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7 octobre 2008

Archive for éducation

La Kabbale pratique, une histoire d’amulette?

vieux livres
La Kabbale pratique: La créature construit en elle, le créateur, grâce à deux forces, ce qui m’est cher, et ce que je veux garder à distance. La méthode de Bnei Baruch est basée sur la Kabbale pratique.
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Paroles de Kabbalistes

Nous ne renouvelons rien, notre travail n’est que d’apporter la lumière sur ce qui est caché au sein de l’homme.
Rabbi Menachem Mendel de Kotsk.

Celui qui n’a pas étudier la Kabbale n’a pas de Torah complète.
Rav Shalom Ben Moshe Bozglo

Cependant, il y a en cela une chose merveilleuse, qu’il convient de diffuser, car il y a un remède merveilleux pour ceux qui étudient la sagesse de la Kabbale, et bien qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils étudient, grâce à leur fort désir de comprendre ce qu’ils étudient, ils éveillent sur eux des lumières environnantes sur leur âmes.
Rav Yéhouda Ashlag, dit le Baal HaSoulam, Introduction à l’étude des Dix Séfirots

La sagesse de la Kabbale nous enseigne l’union des mondes, et l’équivalence à trouver dans le nom du Créateur jusqu’aux hauteurs les plus élevés, pour ressembler à la forme de son Créateur, et comment aller dans sa lumière sans obstacle.
Rav Kook, Orot Hakodesh, §2

Cependant, je suis habitué à réveiller les grands de notre peuple, afin qu’ils ne contentent pas d’une seule profession, mais également qu’ils s’occupent de la partie spirituel dans la Torah.
Rav Kook, Igrot Kodesh

La liberté de choisir

Choisir ?Plus l’homme monte sur l’échelle spirituelle, plus il choisit librement. Plus il a la liberté de choisir, plus il ressemble au Créateur.

Avons-nous choisi dans quelle famille naître? Non. Avons-nous choisi nos attributs et qualités reçus à notre naissance? Non. Même en grandissant, l’homme est entièrement influencé par son environnement: sa famille, l’école, et toutes personnes rencontrées tout au long de sa vie. Et comme si cela ne suffisait pas, même les médias et la société l’influencent en permanence: comment s’habiller, qui être, vers quoi tendre, comment penser, quoi manger, qui aimer, ce qui est vrai ou faux.

Mêmes les critères de beauté ou de laideur fixent les codes de conduite et de paroles, tous sont fixés par la société. En fait, l’homme ne choisit pas comment vivre sa vie, il la vit tout simplement. Il s’oriente en fonction d’un système impitoyable de lois que les autres ont fixé pour lui et essaye sans cesse de courir après la société qui l’entoure.

Comment sortir de ce cercle vicieux? Uniquement en s‘élevant à un degré supérieur de l’existence.

Cesser de fuir

D’après la sagesse de la Kabbale, la véritable origine de la «culture du temps libre» que nous avons développé, est le résultat de notre fuite des questions fondamentales présentes en nous sur le sens de l’existence.

Nous nous surchargeons d’une multitude d’activités, consommons des masses d’informations inutiles, passons de longues heures devant la télévision, naviguons sur la Toile, regardons des films, allons voir des spectacles etc. tout cela pour ne pas penser à la dérangeante question du sens de la vie.

C’est également la raison au fait que de nombreuses personnes ont peur de «rester seules avec elles-mêmes», sans télévision, radio, journal ou autre, qui occuperont leurs esprits et cœurs, pour ne pas à avoir faire face à cette même question existentielle. La Kabbale explique que les choses peuvent être différentes.

Comment engendrer un changement ? Commençons par réfléchir

Premièrement, il convient de comprendre que la nature de l’homme est de tendre vers le plaisir. Deuxièmement, il faut savoir que plus tous ces désirs de plaisirs grandissent, plus l’homme en les maîtrisant se développe, car pour pouvoir les réaliser, il faut développer l’intellect nécessaire à leur satisfaction.

