachez que ce désir est appelé Kli par rapport à sa racine.

Pour cette raison, les kabbalistes ont dit qu'il n'y a pas de Lumière sans Kli, car le désir de recevoir inclus dans chaque être émané et créature est le Kli, et il est aussi la pleine mesure de la Lumière. En d'autres termes, il reçoit précisément la mesure qu'il désire, ni plus, ni moins, car il n'y a pas de contrainte dans la spiritualité et bien que dans les corporels, elle n'est pas du côté de la Kedousha (sainteté).

Il est clair que la forme du Kli est différente de celle de la Lumière. C'est pourquoi elle est appelée Kli et non Lumière. Mais nous devons comprendre le sens de cette disparité de forme. En effet, le désir de recevoir pour soi-même est une grande différence de forme, car cette forme ne peut en aucun cas s'appliquer à l'Émanateur car de qui recevrait-Il ? Mais, elle a été initiée maintenant dans le premier émané par sa sortie de l'existence à partir de l'absence. En lui, le désir de recevoir est la Cause des Causes (Panim Masbirot, « Branche Une »).

Ceci clarifie ce qui est écrit dans le Saint Zohar, à savoir que Kéter supérieur est obscurité viis-à-vis de la Cause des Causes. Ils réfèrent au désir de recevoir inclus dans la première émanation ; ils appellent cette disparité de forme « obscurité » parce qu'elle n'existe pas chez l'Émanateur. Pour cette raison, elle est la racine de l’obscurité, laquelle est la couleur noire, par rapport et en opposition à la Lumière.

Par ailleurs, il a été expliqué dans Panim Masbirot qu'à l'exemple des choses matérielles qui sont séparées l'une de l'autre par la hache et le marteau, les spirituelles sont séparées l'une de l'autre par la disparité de forme entre elles. Et lorsque la disparité de forme augmente jusqu'au point d’opposition, d'un extrême à l'autre, une séparation complète se créée entre elles.

Pour cette raison, il a été expliqué ici que la forme du désir de recevoir est immédiatement incluse dans toute Lumière qui se diffuse de Lui, mais comme une force cachée, potentielle. Cette force n'est pas révélée à l'émané, sauf lorsque l'émané augmente le désir de vouloir un supplément d'abondance, plus que la mesure qui s'est diffusée en lui par l'Émanateur.

Par exemple, lorsque la nourriture est succulente, notre désir de vouloir plus de nourriture augmente davantage que notre appétit. Ce faisant, après que l'émané ait intensifié son désir d'étendre l'abondance supplémentaire, plus que dans la mesure de son expansion, alors le récipient de réception apparait. Et la chose est que puisque cette disparité de forme ne s'applique pas en Lui, mais dans l’être émané, elle est complétée seulement par l'éveil de l'émané ;  comprenez cela parfaitement.

2) De ce fait, la diffusion de Sa Lumière ne fait pas cesser d’être l’Émanateur et d’être discerné comme un émané jusqu'à ce qu'elle traverse les quatre Béhinot appelées  Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout. La raison en est que l'expansion de Sa Lumière en générale se nomme Hokhma, laquelle est la pleine mesure de l'essence de la Lumière de cet émané. Et lorsqu'elle s'intensifie pour étend le supplément d’abondance dans une mesure qui dépasse celle de son expansion, elle est considérée comme Béhina (singulier de Béhinot) Bet (deuxième Béhina), appelée Bina.

Qui plus est, trois discernements devraient être faits au sein de la deuxième Béhina : Premier discernement : l'essence de la Sefira Bina est Hokhma. Deuxième discernement : l'intensification du désir qu’elle a découverte, pour qui la racine du récipient de réception fut révélée en elle. En ce sens, il y a une différence de forme en elle, c'est-à-dire une Aviout (un désir de recevoir), par rapport à Ohr (Lumière de) Hokhma. Ceci est appelé Guevoura supérieure.

Troisième discernement : il s'agit de l'essence de l'abondance qu'elle a acquise grâce à l'éveil de son propre désir. Cette Lumière a un nom qui lui est propre –  Ohr Hassadim, qui est bien plus basse que Ohr Hokhma, qui se diffuse uniquement de l'Émanateur.  Ohr Hassadim est  associée  à l’intensification de l’émané, comme cela a été mentionné, que Guevoura, qui est une lumière qui a été rendue plus grossière, est devenue la racine de Ohr Hassadim. Ensemble, ces trois discernements s'appellent Bina et deuxième Béhina à partir de Hokhma. Ainsi, les deux Sefirot Hokhma et Bina ont été clarifiées – et Kéter est l'Ein Sof (l'Infini), la racine de l'émané.

Et bien que Béhina Bet ait dévoilé un désir intensifié à l'égard de l'Opérateur, elle ne convient toujours pas d’être un récipient de réception complet. Le fait est qu'en spiritualité le Kli, et la Lumière en lui, sont très proches, dépendants vraiment l’un de l’autre. Lorsque la Lumière disparaît, le Kli est annulé, et lorsque le Kli disparaît, la Lumière est annulée. Ainsi, l'importance du Kli est comme l’importance de la Lumière.

De ce fait, la forme du Kli de réception n’a pas été complétée dans Bina puisque l’essence de cette dernière est Ohr Hokhma. Pour cette raison Ohr Hassadim, qu'elle a étendue par sa propre intensification, s'est annulée devant son essence telle une bougie devant une torche. Cette Ohr Hassadim s'est encore diffusée, de Bina vers l'extérieur d'elle-même, et se renforça pour étendre l'abondance supplémentaire, plus que la mesure de son expansion du côté de Bina. Le récipient de réception fut complété à ce moment-là.

À partir de là, nous discernons deux autres Béhinot Béhina Guimel (troisième discernement) et Béhina Dalet (quatrième discernement) – lesquelles sont des expansions qui s'étendent de Bina, où le récipient de réception est toujours dissimulé, à l'état potentiel, tant qu'il ne s'est pas intensifié pour le supplément ; et ceci est appelé Zeir Anpin. Cette intensification pour plus d'abondance est appelée  « Kli de Malkhout », qui est un récipient pour la réception qui fut complété au sein de l'émané, lequel est désormais fait de Lumière et du Kli. Ce faisant, il cesse d'être considéré un Émanateur et est discerné comme un émané.

Ce sont les quatre Béhinot connues comme HB, ZA et Malkhout, qui sont le nom à quatre lettres. HB sont Youd-Hey et ZON sont Vav-Hey. Elles sont considérées dix Sefirot parce que Zeir Anpin contient six Sefirot : Hessed, Guévoura, Tifféret, Netzah, Hod, Yessod.

Le fait est que l'essence de ZA est la Lumière de Hessed et Guévoura, soit les deux Béhinot que sont Ohr Hassadim et Guévoura supérieure, qui se sont étendues de Bina vers l'extérieur. Et nous devrions noter qu'au sein de Bina, Guévoura est la première et qu'elle est la racine d'Ohr Hassadim. Mais dans Tifféret, c'est le contraire : Hessed précède la Lumière de Guévoura puisque la principale Lumière qui se diffuse est Hessed, et Guévoura y est une auxiliaire, à l'intérieur de Bina.

Vous pouvez maintenant comprendre ce qui était écrit dans L'Arbre de vie, et par Rashbi, à savoir que dans le monde de Nékoudim Guévoura de ZA précède sa Hessed, car ZON de Nékoudim sont considérés ZON de Bina, et non  ZON vraiment, comme dans les deux Béhinot inférieures parmi les quatre susmentionnées. C'est pourquoi Guévoura de ZA précède sa Hessed.

Qui plus est, la Sefira Tifféret de ZA est l'union des susmentionnées Hokhma et Guévoura à l'acte du Kli de Malkhout. Nous l'appelons Tifféret puisque la Lumière se répercute (Mitpaer) sur la Béhina Aleph (première Béhina), qui est Hokhma, dont le désir n'a pu suffi à faire un Kli. Mais Béhina Guimel, qui est Hassadim et les Guévourot (pluriel de Guévoura) qui s’étendent de Bina vers l'extérieur, suffit à faire le Kli de Malkhout. C'est la signification de « D’après la beauté  [Tifféret] d’un homme, pour résider dans la maison. » Et ceci explique les trois Sefirot HGT de ZA, qui sont appelées « les trois patriarches », puisqu'elles sont l'essence de ZA. De plus, Netzah, Hod et Yessod sont appelées « fils » car elles s'étendent de HGT.

Le fait est qu'en raison du Tsimtsoum Aleph (la première restriction), qui est très bien expliquée à l'intérieur du livre, un dur Massakh (écran) fut fait dans le Kli de Malkhout. Cela signifie, que Béhina Dalet, (la quatrième Béhina) dans le Kli Malkhout, empêche la Lumière Supérieure de se répandre dans Béhina Dalet, cela est dû à la différence de forme ici, comme il est écrit à cet endroit

Qui plus est, la Lumière se diffuse et souhaite aussi venir à Béhina Dalet, car la Lumière supérieure, de par sa nature, se diffuse aux inférieurs,  jusqu'à ce qu'elle soit presque séparée de son endroit, comme il est écrit dans Panim Masbirot. De ce fait, un Zivoug de Hakaa (accouplement par frappe) fut fait entre la Lumière supérieure qui se diffuse dans le Kli de Malkhout, et le Massakh qui retient dans le Kli de Malkhout.

C'est comme la lumière du soleil qui heurte un miroir et dont les étincelles sont réfléchies. De ce fait, dix nouvelles Sefirot émergent de ce Zivoug de Hakaa ; elles sont appelées les dix Sefirot d'Ohr Hozer (Lumière réfléchie). Il s'avère qu'il y a deux fois dix Sefirot dans chaque être émané : dix Sefirot d'Ohr Yashar (Lumière directe), sur les quatre Béhinot, et dix Sefirot d'Ohr Hozer.

Sachez qu'il s'agit de la Lumière supérieure qui s'est rediffusée à partir de HGT de ZA pour un Zivoug de Hakaa dans le Massakh dans le Kli Malkhout. Elles sont appelées Netzah, Hod et Yessod.

Vous pouvez à présent comprendre ce qui est écrit dans Tikouné Zohar (Corrections du Zohar), que Malkhout est quatrième, eu égard aux pères, et septième, eu égard aux fils. Ceci signifie que lorsqu'elle est émanée en premier, Malkhout est « discernée » de l'acte de Tifféret de ZA et suit HGT, qui sont appelées « Pères ». Et du point de vue de l'illumination d'Ohr Hozer dans son Massakh, elle suit NHY qui se sont diffusées jusqu'à elle pour le Zivoug de Hakaa. Et NHY sont appelées « les fils de HGT » ; ce faisant, elle est septième eu égard aux fils.

Nous avons ainsi correctement expliqué l'essence des dix Sefirot KHB, HGT, NHY et Malkhout à leur racine. Il s'agit du premier concept propre à la sagesse de vérité et le lecteur doit toujours le garder sous les yeux lorsqu'il creuse cette sagesse.

Nous comprenons maintenant l'avertissement dans Le Livre de la Création : « dix et pas neuf ». Cela signifie que puisqu’un Massakh qui retient fut fait dans Béhina Dalet, à partir du Tsimtsoum (restriction) vers le bas, il est impossible de dire, par inadvertance, que Béhina Dalet est exclue des dix Sefirot et que seules neuf Sefirot restent au sein de la Kédousha (sainteté). Pour cette raison, il avertit : « dix et pas neuf ».

Et il avertit davantage: « dix et non onze ». Cela signifie que vous ne devriez dire, à tort, qu'après le Tsimtsoum, Béhina Dalet est devenue un récipient de réception. Ainsi, il y a deux Sefirot au sein d'une seule Malkhout : l'une est le Massakh qui élève toujours Ohr Hozer ; et, un récipient de réception pour recevoir également Ohr Yashar. Ce pourquoi il dit « dix et non onze ».

3) Il y a cinq grands discernements dans les dix Sefirot susmentionnées, qui ne devraient pas quitter vos yeux et qui vous feront aller droit en chemin en étudiant cette sagesse. Le premier discernement est la Lumière d'Atzmout (le soi, l'essence), laquelle est la vaste Lumière de l'Ein Sof qui existe dans cet émané. Il s'agit de l'essence puisque l'inférieur ne participe ici d'aucune façon – et il est appelé Hokhma de Ohr Yashar.

Le deuxième discernement est l'Ohr Hassadim qui s'étend de haut en bas. Cette Lumière est commune à l'éveil de Guévoura de l'émané de Béhina Bet, qui est la Lumière de Bina qu'elle a attirée. Le troisième discernement est l'Ohr Hassadim qui s'élève de bas en haut par le Zivoug de Hakaa. Il est appelé Ohr Hozer qui s'élève et s'étend seulement du côté de l'émané à cause du retard susmentionné.

Le quatrième discernement est la Lumière de Guévoura supérieure, soit Béhina Bet, laquelle est Aviout de Bina qu'elle a acquise par sa propre intensification. Le cinquième discernement est Guévoura inférieure, soit Béhina Dalet, où l'intensification du désir est activé au sein de l'Ohr Hassadim commune du côté de l'émané. Il est appelé « le Kli de Malkhout de Ohr Yashar », et cette Guévoura est le Kli des dix Sefirot, souvenez-vous de cela.

Sachez que le Massakh dans Kli Malkhout est la racine de l’obscurité, parce que la force  existant dans le Massakh – retarde la Lumière supérieure de se diffuser dans Béhina Dalet. Il s'agit aussi de la racine de l’effort pour recevoir une récompense, car l’effort est un acte involontaire car le travailleur se sent bien que lorsqu'il se repose. Mais parce que le propriétaire lui paye un salaire, il annule sa volonté devant la volonté du propriétaire.

Sachez qu'ici, en ce monde, il n'y a pas de réalité ou conduite qui ne soit enraciné dans les mondes supérieurs, de qui les branches se diffusent aux mondes inférieurs jusqu'à ce qu'ils nous soient révélés en ce monde. Et vous voyez que, en général, travail et effort sont enracinés dans le Massakh au sein du Kli de Malkhout, lequel retient la Lumière supérieure qu'elle convoite, à cause de l'Émanateur – Qui souhaite donner sans réserve des délices – et chaque chose qui est une Pensée chez l'Émanateur est une loi obligatoire chez l'émané. Naturellement, Il n'a pas besoin d'actions, mais Sa Pensée complète. Par conséquent, elle choisit de ne pas recevoir la Lumière supérieure pour qu’elle n’en arrive pas à une différence de forme (Panim Masbirot, « Branche Un »).

Il s'avère que la force qui retient dans le Massakh est égale à l’effort. Et la récompense que le propriétaire donne au travailleur est enracinée dans Ohr Hozer qui sort par le Zivoug de Hakaa où, grâce au Massakh, une racine fut faite pour l'Ohr Hozer. Il s'avère qu'elle retourne être Kéter pour ces dix Sefirot de Ohr Hozer, de même que pour Ohr Yashar. Comme il sera expliqué ci-dessous, tout ce profit vient à elle à cause de cet acte de détention.

À partir de ce qui a été susmentionné, il s'ensuit que les dix Sefirot sont un seul et même Kli appelé Malkhout. Mais pour compléter sa forme, on la discerne avec trois racines : les trois Béhinot Hokhma, Bina et ZA qui s'étendent de l'une à l'autre. Sachez que cette Malkhout est encore contenue dans l'Ohr Ein Sof  d'avant le Tsimtsoum, appelé Malkhout de Ein Sof, en qui était la première restriction.

Comme il est écrit dans Panim Masbirot, « Branche Un », en raison de l'équivalence de forme avec l'Émanateur, son désir s'est élevé depuis l'envie de recevoir dans Béhina Dalet et la Lumière de la Kav (ligne) s'est étendue à elle à partir de Ein Sof. La Lumière de la Kav contient toute la Lumière qui s'étend dans les cinq mondes appelés Adam Kadmon, Atsilout, Béria, Yetsira et Assiya. Cette Lumière en générale est appelée par le nom Kav, tiré du mot Kav Mida (mesure), étant donné qu'elle s'étend aux mondes par mesure et nombre fixe dans chaque monde, d’après la forme du Kli de Malkhout dans ce monde, tel que clarifié minutieusement à l'intérieur.

Et la matière des cinq mondes susmentionnés est vraiment la matière de Kéter et des quatre Béhinot connues dans les dix Sefirot. Ainsi, le monde de AK est le monde de Kéter ; le monde d'Atsilout est le monde de Hokhma ; le monde de Bryia est le monde de Bina ; le monde de Yetsira est le monde de Zeir Anpin ; et le monde d'Assiya est le monde de Malkhout. Il y a toutefois dix Sefirot dans chaque monde et chaque Sefira des dix Sefirot d'un monde comprend également dix Sefirot, tel qu'écrit à l'intérieur.

Elles sont divisées conformément aux cinq mondes susmentionnés parce que le Kli de Malkhout devrait tout d’abord être inclus dans chaque Sefira jusqu’à Kéter. Cela survient dans  Hitpashtout Aleph (première expansion) de AHP de AK, où elle fut incluse dans ZON. Dans Hitpashtout Bet (deuxième expansion) de AHP, elle fut incluse dans Bina. Et dans le monde de Nékoudim, elle fut incluse dans Hokhma ; et dans le monde d'Atsilout, elle fut incluse dans Kéter.

Et puisque Malkhout a été intégrée dans chaque Sefira, le monde de Tikkoun (correction) commence : son Rosh (tête) est le monde susmentionné d'Atsilout, où la Lumière d'Ein Sof revêt Béhina Aleph. Puis la Lumière d'Ein Sof  revêt Béhina Bet, créant le monde de Béria. Elle revêt ensuite Béhina Guimel, ce qui crée le monde de Yetsira ; puis elle revêt Béhina Dalet, créant le monde d'Assiya. Comment elles sortent l'une de l'autre, de manière obligatoire de cause à effet, et comment elles sont liées l'une à l'autre, cela sera clarifié minutieusement à l'intérieur.

4) Nous devons tout d'abord comprendre la qualité de chacun des mondes de AK et ABYA, que j'expliquerai une à la fois. Commençons par le monde de Kéter, lequel est le monde d'Adam Kadmon. Son premier Kli est le monde d'Akoudim (lié). Dans La porte d'Akoudim, Chapitre 3, le Ari a écrit que les dix Sefirot ont toutes émergé, mais qu'elles n'ont pas toutes émergé ensemble. Au commencement, seule Malkhout est sortie dans le monde d'Akoudim. Et cette Malkhout est sortie sous la forme de Néfesh. Ensuite les parties restantes ont émergé, jusqu’à Kéter.

Et quand Kéter est venue, Malkhout fut complétée avec toutes les cinq Lumières intérieures – Néfesh, Rouakh, Néshama, Haya, and Yékhida. Mais il manquait toujours toutes les dites Sefirot, lesquelles ont émergé incomplètes. Ce faisant, elles ont dû remonter à l'Émanateur afin d'être complétées. Mais désormais, sur le retour, Kéter est retournée la première.

Et quand Kéter s'est élevée, la Lumière de Hokhma s'est élevée à l’endroit de Kéter, Bina à la l’endroit de Hokhma, ZA à l’endroit de Bina, et Malkhout à l’endroit de ZA. Subséquemment, Hokhma s'est aussi élevée jusqu'à l'Émanateur. Suivant Hokhma, Bina s'est ensuite élevée jusqu'à Kéter, ZA jusqu'à Hokhma, et Malkhout jusqu'à Bina. Alors Bina s'est aussi élevée, et ZA s'est élevé jusqu'à Kéter, Malkhout jusqu'à Hokhma. Finalement, ZA s'est élevé, et Malkhout s'est élevée jusqu'à Kéter, jusqu'à ce que Malkhout, aussi, s'élève jusqu'à l'Émanateur.

Après quoi, la Lumière est retournée de l'Émanateur et s'est diffusée en elles, bien que non dans leur ordre initial. A la place la Lumière de Kéter n'est pas retournée, mais elle est partie et est demeurée manquante. Par conséquent, la Lumière de Hokhma est sortie dans le Kli de Kéter, la Lumière de Bina dans le Kli de Hokhma, la Lumière de ZA dans le Kli de Bina, et la Lumière de Malkhout dans le Kli de ZA. Le Kli de Malkhout est demeuré sans aucune Lumière (Tels sont ces mots, en bref). De plus, les dix Sefirot de Akoudim ont émergé de bas en haut. Malkhout a émergé en premier, ensuite ZA, puis Bina, puis Hokhma, et finalement Kéter (tels sont ses mots).

Nous devrions parfaitement comprendre l'objet dela sortie des dix Sefirot de haut en bas, et de bas en haut, mentionnée dans les mots du Ari. Il ne s’agit certainement pas des mesures du haut, du bas, d’avant et d’après dans le temps et dans l’espace. Il s'agit plutôt de raison et de résultat, de cause et de conséquence. En effet, comment Malkhout peut-elle émerger en premier, suivie de ZA, suivie de Bina, jusqu'à ce que Kéter – la racine de toutes – émerge en dernier ?  Cela a de quoi rendre perplexe. Et qui et qu'est-ce qui a donné et inversé le supérieurest en bas, et l'inférieur est en haut ?

La chose est que l'ordre des dix Sefirot de Ohr Yashar a déjà été expliqué ci-dessus – cinq degrés un en dessous de l'autre – par la mesure d'Hizdakchout (purification) de chacune d'entre elles depuis la Lumière dense, dont la forme a changé, soit Béhina Dalet. Béhina Aleph, puisqu'elle est considérée comme un potentiel caché, est la plus importante du degré. Et Béhina Bet s'est déjà déplacée d'état potentiel à état véritable en s'intensifiant avec un désir pire qu'en Béhina Aleph. Béhina Guimel est pire que Béhina Bet, et que Béhina DaletMalkhout est la pire de toutes – puisque l'Aviout en elle est plus la grande de toutes.

De plus, nous savons qu'une fois que le Kli de Malkhout a émergé, il expérimente le Tsimtsoum Aleph de ne pas recevoir dans Béhina Dalet. Cette force détentrice est appelée Massakh (écran), et lorsque Ohr Yashar qui descend de Ein Sof frappe le Massakh dans Malkhout, il y a un Zivoug de Hakaa, et alors dix Sefirot de Ohr Hozer émergent, tel qu'il est écrit à l'intérieur (Branche Trois).

À l'intérieur de ces dix Sefirot de Ohr Hozer, les degrés sont inversés en comparaison avec la valeur des dix Sefirot de Ohr Yashar. Dans les dix Sefirot de Ohr Yashar, le plus pur est le plus haut en mérite, et il est le meilleur. Mais dans les dix Sefirot d'Ohr Hozer, le plus épais est le plus haut, et le meilleur. Il en est ainsi parce que Malkhout est Kéter et la racine de ces dix Sefirot de Ohr Hozer, du moment où son épais Massakh empêche la Lumière de descendre dans sa Béhina Dalet. Ainsi, Malkhout est retournée être Kéter, de manière qui veut que la fin soit dans son commencement, comme il est écrit dans Panim Masbirot, Branche Trois.

Il s'avère que ZA reçoit la Lumière de Kéter de Ohr Hozer ; par conséquent ZA est considéré comme un degré de Hokhma, et Bina est considérée comme un degré de Bina parce qu'elle reçoit de ZA, qui est retourné être Hokhma. De plus, Hokhma de Ohr Yashar est considérée comme ZA, dans Ohr Hozer, puisqu'elle reçoit Ohr Hozer de Bina. Et Kéter de Ohr Yashar est considérée comme Malkhout, dans Ohr Hozer, puisqu'elle reçoit de ZA. Ainsi, vous trouvez que la plus pure d'un degré sera la plus basse en termes de louanges et de mérite ; comprenez cela parfaitement.

Cependant les dix Sefirot de Ohr Hozer se connectent et s'intègrent ensemble dans les dix Kélim. Dans leur connexion en une, tous les degrés sont d'égal mérite puisque le niveau de Malkhout est à égal à celui de Kéter, du côté de Ohr Hozer, Malkhout est retournée être Kéter. De plus, ZA est égal à Hokhma, puisque ZA est considéré comme Hokhma de Ohr Hozer. Et le niveau de Hokhma est égal à celui de Kéter, puisque Kéter reçoit Ohr Hozer d’elle, tout comme Hokhma reçoit Ohr Yashar de Kéter.

Puisque le niveau de ZA est égal à Hokhma, et Hokhma à Kéter, il s'ensuit que le niveau de ZA est aussi égal à celui de Kéter. Il s'ensuit que par la sortie des dix Sefirot de Ohr Hozer, de Béhina Dalet, tous les degrés dans les dix Sefirot ont été égalisés –  ayant le même niveau jusqu’à Kéter.

5) Mais les dix Sefirot du monde d'Akoudim ont disparu une fois de plus. Et nous devons comprendre la raison de leur départ. Le Ari dit que la raison est que lorsqu'elles ont émergé, elles ont émergé incomplètes, et de ce fait elles sont reparties pour recevoir leur complétion.

Toutefois, nous devons comprendre le manque et le Tikoun (correction) qui sont venus à elles par ce départ. Ici le Ari a écrit que le maqnue était du au fait que Kéter n’est sortie que dans Béhinat Néfesh. Et à un autre endroit, il a écrit que le manque était du au fait que Ohr Primi (Lumière intérieure) et Ohr Makif (Lumière environnante) étaient issues du même trou et se frappaient l'une l'autre, tel qu'il a écrit dans Heikhal AK, Shaar Vav, Shaar Akoudim, Chapitre Un.

Après quoi, les Taamin inférieurs sont venus, sous les Otiot (lettres), lesquelles sont des Lumières qui sortent par de AK, puis de là vers l'extérieur. Et ici les Lumières se sont entièrement connectées puisqu'elles sortent par un seul canal. Et puisque les Lumières environnantes et les Lumières intérieures étaient déjà connectées, c'est ici que commence donc la fabrication des Kélim.

Pour cette raison, les cinq Lumières intérieures et les Lumières environnantes sont sorties liées ensemble. C'est pourquoi elles sont appelées Akoudim, du verset « lia son fils Isaac ». Ainsi, lorsqu'elles émergent ensemble à l'extérieur de (bouche), liées ensemble, elles se se percutent et se frappent, et leurs coups ont engendré l'existence des Kélim.

Ceci signifie que les Lumières de Ozen et du Hotem, où l'Ohr Pnimi se diffuse par les trous gauche de Ozen et du Hotem, et Ohr Makif s'est diffusée par les trous droit d'Ozen et du Hotem. Ce faisant, elles ont existé et ne sont pas parties puisqu'il y a un Kli spécial pour Ohr Pnimi et un Kli spécial pour Ohr Makif.

Mais dans la Lumière de , où il n'y a qu'un seul trou, Ohr Pnimi et Ohr Makif étaient dans le même Kli. Ce faisant, elles se frappaient l'une l'autre, avec pour résultat que la Lumière est partie et que les Kélim sont tombés. Autrement dit, ils sont tombés de leur degré, et davantage d'Aviout fut ajoutée à l'Aviout précédente, et cela créa les Kélim, puisque le départ de la Lumière complète les Kélim.

Afin de comprendre parfaitement le sujet des deux trous d'Ozen et du Hotem de AK, le sujetd'un seul trou dans Pé de AK, et la signification des cinq intérieurs et des cinq environnants, le Bitoush et les Kélim et l'Ibouy (l'ajout d'Aviout), j'ai besoin de m’étendre car les mots du Ari sont plutôt succints quant à ces sujets.

Et c'est encore plus vrai en ce qui concerne l'environnante où, en apparence, il se contredit à chaque section. À un moment, il dit qu'elles avaient les Lumières intérieures KHB ZON et les cinq Lumières environnantes KHB ZON du Hotem vers le haut, mais du vers le bas, les environnantes de Bina et de ZON ont cessé et seules deux environnantes, Kéter et Hokhma  sont demeurées, et les cinq Partsoufim KHB ZON. À un autre moment il a dit que, du monde de Nékoudim vers le bas, l'environnante inférieure s'est arrêtée, mais il y a encore cinq Lumières environnantes et cinq Lumières intérieures dans les Lumières de . Et à un autre moment, il dit qu'il y a cinq Lumières intérieures et cinq environnantes dans tout ABYA, et d'autres contradictions de la sorte.

6) Je vais m’étendre à l'intérieur du livre, et ici je serai bref, de manière à ne pas sortir du sujet. Il est expliqué dans les Branche Un et Branche Quatre dans l'ordre des dix Sefirot, concernant les quatre Béhinot des dix Sefirot de Ohr Yashar et de Ohr Hozer, que dans chacune des dix Sefirot, il y a deux discernements d'Hitpashtout (expansion) et deux discernements d'Hitaabout (augmentation de l'Aviout), lesquels se diffusent depuis la racine, laquelle est la Kéter de ces dix Sefirot.

Hokhma, qui est considérée comme une large Hitpashtout, émerge en premier. Ceci signifie que cette Hitpashtout contient toute la Lumière qui s'étend de Ein Sof jusqu'à cet émané. Et le Kli, appelé Ohr ha AV (la Lumière épaisse) – c'est-à-dire le désir de recevoir contenu dans l'Hitpashtout de la Lumière, de qui il acquiert une différence de forme de l'Émanateur, en qui il n'y a aucune forme de réception, et de qui il devient plus sombre que la Lumière – n'est toujours pas révélé dans cette large Hitpashtout. Il en est ainsi tant que son désir ne s'intensifie pas, désirant ardemment une abondance supplémentaire,plus quela mesure de son  Hitpashtout. A la place, il est inclus dans l’épaisse Lumière susmentionnée, du point de vue de l'Émanateur qui veut lui donner sans réserve.

Pour cette raison, il doit révéler son récipient de réception et le faire passer de potentiel à  réel. Ce faisant, il s’épaissit par sa diffusion c'est-à-dire que le désir d'étendre plus d'abondance que la mesure de son Hitpashtout s'accroît. Et l'Hitaabout qui a été faite dans cette Hitpashtout est définit par un nom qui lui est propre, en raison de son intensification. Elle est appellée Bina parce qu’elle plus sombre que l'Ohr Hokhma, en qui le désir de recevoir s’est révélé dans les faits.

Cette Bina ne mérite toujours pas d'être un Kli véritable, car son essence est de Hokhma ; mais elle est la racine du Kli, car le Kli ne peut être complété qu'à partir de l'Hitaabout (densification) faite dans la seconde Hitpashtout. Cela est appelé « Hitpashtout par une fenêtre », ce qui signifie que l'abondance supplémentaire que Bina a attirée par son intensification se diffuse d'elle-même vers l'extérieur. Cela est appelé Ohr Hassadim, l'opposé de la large Hitpashtout Aleph (première Hitpashtout), appelée Ohr Atsmout (Lumière du soi, de l'essence).

L'Hitpashtout par une fenêtre qui se diffuse de Bina est appelée ZA, et elle s'épaissit aussi quand elle se diffuse, comme la première Hitpashtout. Ceci signifie qu'elle aussi s'intensifie pour étendre davantage d'abondance, plus que la mesure de son Hitpashtout de Bina. Par cela, elle fait que le récipient de réception contenu en elle se réalise. Cette deuxième Hitaabout a un nom qui lui est propre, puisqu'à travers cette intensification, elle est devenue plus sombre que la Lumière d'Hitpashtout, et est appellée Malkhout.

Béhina Dalet, qui est l'Hitaabout créée au sein de l'Hitpashtout par une fenêtre, appelée Malkhout, est le récipient de réception complet, et non les trois Béhinot qui la précèdent, lesquelles se sont enchainées que pour révéler cette quatrième Béhina. C'est elle qui passe la première restriction, s'empêchant elle-même de recevoir l'abondance dans cette Béhina Dalet, en raison de la différence de forme révélée en elle. Cette force qui empêche est appelée Massakh (écran) ou Pargod (rideau), ce qui signifie qu'il empêche l'abondance de briller et de se diffuser dedans.

Comprenez que c'est là toute la différence entre la première Hitaabout, faite dans la large Hitpashtout, et l'Hitaabout qui fut faite dans l'Hitpashtout par une fenêtre. C'est parce que dans la première Hitaabout, le Tsimtsoum ne gouverne pas ; ce faisant, elle est digne de recevoir la Lumière. C'est pourquoi elle est appelée « une fenêtre », ce qui signifie recevoir, tout comme la maison reçoit la lumière du jour par sa fenêtre. Mais dans la deuxième Hitaabout, la force du Tsimtsoum la gouverne et elle s'empêche elle-même de recevoir l'abondance dans son Aviout. Par conséquent il est appelé un Massakh, retenant la Lumière.

Et après que Béhina Dalet soit apparue avec son Massakh, la Lumière s'est encore diffusée jusqu'à elle, et le Massakh la retient, tel que mentionné ci-dessus. Par conséquent, un Zivoug de Hakaa est fait sur elle et les dix Sefirot de Ohr Hozer émergent, tel qu'il est écrit dans Branche Trois. L'arrangement de ces dix Sefirot est à l'opposé des dix Sefirot de Ohr Yashar, lesquelles émergent de bas en haut, étant donné que le Massakh qui a fait sortir cette grande Lumière, et qui est sa racine, est devenu Kéter.

C'est la signification de « la fin est dans leur commencement ». Tout comme Kéter est le commencement et Rosh (tête) des dix Sefirot de Ohr Yashar, la fin, qui est Malkhout, est devenue le commencement et Rosh des dix Sefirot de Ohr Hozer.

Ainsi, Malkhout est retournée être Kéter pour ces dix Sefirot, et ZA des dix Sefirot de Ohr Yashar est maintenant devenu Hokhma, puisque le premier receveur de la racine est appelé Hokhma. C’est pareil pour le reste, jusqu’à Kéter de Ohr Yashar, qui devient Malkhout dans les dix Sefirot de Ohr Hozer, puisqu'elle reçoit de ZA de Ohr Hozer, qui est Hokhma de Ohr Yashar.

Il s'avère que dans les dix Sefirot KHB ZON de Ohr Yashar, les degrés sont mesurés selon la pureté par rapport à l’épaisse Lumière  où le plus pur est plus élevé et plus important. Mais dans les dix Sefirot KHB ZON de Ohr Hozer, les degrés sont mesurés par l'Aviout, où plus l'Aviout d'un degré est grand, plus il est haut et important. Ainsi les supérieures dans les dix Sefirot de Ohr Yashar sont en bas dans les dix Sefirot de Ohr Hozer, et les inférieures dans les dix Sefirot de Ohr Yashar sont en haut dans les dix Sefirot de Ohr Hozer.

