« Sache qu’avant la création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace.» Le Ari - extrait de l’Arbre de Vie.
Rabbi Isaac Louria (Le Ari) fut, au XVI0siècle, le plus grand kabbaliste de Safed (une ville célèbre pour ses kabbalistes dans le nord d’Israël). Il est aussi l’un des personnages les plus importants et les plus remarquables dans l’histoire de la Kabbale.
Enfant, Le Ari se confinait dans sa chambre des jours durant. Il étudiait Le Livre du Zohar, livre majeur de la Kabbale, essayant d’en découvrir sa signification secrète et sublime. Selon une légende, il aurait reçu «la révélation d’Elie» et que «c’est de lui» qu’il étudiait le Zohar.
Il est difficile de décrire l’importance et la stature du Ari. A Safed, Le Ari dirigeait un groupe de kabbalistes, connu sous le nom des «louveteaux du Ari». Il y avait parmi ses membres, Rabbi Salomon Elkabetz, compositeur du fameux chant Lekha Dodi, et le beau frère du Ari, le grand kabbaliste Rabbi Moïse Cordovero (Le Ramac), auteur du livre Pardes Rimonim (le Verger des grenades). Bien que le Ramac mourut moins d’un an après l’arrivée du Ari à Safed, il fut le premier à reconnaître la grandeur du Ari et fut à la fois son étudiant et son ami.
Quelque temps avant sa mort, voici ce qu’a dit le Ramac à ses étudiants: «Sachez qu’il y a un homme qui est assis ici, qui s’élèvera après moi et illuminera les yeux de la génération avec la sagesse de la Kabbale. De mes jours les canaux étaient bloqués, ils lui seront ouverts. et sachez que c’est un grand homme, une étincelle du Rashbi (Rabbi Shimon Bar-Yochai)». Le Ramac désigna le Ari pour lui succéder et demanda à ses étudiants de l’accepter comme leur professeur.
Auteur de l’Arbre de Vie (Etz Chaim) - ainsi que de nombreux autres écrits réunis sous une série de huit livres, appelés Shmona She’arim (Les Huit Portiques). Nous pouvons trouver dans cette série, entre autre, une explication intelligible et fascinante du concept de la réincarnation. L’Arbre de Vie fut bien plus tard commenté par le Baal HaSoulam dans un ouvrage nommé Talmud Esser HaSefirot, dans lequel le Baal HaSoulam rédige sur plus de 2000 pages une explication qui inclut véritablement toute la sagesse de la Kabbale.

