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23 avril 2017

Archive for La pensée du jour

Illusion d’optique

Ma perception du monde, ma sensation de la vie, est contenue dans le désir. Le désir est la seule chose qui ait été créée. Il vit «en soi» et perçoit tout «en lui-même. 

Mais sa perception est en deux «formats»: une partie de l’image qu’il perçoit comme  «lui-même » et l’autre partie comme le «monde environnant ». Ceci est ma perception de mon désir, qui est divisé en deux -intérieur et extérieur, moi et mon environnement. L’image de la réalité se divise en cercles qui s’élargissent de l’intérieur vers l’extérieur : âme, corps, environnements  immédiats, environnements lointains. En réalité, cette perception d’ensemble existe en moi, dans mon désir.

Conclusions:

  • Si je veux changer le monde, je dois changer mon désir. Ma perception du monde dépend de mon désir ; d’ailleurs, le monde entier est perçu en son sein.
  • Le fait que je perçoive le monde comme extérieur est une illusion. Il existe parfaitement dans mon désir, seulement je ne le sens pas actuellement.

Je me connecte à la nature et à l’humanité, qui sont en fait des parties de moi, comme à quelque chose qui m’est étranger, et en conséquence de cette attitude,  je souffre. Je ne réalise même pas le mal que je me provoque avec cette chimère du monde extérieur. C’est une erreur, une illusion d’optique!

Il me semble que devant moi il y a des gens dont je peux faire abstraction. Mais en réalité, je ne réalise tout simplement pas que, ce faisant, je m’attire des misères et des problèmes. Et toute ma vie se remplie d’eux. Quelle vision terriblement déformée de la réalité!

La science de la Kabbale est là pour unir mes parties disjointes. Seul, je suis incapable de le faire, mais je peux faire une demande pour que la Lumière arrive et corrige mon âme. Alors je vais voir une réalité, un désir, et au cœur de  lui un Kli et une seule Lumière.

C’est ainsi que nous progressons vers l’objectif que nous essayons de viser vers l’unité. Lors de la lecture  du  Livre du Zohar je dois simplement me ramener continuellement à la sensation du monde à l’intérieur de moi. Quelles que soient les choses dont parle le texte, toutes ces choses sont en moi, ce sont mes forces, mes attributs et désirs. Tous les mondes spirituels sont en moi, alors que dehors il n’y a rien. Le monde ne doit pas être divisé en intérieur et extérieur.

Tout cela est un  Kli. En nous souvenant de ceci,  nous attirons sur nous-mêmes l’influence de la Lumière, qui unit entre eux les différentes parties de notre perception.

Le miroir de nos désirs

Question d’un étudiant: Quand je regarde dans le miroir, je vois ma propre image et il est clair que je ne peux pas communiquer ou  travailler avec elle. Mais quand nous regardons notre réalité, nous voyons essentiellement nous-mêmes, ou des images de notre désir.

Réponse du Dr. Laitman : C’est pourquoi le Baal HaSoulam dit que le désir d’une personne est divisé en deux parties: la partie qui est perçue à l’intérieur, et l’autre partie qui semble être à l’extérieur. Dans une partie, une personne se perçoit, et dans l’autre, elle perçoit le monde. Cette forme fausse et opposée à la  perception a été créée exprès, pour nous transférer la partie qui est extérieure à notre perception “intérieure».

Le fait est que tout ce qui est à l’extérieur, ainsi que moi-même, est effectivement perçu à l’intérieur de moi. Il n’y a rien à part un,  un seul désir, un seul monde.

Nous ne sommes pas censés corriger notre réalité corporelle ou la sensation de cette division en «moi» et «ce monde», qui est la réalité à son plus bas niveau. Au contraire, nous devons unir les deux parties du désir, en remontant les barreaux de l’échelle spirituelle. La réalité où nous sommes maintenant, est le dernier,  le plus bas niveau de la réalité, et elle ne change pas lorsque nous nous élevons spirituellement. Elle  va changer et disparaître seulement à  la Fin de la Correction, lorsque ce monde entre dans la correction générale, la sensation unique au cœur du désir unifié- le  Monde de l’Infini.

Jusque-là, l’image de notre monde ne change pas. La lumière l’influence certes, mais elle influence Malkhout, le désir, pour unir ses deux parties - l’intérieur et l’extérieur, en une seule. La lumière influence tous les autres désirs aussi bien nos désirs spirituels, où nous avons la liberté  de choix. Ce sont les désirs avec lesquels nous travaillons et qui sont à corriger. Mais dans notre monde il n’y a rien à corriger. Nous n’avons qu’à corriger le lien entre les âmes. C’est là que notre désir se réunit en un seul, et en lui, nous découvrons le Créateur.