Les premières dix Sefirot qui se diffusent de Ein Sof sont appelées Adam Kadmon. Elles sont les racines des Kélim de Rosh, de ce fait les dix Sefirot sont nommées d'après le Kli de Rosh : Galgalta (crâne), Eynaïm (yeux), Oznaim(oreilles) sont les KHB des dix Sefirot de AK, et Hotem (nez) et (bouche) sont ZA et Malkhout des dix Sefirot de AK. De plus, nous savons que les dix Sefirot sont intégrées les unes dans les autres, tel qu'il est écrit de l'intérieur. Ce faisant, tous ces Galgalta, Eynaïm et AHP susmentionnés se sont diffusés sur dix Sefirot.

Il est interdit de parler des dix Sefirot qui se sont diffusées dans Galgalta ve (et) Eynaïm, lesquelles sont Kéter et Hokhma des dix Sefirot de AK, et nous n'avons pas à les traiter. Nous commençons à en parler d'AHP vers le bas, à partir de Bina et ZON de AK.

De plus, nous savons que les dix Sefirot sont Kéter et les quatre Béhinot HB ZON, et il y a Ohr Pnimi et Ohr Makif  en elles. Ceci signifie que ce qui a déjà été revêtu dans le Kli est appelé Ohr Pnimi, et ce qui n'a pas encore été revêtu dans le Kli est appelé Ohr Makif. Ainsi, dans chacune des dix Sefirot d'AHP de AK il y a cinq intérieures, KHB ZON, et cinq environnantes KHB ZON.

7) Nous allons maintenant expliquer la qualité inhérente de Ohr Pnimi et Ohr Makif des dix Sefirot de AK. Le sujet des dix Sefirot de Ohr Yashar et des dix Sefirot de Ohr Hozer qui existe dans chaque dix Sefirot a déjà été expliqué. Dans ces dix Sefirot de AK il y a aussi dix Sefirot de Ohr Yashar, de Kéter à Malkhout, et, de même, dix Sefirot de Ohr Hozer de Malkhout à Kéter – et l'Ohr Yashar s'étend et arrive en complétude à cet émané. Cependant,  les dix Sefirot de Ohr Hozer ne sont pas entièrement et immédiatement étendues à cet émané, mais sont étendues à travers tous les Partsoufim émanés après Adam Kadmon. La chose est que tout ce qui s'étend depuis l'Émanateur s'étend complet et entier. Celles-ci sont les dix Sefirot de Ohr Yashar.

Mais les dix Sefirot de Ohr Hozer qui s'étendent de l'émané, par la force de détention dans Béhina Dalet, appelée Massakh, n'émerge pas en entier immédiatement. Mais chaque être émané en a une partie, et est multiplié selon la multiplication des émanés, tel qu'il est écrit à l'intérieur. Vous pouvez maintenant comprendre que les dix Sefirot de Ohr Yashar et qu'une partie des dix Sefirot de Ohr Hozer sont l'Ohr Pnimi, cependant que la totalité de Ohr Hozer est Ohr Makif.

De plus, il a déjà été expliqué ci-dessus qu'il y a deux Noukvaot (pluriel de Noukva) dans les dix Sefirot : Hitaabout dans la large Hitpashtout, et Hitaabout dans l'Hitpashtout par une fenêtre, appelée Bina et Malkhout. Sachez que Bina est discernée comme un Kli intérieur, en qui tout l'Ohr Pnimi se revêt, et Malkhout est le Kli extérieur, en qui tout l'Ohr Makif est revêtu. Ceci signifie que l'Ohr Makif est liée à elle, puisqu'elle a un Massakh qui est inapte à la réception en raison de la force de détention en lui. Mais il est la racine des dix Sefirot de Ohr Hozer.

Ainsi, le contenu de l'Ohr Pnimi et de l'Ohr Makif a été parfaitement expliqué, de même que le contenu du Kli intérieur et du Kli extérieur. Nous pouvons maintenant comprendre les mots du Ari, rapportés ci-dessus à l'article 5 concernant les cinq internes et les cinq externes qui sortent liées les unes aux autres par de AK. Cela relève de ce qu'il avait expliqué dans Shaar TANTA, Chapitre Un, à savoir que l'Ohr Pnimi et l'Ohr Makif des dix Sefirot de Ozneïm, et l'Ohr Pnimi et l'Ohr Makif des dix Sefirot de Hotem, ont émergé dans deux Kélim : un Kli intérieur pour l'Ohr Pnimi et un Kli extérieur pour l'Ohr Makif.

De plus, elles sont éloignées l'une de l'autre puisque les cinq environnantes KHB ZON ont émergé du trou de l'Ozen de droite, et les cinq internes KHB ZON ont émergé du trou de l'Ozen de gauche, et pareillement dans l'Hotem. Ce faisant, il nous dit ici, dans les dix Sefirot de de AK, qu'il n'y a pas deux Kélim distincts ici, mais deux, les cinq internes et les cinq environnantes, qui sont sorties liées à un seul Kli – le , appelé Malkhout de AK, c'est-à-dire Béhina Dalet. Pourtant le Kli intérieur, qui est Béhina Bet et Béhinat Bina, n'existe pas ici.

Nous pourrions demander à ce propos : comment est-il possible pour l'Ohr Pnimi, qui est les dix Sefirot de Ohr Yashar, de se revêtir du Kli de , lequel est Béhina Dalet qui fut établie avec un Massakh, et est inapte à la réception ? Le fait est que Malkhout elle-même est discernée avec quatre Béhinot distinctes, appelées Atzamot (os), Guidin (tendons), Bassar (chair) et Or (peau). L'Atzamot de Malkhout désigne l'Etzem (l'os, mais également le cœur) de sa structure. Il s'agit de la véritable Béhinat ZA, soit l'Hitpashtout par une fenêtre, mais qu’elle s’est épaissie lors de son Hitpashtout à cause de l'intensification du désir d'étendre davantage d'abondance que dans son Hitpashtout de Bina.

Pour cette raison, c'est défini par un nom, conformément à soi-même. Ainsi, deux Béhinot sont discernées en elle : Béhina Aleph est l'Atzamot en elle, la part de ZA, et Béhina Bet est l'Aviout qui s'y est ajoutée par son intensification. Cela est appelé Guidin. Et ce qu'elle prend de la force du Tsimtsoum – la force de détention, de sorte à ne pas recevoir d'abondance dans cette épaisse Lumière– appelée un Massakh, celui avec le Zivoug des dix Sefirot de Ohr Hozer, est Béhina Dalet de Malkhout, appelée Or. Et l'Ohr Hozer qui s'élève depuis le Massakh par la force du Zivoug est appelée Bassar, et ceci est la Béhina Guimel de Malkhout.

Ainsi, vous trouvez que Malkhout aussi contient l'Hitpashtout de Bina. De plus, c'est en fait l'essence de sa structure. Vous comprendrez maintenant que l'Atzamot dans Malkhout devient le Kli intérieur pour les cinq internes des Lumières de , et la Béhinat Or en elle devient un Kli extérieur pour les cinq environnantes des Lumières de . Maintenant il a été parfaitement clarifié comment les cinq internes KHB ZON et les cinq environnantes KHB ZON ont émergé d’un seul Kli – Malkhout – en qui il y a aussi deux Kélim, interne et externe, bien que connectés l'un à l'autre, puisque toutes les quatre Béhinot ne sont qu'un Kli : Malkhout.

8) Et maintenant nous allons expliquer le sujet de la frappe et du Bitoush qui sont survenus entre l'Ohr Makif et l'Ohr Pnimi en raison de leur ligature dans un Kli. Voyez dans L'Arbre de vie, Heikhal AK, Shaar 2, p. 3, ainsi que dans Shaar Akoudim, Chapitre Deux, que la nature de l'Ohr Pnimi est de purifier le Kli qui est revêtu en elle. Ce faisant, puisque dans les dix Sefirot de de AK l'Ohr Pnimi et l'Ohr Makif sont liées dans un seul Kli de Malkhout, l'Ohr Pnimi purifiait le Kli Malkhout degré par degré. C'est la raison du départ des dix Sefirot de , appelées « le monde d'Akoudim. »

Le fait est qu'il a déjà été expliqué à l'article 6 et à l'article 4 que les dix Sefirot de Ohr Hozer sont de valeur opposée aux dix Sefirot de Ohr Yashar. C'est parce que dans les dix Sefirot de Ohr Yashar les degrés s'élèvent un au-dessus de l'autre conformément à leur pureté, jusqu'à leur racine, qui est la plus pure d'entre elles. Mais dans les dix Sefirot de Ohr Hozer, les degrés s'élèvent un au-dessus de l'autre conformément à leur Aviout, jusqu'à la racine, qui est la plus épaisse d'entre elles. C'est la Béhina Dalet, et Malkhout qui est redevenue Kéter. De même, Béhina Guimel est Hokhma, Béhina Bet est Bina, Béhina Aleph est ZA, et Kéter est considérée Malkhout.

Au début, le Massakh fut purifié d’un degré. Cela signifie que la forme épaisse de la Lumière de Béhina Dalet s’est purifiée, et réacquit la forme d'Aviout de Béhina Guimel. Nous considèrons que la Lumière de Malkhout a quitté sa place et s'est élevée jusqu'au Kli de ZA, et de même, jusqu'alors, l'Ohr Yashar s'est déployée depuis Ein Sof sur le Massakh, et la force de détention a contrôlé le Massakh jusqu'à ce qu'un Zivoug de Hakaa soit fait, et les dix Sefirot de Ohr Hozer sont sorties du Massakh de Béhina Guimel.

Toutefois, elles ne sont plus au niveau de Kéter, comme elles l'étaient initialement, mais sont au niveau de Hokhma. C'est parce que l'Aviout de Béhinat ZA et Béhina Guimel de Ohr Yashar a la valeur de Hokhma dans l'Ohr Hozer. Il s'avère que le Massakh n'est pas retourné être Kéter, à cause de l'Ohr Hozer, mais est retourné être Hokhma.

Après s'être purifié davantage, et avoir reçu la purification de Béhina Bet, qui est Bina. Là, également, l'Ohr Yashar s'est déployée jusqu'à lui, jusqu'au Zivoug de Hakaa et l'élévation de l'Ohr Hozer, bien qu'au niveau de Bina. Et au fur et à mesure que l'Aviout de Béhina Guimel et Béhina Dalet furent perdues, elle perdit les deux premières Sefirot de Ohr Hozer.

Il s'est par la suite purifié davantage et a reçu la purification de Béhina Aleph, l'Ohr Yashar d'Ein Sof s’est accouplée en lui, et l'Ohr Hozer s'est élevée, bien qu'au niveau de ZA, manquant Béhinat Bina, aussi. Ensuite il s'est encore purifié davantage, jusqu'à la forme de Shoresh (racine), qui s'est élevée au niveau de Kéter.

À ce moment, il n’y a plus du tout d'Aviout dans le Massakh; ce faisant, il n'y avait plus de Zivoug de Hakaa sur l'Ohr Yashar en lui. Pour cette raison, l'Ohr Hozer a complètement disparu des dix Sefirot d'Akoudim, et regardez à l'intérieur à la  Branche Trois et Branche Quatre, où tout a été longuement expliqué

Ainsi, il a été clarifié que puisque l'Ohr Pnimi est revêtue dans le Kli de Malkhout, elle le purifie degré par degré, et avec sa purification, les dix Sefirot KHB ZON de Ohr Hozer ont également disparues. C'est parce que durant son ascension à Béhinat Kéter, le Massakh perd à nouveau tout son pouvoir pour élever Ohr Hozer. Ainsi, les dix Sefirot de Ohr Yashar sont aussi parties avec lui,  puisque l'Ohr Yashar et l'Ohr Hozer sont interdépendantes et liées l'une à l'autre.

9) Pour expliquer cela, je vais premièrement expliquer l'état des Sefirot avec une image du Taam (singulier de Taamim – signes de ponctuation) Ségolta, comme ceci , c’est-à-dire Kéter est au sommet ; sous elle à droite, est Hokhma ; et à sa gauche, Bina. Nous devons comprendre cela – car Dieu nous interdit de comprendre ceci comme une représentation de lieux que les yeux corporels perçoivent. De même, le sujet de Panim be Panim (face à face) et Akhor be Akhor (dos à dos) qui s'applique dans les dix Sefirot – Dieu interdit qu'il y ait ici un devant et un derrière.

Le fait est qu'il a déjà été expliqué dans l’ordre des quatre Béhinot de Ohr Yashar qui se déploient de Ein Sof, qui est Kéter, que l'expansion de Kéter est appelée Hokhma. Elle s'épaissit au fur et à mesure qu'elle se déploie, ce qui veut dire l'intensification du désir de d’étendre plus d'abondance que la mesure de son expansion. De ce fait, nous considérons deux discernements : Béhina Aleph est la totalité de la Lumière qui se déploie de Ein Sof à cet émané, appelé Hokhma, et Béhina Bet est l'Hitaabout, qui lui a été octroyée par l'intensification du désir d'étendre une nouvelle abondance, appelée Bina.

Pour cette raison, il y a trois discernements dans la Séfira Bina : le premier discernement est sa propre structure, qui est une partie de Hokhma elle-même. Le deuxième discernement est la Lumière qui s'était épaissie en elle à travers son intensification pour étendre une nouvelle abondance depuis Kéter. Le troisième discernement est l'essence de l'abondance qu'elle suce de Kéter, appelée Ohr de Hassadim, qui est bien inférieure à l'Ohr Hokhma qui s'étend directement de l'Émanateur. Mais la Lumière de Bina qu'elle suce de Kéter est associée à son intensification initiale, qui s’est épaissie pour ça.

Et quand Bina suce la Lumière de Hassadim de Kéter, elle ne suce pas la Lumière de Hokhma de la Séfira d'Hokhma. De ce fait, elle est considérée comme étant Akhor be Akhor (dos-à-dos) avec Hokhma. Il s'avère que Ohr Hokhma, qui est la Lumière d'Atzmout des dix Sefirot générales dans cet émané, cesse à partir d'elle, car Bina a tourné ses Panim pour sucer l'Ohr Hassadim de Kéter.

Pourtant, quand Béhina Dalet apparaît, et les dix Sefirot de Ohr Hozer qui sortent d’elle, est considérée encore plus Ohr Hassadim que l'Ohr Hassadim dans Bina, Bina n'a plus besoin de sucer l'Ohr Hassadim de Kéter, puisqu'elle reçoit abondamment de l'Ohr Hozer de Malkhout. Pour cette raison, elle retourne ses Panim à Hokhma et suce l'Ohr Hokhma une fois de plus. À ce moment, l'Ohr Hokhma, aussi, est tirée abondamment dans les dix Sefirot générales dans cet émané. C'est appelé Panim be Panim de HB, qu'elles ont gagné parce que l'Ohr Hozer s'élève de Malkhout.

Toutefois, avant l'exil du Kli de Malkhout, Bina a tourné son Panim à Kéter, qui est l'état du Taam Ségolta, où Bina est en dessous de Kéter, comme Hokhma, mais Hokhma suce la Lumière d'Atzmout de Kéter, et Bina suce la Lumière de Hassadim de Kéter. Et puisque la Lumière d'Atzmout est la Lumière collective au sein de cet émané, Hokhma est donc considérée « droite », et la Lumière de Hassadim est considérée « gauche », car associée à Guévoura.

Ainsi nous avons expliqué que la Lumière d'Atzmout ne peut se diffuser dans la totalité des dix Sefirot de Ohr Yashar, puisque Bina est avec elle Akhor be Akhor, excepté durant un Zivoug de Hakaa dans le Massakh au sein du Kli Malkhout. À ce moment, Bina n'a plus besoin de l'Ohr Hassadim et retourne à être PBP (Panim be Panim) avec Hokhma.

Il s'avère que lorsque les dix Sefirot de Ohr Hozer partent du monde d'Akoudim, la Lumière d'Atzmout des dix Sefirot de Ohr Yashar partent aussi avec elles. C'est parce que l'Ohr Hokhma et l'Ohr Hozer sont interdépendantes, et seul Achoraïm de Bina reste là, dans le monde d'Akoudim, ce qui veut dire Lumière de Hassadim et sa Guévoura.

Vous comprendrez maintenant les mots du Ari que nous avons rapportés ci-dessus, que la nature de l'Ohr Pnimi est de purifier le Kli dont elle est revêtue, puisqu'elle gravite autour de l'Ohr Hokhma qui se revêt de l'intériorité de l'émané par Bina qui retourne être PBP avec elle. Ainsi, l'Akhoraïm de Bina sont purifiés, et puisque Akhoraïm de Bina, qui est Béhina Bet, est la racine de Béhina Dalet, puisque la racine est purifiée, la branche, Béhina Dalet, est également purifiée avec elle.

10) Nous allons maintenant expliquer le sujet du Bitoush des Lumières intérieures avec les Lumières environnantes, puisqu'elles sont liées les unes aux autres, ce que j'ai présenté ci-dessus à l'article 5. Je vais aussi rapporter les mots du Ari dans Shaar Akoudim, Chapitre Cinq, où il explique longuement lui-même le sujet du Bitoush. Voici ce qu'il a écrit, en bref : Il s'ensuit qu'il y a trois sortes de Lumières [dans l'Hitpashtout de Lumière dans le monde d'Akoudim et son départ à nouveau de l'Émanateur]. La première Lumière est les Lumières d'Akoudim, appelées Taamim. La seconde est le Réshimo de cette Lumière, qui reste après son départ, et c'est appelé Taguin. La troisième est la Lumière qui vient à lui par l'ascension des Sefirot, moment où c'est à travers l'Achoraïm, qui est Din. C'est appelé Nékoudot.

Et lorsque la troisième Lumière, appelée Nékoudot, vient et frappe la seconde Lumière, appelée Réshimo, qui est Rakhamim, elles se frappent et se répercutent l'une sur l'autre. C'est parce qu'elles sont opposées : une est Ohr Yashar, qui est Rakhamim, et l'autre est Ohr Hozer, qui est Din. Et alors des Nitzotzin (étincelles) tombent de l'Ohr Hozer descendante, qui est Din, et ces Nitzotzin sont une autre, quatrième Lumière, appelée Otiot. Ce sont les quatre discernements – Taamim, Nékoudot, Taguin, Otiot – lesquelles sont toutes inclues ici dans l'Akoudim. De même, ces Nitzotzin qui sont tombées de l'Ohr Hozer descendante sont comme les 248 Nitzotzin de la brisure des récipients dans le monde de Nékoudim.

Interprétant ses mots : conformément à ce qui a été expliqué ci-dessus concernant l'ordre de l'expansion de la Lumière dans le monde d'Akoudim, premièrement la Lumière se déploie de l'Ein Sof jusqu'au Zivoug de Hakaa dans le Massakh au sein du Kli de Malkhout. Ensuite les dix Sefirot de Ohr Hozer en émergent, de bas en haut, tel qu'écrit à l'article 6. Elles ont une valeur inversée, où les supérieures dans Ohr Yashar sont les inférieures dans l'Ohr Hozer, puisque dans les dix Sefirot de Ohr Hozer les degrés diminuent selon leur pureté.

Ainsi, ZA, qui est plus pur que Malkhout, est d'un degré plus bas que Malkhout. Mais c'est seulement en ce qui concerne l'Hokhma dans les dix Sefirot de Ohr Hozer. Et Bina, qui est plus pure que ZA, s’est diminué dans le degré, et elle n’a que la valeur de Bina. Hokhma, qui est plus pure que Bina, est diminuée dans son degré et n’a que la valeur de ZA. Et Kéter a la valeur de Malkhout, comme il est écrit là et à l'intérieur, dans la Branche Trois.

Mais une fois que Ohr Yashar et Ohr Hozer se connectent et se joignent ensemble, cela crée une valeur égale, où le niveau de chacune des dix Sefirot atteint le niveau de Kéter, tel qu'il est écrit à l'article 4. Et la totalité du monde d'Akoudim, l'expansion et le retour de la Lumière d'Ein Sof de Kéter jusqu'à Malkhout, et de Malkhout jusqu'à Kéter, et l'Ohr Hozer se connecte à l'Ohr Yashar à un niveau égal jusqu’à Kéter, est appelée Taamim ou Hitpashtout Aleph de Akoudim.

Il a été expliqué ci-dessus (article 8) que parce que l'Ohr Pnimi revêt le Kli de Malkhout, dont la nature est de purifier le Kli, elle cause la purification du Massakh degré par degré. Au commencement, il reçoit la purification comme dans Béhina Guimel. Il est considéré que le Massakh s'est élevé jusqu'à ZA. À ce moment, l'Ohr Ein Sof se déploie une fois de plus de Kéter jusqu'au Massakh, dans le Kli ZA, et de ZA à Kéter. Ceci diminue la valeur de l'Ohr Hozer qui s'élève du Massakh au degrée de Hokhma, similaire à la valeur de ZA de Ohr Hozer. De la même façon, les degrés descendent dans l'Hizdakchout du Massakh jusqu’à l'Hizdakchout de Béhinat Kéter de Ohr Yashar, alors le Massakh est annulé et le Zivoug de Hakaa cesse.

Ainsi toute cette Ohr Hozer, qui descend degré par degré jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement, est appelée « la Lumière de Nékoudot ». C'est parce que le Massakh s'étend depuis le point du Tsimtsoum, et ce faisant retient également l'Ohr Yashar,  et l'empêche d'approcher et de s'y déployer. C'est comme le point du milieu du Tsimtsoum Aleph qui s'orne et quitte la Lumière en lui, et a plus choisi l'Hizdakchout que son Aviout, dans le but d'égaliser sa forme avec l'Émanateur, comme il a été expliqué en détail dans Panim Masbirot, Branche Une. De ce fait, cette force, ce désir d'être purifié, est impreigné dans le Massakh.

Nous allons maintenant expliquer la signification du Réshimo – la Lumière du Taguin. Nous savons que bien que la Lumière parte, elle laisse néanmoins un Réshimo derrière elle. De ce fait, la première Hitpashtout dans le monde d'Akoudim, qui s'est déployée et est retournée de Kéter à Malkhout, et de Malkhout à Kéter, faisant sortir dix Sefirot dont le niveau égalise Kéter au sein d'Ohr Pnimi, et de la même façon dix Sefirot d'Ohr Makif, tel qu'écrit à l'article 7 [veuillez prendre en note qu'ici il n'y avait pas un Kli distinct pour l'Ohr Pnimi et un Kli distinct pour l'Ohr Makif]. Ce Kli, en totalité, est appelé Kli de Kéter. C'est parce que toutes les dix Sefirot étaient au niveau de Kéter. De ce fait, bien que cette Hitpashtout partît une fois de plus, un de ses Réshimo est néanmoins resté, lequel garde et maintient ici la forme précédente, de sorte qu'elle ne soit pas entièrement révoquée à cause du départ de la Lumière.

En conséquence, vous pouvez voir combien la Lumière du Réshimo, qui est reste de Hitpashtout Aleph, et l'Ohr Hozer descendante, qui est la Lumière de Nékoudot, sont deux opposés, frappant et se battant l'une et l'autre. C'est parce que la Lumière du Réshimo est renforcée par Hitpashtout Aleph, où l'Ohr Yashar s'est déployée jusqu’au Massakh de Béhina Dalet, et a beaucoup souhaité que le Massakh demeure spécifiquement dans l'Aviout de Béhina Dalet, puisque seul par la puissance dans l'Aviout excédentaire au sein de Béhina Dalet a-t-il la valeur du niveau de Kéter. Toutefois, la Lumière de Nékoudot, le Massakh lui-même, s'intensifie de toute sa force uniquement pour être purifié de son épaisse Lumière, discernée comme Din, et souhaite être complètement purifié et égaliser sa forme avec l'Émanateur, puisque le premier commencement du point du Tsimtsoum y a été imprégné, et c'est sa racine.

11) Nous pouvons maintenant comprendre la quatrième Lumière, qui est tombée par le Bitoush de la Lumière de Réshimo avec la Lumière de Nékoudot, appelée Otiot. Elles sont comme les 248 Nitzotzin dans la brisure des récipients dans le monde de Nékoudim.

Voud devriez savoir qu'à chaque endroit dans Le Zohar, les Tikounim (corrections du Zohar), et dans les écrits du Ari, le mot Nitzotzin ou Natzatzin ou Hitnotzetzout désigne Ohr Hozer. C'est parce que l'illumination d'Ohr Yashar est définie par les noms Orot ou Néhorin, et l'illumination d'Ohr Hozer est définie par le nom Nitzotzin ou Zikin ou Hitnotzetzout. Ainsi, vous voyez que le sujet des Nitzotzin qui sont tombés par le Bitoush du Réshimo dans l'Ohr Hozer descendante est aussi considérée Réshimo, bien qu'il soit un Réshimo d'Ohr Hozer, et de ce fait définie par le nom Nitzotzin.

L'ordre de la descente de l'Ohr Hozer a été expliqué ci-dessus (article 8). Au commencement, elle recevait pour la purification de ZA et était détachée de Béhina Dalet, qui est le véritable Kli de Malkhout. Et quand l'Ohr Ein Sof se diffuse à nouveau au Massakh dans le Kli ZA, la Lumière de Malkhout sera au niveau de Hokhma, manquant la Béhinat Kéter de la Lumière générale d'Akoudim, puisque Malkhout dans ZA ne retourne pas être Kéter, mais Hokhma. [Il a été expliqué que le donneur essentiel du niveau dans les dix Sefirot de l'émané est la Lumière de Malkhout, tel que mentionné ci-dessus. (Panim Masbirot, Branche Quatre).]

Il s'avèret que le vrai Kli de Malkhout est sans Lumière, et deux Réshimot auraient dû y rester. Le premier Réshimo est de la Lumière de Taamim, qui garde et maintient l'Aviout de Béhina Dalet autant qu'elle le peut. Le second Réshimo est de la Lumière de Nékoudot, c'est-à-dire la Lumière attribuée au Massakh et qui désire ardemment  l'Hizdakchout.

Toutefois, les deux ne pevent rester ensemble, puisqu'ils sont opposés. C'est parce que l’endroit du Réshimo de Taamim est appelé Kli de Kéter, puisque ses dix Sefirot sont au niveau de Kéter. Et l’endroit du Réshimo d'Ohr Hozer descendante est appelé Kli de Hokhma ou « en dessous de Kéter ». De ce fait, son propre Réshimo a quitté Malkhout, et s’éleva également au Kli de ZA. Et le Réshimo de l'Ohr Hozer descendante est resté à sa place. Ainsi, ici le Réshimo pour les Nitzotzin d'Ohr Hozer fut rejeté. Toutefois, les Nitzotzin d'Ohr Hozer sont dorénavant rejetés, pour la Lumière du Réshimo.

Après, pendant l'ascension du Massakh à l’endroit de Bina, quand il reçut la purification de Béhina Bet, et l'Ohr Ein Sof se diffuse une fois de plus de Kéter à Bina, et de Bina à Kéter, Béhinat Hokhma est également retirée. Alors le Kli de ZA reste sans Lumière, et deux Réshimot sont laissés là, aussi, de la Lumière de Taamim et de l'Ohr Hozer, qui sont opposées. Et ici le Réshimo domine les Nitzotzin de Ohr Hozer, puisque le Réshimo de Taamim est resté dans le Kli ZA ; ce faisant, il est resté sous la forme du Kli de Kéter.

Pourtant, le Réshimo de Ohr Hozer, qui sont les Nitzotzin de Kli Hokhma, sont rejetés sous le Tabour, sous le Kli de Kéter, puisque l'Hitpashtout du monde d'Akoudim est par le Tabour, comme Malkhout de Akoudim est appelée Tabour. De même, nous savons déjà que les Nitzotzin de Kéter de l'Ohr Hozer descendante, dont la valeur est considérée Kéter de Hokhma, sont restés  là puisque les Réshimo de Malkhout de Taamim, qui sont véritablement Béhinat Kéter, se sont élevés à ZA. Et les Nitzotzin qui sont tombés du Kli ZA, qui sont les Nitzotzin de Hokhma dans Hokhma, sont tombés sous le Tabour, où il y a Kéter de Hokhma.

De la même façon, pendant l'ascension du Massakh à Hokhma, quand il s'est purifié en Béhina Aleph, l'Ohr Ein Sof se diffusait encore de Kéter à Hokhma, et de Hokhma à Kéter, et cette Lumière est au niveau de ZA. De ce fait, le niveau de Bina a été également retiré,  et le Kli de Bina est resté vide, sans Lumière. Ceci a laissé deux Réshimot, tel qu'écrit ci-dessus : les Réshimo de Taamim qui sont restés à leur place, et les Réshimo de l'Ohr Hozer descendante qui furent rejetés et sont tombés sous les Nitzotzin de Hokhma sous le Tabour.

Ensuite,  il fut purifié jusqu'à Béhinat Kéter, le Shoresh (racine), et donc perdit toutes les Béhinot Aviout en elle. Ainsi, le Zivoug de Hakaa fut naturellement annulé, n'ayant plus d'Ohr Hozer. Il s'avère qu’aucun Nitzotzin n’est tombé de Béhinat Kéter, et seuls les Réshimo de Taamim y sont restés.

Nous avons ainsi parfaitement expliqué l'opposition entre le Réshimo et Ohr Hozer descendante, pour qui le paquet fut brisé, et le Réshimo des dix Sefirot de Taamim qui sont restées à leurs places. Ils sont considérés Kélim KHB ZON de Kéter, jusqu’au Tabour de AK. Et les Nitzotzin, qui sont le Réshimo de l'Ohr Hozer descendante, sont tombés à l'extérieur du degré où ils étaient. Ils sont regardés comme étant sous le Tabour, c'est-à-dire sous Malkhout de Akoudim, qui sont considérés Kélim KHB ZON de Hokhma, comme nous l'avons dit ci-dessus, qu'ils sont appelés Otiot.

12) La raison pour l'Hizdakchout a déjà été expliquée ci-dessus, à la fin de l'article 9 : l'Ohr Pnimi est connectée au Kli de Malkhout, qui n’est seulement, qu’un Kli externe pour l'Ohr Makif, tel qu'il est écrit à l'article 7. De ce fait, quand l'Ohr Hozer s'élève et ramène HB  à PBP, tel qu'écrit à l'article 9, Aviout de Bina la quitte, car elle retourne être une avec Hokhma, telles qu'elles étaient initialement. Et lorsque l'Aviout dans la racine est annulée, l'Aviout dans la branche est annulée également. Ainsi, quand Bina devient un object avec Hokhma, elle purifie le Massakh avec elle, et il s'élève également de degré en degré, par elle et à cause d'elle, jusqu'à ce qu'il disparaisse.

Au début de la venue de Ohr Hozer vers Bina, elle commence à retourner ses Panim à Hokhma. Ainsi, le Massakh s'élève de Béhina Dalet et Béhina Guimel. Et lorsqu'elle suce Ohr Hokhma de Panim de Hokhma, le Massakh s'élève à Béhina Bet. Et lorsqu'elle ne devient qu'un objet avec Hokhma, le Massakh s'élève à Béhina Aleph, jusqu'à ce qu'il s'élève à Béhinat Shoresh. Tel est la signification de ce qui est mentionné dans l'Idra Raba, « l'étincelle fut aspirée ».

Il s'ensuit que Ohr Hokhma, qui est la Lumière essentielle d'Atzmout au sein du premier émané, c'est-à-dire le monde de Akoudim, et l'Ohr Hozer qui s'élève du Kli de Malkhout, sont liées l'une à l'autre et se poursuivent. C'est parce que sans Ohr Hozer, Ohr Hokhma n’aurait pas été capable de se diffuser dans l'émané, puisque Bina tourne sa face pour sucer Ohr Hassadim de Kéter, et son dos à Hokhma. Cela signifie qu'elle n'en sucera pas Ohr Atzmout.

Toutefois, lorsque Ohr Hozer sort, Bina retourne sa face à Hokhma, et c'est alors, seulement, que la Lumière d'Atzmout se diffuse dans l'émané. Ainsi, la Lumière d'Atzmout dépend de Ohr Hozer. Mais quand HB retourne être PBP, et que son allaitement de Kéter cesse, son Aviout est annulée, ce qui annule naturellement l'Aviout dans la branche, laquelle est le Massakh. Ainsi, Ohr Hozer disparaît aussi. Ainsi, Ohr Hozer est repoussée et chassée en raison de la Lumière d'Atzmout.

Cela expliquera parfaitement les mots du Ari, que j'ai présentés ci-dessus, à l'article 5, que Ohr Pnimi et Ohr Makif se frappe l'une l'autre, et que leur frappe engendre les Kélim. C'est parce que Ohr Pnimi est Ohr Hokhma qui se diffuse dans l'émané à cause de Ohr Hozer. Et Ohr Makif est le Massakh, qui est le Kli extérieur, qui est lié à toute Ohr Makif qui est destinée à sortir dans les mondes au moyen de Ohr Hozer, tel qu'écrit à l'article 7.

Et bien qu'elles soient interdépendantes, Ohr Pnimi qui se diffuse en retournant à HB PBP frappe sur l'Ohr Makif. Cela purifie le Massakh et cause le départ de la Lumière du monde d'Akoudim. Ainsi, les Réshimot de Taamim et de Ohr Hozer sont séparés l'un de l'autre, le Réshimo de Ohr Hozer est rejeté hors de sa présence, c'est-à-dire sous le Tabour, appelé Otiot, et ceux-ci sont les Kélim.

13) Ainsi, nous avons parfaitement clarifié la raison du départ, en raison de la graduelle Hizdakchout du Massakh jusqu'à ce que tout Ohr Hozer disparaisse et avec elle, la Lumière d'Atzmout de Kéter et Hokhma de Ohr Yashar. Pourtant, il n'en est pas demeuré ainsi : après la disparition de la Lumière d'Atzmout, Bina a retourné ses Panim à Kéter, pour de l'abondance d'Ohr Hassadim, et ce faisant, les précédentes Akhoraïm et Aviout sont retournées à elle ; et donc son Aviout est également retournée au Massakh, qui sont sa branche.

De même, nous savons que Ohr Yashar de l'Émanateur n'arrête pas de couler à l'émané ne serait-ce qu'un moment. De ce fait, après que le Massakh ait regagné son Aviout, Ohr Yashar de Ein Sof fut renouvelée sur les quatre Béhinot susmentionnées, jusqu'au Zivoug de Ohr Hozer. Et une fois de plus, les dix Sefirot de Ohr Yashar et Ohr Hozer se sont diffusées dans le monde d'Akoudim. Cela est appelé Hitpashtout Bet du monde d'Akoudim.