Dans son article «La pensée est le résultat du désir» le Baal HaSoulam écrit que «pour la chose qu’il (l’homme) veut, il réfléchit et il ne pensera pas à quelque chose qu’il ne veut pas. Ainsi par exemple, l’homme ne pensera jamais au jour de sa mort, au contraire, il pensera toujours qu’il est éternel parce c’est ce qu’il veut. »

Selon le Baal HaSoulam, les pensées de l’homme sont toujours le résultat de ses désirs. Leur but est d’aider l’homme à parvenir à l’objet de ses désirs et rien de plus. De plus, la pensée a une fonction très spéciale. Grâce à elle, l’homme peut élargir et augmenter ses désirs. Lorsque l’homme pense encore et encore à un certain sujet, son désir pour ce dernier grandit comparé aux autres désirs. C’est pourquoi, une pensée assidue pour un petit désir de découvrir la véritable liberté - de comprendre pourquoi nous vivons - permet de faire grandir ce désir, au point où il dépassera tous les autres désirs.

S’il en est ainsi, tout ce qu’il appartient à l’homme est de décider de cesser de fuir cette question existentielle latente enfouie en lui et de lui permettre de voir le jour. Comment? Plus il y réfléchit, plus il pense à la question sur l’essence de la vie plus elle se développe. En parallèle, le désir de lui trouver une réponse grandit. Dès l’instant où la question sur le sens de la vie se réveille en lui, son développement dépend uniquement de son attention à cette question . Sa réponse repose dans son obligation de trouver la clef de la liberté absolue.

Le mécanisme dans les coulisses

A présent que nous savons ce que nous devons faire, la question suivante est: qu’est ce qui peut encore nous aider dans l’analyse de cette question et accélérer ainsi notre développement spirituel?

Commençons par ce qui ne nous aidera pas. Ainsi aucune activité physique ne nous aidera, agiter nos mains ou nos jambes ne nous mènera nulle part dans ce cas. Par contre faire grandir en nous le désir de développement spirituel est une bien meilleure option. C’est dans ce but que furent rédigé les livres de Kabbale et si nous les abordons avec un désir de découvrir le monde libre et riche qu’ils nous décrivent, nous verrons ce désir de progresser grandir.

Comment cela fonctionne-t-il? Les kabbalistes décrivent dans leurs livres le chemin qu’ils ont emprunté ainsi que notre état de perfection, l’état dans lequel nous avons déjà reçu la réponse à nos questions et où nous avons atteint la liberté espérée. En lisant leurs écrits et en désirant atteindre cet état, nous attirons une luminescence particulière appelée «la lumière qui répare».

Ainsi nous commençons à nous orienter progressivement vers le monde spirituel qui nous sert de guide, comme une petite lumière éclairant notre chemin dans l’obscurité. Ainsi par l’envie de découvrir la réponse et en y pensant assidûment lors de l’étude, la lumière commence à agir sur nous et nous attirer vers la situation parfaite. Le Baal HaSoulam écrit à ce propos: «et lorsque la Lumière Supérieure éclaire le cœur, alors le cœur se renforce, et à chaque fois il progresse» (Baal HaSoulam, «Le lien de l’homme avec les Sefirot»).

Ainsi, pour parvenir à la liberté, pas besoin de gravir une montagne, de partir à l’autre bout du monde ni de fuir ce monde. Tout ce que nous devons faire est de permettre à nos questions intérieures de se réveiller et elles nous conduiront à la véritable recherche. Alors nous découvrirons le chemin de la liberté.

La minute de l’éducation

les grandes questions des petites personnes

« L’éducation ne crée rien de nouveau, mais elle réalise ce qui est déjà enfoui en l’homme » Rav A. Kook.

Dans les ouvrages pour jeunes parents, nous pouvons trouver parfois de petits conseils d’une grande valeur. Souvent un brillant conseil peut éviter des mois ou même des années d’hésitations et de frustration, et peut sortir une famille d’une impasse dans laquelle elle se trouve.

