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7 septembre 2008

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Bourgeons de l’âme - extrait du Zohar

zohar « Les bourgeons se montrent sur la terre, le temps du rossignol est arrivé, et la voix de la tourterelle se fait entendre sur dans notre terre » (Cantiques des cantiques, 2:12).

Dans l’article « Les bourgeons », Rabbi Shimon Bar Yochai, nous explique comment l’homme s’élève de jour en jour, sur les degrés de l’échelle spirituelle, jusqu’à ce qu’il arrive au degré le plus élevé qu’il soit.

« Rabbi Shimon ouvrit : ‘Les bourgeons se montrent sur la terre’ - Les bourgeons, c’est l’acte de la Création (Masse Bereshit). »

Pour chaque mot dans le Livre du Zohar, il y a un sens particulier et par conséquent lorsque le Zohar dit que Rabbi Shimon ‘ouvrit’, il s’agit d’une allusion au fait que le Rashbi ‘ouvre’ au lecteur du Livre du Zohar les sources de la lumière supérieure.

«Les bourgeons c’est l’acte de la Création» - Bereshit - qui signifie - ‘Au commencement‘, nous indique qu’il s’agit là du début du chemin spirituel. Selon la Kabbale, ‘Erets‘ - ‘la terre’ - signifie ‘Ratson‘ - ‘le désir’ et ainsi l’expression « Les bourgeons se montrent sur la terre » symbolise le début du désir spirituel ressentit par la créature. L’apparition des bourgeons sur l’arbre indique le début du développement du fruit. A l’identique, dans l’homme les bourgeons sont le début du chemin spirituel.

« ‘Se montre sur la terre’. Quand ? Au troisième jour, durant lequel il est écrit qu’ils apparurent sur terre. Alors ils se montrèrent sur la terre »

La sagesse de la Kabbale nous explique que ‘jour‘ symbolise l’action du Créateur sur la créature. Les six jours de la Création représentent six actions à travers lesquelles le Créateur élève la créature dans la spiritualité, jusqu’à l’amener à sa correction finale qui est appelée ‘le jour du shabbat‘.

Le troisième jour symbolise le dévoilement de la troisième action de correction grâce à laquelle le Créateur développe l’âme de la créature.

Le sens des mots « apparurent sur la terre » est que l’âme commence à se corriger grâce au Créateur et à recevoir ses attributs, les attributs du don.

Les mots «se montrent sur la terre » nous indiquent que les attributs du Créateur se dévoilent dans le désir de la créature. A cette étape la créature commence un processus de correction qui au final est amené à produire des fruits spirituels.

« Le temps du rossignol est arrivé, c’est le quatrième jour, au cours duquel les tyrans furent cisaillés. C’est pourquoi, à ce propos, il est écrit Mé’erot (lumière), sans la lettre Vav (en hébreu) - comme une malédiction. »

Au quatrième jour, le temps du rossignol est arrivé, ‘rossignol‘ (zamir) a en hébreu la même racine que le mot ‘cisaille‘ (mazmera), le temps du rossignol nous indique une étape très avancée dans le développement spirituel de la créature. A cette étape, la créature ressent que le temps est arrivé de s’élever spirituellement. Elle comprend qu’elle doit se séparer de sa situation actuelle et commencer à s’élever. Le terme ‘rossignol’ est une allusion à cette action. Durant cette étape, la lumière du Créateur abandonne la créature afin de permettre à celle-ci de s’élever par ses propres forces. La lettre « vav » qui manque dans le mot Mé’orot nous symbolise cet abandon.

« Et la voix de la tourterelle, c’est le cinquième jour, durant lequel il est écrit ‘Que les eaux regorgent etc.’ pour créer une progéniture. »

La voix de la tourterelle est l’élévation spirituelle dont la créature fait l’expérience durant la cinquième action du Créateur sur celle-ci. Au cinquième jour il est écrit «Que les eaux regorgent de créatures animées».

