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7 septembre 2008

Archive for avril, 2008

Passer d’une réalité à l’autre

Nous percevons notre monde selon le niveau de nos désirs. Egoïste - ce monde ci. Altruiste - le monde spirituel. Le passage d’une réalité à l’autre est faisable grâce au point dans le coeur dont le développement nous permet d’acquérir la perception du spirituel tout en vivant dans ce monde ci.

Le monde et l’enfant

enfant.jpgC’est l’histoire d’un scientifique occupé qui tentait de trouver une solution à tous les problèmes du monde, mais qui devait garder son petit garçon qui lui posait sans cesse des questions. Pour garder son fils occupé autant que possible, le scientifique découpa en morceaux une image en couleur de la planète Terre dans un magazine et lui dit : «Ta mission est de reconstituer cette image. Quand tu l’auras fait, je te promets qu’on ira s’amuser ensemble.»
Le scientifique occupé était certain d’avoir gagné de bonnes heures de tranquillité pour vaquer à ses importantes recherches. Mais à sa grande surprise, en moins de dix minutes, voilà que son fils entre dans son bureau avec le puzzle recomposé entre ses mains et lui demande: «Papa, est-ce qu’on peut aller s’amuser maintenant?»
Le scientifique médusé demanda à son fils : «Comment as-tu fait si vite?» «C’était simple» lui répondit l’enfant, «je ne sais pas à quoi ressemble la Terre, mais de l’autre côté de l’image, il y avait un homme dessiné, et ça je connais. J’ai rassemblé les morceaux de l’image de l’homme, et quand j’ai retourné le puzzle, je me suis aperçu que j’avais redonné forme à l’image de la Terre. »
Les sages de la Kabbale connaissaient ce principe depuis bien des siècles. Ils ont expliqué qu’il n’y avait pas besoin de corriger le monde car le seul élément dans la nature qui devait être corrigé était l’homme. Une fois que nous nous corrigerons, ils promettent que nous découvrirons un monde parfait.
Dans ce cas, quel est le dysfonctionnement et quelle est la correction que nous devons accomplir? La sagesse de la Kabbale explique que la réalité que nous ressentons dépend uniquement de nos attributs. Les attributs avec lesquels nous naissons sont égoïstes, et par voie de conséquence, nous exploitons les autres et ne pensons qu’à notre propre intérêt. Une attitude égoïste envers la nature et envers les autres est appelée «la sensation de ce monde». Si nous changeons notre attitude envers ce qui est en dehors de nous, nous commencerons à ressentir le monde environnant comme un monde spirituel. Ainsi, en nous corrigeant, nous corrigerons le monde qui nous entoure, à l’image du fils du scientifique.

Ressentir le Créateur

Dans la Kabbale, deux élements sont proches l’un de l’autre selon leur équivalence de forme, selon leurs attributs. Dans la mesure de similitude entre leurs attributs, ils sont proches l’un de l’autre et dans la mesure où leur attributs sont opposés, ils sont éloignés l’un de l’autre.

Ainsi, la force générale de la nature, ou le Créateur (ce qui est la même chose dans la Kabbale ainsi que le souligne le Baal HaSoulam dans l’article la paix dans le monde ) est proche de la créature selon la même règle, celle de l’équivalence de forme.

Donc quand la créature qui est désir de recevoir acquièrt l’attribut du don, l’attribut général de la nature, elle devient comme le Créateur, et elle ressent.

Esclavage des temps modernes

Charlie Chaplin compara le monde moderne à une énorme machine dans laquelle nous sommes de petits boulons sans importance. Le Baal HaSoulam nous compare lui aussi à des rouages dans un grand mécanisme, mais avec une signification tout à fait différente. Où vous incarnez vous dans ce grand système ?

 

Esclavage des temps modernes

Dans son grand classique de 1936 « Les Temps Modernes », Chaplin décrit un vagabond cherchant son chemin dans la plus difficile réalité économique que l’Amérique ait connu. Au cours de sa recherche, il se retrouve ouvrier sur la ligne de production d’une usine monstrueuse rappelant davantage une prison et où les ouvriers deviennent des prisonniers contrôlés par des machines automatiques modernes dont le but est d’exploiter jusqu’au bout toute la capacité de rendement de l’homme. Dans sa tentative de répondre à la cadence de travail folle de l’usine, le pauvre héros vagabond est entièrement avalé par l’engin qu’il est censé manœuvrer lui-même.

«Les Temps Modernes» ont anticipé l’évolution. Le génie de Chaplin a su introduire en quelques secondes le doute dans la bulle d’espoir qui se développait au travers la modernisation. Il fut un des premiers à poser la question de savoir si le progrès nous rendrait vraiment plus heureux et libre.

