home email us! feed
14 octobre 2008

Archive for âme

Matériel et spirituel - deux choses distinctes

Souvent une des grandes confusions dans la compréhension de la méthode de la Kabbale est de croire que le spirituel est lié au matériel, ou de croire que les actions physiques ont une vertu spirituelle. Il n’en est rien, et il est très important de bien arriver à différencier l’un de l’autre, spirituel et matériel sont deux choses distinctes, et en aucun cas les actions physiques que l’homme réalise n’ont d’impact spirituel. Encore moins en ce qui concerne les objets : souvent nous attachons des propriétés spirituelles à un objet physique matériel mais cela n’est que le fruit d’un effet psychologique, matériel, sans aucun impact spirituel.

Vidéo extrait d’un cours du Rav :
Lien vers tout le cours (Vidéo)

De Keter à Malkhout

La nature du Créateur est de donner, Il créa un être qui puisse recevoir. A travers quatre étapes, l’être créé se développe, de Keter à Malkhout, jusqu’à ce qu’il retourne à son Créateur.

Qui d’entre nous n’as jamais entendu parler du «Shem Akadosh», du nom sacré ? Le nom qu’il est interdit de prononcer à haute voix ni même de murmurer.

Même lorsque nous l’écrivons, nous prenons grand soin de séparer les lettres: Youd - Hé - Vav - Hé. Cependant nous sommes nous déjà demandés quelle était l’origine de ce mot, et pourquoi était-il si spécial ?

tétragrame Dans un processus en quatre phases, la sagesse de la Kabbale décrit la formation du nom sacré, qui correspond également au développement de l’être créé, et en décrit l’usage fait par les kabbalistes dans leur chemin spirituel. Les étapes de ce développement s’appellent selon les kabbalistes «les 4 phases de la lumière directe» ou «Dalet bhinot de or yashar»

Kotso shel Youd

La sagesse de la Kabbale nous explique qu’avant la création du monde, il n’existait que le Créateur, l’attribut de don. Cet attribut, les kabbalistes l’appellent «shoresh» ou racine, ou sefira Keter, et il apparaît dans le nom sacré comme le premier trait de la lettre youd, kotso shel youd.

Les kabbalistes poursuivent leur explication, et nous enseignent que l’attribut du Créateur est le don absolu, c’est pourquoi Il créa un être pour le remplir de plaisirs en abondance. L’homme est l’unique chose créé par le Créateur, ainsi sa structure est parfaitement adaptée pour recevoir l’abondance qu’Il a prévu à son intention. La création de l’être est la première étape de son développement et est donc appelée «Phase 1» ou «Bhina aleph», ou encore « Sefira Hokhma ». Cette étape est représentée dans le nom sacré par la lettre «youd».

Lors de la rencontre entre le Créateur et l’être créé, ce dernier ressent un plaisir suprême. En plus de ce plaisir une nouvelle sensation encore inconnue se révèle- la sensation de celui qui donne le plaisir. Lorsque l’être créé découvre qu’au-delà du très grand plaisir ressenti, existe quelqu’un qui donne, qui l’a créé et octroyé l’abondance, - se réveille alors en lui, un autre désir - être celui qui donne, tout comme le Créateur. Cela ressemble à l’histoire d’un homme fortuné qui offre à un homme démuni tout ce dont il manque, et quand le riche s’adresse au pauvre et lui demande: « Je t’ai donné tout ce que je possède, que pourrais-je te donner de plus pour te rendre heureux ?» Et le pauvre lui répondit : «Je veux être comme toi - donner».

Ainsi, au sein de la relation développée vis-à-vis du donneur du plaisir, naît la deuxième étape dans le développement de l’être créé. Il a ressenti pour la première fois qu’existe une force extérieure qui désire lui donner, et c’est pourquoi se réveille en lui le désir de ressembler au Créateur. Ce désir s’appelle la «Phase 2» ou «Bhina bet» ou «sefira Bina», représentée dans le nom sacré par la lettre «

L’être créé donne à son Créateur

Une fois que s’est réveillé en lui un nouveau désir, l’être créé commence à rechercher par quels moyens il peut donner au Créateur. Cependant, ici se pose la question suivante: Le Créateur a-t-il besoin de quelque chose de la part de l’être créé ? En effet, Il souhaite que l’être reçoive du plaisir et pas d’avantage. En connaissant le désir du donneur, l’être créé apprend comment, malgré tout, il est possible de donner au Créateur. Ce n’est qu’à la fin du processus qu’il trouve la solution à sa question. Il décide alors de recevoir toute l’abondance pour Lui faire plaisir, et ainsi Lui ressembler et donner au Créateur, tout comme le Créateur lui donne. Ainsi est créé la troisième étape dans le développement du désir appelé «Phase 3», ou Bhinat guimel» ou «Sefira Tiferet», ou Zeir Anpin, (en araméen: le petit visage). Ce désir est représenté dans le nom sacré par la lettre «vav».