Pourtant, puisque HB sont retournés PBP par Ohr Hozer susmentionnée, Aviout et Akhoraïm de Bina se sont repurifiées, et avec elle, l'Aviout de Massakh, qui est sa branche. Et une fois de plus, le Zivoug de Hakaa et Ohr Hozer furent annulés, et Bina retourne sucer Ohr Hassadim de Kéter. Ainsi, la Lumière d'Atzmout est partie comme avant.

De la même façon, une fois que l'Akhoraïm et l'Aviout sont retournées à Bina, l'Aviout fut étendue sur le Massakh, aussi, et naturellement, Ohr Yashar fut renouvelée sur le Massakh. Par lui, la Lumière d'Atzmout s'est aussi diffusée.

Ceci se répète similairement : quand Ohr Hozer arrive, la Lumière d'Atzmout se rediffuse. Et quand la Lumière d'Atzmout arrive, Ohr Hozer s’en va. Et quand Ohr Hozer s’en va, le Massakh regagne son Aviout, et Ohr Hozer est renouvelée, et la Lumière d'Atzmout se rediffuse, et ainsi de suite. Il s'avère que cette seconde Hitpashtout est comme une flamme constante qui bouge en va-et-vient. C'est pourquoi le Ari dit que Ohr Pnimi et Ohr Makif, qui sont liées dans un Kli, se frappent et se battent .

Cela clarifie la grande différence entre l'Hitpashtout Aleph de Akoudim qui était au niveau de Kéter, puisque Ohr Yashar s'est accouplée avec le Massakh de Béhina Dalet, et la présente Hitpashtout, qui est seulement au niveau de Hokhma. C'est parce que toute Aviout du Massakh n’est seulement qu’une Hitpashtout de l'Aviout de Bina, comme dans l'Aviout de ZA, qui n’étend que le niveau de Ohr Hokhma, tel qu'écrit à l'article 8. De plus cette Lumière, n'est pas constante et existe, mais elle est comme une flamme qui se balance ici et là. Ceci explique parfaitement que la question d'Hitpashtout Bet de Akoudim se poursuit à partir du départ d'Hitpashtout Aleph elle-même.

14) Nous comprenons maintenant les mots du Ari dans Shaar Akoudim, Chapitres Un et Deux, que AK s'est restreint et a élevé toutes les Lumières de sous le Tabour jusqu'au Tabour et au-dessus, et ils se sont élevés comme MAN à AB de Galgalta. Ici, il a placé une frontière (rideau) dans ses intestins et la Lumière qui s'est élevée de NHY est sortie par Eynaïm, jusqu’à ce qu’elle se soit étendue sous le Tabour, et se soit diffusée dans les dix Sefirot du monde de Nékoudim.

Et à partir de la Lumière qui fut renouvelée en élevant MAN, elle s'est diffusée et a fissuré la Parsa, et est descendue sous le Tabour, se diffusant à travers les Nekavim (trous) du Tabour et de Yessod, aux dix Sefirot du monde de Nékoudim. Ces deux Lumières comprennent les dix Sefirot de Nékoudim. Ces deux Lumières et ce nouveau Tsimtsoum requièrent large une clarification, qui sera faite en son temps. Je me dois ici d'expliquer comme nécessaire, à cet endroit.

Il a déjà été expliqué que les Lumières sous le Tabour de AK sont les Otiot et Nitzotzin qui sont tombés pendant le Bitoush du Réshimo de Kéter et les Taamim dans le Réshimo de Hokhma et Nékoudot. Elles sont sorties sous tout le Réshimo de Kéter, et cet endroit de sortie est appelée NHY et « sous le Tabour ».

À présent, après que Hitpashtout Bet – qui est seulement Ohr Hokhma dans le Kli de Kéter – soit retournée dans le monde d'Akoudim, l'équivalence entre les Réshimot de Taamim et le Réshimot de Nékoudot se refit. C'est parce qu'ils sont tous deux considérés Hokhma, et ce faisant tous les KHB ZON de Réshimot de Nékoudot sous le Tabour se sont étendus, se sont élevés et se reconnectés aux Réshimot au-dessus du Tabour. C'est pourquoi le Ari dit que AK a élevé la Lumière de sous son Tabour jusqu'au-dessus de son Tabour.

Toutefois, nous avons besoin de comprendre pourquoi il est appelé Tsimtsoum. Le fait est qu'il y a deux discernements dans ces Nitzotzin qui se sont élevés. Le premier est un Nitzotzin de Kéter de Ohr Hozer descendante qui est restée dans le Tabour lui-même, qui est Malkhout de Akoudim et Béhina Dalet. La Lumière d'Hitpashtout Bet ne l'atteint pas, car il est de Béhina Guimel, et a une Aviout de l'Hitpashtout d'Akhoraïm de Bina. Le deuxième discernement est Nitzotzin de HB et ZON de Béhina Guimel, comme il est écrit aux articles 11 et 12.

De ce fait, une fois que HB ZON de Nitzotzin se soient élevés, les Lumières y ont augmenté plus qu'auparavant, en raison de l'Aviout qui leur fut ajoutée par leur chute sous le Tabour. De ce fait, les Nitzotzin de Kéter dans le Tabour, qui sont Béhina Dalet, s’y sont également étendues. Et naturellement, la Lumière de Ohr Yashar de Ein Sof, qui ne s’arrête jamais, fut renouvelé sur eux. Ainsi, le Zivoug de Ohr Hozer fut fait dans Béhina Dalet, et pour résultat, dix nouvelles Sefirot ont émergé au niveau de Kéter, comme dans Hitpashtout Aleph.

Ainsi, vous voyez comment deux Béhinot de dix Sefirot furent faites à partir des Nitzotzin qui se sont élevés : dix Sefirot au niveau de Hokhma furent faites à partir de HB ZON de Nitzotzin qui furent corrigés seulement dans leur ascension, puisqu'elles sont de Béhina Guimel, comme Hitpashtout Bet, et dix nouvelles Sefirot au niveau de Kéter furent faites à partir des Nitzotzin de Kéter.

Ces deux Partsoufim sont les racines des Partsoufim AVI et YESHSOUT de Atsilout. Le nouveau Partsouf au niveau de Kéter est AVI, et est appelé Hokhma et Aba de Atsilout. Et le Partsouf de la vieille Lumière, au niveau d'Hokhma, est YESHSOUT, et est appelé Bina et Ima de Atsilout.

Avec ces racines vous comprendrez ce qui est écrit dans Idra Zouta, que Aba a fait sortir Ima grâce à son fils, et Aba lui-même fut construit comme une sorte de mâle et femelle. C'est ainsi parce que le Partsouf supérieur, qui est au niveau de Kéter, appelé Aba, fut construit comme une sorte de mâle et femelle, puisqu'il a élevé Béhina Dalet – Noukva et Malkhout – à lui. Et Bina, le Partsouf inférieur, dont le niveau est sous Kéter, a quitté Aba en raison de Noukva, qui est Béhina Dalet, qui se termine et empêche la Lumière supérieure de se diffuser sous elle. C'est pourquoi cette Béhina Dalet est appelée Parsa, sans le Nékev (trou) qui existe dans Béhina Bet. Et à cause de cette Parsa, YESHSOUT ne revêt pas la Lumière de Kéter.

Il s'avère que Béhina Bet, qui est Bina, sur laquelle le Tsimtsoum Aleph ne s'est pas du tout appliqué, est désormais devenue déficiente, puisqu'elle s’est aussi restreinte,  car elle est sous Béhina Dalet. C'est pourquoi le Ari a dit que AK s'est lui-même restreint en élevant la Lumière de sous le Tabour, concernant Béhina Bet qui, désormais, s’est restreinte à cause de l'ascension du MAN.

15) Vous devriez savoir la grande différence entre Rosh et Gouf. Rosh est appelé GAR, et le Gouf est appelé VAK, ZAT ou ZON. Le Gouf lui-même est également divisé en GAR et ZON.

La racine de cette division est que jusqu'au Pé – Malkhout – la structure est essentiellement faite d'Ohr Yashar. Et Ohr Hozer qui s'élève et se connecte avec n'est qu'un revêtement sur elle. Son opposé est le Gouf, qui est une Hitpashtout du Massakh lui-même, dans la mesure où il revêt les Sefirot de Rosh. De ce fait, il est principalement fait d'Ohr Hozer, et les dix Sefirot de Ohr Yashar sont comme ses branches.

Bien qu’il soit appelé ZON, il est essentiellement et seulement Malkhout. C'est ainsi parce qu’en réalité, il n'y a pas du tout de Lumière de Malkhout, excepté avec NHY de ZA qui s'unit à elle en un Zivoug de Hakaa. De ce fait, elles sont regardées comme une seule qui se diffuse par Ohr Hozer. Et il a déjà été expliqué ci-dessus que le Massakh qui retient et Ohr Hozer, qui en émerge comme résultat, ne sont pas attribuables à l'Émanateur, mais seulement à l'émané. Pour cette raison, Rosh est regardé comme Atzmout de la Lumière de l'Émanateur, et Gouf est seulement regardé comme l'acte de l'émané lui-même.

Vous comprenez maintenant les cinq Partsoufim inclus dans AK, appelés Galgalta, AB, SAG, MA et BON, et l'ordre de leur création, et le revêtement l’un dans l'autre, comment ils sont interconnectés et émergent l'un de l'autre par un enchaînement de causes et de conséquences. C'est en raison de Sa Pensée qui est une, unique– parfaitement expliquée dans Panim Masbirot, Branche Une – qui est de réjouir Ses créations. Cette Pensée est la racine du Kli et du Tsimtsoum Aleph qui est survienu dans Béhina Dalet, bien qu'indirectement, comme il est écrit là à l'article 7, comme dans l'allégorie à propos de l'homme riche. Regardez à l'article 8, que cette seule Pensée englobe toute la réalité, tous les mondes, et toutes les formes et conduites jusqu'à la fin de la correction, quand elles se réunissent toutes avec la Lumière d'Ein Sof d'avant le Tsimtsoum, en une simple unité, sous l'unique forme qui se tient au-dessus de nous – « pour réjouir Ses créatures ».

Et suivant immédiatement le Tsimtsoum dans Béhina Dalet, qui est la Gadlout (maturité, âge adulte) du désir dans Malkhout de Ein Sof, quatre formes de gradations sont apparues dans le Réshimo qui a été vidé de la Lumière – dans le Kli. Elles sont appelées HB, ZA et Malkhout, et elles contiennent Ohr Pnimi et Ohr Makif, donc douze formes.

Après, la Lumière s'est étendue sur le Réshimo susmentionné, jusqu'au point de Tsimtsoum, puisque Sa Lumière ne s'arrête pas du tout ; et souvenez-vous de ceci. Ensuite, la ligne fine s'est étendue à l'intérieur du Réshimo, et elle est appelée « fine » parce que la Lumière d'Atzmout s'étend seulement à l'émané dans Ohr Hozer qui s'élève dans un Zivoug du Massakh. Et par la force de Ohr Hozer, le Tsélem de AK fut révélé sous la forme du Partsouf Galgalta, qui est appelé, dans l'example, « le commencement de la ligne ».

Elle se déploie sur les vingt-cinq Béhinot, puisqu'il y a KHB ZON en longueur et qu'il y a KHB ZON en épaisseur. Ainsi que nous avons dit, parce que Malkhout est retournée être Kéter, chacun des KHB ZON se diffuse dans dix Sefirot par Kéter, et c'est appelé, dans l'exemple, Galgalta, Eynaïm, AHP, ou Galgalta, AB, SAG, MA et BON. Le niveau de chacun d'un atteint Galgalta, et ses Lumières émergent de l'intériorité de cet émané, comme il a été expliqué dans Panim Masbirot, Branche Trois, article 2, p. 32, concernant l'ordre de sortie des Lumières en raison de l'Hizdakchout du Massakh.

16) Et c'est ainsi que commence la sortie de AB. La sortie concerne la déficience. En raison de l'Hizdakchout de Béhina Dalet de l'AK intérieur, appelé , elle a reçu l'Aviout de Béhina Guimel. Et après que la Lumière d'Ein Sof fut tirée sur ce Massakh, dix nouvelles Sefirot émergent au niveau d'Hokhma, appelé AB. Il s'avère que l'AB qui sort est soustrait de l'AB qui demeure à l'intérieur de AK, au niveau de Kéter.

Ainsi, Kéter de AB extérieur revêt Hokhma de Galgalta, et se diffuser par le Tabour de l'AK intérieur. Et elle aussi, contient vingt-cinq Béhinot de ses dix Sefirot de Ohr Yashar, qui sont ses Galgalta, Eynaïm, Ozen, Hotem, , chacun se diffuse par la force de Ohr Hozer sur les cinq Béhinot, par Kéter de AB.

Pourtant, le Kéter général de l'AK intérieur demeure révélé, et il est discerné avec Rosh et Gouf. Depuis jusqu'en bas, il est appelé Gouf, puisque c'est seulement l'Hitpashtout du Massakh. De ce fait, Ohr Pnimi et Ohr Makif y sont seulement liées dans Béhina Dalet. C'est pourquoi elles ont dû repartir, et c'est appelé « le monde de Nékoudim », étant ZON et Gouf de AB extérieur.

De plus, il a déjà été expliqué que l'Aviout est retournée au Massakh après l'Histaklout de son Gouf, et une deuxième Hitpashtout est survenue ici, comme il est écrit aux articles 13 et 14. Cela étend les Lumières de sous le Tabour au-dessus du Tabour, et par cette ascension, AVI supérieurs sont corrigés. Une Parsa est diffusée entre d'eux, et YESHSOUT est de la Parsa jusqu'au Tabour. Toute cette ascension est appelée « le Partsouf SAG extérieur », c'est-à-dire qu'il est parti de son degré précédent, lequel, dans l'AB extérieur, était Bina au niveau de Kéter Hokhma, qui est la Lumière d'Ozen jusqu’à Shibolèt ha Zakan.

Cependant, dans ce Partsouf, qui fut fait des Nitzotzin qui sont tombées des Lumières de de AB extérieur, Bina de ce Partsouf est sous toutes les dix Sefirot de AVI supérieurs, donc il lui manque Kéter. Ainsi, sa place est de jusqu'en bas, c'est-à-dire de Shibolèt ha Zakan, qui est son Galgalta.

Et comme AB extérieur ne revêt que Malkhout du Kéter général et que les neuf premières demeurent révélées, le SAG extérieur, aussi, ne revêt que Malkhout de Kéter de AB, du jusqu'en bas, tandis que ses neuf premières – la totalité de Rosh – demeurent révélées. Et comme l'AB a fait sortir ses branches par les Se’arot (cheveux) Rosh, ce SAG a fait sortir ses branches par les Se’arot AHP, qui sera expliqué à sa place. C'est la signification de la Lumière qui est retirée d'eux en raison de leur sortie, comparativement à La supérieure qui demeure là, dans les Se’arot, en tant qu'environnante, comme dans l'environnante qui retourne.

Et ce SAG revêt l'AK de Shibolèt ha Zakan jusqu'à sa fin. Ceci signifie que sa Béhinat Rosh, qui sont GAR, s'étendent jusqu’au Tabour, qui sont à la valeur de Galgalta, Eynaïm, Ozen et Hotem. Son s’étend dans dix Sefirot de Gouf, en lui-même, comme dans de AB extérieur. Et le cas des Lumières de de SAG extérieur, comme dans le cas des Lumières de de AB extérieur, en raison du fait qu'elles soient liées dans un seul Kli, il y eut également une Hizdakchout graduelle en elles, jusqu'à ce qu'il fut purifié dedans Béhinat Kéter, et que toute l’Hitpashtout ait disparue.

C'est la signification de la brisure des récipients et de la chute des 248 Nitzotzin. Pourtant, cela n'est arrivé que dans leur ZON, et non dans leur GAR, en raison de la correction de la Parsa, comme il sera expliqué en son temps. Après, les Nitzotzin qui sont tombés de de SAG extérieur se sont étendus et se sont élevés sous la forme de MAN, le nouveau MA est sorti, et les dix Sefirot de Atsilout furent établies sous la forme de douze Partsoufim.

Ainsi, toutes les Béhinot précédentes sont incluses dans le monde d'Atsilout, comme il est écrit dans L'Arbre de vie, Et le monde de Bryia fut scellé par le monde d'Atsilout, de façon à ce que tout ce qui existe dans Atsilout fut scellé dans Bryia. Yetsira fut scellé de Bryia, Assiya est scellé de Yetsira, et ce faisant il n'y a pas de réalité ou conduite chez les inférieurs qui ne soit directement relié aux supérieurs de qui elle découle et s'étend jusqu’à son essence inférieure.

C'est pourquoi nos sages ont dit : « Il n'y a pas un brin d'herbe en bas qui n'ait un ange au-dessus qui le frappe et lui dire “pousse” ! » Il en est ainsi parce que tout ce qui s'étend d'un monde supérieur à un inférieur, s'étend par les Zivugim (pluriel de Zivoug). Mais les mondes sont divisés entre intériorié et extériorité. L'intériorité des mondes, d'Atsilout jusqu'en bas, ne s'étend pas par un Zivoug de Hakaa dans le Massakh, mais à travers un Zivoug de Yessodot (pluriel pour Yessod). Mais l'extériorité, qui s'étend de monde en monde, par un Zivoug de Hakaa.

C'est la signification de la frappe, et c'est pourquoi nos sages ont méticuleusement déclaré que l'ange dans le monde de Yetsira, qui est la racine du brin d'herbe dans le monde d'Assiya, lui donne et le nourrit sous la forme d'un Zivoug de Hakaa. Autrement dit, il le frappe et lui dit « Pousse ! », car dire signifie donner.

Ainsi, la question des causes et des conséquences dans Galgalta, AB, SAG de AK a été parfaitement expliquée, et la nature du revêtement de l'un sur l'autre. Chaque inférieur a la valeur de ZON du supérieur, qui s'étend seulement des Nitzotzin des Lumières de du supérieur.

Et il a été clarifié que pendant l'émergence de AB, le Massakh a été inclus dans Béhina Guimel. Et pendant l'émergence de SAG, le Massakh a été inclus dans Béhina Bet, à Noukva de Aba. Et pendant l'émergence de MA, de l'intérieur vers l'extérieur, le Massakh a été inclus dans Béhina Aleph. Cela sera expliqué en son temps.

De même, Malkhout de Béhina Guimel est appelée Tabour, de Béhina Bet est appelée Parsa, et de Béhina Aleph est appelée Krouma (croûte). Il n'y a rien de plus à ajouter ici ; je n'ai que lié les questions à leurs racines de manière brève et facile. C'est mon intention à cet endroit ; mais à l'intérieur du livre, les questions sont expliquées de façon élaborée.

 

Préface au Livre du Zohar

1) La profondeur de la sagesse dans le Saint Livre du Zohar est fermée et enfermée avec un millier de clefs. Notre langage humain est trop pauvre pour nous apporter des expressions suffisamment fiables, pour interpréter une seule chose dans ce livre jusqu’à sa fin.

De plus, l’interprétation que j’ai faite n’est qu’une échelle pour aider le lecteur à gravir les hauteurs des sujets et examiner les mots du livre lui-même. Par conséquent, j’ai trouvé nécessaire de préparer le lecteur et de lui donner une route et une issue avec des définitions correctes pour savoir comment regarder et étudier le livre.

2) Tout d’abord, il faut savoir que tout ce qui est dit dans «Le Livre du Zohar», et même dans ses légendes est les dénominations des dix Sefirot appelées KHB (Kéter, Hokhma, Bina), et HGT (Hessed, Guevoura et Tifféret), NHYM (Netsah, Hod, Yessod, Malkhout), et leurs permutations. Toutes comme les 22 lettres du langage parlé, dont les permutations suffisent pour découvrir chaque objet et tout concept, les permutations des concepts dans les dix Sefirot suffisent pour dévoiler toute la sagesse contenue dans le livre des Cieux.

Cependant il y a trois limites avec lesquelles il convient d’être très prudent et ne pas en sortir lorsque nous lisons les mots du livre.

3) Premières limites : Il existe quatre catégories dans la conduite de l’étude appelées:


• La matière,


• La forme dans la matière,


• La forme abstraite, et


• L’essence.

C’est la même chose dans les dix Sefirot. Sachez que le Livre du Zohar ne s’engage pas du tout dans l’Essence ni dans la Forme abstraite dans les dix Sefirot, mais uniquement dans la Matière en elles ou dans la Forme en elles, quand elles se revêtent dans la Matière.

4) Seconde limite. Nous distinguons trois discernements dans toute la réalité divine relative à la création des âmes et de la conduite de leur existence:


Le Monde de l’Infini, Ein Sof


Le monde de Atsilout,


• Les trois mondes appelés Bryia, Yetsira et Assiya.

Sachez que « Le Zohar» ne s’engage que dans les mondes de BYA (Bryia, Yetsira et Assiya) et dans le monde de l’Infini et d’Atsilout à la mesure dont BYA reçoivent d’eux. Cependant, Le Livre du Zohar ne s’engage pas du tout dans Ein Sof et le monde d’Atsilout eux-mêmes.

5) Troisième limite: Dans chacun des mondes de BYA, il y a trois discernements:


• Dix Sefirot qui sont la Divinité qui brille dans ce monde


• Les âmes (Neshamot) et les esprits (Roukhot) et vie [également âme](Nefashot) des gens


• Le reste de la réalité en eux, appelé « anges », « vêtements » et « palais » dont les éléments sont innumérables. 

Gardez à l’esprit que bien que Le Zohar, élargit considérablement les détails de chaque monde. Vous devez néanmoins savoir que l’essence des mots du Zohar se concentre toujours sur les âmes des gens dans le monde. Il explique d’autres discernements uniquement pour connaitre la mesure que les âmes reçoivent d’eux. Le Zohar ne mentionne pas un seul mot de ce qui traite de la réception des âmes. De ce fait, vous devrez étudier tout ce qui est présenté dans le Livre du Zohar uniquement par rapport à la réception de l’âme.

Et comme ces trois limites sont très strictes, si le lecteur n’est pas prudent avec elles et sort le sujet du contexte, immédiatement il sera immédiatement déconcerté par le sujet. Pour cette raison j’ai trouvé nécessaire de me donner la peine et d’élargir la compréhension de ces trois limites autant que j’ai pu, de façon à ce qu’elles soient comprises par tout un chacun.

6) Vous savez déjà que les dix Sefirot sont appelées Hokhma, Bina, Tifféret, Malkhout et leurs racines est appelée Keter. Elles sont dix, car la Sefira Tifféret contient six Sefirot appelées Hessed, Guevoura, Tifféret, Netsah, Hod, et Yessod. Souvenez-vous que partout où nous avons l’habitude de dire dix Sefirot, elles sont HB TM.

En général, elles comprennent tous les quatre mondes ABYA, car le monde d’Atsilout est la Sefira Hokhma, le monde de Bryia est la Sefira Bina, le monde de Yetsira est la Sefira Tifféret, et le monde de Assiya est la Sefira Malkhout. En particulier, chaque monde a non seulement dix Sefirot HB TM, mais même le plus petit élément dans chaque monde a aussi ces dix Sefirot HB TM.

7) Le Zohar, compare ces dix Sefirot, HB TM, aux quatre couleurs.

Blanc pour la Sefira Hokhma,


Rouge pour la Sefira Bina


Vert pour à la Sefira Tifféret,


Noir pour la Sefira Malkhout,

Ceci est similaire à un miroir qui a quatre vitres colorées des quatre couleurs ci-dessus. En bien que la lumière en elle soit une, elle est colorée en traversant les vitres, et se transforme en quatre genres de lumière : lumière blanche, lumière rouge, lumière verte et lumière noire.

Ainsi, la lumière dans toutes les Sefirot est la simple Divinité et l’unité à partir de Rosh [tête] de Atsilout à Sof [fin] de Assiya. La division en dix Sefirot HB TM est parce que les Kelim [récipients] sont appelés HB TM. Chaque Kli est comme une mince cloison à travers laquelle la lumière divine passe aux receveurs.

Pour cette raison nous considérons que Kli peint la lumière d’une couleur différente. Ainsi, le Kli de Hokhma dans le monde d’Atsilout transporte la lumière blanche, c’est-à-dire incolore. C’est parce que le Kli de Atsilout [récipient d’Atsilout] est comme la lumière elle-même, et la lumière divine ne souffre d’aucun changement en le traversant.

C’est le sens de ce qui est écrit du monde d’Atsilout dans le Zohar: « Lui, Sa vie, et Lui même sont un». Par conséquent, la lumière d’Atsilout est considérée comme la lumière blanche. Toutefois, quand elle passe par les Kelim des mondes de Bryia, Yetsira, et Assiya, la lumière change et s’assombrit car elle passe par eux jusqu’aux receveurs. Par exemple, la lumière rouge est pour Bina qui est Bryia, la lumière verte, comme le soleil, est pour Tifféret qui est le monde de Yetsira et la lumière noire est pour la Sefira Malkhout qui est le monde de Assiya.

8) En plus de ce qui a été mentionné plus haut, il y a un indice très important dans l’allégorie des quatre couleurs. Les lumières Supérieures sont appelées « Sefer » (livre), comme il est écrit (Livre de la Création, chapitre 1, paragraphe 1) « Il a créé Son monde en trois livres : un livre, un auteur, et une histoire »

Le dévoilement de la sagesse dans chaque livre n’est pas dans le blanc qu’il contient, mais uniquement dans les couleurs, c’est-à-dire l’encre, de qui les lettres du livre, dans les combinaisons de sagesse, viennent au lecteur. En général, il y a trois genres d’encre dans le livre : rouge, verte et noire.

En correspondance, le monde d’Atsilout, qui est Hokhma, est entièrement Divinité, comme le blanc dans le livre. En d’autres termes, nous n’en avons aucune perception, mais toute la découverte dans le livre du Ciel est dans les Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout, qui sont les trois mondes BYA, considérés l’encre dans le Livre du Ciel. Les lettres et leurs combinaisons apparaissent dans les trois genres d’encre susmentionnés. La révélation de la lumière divine aux receveurs n’apparait que par elles.

Par ailleurs, nous devons noter que le blanc dans un livre est principalement son sujet, et les lettres sont toutes des prédicats sur le blanc dans le livre. Ainsi s’il n’y avait pas eu le blanc, l’existence des lettres et toutes les manifestations de Hokhma en elles, n’aurait pas été du tout possible.

De même, le monde d’Atsilout, qui est la Sefira Hokhma, est le principal sujet de la manifestation de Hokhma, qui apparait par les mondes BYA. Tel est le sens de ce qui est écrit « Tu les as tous fait en sagesse »


9) Nous avons dit précédemment, dans les trois limites que Le Zohar ne parle pas du monde d’Atsilout en lui-même, car il est considéré comme le blanc dans le livre, mais d’après son illumination dans les trois mondes BYA. C’est parce qu’il est comme l’encre, les lettres et leurs permutations dans le livre de deux manières.

Soit les trois mondes de BYA reçoivent l’illumination du monde d’Atsilout à leur place, au moment où la lumière est grandement réduite, car elle passe par la Parsa en dessous du monde d’Atsilout, jusqu’à ce qu’elle ne soit discernée que comme l’illumination des Kelim de Atsilout.

Soit les mondes BYA s’élèvent au-dessus de la Parsa à l’endroit des Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout d’Atsilout, et « habillent » le monde d’Atsilout, et reçoivent la lumière à l’endroit où elle brille.

10) Toutefois, l’histoire ne ressemble pas complètement à la morale, parce que dans le livre de sagesse de ce monde, le blanc et l’encre dans ses lettres sont sans vie. La révélation de la sagesse n’est pas dans leur essence, mais en dehors d’elles, c’est à dire dans l’intellect de celui qui les regarde.

Cependant, dans les quatre mondes ABYA, qui sont le Livre du Ciel, toutes les lumières dans la réalité spirituelle et matérielle sont présentes en eux et s’étendent d’eux. Ainsi vous devez savoir que le blanc en lui, qui est le sujet du livre, est le sujet étudié en lui-même, alors que les trois couleurs de l’encre expliquent ce sujet.

11) Ici nous devons étudier ces quatre manières de perception, qui ont été mentionnés ci-dessus, dans la première limite :

• La matière,


• La forme revêtue dans la matière,


• La forme abstraite,


• L’essence.

Je vais les expliquer d’abord en utilisant des exemples réels de ce monde. Par exemple, quand nous disons: «un homme fort» ou une «personne honnête », ou un «Menteur», etc. vous avez devant vous:

• Sa matière à savoir, le corps.

• La forme dans laquelle sa matière se revêt, c’est-à-dire, forte, honnête ou fausse.

• La forme abstraite. Il est possible de dépouiller la forme de fort, honnête ou du mensonge de la matière de cette personne et étudiez ces trois formes en tant que telles, non revêtues dans une quelconque matière ou corps, signifiant examiner les attributs de la force, de la vérité ou du mensonge, et discerner leurs mérites ou bassesses, quand ils sont dépourvus de toute substance.

• L’essence de la personne.

12) Sachez que nous n’avons aucune perception dans la quatrième manière, l’essence d’une personne, en tant que telle, sans la matière. C’est parce que nos cinq sens et notre imagination ne nous offrent rien de plus que la révélation des actions de l’essence, mais pas l’essence elle-même.

Par exemple: Notre sens de la vue ne nous offre que les ombres de l’essence visible car elles sont formées opposées à la lumière.

De même le sens de l’ouïe est tout simplement le pouvoir de frappe d’une certaine essence dans l’air et l’air qui est rejeté par elle frappe le tympan de notre oreille et nous entendons qu’il y a une certaine essence proche de nous.

Le sens de l’odorat est l’air qui sort de l’essence et frappe nos nerfs de l’odorat, et nous sentons. De plus, le sens du goût est le résultat d’un contact entre une certaine essence avec nos nerfs gustatifs.


Tout ce que ces quatre sens nous offrent sont les manifestations des actions émanant de quelque essence et rien de l’essence elle-même.

Même notre sens le plus fort, le sens du toucher, séparant le chaud du froid, le dur du doux, tous ne sont que les manifestations des opérations dans l’essence. Elles ne sont que les conséquences de l’essence. Il en est ainsi parce que le chaud peut être refroidi et le froid peut être réchauffé, le solide peut être transformé en liquide par des opérations chimiques et le liquide en air, signifiant uniquement un gaz, où tout discernement dans nos cinq sens a expiré. Néanmoins, l’essence existe toujours en lui, car nous pouvons encore transformer l’air en liquide et le liquide en solide.

Bien évidemment, les cinq sens ne nous révèlent pas une quelconque essence, mais seulement les conséquences et manifestations des opérations de l’essence. Nous savons que ce que nous ne pouvons pas sentir, nous ne pouvons pas l’imaginer et ce que nous ne pouvons pas imaginer, n’apparaitra jamais dans nos pensées, et nous n’avons aucun moyen pour le percevoir.

Ainsi la pensée n’a aucune perception dans notre propre essence. De plus, nous ne savons même pas notre propre essence. Je sens et je sais que j’occupe un certain volume dans le monde, que je suis solide, chaud, que je pense, et toutes sortes d’autres manifestations des opérations de mon essence. Mais si vous me demandez ce qu’est ma propre essence, de qui toutes ces manifestations émanent, je ne sais pas quoi vous répondre. Vous voyez bien que le Providence nous empêche d’atteindre l’essence. Nous atteignons seulement les manifestations et les images des opérations qui émanent des essences.

13) Nous avons la pleine perception de la première manière qui est la Matière, signifiant les manifestations des opérations qui se manifestent de toute essence. C’est parce qu’il est parfaitement suffisant de nous expliquer l’essence qui est dans la substance de manière à ce que nous ne souffrions pas du tout du manque d’atteinte de l’essence elle-même.

Il ne nous manque pas tout comme il ne nous manque pas un sixième doigt à notre main.

L’atteinte de la matière, à savoir, la manifestation des opérations de l’essence, est assez suffisante pour ce dont nous avons besoin et pour notre compréhension, tant dans la l’atteinte de notre propre essence que dans l’atteinte de tout ce qui existe hors de nous.

14) La seconde manière, la Forme revêtue dans la Matière est une atteinte également claire et satisfaisante, car nous l’acquérons par des expériences pratiques et réelles que nous trouvons dans le comportement de toute matière. Toutes nos connaissances élevées et fiables émergent de ce discernement.

15) La troisième façon est la Forme Abstraite. Une fois que la forme nous a été révélée quand elle s’est revêtue dans une certaine matière, notre imagination peut l’extraire de la matière et la regarder dénudée de toute matière, par exemple, les vertus et les qualités louables dont parlent les livres de morale. Lorsque nous parlons des qualités de la vérité, du mensonge, de la colère, de l’héroïsme, etc. quand elles sont dénudées de toute matière. Nous leur attribuons du mérite ou des défauts même quand elles sont abstraites.

Sachez que ce troisième sujet est inacceptable pour un érudit prudent, car il est impossible de compter sur lui à 100%, parce qu’en étant examiné alors qu’ils ne sont pas revêtus dans la matière, ils peuvent les tromper.

Prenez par exemple un idéaliste signifiant un non-religieux, en raison de son fort engagement dans le mérite de la vérité, qui est dans sa forme abstraite, cet homme pourrait décider que même s’il pouvait sauver le peuple de la mort en leur disant un mensonge, il déciderait que même si le monde est perdu, il ne prononcerait pas un mensonge délibérément. Ce n’est pas l’avis de la Torah, car rien n’est plus important que de sauver des vies (Yoma 82a).

Mais s’il avait appris les formes de la vérité et du mensonge, quand elles sont revêtues dans la matière, il aurait compris que ce n’est que par rapport à leur utilité ou nuisance vis à vis de la matière.

Cela veut dire qu’après avoir mené de nombreuses expériences dans le monde, il verrait la multitude des destructions et dommages que les menteurs et leurs mensonges causent, et la grande utilité que les gens de vérité ont apportés en se restreignant de ne dire que la vérité. Ils seraient d’accord  qu’il n’y a pas de valeur plus importante que la vérité et rien de plus bas que la qualité du mensonge.

Et si l’idéaliste avait compris cela, il aurait certainement été d’accord avec l’avis de la Torah, et aurait trouvé que ce mensonge qui sauve ne serait-ce qu’une personne de la mort est bien plus important que tout le mérite de la qualité abstraire de la vérité. Ainsi il n’y a pas du tout de certitude dans ces concepts du troisième sujet, qui sont les formes abstraites, encore moins avec les formes abstraites qui ne sont jamais revêtues dans une quelconque substance. De tels concepts ne sont rien de plus qu’une perte de temps.