La réponse du film est sans appel. 71 ans après le film muet de Chaplin, la fière et forte Amérique, celle qui a gravé sur son drapeau les principes de la liberté et de la démocratie, et qui a même placé la célèbre statue de la liberté, piétine dans la crise. Personne ne croit plus que la technologie et le progrès scientifique nous procureront la liberté ni même de résoudre les problèmes mondiaux.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps nous rêvions encore des robots bien huilés qui iraient jusqu’à faire le ménage pendant que nous profiterions de la vie, or, il n’en est rien. En fait, nous travaillons au-delà du temps réglementaire, dans une course sans fin après un petit instant de repos. L’horizon que nous espérions autrefois nous semble à présent comme un rêve, des illusions qui s’évaporent. Les beaux idéaux et les valeurs, enveloppés dans une technologie de pointe, et commercialisés dans des centres commerciaux flambants neufs, à l’aide d’un lavage de cerveau massif des médias, qui nous inondent constamment de messages, ne fournissent pas la marchandise. Il semblerait que nous ayons perdu précisément la technologie de base, humaine, simple, de «qu’est ce c’est que d’être un homme ? », et pour l’essentiel comment le rendre libre et heureux ?

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Qu’est-ce que la Torah?

La Torah, du mot orh, lumière. Grâce à ce mécanisme, l’homme commence à distinguer en lui-même un monde intérieur riche et en changement permanent, jusqu’à distinguer Ein sof.

Equilibre

La Kabbale est une sagesse systémique qui nous en enseigne comment chaque partie du système de global de l’humanité fonctionne dans sa forme corrigée.

Nous vivons dans le système de la nature, dans lequel domine une loi : la loi de l’équilibre. Cette loi se divise en deux actions principales - réception et don. Dans la situation idéale d’équilibre, la loi de réception est « chacun selon son besoin » et la loi du don est « chacun selon sa capacité ». L’homme doit clarifier ces deux paramètres uniquement, la nature ne demande rien de plus de lui.

Une situation de crise apparait lorsque nous ne sommes pas conscients de cette loi générale de l’existence et que nous agissons sans la prendre en considération. Nous ne connaissons pas les processus qui influencent notre existence car nous sommes détachés du système global avec lequel nous ne sommes pas en équilibre. Dans une telle situation nous ne savons pas comment évoluent les événements de notre vie ni comment nous comporter envers ceux-ci, en conséquence de quoi l’homme vit avec un perpétuel sentiment de désorientation et une absence de contrôle sur la réalité dans laquelle il vit.

Atteindre l’équilibre

La société humaine enseigne à l’homme comment se comporter avec ses attributs égoïstes ancrés en lui. Ne pas voler, ne pas tuer, etc. mais il n’y a aucune obligation de la part de la société en ce qui concerne les attributs altruistes de l’individu.

Si nous savions utiliser les deux forces : réception et don - de façon équilibrée nous arriverions à l’équivalence de forme avec la nature générale. Cette situation est nommé « gan eden » ou « monde de Ein Sof »

Définition de la Kabbale

Le seul but de la Kabbale est de guider l’homme dans son développement spirituel, lui indiquant comment diriger son intention vers le Créateur.

Ainsi que le dit le Baal HaSoulam, un des plus grands kabbalistes du XXème siècle dans son article L’essence de la sagesse de la Kabbale:

A quoi cette sagesse correspond-t-elle?

Cette question vient à l’esprit de toute personne sensée. Afin d’y répondre convenablement, je fournirai une définition fidèle et fiable car cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences, selon des règles fixes et déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme «la révélation de Sa Divinité à Ses créatures en ce monde».

Zohar - Le Meneur d’ânes

«L’histoire de Rabbi Elazar qui alla voir Rabbi Yossi, et Rabbi Aba alla avec lui. Et un homme conduisait les ânes. Rabbi Aba dit : « Ouvrons les portes de la Torah, car maintenant est l’heure et le temps de nous corriger en chemin »

Tous les livres de kabbale, et à leur tête le livre du Zohar, décrivent une série de situations intérieures vécues par les kabbalistes au cours de leur chemin spirituel. Dans l’histoire ci-dessous, il s’agit de deux des dix grands élèves de Rabbi Shimon Bar Yochai. Elle ne raconte pas une excursion en Galilée - quand il est dit que deux kabbalistes « allaient rendre visite à Rabbi Yossi », il s’agit de leur désir de gravir les marches de l’échelle spirituelle et de s’élever à un degré supérieur. Ils ne peuvent s’élever à ce degré qu‘avec l’aide de la force d’en haut qui les attire,et à cette fin, ils doivent se corriger à un degré plus élevé. Tel le sens de l’expression « ouvrons les portes de la Torah ».