«Il est écrit » signifie que cette chose se dévoile à la Créature. ‘Les eauxindiquent l’attribut de la Sefira Bina, l’attribut du don. L’eau pénètre dans la “terre“, le désir de la créature, ce qui indique, l’attribut du Créateur pénétrant dans le désir de la créature. La progéniture, est une allusion aux résultats désirés dont il est question dans le Livre du Zohar. Ainsi, au cinquième jour, la créature s’élève au degré du Créateur.

«L’âme, c’est le sixième jour, durant lequel il est écrit que fut créé l’homme, qui dans le futur doit faire précéder l’action à l’ouïe, car il est écrit ici (Gen. 1:26), ‘fut fait l’homme’, et il est écrit là (Ex. 24:7), ‘nous ferons et nous entendrons’. »

Nous entendrons‘ est une allusion à l’arrivée du sixième jour dans lequel se révèle les dernières actions de correction, ‘Et fut fait l’homme‘. Après les nombreuses actions que fit la création sur son désir de retirer du plaisir, elle est enfin prête à réaliser son destin, qui est de ressembler au Créateur et de ressentir l’éternité et la perfection. Elle est alors appelée ‘Adam‘ - l’Homme - selon ce qui est écrit « Edamé le Elyion » - « Je ressemblerai au supérieur » car son rôle est de ressembler au Créateur.

« ‘Sur notre terre’, c’est le jour du Shabbat, qui est comme la terre de vie, qui est le monde futur. »

Notre terre‘, sont les désirs de l’homme. Le jour du Shabbat est la situation spirituelle la plus élevée qui soit dans laquelle la créature a corrigé tous ses désirs et mérite une vie éternelle et parfaite - ‘terre de vie’ est une situation spirituelle très élevée que le kabbaliste atteint durant sa vie, et qui est appelée ‘monde futur‘.

C’est l’intention qui compte

Dans la science de la Kabbale, la pensée est l’intention. Dans la vie de tous les jours la pensée relève des considérations faites par le désir de recevoir dans le but de recevoir. Une pensée est ce que vous désirez faire avec votre désir. L’activation du désir, selon un plan, peu importe qu’il soit égoïste ou altruiste, est appelée «pensée». Une pensée qui est analysée en fonction de sa source, à savoir à qui est elle destinée - vous ou le Créateur - s’appelle intention. L’intention étudiée ne peut pas ressembler à n’importe quelles autres intentions de notre monde. L’intention est une pensée élaboré lors du travail spirituel.

La plus grande difficulté est de garder l’intention. C’est ce qui requiert le plus d’efforts. Elle est cachée et non ressentie, elle ne s’exprime pas d’une quelconque manière que ce soit et de grands efforts sont à fournir pour la maîtriser. Il est toujours indispensable de vérifier et de voir si elle est toujours là. La prise de connaissance du mal (de notre égoïsme) est liée à notre concentration sur l’intention et s’exprime dans les Psaumes (34 :15) par «Eloigne toi du mal et fait le bien». Tout est lié à l’intention.

Nous devons constamment être vigilant quant à l’importance de l’intention dans nos activités de tous les jours et dans notre processus intérieur (travail intérieur). Nous devons nous identifier avec l’intention, et non pas à l’action, ou tout autre chose. Cela montre qu’une personne effectue son travail spirituel et est sur le chemin.

Vu que l’intention est cachée à l’extérieur, nous pouvons plaisanter ou faire toutes sortes d’actions bizarres, personne ne saura ce que vous êtes en train de vivre. Au contraire, c’est une merveilleuse aide car plus vous prenez de distance par rapport à vos actes extérieurs et à vos paroles, plus vous serez capables de conserver l’intention de rester plus concentré sur elle et d’emmagasiner ainsi énormément d’énergie. Nous trouvons aussi dans l’intention un excellent remède pour se préserver, ainsi que bien d’autres avantages, mais c’est un travail difficile.

A tout problème, sa solution

Petite devinette - quelle caractéristique différencie l’homme de l’animal ? Son comportement face aux souffrances. L’homme est le seul qui puisse s’interroger sur leur source, sur le pourquoi de ces souffrances.

