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23 avril 2017

Archive for février, 2008

Le coeur et la raison

Toute la nature n’est ni plus ni moins que le désir de retirer du plaisir (ou dans la langue de la Kabbale, le « désir de recevoir »). Cependant le désir en lui-même n’est pas parfait, car il ne sait pas comment se satisfaire. Par conséquent, à coté du désir et du fait de l’insatisfaction, se développe l’intellect afin que l’on puisse arriver à ce que l’on désir. De là, il découle que toute la nature est composé de :

  1. le désir
  2. L’intellect - outil qui permet de réaliser le désir.

La sensation de temps

Le temps - un sentiment subjectifLe temps n’existe pas, ni dans notre monde, ni dans le monde spirituel. Il n’existe que dans notre ressentie. L’existence de l’égoïsme face aux forces altruistes « étire » la conscience donnant naissance au concept de temps. Nous savons déjà que le temps n’est pas absolu, mais dépend de la vitesse de déplacement (de l’observateur), de la capacité de contraction de l’espace.

Cependant, en réalité, le temps est une perception complètement subjective d’un processus n’ayant lieu que dans nos sensations et n’existe pas en tant que tel.

Il est difficile de comprendre ce qu’est l’absence du sentiment de temps. Dans la spiritualité, le temps n’est rien de plus que le changement de nos émotions. Dans ce monde également d’ailleurs, parfois le temps « court » parfois il « s’arrête » en fonction de ce que nous ressentons.

Dans la spiritualité, un moment est le passage d’un attribut à l’autre dans un espace d’attributs en mouvement qui se rapproche constamment du Créateur.

Le Baal HaSoulam donne la définition suivante du « temps » dans le glossaire adjoint au « Talmud Esser HaSefirot » :

Temps : Une certaine somme des phases qui découlent l’une de l’autre, et causées l’une par l’autre selon un ordre de cause et de conséquence, tels que les jours, les mois et les années.

Pourquoi certaines personnes ont plus de chance que d’autre ?

ss40001-small.jpgPourquoi l’un est riche et célèbre et l’autre travail comme un simple ouvrier ? Pourquoi l’un est né dans une famille aisée et l’autre dans une famille pauvre ? Pourquoi l’un meurt-il jeune et un autre centenaire ? Tout cela est défini au niveau de la racine de l’âme individuelle dans l’âme générale d’Adam HaRishon, son lien avec les autres âmes ainsi que d’autres détails indispensables à la réalisation de sa correction. Bien que ce propos soit partiellement traité dans le livre du Ari « Shaar HaGuilgoulim », en principe la sagesse de la Kabbale n’étudie pas vraiment ce sujet car les processus que les âmes traversent ne sont pas sous notre contrôle. Le libre choix de l’homme peut et doit se réaliser dans son désir de s’unir au Créateur.

Terminologie spirituelle

La Kabbale, comme n’importe quel autre enseignement, utilise une terminologie et des symboles pour décrire les objets et leurs actions: une force spirituelle, un monde ou une Sefira prend le nom de l’objet qu’elle contrôle dans ce monde.

Puisque toute force ou tout objet physique a une force ou une forme spirituelle qui le contrôle, une conformité d’une extrême précision se crée entre le nom adopté dans le monde matériel et sa racine spirituelle, sa source.

C’est pourquoi, seul un kabbaliste connaissant parfaitement la correspondance entre les forces spirituelles et les objets physiques, peut attribuer un nom aux objets spirituels. Seul celui qui atteint le niveau spirituel d’un objet peut en observer l’influence dans notre monde.

Les kabbalistes rédigent des livres et transmettent leur connaissance en utilisant «le langage des branches». Ce langage est extrêmement précis car il est fondé sur le lien entre la racine spirituelle et sa branche physique. Il ne peut pas être modifié car la connexion existant entre un objet et sa racine spirituelle est immuable. En revanche, notre langage terrestre perd peu à peu de sa précision étant uniquement relié à la branche et non à la racine.

Cependant, la simple connaissance des mots du langage est insuffisante, car celle-ci ne nous assure pas de comprendre la forme spirituelle d’un objet matériel. Seule la connaissance de la forme spirituelle permet à l’homme d’observer ses conséquences physiques, sa branche.

Nous pouvons donc en conclure que l’homme doit tout d’abord accéder à la racine spirituelle, à sa nature et à ses attributs. Alors, seulement, l’homme pourra appeler la branche par son véritable nom et étudier la connexion entre elle et sa racine spirituelle. Telle est la seule condition pour comprendre le langage des branches, et faciliter ainsi, un échange précis d’informations spirituelles.

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