Deta’in Hamrey signifie en araméen ânier, ta’in qui veut dire donner un coup de couteau, et c’est le surnom de l’ânier, qui pique les ânes pour les faire avancer plus vite, et hamrey, vient du mot homer, matériau.

D’après la sagesse de la kabbale, notre matériau s’appelle égoïsme. Sur les marches de l’échelle spirituelle, il appartient à l‘homme d’apprendre à travailler avec son matériau, afin de se développer spirituellement.

La nature égoïste de l’homme est opposée à la nature spirituelle, et pour le forcer à avancer vers le prochain degré, il est nécessaire de le « poignarder ».

Les souffrances que l’homme vit ont un seul but : l’orienter pour attirer la « lumière qui le corrige». L’homme atteint cette lumière, l’unique moyen de changer sa nature égoïste, grâce à l’étude de livre de kabbale. Après avoir changé sa nature égoïste, il découvre les « secrets de la Torah », la réalité parfaite.

Ce n’est qu’après que lui furent révélés les secrets de la Torah, qu’il connaît « l’âne » qui est en lui, comment changer et dans quelle direction s’élever.

Quand ils commencèrent à découvrir les secrets de la Torah, l’ânier, qui se tenait derrière eux, se mit à leur poser des questions profondes, auxquelles ils ne purent répondre. Ces questions laissèrent Rabbi Eléazar et Rabbi Aba sans réponse.

L’ânier ressemble apparemment à un homme ordinaire, il marche à leurs côtés, tandis qu’ils « sont sur l’âne ». La signification de l’élévation spirituelle d’un degré à un autre est la correction de la partie égoïste supplémentaire des désirs de l’homme. Le meneur d’ânes pose aux kabbalistes des questions relatives aux lois qui leur seront révélées au prochain degré spirituel. Ils ne peuvent pas répondre à ces questions, car ils n’ont pas encore atteint ce degré spirituel. Les questions du meneur d’ânes leur révèlent qu’ils ne sont pas capables d’accéder au degré supérieur par leurs propres forces. C’est l’ânier qui les conduits vers le degré suivant, c’est la raison pour laquelle il s’appelle le meneur d’âne -c’est lui qui mène leur « âne » « Hamor », leur désir égoïste non réparé. Les deux kabbalistes découvrent la grandeur de ce « simple meneur d’âne » qu’ils avaient au début méprisé, l’ânier prend la « tête du convoi » et les fait avancer.

Le Zohar explique que « Deta’in Hamrey » est l’âme envoyée pour aider les âmes à s’élever de degré en degré sur l’échelle spirituelle. Sans cette aide, les deux kabbalistes n’auraient pas pu s’élever à un degré spirituel supérieur.

Au début il semble à l’homme que l’âme qui l’accompagne est « une âme ordinaire » et il ne la voit pas comme une aide envoyée à cette fin. L’homme ne doit aspirer qu’à ce changement, quand ce désir ardent atteint un certain seuil l’aide arrive. Ainsi, tout homme désirant déjà s’élever spirituellement, une « âme d’un plus haut degré » lui est envoyée qui l’aide et le guide sur les marches de l’échelle spirituelle.

Rabbi Eléazar et Rabbi Yossi, voulurent savoir et demandèrent à l’ânier : « Comment le Créateur fit pour que tu viennes à nous, nous permettant ainsi d’arriver à un degré supérieur? » Ce secret, le meneur d’ânes leur promit  de leur révéler dans le futur…

Cette lecture du Zohar évoque immédiatement pour chacun d’entre nous son « ta’in hamrey », son meneur d’âne, celui-ci commence à agir sur l’âme et l’élève plus haut, vers le lieu de provenance du « ta’in hamrey »

Le premier kabbaliste

Il y a 5768 ans (à l’heure où sont écrites ces lignes en 2008), un homme a ressenti ce qu’aucun autre homme n’avait éprouvé auparavant - le désir de découvrir se qui se trouvait au-delà de ce monde. À ce moment-là l’intérêt principal des gens résidait dans le soucis d’avoir un toit, une famille et à manger, mais c’était loin d’être suffisant pour cet homme- il devait savoir pourquoi il existait et ce qui faisait tourner le monde.

Il s’appelait Adam, et il y a 5768 ans, il devint le premier homme à découvrir la sagesse de la Kabbale, une méthode qui permet à chacun de percevoir la part de l’univers cachée à nos cinq sens. Le nom «Adam» pourrait être associé à l’Adam biblique décrit comme le premier être humain jamais créé mais en fait, il est simplement question d’une personne différente - quelqu’un qui, parmi tous les autres humains vivant alors sur la terre depuis des millénaires, devint le premier à percevoir la Force Supérieure.