16) Maintenant que nous avons clarifié en détail ces quatre manières : La matière, la forme dans la matière, et la forme abstraite et l’essence dans des choses tangibles, il a été clarifié que nous n’avons aucune perception quelle qu’elle soit de la quatrième manière, l’essence, et que la troisième manière est un concept qui peut nous conduire en erreur. Seule la première manière, qui est la Matière, et la seconde manière, qui est la Forme revêtue dans la Matière, nous ont été données par la Providence supérieure pour une atteinte claire et suffisante.

Par elles, nous serons également capables de percevoir l’existence des objets spirituels, signifiant les mondes supérieurs de ABYA, car il n’y a pas le moindre détail en eux qui ne soit pas divisé selon les quatre manières susmentionnées. Si, par exemple, vous prenez un certain élément dans le monde de Bryia il y a là les Kélim, qui sont de couleur rouge par lesquels la lumière de Briya traverse jusqu’aux résidents de Briya. Ainsi dans le Kli dans Briya, qui est de couleur rouge, est considéré Matière, ou objet signifiant la première manière.

Bien que ce ne soit qu’une couleur, qui est une occurrence et une manifestation d’une opération dans l’objet, nous avons déjà dit que nous n’avons aucune atteinte de l’Essence elle-même, mais seulement dans la manifestation d’une opération de l’Essence. Nous appelons une telle manifestation «essence», «matière», un «corps» ou un «récipient».

La lumière divine qui « s’habille » et passe par la couleur rouge est la forme revêtue dans l’objet, signifiant la deuxième manière. C’est pourquoi la lumière elle-même semble rouge indiquant son «revêtement» et illumination à travers l’objet, considéré le corps et la substance, signifiant la couleur rouge.

Toutefois, si vous voulez enlever la Lumière divine de son objet - la couleur rouge- et commencez à en discuter, sans revêtement dans un objet, cela appartient déjà à la troisième manière - la Forme dénudée de Matière, qui pourra induire en erreur.

En conséquence, cela est strictement interdit dans l’étude des Mondes supérieurs, et aucun vrai kabbaliste ne s’engagerait dans cela, encore moins les auteurs du Zohar. C’est encore plus le cas pour ce qui est l’Essence d’un élément dans Bryia, car nous n’avons aucune perception quelle qu’elle soit de l’essence des objets matériels, en encore moins des objets spirituels.

Ainsi, nous avons devant nous les quatre manières

• Le récipient de Bryia, qui est de couleur rouge considéré comme l’objet ou la substance de Bryia;


• Le revêtement de la lumière divine dans le Kli de Bryia, qui est la forme dans l’objet


• La Lumière divine elle-même, détachée de l’objet dans Bryia;


• L’essence de l’objet

Ainsi, nous avons clarifié la première limite en détail qui est qu’il n’y a pas un seul mot concernant la troisième et la quatrième manière dans tout le Zohar, mais uniquement dans la première et la seconde manière.

17) La seconde manière sera calrifiée de la même manière. Sachez que, comme nous avons clarifié les quatre manières dans un seul élément dans le monde de Bryia, ainsi sont-ils en général dans les quatre mondes ABYA. Les trois couleurs rouge, verte et noire dans les trois mondes BYA sont considérées la substance ou l’objet. La couleur blanche, considérée comme le monde d’Atsilout est la forme revêtue dans la matière, à savoir, dans les trois couleurs appelées BYA. Le monde de l’Infini, en lui-même est essence.

C’est ce que nous avons dit à propos de la première manière, dont nous n’avons pas de perception dans l’essence qui est la quatrième manière, dissimulée dans tous les objets, même dans les objets de ce monde. Quand la couleur blanche n’est pas revêtue dans les trois couleurs dans BYA; signifiant que, la lumière de Hokhma n’est pas revêtue dans Bina, Tifféret et Malkhout, c’est une forme abstraite en qui nous ne nous engageons pas.

Le Zohar ne parle en aucune manière de cette manière mais que de la première manière, qui sont les trois couleurs BYA, considérées comme la substance, étant les trois Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout et de la seconde manière, qui est l’illumination d’Atsilout, «habillée» dans les trois couleurs BYA, c’est à dire, la lumière de Hokhma, «revêtue» dans Bina, Tifféret et Malkhout – qui sont la forme lorsqu’elle se revêt dans la matière. Le livre du Zohar ne traite que ces deux là à tous les endroits.

En conséquence, si le lecteur n’est pas vigilant, restreignant sa pensée et compréhension pour toujours étudier les mots du Zohar strictement d’après les deux manières susmentionnées, le sujet sera immédiatement et entièrement mal compris, car il retira les mots du contexte.

18) Comme pour les quatre manières dans ABYA en général ont été expliquées, il en est de même dans chaque et pour tout monde, même le plus petit composant d’un certain monde, au sommet du monde d’Atsilout et en bas du monde d’Assiya, parce qu’il y a HB TM en lui. Vous trouverez que la Sefira Hokhma est considérée comme une « forme » et Bina, Tifféret et Malkhout en tant que « matière » dans laquelle la forme se revêt, signifiant la première et la deuxième manière, en qui Le Zohar  s’engage. Mais le Zohar ne s’engage pas dans la Sefira Hokhma, quand elle est sans Bina, Tifféret et Malkhout, qui est la forme sans matière et encore moins dans l’essence considérée Ein Sof de ce composant.

Ainsi nous nous engageons dans Bina, Tifféret et Malkhout dans chaque composant, même dans Atsilout, et nous ne nous engageons pas dans Kéter et Hokhma de chaque composant lui-même, même dans Malkhout de la fin de Assiya, quand ils ne sont pas revêtus, mais uniquement dans la mesure où ils revêtent Bina et TM. A présent les deux premières limites ont été suffisamment expliquées. Tout en quoi s’engagent les auteurs du Zohar est la matière ou la forme dans la matière, qui est la première limite, ainsi que dans BYA, ou l’illumination d’Atsilout dans BYA, qui est la seconde limite.

19) Nous allons maintenant expliquer la troisième limite. Le Zohar s’engage dans les Sefirot de chaque monde, qui est la Divinité qui brille dans chaque monde, ainsi que dans chaque composante du minéral, végétal, animal et être parlant – étant les créations dans ce monde. Cependant le Zohar se réfère principalement à l’être parlant dans ce monde.

Laissez-moi vous donner un exemple des conduites de ce monde. Il est expliqué dans « L’introduction au livre du Zohar, point 42, que les quatre genres : minéral, végétal, animal et être parlant dans chaque monde, même dans ce monde, sont les quatre parties du désir de recevoir. Chacune d’elle contient en elle ces quatre genres : minéral, végétal, animal et être parlant. Ainsi vous trouvez qu’un homme dans ce monde doit se nourrir et grandir avec les quatre catégories minérale, végétale, animale et être parlant dans ce monde

C’est parce que la nourriture de l’homme contient aussi ces quatre catégories, qui s’étendent des quatre catégories (minérale, végétale, animale et être parlant) dans le corps de l’homme. Ce sont:

• Désirer recevoir d’après la mesure nécessaire à son maintien


• Désirer recevoir au-delà de la nécessité de se maintenir, aspirant au superflu, n’étant capable que de se restreindre des appétits bestiaux;


• Aspire aux désirs humains, tel que les honneurs et la puissance


• L’aspiration à la connaissance.


Ils s’étendent aux quatre parties du désir de recevoir en nous :


• Vouloir le nécessaire pour exister, ce qui correspond au niveau minéral du désir de recevoir


• Vouloir des plaisirs physiques est le niveau végétal du désir de recevoir car ils viennent uniquement pour accroître et réjouir le récipient – qui est la chair du corps;

• Vouloir des plaisirs humains, ce qui correspond au niveau animal du désir de recevoir; car ils agrandissent l’esprit de l’homme.




• Vouloir la connaissance est le niveau être parlant du désir de recevoir.

20) Ainsi dans la première catégorie- la mesure nécessaire pour se maintenir- et dans la deuxième catégorie - le désir physique qui dépasse la mesure de se maintenir-, après être nourri par des choses qui sont plus basses que l’homme : minérale, végétale et animale. Cependant dans la troisième catégorie, les désirs humains tels que le pouvoir et le respect, l’homme reçoit et est nourri par ses collatéraux égaux à lui. Et dans la quatrième catégorie, la connaissance, l’homme reçoit et est nourri par une catégorie qui est supérieure à la sienne, c’est-à-dire de la sagesse et l’intellect eux-mêmes, qui sont spirituels.

21) Vous trouverez que c’est pareil dans les mondes spirituels supérieurs, car tous les mondes sont des empreintes l’un de l’autre, de haut en bas. Ainsi toutes les catégories minérale, végétale, animale et être parlant dans le monde de Bryia, laissent une empreinte dans le monde de Yetsira. Et tous le minéral, végétal, animal être parlant de Yetsira sont imprimés du minéral, végétal, animal et être parlant d’Assiya. A la fin le minéral, végétal, animal et être parlant dans ce monde est imprimé du minéral, végétal, animal et parlant du monde d’Assiya.

Il a été expliqué dans « l’Introduction au livre du Zohar » (point 42) que le minéral dans les mondes spirituels est appelé « palais », le végétal est appelé « vêtements », l’animal est appelé « anges », et l’être parlant est considéré comme les âmes des gens dans ce monde. Et les dix Sefirot dans chaque monde sont la Divinité.

Les âmes des personnes sont au centre de chaque monde, qui sont nourries par la réalité spirituelle dans ce monde, car une personne dans le monde matériel se nourrie de toute la réalité corporelle de ce monde.

• Dans la première catégorie, qui est le désir de recevoir en vue de maintenir son existence, reçoit une illumination à partir des palais et des vêtements, qui sont là;


• Dans deuxième catégorie, qui est les excès animaux qui augmentent dans son corps, est reçue de la catégorie des anges qui sont là, qui sont les illuminations spirituelles au-delà de la mesure nécessaire pour maintenir son existence, pour magnifiez les récipients spirituels dont son âme se revêt;


Ainsi il reçoit de la première et deuxième catégorie des catégories qui sont inférieures à lui. Ce sont des palais, des vêtements et des anges, qui sont inférieurs aux âmes humaines;


• La troisième catégorie qui est les désirs humains qui augmentent l’esprit (Rouakh) de l’homme – est reçue dans ce monde de ses collatéraux. Il s’avère qu’il reçoit aussi de ses collatéraux, de toutes les âmes dans ce monde. Avec leur aide, il augmente l’illumination de Rouakh dans son âme;


La quatrième catégorie du désir, pour la connaissance est reçue des Sefirot de ce monde. D’elles il reçoit HBD de son âme.

Il s’avère que l’âme de l’homme, qui est présente dans chaque monde, doit grandir et se compléter avec toutes les catégories qui existent dans ce monde. C’est la troisième limite que nous avons mentionnée.

Nous devons savoir que tous les mots du Zohar, dans chaque composante des mondes Supérieurs qui sont traitées, que ce soit les Sefirot, les âmes, les anges, les vêtements ou les palais, bien qu’il s’engage en eux comme ils sont, le lecteur doit savoir qu’ils ne sont mentionnés que par rapport à la mesure avec laquelle l’âme de l’homme reçoit d’eux et est nourrie par eux. Tous leurs mots concernent donc les besoins de l’âme. Si vous étudiez tout selon cette ligne, vous comprendrez tout et réussirez dans votre chemin.

22) Après tout ce qui a été dit, il nous reste à expliquer toutes ces appellations matérielles expliquées dans le Livre du Zohar concernant les dix Sefirot, telles que : en haut et en bas, montée et descente, en diminution et en expansion, petite et grande, la séparation et accouplement, les nombres et ainsi de suite, que les inférieurs causent dans les dix Sefirot avec leurs bonnes ou mauvaises actions.

Ces mots semblent étranges: Se peut-il que cette divinité soit touchée, et change de telles manières à cause des inférieurs ? Si vous dites que les mots ne se réfèrent pas à la Divinité elle-même, qui se revêt et brille dans les Sefirot, mais uniquement aux récipients des Sefirot, qui ne sont pas divins, ils sont néanmoins générés avec la création des âmes pour dissimuler ou révéler les degrés d’atteinte dans la mesure et au rythme corrects pour les âmes afin de les amener à la réparation finale souhaitée. Ce ressemble à l’exemple du miroir susmentionné avec quatre verres qui sont peints de quatre couleurs : blanche, rouge, verte et noire.

Et il y a également le blanc dans le livre, et la substance des lettres dans le livre. Tout ceci est possible dans les trois mondes de BYA, où les récipients des Sefirot sont renouvelés, mais pas dans la Divinité. Cependant, il serait tout à fait infondé de comprendre ceci par rapport au monde d’Atsilout où les récipients des dix Sefirot sont aussi la Divinité absolue, une avec la Lumière divine en eux.

Il est écrit dans les Tikounim [corrections] : « Lui, Sa vie, et Lui-même, sont un ». « Lui » signifie l’essence des Sefirot, qui est Ein Sof. « Sa vie »signifie la lumière qui brille dans les Sefirot, appelée « lumière de Haya ». C’est parce que tout le monde d’Atsilout, est considéré Hokhma, et la lumière de Hokhma est appelée « la lumière de Haya ». C’est pourquoi elle est appelée « vie ». « Lui-même » signifie les Kélim des Sefirot.

Ainsi, tout est Divinité et unité complète. Comment est-il possible alors de percevoir ces changements, que les inférieurs font ici ? De plus, nous devons comprendre que si tout est divinité dans ce monde et que rien des créatures renouvelées n’est à trouver ici, où discernons-nous alors ici les trois discernements susmentionnés dans les Tikounim du Zohar, « Lui, Sa vie, et Lui-même » car n’est-ce-pas l’unité absolue ?

23) Afin de comprendre ce qui précède, nous devons nous rappeler ce qui a été dit au paragraphe 17.

  • Il explique qu’un objet nécessaire est une essence dont nous n’avons aucune perception, même dans les essences matérielles, et même dans notre propre essence, et encore plus dans Celui qui oblige.
  • Le monde de Atsilout est la forme.

     Les trois mondes de BYA sont la matière.

  • L’illumination de Atsilout dans BYA est la forme revêtue dans la matière.

Par conséquent vous voyez que ce nom Ein Sof [infini] n’est pas du tout un nom pour l’essence de Celui qui oblige, car ce que nous n’atteignons pas, comment pouvons-nous le définir par un nom ou mot ?

Comme l’imagination et les cinq sens ne nous offrent rien par rapport à l’essence, même dans la matérialité, comment peut-il y avoir une pensée ou un mot en elle, encore moins dans Celui qui oblige Lui-même ? Mais nous devons comprendre le nom Ein Sof, comme définit pour nous dans la troisième limite dont tout le livre du Zohar parle, se concentrant précisément sur les âmes (point 21).

Le nom Infini n’est pas du tout Celui qui oblige, mais concerne tous les mondes et toutes les âmes qui sont inclus en Lui, dans la pensée de la création dont il est dit: « la fin de l’action est dans la pensée initiale ». Ainsi Ein Sof est le nom de la connexion à qui toute la création est connectée jusqu’à la réparation finale.

C’est ce que nous appelons le « premier état des âmes » (introduction au livre du Zohar, point 13) lorsque toutes les âmes existent en Lui, remplies de tous les plaisirs et douceur, à la hauteur finale qu’elles recevront vraiment à la réparation finale.

24) Laissez-moi vous donner un exemple de la conduite de ce monde. Disons qu’un homme veuille construire une belle maison. Dans sa première pensée il voit devant lui une belle maison avec toutes les chambres et les équipements tout comme elle sera quand sa construction sera terminée.

Ensuite, il conçoit le plan de construction dans chaque détail. En temps voulu, il expliquera tout aux constructeurs: le bois, les briques, les charpentes métalliques, etc. ce n’est qu’après cela, qu’il commencera la construction de la maison pour de vrai, jusqu’à sa fin, comme il l’avait prévu initialement.

Vous devez savoir que l’Infini, est la pensée initiale, en qui toute la Création a déjà été pré visualisée devant Lui dans sa perfection complète. Toutefois, la morale n’est pas comme l’histoire, parce qu’en Lui l’avenir et le passé sont égaux. En Lui, la pensée est complète et Il n’a pas besoin d’instruments pour l’action, comme nous. Par conséquent, la vraie réalité est en Lui.

Le monde d’Atsilout est comme un plan réfléchi et détaillé qui sera réalisé plus tard quand la construction de la maison commencera vraiment. Vous devez savoir que dans ces deux, la pensée initiale, qui est Ein Sof, et le plan réfléchi et détaillé de l’exécution en son temps voulu, il n’y a pas encore la moindre trace des créatures, parce que tout est encore au potentiel, et non en pratique.


Une personne agit de la même façon: bien qu’elle ait calculé tous les détails (le bois, les briques, les morceaux de métal) dont elle aura besoin pour exécuter le plan, ce n’est pas plus qu’un sujet conceptuel. Il n’y a pas la moindre trace de bois ou de brique en lui. La seule différence est quand un homme, le plan imaginé n’est pas considéré comme la véritable réalité. Mais dans la Pensée Divine, c’est une réalité bien plus tangible que les créatures vraiment réelles.

Ainsi, nous avons expliqué le sens de Ein Sof et du monde d’Atsilout; tout ce qui a été dit d’eux n’est que par rapport à la création des créatures. Cependant, elles sont toujours en potentielle et leur essence n’a pas encore été révélée. Tout comme dans notre exemple de l’homme qui conçoit un plan qui ne contient pas de briques, de bois, ni de métal.


25) Les trois mondes de BYA, et ce monde, sont considérés l’exécution du potentiel au tangible, comme celui qui construit vraiment une maison et apporte le bois, les briques et les ouvriers jusqu’à ce que la maison soit terminée. En conséquence, la Divinité qui brille dans BYA revêt les dix Kélim KHB HGT NHYM dans la mesure où les âmes doivent la recevoir pour atteindre leur perfection. Ce sont les vrais récipients, par rapport à Sa Divinité, signifiant qu’ils ne sont pas divins mais sont renouvelées pour les âmes.

26) Dans l’exemple ci-dessus, vous trouverez comment les trois discernements de celui qui pense construire une maison sont liés les uns aux autres par la voie de cause à effet. La racine de tous est la pensée initiale, car aucun élément dans le plan n’apparait sauf d’après la fin de l’acte, qui est sorti devant lui dans la pensée initiale.

De plus, l’homme n’exécute rien durant la construction, sauf selon les détails conçus devant lui dans le plan. Ainsi vous voyez, concernant les mondes, qu’il n’y a pas la moindre nouveauté dans les mondes qui ne s’étendent d’Ein Sof, du premier état des âmes, qui sont ici dans leur ultime perfection de la réparation finale, comme dans « la fin d’une action est dans le pensée initiale ».

Tout ce qui sera révélé jusqu’à la réparation finale y est inclus. Tout d’abord cela s’étend de Ein Sof au monde d’Atsilout, comme dans l’exemple où le plan s’étend de la pensée initiale. Chaque élément du monde d’Atsilout aux mondes BYA, comme dans l’exemple, où tous les détails émergent du plan quand ils sont exécutés en pratique durant la construction de la maison.

Par conséquent, il n’existe pas le plus petit élément dans ce monde qui ne s’étende pas de Ein Sof, du premier état des âmes. Et d’Ein Sof il s’étend au monde d’Atsilout, signifiant spécialement associé à la chose renouvelée dans ce monde dans les faits. Et du monde d’Atsilout, s’étend la nouveauté aux trois mondes de BYA, où la nouveauté apparait vraiment dans les faits, où elle cesse d’être divine et devient une créature, et à Yetsira, Assiya jusqu’à ce qu’elle s’étende à l’inférieur dans ce monde.

Il s’avère qu’il n’y a pas de nouveauté dans le monde, qui ne s’étende pas de sa racine générale dans Ein Sof, et de sa racine personnelle dans Atsilout. Ensuite elle traverse BYA et adopte la forme d’une créature, et ainsi elle est présente dans ce monde.

27) Maintenant nous pouvons comprendre que tous ces changements décrits dans le monde d’Atsilout n’ont rien à voir avec la Divinité Elle-même, mais uniquement avec les âmes, dans la mesure où elles reçoivent du monde d’Atsilout à travers les trois mondes de BYA. Cela signifie que l’existence de ce monde est en relation avec le plan réfléchi de la pensée initiale, qui est Ein Sof.

Cependant, ces deux mondes (le monde de l’Infini et le monde d’Atsilout) n’ont toujours rien en termes d’âmes, tout comme il n’y a aucun vrai bois, ni de pièces de fer, ni de brique dans le plan de la personne qui l’a conçue. L’existence des âmes commencent à se manifester dans le monde de Bryia. C’est pourquoi les Kelim des dix Sefirot, qui mesurent le volume et le rythme des âmes, ne sont sans doute pas divins, mais des nouveautés. C’est parce qu’il ne peut y avoir de changement ou numérotation dans la Divinité.

C’est aussi pourquoi nous associons les Kelim des dix Sefirot dans BYA aux trois couleurs rouge, verte et noire. Par ailleurs, il est inconcevable qu’elles soient discernées comme divines, parce qu’il n’y a pas de nouveauté en Lui.

Cependant, la lumière qui est «habillée» dans les dix Kelim dans BYA sont unité simple et divine, sans aucun changement. Même la lumière revêtant le Kli le plus bas dans Assiya est la divinité complète sans le moindre changement, parce que la lumière elle-même est une, et tous les changements fait dans son illumination sont faits par les Kelim des Sefirot qui ne sont pas divins En général, ils comprennent les trois couleurs susmentionnées en particulier, de nombreux changements sont faits à partir de ces trois couleurs.

28) Il est évident que les Kélim des dix Sefirot de BYA reçoivent d’Atsilout toutes leurs parties et détails des changements, car il y a la conception mentale de tout ce qui sera réalisé dans l’ordre de construction de la maison dans BYA. Par conséquent, nous considérons que les Kélim des dix Sefirot HG TM dans BYA reçoivent de leur discernement correspondant dans HG TM dans Atsilout, signifiant la conception mentale ici.

Chaque détail dans l’exécution émerge de chaque détail de la conception mentale. Ainsi, nous nommons les Kélim de Atsilout « blanc » bien qu’ils n’aient pas de couleur.

Néanmoins, il est la source de toutes les couleurs. Et comme le blanc dans le livre de sagesse, où même s’il n’y a pas de perception du blanc en lui, et le blanc dans le livre n’a pas de signification pour nous, il est toujours le sujet de tout le livre de sagesse. C’est parce qu’il brille autour et à l’intérieur de chaque lettre, et donne à chaque lettre sa forme unique, et chaque combinaison sa place unique.


De même, nous pouvons dire l’opposé : nous n’avons aucune perception de la substance des lettres rouge, verte et noire, et tout ce que nous percevons et savons de la substance des lettres du livre n’est que par le blanc en lui. C’est parce que par son illumination autour de chaque lettre et dans chaque lettre, elle créée les formes en elles et ces formes nous révèlent toute la sagesse dans le livre.

Nous pouvons comparer cela aux dix Sefirot d’Atsilout. Même si elles ressemblent à la couleur blanche, il est impossible de discerner quoi que ce soit en elles, ni un nombre, ni changements tels que décrits. Toutefois, tous les changements nécessaires viennent des dix Kélim des Sefirot de Atsilout dans l’illumination du blanc dans les mondes BYA, qui sont les trois couleurs de la substance des lettres, bien qu’en soi-même, il n’y ait pas de Kélim ici, car tout est blanc. C’est comme l’exemple du blanc dans le livre par rapport aux lettres et leurs combinaisons, car son illumination vers BYA fait les Kélim en elles.

29) De ce qui précède, nous voyons que les corrections du Zohar divisent le monde d’Atsilout en trois discernements : «Lui, Sa vie et Lui-même » tout est unité ici, il n’y a rien ici des créatures.

« Lui » signifie la Divinité elle-même en qui nous n’avons pas de perception, ni ne pouvons percevoir l’essence, pas même les matérielles (point 12). « Lui-même» signifie les dix Kélim HB TM ici, qui ont été comparés au blanc dans le livre de sagesse.

Même un nombre ne peut être dit dans le blanc, car il n’y a personne pour faire un nombre, car tout est tout blanc. Ainsi nous ne pouvons non seulement pas leur donner un numéro, mais la multitude des changements qui apparait en BYA, qui sont la substance des lettres, est trouvée la première les Kélim : HB TM dans Atsilout.

C’est la conduite du blanc qui donne toutes les formes des lettres dans le livre, alors qu’il n’a pas de forme en soi. Ainsi nous trouvons que le blanc est divisé en une multitude de formes, même si lui-même est sans forme.

De même, les dix Kélim sont détaillés avec de nombreux changements, d’après leur illumination dans BYA, comme dans la conception mentale, qui s’exécute en travaux pratiques dans la construction de la maison.

Ainsi, tous ces changements qui se réalisent dans BYA ne se produisent que de l’illumination des Kélim des dix Sefirot HB TM d’Atsilout. La multitude de changements que nous trouvons dans le blanc est relatif aux receveurs dans BYA. Et par rapport à Atsilout lui-même, c’est comme le blanc en lui-même, non revêtu dans l’encre des lettres, aucun nombre et rien du tout n’est trouvé en en lui. Ainsi nous avons bien expliqué le « Lui-même », qui sont les Kélim, qui en eux-mêmes, sont simple unité, comme « Lui »

30) « Sa vie» signifie la lumière revêtue dans le blanc qui est les Kélim. Nous comprenons cette lumière uniquement par rapport aux âmes qui reçoivent d’Atsilout et non dans la Divinité en soi.

« Lui » signifie que quand les trois mondes BYA montent jusqu’à Atsilout avec les âmes des gens, la lumière qu’ils y reçoivent est considérée comme la lumière de Hokhma appelée lumière de Haya.

De ce point de vue, nous appelons cette lumière « Sa vie », comme il est écrit dans les Tikounim du Zohar : Lui, Sa vie et Lui-même sont un » Chacun de ces trois discernements sont relatifs aux receveurs, où Lui-même est l’illumination des Kélim à l’endroit de BYA sous la Parsa d’Atsilout, car la lumière d’Atsilout ne descendra jamais en dessous de la Parsa de Atsilout, mais seulement l’illumination des Kélim. La catégorie « Sa vie » est l’illumination de la lumière d’Atsilout lui-même, quand BYA monte à Atsilout. Et « Lui » signifie l’essence de la Divinité, qui est entièrement inatteignable.

Les Tikounim du Zohar disent que bien que nous, les receveurs, discernions ces trois catégories dans Atsilout, cela ne se réfère qu’aux receveurs. Ainsi par rapport au monde d’Atsilout lui-même, même « Lui-même » est considéré « Lui », signifiant l’essence de la Divinité. Pour cette raison, il n’y a aucune perception qui soit dans le monde d’Atsilout. C’est le sens de la couleur blanche, en qui il n’y a aucune perception, et là tout est entièrement unité simple.

31) Le Zohar décrit les Kélim HB TM dans Atsilout, comme grandissant ou diminuant à la suite d’actions des gens. De plus nous trouvons (Zohar, Bo) « Israël se mirent en colère et renforcèrent le Saint béni soit-Il », signifiant qu’il ne faut pas prendre littéralement la Divinité elle-même, car il n’y a aucun changement dans la Divinité, comme il est écrit « Moi le Seigneur, Je ne change pas ».

Ainsi, comme la pensée de la création était de réjouir Ses créatures, elle nous enseigna qu’Il avait un désir de donner sans réserve. Nous trouvons dans ce monde, que la satisfaction du donneur grandit quand ceux qui reçoivent de Lui se multiplient, et Il veut multiplier les receveurs. Par conséquent, à cet égard, nous disons que la lumière dans Atsilout grandit quand les inférieurs méritent de recevoir le don d’Atsilout, ou qu’ils s’en approvisionnent. A l’inverse, quand les inférieurs ne sont pas dignes de recevoir Son abondance, les lumières diminuent à cette mesure, signifiant qu’il n’y a personne pour les recevoir.


32) Vous pouvez comparer cela à une bougie. Si vous allumez un millier de bougies à partir d’elle, ou si vous n’en allumez aucune, vous ne trouverez aucun changement dans la bougie elle-même. C’est pareil avec Adam HaRishon. S’il n’avait pas procréé des milliers de descendants comme nous aujourd’hui, ou s’il n’avait pas procréé du tout, cela n’aurait pas provoqué de changement dans Adam HaRishon lui-même.


De même, il n’y a pas du tout de changement dans le monde d’Atsilout, que les inférieurs reçoivent l’abondance incommensurable de lui ou ne reçoivent rien. Toute ladite grandeur ne repose que dans les inférieurs.

33) Cependant, pourquoi les auteurs du Zohar, ont-ils besoin de décrire tous ces changements dans le monde d’Atsilout. Ils n’auraient dû parler explicitement que vis-à-vis des receveurs dans BYA, et ne pas multiplier tant de mots dans Atsilout, nous forçant à trouver des excuses.


Mais il y a ici un secret très tranchant : c’est le sens de « et par la main des prophètes, Je ressemblerai » (Osée 12). La vérité est qu’il y a en ici le désir divin, que ces ressemblances, qui agissent uniquement dans les âmes des receveurs apparaitront aux âmes, comme Lui-même participe avec elles pour augmenter encore plus l’atteinte des âmes.

C’est comme un père qui ne veut pas montrer à son fils cadet favori un visage triste et un visage heureux, bien qu’il y ait en lui ni tristesse ni bonheur. Il ne le fait uniquement que pour forcer son fils préféré à élargir sa compréhension, et à jouer avec lui. C’est n’est quand grandissant qu’il apprendra et saura que tout ce que son père a fait n’était pas plus réel que de jouer avec lui.

C’est pareil pour nous : toutes ces images et les transformations commencent et se terminent uniquement dans les impressions des âmes, mais par le désir divin, elles apparaissent comme si elles étaient en Lui-même. Il fait cela pour élargir et augmenter l’atteinte des âmes à la plus haute mesure, en conformité avec la pensée de création, qui est de réjouir de Ses créatures».


34) Ne soyez pas surpris par le fait que vous allez également trouver une telle conduite dans notre perception matérielle. Prenez le sens de la vue, par exemple : nous voyons un monde énorme devant nous dans toute sa splendeur, mais en fait nous voyons tout uniquement de notre intériorité. C’est- à-dire que, il y a une sorte d’appareil photo dans la partie arrière de notre cerveau qui photographie tout ce que nous apparait, et rien de ce qui hors de nous.


Par ailleurs, Il a conçu pour nous dans notre cerveau une sorte de miroir polis qui inverti tout ce qui est vu, pour que nous le voyons en dehors de notre cerveau. Bien que ce que nous voyons en dehors de nous, n’est pas une chose réelle. Cependant nous devrions être reconnaissant de Sa providence pour avoir créé ce miroir polis dans notre cerveau qui nous permet de voir et de percevoir tout ce qui est hors de nous. En faisant ainsi, Il nous a donné la force de tout percevoir avec une connaissance et une atteinte claire, de tout mesurer de l’intérieur et de l’extérieur. Sans cela, nous aurions perdu la plupart de notre perception.

La même chose est vraie par rapport au désir divin, concernant les perceptions divines. En dépit de tous ces changements qui se produisent à l’intérieur des âmes qui reçoivent, elles les voient tous dans le Donneur Lui-même, car ce n’est que de cette manière qu’ils sont récompensés de toutes les perceptions et de toute l’amabilité dans la pensée de la création. De plus, vous pouvez également déduire de l’exemple ci-dessus. Bien que nous voyions tout pratiquement en face de nous, toute personne sensée sait certainement que tout ce que nous voyons est seulement à l’intérieur de notre cerveau. La même chose est vraie avec les âmes. Bien qu’elles voient toutes les images dans le Donneur, elles n’ont aucun doute qu’elles ne sont toutes qu’à l’intérieur d’elles, et non pas dans le Donneur.


35) Comme ces choses sont au cœur du monde, et que je crains que le lecteur ne se trompe en les percevant, il est préférable que je me donne encore de la peine et apporte les mots en or du Zohar lui-même à ce propos (Parashat Bo, point 215) et que je les interprète du mieux que je puisse : Et si l’homme se complique, il est écrit : « Car vous n’avez vu aucune forme ». Comment pouvons-nous spécifier les lettres et noms en Lui ? Il lui répondra que cette forme que J’ai vue est comme il est écrit : et Il regardera la forme de Dieu ».

Ce qui signifie que la Sefira Malkhout, où toutes les âmes et les mondes sont enracinés, car elle est la racine de tous les Kélim [récipients], de la façon « ceux qui reçoivent d’elle, et doivent acquérir d’elle les Kélim », elle est donc considérée pour eux comme une forme. Il est donc dit d’elle « et Il regardera la forme de Dieu »


Même cette forme, que nous nommons dans la Sefira Malkhout, n’est pas à sa place, mais uniquement quand la lumière de Malkhout descend et se répand sur les créatures. A ce moment, il leur apparait, à chacun conformément à leur propre apparence, vision et imagination. En d’autres termes, seulement dans les receveurs et pas du tout dans la Sefira Malkhout elle-même.


C’est le sens de « par la main des prophètes Je ressemblerai », de ce fait, le Saint béni soit-Il leur dit: «En dépit du fait que je me présente à vous dans vos formes, en vision et imagination, « À qui donc m’assimilerez-vous, à qui vais-Je ressembler? » En effet, avant que le Saint béni soit-Il n’ait créé une image du monde et ne lui ait dessiné une forme, Le Saint béni soit-Il était seul dans le monde sans aucune forme et image.

Et celui qui L’atteint ici, avant le degré de Bryia, qui est Bina, où Il est au-dessus de toute image, il est interdit de Lui attribuer une forme et une image dans le monde, ni dans la lettre Hey, ni dans la lettre Youd, ni même de L’appeler par le nom sacré HaVaYaH, ou par une quelconque lettre et point.

C’est le sens du verset « Car vous n’avez vu aucune forme ». En d’autres mots, le verset « Car vous n’avez vu aucune forme » signifie ceux qui sont récompensés de L’atteindre au dessus du degré de Bryia, qui est Bina. C’est parce qu’il n’y a aucune forme et imagination dans les deux Sefirot Kéter et Hokhma, signifiant les Kélim et les limites (point 18). Les Kélim commencent de la Sefira Bina vers le bas.


