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29 août 2008

Archive for janvier, 2008

La bible - faits historiques ou expériences spirituelles ?

IllustrationAvant tout, des expériences spirituelles. Parce que la bible, ainsi que tous les livres sacrés, parle de la sainteté, donc de ce qui est détaché de notre monde. Kodesh (saint) - c’est être écarté, détaché. Et pour cela on parle d’abord du monde spirituel, de l’âme que l’homme doit réparer, et à laquelle il doit s’identifier, ainsi qu’au monde spirituel, éternel et complet, dans lequel il doit fixer sa réalité et y vivre. Pour cela il faut s’identifier avec l’aspect éternel des textes sacrés. Et en fonction de cela, l’homme lorsqu’il étudie le monde spirituel, il étudie aussi le monde matériel. Il voit alors cette projection, cette descente des forces dans le monde matériel, et ainsi, dans le monde matériel, il apprend également notre histoire. Autrement dit, évidement que dans toutes les choses dont parle la bible, se trouve dans spiritualité mais elle explique également comment cette spiritualité descend et se retrouve dans la matérialité.

Cependant, en premier lieu, il est question de la spiritualité et non pas de l’Histoire. Parce que de cette histoire je ne peux rien apprendre tandis que de la spiritualité, j’ai quelque chose à apprendre, parce qu’elle est toujours actuelle. Je peux grâce à cela atteindre l’éternité. Il n’en est pas de même pour l’histoire, elle ne m’aidera pas.

Une autre source de satisfaction

« Disons, si je commence à étudier la Kabbale, soudain ma carrière ou ma situation amoureuse s’amélioreront ? »
C’est à peu près la question qui fut posée au Rav Laitman lors d’une interview télévisée il y a peu de temps.
Sa réponse, en image :

 

Quelle est la différence entre ce monde et le monde spirituel?

mondes spirituels

Ce monde est le point le plus bas qu’atteint un kabbaliste. Il est en total opposition au Créateur et son nom dans la langue des branches est «l’exil d’Egypte». La force naturelle qui agit sur nous dans cet état, la force de notre nature égoïste, ne nous permet pas de faire quelque chose qui ne nous amène pas d’intéret personnel . Cet état se nomme «Pharaon».

Notre égoïsme ne nous laisse pas ressentir l’état parfait, sublime. C’est l’égoïsme, la force intérieure et vicieuse en l’homme qui est appelée «Pharaon», dont la Torah (le Pentateuque) parle longuement. La force qui nous libère de cet état et nous fait accéder au monde spirituel se nomme «Moïse». Pharaon, Moïse, et tout ce qui est écrit dans l’Exode décrivent des états spirituels et des émotions que nous expérimentons tous, à un certain point, dans notre croissance spirituelle.

Qu’est-ce que le «point dans le cœur» ?

 

Toute personne a un point dans le cœur, mais nombreuses ne le ressentent pas parce qu’elles ne sont pas «arrivés à maturité» ou pas assez prêtes pour le sentir. Si au cours de nos cycles de vies, nous sommes arrivés à une situation où le point dans le cœur se dévoile, alors dans ce cas, nous commençons à ressentir un désir pour la spiritualité, pour quelque chose de supérieur. On nomme ce sentiment «le point dans le cœur»

Quelle est l’origine du nom du Livre du Zohar ?

zohar Zohar signifie «splendeur», comme il est écrit dans le Livre du Zohar: «Les justes sont assis avec leur couronne sur leurs têtes et se délectent de la splendeur de la Divinité.» Selon le Livre du Zohar, la sensation du Créateur (la Lumière) se nomme «Divinité». A chaque endroit où dans les livres de Kabbale il est dit: «ainsi il était écrit dans le livre…» ils se réfèrent toujours au Livre du Zohar. Tous les autres livres ne sont pas en apparence considérés comme des «livres», parce que le mot «livre» (Sefer en hébreu) vient du mot Sefira, qui vient lui-même du mot saphir, splendeur, une révélation (de la Lumière, le Créateur). Vous ne trouverez ceci que dans le Livre du Zohar.

La naissance de l’âme

Une personne vivant dans notre monde ne possède pas d’âme. Lorsqu’elle entreprend de se lier au spirituel, elle acquiert toutefois «un point dans le cœur», germe d’une âme qui revendiquera le retour de cette personne vers ses racines spirituelles selon sa nature. L’âme n’a qu’un désir ardent qui est celui de retrouver le Créateur, entraînant ainsi la personne avec elle. L’homme ne sait pas vers quoi il est attiré, car le Créateur lui est toujours dissimulé. Ce point dans le coeur le tire quand même quelque part, bien que ce ne soit pas encore l’âme véritable.