Adam commença à ressentir les lois et les forces qui gouvernent tout dans notre monde et sa perception pénétra à travers la matière, dans la partie cachée de la réalité. Là, il sentit un réseau de forces qui gouverne tout dans une parfaite harmonie, et uni à une seule force, comprenant tout, la Force Supérieure.

En hébreu, Adam vient du mot Domeh (identique) en référence à sa ressemblance à la Force Supérieure. La Kabbale explique que la force supérieure est perçue à travers un principe appelé «équivalence de forme». Cela signifie que nous percevons la Force Supérieure dès que nos qualités deviennent similaires à celles de la Force Supérieure.

Adam fut la première personne à appliquer ce principe : il trouva le chemin pour acquérir de nouvelles qualités spirituelles semblables aux qualités de la Force Supérieure et y parvint. Mais pourquoi lui et pas un autre avant lui ? C’est parce qu’il était le premier être humain à ressentir une aspiration vers la Force Supérieure. Personne n’avait eu un tel désir. Il fut capable de découvrir la Force Supérieure car il était intérieurement prêt pour cela.

Adam est considéré comme l’auteur du premier livre de Kabbale, Raziel HaMalach (L’ange Raziel). Ce petit livre contient des descriptions d’une force générale appelée «ange» qui gouverne l’univers et qui consiste en des forces particulières de niveau inférieur appelées «sous anges».

Même si ce livre est ancien, il contient une approche scientifique caractéristique de la Kabbale. En le lisant, nous pouvons voir qu’Adam était un véritable scientifique du Monde Supérieur. Son livre dévoile la structure des forces supérieures, leurs interactions, et leurs influences sur notre monde. Il contient également des schémas et des tableaux.

Cependant du fait que ce livre fut rédigé il y a 5768 ans, il est écrit dans un langage archaïque, difficile à comprendre. Beaucoup d’allégories et métaphores sont utilisées, mais néanmoins, il reste la première source kabbalistique écrite ainsi que véritablement le premier livre. Jusqu’au livre d’Adam, des gens avaient gravé des textes et des images sur des pierres, mais Raziel HaMalach peut vraiment être appelé un livre.

Ainsi, il y a 5768 ans, l’évolution des désirs au sein de l’humanité a atteint un nouveau niveau, quand un nouveau désir spirituel apparut dans l’être humain. L’émergence d’Adam a marqué le premier éveil de l’humanité vers la Force Supérieure. Depuis lors, la Kabbale a suivi une longue évolution, au fur et à mesure que les gens commençaient à ressentir les mêmes aspirations qu’Adam avait éprouvées. Et de nos jours, des millions de personnes se posent la même question : «Pourquoi j’existe? Et qu’est-ce qui fait tourner le monde?» C’est précisément pour cela que la sagesse de la Kabbale se dévoile: pour aider tous ceux qui se sentent prêts à répondre à ces questions profondes.

Le secret de Harry le magicien

Ces dix dernières années, un phénomène littéraire sans précédent est apparu. Son nom: Harry Potter. A ce jour, la série de sept livres s’est vendue à plus de 325 millions d’exemplaires dans le monde. L’histoire d’Harry Potter a été traduite en 65 langues, dont certaines des plus rares, telles que le Latin et le Zoulou. Le dernier livre de la série s’est vendu à huit millions d’exemplaires le jour de sa sortie et aux Etats-Unis, des milliers d’exemplaires furent vendus chaque heure. Pour comprendre l’ampleur de son succès, sachez que le seul livre qui ait vendu plus d’exemplaires que la série Harry Potter, est la Bible.

La raison de tout ce bruit

Harry, le gentil garçon à lunettes qui va à l’Ecole de sorciers et de sorcellerie de Poudlard, doit combattre de méchants sorciers et monstres pour sauver l’humanité. Les combats d’Harry ne sont pas un phénomène unique. Le petit sorcier représente le sommet d’un attrait général croissant pour le fantastique d’où le succès du jeune Potter.

Harry s’est également retrouvé sur les écrans. Ainsi, après Matrix ou le Seigneur des anneaux, Harry fait la une des box office à plusieurs reprises. Nous pouvons citer bien d’autres exemples mais l’idée est claire: le monde de l’imaginaire nous attire. Quel est l’ingrédient magique? Qu’essayons nous d’y trouver et qui ne se trouve pas ailleurs? Croyons-nous vraiment que de tels lieux enchantés et forces magiques existent, ou bien essayons-nous seulement de fuir une réalité déprimante?

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