C’est pourquoi toutes les suggestions dans les lettres, les points ou dans les noms sacrés ne sont que de Bina et en bas. Elles ne sont pas à l’endroit des Sefirot elles-mêmes, mais uniquement vis-à-vis des receveurs, comme avec le Sefira Malkhout.


36) Il semble y avoir une contradiction dans leurs mots. Auparavant, ils ont dit que les formes ne s’étendaient aux receveurs que de la Sefira Malkhout, alors qu’ici, ils disent que les formes s’étendent aux receveurs de Bryia et en-dessous, signifiant de Bina et en bas.

En réalité, les formes et les images s’étendent uniquement de Behina Dalet, qui est Malkhout. D’elle les Kélim s’étendent à l’endroit des receveurs, et rien des neuf premières Sefirot - Kéter, Hokhma, Bina, Tifféret.

Cependant, dans le monde de la correction, l’association de la qualité de Rakhamim a été faite avec Din Cela signifie que la Sefira Malkhout est montée, considérée la qualité de Din et l’a amené à la Sefira Bina regardée comme la qualité de Rakhamim.


Ainsi à partir de ce moment, les Kélim de Malkhout se sont enracinés dans la Sefira Bina comme il dit ici. Ainsi, le Zohar commence à parler de la racine authentique des images, qui sont les Kélim. Il dit qu’ils sont dans Malkhout et ensuite, il dit qu’ils sont dans Bryia, en raison de l’association faite pour la correction du monde.


En outre, les sages ont dit: «Au commencement le Saint béni soit-Il a créé le monde dans la qualité du jugement [Din], mais Il vit que le monde ne pouvait pas exister, Il lui associa donc la qualité de la miséricorde». Sachez que les dix Sefirot KHBTM ont des appellations variées dans le livre du Zohar, conformément à leurs nombreuses fonctions.

Quand elles sont appelées Kéter-Atsilout-Briya-Yetsira-Assiya leur fonction est de faire la distinction entre les Kélim de Panim qui sont appelés Kéter-Atsilout  signifiant Kéter-Hokhma, et les Kélim de Akhoraim appelés Bryia-Yetsira-Assiya signifiant Bina-Tifféret-et Malkhout. Ce discernement émerge en eux par l’association de la qualité du jugement avec la qualité de la miséricorde.


Le Zohar veut suggérer le sujet de l’association de Malkhout dans Bina. Par conséquent le Zohar appelle la Sefira Bina par le nom Bryia. C’est parce qu’avant cette association, il n’y avait aucune image ou forme dans Bina, même par rapport aux receveurs, mais uniquement dans Malkhout.


37) Il continue là: après avoir fait cette forme de la Merkava d’Adam supérieur, Il est descendu et s’y est revêtu. Il y est appelé dans la forme des quatre lettres HaVaYaH, ce qui signifie les dix Sefirot KHBTM parce que la pointe de la lettre Youd est Kéter, Youd est Hokhma, Hey est Bina, Vav est Tifféret, et la dernier Hey est Malkhout. Cela a été fait de sorte qu’ils L’atteignent par Ses attributs, signifiant les Sefirot, dans chaque attribut en Lui.

38) Explication des choses : A partir de Bryia, signifiant de Bina, après avoir été associées à la qualité de Din, qui est Malkhout, les images et des formes s’étendent aux receveurs, qui sont les âmes. Mais pas à sa place, mais uniquement à l’endroit des receveurs.          

Il dit qu’à ce moment il fait la forme de la Merkava d’Adam supérieur, et est descendu et s’est revêtu dans la forme de cet homme. Ainsi, toute la forme d’Adam dans ses 613 Kélim s’étend des Kélim de l’âme, car l’âme a 613 Kélim qui sont appelés 248 organes et 365 tendons spirituels, divisés en cinq parties en conformité aux 4 lettres HaVaYaH:


- La pointe du Youd, sa Rosh est considérée Kéter:


- De à Khazé c’est Hokhma;


- De Khazé à Tabour c’est Bina;


- De Tabour au Sioum Raglin ce sont les deux Sefirot Tifféret et Malkhout.

De plus, la Torah en général est considérée comme le Partsouf d’Adam, signifiant les 248 commandements positifs correspondant aux 248 organes et 365 commandements négatifs correspondant aux 365 tendons. - Cela comprend cinq parties qui sont les cinq livres de la Torah, appelés « l’image de la Merkava d’Adam supérieur », ce qui signifie Adam de Bryia, qui est Bina, de qui les Kélim commencent à s’étendre à l’endroit des âmes. Il est appelé « Adam supérieur » car il y a trois catégories d’Adam dans les Sefirot:


- Adam de Bryia;


- Adam de Yetsira;


- Adam de Assiya.

Dans Kéter et Hokhma cependant, il n’y a aucune image qui puisse être nommée par quelque lettre et point ou par les quatre lettres HaVaYaH. Puisqu’il parle ici du monde de Bryia, il précise en disant: « Adam supérieur».


A ce moment, nous devons toujours nous rappeler les mots du Zohar, que ces images ne sont pas à l’endroit des Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout, mais seulement à l’endroit des receveurs. Étant donné que ces Sefirot donnent les Kélim et les vêtements pour les âmes pour L’atteindre avec l’aide de la lumière qui s’étend à eux dans la mesure et la limite, d’après leurs 613 organes. Pour cette raison nous appelons aussi les donneurs par le nom «Adam», bien qu’ils ne soient là que de couleur blanche (point 8).


39) Cela ne devrait pas être difficile pour vous, parce que les quatre lettres HaVaYaH et la pointe du Youd sont cinq Kélim, car les Kélim sont toujours appelés «lettres», et ils sont les cinq Sefirot KHB TM. Ainsi il est clair qu’il y a aussi des Kélim dans Kéter et Hokhma suggérés par la pointe de la lettre Youd et le Youd de HaVaYaH.

Le fait est que les images et attributs dont il parle, qui sont les Kélim, commencent à partir de Bryia et en-dessous, signifiant uniquement les trois Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout, mais pas dans Kéter et Hokhma, signifiant de la perspective de l’essence des Sefirot.


Toutefois, nous savons que les Sefirot sont inclues l’une dans l’autre. Il y a dix Sefirot KHB TM dans Kéter, KHBTM dans Hokhma, KHBTM dans Bina, ainsi que dans Tifféret, et dans Malkhout. Conformément à cela, vous trouverez que les trois Sefirot Bina, Tifféret et Malkhout desquelles proviennent les Kélim, sont trouvées dans chacune des cinq Sefirot KHB TM.


De là vous voyez que la pointe du Youd qui est les Kélim de Kéter, indique Bina et TM qui sont inclues dans Kéter. Le Youd de HaVaYaH, qui est le Kli de Hokhma, indique Bina et TM qui sont inclues dans Hokhma. Ainsi, Kéter et Hokhma sont inclues même dans Bina et ZON, n’ont pas de Kélim, et dans Bina et TM qui sont même inclues dans Kéter et Hokhma, il y a des Kélim.

A cet égard il y a vraiment cinq catégories dans Adam. Bina et TM dans toutes les cinq Sefirot donnent dans la forme du Merkava d’Adam.


Conformément à cela:


- Il y a Adam dans la catégorie de Kéter, appelé « Adam Kadmon, »


- Il y a Adam dans la catégorie de Hokhma appelé «Adam de Atsilout»,


- Il y a Adam dans la catégorie de Bina appelé «Adam de Bryia»


- Adam dans la catégorie de Tifféret appelé «Adam de Yetsira»,


- Adam dans la catégorie de Malkhout est appelé «Adam de Assiya».

40) Il se nomme Lui-même El, Elohim, Shadai, Tsvaot, et EHYE pour que chaque attribut en Lui soit connu. Les dix noms dans la Torah qui ne sont pas effacés, sont les dix Sefirot, comme il est écrit dans la Zohar (Vayikra, point 168)


• La Sefira Kéter est appelée EHYE;


• La Sefira Hokhma est appelée Youd-Hey [prononcé Koh]


• La Sefira Bina est appelée HaVaYaH (dans la ponctuation Elohim)


• La Sefira Hessed est appelée El;


• La Sefira Guevoura est appelée Elohim;


• La Sefira Tifféret est appelée HaVaYaH


• Deux Sefirot - Netsah et Hod sont appelées Tsvaot;


• La Sefira Yessod est appelée El Haï


• La Sefira Malkhout est appelée Adni.

41) Si Sa lumière ne s’était pas répandue sur toutes les créations en se revêtant apparemment dans ces saintes Sefirot, comment les créatures auraient mérité de Le connaître ? Et comment auraient-elles gardé le verset : «La terre entière sera remplie de Sa gloire? ».

Par cela il explique le désir divin d’apparaitre aux âmes comme si tous ces changements dans les Sefirot étaient en Lui. C’est pour donner aux âmes un endroit pour suffisamment Le connaitre et L’atteindre. Alors le verset, «La terre entière sera remplie de Sa gloire» se réalisera.


42) Et malheur à ceux qui Lui attribuent toute mesure, qui disent qu’il y a une mesure en Lui pour Lui-même, même dans ces mesures spirituelles avec qui Il apparaît aux âmes. Cela encore plus vrai s’il s’agit de mesures matérielles de la nature humaine mortelle, qui sont faites de poussière et sont transitoires et inutiles.


Comme nous avons dit ci-dessus, bien que ce soit un désir divin pour les âmes de voir que les changements en elles sont dans le Donneur, il devrait néanmoins être clair pour les âmes qu’il n’y a ni changement, ni mesures en Lui. C’est un désir divin, qu’ils imagineront, comme il est dit: « et par la main des prophètes Je ressemblerai »


Et s’ils se trompent en cela, malheur à eux, car ils perdraient immédiatement l’abondance divine, C’est encore plus vrai pour les imbéciles qui Lui attribuent certains évènements transitoires, des évènements de chair et de sang inutiles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Nation

Publié à Jérusalem le 5/6/1940

 

Sommaire

Notre objectif

L’individu et la Nation

Le nom de la Nation, la langue et le pays

Critique du marxisme au regard de la nouvelle réalité et la solution à la question de l’unité de la nation sur son évolution

Questions actuelles

Forum public

 

Notre objectif

 

Ce journal « la Nation » est une nouvelle publication dans la communauté juive, un journal qui se veut être « entre les clivages ». Et si vous vous demandez quelle est la signification d’un journal « entre les clivages », comment définir un journal qui puisse servir tous les partis ensembles malgré leurs divergences et orientations différentes ?

C’est pourquoi, c’est une parution qui est publiée dans une période critique, où de grandes souffrances et des menaces sévissent parmi les nations du monde sous l’influence d’un parfum de haine, elles veulent nous exterminer de la surface de la terre, une menace d’anéantissement de millions de nos frères dont le nombre est déjà en déclin. Leur penchant sadique ne s’est pas assouvi, et une double catastrophe se profile et nous ne pourrons pas nous duper, et nous dire que tout ceci n’est qu’un phénomène passager, transitoire comme nous l’avons fait au cours de l’histoire, lorsque un peuple se déchaînait contre nous, nous lui avons trouvé un remplaçant dans un autre pays.

 

Mais actuellement, la situation est vraiment différente, car non seulement ils nous ont frappé aux quatre coins du monde, mais même les nations les plus civilisées nous ont fermées leurs portes, sans le moindre sentiment de pitié ni de miséricorde. Cette cruauté est sans précédent dans toute l’histoire de l’humanité, elle n’exista même pas aux périodes les plus barbares.

La chose est claire, si on ne croyait pas au miracle, en tant qu’individu ou en tant que nation, notre existence se trouverait sur le plateau d’une balance entre la vie et la mort. Et notre salut est de trouver le stratagème requis, c'est-à-dire, ce même est grand stratagème que l’on ne peut trouver qu’en période de danger se rapprochant, et qui par sa force obligerait le plateau à pencher en notre faveur- nous donner ici un abri sûr à tous nos frères de la Diaspora, qui unanimement disent que c’est le seul lieu de salut possible ces temps ci.

Ainsi un chemin de vie pourrait s’ouvrir à nous pour continuer à exister d’une façon ou d’une autre malgré ces abominations. Et l’heure est grave et si nous ne nous levons pas tous ensemble, et ne faisons pas de grands efforts requis en période de danger pour nous assurer de rester en Israël, alors les faits devant nous sont très menaçants, car les choses se développent selon la volonté de nos ennemis qui disent qu’il faut nous exterminer de la surface de la terre.

Il est également clair que le grand effort que nous devons faire et dont le chemin est tracé et qu’il faut une union puissante et solide comme un roc dans toutes les couches de la nation sans aucune exception. Et si nous ne faisons pas bloc tous unis face aux grandes puissances sataniques qui se trouvent sur notre chemin, notre espoir se révélera perdu d’avance.

Et après tout cela, chacun de nous et chaque parti politique se cachera derrière ses acquis et fera tout pour les garder précieusement sans vouloir renoncer à quoique ce soit et en aucune façon ils ne pourront, ou pour être plus précis, ne voudront pas parvenir à une union nationale comme le demande cette période critique. C’est ainsi que nous nous enfonçons dans une indifférence comme si rien n’était arrivé.

Essayez donc de vous imaginez, à l’heure où une nation nous montre la porte, comme d’habitude dans ces périodes là. Il est parfaitement clair que personne n’oserait montrer une quelconque appartenance politique car le problème est que tous ensemble mettions la main à la pâte, soit se défendre soit plier bagage et fuir, par terre ou par mer. Si seulement nous ressentions le danger comme une réalité alors, nous aussi comme eux, sans aucun doute, nous nous serions unis comme il se doit, sans aucune difficulté.

Dans ces circonstances, un petit groupe de personnes toute tendances confondues s’est réuni ici, des gens qui sentent planer une menace sur eux comme si elle s’était déjà matérialisée et ont décidé de prendre l’initiative d’éditer ce journal, qui selon eux est un moyen sûr de transmettre leur sentiment à tout le peuple, à tous les partis politiques et courants idéologiques sans exception. C’est ainsi que les oppositions et partisans étroit d’esprit seront effacés ou pour être plus juste, ils se tairont et feront une place à ce qui existait avant et tous ensemble nous pourrons nous unir en un seul corps robuste, capable de se défendre seul dans cette période cruciale.

Et même si ce danger est connu de tous, comme il nous est connu, apparemment cette information ne s’est pas encore diffusée dans tout le public, dans toute sa mesure. Car si nous l’avions ressenti, ils auraient depuis longtemps renoncé aux vieilles querelles partisanes avec la même intensité qui empêcha d’unir nos rangs et si ce ne fut pas le cas jusqu’à présent, c’est parce que ce sentiment n’est pas encore partagé par tous.

C’est pourquoi nous avons décidé de publier ce journal, pour nous tenir sur nos gardes et nous avertir des troubles et que le public les comprenne jusqu’à faire taire tous ceux qui engendrent la séparation, et pouvoir faire face à nos ennemis en rangs unis et pour lui donner à temps une réponse adéquate.

Qui plus est, nous sommes certains qu’Israël ne disparaîtra pas et qu’il existe encore parmi nous des penseurs de cœur capables de nous apporter un programme couronné de succès qui unira toutes les factions de la nation. Par expérience, nous avons appris que c’est précisément ces citoyens assis dans le coin qui ne sont pas écoutés. C’est pourquoi, nous voulons donner une rubrique dans ce journal à tout un chacun qui détient une solution garantie pour l’union nationale et la publier et la faire entendre au plus grand nombre.

En plus de tout ce qui a été écrit ci-dessus, notre intention en publiant ce journal est de défendre notre ancienne culture, qui s’est développée au cours de milliers d’années bien avant la destruction de notre terre et de notre départ en exil et de la nettoyer des choses qui se sont accumulées au cours des années en exil parmi les peuples- pour qu’ils reconnaissent en elles le caractère juif pur comme autrefois.

Il en résultera une utilité d’une plus grande importance, car nous pourrons trouver un chemin pour connecter notre actuelle Diaspora à cette glorieuse période et cesser d’alimenter ces vignobles étrangers.

 

L’Individu et la Nation

L’homme est une créature sociale, il ne peut pas satisfaire ses besoins vitaux sans l’aide d’autrui, c’est pourquoi la participation de tous est la condition nécessaire pour lui permettre de vivre. Ici, il n’est pas question de recherche au sein des peuples et il suffit de d’étudier la réalité telle qu’elle se présente à nous. Le fait est que le particulier est impuissant et ne parvient pas à satisfaire ses propres besoins, il a donc besoin d’une vie sociale –D’où la nécessité pour les particuliers de se joindre à une seule union, nommée « Nation » ou « Etat » dans laquelle chacun s’engage dans sa profession : agriculteurs, artisans etc.… ils établissent entre eux des relations commerciales. C’est ainsi que s’enrichit la nation, et chaque individu reste avec sa particularité dans sa vie matérielle et sa vie culturelle.

En observant la vie, nous voyons que le processus d’une nation ressemble vraiment à celui d’un particulier et le rôle de chacun dans la nation équivaut aux rôles des organes d’un corps. Ainsi dans le corps humain, les organes sont tenus de vivre en complète harmonie les uns avec les autres : les yeux voient, le cerveau avec leur aide pense et conseille alors que les mains travaillent ou luttent et les jambes marchent etc.… chacun se tient prêt et attend son rôle. Il en est de même pour les organes qui sont le corps de la nation : les conseillers, les employeurs, les travailleurs, les dirigeants etc.…doivent eux aussi agir entre eux en complète harmonie, pour que la nation ait une vie normale et une existence assurée.

 Comme la mort naturelle d’un individu est le résultat d’absence d’harmonie entre les organes, idem pour la nation, son déclin naturel résulte d’un obstacle précis dans ses membres, comme les sages en témoignent (Tossafot, Baba Metsia, chapitre 2) « Jérusalem fut détruite à cause de la haine gratuite existant à cette génération » et la nation agonisa et mourut et ses membres se dispersèrent dans toutes les directions.

C’est pourquoi c’est une condition nécessaire pour chaque nation d’être très unie intérieurement, pour que tous ses membres soient liés les uns aux autres par un amour instinctif. Ce n’est pas tout, chaque individu doit ressentir son bonheur comme étant celui de la nation, et que sa décadence est celle de la nation. Mais il doit aussi être prêt à transmettre toute sa personne à la nation en temps voulu. Si tel n’est pas le cas, leur droit d’exister en tant que nation dans le monde se révèle caduque.

Cela ne signifie pas que chaque individu de la nation, sans exception, doit vivre ainsi, mais cela veut dire que les citoyens de cette nation, qui sentent ladite harmonie, sont ceux qui font la nation et en fonction de leur qualité nous pouvons mesurer le degré de bonheur de la nation et sont droit d’exister.

Et après avoir trouvé une somme suffisante de particuliers pour permettre à la nation d’exister, alors nous pouvons trouver en son sein un certain nombre de membres moins performants qui ne sont pas connectés au corps de la nation. La base est déjà sûre et garantie sans eux.

C’est la raison pour laquelle, nous ne trouverons pas dans les temps anciens des unions ni des sociétés sans rapprochement familial entre ses membres – car ce même amour primitif nécessaire à l’existence de la société ne se trouve que dans les familles, qui sont les enfants d'un seul père.



Cependant avec le développement des générations, des sociétés se sont connectées sous le terme « d’état », j’entends par là, sans aucun lien familial racial, dont le seul lien avec l’état n’est plus un lien naturel primitif mais découle d’un besoin réciproque dans lequel chaque particulier s’unit avec autrui en un seul corps, qui est l’état. Cet état défend de toutes ses forces son entité, et les biens de tous les individus.

Cependant, cette transition, où les générations passent de nation naturelle à un état artificiel, c'est-à-dire d’un lien d’amour primitif à un lien d’amour d’intérêt réciproque, n’enlève en rien toutes les conditions obligatoires d’une nation naturelle, raciale. La loi est que chaque individu en bonne santé contrôle entièrement ses membres, basée sur l’amour, parce que les organes obéissent joyeusement sans craindre une punition, l’Etat quant à lui, doit au niveau des besoins économiques contrôler tous les individus - basé sur l’amour et le dévouement instinctif des particuliers envers le public. C’est la puissance la plus commode, suffisante pour faire bouger les individus pour les besoins du public.

Par contre, le contrôle basé sur la contrainte et les punitions est une force trop faible pour faire avancer suffisamment l’individu pour préserver les besoins du public. De même le public s’affaiblira et ne pourra pas faire face à ses obligations, protéger et défendre le corps de l’individu et ses biens.

Ici nous ne parlons pas de la forme de gouvernement de l’état, qu’il soit autocratique, démocratique ou fédéral, cela ne change en rien le principe de l’établissement de la force d’union sociale. Il ne pourra pas être établi et encore moins exister, sauf par un lien d’amour social.

C’est une honte d’admettre qu’un des mérites les plus précieux et le plus importants de tous, a été perdu au cours de notre exil : la perte de la reconnaissance nationale, ce sentiment naturel qui connecte et fait vivre toute nation. Les liens d’amour qui connectent la nation, qui sont si naturels et primitifs dans toutes les nations, se sont dégradés et se sont détachées de nos cœurs, se sont périmés et n’existent plus.

Le pire de tout, le peu qu’il reste en nous d’amour national n’est pas implanté en nous positivement, comme cela l’est chez toutes les nations, mais il existe en nous de façon négative : la souffrance collective éprouvée par chaque enfant de la nation, implante en nous une conscience et un rapprochement national. Nous sommes des frères qui souffrons.

C’est un facteur extérieur qui s’ajoute et fusionne également avec notre reconnaissance nationale naturelle, une sorte d’amour national étrange, pas naturel et incompréhensible émerge et étincelle du fait de ce mélange.

Et le plus important est qu’il n’est pas du tout digne de son rôle : la mesure de sa chaleur ne suffit que pour un enthousiasme éphémère mais sans la force ni la fermeté avec lesquelles nous pourrons être reconstruits comme une nation qui se suffit à elle-même. C’est parce qu’une qui union existe en raison de facteur extérieur, n’est pas du tout une union nationale



Dans ce sens, nous ressemblons à un tas de noix, unis de l’extérieur à un corps par un sac qui les enveloppe et les rassemble. Leur mesure d’unité n’en fait pas un corps uni et tout mouvement du sac, même infime, engendre une bousculade et une séparation entre elles. Ainsi à chaque fois, elles arrivent à de nouvelles unions et à des combinaisons partielles. Et tout cela vient du manque d’union naturelle entre elles. Toute leur force d’union provient d’un évènement extérieur, ce qui à nos yeux nous fait très mal au cœur.

En fait, l’étincelle nationale est encore gardée en nous dans toute sa plénitude, mais elle est diminuée et inactive. Elle a même été grandement endommagée par le mélange reçu de l’extérieur comme nous l’avons dit. Cependant cela ne nous enrichit pas encore, et la réalité est donc très amère.

Le seul espoir est de nous établir une éducation nationale avec de nouvelles bases, pour découvrir et rallumer l’amour national naturel estompé en nous, faire revivre par tous les moyens possibles les muscles nationaux qui ne fonctionnent plus en nous depuis des milliers d’années. Alors nous saurons que nous disposons d’une fondation naturelle et sûre pour reconstruire et continuer à vivre dans la nation, digne de se tenir comme toutes les nations du monde.

Telle est la condition préalable à tout travail et action, car au commencement, il convient de construire une fondation saine pour supporter le poids qu’elle veut porter. Ensuite la construction commence. Mais honte à ceux qui construisent un bâtiment sans des bases suffisamment solides. Non seulement ils ne construiront rien, ils se mettront en danger ainsi que ceux à proximité, et en cas de léger mouvement, toute la construction s’effondrera et ses pierres seraient dispersées dans toutes les directions.

Je tiens immédiatement à insister sur le point de l’éducation nationale, bien que mon intention soit d’implanter d’avantage d’amour entre les individus de la nation en particulier, mais également vis-à-vis de la nation toute entière en général, dans la plus grande mesure qui soit possible, cela ne ressemble aucunement au chauviniste ni au fascisme qui sont des sujets d’actualité et dont ma conscience est en entièrement exempte. Bien que le son de ces mots se ressemble, le chauvinisme est en fait un amour national exagéré dont les fondements sont en totale opposition, comme le noir l’est du blanc.

Pour comprendre facilement la différence entre eux, il convient de les comparer à l’égoïsme et à l’altruisme dans l’individu, car comme nous l’avons dit précédemment, le processus d’une nation ressemble en tout point à celui d’un particulier. Telle est la clef générale pour comprendre toutes les lois nationales sans dévier ni à droite ni à gauche d’un pouce.

Il est clair que la mesure d’égoïsme inhérent dans chaque créature est une condition obligatoire pour exister et sans lui, il ne serait pas séparé ni distingué de lui-même. Tout ceci ne se heurte aucunement avec la mesure d’altruisme dans l’homme. Il convient juste de stabiliser les fortes limites entre eux. La loi de l’égoïsme se doit d’être conservée dans toute sa mesure, mais uniquement quand elle touche l’existence minimale et pour ce qui est du surplus à cette mesure, la permission a été donnée d’y renoncer dans l’intérêt d’autrui.

Et bien sûr, quiconque agit ainsi sera considéré un altruiste hors du commun. En effet, celui qui renonce également à ses biens personnels minimaux dans l’intérêt d’autrui, menace sa propre vie, ceci n’est pas naturel du tout et il est impossible de vivre ainsi, sauf peut être une fois dans sa vie.

Cependant nous portons en horreur notre grand égoïsme, qui ne se soucie d’aucune façon de l’intérêt de son prochain, car il est la substance d’où viennent les voleurs, assassins et toutes sortes de mauvaises cultures. Tel est le cas dans l’égoïsme et dans l’altruisme national dans lequel l’amour national nous oblige aussi à nous imprégner de tous les membres de la nation dans le même mesure que notre propre amour égoïste individuel et nos besoins personnels, c'est-à-dire, suffisamment pour permettre le maintien de la nation en tant que nation, pour qu’elle existe. Et le surplus de la mesure minimale peut être consacré au bien être de l’humanisme, à toute l’humanité sans distinction de peuple ni de race.

A l’inverse, nous détestons complètement l’égoïsme national exagéré, commençant par des nations qui ne soucient pas de ses citoyens, jusqu’aux voleurs et les assassins des autres pays pour leur propre plaisir, ce qui est appelé le « chauvinisme ». Ainsi, ceux qui se retirent du nationalisme et deviennent cosmopolites se trompent à leur base, car le nationalisme et l’humanisme ne sont pas contradictoires.

Il en résulte clairement que l’amour national est le fondement de toute nation, comme l’égoïsme est la base de toute créature existante. Sans elle, il n’aurait pas pu exister dans le monde. De même l’amour national dans les individus de la nation est le fondement de  l’existence de toute la nation. C’est la seule raison pour laquelle elle continue ou cesse d’exister.

C’est pourquoi il doit être la première préoccupation lors de la résurrection d’une nation or il se trouve que cet amour n’existe pas actuellement en nous car nous l’avons perdu lors de notre errance parmi les nations du monde pendant deux mille ans. Seuls quelques uns se sont réunis ici et qui entre eux, n’éprouvent aucun amour national pur, mais un est connecté par une même langue parlée, l’autre par un même pays natal, un troisième par une même religion et le quatrième par une histoire commune. Ils veulent tous vivre d’après la mesure selon laquelle ils vivaient dans le pays dont ils proviennent et ne prennent absolument pas en compte qu’il y avait une nation basée sur ses propres membres avant qu’ils ne s’y intègrent et dans laquelle ils n’ont pas pris une part active dans le fondement de la nation.

Alors qu’en venant en Israël, où rien n’est pré organisé pour suffire à l’existence d’une nation par elle-même et où nous n’avons pas d’autre matériel national sur lequel la structure peut se reposer et dont nous n’en voulons pas. Mais nous devons faire entièrement confiance à notre propre structure. Comment faire cela quand il n’y a toujours pas de lien national naturel qui nous unira en vue de ce rôle ?

Et tels sont les liens fragiles : la langue, la religion et l’histoire, bien qu’elles soient des valeurs importantes, dont personne ne dénie le mérite national, elles sont néanmoins complètement insuffisantes pour nous reposer dessus, en tant que fondement pour l’existence d’une nation indépendante. En fin de compte, tout ce que nous avons ici est un rassemblement d’étrangers, descendants de cultures des soixante-dix nations, dont chacun se construit une scène d’après ses goûts et tendances et en fait il n’y a rien de naturel, ni de fondamental qui nous unira tous pour ne former qu’une seule masse.

Je sais qu’il existe une chose commune entre nous : fuir cet amer exil, c’est pourquoi c’est juste une union extérieure qui ressemble au sac retient les noix ensemble, comme nous l’avons rappelé ci-dessus. C’est la raison pour laquelle, j’ai dit qu’il faut que l’on s’organise une éducation spéciale, la plus large possible et faire pénétrer en nous le sentiment d’amour national, entre particuliers et entre l’individu et le public et redécouvrir l’amour national qui était implanté en nous depuis l’époque où nous étions  sur notre terre en tant que nation entre les nations.

Ce travail doit être prioritaire à tout autre, car en plus d’être le fondement, il donne également la mesure d’existence et de succès de toutes les autres actions que nous voulons entreprendre dans ce champ.

 

 

 

 

 

Corps et âme

Avant de clarifier ce sujet passionnant, il est important pour moi de faire remarquer que bien que tous les lecteurs semblent estimer qu'il est impossible de clarifier ce sujet et de le rapprocher de l'esprit humain, sauf en s'appuyant sur des concepts abstraits, philosophiques, comme c'est généralement le cas dans de tels observations, depuis le jour où j'ai découvert la sagesse de la Kabbale et que je me suis dédié à elle, je me suis éloigné de la philosophie abstraite et de toutes ses branches comme entre l'Est et l'Ouest. Tout ce que j'écrirai désormais sera d'une perspective purement scientifique, avec une précision absolue et avec les moyens d'une simple reconnaissance des pratiques et des choses utiles.

Même si je vais mentionner leurs mots ci-dessous, ce ne sera que pour indiquer la différence entre ce que l'esprit humain peut évoquer et ce qui peut être compris en utilisant les concepts de la Torah et de la prophétie, qui reposent sur des bases concrètes (comme je l'ai montré dans « De l'essence de la sagesse de la Kabbale »).

Je tiens également à bien clarifier les termes « corps » et « âme » comme ils le sont vraiment, car la vérité et son esprit ne font qu’un et sont identiques. C'est parce que la vérité est accessible à tous, mais uniquement par l'esprit de la Sainte Torah et en supprimant tous les concepts déformés qui se sont enracinés dans la population. Ceux-ci proviennent principalement des méthodes abstraites, d'où l'esprit de notre Sainte Torah est totalement supprimé.

Trois méthodes dans les concepts du corps et de l’âme

En général, nous trouvons que les méthodes qui abondent dans le monde concernant les concepts du corps et de l'âme sont regroupées dans trois méthodes :

1) La méthode de la foi.

La méthode de la foi fait valoir que tout ce qui existe est l'esprit ou l'âme. Ils croient qu'il y a des objets spirituels séparés les uns des autres par la qualité. Ils sont appelés « les âmes des gens », et qu'elles existent indépendamment, avant de se revêtir dans un corps humain. Par la suite, quand le corps meurt, la mort ne s'y applique pas, car un objet spirituel est un objet simple. À leur avis, la mort n'est qu'une séparation des éléments comprenant l'objet.

Ceci est possible avec des objets physiques, composés de plusieurs éléments dont la mort se désagrège. Mais l'âme spirituelle, qui est un objet simple totalement dépourvu de toute complexité, ne peut être dissociée d’aucune façon, car cette séparation annulerait son existence. Par conséquent, l'âme est éternelle et existe à jamais.

Le corps, comme ils le comprennent, est comme un habit posé sur cet objet spirituel. L'âme spirituelle s’en revêt et l'utilise pour manifester ses forces : les bonnes qualités et toutes sortes de concepts. Aussi, elle fournit au corps la vie et mouvement et le préserve de dommage. Ainsi, l'organisme lui-même est sans vie, immobile et ne contient rien d’autre que de la matière morte, comme on le voit une fois que l'âme le quitte — quand il meurt — et tous les signes de vie que nous voyons dans le corps humain ne sont que les manifestations des forces de l'âme.

2) La méthode des croyants dans la dualité

Ceux qui croient en la dualité pensent du corps qu’il est une création complète, debout, vivant et nourrissant, et qu’il garde son existence dans tout ce qui est requis. Il n'a besoin d'aucune aide provenant d’aucun objet spirituel.

Pourtant, le corps n'est pas considéré comme étant l’essence de l'homme. L’essence primaire de l'homme est l'âme qui perçoit, qui est un objet spirituel, comme dans le point de vue des adeptes de la première méthode.

La différence entre ces deux méthodes est uniquement dans la conception du corps. Suite à l'évolution importante dans la physiologie et la psychologie, ils ont trouvé que la Providence a procuré à tous les besoins de la vie dans la machine de l'organisme lui-même. Ceci, à leur avis, limite le rôle de la fonctionnalité de l'âme dans le corps uniquement aux concepts et aux vertus du genre spirituel. Ainsi, alors qu'ils croient en la dualité, dans les deux méthodes ensemble, ils disent que l'âme est la raison du corps, ce qui signifie que le corps est un résultat, s'étendant de l'âme.

3) La méthode des négateurs

La méthode des négateurs de la spiritualité, est celle de ceux qui ne reconnaissent que la réalité corporelle. Les adeptes de cette méthode ont complètement nié l'existence de tout type d'objet spirituel abstrait dans le corps. De toute évidence, ils ont prouvé que l'esprit de l’homme, aussi, n’est qu’un produit du corps, et ils décrivent le corps comme étant une machine électronique avec des fils qui s'étendent du corps au cerveau et qui fonctionne par des rencontres avec des choses externes.

En outre, ils envoient leurs sensations de douleur ou de plaisir dans le cerveau et le cerveau ordonne à l'organe que faire. Tout est géré par des fils et des cordons construits pour accomplir cette tâche. Ils déplacent l'organe loin des sources de la douleur et vers des sources de plaisir. Ainsi, ils clarifient toutes les conclusions de l'homme des événements de la vie.