La couche de désir, où je me perçois moi-même et le monde autour de moi,  reste jusqu’à la Fin de la Correction. Même le plus grand kabbaliste qui monte jusqu’ au dernier  125e niveau et atteint la Correction Finale personnelle percevra toujours le monde de la même manière que vous. Il lui faudra aller voir un médecin pour guérir son corps, et il devra utiliser tout ce monde et voir la réalité comme divisée en intérieure et extérieure. Même s’il sait que, en réalité, ce n’est pas le cas, néanmoins, il verra toujours la réalité de cette façon à travers ses sens corporels, car ce niveau de réalité ne change pas jusqu’à la toute Fin de la Correction.

Les mots représentent des actions spirituelles

Question d’un étudiant : Si les cartes sont un langage, et que les lettres sont des cartes, alors qu’elle est la signification des points voyelles (Nekoudot)? Quel est leur rôle dans la perception ?

Réponse du Dr. Laitman: Les points voyelles sont plus que des additions aux lettres. Le plus important pour nous sont les récipients de perception (Kelim, les lettres) puisque nous parlons de la perception de la Lumière. Nekoudot (les points sous les lettres) et Taguin (les couronnes au dessus des lettres) créent un flux qui nous est nécessaire pour comprendre les connexions entre les lettres. Nous ne pouvons prononcer des mots sans voyelles. Nous devons ajouter des voyelles (représentées par des points voyelles, Taguin et Nekoudot) entre les consonnes, car elles nous permettent de circuler d’un Kli à un autre – d’une lettre à la suivante. C’est impossible de faire des progrès sans tout le TANTA (Taamim, Nekoudot, Taguin, et Otiyot). Un TANTA suit un autre, et un troisième, et ainsi de suite; leurs flux créent un mot. Par elles-mêmes, cependant, les lettres ne sont pas des mots et nous ne pouvons les définir comme des états.Vous ne pouvez pas définir un état tant que vous ne vous connectez pas à lui avec une cause et un effet, avec une séquence d’autres états. C’est appelé un « mot ». Vous devez savoir d’où vient cet état et qui le détermine ; où est le Créateur dans cette situation, que veut-Il de vous, comment agissez vous, que faites-vous, et à la fin du mot- comment allez vous sortir de cet état.

C’est pourquoi, un mot est une action spécifique, et contient tout. Il inclut les qualités, et c’est pourquoi il ne peut juste consister en une lettre, mais doit avoir au moins deux lettres.

N’ayez pas peur de la cave

Question d’un étudiant : Le Baal HaSoulam écrit que nous sommes dans le Monde de l’Infini. Qu’est-ce que l’Infini ?

Réponse du Dr. Laitman: l’Infini est l’unité totale avec le Créateur. C’est un Kli (récipient) qui est rempli de façon illimitée par la Lumière. C’est une Loi, une réalité, où « Lui et Son Nom sont un». C’est l’application du plan de la création. Le Créateur a créé cet état infini. Mais pour nous permettre d’acquérir librement notre propre conscience de cet état, des sensations nous ont été données qui font que nous nous sentons comme si nous n’étions pas dans celui-ci; nous manquons de conscience et de compréhension, et nous sommes dans un état de confusion. Quand un bébé naît dans ce monde, nous diminuons pour lui la taille du monde entier à celle d’un petit enfant. A la place de nourriture recherchée, nous lui donnons de la bouillie, et nous ne lui donnons rien à part ses jouets. Mais tout ceci est fait pour s’assurer qu’il va grandir progressivement et se développera correctement. Le Baal HaSoulam fournit un exemple encore plus criant dans une lettre à ses étudiants : une cave sombre (notre monde) où le fils du Roi est élevé (la personne que le Créateur a choisi pour la rapprocher de Lui). C’est une métaphore de notre croissance spirituelle dans la “cave” – la sensation sombre de notre monde.Parfois on nous permet de sortir de la cave un petit instant, et nous sentons soudainement notre monde comme étant resplendissant  Et d’autres fois nous éprouvons de la souffrance en faisant des efforts spirituels infructueux. C’est ainsi que le Créateur nous pousse à prendre une décision ferme pour nous élever au dessus de nous-mêmes. A un moment donné, de façon inespérée, après avoir travaillé pendant des années, on nous révèle soudainement le chemin pour sortir de la cave, dans un grand monde rempli de Lumière. Ce n’est pas le même monde dans lequel nous avions l’habitude de venir par occasion, où nous nous sentons jaloux de ceux qui sont capables de s’en réjouir. Mais c’est plutôt le monde de la Lumière. Nous voyons alors qu’il n’y avait pas de raison d’envier ceux qui semblaient avoir réussi, car en réalité ils n’ont rien. D’un autre côté, nous avons passé notre vie entière dans la «cave sombre », en étudiant la sagesse de la Kabbale et en travaillant dans le groupe, maintenant nous avons fini la phase de préparation et nous sommes en train de sortir vers la Lumière.

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