Cependant, nous rencontrons parfois, des questions ou des situations qui nous prennent au dépourvu et nous désarçonnent quant à notre capacité à réagir comme il se doit. Dans ce genre de situation, notre réaction typique se résume en général à un sourire ahuri ou à une hésitation confuse qui révèle notre manque de connaissance et notre grande incertitude à propos de la manière d’élever nos enfants.

Conscient de la curiosité grandissante des enfants et de l’angoisse montante de nombreux parents, nous avons décidé de recueillir pour vous un certain nombre de conseils pratiques basés sur la sagesse de la Kabbale authentique relatifs à l’éducation et les grandes questions des petites personnes.

A toute question - une réponse

Etre parent - ne sera jamais un travail facile. Au-delà du manque de sommeil, de l’inquiétude de l’entretien et de la santé des enfants, se trouve le vrai défi : apporter une réponse à chaque question posée. La plupart d’entre vous connaissent la situation où votre charmant babin ouvre ses grands yeux innocents et pleins de curiosité, et vous assaille sans pitié de questions sur le sens de la vie, et son but. Dans un tel cas, le fait d’être fan de Dr. Spok ou lecteur assidu de Tracy Hogg (auteur des « Secrets d’une charmeuse de bébés ») n’est d’aucune aide et la plupart resteront sans réponse car précisément ce genre de question ne trouve pas de réponses dans ces livres.

C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de consacrer notre première astuce à la question de comment répondre aux grandes questions des petites personnes, qui grandissent chez nous à la maison. Devons nous leur dire ce que nous pensons, même si la réponse n’est pas vraiment « facile à digérer », ou bien devons nous éviter une réponse confuse et leur laisser faire face à cette question par eux mêmes à une étape plus avancée de leur vie ?

Toujours dire la vérité mais toujours avec tact

« Soyez sincère avec les enfants, sincère jusqu’au bout alors les choses seront les plus simples, autrement vous ne gagnerez pas leur confiance, car les enfants sont sensibles à toute fausseté de votre part.» (Janusz Korczak)

Avant tout, sachez que les enfants sont naturellement extrêmement sensibles. S’ils voient qu’on leur cache quelque chose, cela peut bouleverser toutes les relations de confiance et de respect réciproque qu’ils ont envers leurs parents. Par conséquent, si vous disposez d’une information importante ou d’une compréhension profonde de la vie, ne la cacher pas à vos enfants. Ils ont soif de cette information.

Il est toujours préférable de ne pas dissimuler la vérité, mais en même temps, vous n’avez pas besoin de les surcharger de sujets pour lesquels ils ne sont pas prêts émotionnellement. Dans les faits, si la vérité n’est pas facile à dire, essayez de la simplifier et de l’adapter au monde imaginaire de l’enfant, délicatement et sans menace afin de ne pas faire pression sur lui. Rappelez-vous que toute histoire racontée à vos enfants devient pour eux véritable et vivante. Votre obligation en tant que parent est d’être sensible au développement émotionnel et intellectuel de vos enfants. C’est uniquement en fonction de leur préparation émotionnelle que vous pourrez leur dévoiler un voile supplémentaire de cette sagesse de la vie que vous avez acquise au cours des années.

Par conséquent, il est parfois préférable d’attendre que la demande vienne de sa part, afin qu’il ne ressente pas qu’on le «gave» de données qu’il n’a jamais demandé à connaître. La manifestation de son désir est pour vous un signe qu’il est prêt à assimiler une réponse plus approfondie. Soyez attentifs, et observez ses réactions à ce que vous lui racontez, c’est la seule façon de vous assurez que vous ne le chargez pas de choses qui le perturbent.