Aussi, ce que nous ressentons comme des concepts et des rationalités dans nos esprits ne sont que des images d'occurrences corporelles dans le corps. Et la prédominance de l'homme sur tous les animaux est que nos esprits sont développés à tel point que les événements du corps sont représentés dans notre cerveau comme des images que nous expérimentons comme étant des concepts et des rationalités.

 

Ainsi, l'esprit et toutes ses déductions ne sont que des produits qui s'étendent des évènements du corps. En outre, il y a les défenseurs de la deuxième méthode qui sont complètement d'accord avec cette méthode, mais qui y ajoutent l’objet spirituel éternel, appelé « l'âme qui revêt la machine du corps ». Cette âme est l'essence de l'homme et la machine du corps n’est que son habit. Ainsi, j'ai énoncé en termes généraux tout ce que la science humaine a jusqu'à présent étudié des concepts de « corps » et « âme. »

La signification scientifique du corps et de l’âme selon notre Sainte Torah

Maintenant je vais expliquer ce sujet passionnant selon notre Sainte de la Torah, comme nos sages nous l’ont expliqué. J'ai déjà écrit à plusieurs endroits qu'il n'y a pas un seul mot de nos sages, pas même dans la sagesse prophétique de la Kabbale, qui s'appuie sur des bases théoriques. Il en est ainsi parce que c'est un fait connu que l'homme doute par nature, et chaque conclusion que l'esprit humain considère certaine, il la considère comme incertaine peu de temps après. Par conséquent, l’homme redouble d’efforts dans son étude et invente une autre déduction et la déclare comme étant certaine.

Mais s’il s’agit d’un véritable étudiant, il marchera autour de cet axe toute sa vie, car la certitude d'hier est devenue l’incertitude d’aujourd'hui et la certitude d'aujourd'hui sera l’incertitude de demain. Ainsi, il est impossible de déterminer des conclusions définitives pour plus d'une journée.

Révélé et caché

Les sciences d'aujourd'hui ont suffisamment compris qu'il n'y a pas de certitude absolue dans la réalité. Pourtant, nos sages sont arrivés à cette conclusion il y a plusieurs milliers d'années. Par conséquent, en ce qui concerne les questions religieuses, ils nous ont guidé et nous ont interdit non seulement de s’abstenir de tirer toute conclusion basée sur la théorie, mais ils nous ont même interdit de nous appuyer sur de telles théories, même par voie de négociations.

Nos sages ont divisé la sagesse en deux sujets: révélé et caché. La partie révélée contient tout ce dont nous savons de notre conscience directe, ainsi que les concepts construits sur une expérience pratique, sans l'aide d'un examen minutieux, comme nos sages l’ont dit, « un juge n’a que ce que ses yeux voient ».

La partie cachée contient tous ces concepts que nous avons entendu de gens de confiance ou que nous avons acquis par nous-mêmes grâce à la compréhension générale et à leur perception. Cependant, nous ne pouvons pas suffisamment nous en approcher afin de les critiquer avec un esprit sain, avec une simple connaissance. Et cela est considéré comme étant « caché », là où on nous a conseillé d'accepter ces choses avec une «simple foi ». Et en tout ce qui concerne la religion, il nous a été strictement interdit de ne serait ce regarder ces sujets qui susciteraient notre analyse et notre étude.

Pourtant, ces noms, « révélé » et « caché », ne sont pas des noms permanents, qui s’appliquent à un certain type de connaissance, comme une personne sans instruction le pense. Ils s'appliquent plutôt à l’état de la conscience humaine uniquement. Ainsi, l’homme se réfère à tous ces concepts qu’il a déjà découvert et qu’il est arrivé à connaître grâce à l'expérience réelle comme étant « révélés », et considère que tous les concepts qui doivent encore être reconnus de cette façon comme étant « cachés ».

Ainsi, au cours des générations, tous les peuples ont ces deux divisions. La partie révélée sera autorisée pour les études et la recherche, car elle repose sur une base réelle, et la partie cachée est interdite, même pour en examiner une miette, car on en n'a aucun fondement réel.

Ce qui est autorisé et ce qui est interdit en utilisant la science humaine

Donc, nous qui suivons les traces de nos sages ne sommes pas autorisés à utiliser la science humaine, excepté avec des connaissances qui ont été prouvées par des expériences réelles et dont l’authenticité ne nous laisse aucun doute. Par conséquent, nous ne pouvons accepter aucun principe religieux venant des trois méthodes citées ci-dessus, encore moins accepter ce qui concerne les concepts du corps et de l’âme, qui sont les concepts fondamentaux et le sujet de la religion dans son ensemble. Nous pouvons uniquement accepter les concepts des sciences de la vie tirés d'expériences qu'aucun homme ne peut mettre en doute.

De toute évidence, une telle preuve est introuvable dans aucune matière spirituelle, mais seulement dans la matière physique, établie pour être perçue par les sens. Par conséquent, nous sommes autorisés à utiliser la troisième méthode, dans une certaine mesure. Cela n'engage que les matières du corps, toutes ces déductions qui ont été prouvées par des expériences, et dont personne ne doute. Le reste des concepts, qui combinent la raison de leur méthode et d'autres méthodes, nous est interdit. Celui qui les utilise viole , « Ne vous tournez pas vers les idoles. »

Pourtant, cette troisième méthode est étrangère et abjecte à l'esprit humain. Il n’y a pratiquement aucune personne vraiment instruite qui soit en mesure de l'accepter. Il en est ainsi parce que selon eux, la forme humaine de l'homme a été effacée et a disparu. L’homme a été fabriqué comme une machine qui marche et qui fonctionne par d'autres forces. Selon eux, l’homme n'a aucun libre arbitre, mais il est plutôt poussé par les forces de la nature, et toutes ses actions sont obligatoires. Par conséquent, l'homme n'a aucune récompense ou punition, vu qu’il n’y a pas de jugement, de punition ou de récompense qui s'applique à une personne qui n'a aucun libre arbitre.

Une telle chose est absolument impensable, et pas seulement pour les religieux, qui croient en la récompense et en la punition, car croire en Sa Providence, que toutes les forces de la nature sont guidées par Lui, leur garantit que tout a une bonne et désirable cause. Pourtant, cette méthode est encore plus étrange aux yeux des laïcs, qui croient que tout le monde est remis à entre les mains d'une nature aveugle, irréfléchie et sans but. Ces personnes intelligentes sont comme des jouets entre Ses mains, elles sont égarées, et qui sait où ? Par conséquent, cette méthode est devenue méprisée et reconnue dans le monde comme étant inacceptable.

Mais vous devez savoir que la méthode de ceux qui conçoivent la dualité est venue seulement corriger cette erreur précitée. Pour cette raison, ils ont décidé que le corps, qui n'est qu'une machine selon la troisième méthode, n'est pas du tout l'homme réel. L’essence véritable de l'homme est quelque chose de complètement différent — invisible et imperceptible aux sens. C'est une entité spirituelle, habillée et cachée dans le corps. Il s'agit du « Moi » de l'homme, le « Je ». Le corps et tout ce qu'il contient sont considérés comme des possessions de ce Moi éternel et spirituel, comme ils l’ont écrit.

Pourtant, comme ils se l’avouent, cette méthode est bancale, car ils ne peuvent pas expliquer comment une entité spirituelle, l'âme ou le moi, peut déplacer le corps ou décider quoi que ce soit le concernant. C'est parce que suite à la précision philosophique elle-même, le spirituel n'a pas du tout de contact avec le physique. Il n’a absolument aucun impact sur lui, comme ils ont écrit eux-mêmes.

L’accusation contre Maïmonide

Pourtant, même sans cette question, leur méthode aurait été interdite parmi Israël, comme nous l'avons expliqué ci-dessus. Il est important de savoir que toute l'accusation portée contre Maïmonide par les sages d'Israël et leur terrible sentence de brûler ses livres ne venait pas parce qu'ils avaient un doute sur la justesse et sur la piété du Maïmonide lui-même. Au contraire, c'est seulement parce qu'il a utilisé la philosophie et la métaphysique, qui étaient à leur apogée à l'époque, comme aide dans ses livres. Maïmonide souhaitait les préserver de cela, et pourtant les sages n'étaient pas d'accord avec lui.

Inutile de dire qu’aujourd'hui notre génération a déjà reconnu que la philosophie métaphysique ne contient aucune teneur réelle qui vaille la peine de passer son temps. Par conséquent, il est formellement interdit à quiconque de prendre une quelconque saveur de leurs mots.

 

600 000 âmes

Il est dit qu’il y a 600 000 âmes et chacune est divisée en plusieurs étincelles. Nous devons comprendre comment est-il possible de diviser le spirituel, car au début seule une âme fut créée, l’âme d’Adam Ha Rishon?

Selon moi, Il n'y a vraiment qu'une seule âme, comme il est écrit : (Genèse 2 : 7) « et il insuffla dans ses narines le souffle de vie ». La même âme existe dans tous les enfants d’Israël, entière en chacun d'eux comme dans Adam Ha Rishon, car le spirituel est indivisible et ne peut être coupé – comme c’est le cas pour les choses matérielles.

Ainsi, dire qu’il y 600 000 âmes et étincelles d’âmes qui sont apparues, mais elles sont divisées par la force du corps de chacun. Au début, le corps se divise et lui dénie complètement la lumière de l'âme, et par la force de la Torah et de la Mitsva, le corps se purifie, et à la mesure de sa purification l'âme générale l'illumine.

Donc, deux discernements furent faits dans le corps physique. 1. il ressent son âme comme un organe spécial, et il ne comprend pas qu'il s'agit de l'ensemble d'Israël. Et ceci est vraiment un défaut. De ce fait, il fait ce qui est susmentionné 2. La véritable lumière de l'âme d'Israël ne brille pas sur lui dans toute sa luminosité, mais seulement partiellement, selon la mesure et le taux de sa propre purification, en vue de son retour vers le collectif.

Le signe pour la complète correction du corps est quand il ressent que son âme  existe dans l'ensemble d'Israël, dans chacun, et donc il ne se sent pas comme un individu. Car l'un dépend de l'autre. Alors il est complet sans imperfection, et l'âme brille sur lui dans toute sa force, comme elle était apparue dans Adam Ha Rishon, comme dans « Celui qui souffle, souffle de Lui »

Trois temps pour l'homme

A. L'étincelle de l'âme, l'action faite par les étincelles [permission et interdiction].

B. L'âme individuelle, une partie des 600 000 qui se complète en permanence, mais un défaut est avec elle. Cela signifie que son corps ne peut recevoir toute l’âme, et se sent comme un être distinct, ce qui lui cause encore bien plus des tourments de l'amour.

C. Ensuite il se rapproche de la perfection, l'âme commune, car son corps est déjà purifié et se consacre entièrement au Seigneur, et il ne fait ni évaluations ni écrans, et il s’inclut entièrement dans l'ensemble d'Israël...

Nous avons appris, que « même si un seul homme s’approche de son Maitre avec une repentance entière, le Roi Messie viendra immédiatement ». Cela semble dire comme ils ont dit (Cantique des Cantiques 1) « Moïse équivaut à 600 000 ». Nous avons besoin de comprendre cela, car cela voudrait dire qu'il y a deux fois 600 000 âmes, l'âme de Moïse et les âmes d'Israël.

En vérité, il n'y a qu'une seule âme, connue d'après la mesure de chaque âme qui se purifie et se nettoie de sa saleté. Donc, quand toutes les âmes sont corrigées, elles attireront à elles toute l'Âme Supérieure de Atsilout à chaque âme, car le spirituel ne se divise pas. Alors, "le Seigneur sera roi sur toute la terre". Et tant qu'il manquera une seule âme à la purification complète, il manquera l'extension de cette Kedousha (sainteté) dans chaque âme d'Israël.

Et quand une seule âme d'Israël se purifie de toute sa saleté, alors elle attire à elle toute l’âme de Atsilout, et à travers elle, toutes les âmes de sa génération seront corrigées. L'un dépend de l'autre, comme il  est écrit: « il était digne que la Shekhina [Divinité] soit sur lui, mais sa génération ne l'était pas. » (Sanhédrin 11)

Le contenu des mots est unanimement déconcertant, que cette même âme qui a été récompensée de se purifier, s'efforce immédiatement d'élever la grâce de la génération et demande pour elle, jusqu'à ce qu'elle élève toute sa génération à son mérite.

C'est le sens de : « Moïse équivaut à 600 000 ».  Car comme il était leur fidèle berger, il avait la même Kedousha [Sainteté] qu’avait toute la génération.

Mais le tout est trouvé dans chaque individu, car à la fin des temps, toutes les âmes s'uniront en un seul discernement, par leur retour vers leur source spirituelle. Par conséquent, tous les miracles, les merveilles et tous les voyages qu’elles ont faits dans le monde entier durant les six milles ans, doivent être expérimentés par chaque âme. Et la bonne âme aspire à celle de tous les discernements de Kedousha avant et après elle. Et la mauvaise âme, fait le contraire.

Les temps qui changent sont considérés les générations, sauf que chaque génération se comporte d'après son juge, l'esprit qui la juge, d’après ce qu'elle reçoit de la Kedousha à ce temps-là.

Donc chaque âme est prête à aspirer en elle l'âme de Moïse, d’Aaron, de Samuel, de David, de Salomon, comme des temps qu’elle expérimente. A la sortie d'Egypte et à la réception de la Torah, l'âme de Moïse se révèle en elle, durant la septième des conquêtes, l'âme de Josué. Et à la construction du Temple, l'âme du roi Salomon etc.

Il ne s'agit pas d'âmes particulières, mais d'après la règle que nous avons mentionné, que le spirituel ne se divise pas, et dés qu'il est récompensé de l'âme, il est récompensé de l'âme de l'ensemble d'Israël, selon la place et le mérite de sa purification, et donc au moment où il est récompensé de ces merveilles citées plus haut, il reçoit alors en lui l'abondance de l'âme au moment de sa révélation. De ce fait, le nom du propriétaire de cette révélation est sur lui   

Et ils ont dit (Shabbat 67, Baba Metsia, 113) « Tous ceux d'Israël sont des fils de rois ». De plus (Talmud de Jérusalem, Massekhet Horaiot (instructions) 3, 5) « Et quand le roi meurt, tous ceux d'Israël méritent le royaume ». C’est un grand secret, car dans toutes les générations précédentes, qui n’étaient que la préparation à Malkhout, avaient besoin de Kelim [récipients] spéciaux pour oindre leurs juges, comme l'âme de Moïse, de Samuel etc. Mais le but ultime dépend de l'ensemble d'Israël, car s'il manque une petite partie d'une petite étincelle, la fin ne pourra  pas apparaitre. C'est pourquoi « tous ceux d'Israël méritent le royaume car ils sont tous égaux dans ce véritable discernement.

Donc il n'existe aucun Kli particulier pour attirer cette perfection, mais celui qui se purifie et purifie son âme afin de mériter d'étendre la révélation de Malkhout dans le monde, sera appelé littéralement le Roi David. C'est le sens de "David le Roi d'Israël vit et existe". Car il n'est pas mort du tout, et son Kli se trouve dans chaque âme d'Israël. Ce n'est pas le cas pour l'âme de Moïse qui ne se trouve que dans les sages disciples de la génération, et aussi chez les prophètes et les prêtres.  

C'est le sens de « quand le roi meurt, tous ceux d'Israël méritent le royaume ». C’est également la signification de l’exemption du public.

C'est le sens de (Souta, 49) "à l’époque du Messie, l’insolence grandira". Et (Isaïe 3 :5) « l’enfant se comportera avec insolence envers les aînés, et l’ignoble envers l’honorable ». Cela veut dire que même un ignoble enfant aura l’insolence d’étendre Son royaume sur le monde, comme s’il était un des anciens  l’honorable de la génération.

Car même le vil, [celui dont l’âme est basse à la racine], s’il oriente son cœur et purifie ses actions pour devenir méritant,  il sera récompensé d’étendre à son âme, l’âme générale du peuple saint, avec toutes les  merveilles que le peuple saint a goûté jusqu’à présent. C’est parce qu’ils sont tous des préparations pour cette complétude.

Donc, chaque âme individuelle est obligée de goûter à tout, et il achètera son monde en une heure, grâce à l’habilité de cette génération, d’étendre la couronne de Son royaume qui comprend tout : « et tous ont besoin du propriétaire des aiguilles, et chaque élément en elles est requis » (Brakhot, 64, Baba Batra 145)

Ceci est le sens de « même si un seul homme vient devant son Maitre, en complète repentance, le Roi Messie viendra immédiatement ». Car même si un seul homme dans la génération est récompensé d’étendre cette âme de lui-même, tous ceux de sa génération pourront en être récompensés, car tous ceux qui sont obligés exemptent les autres de leur obligation, et il pourra beaucoup prier et se tenir devant lui, jusqu’à ce qu’il gagne toute sa génération.

Ce n'est pas le cas pour les rédemptions précédentes, qui étaient seulement sous la forme de préparations, et n’appartenaient pas à chaque individu. Par exemple, le don de la Torah n’appartenait qu’à la génération du désert, et à leur maitre Moïse. Et toute autre génération, même s’ils étaient plus purs,  n’ont pas étendu ce discernement, ni personne d’autre à part Moïse, ils dépendaient de lui.

Mais le Messie est prêt pour chaque génération et est donc prêt pour chaque individu pour étendre le discernement du Messie comme dans « tous sont obligés » ci-dessus.

La raison est que ces oints concernent la correction des Kelim, et la représentation de tous les Kelim est égale, car toute la division entre eux n’est que dans leur HBD, dans leurs qualités  Par conséquent, du ministre à l’ouvrier, qui voient la face du Roi, à celui qui est assis derrière la meule, tous sont des serviteurs égaux en ramenant l’ancienne gloire, et ainsi il n’y a aucune différence entre l'un et l'autre.                                                                                                              

 

 

Introduction au livre du Zohar

1) Dans cette introduction, j’aimerais clarifier certains sujets, simples à première vue, sujets que tout le monde a abordé, et qui ont fait couler énormément d’encre dans des efforts d’éclaircissement. Pourtant, nous n’en avons toujours pas atteint une connaissance nette et suffisante.

Première question: quelle est notre essence?

Deuxième question : quel est notre rôle dans la longue chaîne de la réalité, dont nous ne sommes que des petits maillons?

Troisième question : lorsque nous nous observons, nous nous ressentons tellement corrompus et vils, que personne ne peut être plus méprisable. Lorsque nous considérons l’Opérateur qui nous a conçus, ne devrions-nous pas être au degré le plus élevé, car il n’y a pas plus louable que Lui, et qu’il se doit que des opérations parfaites proviennent d’un Opérateur parfait?

Quatrième question: selon ce que notre esprit nous oblige à penser, Il est bon et bienveillant, et il n’y a pas plus élevé que Lui. Comment aurait-Il donc créé, dès le début, autant de créatures qui souffriraient et seraient tourmentées toute leur vie? N’est-ce pas la voie du bon de faire le bien ? Ou en tout cas, de ne pas faire tant de mal ?

Cinquième question : Comment est-il possible que de l’Eternel, qui n’a ni commencement ni fin, émergent des créatures misérables, éphémères et médiocres ?

2) Afin de clarifier tout ceci parfaitement, nous devons, auparavant, faire quelques analyses. Non, à Dieu ne plaise, là où c’est interdit, c’est-à-dire, quant à l’essence du Créateur, que .notre pensée ne peut en aucune façon saisir, et dont nous n’avons .de ce fait, ni pensée, ni énoncé, mais là où la recherche est une Mitsva (commandement/bonne action), c’est-à-dire dans la recherche de Ses actions, comme nous l’ordonne la Torah : « Connais le Dieu de ton père et sers Le», et comme il est dit dans le poème de l’Union «Par Tes actions, nous Te connaîtrons ».

Première analyse : Comment nous imaginerons-nous que la Création soit nouvelle, ce qui signifie quelque chose de nouveau, qui n’était pas inclus en Lui avant qu’Il ne la crée, alors qu’il est évident pour tout observateur, qu’il n’y ait rien, qui ne soit inclus en Lui ? De plus, le simple bon sens nous dicte que nous ne pouvons pas donner ce que nous n’avons pas.

Seconde analyse : si vous dites que du point de vue de Sa Toute-puissance, Il peut certainement créer quelque chose ex-nihilo, c’est-à-dire quelque chose de nouveau qui ne soit .pas en Lui, la question se pose : quelle serait cette réalité qui pourrait être déterminée comme n’ayant aucune place en Lui, mais qui serait nouvelle? Troisième analyse : les Kabbalistes disent que l’âme de l’homme est une partie divine d’En-haut, de façon à ce qu’il n’existe aucune différence entre Lui et l’âme, mais Il est le «tout» et l’âme est une «partie». Ils l’ont comparée à une pierre extraite de la montagne. Il n’y a aucune différence entre la pierre et la montagne sauf que l’une est le «tout» et l’autre est une «partie». Il faut donc se demander : c’est une chose qu’une pierre taillée de la montagne soit séparée d’elle par une hache faite pour cela, pour séparer la «partie» du «tout». Mais comment .imaginerons-nous cela de Lui, qu’Il sépare une partie de Son essence, jusqu’à ce qu’elle quitte Son essence et devienne « une partie » séparée de Lui, à savoir une âme, au point de ne pouvoir être comprise que comme une partie de Son essence?

3) Quatrième analyse : étant donné que la Merkava (chariot) de la Sitra Akhra (autre côté) et des Klipot (écorces) est tellement éloigné de Sa Sainteté, que rien de plus distant ne peut être conçu, comment se peut-il qu’il émane et provienne de Sa Sainteté, et plus encore que Sa Sainteté le maintienne?

La cinquième analyse concerne la résurrection des morts. Puisque le corps est si méprisable, que dès sa naissance il est condamné à mourir et à être enterré, et que de plus, le Zohar dit que l’âme ne peut atteindre sa place au Jardin d’Eden tant que le corps ne s’est pas totalement décomposé et tant qu’il en reste des résidus, pourquoi donc doit-il revenir et se lever à la résurrection des morts ? Le Créateur ne peut-il pas réjouir les âmes sans lui ? Encore plus déconcertant est ce que nos sages disent, que les morts vont ressusciter avec leur infirmité afin qu’ils ne soient pas pris pour d’autres, et qu’ensuite Il guérira leurs imperfections. Il faut comprendre pourquoi Dieu devrait se soucier qu’ils ne soient pas confondus avec d’autres, au point qu’Il doive recréer leurs défauts et qu’il doive les guérir.

Sixième analyse : nos sages ont dit que l’homme est le centre de toute la réalité, que tous les mondes, les Supérieurs et ce monde matériel et tout ce qu’ils contiennent ne furent créés que pour lui. (Zohar, Tazria, 40, 113), et .ils ont obligé l’homme à croire que le monde a été créé pour lui (Sanhédrin, 37). Il semble difficile de comprendre que, pour ce petit homme, qui ne vaut pas plus qu’un cheveu, par rapport à la réalité de ce monde, et d’autant plus par rapport à tous les Mondes Supérieurs, dont la sublimité est infinie, le Créateur se soit donné la peine de créer tout ceci pour lui. Pourquoi l’homme aurait-il besoin de tout cela?

4) Afin de comprendre ces questions et ces analyses, la seule tactique est d’examiner la fin de l’acte, c’est-à-dire le but de la Création, car rien ne peut être compris au milieu d’un processus, mais seulement à sa fin. Il est évident, qu’il n’y a aucun acte sans objectif, seul l’insensé agirait sans avoir de but.

Je sais qu’il y a des malins, qui brisent le joug de la Torah et des Mitsvot, en disant que le Créateur .a créé toute la réalité, et puis l’a abandonnée, parce que vu .l’insignifiance de ces créatures, il ne convient pas au Créateur, à Sa grandeur, de surveiller leurs actes insignifiants et honteux. En fait, ils ont parlé par ignorance, car il est impossible de décider de notre bassesse et de notre insignifiance avant d’avoir décidé que nous nous sommes .créés, nous-mêmes, et toutes ces natures corrompues et répugnantes en nous.

Mais dès que nous décidons que c’est le Créateur, qui est parfait à la perfection, qui est l’artisan qui a dessiné et créé nos corps, avec toutes leurs qualités admirables et méprisables, il ne peut certainement jamais apparaître un acte imparfait de la main d’un opérateur parfait, car tout acte témoigne de la qualité de celui qui le réalise. Quelle est la faute d’un habit mal taillé, si un mauvais tailleur l’a cousu?

A ce propos, nous trouvons dans Massekhet Taanit .20, l’histoire de Rabbi Eléazar, qui rencontra un homme très laid et dit : «Comme cet homme est laid!». L’homme répondit: «Va voir l’artisan qui m’a fait et dis-lui que l’instrument qu’il a fabriqué est laid».

Donc, ces malins, qui disent qu’à cause de notre bassesse et de notre insignifiance, il ne convient pas au Créateur de nous surveiller et qu’Il nous a abandonnés, ne font rien de plus que d’étaler leur ignorance.Imaginez que vous rencontriez un homme, qui voudrait créer des créatures pour que, dès le début, elles souffrent et se tourmentent toutes leurs vies durant, comme nous, et qu’en plus il s’en débarrasserait, ne voulant même pas en prendre soin ni les aider un peu. Vous le blâmeriez et le mépriseriez bien. Est-ce possible de penser ainsi de Lui ?

5) Par conséquent, le bon sens nous force à comprendre le contraire de ce qui apparaît à la surface, et à décider que nous sommes vraiment des créatures nobles et estimables. Notre importance est infinie, de sorte que nous sommes réellement dignes de l’artisan qui nous a faits. Pour tout défaut que vous souhaiteriez percevoir dans nos corps, au-delà de toutes les excuses que vous pourriez vous trouver, cela retombera uniquement sur le Créateur qui nous a créés, nous et nos traits en nous, car il est évident que c’est Lui qui nous a créés et non pas nous. Il connaît aussi tout ce qui provient de la mauvaise nature et des inclinations qu’Il a créées en nous. C’est comme nous l’avons dit : nous devons observer la fin de l’action et nous pourrons alors tout comprendre. Comme dit le dicton : «Ne montre pas à un idiot un travail à moitié fait ».

6) Nos sages nous ont déjà dit que le Créateur n’a créé le monde que pour réjouir Ses créatures. C’est là que nous devons placer nos yeux et toutes nos pensées, car c’est l’ultime intention de l’acte de la création du monde.

Nous devons considérer que puisque la Pensée de la Création était de réjouir Ses créatures, Il a dû créer dans les âmes un énorme désir de recevoir ce qu’Il pensait leur donner. La mesure de tout plaisir et délice dépend de la mesure du désir de les recevoir. Plus ce désir de recevoir est grand, plus le plaisir est grand, et de même, plus le désir de recevoir est petit, plus le plaisir de la réception est petit. Ainsi, la Pensée de la Création, elle-même, impose nécessairement la création, dans les âmes, d’un désir de recevoir démesuré, qui corresponde à l’immense plaisir dont Sa Toute-puissance pensait réjouir les âmes. En effet, le grand plaisir et le grand désir de recevoir vont de pair.

7) Une fois que nous savons cela, nous arrivons, en toute clarté, à la pleine compréhension de la seconde analyse, car nous avons appris quelle est la réalité qui peut être clairement déterminée, comme ne faisant pas partie de Son essence, et dont nous pouvons donc dire qu’elle est une nouvelle création, ex-nihilo.

Et maintenant que nous savons avec certitude que la Pensée de la Création, qui est de réjouir Ses créatures, a forcément créé une mesure de désir de recevoir de Lui toute la bonté et le plaisir qu’Il leur destinait, ce désir de recevoir n’était donc certainement .pas inclus dans Son essence, avant qu’Il ne l’ait créé dans les âmes, car de qui recevrait-Il? Voilà donc .qu’Il a créé quelque chose de nouveau qui n’était pas en Lui.

De plus, nous comprenons, selon la Pensée de la Création, qu’il n’était pas nécessaire de créer quoi que ce soit de plus que ce désir de recevoir. En effet, cette nouvelle création Lui était suffisante pour remplir toute la Pensée de la Création, par laquelle il pensait nous faire plaisir.

Cependant, tout ce qui remplit la Pensée de la Création, à savoir, tous les bienfaits qu’Il avait prévus pour nous, proviennent directement de Son essence, et Il n’avait aucun besoin de les recréer, puisqu’ils s’étendent déjà de ce qui existe, vers l’énorme désir de recevoir des âmes. Nous voyons donc clairement, que toute la substance, dans la Création générée, du début à la fin, n’est que le «désir de recevoir ».

8) De là nous comprenons aussi le fond de la pensée des Kabbalistes de la troisième analyse. Nous nous demandions comment était-il possible de dire que les âmes étaient une partie divine d’En haut, comme une pierre extraite de la montagne, et qu’il n’y a aucune différence entre elles, si ce n’est que l’une est une «partie» et l’autre un «tout».

Nous nous demandions: c’est une chose de dire que la pierre extraite de la montagne, en devient une partie, par une hache appropriée, mais comment peut-on dire cela de Son essence? Qu’est-ce qui a séparé les âmes de Son essence, et les a extraites du Créateur pour qu’elles soient des créatures?

Nous comprenons très clairement, d’après ce qui a été écrit plus haut, que tout comme une hache coupe et sépare un objet physique en le divisant en deux, de même, la disparité de forme différencie le spirituel et le divise en deux.

Par exemple, lorsque deux personnes s’aiment, nous disons qu’elles sont unies comme un seul corps, et à l’opposé, lorsqu’elles se haïssent, nous disons qu’elles sont aussi éloignées l’une de l’autre, que l’Est l’est de l’Ouest. Il ne s’agit cependant pas d’une question de proximité ou d’éloignement dans l’espace. Ce dont il s’agit ici, c’est de l’équivalence de forme, car lorsqu’ils sont égaux en forme, et que chacun aime ce que l’autre aime et déteste ce que l’autre déteste, alors ils s’aiment et s’unissent l’un à l’autre.

S’il y a une disparité de forme .entre les deux, c’est-à-dire si l’un d’eux aime quelque chose que l’autre déteste, alors dans la mesure de cette disparité de forme, ils se haïssent et deviennent distants.

De plus, si par exemple, ils sont opposés en forme, c’est-à-dire si tout ce que l’un aime .l’autre le déteste, et vice-versa, ils sont considérés comme aussi éloignés que le sont l’Est de l’Ouest, comme d’une extrémité à l’autre.

9) Vous trouverez que, dans la spiritualité, la disparité de forme agit comme une hache qui sépare le matériel. Ainsi l’éloignement est proportionnel à l’opposition de forme. De là, nous apprenons que, puisque le désir de recevoir Son plaisir est inhérent aux âmes, comme nous avons prouvé clairement, que cette forme n’existe pas chez le Créateur, car de qui recevrait-Il, donc, cette disparité de forme que les âmes ont acquise, les sépare de Son essence, comme une hache qui extrait une pierre de la montagne.

Ainsi, par .cette disparité de forme, les âmes sont sorties du Créateur et se sont séparées de Lui, pour être des créatures. Néanmoins, tout ce que les âmes acquièrent de Sa Lumière, provient de ce qui existe déjà, de Son essence. Il s’avère donc que par rapport à Sa Lumière, qu’elles reçoivent dans leur Kli (récipient) qui est le désir de recevoir, il n’y a aucune différence entre elles et Son essence, car en fait, elles reçoivent ce qui existe déjà, directement de Son essence.

La seule différence entre les âmes et Son essence ne tient que dans le fait que les âmes sont une partie de Son essence. C’est-à-dire que la quantité de Lumière qu’elles reçoivent dans le Kli qui est le désir de recevoir, est déjà une part séparée du divin, puisqu’elle est attribuée dans la disparité de forme du désir de recevoir. C’est par cette disparité de forme, qui en a .fait une partie, qu’elles .sont sorties du «tout», et sont devenues une «partie». Ainsi, la seule différence entre elles, est que l’un est un «tout» et l’autre est une partie, comme la pierre extraite de la montagne. Réfléchissez bien à ceci, car il est impossible d’expliquer plus longuement ce sujet élevé.

10) A présent nous pouvons commencer à comprendre la quatrième analyse. Comment est-il possible que la Merkava (chariot) de la Toum’a (impureté) et des Klipot (écorces) puisse émerger de Sa sainteté, vu qu’il est éloigné de Sa sainteté, d’un extrême à l’autre? Et comment est-il possible qu’Il le nourrisse et le fasse exister?

Il faut, tout d’abord comprendre la signification de l’existence de l’impureté et des Klipot. Qu’elle est-elle ? Sachez qu’elle est l’énorme désir de recevoir, dont nous avons déterminé qu’il était l’essence des âmes selon leur création même, par laquelle elles sont prêtes à recevoir tout ce dont la Pensée de la création les comble. Il ne .reste pas sous cette forme dans les âmes. Si tel était le cas, elles auraient dû rester éternellement séparées de Lui, en raison de la disparité de forme en elles, qui les séparerait de Lui.

Pour corriger cette séparation, qui repose sur le Kli des âmes, le Créateur a créé tous les mondes, et Il les a séparés en deux systèmes, comme dans le verset Dieu les a fait l’un face à l’autre, qui sont les quatre mondes ABYA de Kedousha (sainteté), et face à eux les quatre mondes ABYA.de Toum’a (impureté).

Il a implanté le désir de donner sans réserve dans le système d’ABYA de Kedousha, et en a retiré le désir de recevoir pour soi-même, et l’a placé dans le système des mondes ABYA de Toum’a, qui, pour cette raison, sont séparés du Créateur et de tous les mondes de Sainteté.

C’est pourquoi les Klipot sont appelées «morts», comme dans le verset «sacrifices des morts», de même que les méchants qui les suivent, comme nos sages ont dit « Les méchants, dans leurs vies sont appelés «morts» », puisque le désir de recevoir implanté en eux est en opposition de forme avec Sa sainteté, et les sépare de la Vie des Vies, et qu’ils en sont éloignés d’un extrême à l’autre. C’est ainsi, car le Créateur n’a aucun intérêt dans la réception, mais uniquement dans le don, et les Klipot, ne veulent rien du don, mais seulement recevoir pour elles-mêmes, pour leur propre plaisir. Il n’y pas de plus grande opposition que cela. Et vous savez déjà que l’éloignement spirituel commence par une certaine disparité de forme et se termine par l’opposition de forme, qui est la distance la plus éloignée qui soit au dernier degré.