Après que l’être crée ait vécu sa première expérience de don, se crée en lui un désir de jouir de la condition du Créateur. Il a découvert ce statut en effectuant un acte de don, en ressemblant au Créateur, à la racine. Désormais, il ressent que lui-même veut vraiment être comme le Créateur. C’est la quatrième étape du développement de l’être créé, et s’appelle «Phase 4» ou «Bhina Dalet»ou «sefira Malkhout», représentée dans le nom sacré par la dernière lettre «». Ce n’est que lors de cette dernière phase que le désir de l’être créé est considéré comme complet. Cette phase est prête à recevoir du Créateur toute l’abondance qu’Il a préparé à son intention.

La plus haute perception

Malkhout reçoit l’abondance qui lui arrive depuis la phase de Keter, à travers toutes les phases précédentes. Par conséquent, elle ressent et comprend parfaitement le comportement du Créateur envers elle. L’expression de Son attitude «bonne et bienfaisante» vis-à-vis de l’être créé est appelée le «Nom sacré». Nous devons cependant comprendre qu’il ne s’agit pas de la perception d’une chose se trouvant à l’extérieur de l’être créé.

La sagesse de la Kabbale nous explique que toute la réalité que nous percevons matérielle ou spirituelle, existe en nous et non en dehors de nous. Nous donnons différents noms à nos impressions de la réalité. De la même façon, les kabbalistes nomment le Créateur selon, leurs sensations qu’ils ont de Lui. Il s’ensuit que le nom Y-H-V-H est l’expression de la plus haute perception de la force supérieure, du Créateur atteinte par l’homme, et tous les autres noms ne sont qu’une perception partielle.

Le but de création est que l’être créé arrive à découvrir les Noms sacrés à l’aide d’un travail intérieur, spirituel, et ainsi, il préparera un endroit pour que le Créateur puisse remplir son âme d’abondance. La méthode qui enseigne à l’être créé comment transformer son récipient, dans lequel le Créateur peut se révéler, s’appelle la sagesse de la Kabbale.

Une progression en 125 étapes

Sache qu’avant la création, seule existait la Lumière Supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace.

Le Ari, L’Arbre de Vie.

Le terme «Lumière Supérieure» se réfère au Créateur, dont le seul désir est de donner l’abondance infinie. Pour réaliser son désir de donner l’abondance, le Créateur (Bore) a créé une créature qui serait en mesure de recevoir qu’Il veut donner. L’origine du mot Bara (créé) vient du mot Araméen Bar (à l’extérieur), et signifie « faire sortir ». La relation entre le Créateur et l’être créé est une relation entre l’intériorité et l’extériorité, le Créateur étant l’intériorité et la créature étant extérieure à Lui.

La Séparation Renforce

Pour la créature, le contact avec le Créateur est le plus grand plaisir possible. Dans un tel état, la créature n’a aucune indépendance car elle est entièrement dominée par le plaisir. Pour que la créature fasse l’acquisition d’un désir indépendant et libre de l’emprise du plaisir, et bâtir une relation authentique avec le Créateur, la créature doit être détachée de la source du plaisir, le Créateur. C’est seulement dans cet état que la créature est en mesure de sentir qu’elle progresse vers le Créateur indépendamment et de sa propre volonté.

Tout comme un père désire que son fils lui ressemble en grandissant, le Créateur s’éloigne progressivement de la créature, pour lui permettre d’apprendre comment atteindre le stade du Créateur par elle-même. Cependant le détachement du Créateur ne se fait pas en une seule fois. Il s’agit d’une «descente progressive» sur 125 degrés, jusqu’au degré appelé «ce monde».

125 degrés

Comme nous venons de voir, le déclin de la créature est fait pour lui permettre de retourner au Créateur, ce  qu’elle doit faire cette fois indépendamment. Chaque diminution de degré représente la distance qui s’accroît jusqu’à atteindre  le détachement total. Lorsque la créature choisit de retourner au Créateur et de gravir l’échelle spirituelle, elle surmonte la distance avec le Créateur et renforce son lien avec Lui.