Lorsque une personne travaille sur elle même, ce point dans le coeur s’agrandit. Il devient de plus en plus large, mais il reste toujours sans lumière car elle ne perçoit que l’obscurité et le sentiment qu’il lui manque quelque chose est même plus intense qu’auparavant. Lorsque le point a atteint une taille bien spécifique, il se dote d’un Massakh qui l’entoure et l’amène à l’attribut de donner sans réserve. Ce qui permet à la lumière après, de pouvoir entrer dans le point en ordonnant les désirs en cinq parties selon les attributs de la lumière. Ces parties s’appellent Keter, Hokhma, Bina, ZA et Malkhout. A présent, la personne possède véritablement une âme.

La naissance de l’âme - suite >>

Comment l’homme choisit-il sa liberté ?

Dans l’article La Liberté, le kabbaliste Yéhouda Ashlag (Le Baal HaSoulam) nous explique que quatre facteur influence le choix de l’homme :

  • Le programme interne de l’homme
  • Les facteurs qui influencent ce programme
  • L’environnement
  • Les facteurs qui influencent l’environnement.

Où se trouve ma liberté parmi l’ensemble de ses facteurs ? Comment arriver à me réaliser en tant qu’individu libre ? Libre de quoi ?

Un extrait de la conférence du Rav Laitman au le sujet de la liberté :

L’Arbre de Vie

L'arbre de vie« Sache qu’avant la création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace.» Le Ari - extrait de l’Arbre de Vie.

Rabbi Isaac Louria (Le Ari) fut, au XVI0siècle, le plus grand kabbaliste de Safed (une ville célèbre pour ses kabbalistes dans le nord d’Israël). Il est aussi l’un des personnages les plus importants et les plus remarquables dans l’histoire de la Kabbale.

Enfant, Le Ari se confinait dans sa chambre des jours durant. Il étudiait Le Livre du Zohar, livre majeur de la Kabbale, essayant d’en découvrir sa signification secrète et sublime. Selon une légende, il aurait reçu «la révélation d’Elie» et que «c’est de lui» qu’il étudiait le Zohar.

Il est difficile de décrire l’importance et la stature du Ari. A Safed, Le Ari dirigeait un groupe de kabbalistes, connu sous le nom des «louveteaux du Ari». Il y avait parmi ses membres, Rabbi Salomon Elkabetz, compositeur du fameux chant Lekha Dodi, et le beau frère du Ari, le grand kabbaliste Rabbi Moïse Cordovero (Le Ramac), auteur du livre Pardes Rimonim (le Verger des grenades). Bien que le Ramac mourut moins d’un an après l’arrivée du Ari à Safed, il fut le premier à reconnaître la grandeur du Ari et fut à la fois son étudiant et son ami.

Quelque temps avant sa mort, voici ce qu’a dit le Ramac à ses étudiants: «Sachez qu’il y a un homme qui est assis ici, qui s’élèvera après moi et illuminera les yeux de la génération avec la sagesse de la Kabbale. De mes jours les canaux étaient bloqués, ils lui seront ouverts. et sachez que c’est un grand homme, une étincelle du Rashbi (Rabbi Shimon Bar-Yochai)». Le Ramac désigna le Ari pour lui succéder et demanda à ses étudiants de l’accepter comme leur professeur.

Auteur de l’Arbre de Vie (Etz Chaim) - ainsi que de nombreux autres écrits réunis sous une série de huit livres, appelés Shmona She’arim (Les Huit Portiques). Nous pouvons trouver dans cette série, entre autre, une explication intelligible et fascinante du concept de la réincarnation. L’Arbre de Vie fut bien plus tard commenté par le Baal HaSoulam dans un ouvrage nommé Talmud Esser HaSefirot, dans lequel le Baal HaSoulam rédige sur plus de 2000 pages une explication qui inclut véritablement toute la sagesse de la Kabbale.

Se débarrasser de notre égoïsme

Guerre, discorde, division, etc. Ainsi s’exprime notre nature égoïste au quotidien. Comment y faire face ? Pouvons nous arriver à bout de notre égoïsme ?

Une vidéo de Kabbale TV s’interroge sur le sujet :

Bourgeons de l’âme - extrait du Zohar

zohar « Les bourgeons se montrent sur la terre, le temps du rossignol est arrivé, et la voix de la tourterelle se fait entendre sur dans notre terre » (Cantiques des cantiques, 2:12).

Dans l’article « Les bourgeons », Rabbi Shimon Bar Yochai, nous explique comment l’homme s’élève de jour en jour, sur les degrés de l’échelle spirituelle, jusqu’à ce qu’il arrive au degré le plus élevé qu’il soit.

« Rabbi Shimon ouvrit : ‘Les bourgeons se montrent sur la terre’ - Les bourgeons, c’est l’acte de la Création (Masse Bereshit). »

Pour chaque mot dans le Livre du Zohar, il y a un sens particulier et par conséquent lorsque le Zohar dit que Rabbi Shimon ‘ouvrit’, il s’agit d’une allusion au fait que le Rashbi ‘ouvre’ au lecteur du Livre du Zohar les sources de la lumière supérieure.

