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6 septembre 2008

Archive for désirs

L’influence de l’environnement

Ou bien, si quelqu’un hérite de ses pères un penchant à être large d’esprit, il va s’entourer d’idées dont il va se servir pour se prouver qu’il est bon d’être large d’esprit. Cependant, d’où lui viennent toutes ces phrases et ces idées? Tout ceci lui est imposé sans qu’il le sache par son environnement qui dépose en lui ses opinions et ses inclinations par un développement progressif de relation de cause à effet.

Cela est fait de telle sorte que l’homme les considère comme ses propres biens, acquis par sa liberté de penser. Ici aussi tout comme pour le grain de blé, il existe une partie du programme qui est invariable et qui correspond aux tendances reçues en héritage et présentes chez ses aïeux. C’est le «second facteur».

Baal HaSoulam - La Liberté


agt_multimedia.png Lien vers le cours du Rav Laitman sur l’article “la liberté” du Baal HaSoulam

Que sont les Séfirot ?

Tout ce qui touche aux séfirot à tendance à porter à confusion, mais il est toujours possible de s’y retrouver si l’on se rappelle qu’il est simplement question de désirs. Keter est le désir du Créateur de donner la Lumière (plaisir)  et Hochma est notre réception de ce plaisir, Bina est notre désir de donner en retour au Créateur, Z’’A est notre désir de recevoir dans le but de donner au Créateur et Malchout est notre désir de recevoir, la racine des créatures – nous.

Moi, les autres et l’amour

Discussion en coin de table avec Le Rav Laitman sur l’amour :

Amour

Yael: « Aime ton prochain comme toi-même » est la règle spirituelle essentielle. Que veut dire « comme toi-même »? Dois je m’aimer en premier lieu? 

Michael Laitman: Vous devez d’abord découvrir dans quelle mesure vous vous aimez vous-mêmes et dans cette mesure établir votre attitude envers autrui. C’est cela qu’on appelle « une concession », car lorsqu’on ne tient plus compte de soi même on commence à plaire, satisfaire et combler les autres. Cette aspiration à combler les autres et que vous pouvez développer en vous, s’appelle aimer son prochain. Une telle relation, une aspiration mutuelle dans la société mènera à une vie de bonheur et d’éternité

Yael: Mais est ce qu’un homme doit s’aimer ?

Michael Laitman: L’homme doit s’aimer pour être capable de s’intégrer à tous et les satisfaire et donc devenir comme le Créateur, la force Suprême de la nature.

Yael: Est ce qu’on ne risque pas que ce soit “aime comme toi-même » au lieu de « aime toi-même » ?

Michael Laitman: Non, car en réalité nous n’existons pas en nous-mêmes mais dans les autres.

Yael: Donc, plus j’aimerai autrui plus grand sera le plaisir que je recevrai ?

Michael Laitman: C’est exact. Lorsque je me dépasse, je découvre qui je suis vraiment, pas ce vilain petit homme égoïste, mais le véritable « Moi » qu’existe au delà de moi. Je me regarde comme une projection de toute la nature, de l’univers entier. C’est cela mon « Moi », si tel est mon attitude envers toutes choses.

Prière

J’ai reçu de nombreuses questions à propos du concept de « prière », qui peuvent se résumer en une question générale : « Qu’est-ce que la prière selon la Kabbale ? »

La prière est une demande pour une chose impossible, que seule le Créateur peut réaliser (autrement, pourquoi se tourner vers Lui ?). La demande pour une chose qui n’est pas naturelle – une demande pour qu’Il nous change, qu’Il nous fasse évoluer d’un habitant de ce monde, égoïste, en habitant du monde supérieur, altruiste, malgré le fait que nous ne pensons pas mériter une telle chose.

Le Créateur n’entend pas d’autre prière, du fait qu’il est amour et altruisme, rien d’autre ne peut lui être demandé. L’histoire de l’humanité doit nous convaincre qu’un Dieu à qui sont adressées toutes les demandes n’existe pas. A Dieu, ne peut être adressée que la demande pour la correction de notre égoïsme.

(Extrait du blog du Rav Michaël Laitman)

Pourquoi les gens se marient moins ?

En France, le nombre de mariages est en baisse constante depuis 30 ans, et aujourd’hui, il est célébré pratiquement 2 fois moins de mariage qu’en 1970 (référence: INSEE). Ce phénomène touche aujourd’hui le monde entier. Quelles sont les causes ? Réponse du Rav Laitman.

Un homme avec un seul coeur

Un hommeLa sagesse de la Kabbale enseigne que toute l’humanité est comme un seul système, un seul corps, et ce système s’est corrompu, il a perdu le lien qui existait entre ses différents éléments. La nature nous a donné un « exercice » afin de rétablir ce lien et ainsi donne à chacun d’entre nous l’opportunité de se « reconnecter » au système, mais en faisant usage de notre libre choix.