Durant ce processus, la créature gagne l’indépendance et devient finalement l’élément le plus intérieur de la création,  elle s’unit alors au Créateur.

De Haut en Bas, et de Bas en Haut

Le processus de détachement se termine par le morcellement de la créature en une myriade de parties, appelées «âmes». A la fin du processus, ces parties tombent dans l’endroit le plus éloigné, le plus extérieur vis à vis du  Créateur : ce monde.

Cet état, dans lequel l’existence du Créateur est totalement dissimulée aux âmes, est appelé le « monde matériel ». Son but est de permettre à une personne de choisir le retour au Créateur, au lieu de ce monde, et qu’elle le fasse de son plein gré.

L’humanité a traversé un processus prolongé qui a obscurcie notre lien avec le Créateur, jusqu’au point de total détachement qui est le nôtre.

A présent, nous sommes devant le choix de commencer notre remontée graduelle et consciente à notre racine, le Créateur. La sagesse de la Kabbale qui se révèle de nos jours est une méthode destinée à nous guider sur le chemin spirituel au long de ces 125 degrés, jusqu’au retour de la sensation de la réalité complète: le Créateur.

Dans son article, «L’Essence de la Sagesse de la Kabbale», le Baal HaSoulam écrit à ce propos : « On divise généralement la sagesse de la Kabbale en deux ordres identiques et parallèles, telles deux gouttes d’eau. La seule différence est que le premier ordre est amené d’en haut vers ce monde ici-bas, et que le second ordre commence et monte de bas en haut, précisément selon les mêmes chemins inscrits dans leur racine, lorsqu’ils commencèrent leur descente de haut en bas. »

Un homme avec un seul coeur

Un hommeLa sagesse de la Kabbale enseigne que toute l’humanité est comme un seul système, un seul corps, et ce système s’est corrompu, il a perdu le lien qui existait entre ses différents éléments. La nature nous a donné un « exercice » afin de rétablir ce lien et ainsi donne à chacun d’entre nous l’opportunité de se « reconnecter » au système, mais en faisant usage de notre libre choix.

La méthode
Lorsque je travaille afin de relier toute les parties du système, en cela, je progresse – et un véritable développement ne peut avoir lieu que lorsque j’acquière les désirs des autres, et ainsi, au lieu d’exister uniquement dans mon petit désir, à travers lequel je perçois la réalité, je commence à vivre dans les désirs qui pour l’instant me sont étrangers, détachés de moi, dans l’âme de toute l’humanité.

Notre corps fonctionne de façon similaire dans notre monde. Par exemple, le cœur, les reins, les jambes, etc. ainsi que tous les organes agissent selon une loi de réciprocité, qui permet à l’ensemble du corps de vivre.

Cette loi fait que :

1. Le corps dans sa généralité peut exister.
2. Chaque organe individuel peut exister et vivre.
3. Chaque organe retire un bénéfice de son service au reste du corps.
4. Chaque organe ressent l’ensemble du corps et en retire un bénéfice qui est bien plus important que celui de sa seule existence individuelle.

C’est au niveau spirituel le sens de l’amour du prochain.

Au delà des belles paroles
Cela ne se résume pas à de belles paroles ou un aspect éthique (qui n’aurait alors rien à voir avec la Kabbale), mais c’est précisément ce point qui différencie le degré « animal », dont l’existence se limite à celle de son corps, au degré « humain » dont le monde intérieur peut s’élever à l’infini.

Ne pas s’arrêter de grandir

grandirEn grandissant l’homme développe et élargie son monde intérieur et ainsi sa perception du monde environnent. Du nourrisson au jeune enfant qui deviendra adolescent et enfin adulte, la perception et la compréhension de soi et du monde environnent va en augmentant et prend en permanence d’avantage de profondeur et de complexité. De la même manière, les kabbalistes nous invitent à ne jamais nous arrêter de grandir et de développer ce monde intérieur jusqu’à ce que cette profondeur et complexité nous donne le ressentie et la compréhension de l’ensemble de la réalité et de sa source, du Créateur.

Passer d’une réalité à l’autre

Nous percevons notre monde selon le niveau de nos désirs. Egoïste - ce monde ci. Altruiste - le monde spirituel. Le passage d’une réalité à l’autre est faisable grâce au point dans le coeur dont le développement nous permet d’acquérir la perception du spirituel tout en vivant dans ce monde ci.