11) Les mondes se sont déroulés jusqu’à la réalité de ce monde matériel, c’est-à-dire, l’endroit où se trouve la réalité du corps et de l’âme, ainsi que du temps de la corruption et .de la correction. Car le corps, qui est le désir de recevoir pour soi, provient de sa racine dans la Pensée de la Création, et traverse le système des mondes de Toum’a, comme il est écrit «l’homme naît un ânon sauvage», (Job 11 : 12), et il reste l’esclave de ce système jusqu’à treize ans, qui est le temps de la corruption.

En s’engageant dans les Mitsvot à partir de l’âge de treize ans, afin de donner satisfaction à son Créateur, il commence à purifier le désir de recevoir pour lui-même, implanté en lui, .et le transforme petit à petit afin de donner sans réserve. En cela il attire l’âme sainte de sa racine dans la Pensée de la Création, et elle traverse le système des mondes de Sainteté et se revêt dans le corps. C’est le temps de la correction.

Ainsi, il accumule les degrés de sainteté de la Pensée de la Création dans Ein Sof (Infini), jusqu’à ce qu’ils l’aident à transformer le désir de recevoir pour lui-même en lui, et à le rendre entièrement afin de recevoir pour contenter son Créateur et non pas pour son propre intérêt. Ce faisant l’homme acquiert l’équivalence de forme avec son Créateur, car recevoir afin de donner est considéré comme un don pur. (Dans le traité Kidoushin il est écrit qu’elle est donnée à un homme important, .et il dit «par cela tu es sanctifiée ». .Car lorsque sa réception est en vue de satisfaire celle qui lui donne, ceci est considéré comme un don absolu à son égard).

L’homme achète, alors, une complète adhésion à Lui, car l’adhésion spirituelle est l’équivalence de forme, (comme les sages ont dit : Comment s’attacher à Lui? En s'attachant à Ses qualités). Ainsi l'homme devient digne de recevoir tout le bien, l'agrément et la douceur de la Pensée de la Création.

12) Nous avons donc clairement expliqué la correction du désir de recevoir, qui a été implanté dans les âmes par la Pensée de la Création. Le Créateur a préparé pour elles les deux systèmes susmentionnés, l’un face à l’autre, au travers lesquels les âmes passent et se divisent en deux aspects, le corps et l’âme, qui se revêtent l’un dans l’autre.

Par la Torah et les Mitsvot elles finiront par transformer la forme du désir de recevoir en celle du désir de donner. Elles pourront alors recevoir toute la bonté qui est dans la Pensée de la création, et avec cela elles seront gratifiées d’une forte adhésion avec le Créateur, parce que grâce au travail de la Torah et des Mitsvot, elles auront mérité l’équivalence de forme avec leur Créateur. C’est ce qui est considéré comme la fin de la correction.

Et alors puisque le Sitra Akhra impur ne sera plus d’aucune utilité, il sera éliminé de la terre et la mort disparaîtra pour toujours. Tout le travail dans la Torah et commandements qui a été donné au monde pendant les six milliers d’années que le monde existe, et à chaque personne durant les soixante-dix ans de sa vie, ne sert qu’à les conduire à la réparation finale de l’équivalence de forme susmentionnée.

Nous avons, aussi, bien clarifié la formation et la sortie du système des Klipot et de l’impureté de Sa Sainteté, ce qui était inévitable pour permettre la création des corps, et qu’ensuite ils soient corrigés par la Torah et les Mitsvot. Si nos corps, avec leur désir de recevoir corrompu, ne provenaient pas du système d’impureté, nous n’aurions jamais pu le corriger, car l’homme ne corrige pas ce qu’il n'a pas.

13) Cependant, et finalement, nous devons encore comprendre comment le désir de recevoir pour soi, .qui est si mauvais et si corrompu, a-t-il pu sortir et être dans la Pensée de la Création dans Ein Sof, dont l’unité est au-delà des mots et au-delà de toute description?

Le point est qu’aussitôt qu’il a eu la Pensée de créer les âmes, Sa pensée a tout achevé, car Il n’a pas besoin d’un acte, comme nous. Toutes les âmes et les mondes destinés à être créés, sont apparus instantanément remplis de tout le délice, le plaisir et la douceur qu’Il avait prévu pour eux, dans la perfection la plus totale que les âmes sont destinées à recevoir à la fin de la correction, c‘est-à-dire une fois que le désir de recevoir des âmes est complètement corrigé, et qu’il est devenu le don pur, en équivalence de forme complète avec l’Emanateur.

C’est ainsi parce que le passé, le futur et le présent ne font qu’un, dans Son Eternité. Le futur est comme le présent et la notion de temps n’existe pas en Lui. De ce fait, il n’a jamais été question du désir de recevoir corrompu, dans un état de séparation dans .Ein Sof. .Au contraire, cette équivalence de forme destinée à être découverte à la fin de la correction, apparut immédiatement dans Son Eternité.

C’est à ce propos que nos sages ont dit, qu’avant même .la Création du monde, Lui et Son Nom étaient Un, .car la forme de séparation du désir de recevoir n’avait pas été révélée dans la réalité des âmes, qui sont sorties de la Pensée de la Création, mais elles étaient unies à Lui en équivalence de forme, par le verset Lui et Son Nom sont Un.

14) De là vous trouvez nécessairement que dans l’ensemble, il y a trois états en ce qui concerne les âmes :

Le premier état est leur présence dans Ein Sof, dans la Pensée de la Création où elles ont déjà la forme future de la fin de la correction.

Le second état est leur présence dans les 6000 ans, où elles ont été divisées, en un corps et une âme, par .les deux systèmes susmentionnés, et où le travail dans la Torah et les Mitsvot leur a été donné, afin d’inverser leur désir de recevoir, et de le rendre un désir de faire plaisir à leur Créateur, et non pas à elles-mêmes. Pendant cette période, il n’y aura aucune correction pour les corps, mais uniquement pour les âmes. Ce qui signifie qu’ils doivent éliminer toute forme de réception personnelle, qui est considérée comme le corps, et ne rester qu’avec le désir de donner sans réserve, qui est la forme du désir dans les âmes. Les âmes des justes, non plus, ne pourront pas jouir au Jardin d’Eden après leur mort, mais .seulement après que leurs corps se soient décomposés dans la poussière.

Le troisième état est Gmar HaTikoun (fin de la réparation) des âmes après la résurrection des morts, quand la correction complète arrivera aux corps également, car ils transformeront alors aussi la réception pour soi, qui est la forme du corps, pour qu’elle prenne la forme du don pur, et ils mériteront de recevoir pour eux-mêmes toute la bonté et les plaisirs et les délices de la Pensée de la Création. Et avec tout ceci, elles atteindront une forte adhésion par la force de leur équivalence de forme avec leur Créateur, car elles ne recevront pas tout ceci à cause de leur désir de recevoir, mais pour faire plaisir à leur Créateur, puisqu’Il se réjouit lorsqu’elles reçoivent de Lui.

Dans un souci de concision, dès à présent, je me servirai des noms de ces trois états, comme premier état, second état et troisième état, et vous vous souviendrez de tout ce qui est expliqué ici, à chaque état.

15) En analysant ces trois états, vous trouverez que l’un est absolument nécessaire à l’autre. Si l’un d’entre eux s’annulait, les autres s’annuleraient aussi.

Par exemple, si le troisième état, la transformation de la forme de réception en forme de don, ne s’était pas révélé, forcément l’état 1 dans Ein Sof n’aurait pas été capable d’émerger. Ceci car la perfection ne se manifeste dans le premier état que parce qu’elle existe déjà dans le troisième état, comme si elle est dans le présent, et toute la perfection qui figure dans cet état est comme la copie du futur dans le présent. Mais si le futur pouvait être annulé, il n’y aurait pas de présent. Ainsi le troisième état nécessite .l’existence du premier.

Qui plus est, si quelque chose s’était annulé dans le second état, là où prend place tout le travail qui est destiné à être achevé au troisième état, le travail des corruptions et corrections et la continuité des degrés des âmes, comment le troisième état aurait-il .existé ? De cette façon le second état nécessite l’existence du troisième état.

Il en est de même pour l’existence du premier état dans Ein Sof, où toute la perfection du troisième état existe déjà. Il doit donc absolument être adapté, c’est-à-dire que le second et le troisième état se manifestent dans toute la perfection qui s’y trouve, ni plus ni moins en quoi que ce soit. Le premier état nécessite donc l’émergence de systèmes correspondants dans le second état, pour permettre l’existence d’un corps dans le désir de recevoir, corrompu par le système de l’impureté, .nous permettant alors de le corriger. Si le système des mondes d’impureté n’existait pas, nous n’aurions pas ce désir de recevoir, et nous n’aurions pas pu le corriger ni accéder au troisième état, car l’homme ne peut pas corriger ce qui n’est pas en lui. Il ne faut donc pas demander comment le système d’impureté émergea du premier état, car c’est le premier état même qui nécessite son existence sous la forme du second état.

16) Ne devrions-nous pas nous poser la question qu’en fait, notre libre arbitre nous a été ôté, vu que nous sommes obligés de nous parfaire et d’accepter le .troisième état, parce qu’il est déjà présent dans le premier état?

Le fait est que le Créateur nous a préparé deux voies dans le second état, pour nous conduire au troisième état:

La première est la voie de la Torah et des Mitsvot, comme susmentionné.

La seconde est la voie de la souffrance. La souffrance purifie notre corps et nous oblige, en fin de compte, à inverser notre désir de recevoir, en une forme de désir de don sans réserve, et à s’attacher à Lui. Comme nos sages ont dit (Sanhédrin 97 b) : «Si vous vous repentez, c’est bien, et sinon Je placerai sur vous un roi comme Haman, et il vous forcera à vous repentir malgré vous ».

Nos sages ont dit du verset: «En son temps Je l’accélérerai. S’ils méritent, Je l’accélérerai, sinon en son temps.»

Cela veut dire qu’en méritant par le premier chemin, en observant la Torah et les commandements, nous hâtons notre correction et nous n’avons pas besoin de souffrances pénibles et amères, ni du temps qu’il faut pour les subir, pour nous obliger à nous repentir malgré nous.

Sinon, «en son temps », ce qui veut dire seulement quand les souffrances termineront notre correction, et que .la correction nous arrivera malgré nous. En fait, le chemin de la souffrance est aussi la punition des âmes en Enfer. Mais quoi qu’il en soit, Gmar Tikoun (la Correction Finale), qui est le troisième état, est obligatoire et absolu, en raison du premier état.

Notre choix réside uniquement, entre la voie de la souffrance et la voie de la Torah et des commandements.

Nous avons donc mis en lumière la manière dont ces trois états des âmes sont interconnectés et se nécessitent absolument l’un l’autre.

17) Selon ce qui a été expliqué, nous comprenons très bien la troisième analyse ci-dessus : lorsque nous nous examinons, nous trouvons que nous sommes corrompus et méprisables, comme personne ne peut en être blâmé. Cependant lorsque nous examinons l’opérateur qui nous a créés, nous devrions être au rang le plus élevé, car il n’y a rien de plus digne d’éloges que Lui, comme il se doit de l’Opérateur qui nous a créés, puisque la nature de l’Opérateur parfait est d’accomplir des actes parfaits.

Ainsi, nous comprenons bien que notre corps avec toutes ses circonstances et ses possessions insignifiantes n’est pas du tout notre vrai corps, vu que notre vrai corps, .qui est éternel et parfait, existe déjà dans Ein Sof, dans le premier état, où il reçoit sa forme complète du futur, de celui qui sera le troisième état, c’est-à-dire, la réception sous la forme de don, qui est en équivalence de forme avec Ein Sof.

Ainsi, si notre premier état nécessite que nous recevions, au second état, la Klipa de notre corps, sous sa forme corrompue et détestable, qui est le désir de recevoir pour soi-même, qui est la force qui nous sépare de Ein Sof, pour que nous le corrigions et qu’il nous permette de recevoir notre corps éternel en pratique, au troisième état. Il nous est inutile de protester, car notre travail ne peut être réalisé que dans ce corps, transitoire et inutile, car «un homme ne peut corriger ce qu’il n’a pas en lui ».

Nous sommes donc déjà dans la mesure même de perfection adéquate, et en concordance avec l’Opérateur parfait qui nous a façonnés, même dans notre second état, car ce corps ne peut pas nous nuire en quoi que ce soit, puisqu’il est sur le point de mourir et de disparaître, et qu’il ne nous sert que le temps nécessaire à son annulation et à la réception de notre forme éternelle.

18) Cela éclairci notre cinquième analyse : comment est-il possible que de l’Eternel naissent des actions temporaires, transitoires et inutiles ? Nous voyons, qu’en fait, nous sommes déjà à Ses yeux dignes de Son éternité, à savoir des êtres parfaits et éternels. Notre éternité nécessite forcément, que la Klipa du corps qui nous a été donnée uniquement pour le travail, soit transitoire et inutile, car si elle était restée pour l’éternité, nous serions restés séparés de la Vie des Vies pour l’éternité.

Nous avons déjà dit au point 13, que cette forme de notre corps, qui est le désir de recevoir uniquement pour nous-mêmes, n’est pas présente du tout dans l’éternelle Pensée de la Création, car nous y sommes sous la forme du troisième état. Mais elle nous est obligatoire dans le second état, pour nous permettre de le corriger.

Nous ne devons pas nous poser de questions sur l’état des autres créatures dans le monde, à part l’homme, puisque l’homme est le centre de toute la Création, comme il sera écrit par la suite au point 39, et toutes les autres créatures n’ont aucune valeur en elles-mêmes, si ce n’est dans la mesure où elles sont utiles à l’homme pour .atteindre sa perfection. C’est pourquoi elles s’élèvent et tombent avec lui, sans aucune considération pour elles-mêmes.

19) Avec ceci, nous avons également expliqué la quatrième question : vu que la nature du bon est de faire le bien, comment a-t-Il créé dès le début, des créatures torturées et tourmentées toute leur vie durant?

Car comme nous l’avons dit, toutes ces souffrances proviennent nécessairement de notre premier état, où notre éternité parfaite, qui y est reçue de notre troisième état futur, nous oblige à emprunter le chemin de la Torah ou bien le chemin de la souffrance, pour accéder à l’éternité dans le troisième état (point 15).

Toutes ces souffrances ne résident que sur cette Klipa de notre corps, qui n’a été créée que pour mourir et être enterrée. Cela nous apprend que le désir de recevoir pour soi-même n’a été créé que pour être éradiqué, et aboli du monde et pour le transformer en un désir de don sans réserve. Les tourments que nous souffrons existent uniquement pour découvrir l’insignifiance et la nuisance qui se cachent en lui.

En effet, lorsque tous les humains accepteront à l’unanimité, d’abolir et d’éradiquer leur désir de recevoir pour eux-mêmes, et n’auront d’autre désir que de donner sans réserve à leurs compagnons, tous les soucis et les nuisances dans le monde cesseront d’exister, et chacun sera assuré d’une vie pleine et saine, puisque chacun de nous aura le monde entier qui se souciera de lui, et satisfera ses besoins.

Cependant, lorsque chacun de nous ne désire recevoir que pour soi, c’est la source de toutes les inquiétudes, des souffrances, des guerres et des massacres auxquels nous ne pouvons pas échapper. Ils affaiblissent nos corps avec toutes sortes de maladies et de douleurs. Vous trouverez que toutes ces souffrances, dans notre monde, ne sont que les manifestations présentées à nos yeux, pour nous pousser à .annuler la mauvaise Klipa du corps, et assumer la forme complète du désir de donner sans réserve. Et .comme nous l’avons dit, le chemin de la souffrance lui-même nous amène à la forme désirée.

Sachez que les Mitsvot entre l’homme et son compagnon, précèdent les Mitsvot entre l’homme et Dieu, car le don à autrui l’amène à donner sans réserve à Dieu.

20) .Après toutes ces explications, nous avons résolu la première question: «Quelle est notre essence?» Notre essence est la même que l’essence de tous les individus dans la réalité, et n’est ni plus ni moins que le désir de recevoir (comme écrit au point 7). Cependant, non pas comme il se présente au second état, qui est le désir de recevoir uniquement pour soi, mais comme il existe dans le premier état, dans Ein Sof, sous sa forme éternelle, qui est la réception en vue de faire plaisir au Créateur .(comme écrit au point 13).

Bien qu’effectivement, nous n’ayons pas encore atteint le troisième état et que nous manquions encore de temps, cela ne diminue en aucune façon notre essence, car notre troisième état est absolument requis par le premier état. C’est pourquoi, «tout ce qui sera collecté est estimé collecté ». Le manque de temps est considéré comme un manque, uniquement là .où il y a un doute, qu’il accomplisse ce qui doit être accompli à temps.

Et comme nous n’avons aucun doute à ce propos, c’est comme si nous étions déjà parvenus au troisième état. Ce corps, sous sa forme corrompue, qui nous est donné à présent, ne terni pas non plus notre essence, puisque lui et tout ce qui lui appartient sont sur le point de disparaître complètement, avec tout le système de l’impureté, qui est leur source. « Et tout ce qui sera brûlé est estimé brûlé », et est considéré comme n’ayant jamais existé.

Cependant, l’âme, revêtue de ce corps, dont l’essence n’est aussi qu’un désir, mais le désir de donner sans réserve, qui provient du système des quatre mondes ABYA de Sainteté (point 11), cette âme existe .éternellement, car cette forme de désir de donner est en équivalence de forme avec la Vie des Vies, et elle ne peut être échangée. Ce sujet sera complété plus loin, à partir du point 32).

21) Ne vous laissez pas abuser par les philosophes qui prétendent que l’essence de l’âme serait une substance intellectuelle, qui ne proviendrait que de concepts dont elle s’instruirait, et dont elle grandirait, et qu’ils seraient toute son essence. La question de la continuité de l’âme après le départ du corps dépendrait entièrement de l’étendue des concepts qu’elle aurait acquis, à tel point que l’absence de tels concepts impliquerait l’absence de continuité.

Ce n’est pas le point de vue de la Torah. C’est aussi inacceptable pour le cœur. Toute personne, qui a essayé d’acquérir quelque connaissance, sait et ressent que le cerveau est une possession et non le propriétaire.

Néanmoins, comme nous l’avons dit, toute la substance de la Création, que ce soit la substance des éléments spirituels ou la substance des objets matériels, n’est ni plus ni moins qu’un désir de recevoir.

Bien que nous ayons dit que l’âme soit entièrement un désir de donner, ce n’est ainsi que par les corrections de la Lumière Réfléchie, qu’elle reçoit des Mondes Supérieurs, et desquels elle .nous vient. Cependant l’essence de l’âme est également un désir de recevoir.

La distinction, que l’on puisse faire entre un objet et un autre, n’est discernée que par son désir, car le désir de toute essence lui crée des besoins, et les besoins engendrent des pensées et des concepts pour obtenir ces besoins, que le désir de recevoir exige.

Tout comme les désirs humains diffèrent les uns des autres, il en est de même pour les besoins, les pensées et les idées.

Par exemple, ceux dont le désir de recevoir est limité à des désirs animaux seulement, de même leurs besoins, pensées et idées sont dictés pour satisfaire ce désir de recevoir dans toute sa bestialité. Bien qu’ils utilisent la connaissance et la raison humaine, il suffit à l’esclave d’être comme son maître. C’est comme l’esprit animal, puisque l’esprit est l’esclave et qu’il est au service du désir animal.

Ceux dont le désir de recevoir est intensifié principalement par les désirs humains, tels que les honneurs, et le pouvoir sur les autres, qui sont absents chez l’animal, ainsi la majorité de leurs besoins, pensées et idées tourne uniquement autour de la satisfaction de leurs désirs, autant que possible.

Ceux, dont le désir de recevoir est intensifié principalement pour acquérir des connaissances, ainsi la majorité de leurs besoins, pensées et idées sont en vue de satisfaire ce désir, autant que possible.

22) Ces trois désirs sont présents en général, dans tous les genres de personnes, mais ils fusionnent dans différentes proportions, d’où la différence d’une personne à l’autre. Nous pouvons déduire, à partir des propriétés matérielles, les éléments spirituels, selon leur valeur spirituelle.

23) Ainsi, les âmes humaines aussi, celles qui sont spirituelles, n’ont qu’un désir, celui .de donner satisfaction à leur Créateur, par les revêtements de la Lumière Réfléchie (Ohr Khozer) qu’elles reçoivent des Mondes Supérieurs et dont elles proviennent, et ce désir est leur essence et l’âme même. Il s’avère qu’une fois s’être revêtue du corps humain, l’âme engendre en lui des besoins, des pensées et des raisons de satisfaire son désir de donner, dans son entièreté, c’est-à-dire pour donner satisfaction à son Créateur, selon l’ampleur de son désir.

24) L’essence du corps n’est que le désir de recevoir pour soi, et toutes ses manifestations et ses acquisitions n’existent que pour satisfaire ce désir de recevoir corrompu, qui n’a été créé, initialement, que pour être éradiqué et éliminé du monde, afin d’atteindre le troisième état complètement au Gmar Tikoun (Fin de la Correction). C’est pourquoi le corps est mortel, transitoire et méprisable, .lui et toutes ses acquisitions, tel une ombre qui passe et qui ne laisse rien derrière elle.

L’essence de l’âme n’est que le désir de donner sans réserve, et toutes ses manifestations et ses acquisitions sont la satisfaction de ce désir de donner, qui existe déjà au premier état éternel, ainsi qu’au troisième état dans le futur, elle n’est donc absolument pas mortelle et remplaçable.

Au contraire, elle et toutes ses possessions sont éternelles et existent pour toujours. Elle ne manque de rien au départ du corps. Au contraire, l’absence de la forme du corps corrompu la rend plus forte, ce qui lui permettra de s’élever au Paradis, au Jardin d’Eden.

Nous avons ainsi bien démontré que la continuité de l’âme ne dépend en rien des concepts qu’elle a acquis, comme les philosophes le prétendent, mais son éternité ne réside que dans son essence, dans son désir de donner sans réserve qui est son essence, et les concepts qu’elle a acquis sont sa récompense, non son essence.

25) De là émerge l’entière solution à la cinquième réflexion : Puisque le corps est corrompu au point que l’âme ne peut être entièrement purifiée avant que le corps ne se décompose en terre, pourquoi revient-il à la résurrection des morts ? Et aussi la question relative aux propos des sages, «les morts sont destinés à ressusciter avec tous leurs défauts, pour qu’on ne les prenne pas pour un autre.» (Zohar, Amor, 17)

Vous comprendrez clairement ce sujet de la Pensée de la Création, soit du premier état. Nous avons dit que puisque la Pensée était de réjouir Ses créatures, Il a dû créer un grand désir, très exagéré, de recevoir toute cette abondance de bien, qui est dans la Pensée de la Création, car le grand délice et le grand désir de recevoir vont de pair. (Point 6 -7)

Nous avons dit également que ce grand désir de recevoir est toute la substance qu’Il a créée, car Il n’a pas besoin de plus que cela pour réaliser la Pensée de la Création. De plus c’est la nature de l’Opérateur parfait de ne pas accomplir d’opérations superflues, comme il est écrit dans le Poème de l’Union : «Dans toute Ton œuvre, Tu n’as rien oublié, ni omis, ni ajouté.»

Nous avons affirmé aussi que ce désir de recevoir exagéré avait été complètement retiré du système de Sainteté et avait été donné au système des mondes d’impureté, dans lequel se trouvent les corps, leurs substances et toutes leurs possessions dans ce monde. Lorsque l’homme atteint sa treizième année, il commence à atteindre une âme sainte par la pratique de la Torah. A ce moment, il est alimenté par le système des mondes de Sainteté, selon la mesure de pureté de l’âme qu’il a acquise.

Nous avons également dit précédemment que pendant les 6000 ans qui nous ont été donnés pour le travail de la Torah et des Mitsvot, aucune correction ne revient au corps, à son désir de recevoir excessif. Toutes les corrections, résultant de notre travail, sont uniquement relatives à l’âme, qui s’élève, grâce à elles, aux niveaux supérieurs de sainteté et de pureté, ce qui signifie l’augmentation du désir de donner sans réserve qui s’étend avec l’âme.

C’est la raison pour laquelle, le corps est destiné à mourir, à être enterré et à se décomposer, car il ne subit aucune correction. Cependant, .il ne peut pas rester ainsi car, si ce désir de recevoir excessif disparaissait du monde, la Pensée de la Création ne pourrait pas se réaliser, ce qui veut dire la réception de tous les énormes plaisirs qu’Il pensait donner à Ses créatures, car le grand désir de recevoir et le grand plaisir vont de pair. Dans la mesure où le désir de recevoir diminue, le plaisir et le délice de la réception diminuent dans la même mesure.

26) Nous avons déjà dit, que le premier état .nécessite que le troisième état se matérialise .dans toute la mesure de la Pensée de la Création, au premier état, sans qu’il n’y manque quoi que ce soit (voir point 15).

Ainsi le premier état nécessite la résurrection des corps morts, soit leur désir de recevoir excessif, qui a déjà été éradiqué, et s’est décomposé au second état. Celui-ci doit à présent ressusciter dans toute sa plénitude, sans restriction aucune, c’est-à-dire avec tous ses anciens défauts.

Le travail recommence alors, pour transformer ce désir de recevoir excessif, pour qu’il devienne uniquement afin de donner. Nous y gagnons ainsi .deux fois:

  1. Nous aurons une place où recevoir toute la bonté, les délices et la douceur de la Pensée de la Création, car nous avons déjà le corps avec son excessif désir de recevoir qui va de pair avec ces délices.
  2. Puisque notre réception de cette façon ne sera qu’en vue de faire plaisir au Créateur, cette réception sera considérée comme un pur don sans réserve (Voir le point 11). Et cela nous conduira à l’équivalence de forme, qui est Dvékout (adhésion), qui est notre forme au troisième état. Ainsi, le premier état nécessite absolument la résurrection des morts.

27) En fait, la résurrection des morts ne peut se produire que vers la Fin de la Correction, c’est-à-dire à la fin du second état. Après avoir été récompensé par le .reniement de notre désir de recevoir excessif, et n’avoir reçu le désir que de donner sans réserve, et après avoir été gratifié de tous les merveilleux degrés de l’âme, nommés Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, .Yekhida, par notre travail de négation de ce désir de recevoir, nous arrivons alors à la plus grande perfection, au point où il est possible de faire revivre .le corps, à nouveau, avec tout son désir de recevoir excessif.

Alors, nous n’en sommes plus lésés, en ce qu’il nous sépare de notre Dvékout. Au contraire, nous le surmontons et nous lui donnons la forme du don sans réserve. En vérité, c’est ainsi qu’il en va avec chacune des mauvaises qualités que nous souhaitons lui ôter :

  1. Nous devons, d’abord, l’éliminer complètement, jusqu’à ce que rien n’en subsiste.
  2. Ensuite nous pouvons la recevoir à nouveau et la diriger sur la voie médiane.

Tant que nous ne l’avons pas complètement éliminée en nous, il est impossible de la diriger sur la voie moyenne désirée.

28) Comme l’ont dit nos sages: «Les morts ressusciteront avec leurs défauts et seront ensuite guéris.» C’est-à-dire qu’au commencement, le même corps ressuscite, qui est le désir de recevoir excessif, sans aucune restriction, juste comme il a grandi par la nourriture des mondes d’impureté, avant que la Torah et Mitsvot ne l’aient purifié en quoi que ce soit. Telle est la signification de «dans tous leurs défauts».

Nous commençons alors un nouveau travail : inclure tout ce désir de recevoir excessif dans la forme du don. Il est alors guéri, car à présent il a atteint aussi l’équivalence de forme. Ils disent que c’est la raison de «qu’on ne dise pas que c’est un autre», signifiant qu’il ne sera pas dit de lui qu’il est sous une forme différente de celle qu’il avait dans la pensée de la Création. En fait ce désir de recevoir excessif se tient là, prêt à recevoir toute la bonté de la Pensée de la Création. Mais entre-temps il a été donné aux Klipot pour être purifié. Pourtant à la fin, il ne faut pas qu’il soit un corps différent, car s’il lui manquait quoi que ce soit, il serait comme quelqu’un de tout autre, et donc indigne de recevoir toute la bonté de la Pensée de la création, comme il l’a déjà reçue là, au premier état. Comprenez bien ceci.

29) Maintenant nous pouvons résoudre la seconde question : quel est notre rôle dans la longue chaîne de la réalité dont nous ne constituons que des petits maillons durant notre courte vie?

Sache que notre travail, durant nos soixante-dix ans d’existence, est divisé en quatre :

Première division : obtenir un désir de recevoir excessif sans restriction, dans toute sa mesure corrompue, du système des quatre mondes ABYA d’impureté. Si nous n’avions pas ce désir de recevoir corrompu, nous n’aurions pas pu le corriger, .car «nous ne pouvons pas corriger ce qui n’est pas en nous ».

Par conséquent, non seulement ce désir de recevoir, .implanté dans notre corps à la naissance, est-il insuffisant, mais il doit être aussi un véhicule pour les Klipot impures, pendant pas moins de treize ans. Cela signifie que les Klipot le dominent et lui donnent leurs Lumières, car leurs Lumières augmentent son désir de recevoir, .parce que les satisfactions que les Klipot fournissent au désir de recevoir ne font qu’élargir constamment l’exigence du désir de recevoir.

Par exemple, à la naissance il ne désire qu’une portion et pas plus. Mais lorsque la Sitra Akhra fournit la portion, le désir de recevoir double immédiatement. Ensuite lorsque la Sitra Akhra contente les deux portions, le désir augmente immédiatement et en veut quatre, et s’il n’est pas surmonté pas par la Torah et les Mitsvot, pour .purifier le désir de recevoir et le transformer en don sans réserve, son désir de recevoir grandira toute sa vie, jusqu’à ce qu’il meurt sans avoir atteint la moitié de ses désirs.

Il est considéré ainsi .être sous l’autorité de la Sitra Akhra et des Klipot, dont le rôle est d’étendre et d’accroître son désir de recevoir et de le rendre exagéré et illimité, afin de fournir à l’homme tout le matériel dont il a besoin pour travailler et se corriger.

30) Seconde division : à partir de l’âge de 13 ans, le point dans son cœur, qui est l’arrière de Nefesh de la Sainteté, est renforcé. Bien qu’il soit revêtu dans son désir de recevoir dès sa naissance, il ne commence à se réveiller qu’après treize ans. Il commence alors à entrer sous l’autorité du système des mondes de Sainteté, à savoir dans la mesure où il pratique la Torah et les Mitsvot.

Le rôle principal, durant cette période, est d’obtenir et d’accroître le désir de recevoir spirituel. A sa naissance, il n’a de désir de recevoir que la matérialité. Par conséquent, bien qu’il ait acquis, avant d’avoir 13 ans, un désir de recevoir excessif, il n’est pas encore à la fin de la croissance du désir de recevoir. L’intensification essentielle du désir de recevoir ne se dessine que dans la spiritualité.

Ceci, car, par exemple, avant d’avoir treize ans, son désir de recevoir souhaite engloutir toutes les richesses et les honneurs de ce monde matériel, qu’il est évident à tous, qu’il n’est pas un monde éternel, et qu’il n’est pour chacun de nous, qu’une ombre éphémère. Cependant lorsqu’il acquiert le désir spirituel excessif de recevoir, c’est alors qu’il souhaite engloutir pour son propre plaisir, tout le bien et la richesse du monde à venir éternel, qui est pour lui une possession éternelle. Ainsi l’essentiel du désir excessif de recevoir n’est achevé qu’avec un désir de recevoir la spiritualité.

31) Il est écrit dans les Nouveaux Tikounim (97b) à propos du verset (Proverbes 30,15) «La sangsue a deux filles : « Donne, donne »». La sangsue veut dire l’Enfer, et les méchants qui sont piégés dans cet enfer aboient comme un chien : «Hav-Hav» (signifiant donne-donne en hébreu), ce qui veut dire : « Donne-nous la fortune de ce monde et donne la fortune du monde à venir».

Qui plus est, c’est un degré bien plus important que le premier, car en plus d’obtenir la véritable mesure du désir de recevoir, en lui donnant tout le matériel dont il besoin pour son travail, c’est le degré qui le conduit à Lishma (pour la Mitzva elle-même). Comme nos sages l’ont dit (Pessakhim 50b) : «L’homme devrait toujours pratiquer la Torah et les Mitsvot Lo Lishma (non pas pour la Mitzva elle-même), car de Lo Lishma, il arrive à Lishma ».

Par conséquent, ce degré, qui arrive après 13 ans est considéré comme sacré. C’est la signification de « la servante de la Sainteté qui est au service de sa maîtresse», c’est-à-dire « la Sainte Shekhina » (Divinité), car la servante le conduit à Lishma, et il est gratifié de l’inspiration de la Divinité.

Cependant il doit prendre toutes les mesures adéquates pour le conduire à «Lishma», car s’il ne fait pas les efforts dans ce but, il n’atteindra pas Lishma, et il tombera dans le piège de la servante impure, qui fait face à la servante de la Sainteté, et dont le rôle est de dérouter l’homme, afin que Lo Lishma ne le mène pas à Lishma. C’est à son sujet qu’il est dit : «une servante qui hérite de sa maîtresse » (Proverbes 30, 23), car elle ne laissera personne s’approcher de la maîtresse, qui est la Sainte Divinité.

Et le niveau final de cette division est qu’il tombera follement amoureux du Saint béni soit-Il, comme l’on tombe passionnément amoureux d’un corps, au point que l’objet de la passion reste sous ses yeux jours et nuits, comme le poète dit: «Quand je pense à Lui, Il m’empêche de dormir». C‘est alors que l’on dit de lui : «un désir satisfait est un Arbre de Vie» (Proverbes 13, 12), car les cinq degrés de l’âme sont l’Arbre de vie qui s’étend sur 500 ans. Chaque degré dure 100 ans, et conduira la personne à recevoir toutes les cinq Behinot (discernements) de NaRaNHaY (Nefesh, Rouakh, Neshama, Haya, Yekhida) clarifiés dans la troisième division.

32) La troisième division est le travail dans la Torah et les Mitsvot Lishma, pour donner sans réserve et non pour recevoir une récompense. Ce travail purifie le désir de recevoir pour soi-même et le transforme en un désir de donner sans réserve.

Dans la mesure où l’homme purifie le désir de recevoir, il devient digne de recevoir les cinq parties de l’âme qui sont appelées NaRaNHaY (ci-après point 42). Elles se trouvent dans le désir de donner sans réserve (voir point 23) et ne pourront pas se vêtir du corps tant que le désir de recevoir le contrôle, vu qu’il est opposé à l’âme, ou même en disparité de forme avec .elle. C’est ainsi car le revêtement et l’équivalence de forme vont de pair (Point 11).