«Les bourgeons c’est l’acte de la Création» - Bereshit - qui signifie - ‘Au commencement‘, nous indique qu’il s’agit là du début du chemin spirituel. Selon la Kabbale, ‘Erets‘ - ‘la terre’ - signifie ‘Ratson‘ - ‘le désir’ et ainsi l’expression « Les bourgeons se montrent sur la terre » symbolise le début du désir spirituel ressentit par la créature. L’apparition des bourgeons sur l’arbre indique le début du développement du fruit. A l’identique, dans l’homme les bourgeons sont le début du chemin spirituel.

« ‘Se montre sur la terre’. Quand ? Au troisième jour, durant lequel il est écrit qu’ils apparurent sur terre. Alors ils se montrèrent sur la terre »

La sagesse de la Kabbale nous explique que ‘jour‘ symbolise l’action du Créateur sur la créature. Les six jours de la Création représentent six actions à travers lesquelles le Créateur élève la créature dans la spiritualité, jusqu’à l’amener à sa correction finale qui est appelée ‘le jour du shabbat‘.

Le troisième jour symbolise le dévoilement de la troisième action de correction grâce à laquelle le Créateur développe l’âme de la créature.

Le sens des mots « apparurent sur la terre » est que l’âme commence à se corriger grâce au Créateur et à recevoir ses attributs, les attributs du don.

Les mots «se montrent sur la terre » nous indiquent que les attributs du Créateur se dévoilent dans le désir de la créature. A cette étape la créature commence un processus de correction qui au final est amené à produire des fruits spirituels.

« Le temps du rossignol est arrivé, c’est le quatrième jour, au cours duquel les tyrans furent cisaillés. C’est pourquoi, à ce propos, il est écrit Mé’erot (lumière), sans la lettre Vav (en hébreu) - comme une malédiction. »

Au quatrième jour, le temps du rossignol est arrivé, ‘rossignol‘ (zamir) a en hébreu la même racine que le mot ‘cisaille‘ (mazmera), le temps du rossignol nous indique une étape très avancée dans le développement spirituel de la créature. A cette étape, la créature ressent que le temps est arrivé de s’élever spirituellement. Elle comprend qu’elle doit se séparer de sa situation actuelle et commencer à s’élever. Le terme ‘rossignol’ est une allusion à cette action. Durant cette étape, la lumière du Créateur abandonne la créature afin de permettre à celle-ci de s’élever par ses propres forces. La lettre « vav » qui manque dans le mot Mé’orot nous symbolise cet abandon.

« Et la voix de la tourterelle, c’est le cinquième jour, durant lequel il est écrit ‘Que les eaux regorgent etc.’ pour créer une progéniture. »

La voix de la tourterelle est l’élévation spirituelle dont la créature fait l’expérience durant la cinquième action du Créateur sur celle-ci. Au cinquième jour il est écrit «Que les eaux regorgent de créatures animées».

«Il est écrit » signifie que cette chose se dévoile à la Créature. ‘Les eauxindiquent l’attribut de la Sefira Bina, l’attribut du don. L’eau pénètre dans la “terre“, le désir de la créature, ce qui indique, l’attribut du Créateur pénétrant dans le désir de la créature. La progéniture, est une allusion aux résultats désirés dont il est question dans le Livre du Zohar. Ainsi, au cinquième jour, la créature s’élève au degré du Créateur.

«L’âme, c’est le sixième jour, durant lequel il est écrit que fut créé l’homme, qui dans le futur doit faire précéder l’action à l’ouïe, car il est écrit ici (Gen. 1:26), ‘fut fait l’homme’, et il est écrit là (Ex. 24:7), ‘nous ferons et nous entendrons’. »

Nous entendrons‘ est une allusion à l’arrivée du sixième jour dans lequel se révèle les dernières actions de correction, ‘Et fut fait l’homme‘. Après les nombreuses actions que fit la création sur son désir de retirer du plaisir, elle est enfin prête à réaliser son destin, qui est de ressembler au Créateur et de ressentir l’éternité et la perfection. Elle est alors appelée ‘Adam‘ - l’Homme - selon ce qui est écrit « Edamé le Elyion » - « Je ressemblerai au supérieur » car son rôle est de ressembler au Créateur.

« ‘Sur notre terre’, c’est le jour du Shabbat, qui est comme la terre de vie, qui est le monde futur. »

Notre terre‘, sont les désirs de l’homme. Le jour du Shabbat est la situation spirituelle la plus élevée qui soit dans laquelle la créature a corrigé tous ses désirs et mérite une vie éternelle et parfaite - ‘terre de vie’ est une situation spirituelle très élevée que le kabbaliste atteint durant sa vie, et qui est appelée ‘monde futur‘.

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