Ressentir le Créateur

Dans la Kabbale, deux élements sont proches l’un de l’autre selon leur équivalence de forme, selon leurs attributs. Dans la mesure de similitude entre leurs attributs, ils sont proches l’un de l’autre et dans la mesure où leur attributs sont opposés, ils sont éloignés l’un de l’autre.

Ainsi, la force générale de la nature, ou le Créateur (ce qui est la même chose dans la Kabbale ainsi que le souligne le Baal HaSoulam dans l’article la paix dans le monde ) est proche de la créature selon la même règle, celle de l’équivalence de forme.

Donc quand la créature qui est désir de recevoir acquièrt l’attribut du don, l’attribut général de la nature, elle devient comme le Créateur, et elle ressent.

Zohar - Le Meneur d’ânes

«L’histoire de Rabbi Elazar qui alla voir Rabbi Yossi, et Rabbi Aba alla avec lui. Et un homme conduisait les ânes. Rabbi Aba dit : « Ouvrons les portes de la Torah, car maintenant est l’heure et le temps de nous corriger en chemin »

Tous les livres de kabbale, et à leur tête le livre du Zohar, décrivent une série de situations intérieures vécues par les kabbalistes au cours de leur chemin spirituel. Dans l’histoire ci-dessous, il s’agit de deux des dix grands élèves de Rabbi Shimon Bar Yochai. Elle ne raconte pas une excursion en Galilée - quand il est dit que deux kabbalistes « allaient rendre visite à Rabbi Yossi », il s’agit de leur désir de gravir les marches de l’échelle spirituelle et de s’élever à un degré supérieur. Ils ne peuvent s’élever à ce degré qu‘avec l’aide de la force d’en haut qui les attire,et à cette fin, ils doivent se corriger à un degré plus élevé. Tel le sens de l’expression « ouvrons les portes de la Torah ».

Deta’in Hamrey signifie en araméen ânier, ta’in qui veut dire donner un coup de couteau, et c’est le surnom de l’ânier, qui pique les ânes pour les faire avancer plus vite, et hamrey, vient du mot homer, matériau.

D’après la sagesse de la kabbale, notre matériau s’appelle égoïsme. Sur les marches de l’échelle spirituelle, il appartient à l‘homme d’apprendre à travailler avec son matériau, afin de se développer spirituellement.

La nature égoïste de l’homme est opposée à la nature spirituelle, et pour le forcer à avancer vers le prochain degré, il est nécessaire de le « poignarder ».

Les souffrances que l’homme vit ont un seul but : l’orienter pour attirer la « lumière qui le corrige». L’homme atteint cette lumière, l’unique moyen de changer sa nature égoïste, grâce à l’étude de livre de kabbale. Après avoir changé sa nature égoïste, il découvre les « secrets de la Torah », la réalité parfaite.

Ce n’est qu’après que lui furent révélés les secrets de la Torah, qu’il connaît « l’âne » qui est en lui, comment changer et dans quelle direction s’élever.

Quand ils commencèrent à découvrir les secrets de la Torah, l’ânier, qui se tenait derrière eux, se mit à leur poser des questions profondes, auxquelles ils ne purent répondre. Ces questions laissèrent Rabbi Eléazar et Rabbi Aba sans réponse.

L’ânier ressemble apparemment à un homme ordinaire, il marche à leurs côtés, tandis qu’ils « sont sur l’âne ». La signification de l’élévation spirituelle d’un degré à un autre est la correction de la partie égoïste supplémentaire des désirs de l’homme. Le meneur d’ânes pose aux kabbalistes des questions relatives aux lois qui leur seront révélées au prochain degré spirituel. Ils ne peuvent pas répondre à ces questions, car ils n’ont pas encore atteint ce degré spirituel. Les questions du meneur d’ânes leur révèlent qu’ils ne sont pas capables d’accéder au degré supérieur par leurs propres forces. C’est l’ânier qui les conduits vers le degré suivant, c’est la raison pour laquelle il s’appelle le meneur d’âne -c’est lui qui mène leur « âne » « Hamor », leur désir égoïste non réparé. Les deux kabbalistes découvrent la grandeur de ce « simple meneur d’âne » qu’ils avaient au début méprisé, l’ânier prend la « tête du convoi » et les fait avancer.

Le Zohar explique que « Deta’in Hamrey » est l’âme envoyée pour aider les âmes à s’élever de degré en degré sur l’échelle spirituelle. Sans cette aide, les deux kabbalistes n’auraient pas pu s’élever à un degré spirituel supérieur.