Lorsque l’homme parvient à être entièrement dans le désir de donner sans réserve, sans rien recevoir pour lui-même, il est gratifié de l’équivalence de forme, de ses NaRaNHaY Supérieurs, provenant de leur source dans Ein Sof, à l’état premier, à travers .ABYA de Sainteté, et qui sont immédiatement attirés à lui et se revêtent en lui graduellement.

La quatrième division est le travail effectué après la résurrection des morts. Cela signifie que le désir de recevoir, après avoir complètement disparu, en mourant et étant enterré, ressuscite à nouveau dans un désir de recevoir excessif des plus mauvais, comme nos sages l’ont dit: «les morts ressusciteront avec leurs défauts» (point 28). Il est transformé alors en réception sous la forme du don. En effet, il est donné à quelques élus d’accomplir ce travail durant leur vie dans ce monde.

33) Il reste, à présent, la clarification de la sixième analyse, dont nos sages disent: « Tous les mondes, Supérieurs et inférieurs, ne furent créés que pour l’homme ». Il semble très étrange que, pour ce petit homme, qui n’a pas plus de valeur qu’un fin cheveu, comparé à la réalité face à nous dans ce monde, et encore moins comparé aux mondes spirituels Supérieurs, le Créateur se soit donné tant de peine à créer tout cela pour lui. Et encore plus étrange : pourquoi l’homme aurait-il besoin de tous ces vastes et nombreux mondes spirituels ?

Vous devez savoir que tout le plaisir de notre Créateur de réjouir Ses créatures dépend de la mesure dans laquelle les créatures Le ressentent, comme Celui qui donne et Celui qui les réjouit. C’est alors qu’Il s’amuse beaucoup avec elles, comme un père qui joue avec son enfant chéri, dans la mesure où le fils ressent et reconnaît la grandeur et la majesté de son père, et où son père lui montre tous les trésors qu’Il a préparés pour lui.

Comme il est écrit : «Ephraïm, Mon fils chéri, un enfant choyé, puisque plus J’en parle, plus Je veux me souvenir de lui. Donc, Mes entrailles sont émues en sa faveur, Je le prendrai en pitié, dit le Seigneur » (Jérémie 30,20.)

Observez ces mots attentivement et vous pourrez comprendre et connaître l’immense plaisir qu’a l’Eternel avec tous ceux qui ont mérité de Le ressentir et de reconnaître Sa grandeur, de toutes les manières qu’Il leur a préparées, au point d’être avec eux comme un père avec Son fils chéri, comme un père avec Son fils choyé, tel que c’est expliqué dans les versets, aux yeux des érudits.

Il n’y a nul .besoin d’allonger à ce sujet. Il nous suffit de savoir que pour ce plaisir et ces délices avec ces entités, il Lui valait la peine de créer tous les mondes, Supérieurs et inférieurs, de même, comme nous le verrons ci-dessous.

34) Afin de préparer Ses créatures à atteindre le niveau élevé et sublime susmentionné, le Saint béni soit-Il voulut le mettre en œuvre par quatre degrés, qui se développent l’un de l’autre, appelés «minéral», «végétal», «animal» et «parlant».

Ce sont en fait, les quatre phases du désir de recevoir selon lesquelles les Mondes Supérieurs sont divisés. Car bien que l’essence du désir ne se manifeste que dans Bekhina Dalet (quatrième discernement) du désir de recevoir, Bekhina Dalet ne peut apparaitre en une seule fois, si elle n’est pas précédée par les trois Bekhinot précédentes, dans lesquelles et par lesquelles, elle se développe progressivement et apparaît, jusqu’à être achevée sous sa forme complète de Bekhina Dalet, comme c’est expliqué dans « Talmud Esser Ha Sefirot » première partie, point 50.

35) Dans Bekhina Alef (premier discernement) du désir de recevoir, appelé «minéral», qui est le début de la manifestation du désir de recevoir dans ce monde matériel, il n’y a là qu’une force motrice incluant la totalité de la catégorie minérale. Cependant, aucun mouvement n’est visible dans ses particules. Cela est dû au fait que le désir de recevoir génère des besoins, et les besoins provoquent des mouvements suffisants pour satisfaire le besoin ; et puisque le désir de recevoir n’y existe que dans une faible mesure, il ne gouverne que l’ensemble de la catégorie à la fois, .et n’est pas discernable dans les particules.

36) Le végétal lui est ajouté, et est la Bekhina Bet (second discernement) du désir de recevoir, dont la mesure est plus grande que celle du minéral, et son désir de recevoir gouverne chacun des éléments de son ensemble. Chacun des éléments possède son propre mouvement, qui se déploie en longueur et en largeur et se meut là où le soleil brille. De plus, il est apparent que chaque élément, absorbe sa nourriture et sécrète ses déchets. Cependant, malgré tout cela, la sensation de liberté individuelle est encore absente chez eux.

37) La catégorie animale s’ajoute à lui, la Bekhina Gimel (troisième discernement) du désir de recevoir. Sa mesure est déjà beaucoup plus complète, car ce désir de recevoir génère déjà dans chacun de ses individus, une sensation de liberté individuelle, qui constitue la vie particulière de chaque individu, de façon distincte de celle de l’autre. Cependant, ils sont encore dépourvus de la sensation d’autrui, c’est-à-dire qu’il n’y a en eux aucune préparation pour regretter la souffrance d’autrui ou .se réjouir pour lui, etc.

38) L’espèce humaine s’ajoute à toutes les précédentes. Elle est la Bekhina Dalet (quatrième discernement) du désir de recevoir, et sa mesure y est déjà complète et finale. La sensation des autres se manifeste aussi dans le désir de recevoir en lui. Et si vous désirez savoir, avec grande précision, quelle est l’écart entre la Bekhina Gimel du désir de recevoir de l’espèce animale, et la Bekhina Dalet du désir de recevoir du genre humain, je vous dirai qu’il est égal à la valeur d’une seule créature de la réalité, par rapport à la réalité toute entière.

Ceci est dû au fait que le désir de recevoir chez l’animal, qui n’a pas la sensation des autres, ne peut engendrer des désirs et des besoins en lui, que dans la mesure où ils ont déjà été implantés dans cette même créature uniquement. Tandis que l’homme, qui peut également ressentir autrui, ressent le manque de tout ce que les autres possèdent et se remplit d’envie d’acquérir toute la réalité que les autres possèdent. Lorsqu’il possède cent, il en veut deux cent. Par conséquent, ses besoins se multiplient toujours jusqu’à vouloir engloutir tout ce qui existe dans le monde entier.

39) Nous avons démontré à présent, que le but désiré du Créateur pour la création qu’Il a créée est de faire plaisir à Ses créatures, pour qu’elles reconnaissent Sa sincérité et Sa grandeur et pour qu’elles reçoivent toute la bonté et la douceur qu’Il a préparé pour l’homme dans la mesure décrite dans le verset «Ephraïm, mon fils chéri, un enfant choyé» (Jérémie 31,20). Vous voyez ainsi, clairement, que ce but ne s’applique ni au minéral, ni aux larges sphères telles que la Terre, la Lune et le Soleil, quel que soit leur luminescence, et ni au végétal et ni à l’espèce animal, puisqu’il leur manque la sensation d’autrui, même au sein de leur propres espèces. Comment, donc, la sensation Divine et Bienfaisante s’appliquerait-elle à eux ?

Seul le genre humain a été préparé à ressentir ceux de sa même espèce lui ressemblant, après avoir pratiqué la Torah et les Mitsvot (commandements), qui transforment le désir de recevoir en un désir de don sans réserve, et les humains atteignent ainsi l’équivalence de forme avec leur Créateur. C’est alors qu’ils reçoivent tous les degrés qui leur ont été préparés dans les Mondes Supérieurs, appelés NaRaNHaY, car c’est ainsi qu’ils deviennent aptes à recevoir le but de la Pensée de la Création. Après tout, le but de la Création, l’intention de la Création, de tous les mondes n’existe que pour l’homme.

40) Cependant, je sais que ceci est tout-à-fait inacceptable pour certains philosophes. Ils ne peuvent admettre que l’homme, qu’ils considèrent vil et insignifiant, puisse être le centre de cette création grandiose et élevée ; mais ils ressemblent à ce ver qui est né dans un radis, et y vit, et pense que le monde du Saint béni soit-Il est aussi amer, et obscur et petit que le radis dans lequel il est né.

Cependant, dès qu’il perce la Klipa (l’écorce) du radis et qu’il jette un coup d’œil furtif à l’extérieur, il s’exclame surpris : « je pensais que le monde entier était de la taille du radis, où je suis né, et je vois devant moi, à présent, un monde immense, éclairé, .formidable et merveilleux!»

Il en est de même pour ceux qui sont plongés dans la Klipa de leur désir de recevoir, dans laquelle ils sont nés, et qui n’ont pas essayé de prendre les épices spéciales, que sont la Torah et les Mitsvot pratiques, qui sont capables de .fendre cette Klipa (écorce) dure, et la transformer en un désir de donner entière satisfaction à son Créateur. Il est certain qu’ils doivent admettre que leur insignifiance et leur vide, sont tels qu’ils le sont en vérité, et qu’ils ne pourront donc pas concevoir que cette magnifique réalité n’a été créée que pour eux.

En effet, s’ils avaient pratiqué la Torah et les Mitsvot afin de donner entière satisfaction à leur Créateur avec toute la pureté requise, et avaient brisé la Klipa du désir de recevoir dans laquelle ils sont nés, et avaient reçu le désir de donner sans réserve, leurs yeux se seraient ouverts immédiatement pour voir et atteindre tous leurs degrés de sagesse, d’intelligence et de claire raison, ravissantes et agréables à en couper le souffle, .qui leur ont été préparés dans les mondes spirituels. Ils auraient alors, eux-mêmes, dit ce que nos sages ont dit : «Que dit un bon invité? L’hôte ne s’est donné toute cette peine que pour moi».

41) Cependant, il nous reste toujours à clarifier : mais enfin, pourquoi l’homme aurait-il besoin de tous ces Mondes Supérieurs que le Saint béni soit-Il a créés pour lui ? Quelle en est l’utilité pour l’homme ?

Vous devez savoir que la réalité de tous les mondes est généralement divisée en cinq mondes appelés

  1. Adam Kadmon,
  2. Atsilout,
  3. Briah,
  4. Yetsira,
  5. Assiya.

En fait, en chacun d’eux, il y a un nombre infini de détails, qui sont les cinq Sefirot KaHaB TouM .(Keter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout), puisque :

le monde d’Adam Kadmon est Keter,

le monde d’Atsilout est Hokhma,

le monde de Briah est Bina,

le monde de Yetsira est Tiferet,

le monde d’Assiya est Malkhout.

Et les Lumières qui se revêtent de ces cinq mondes sont appelées YHNRN :

la Lumière de Yekhida illumine le monde d’Adam Kadmon,

la Lumière de Haya illumine le monde Atsilout,

la Lumière de Neshama illumine le monde de Briah,

la Lumière de Rouakh illumine le monde de Yetsira,

la Lumière de Nefesh illumine le monde d’Assiya.

Tous ces mondes et tout ce qu’ils contiennent sont inclus dans le Nom Sacré Yod Hey Vav Hey et la pointe du Yod, puisque :

Le premier monde, Adam Kadmon, nous n’en avons aucune perception. C’est la pointe du Yod qui, ici, le suggère; c’est pourquoi nous n’en parlons pas et nous ne mentionnons que les quatre mondes ABYA :

le Yod est le monde d’Atsilout,

le Hey est le monde de Briah,

le Vav .est le monde de Yetsira,

le Hey inférieur est le monde d’Assiya.

42) Nous avons à présent expliqué les cinq mondes qui incluent toute la réalité spirituelle, qui s’étend de l’Infini jusqu’à ce monde. Ils sont en fait inclus les uns dans les autres, et chacun des mondes .contient les cinq mondes entiers, et de même les cinq SefirotKeter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout dans lesquelles les cinq Lumières, NaRaNHaY se revêtent, et correspondent aux cinq mondes.

A part les cinq Sefirot KaHaB TouM, dans chacun des mondes, il y a aussi quatre discernements spirituels, Minéral, Végétal, Animal, Parlant, où :

  1. le Parlant y est considéré comme l’âme de l’homme,
  2. l’Animal y est considéré comme les Anges,
  3. le Végétal y est nommé Vêtements,
  4. le Minéral y est nommé Palais.

Ces discernements se revêtent les uns dans les autres.

C’est ainsi parce que le discernement Parlant qui représente les âmes des hommes revêt les cinq Sefirot : Keter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout qui sont la divinité de ce même monde.

Le discernement Animal est représenté par les Anges qui revêtent les âmes.

Le discernement Végétal, les Vêtements .recouvrent les Anges.

Le discernement Minéral, les Palais les entourent tous.

Ce revêtement signifie qu’ils se servent l’un de l’autre, et évoluent l’un de l’autre, comme nous l’avons clarifié avec le minéral, le végétal, l’animal et le parlant dans ce monde-ci (Points 35 à 38). Comme nous l’avons dit là, les trois discernements, minéral, végétal et animal, ne sont pas apparus pour eux-mêmes, mais pour que la Bekhina Dalet, qui est l’espèce humaine, puisse se développer et s’élever grâce à eux.

C’est pourquoi, leur rôle n’est que de servir l’homme et de lui être utile. Il en est ainsi dans tous les mondes spirituels, où les trois discernements, minéral, végétal et animal, qui y sont, n’y ont apparu que pour servir et être utile au discernement parlant, qui est l’âme de l’homme. C’est pourquoi il est considéré qu’ils revêtent tous l’âme de l’homme, ce qui veut dire, le servir.

43) A sa naissance, l’homme a immédiatement Nefesh de Kedousha (l’âme de sainteté), et non une véritable Nefesh, mais sa partie postérieure, ce qui signifie son dernier discernement, qui, en raison de sa petitesse, est appelé un «point».

Il se revêt dans le cœur de l’homme, c’est-à-dire dans son désir de recevoir, qui se révèle essentiellement dans le cœur de l’homme.

Sache cette règle: tout ce qui s’applique à toute la réalité, s’applique dans chaque monde, et même dans la plus petite particule qui puisse se trouver dans ce monde. Tout comme il y a cinq mondes dans toute la réalité, qui sont les cinq Sefirot, Keter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout, il y a cinq Sefirot, Keter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout, dans chacun des mondes et il y a cinq Sefirot dans chaque petite particule dudit monde.

Nous avons dit que ce monde est divisé en minéral, végétal, animal et parlant, (MVAP ) correspondant aux quatre Sefirot, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout, car :

  1. le minéral correspond à Malkhout,
  2. le végétal correspond à Tiferet,
  3. l’animal correspond à Bina,
  4. le Parlant correspond à Hokhma,
  5. et la racine de tous correspond à Keter.

En fait, comme nous l’avons dit, même dans la plus petite particule de chaque espèce des niveaux minéral, végétal, animal et parlant, il y a aussi quatre discernements du minéral, végétal, animal et parlant. De sorte que, même dans un seul individu du genre Parlant, c’est-à-dire même dans une personne, il y a également MVAP, qui sont les quatre parties de son désir de recevoir, où le point de Nefesh de Kedousha se revêt.

44) Avant l’âge de .treize ans, aucune révélation ne sera faite dans le point dans son cœur. Cependant, après treize ans, lorsqu’il commence à pratiquer la Torah et les Mitsvot, même sans aucune intention, c’est-à-dire, sans amour et sans crainte comme il se doit pour servir le Roi, même dans Lo Lishma, le point dans son cœur commence à grandir et à révéler son action.

Ceci car les Mitsvot ne nécessitent pas d’intention.

Même les actions sans intention, sont capables de purifier son désir de recevoir, mais uniquement à son premier degré appelé «minéral», et c’est dans la mesure où il purifie la partie minérale du désir de recevoir, qu’il forme les 613 organes du point dans le cœur qui est le niveau minéral de Nefesh de Kedousha. Et lorsqu’il achève la pratique de toutes les 613 Mitsvot, les 613 organes du point dans le cœur, qui est le minéral de Nefesh de Kedousha, sont achevés ; car les deux cents quarante-huit organes spirituels sont établis par la pratique des deux cents quarante-huit Mitsvot de «faire», .et ses trois cents soixante-cinq tendons spirituels sont établis par l’observance des trois cents soixante-cinq Mitsvot de «ne pas faire », jusqu’à ce qu’il devienne un Partsouf entier (visage spirituel) de Nefesh de Kedousha. Puis Nefesh s’élève et revêt la Sefira de Malkhout dans le monde spirituel d’Assiya. Tous les éléments spirituels, minéral, végétal et animal, de ce monde, qui correspondent à cette Sefira de Malkhout d’Assiya servent et aident le Partsouf de Nefesh de l’homme .qui s’y est élevé, dans la mesure où l’âme les perçoit. Ces concepts deviennent pour elle, une nourriture spirituelle lui donnant la force de grandir et de se multiplier jusqu’à ce qu’elle puisse attirer la Lumière de la Sefira de Malkhout d’Assiya dans toute la perfection désirée, et éclairer le corps de l’homme. Et cette Lumière complète aide l’homme à augmenter ses efforts dans la Torah et les Mitsvot, et à recevoir les degrés restants.

Comme nous avons dit, qu’immédiatement à la naissance du corps de l’homme, un point de la Lumière de Nefesh apparaît et se revêt en lui, il en est de même lorsque son Partsouf de Nefesh de Kedousha naît, un point de son degré supérieur adjacent naît avec lui, c’est-à-dire celui du dernier discernement de la Lumière de Rouakh d’Assiya se revêt dans l’intériorité du Partsouf de Nefesh.

Il en est ainsi à tous les degrés. Avec la naissance de chaque degré, le dernier discernement de son degré Supérieur apparaît instantanément en lui. Ceci constitue toute la connexion entre le Supérieur et l’inférieur jusqu’au sommet des degrés. Ainsi, grâce à ce point, qui lui vient du Supérieur, il devient capable de s’élever au prochain degré Supérieur.

45) Cette Lumière de Nefesh est appelée .la Lumière du « minéral sacré » dans le monde d’Assiya. Elle correspond à la pureté de la partie inanimée du désir de recevoir dans le corps de l’homme. Elle brille dans la spiritualité comme la catégorie minérale dans le monde physique (voir point 35), dont les éléments ne se meuvent pas de manière individuelle, mais seulement dans un mouvement général commun à tous les éléments de façon égale.

Il en est de même de la Lumière du Partsouf de Nefesh du monde d’Assiya. Bien qu’il y ait 613 organes en lui, qui sont 613 différentes formes de recevoir la bonté, ces changements ne sont pas apparents en lui, mais seule une Lumière générale dont l’action les enveloppe tous d’une même manière, sans en distinguer les détails.

46) Sache que, bien que les Sefirot soient divines, et qu’il n’y ait aucune différence entre elles, de la tête de Keter dans le monde de AK, jusqu’à la fin de la Sefira de Malkhout dans le monde d’Assiya, .il y a tout de même une grande différence par rapport à ceux qui reçoivent. Car les Sefirot sont considérées comme des Lumières et des Kelim (récipients).

La Lumière des Sefirot est absolument divine.

Cependant, les Kelim, appelés KaHaB TouM dans chacun des trois mondes inférieurs nommés Briah, Yetsira et Assiya, ne sont pas considérés divins. Ils sont considérés comme des couvertures qui dissimulent Ohr Ein Sof (la Lumière Infinie) en eux, et qui évaluent le rythme et la quantité de son illumination par rapport à ceux qui la reçoivent, pour que chacun d’entre eux ne reçoive que selon son niveau de pureté.

Ainsi, bien que la Lumière soit Une, nous nommons, quand même, les Lumières des Sefirot NaRaNHaY, car la Lumière se divise selon les attributs des récipients

Malkhout dont la couverture est la plus épaisse, dissimule Ohr Ein Sof. La Lumière qu’elle transmet aux receveurs n’est qu’une petite portion relative à la purification du niveau « inanimé du corps » de l’homme. C’est pourquoi elle est appelée Nefesh.

Le Kli de Tifferet est plus pur que le Kli de Malkhout et la Lumière qu’il transmet d’Ein Sof, est relative à la purification du niveau « végétal du corps » de l’homme, car elle y agit plus que la Lumière de Nefesh et est nommée Lumière de Rouakh.

Le Kli de Bina est plus pur que celui de Tifferet. La Lumière qu’il transmet d’Ein Sof, est relative à la purification de la partie « animale du corps » de l’homme et s’appelle Lumière de Neshama.

Le Kli de Hokhma est le plus pur de tous. La Lumière qu’il transmet d’Ein Sof, est relative à la purification de la partie « parlante du corps » de l’homme. Elle est appelée Lumière .Haya, et son action est incommensurable, comme nous l’expliquerons.

47) Comme nous l’avons dit, dans Partsouf Nefesh, que l’homme atteint en pratiquant la Torah et les commandements, sans intention, se revêt déjà un point de la Lumière de Rouakh. Lorsque l’homme s’efforce d’observer la Torah et les Commandements, dans l’intention désirable, il purifie la partie végétale de son désir de recevoir, et dans cette certaine mesure, il édifie le point de Rouakh en un Partsouf.

En accomplissant les 248 commandements «de faire» avec intention, le point se répand dans ses 248 organes spirituels.

En observant les 365 commandements «de ne pas faire», le point se diffuse dans ses 365 tendons.

Lorsqu’il a achevé tous les 613 organes, il s’élève et revêt la Sefira de Tifferet dans le monde spirituel d’Assiya, qui lui transmet de l’Infini une Lumière plus importante, appelée Lumière de Rouakh, .qui correspond à la purification de la partie « végétale dans le corps » de l’homme. Et tous les éléments du minéral, du végétal et de l’animal du monde Assiya qui sont relatifs au niveau de Tiferet, aident le Partsouf Rouakh de l’homme à recevoir les Lumières de la Sefira de Tiferet, dans sa totalité, comme nous l’avons expliqué ci-dessus pour la Lumière de Nefesh. C’est pourquoi il est appelé «le végétal de sainteté». La nature de son illumination est comme le végétal du monde physique. Comme expliqué plus haut, .qu’il y a des différences distinctes dans les mouvements de chacun de ses éléments, de même, la Lumière du végétal spirituel, a plus de force pour .illuminer particulièrement chacun des organes des 613 organes du Partsouf Rouakh. Chacun d’entre eux manifeste la force d’action relative à cet organe. De plus, avec l’extension du Partsouf Rouakh, le point de son .niveau Supérieur apparaît, c’est-à-dire, le point de la Lumière de Neshama qui se revêt dans son intériorité.

48) Et en s’engageant dans les secrets de la Torah et la saveur des commandements, il purifie la partie animale de son désir de recevoir. En faisant cela, il édifie le point de l’âme qui se revêt en lui, dans ses 248 organes et 365 tendons. Lorsque la construction est achevée et qu’il devient un Partsouf, il s’élève et se revêt de la Sefira de Bina dans le monde spirituel d’Assiya. Ce Kli est bien plus pur que les premiers récipients, TouM (Tifferet et Malkhout). C’est pourquoi il transmet une grande Lumière d’Ein Sof, appelée «Lumière de Neshama».

Tous les éléments, minéral, végétal et animal du monde d’Assiya, relatifs au niveau de Bina aident et servent le Partsouf de Neshama de l’homme à recevoir toutes ses Lumières de la Sefira de Bina, comme expliqué pour Ohr HaNefesh. Il est aussi appelé « animal de sainteté », car il correspond à la purification de la partie « animale du corps » de l’homme. Ainsi, la nature de son illumination, comme expliqué pour le genre humain du monde physique, au point 37, donne une sensation d’individualité à chacun des 613 organes du Partsouf, où chacun d’entre eux vit et se sent libre, sans aucune dépendance par rapport au reste du Partsouf.

Ceci, de sorte que les 613 organes en lui, soient distingués comme 613 Partsoufim, uniques dans leur Lumière, chacun de sa propre manière. L’avantage de cette Lumière sur la Lumière de Rouakh dans la spiritualité est comme l’avantage de l’animal sur le minéral et le végétal dans la matérialité.

De plus, un point de la Lumière de Haya de Kedousha, qui est la Lumière de la Sefira de Hokhma émerge, avec la sortie du Partsouf Neshama, et se revêt dans son intériorité.

49) Lorsqu’il a mérité de recevoir cette grande Lumière, appelée «Lumière de Neshama», où chacun des 613 organes de ce Partsouf illumine d’une Lumière complète et claire, de sa façon particulière, comme un Partsouf indépendant, c’est alors que lui est ouverte .une ouverture pour pratiquer chacun des commandements, dans son intention réelle, car chacun des organes dans du Partsouf de Neshama, lui illumine le chemin de chaque Mitsva reliée à cet organe. Par la grande puissance de ces Lumières, l’homme purifie la partie « parlante » de son désir de recevoir et la transforme en un désir de donner.

C’est dans cette mesure que s’édifie le point de la Lumière de Haya, vêtue en lui, dans ses 248 organes et ses 365 tendons spirituels. Lorsqu’il termine le Partsouf entier, il s’élève et revêt la Sefira de Hokhma dans le monde spirituel d’Assiya, qui est un récipients infiniment pur, et ainsi il lui transmet une grande et puissante Lumière d’Ein Sof, appelée «Lumière de Haya» ou « Neshama à Neshama ».

Tous les éléments du monde d’Assiya, qui sont l’inanimé, le végétal et l’animal, relatifs à la Sefira de Hokhma, l’aident à recevoir la Lumière de la Sefira de Hokhma dans toute son entièreté comme expliqué pour la Lumière de Nefesh. Ainsi, Il est nommé «parlant de Kedousha», puisqu’il correspond à la purification de la partie «parlante du corps » de l’homme. La valeur de cette Lumière dans la divinité est comme la valeur du parlant dans le MVAP matériel, ce qui signifie qu’il acquiert la sensation d’autrui ; de sorte que la mesure de cette Lumière par rapport à la mesure de l’inanimé, végétal et animal spirituels, est comme la mesure du genre parlant physique sur l’inanimé, végétal et animal corporels.

La lumière d’Ein Sof, revêtue dans ce Partsouf, est appelée «la Lumière de Yekhida».

50) Sachez cependant, que ces cinq discernements des Lumières NaRaNHaY, reçues du monde d’Assiya, ne sont que le discernement NaRaNHaY de la Lumière de Nefesh, et ils n’ont plus rien du discernement de la Lumière de Rouakh, car la Lumière de Rouakh n’existe que dans le monde de Yetsira, et la Lumière de Neshama n’existe que dans le monde de Briah, et la Lumière de Haya uniquement dans le monde d’Atsilout, et la Lumière de Yekhida uniquement dans le monde d’AK.

Cependant, comme nous l’avons dit plus haut, tout ce qui existe dans tout l’ensemble, apparaît aussi dans chacun de ses éléments, aussi minuscule puisse-t-il .être.

De ce fait, il y a aussi les cinq discernements de NaRaNHaY dans le monde d’Assiya, comme expliqués, mais ils ne sont que NaRaNHaY de Nefesh.

De la même manière, il y a tous les cinq discernements de NaRaNHaY dans le monde de Yetsira, qui ne sont que les cinq parties de Rouakh.

De même, il y a les cinq discernements de NaRaNHaY .dans le monde de Briah, et ils sont les cinq parties de Neshama.

Il en est de même dans le monde d’Atsilout, où ils sont les cinq parties de la Lumière de Haya.

Egalement dans le monde d’AK, où ils sont les cinq parties de la Lumière de Yekhida.

L’écart entre les mondes est, comme nous l’avons expliqué pour les discernements, entre chacun des NaRaNHaY d’Assiya.

51) Sachez que la repentance et la purification ne sont acceptées que si elles sont totalement permanentes, « qu’il ne retournera plus à sa bêtise », comme il est écrit : « Quand y a-t-il Teshouva (repentance) ? Quand Celui qui connaît les mystères témoigne qu’il ne retournera plus à sa bêtise ».

Ainsi comme nous l’avons dit : si un homme purifie la partie inanimée de son désir de recevoir, il aura mérité le Partsouf de Nefesh d’Assiya. Il s’élève et revêt la Sefira de Malkhout d’Assiya. Cela signifie qu’il aura certainement mérité la purification permanente de la partie inanimée, de sorte qu’il ne retournera plus à sa bêtise. Il sera alors .capable de s’élever au monde spirituel d’Assiya car il aura définitivement la pureté et l’équivalence de forme avec ce monde.

Cependant, pour les autres degrés, qui sont, comme nous l’avons dit Rouakh, Neshama, Haya et Yekhida d’Assya, où l’homme doit purifier les parties végétale, animale et parlante correspondantes de son désir de recevoir, pour revêtir et recevoir ces Lumières, la pureté ne doit pas être permanente «jusqu’à ce que Celui qui connaît les mystères témoigne qu’il ne retournera plus à sa bêtise».

Il en est ainsi parce que tout le monde d’Assiya, dans toutes ses cinq Sefirot (Keter, Hokhma, Bina, Tiferet et Malkhout) n’est autre que Malkhout relative uniquement à la purification de l’inanimé. Et les cinq Sefirot ne sont que les cinq parties de Malkhout. Donc, puisque, de toute façon, il a déjà mérité la pureté de la partie inanimée du désir de recevoir, il a déjà l’équivalence de forme avec tout le monde d’Assiya.

Cependant, vu que chaque Sefira du monde d’Assiya reçoit de la Bekhina correspondante dans les mondes Supérieurs .à elle, ainsi :

la Sefira de Tiferet d’Assiya reçoit du monde de Yetsira, qui est tout entier Bekhinat Tiferet et Lumière de Rouakh.

La Sefira de Bina d’Assiya reçoit du monde de Briah, qui est tout entier Bekhinat Neshama.

La Sefira de Hokhma d’Assiya reçoit du monde d’Atsilout, qui est tout entier Hokhma et Lumière de Haya.

Par conséquent, bien que l’homme n’ait purifié définitivement que la partie inanimée, de toute manière, s’il a purifié les trois autres parties de son désir de recevoir, même temporairement, il peut recevoir aussi Rouakh, Neshama, Haya de Tiferet, Bina et Hokhma d’Assiya, mais seulement temporairement. Il en est ainsi car lorsque l’une des trois parties de son désir de recevoir s’éveille, il perd immédiatement ces Lumières.

52) Après que l’homme ait définitivement purifié la partie végétale de son désir de recevoir, il s’élève de façon permanente au monde de Yetsira, et y atteint le degré permanent de Rouakh. Il peut aussi y atteindre les Lumières de Neshama et Haya des Sefirot de Bina et Hokhma, qui y sont considérées Neshama de Rouakh et Haya de Rouakh, même avant d’avoir mérité définitivement la pureté des parties animale et parlante, comme nous l’avons vu dans le monde d’Assiya.

Cependant, ce n’est pas permanent, car après avoir définitivement atteint la purification de la partie végétale de son désir de recevoir, il est déjà en équivalence de forme avec tout le monde de Yetsira, à son plus haut degré, comme il est écrit à propos du monde d’Assiya.

53) Après avoir purifié aussi la partie animale du désir de recevoir, et l’avoir transformé en désir de don sans réserve, «jusqu’à ce que Celui qui connaît les mystères témoigne qu’il ne retournera plus à sa bêtise», il est déjà en équivalence de forme avec le monde de Briah. Il s’y élève et y reçoit la Lumière de Neshama en permanence.

Par la purification de la partie « parlante de son corps », il peut s’élever à la Sefira de Hokhma et recevoir la Lumière de Haya qui s’y trouve, bien qu’il ne l’ait pas encore purifiée définitivement, comme dans Yetsira et Assiya. Mais la Lumière ne l’illumine pas non plus en permanence, comme plus-haut.

54) Lorsque l’homme mérite de purifier en permanence la partie parlante de son désir de recevoir, il mérite l’équivalence de forme avec le monde d’Atsilout, s’y élève et y reçoit en permanence la Lumière de Haya.

Lorsqu’il mérite plus, il reçoit la Lumière d’Ein Sof et la Lumière de Yekhida qui se revêt dans la Lumière de Haya. Il n’y a rien de plus à dire.

55) Ainsi, nous avons clarifié ce que nous avons posé au point 41: pourquoi l’homme a-t-il besoin de tous ces mondes Supérieurs que le Saint béni soit-Il a créés pour lui? Quelle en est l’utilité pour l’homme ?»

Nous pouvons voir maintenant que l’homme est incapable de donner satisfaction à son Créateur, sans l’aide de tous ces mondes, parce que selon le degré de pureté de son désir de recevoir, il atteint les Lumières, et les degrés de son âme, appelés NaRaNHaY. A chaque degré atteint, les Lumières de ce degré l’aident dans sa purification. Ainsi, il s’élève sur ses échelons jusqu’à mériter d’atteindre les plaisirs du but final de la Pensée de la Création (Point 33).

Il est écrit dans le Zohar (Noé, point 63) à propos du verset «Celui qui vient se purifier est aidé », il demande : « aidé en quoi ? Et il répond: «Il est aidé par une sainte âme». Car il est impossible de parvenir à la purification désirée de la Pensée de la Création, sans l’aide de tous les degrés NaRaNHaY de l’âme.

 56) Il faut savoir que tous les NaRaNHaY mentionnés jusqu’ici, sont les cinq parties selon lesquelles toute la réalité est divisée. En effet, tout ce qui est dans l’ensemble, existe même dans le plus petit élément de la réalité.

Par exemple, même dans la seule partie inanimée d’Assiya spirituelle, il y a les cinq discernements de NaRaNHaY à atteindre, qui sont relatifs aux cinq discernements généraux de NaRaNHaY. Il est donc impossible d’atteindre même la Lumière de l’inanimé d’Assiya, sans y inclure les quatre parties du travail ci-dessus.

De sorte qu’aucun homme d’Israël ne peut se dispenser de les pratiquer toutes, selon sa valeur :

  1. Il doit pratiquer la Torah et les commandements avec intention, afin de recevoir le niveau de Rouakh selon sa valeur.
  2. Il doit pratiquer les secrets de la Torah, selon sa valeur, pour recevoir le discernement de Neshama selon sa valeur.
  3. De même pour les Taamim (saveurs) des commandements, car il est impossible d'accomplir la plus petite Lumière dans la réalité de sainteté, sans eux.

57) A présent, tu comprendras l’aridité et l’obscurité dans lesquelles notre génération actuelle se trouve, qui n’