La fin d’une époque

De nos jours, l’humanité traverse une période de crise et personne n’est réellement épargné. Du sentiment d’incertitude générale, aux difficultés personnelles, chacun à son lot.

Face à cette situation, certains s’efforcent de trouver une raison à leur existence. D’autres sont effrayés par la crise sécuritaire, économique, ou par les différentes crises du pétrole ou l’intensification de la crise écologique.

Le point commun entre toutes ces crises est que l’humanité arrive à une situation où il n’existe apparemment pas de solution aux problèmes auxquels elle fait face, et après toutes les tentatives pour les résoudre, elle reste sur un échec.

Une solution à la crise mondiale

Les kabbalistes se soucient également de la crise que vit toute l’humanité, mais à la différence du reste, ils ont une solution. Car la Kabbale analyse les racines du problème, et permet ainsi d’atteindre une solution qui englobe le problème dans son ensemble. Pour cette raison, le Baal HaSoulam écrivit à propos de la nécessité de diffuser la sagesse de la Kabbale afin de permettre à tout un chacun de découvrir pourquoi il souffre et comment améliorer la situation.

C’est précisément ce point qui fait que l’humanité est supérieure aux autres créatures, car à l’inverse des plantes et des animaux, l’homme aspire à la perfection et commence à s’interroger et à rechercher le bien existant dans la vie.

Dès l’instant où l’homme rencontre la sagesse de la Kabbale, il peut comprendre la raison de tous les problèmes qui l’assaillent et de recevoir des forces pour s’élever au dessus de toute crise qui se présente à lui, jusqu’à ce qu’il découvre le monde spirituel, un monde de perfection, d’éternité et de bonheur.

Egalement abordé dans le cours :

  • L’homme est toujours influencé par les valeurs respectées par la société dans laquelle il vit. De nos jours, la société ne respecte plus rien et c’est pourquoi l’homme ne réussit pas à trouver satisfaction, bonheur.
  • De nouvelles recherches estiment que la vie sur terre peut se terminer dans une trentaine d’années - c’est une crise prévisible entre la rencontre de l’égoïsme dominant dans l’humanité et entre les lois de la nature qui poussent l’humanité à corriger son égoïsme.
  • La crise qui frappe l’humanité représente le réveil du point dans le cœur chez des millions de personnes. C’est pourquoi c’est le moment du dévoilement du savoir caché dans la sagesse de la Kabbale comme solution globale.
  • Il n’existe qu’une seule chose qui doit être changée : la relation à l’autre, de l’égoïsme à l’altruisme.

La leçon est basée sur les écrits du Baal HaSoulam - La dernière génération.

média Cours video

Réalité et image de la réalité

Le monde qui est en nous

Quelle est la véritable réalité? Et comment la percevons nous ? Existe-t-elle en elle-même ou est-elle juste une image intérieure de ce qui nous entoure et qui dépend de nos attributs intérieurs ?

Apparemment, chacun de nous sait ce qu’est la réalité : il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder autour de nous – les maisons et les arbres, le monde qui nous entoure, les gens, tout l’univers. La réalité est ce dont on peut se servir et toucher, ce qu’on entend, goûte et hume. Telle est la réalité. Quoi, ce n’est pas ça !?

Le matin : vous vous réveillez d’un profond sommeil et vous étirez, une nouvelle journée commence, cependant au plus profond de vous, vous sentez que ce n’est pas le bon jour. Vous vous êtes réveillés du pied gauche et la dernière chose que vous souhaitez est de sortir du lit. Vous vous rappelez avec nostalgie de mardi dernier, qui fut une journée parfaite – dès le réveil vous aviez senti que ce serait un jour superbe et ce fut vraiment le cas. Or ce matin, vous n’avez envie de rien. Que s’est il passé, est ce que la réalité a changé ou bien est ce nous qui changeons ?