Si vous ne connaissez pas la réponse véritable à ses questions, n’ayez pas peur de l’admettre, mais n’esquivez pas vos responsabilités dans la recherche d’une réponse. Ensemble avec les enfants. Comme l’a dit une fois Albert Einstein : « Ce qui est important c’est de ne pas arrêter de s’interroger. »

La grande révolution des petits

En tant que parent, nous avons tendance à donner beaucoup de conseil à nos enfants, mais souvent ils font la sourde oreille, et font tout le contraire. Dans la plupart des cas, s’éveille en l’homme le besoin de faire précisément le contraire de ce que l’on lui explique et de découvrir des chemins meilleurs et plus adéquats que ceux que ses parents lui ont tracés, de vivre sa vie. Bien que cela ne réussissent pas toujours cette tendance n’épargne presque personne.

Tout le monde ou presque s’est révolté d’une manière ou d’une autre contre ses parents. Ceci dit, quand on observe notre progéniture qui grandit, une des choses dont nous avons le plus peur, est que nos enfants se comportent exactement comme ça.

D’où vient cette aspiration à se révolter contre tout ce qu’a décidé la génération précédente et comment y faire face le plus efficacement possible, sans imposer notre point de vue ni sans porter préjudice à l’évolution de l’enfant ?

 

Conseiller sagement - un conseil franc et amical

« Instruit le jeune selon son chemin, lors même qu’il sera devenu vieux, il ne s’en éloignera point. »
(Proverbes, 22.6)

La Kabbale explique que lorsque l’on demande à l’homme de changer, il s’y oppose de façon naturelle, car l’aspiration au changement ne provient pas de lui, et il ne ressent pas l’utilité qui en découlera. Dans la plupart des cas, il a raison. Pourquoi ? Parce que les nombreux conseils reçus de nos parents proviennent d’un modèle de pensée qu’ils ont assimilé dans leur enfance, et ce dernier leur convient à eux- mais pas à nous. De là, il découle qu’inconsciemment leurs conseils leur sont davantage utiles à eux qu’à nous, et par conséquent nous ne les acceptons pas.

De la même manière, il est important de savoir qu’inconsciemment, en chaque parent se niche le désir que leurs enfants suivent leurs traces. Par conséquent le monde des concepts que nous leur donnons est celui de nos propres valeurs.

Afin de créer une base pour une bonne et saine communication avec nos enfants, nous devons comprendre que chaque nouvelle génération dispose de nouvelles valeurs, différentes, qui lui sont propres, et qui ne répondent pas à nos attentes. Si nous ignorons ce conflit- entre le désir parental et le nouveau degré de développement de l’enfant - cela se terminera inévitablement en révolte.

L’observation de la nature de l’homme a amené les kabbalistes à la conclusion que l’unique chance de voir l’enfant écouter ses parents est si l’enfant ressent qu’il a quelque chose à gagner en suivant le conseil de ses parents. Par conséquent, toute la sagesse est de lui donner un conseil ou une explication qui apportera à l’enfant le sentiment qu’en le suivant, il en tirera un bénéfice personnel qui n’est pas forcément lié au parent. Pour cela, le parent doit être franc avec lui-même, et analyser l’essence de son conseil - en se demandant à chaque fois à qui sert véritablement le conseil donné ?

Il est important que le conseil ne vienne pas sous la forme de « Fait - ou - ne fait pas » mais qu’il soit formulé afin de permettre à l’enfant de comprendre par lui-même et de lui-même, ce qu’il doit faire. Ainsi, il ne ressentira pas que l’on le contraint à un certain itinéraire dans sa vie, mais il ressentira que l’idée de changement provient de lui de façon indépendante.

Une autre chose intéressante expliquée par les kabbalistes est qu’au fond de son cœur l’enfant espère un véritable ami. Un de ses grands espoirs est de découvrir chez ses parents de véritables amis, voire même des frères. Au fond de lui, l’enfant est prêt à ce genre de relation avec ses parents. Par conséquent, il est souhaitable de créer un véritable dialogue avec les enfants, les parents doivent apprendre comment devenir autant un ami qu’un grand frère. Ils doivent essayer de créer un système de relation de confiance réciproque qui ne soit pas basé sur les honneurs et le contrôle, mais sur une véritable amitié, et un partenariat - avec un but commun, quel qu’il soit, le tout reposant sur un amour inconditionnel.

Bonne chance !