Au début il semble à l’homme que l’âme qui l’accompagne est « une âme ordinaire » et il ne la voit pas comme une aide envoyée à cette fin. L’homme ne doit aspirer qu’à ce changement, quand ce désir ardent atteint un certain seuil l’aide arrive. Ainsi, tout homme désirant déjà s’élever spirituellement, une « âme d’un plus haut degré » lui est envoyée qui l’aide et le guide sur les marches de l’échelle spirituelle.

Rabbi Eléazar et Rabbi Yossi, voulurent savoir et demandèrent à l’ânier : « Comment le Créateur fit pour que tu viennes à nous, nous permettant ainsi d’arriver à un degré supérieur? » Ce secret, le meneur d’ânes leur promit  de leur révéler dans le futur…

Cette lecture du Zohar évoque immédiatement pour chacun d’entre nous son « ta’in hamrey », son meneur d’âne, celui-ci commence à agir sur l’âme et l’élève plus haut, vers le lieu de provenance du « ta’in hamrey »

Un coeur

“Un seul homme comme un seul coeur” - ainsi les kabbalistes ont décrit ce à quoi ressemblerait l’humanité une fois l’égoïsme corrigé. Aujourd’hui l’évolution de notre société fait apparaitre ce besoin plus que jamais.

Attention à l’intention

Le principal facteur de notre travail est l’intention, c’est l’unique chose de notre monde que nous devons changer.

La descente de Ein Sof jusqu’à ce monde donna au désir qui l’opportunité d’être libre et de vivre également dans l’état dissimulation. Autrement dit être à la fois au niveau de «ce qui est caché – celui du Créateur et au niveau de ce qui est révélé – le notre et celui de nos enfants».

Tant que l’homme n’a pas acquis l’intention, les actions en vue d’acquérir la bonne intention se nomment «action». Si une personne ne fait que manger, boire et vivre et se déplacer sans aucune raison précise, elle se trouve soit au niveau végétal ou animal de la nature. A l’opposé, l’action et l’intention relèvent du niveau parlant (humain) de la nature, où l’action a pour but d’obtenir la bonne intention.

La vérité est que toutes les actions viennent d’en haut. La Lumière crée le Kli et le façonne. Le désir est créé par la Lumière et ne sera que transformé par elle. Cependant, l’homme est capable de certains actes, ceux-ci ont été créés pour qu’il en dispose et qu’il les utilise, notamment parce que le désir de la Lumière est descendu au niveau de notre monde pour y vivre dissimulé. Nous pouvons par l’intermédiaire de certaines actions, attirer sur nous la Lumière spéciale qui peut former l’intention. En agissant de la sorte, de Lo Lishma (dans un but intéressé) nous atteignons Lishma (dans l’intérêt du Créateur).

Notre travail tout entier, notre vie, notre concentration doivent être orientés dans le but d’acquérir l’intention. Pour ce qui est du reste nous sommes une marionnette. Nous ne pouvons rien influencer d’autre, sauf agir pour attirer à nous la Lumière Supérieure, c’est-à-dire, les actions avec lesquelles nous construisons l’intention.

Que signifie «construire l’intention»? Comment est il possible de créer l’intention? C’est très simple: Si nous découvrons l’Hôte même un temps soit peu, l’intention se forme en nous. C’est suffisant. Le Créateur Se révèle légèrement et nous commençons immédiatement à ressentir qui nous sommes et ce que nous sommes. Alors, nous développons un lien de réciprocité, une réponse au Créateur.

Cependant, comment le Créateur peut il se révéler? S’il le fait, nous serons dans l’obligation d’avoir l’intention et nous ne pourrons pas exercer notre libre arbitre. Or le seul libre choix est le choix de l’intention. Pour ce qui est du reste, nous restons aux niveaux inanimé, végétal et animal de la nature. C’est pourquoi, il est nécessaire de faire un certains nombres d’efforts lorsque nous sommes dans la phase de dissimulation. Nous voulons traiter le Créateur «avec respect» - sans aucun rapport avec ce que nous recevons de lui. C’est tout. Lorsque nous nous coupons de l’abondance et désirons uniquement avoir la bonne attitude vis-à-vis du Seul qui nous donne cette abondance, même s’Il ne donne rien- ceci est appelé «la correction de Bina» Hassadim. En faisant suffisamment d’efforts pour qu’il en soit ainsi, comme si nous le voulions réellement (le niveau de désir qui se révèle en nous dépend du degré de dissimulation), nous exprimons notre volonté pour que cela se produise.

Next entries »