La méthode
Lorsque je travaille afin de relier toute les parties du système, en cela, je progresse – et un véritable développement ne peut avoir lieu que lorsque j’acquière les désirs des autres, et ainsi, au lieu d’exister uniquement dans mon petit désir, à travers lequel je perçois la réalité, je commence à vivre dans les désirs qui pour l’instant me sont étrangers, détachés de moi, dans l’âme de toute l’humanité.

Notre corps fonctionne de façon similaire dans notre monde. Par exemple, le cœur, les reins, les jambes, etc. ainsi que tous les organes agissent selon une loi de réciprocité, qui permet à l’ensemble du corps de vivre.

Cette loi fait que :

1. Le corps dans sa généralité peut exister.
2. Chaque organe individuel peut exister et vivre.
3. Chaque organe retire un bénéfice de son service au reste du corps.
4. Chaque organe ressent l’ensemble du corps et en retire un bénéfice qui est bien plus important que celui de sa seule existence individuelle.

C’est au niveau spirituel le sens de l’amour du prochain.

Au delà des belles paroles
Cela ne se résume pas à de belles paroles ou un aspect éthique (qui n’aurait alors rien à voir avec la Kabbale), mais c’est précisément ce point qui différencie le degré « animal », dont l’existence se limite à celle de son corps, au degré « humain » dont le monde intérieur peut s’élever à l’infini.

Ne pas s’arrêter de grandir

grandirEn grandissant l’homme développe et élargie son monde intérieur et ainsi sa perception du monde environnent. Du nourrisson au jeune enfant qui deviendra adolescent et enfin adulte, la perception et la compréhension de soi et du monde environnent va en augmentant et prend en permanence d’avantage de profondeur et de complexité. De la même manière, les kabbalistes nous invitent à ne jamais nous arrêter de grandir et de développer ce monde intérieur jusqu’à ce que cette profondeur et complexité nous donne le ressentie et la compréhension de l’ensemble de la réalité et de sa source, du Créateur.

Passer d’une réalité à l’autre

Nous percevons notre monde selon le niveau de nos désirs. Egoïste - ce monde ci. Altruiste - le monde spirituel. Le passage d’une réalité à l’autre est faisable grâce au point dans le coeur dont le développement nous permet d’acquérir la perception du spirituel tout en vivant dans ce monde ci.

Le déluge est déjà là

Pour fuir la confusion et la guerre intérieure, l’homme est obligé de rentrer dans l’arche. La signification kabbalistique est : dans l’Arche de Noé intérieure.

La semaine dernière (26 février 08) le gouvernement norvégien a inauguré « l’arche de Noé verte». Il ne s’agit pas de l’arche viking reconstruire au mieux d’après la tradition, mais d’un bunker congélateur sous terrain comprenant les graines des principales cultures vivrières dans le monde et à leurs côtés les échantillons ADN de toutes les variétés animales.

Situé au cœur d’une île glacière, à 1000 km du pôle nord (en cas de coupure d’électricité définitive, la température minimale se maintiendra à 5°C) protégé du déluge, des retombées radioactives et autres calamités, par des gardiens armés et un système de vidéo surveillance, l’arche moderne attend sereinement le jour du jugement.

L’arche, le déluge et la confusion

Le mythe menaçant de la fin du monde ou de l’inondation prévisible de la planète découlant de la mauvaise attitude des hommes, plane sur nous déjà depuis plus de cinq mille ans. Pour résumé simplement il est écrit que Dieu, qui aima Noé, l’avertit du déluge et lui laissa des instructions pour construire l’arche. Noé, essaya de convaincre ses contemporains de changer de chemin, mais fut rabroué. Après avoir compris que personne ne l’écouterait, il commença à construire l’arche et réunit des couples de chaque espèce du monde minéral, végétal et animal. Sa famille se joint à lui et une fois les travaux terminés, tout le monde monta à bord et le déluge commença. Après 40 jours et nuits, les habitants de l’arche sont les seuls survivants. Cent cinquante jours supplémentaires passèrent. A la fin d’une attente très angoissante pour les nerfs, au sommet du Mont Ararat, que l’eau baisse, Noé et sa famille sortent pour recommencer tout à zéro.

L’émouvante histoire qui se termine comme un film hollywoodien, lorsqu’un arc en ciel illumine les cieux, Dieu promet de ne pas nous inonder à nouveau (Genèse 9, 13-17).

Devant cette description biblique que nous apprenons à l’école, il est intéressant de découvrir que des penseurs juifs ont interprété autrement l’histoire du déluge, comme une fable. Une partie d’entre eux ont comparé l’arche à un refuge pour l’homme contre ses affaires quotidiennes, d’autres ont vu dans l’histoire un indice pour que le peuple d’Israël en exil devrait s’enfermer dans « l’arche » - qui est l’école talmudique, face à la peur «des eaux troubles» que sont les peuples des nations.