La sagesse de la Kabbale nous enseigne que toutes les émotions de l’homme, bonnes ou mauvaises, se produisent en lui, et bien que la réalité du monde nous semble exister en dehors de nous, l’image de la réalité de notre vie dépend entièrement de nos attributs intérieurs, que nous sommes les seuls à pouvoir changer.

L’avion dans le ciel

Imaginez dix personnes regardant un avion dans le ciel et qui de loin ressemble à un petit point. Chacune d’elles, regarde dans des jumelles, cependant chaque paire de jumelles agrandit l’avion différemment, il en résulte un débat qui s’engagea entre les différents participants : l’un dit que la taille de l’avion est de quatre mètres, le second pense que sa taille est de vingt mètres et le troisième est certain que sa longueur est de cinquante centimètres etc.

Chacun est certain d’avoir raison, du fait qu’il affirme ce qu’il voit. C’est sa réalité. Cependant, l’avion ne change pas et a toujours la même taille – toutes les différences proviennent uniquement des perceptions personnelles de chacun.

Cet exemple simple et néanmoins très profond a été donné par le kabbaliste Baruch Shalom Ashlag (Rabash) pour nous démontrer que la réalité du monde est une, or nous nous développons et changeons de l’intérieur et avec tout changement nous voyons la même réalité différemment.

Réalité extérieure et réalité intérieure

Les kabbalistes poursuivent et expliquent qu’il existe deux niveaux par lesquels l’homme peut saisir la réalité du monde et tous deux influent de façon absolue sur ses attributs intérieurs.

Tout homme naît égoïste – un attribut opposé à l’attribut de la nature. Actuellement l’attribut égoïste avec lequel nous vivons fait que nous nous sentons séparés des autres, ne prenant en considération autrui que dans la mesure de notre propre intérêt. Les kabbalistes ont découvert que l’égoïsme humain était la cause, dans notre représentation de la réalité, de la crise que nous vivons, s’exprimant sous forme de guerres, de catastrophes, de pauvreté et de corruption.

Cependant ces mêmes kabbalistes ont également découvert un attribut plus intérieur dans l’homme, une caractéristique cachée : l’amour et le don absolu, qui ressemble à l’attribut de la force de la nature. L’homme qui parvient à découvrir en lui un tel attribut, ressent une réalité complètement différente : il voit comment tous les hommes agissent comme faisant partie d’un même système, agissent réciproquement et créent entre eux un cercle infini de plaisir suprême, éternel et parfait.

Sortir du rêve vers une nouvelle réalité

De cette explication nous pouvons comprendre naturellement que la véritable réalité du monde nous est dissimulée. Nous la percevons conformément aux attributs intérieurs implantés en nous et pour le moment ils sont égoïstes.

Néanmoins, si nous changeons notre attribut égoïste en l’attribut de la nature, l’attribut de l’amour et du don, nous vivrons et identifierons autour de nous des choses entièrement différentes. Qui plus est, tout ce que nous voyions par le passé, nous le verrons soudain absolument différemment. Cet état est appelé par les kabbalistes «J’ai vu un monde inversé.»

Egalement dans le même cours :

  • Dans une des lettres du Baal HaSoulam : la fable du roi aimant qui demanda à faire grandir son esclave vers les sommets : comment le roi fait grandir l’esclave jusqu’au plus haut degré ?
  • Qui est le roi, qui est l’esclave et qui sont les ministres du roi déguisés en voleurs, assassins et bandits ? le voleur, le meurtrier et autres émotions négatives se réveillent dans l’homme. Ils ne sont pas à l’extérieur, ils sont des descriptions des désirs égoïstes présents en l’homme, un habit extérieur des forces mauvaises qui luttent en lui.
  • Pourquoi les kabbalistes ont écrits pour nous des fables ? Pourquoi nous perturbent-ils avec des paraboles et ne nous donnent pas des formules simples pour travailler ?

Le cours est basé sur les écrits du Baal HaSoulam –livre Pri Hakham Igrot (Fruit du Sage, lettres), Lettre 1, page 26 en hébreu.

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