Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1
Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.
Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?
Ce dont parle la Bible
Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