Cependant les grands kabbalistes du siècle passé, le Rav Kook, le Rav Yéhouda Ashlag (auteur du commentaire de l’échelle -Soulam- du Zohar) et le Rav Baruch Ashlag (le fils et continuateur du chemin du Baal HaSoulam), ont vu dans le déluge et l’arche de Noé- un modèle de développement spirituel conscient de l’homme.

La sagesse de la Kabbale ne traite que des forces intérieures ou spirituelles de l’homme. Elle ne regarde pas les évènements qui se passent dans le cadre de notre monde. Lorsque les kabbalistes emploient les mots comme eau, arche, animaux, hommes etc. c’est pour décrire des états spirituels vécus par l’homme, dans son âme.

Les kabbalistes décrivent le conflit permanent qui est en l’homme entre deux attributs principaux : l’attribut de don inconditionnel face à la nature égoïste qui demande la satisfaction personnelle à tout prix.

L’eau dans l’histoire du déluge représente ces deux attributs, celui du don et celui de la réception égoïste. Dans l’eau se trouvent les forces de la vie (l’attribut de don), ou de destruction et l’extermination (l’attribut de réception égoïste). Lorsque l’eau monte et que le déluge se répand sur la terre, ce processus symbolise la grande confusion que vit l’homme.

Pour fuir la confusion, l’homme est obligé de rentrer dans l’arche, qui ressemble à la lettre hébraïque Mem, représentant la possibilité de la Sefira Bina d’être comme compatissante et protectrice, octroyant un peu de répit à l’homme. Dans l’arche, il grandit tel un enfant qui se développe protégé dans la chaleur de l’utérus. L’entrée dans l’arche est comparable à la semence qui se développe et grandit dans un environnement qui la protège de ce monde. Elle réussit à s’élever au dessus de la guerre intérieure qui a lieu en elle et au dessus de sa raison et sentiment. Au bout de neuf mois, les eaux tombent et l’homme arrive propre et parfait dans un nouveau monde.

La méthode

« Mais toi, construis un grand bateau en bois résineux…Voici comment tu le feras: tu lui donneras cent cinquante mètres de longueur, vingt-cinq mètres de largeur et quinze mètres de hauteur…Mais j’établirai mon alliance avec toi et tu entreras dans le bateau, toi, tes fils, ta femme et tes belles-filles avec toi. Tu feras aussi entrer dans le bateau un couple de tous les êtres vivants, c’est-à-dire un mâle et une femelle de tous les animaux, pour qu’ils restent en vie avec toi…Procure-toi aussi toutes sortes d’aliments et fais-en provision pour vous en nourrir, toi et eux. »

Les instructions pour construire l’arche kabbaliste, et le rassemblement des animaux, des plantes et des pierres à l’intérieur, ne ressemblent en rien à la construction du bunker norvégien.

Bien que de nombreux livres tels que «Shaar haGuilgulim» (Portes des réincarnations) du Ari et autres, citent les expressions «minéral», «végétal», « animal » ou « être parlant », elles se rapportent toutes et uniquement à l’intériorité de l’âme de l’homme, et décrivent une des étapes du développement spirituel auquel est parvenu l’homme.

De façon semblable la réunion des espèces faites par Noé dans l’arche, indique elle aussi les attributs, idées et désirs composant l’univers intérieur de chaque homme. Etre confronté à eux conduit l’homme à se poser des questions et faire des recherches qui à la fin du processus le conduiront à trouver les réponses et le but de sa vie. L’histoire de Noé détaille se processus.

Mode d’emploi

Au niveau pratique, « l’arche » dans notre vie est le nouvel environnement que nous devons choisir pour parvenir à notre but spirituel. En général, il est composé de nombreuses personnes aspirant au même but, et qui s’appuient mutuellement dans leur parcours commun. La confusion et l’influence extérieure qui inonde l’homme sont comme l’eau montante et qui essayent constamment de noyer sa recherche intérieure et de le jeter sur un faux sol sûr, dans le royaume de l’ego.

Juste avant que cela ne soit trop tard, l’homme peut se trouver un coin tranquille « entrer dans l’arche » et là, dans un environnement sûr, il clarifie le but de sa vie. Celui qui complète le processus, peut « sortir à nouveau dans le monde », doté de nouvelles forces et d’une puissance intérieure.

Un coeur

“Un seul homme comme un seul coeur” - ainsi les kabbalistes ont décrit ce à quoi ressemblerait l’humanité une fois l’égoïsme corrigé. Aujourd’hui l’évolution de notre société fait apparaitre ce besoin plus que jamais.

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