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29 août 2008

Archive for perception de la réalité

Notre monde

Dans la Kabbale « ce monde » ou « notre monde » est un concept désignant tout ce qu’une personne reçoit à travers ses cinq sens, il s’agit du plus bas niveau de la perception de la réalité, du sentiment d’éloignement extrême de la cause originelle, et de l’absolue incapacité d’être en contact même minimum avec celle-ci, bien que ressentant son existence et aspirant à la révéler.
Ce degré est atteint lorsque le désir de recevoir atteint son développement final.

Matériel et spirituel - deux choses distinctes

Souvent une des grandes confusions dans la compréhension de la méthode de la Kabbale est de croire que le spirituel est lié au matériel, ou de croire que les actions physiques ont une vertu spirituelle. Il n’en est rien, et il est très important de bien arriver à différencier l’un de l’autre, spirituel et matériel sont deux choses distinctes, et en aucun cas les actions physiques que l’homme réalise n’ont d’impact spirituel. Encore moins en ce qui concerne les objets : souvent nous attachons des propriétés spirituelles à un objet physique matériel mais cela n’est que le fruit d’un effet psychologique, matériel, sans aucun impact spirituel.

Vidéo extrait d’un cours du Rav :
Lien vers tout le cours (Vidéo)

Désir de recevoir

« Le désir de recevoir est la racine des créatures »
Baal HaSoulam, Préface à l’étude de la Kabbale.

La Kabbale explique que notre relation à la réalité est fondée sur le désir de recevoir. C’est le moteur de notre existence, ce qui pousse chacun de nos mouvements, ce qui détermine notre vision du monde. Ce désir prend différentes formes, selon la satisfaction recherchée, mais le but recherché de celui-ci est toujours le plaisir, seul change la forme que prend ce plaisir mais au final le plaisir - c’est-à-dire l’assouvissement du désir - est notre ultime fin. Ce que nous pouvons par nous même constater : si nous pouvions retirer un plaisir infinie de notre vie, un de ceux qui ne finissent jamais, un plaisir sans remord, ni déception, alors nous serions sans aucun doutes les créatures les plus heureuses au monde.

Ce qui nous manque, c’est précisément la connaissance du fonctionnement de ce désir, de façon précise, scientifique, répétable qui nous permettrait de contrôler nos vies et d’arriver à ce plaisir éternel que l’humanité recherche depuis toujours.

Cette maitrise du désir de recevoir, est à là toute l’occupation de la sagesse de la Kabbale.

Le mot « Kabbale » vient de l’hébreu « Kabbalah » à savoir, « réception » - ainsi la sagesse de la Kabbale n’est autre que la connaissance amenant à la maitrise du désir de recevoir - comment recevoir sans limites.

La liberté de choisir

Choisir ?Plus l’homme monte sur l’échelle spirituelle, plus il choisit librement. Plus il a la liberté de choisir, plus il ressemble au Créateur.

Avons-nous choisi dans quelle famille naître? Non. Avons-nous choisi nos attributs et qualités reçus à notre naissance? Non. Même en grandissant, l’homme est entièrement influencé par son environnement: sa famille, l’école, et toutes personnes rencontrées tout au long de sa vie. Et comme si cela ne suffisait pas, même les médias et la société l’influencent en permanence: comment s’habiller, qui être, vers quoi tendre, comment penser, quoi manger, qui aimer, ce qui est vrai ou faux.

Mêmes les critères de beauté ou de laideur fixent les codes de conduite et de paroles, tous sont fixés par la société. En fait, l’homme ne choisit pas comment vivre sa vie, il la vit tout simplement. Il s’oriente en fonction d’un système impitoyable de lois que les autres ont fixé pour lui et essaye sans cesse de courir après la société qui l’entoure.

Comment sortir de ce cercle vicieux? Uniquement en s‘élevant à un degré supérieur de l’existence.

Cesser de fuir

D’après la sagesse de la Kabbale, la véritable origine de la «culture du temps libre» que nous avons développé, est le résultat de notre fuite des questions fondamentales présentes en nous sur le sens de l’existence.

Nous nous surchargeons d’une multitude d’activités, consommons des masses d’informations inutiles, passons de longues heures devant la télévision, naviguons sur la Toile, regardons des films, allons voir des spectacles etc. tout cela pour ne pas penser à la dérangeante question du sens de la vie.

C’est également la raison au fait que de nombreuses personnes ont peur de «rester seules avec elles-mêmes», sans télévision, radio, journal ou autre, qui occuperont leurs esprits et cœurs, pour ne pas à avoir faire face à cette même question existentielle. La Kabbale explique que les choses peuvent être différentes.

Comment engendrer un changement ? Commençons par réfléchir

Premièrement, il convient de comprendre que la nature de l’homme est de tendre vers le plaisir. Deuxièmement, il faut savoir que plus tous ces désirs de plaisirs grandissent, plus l’homme en les maîtrisant se développe, car pour pouvoir les réaliser, il faut développer l’intellect nécessaire à leur satisfaction.

Dans son article «La pensée est le résultat du désir» le Baal HaSoulam écrit que «pour la chose qu’il (l’homme) veut, il réfléchit et il ne pensera pas à quelque chose qu’il ne veut pas. Ainsi par exemple, l’homme ne pensera jamais au jour de sa mort, au contraire, il pensera toujours qu’il est éternel parce c’est ce qu’il veut. »

Selon le Baal HaSoulam, les pensées de l’homme sont toujours le résultat de ses désirs. Leur but est d’aider l’homme à parvenir à l’objet de ses désirs et rien de plus. De plus, la pensée a une fonction très spéciale. Grâce à elle, l’homme peut élargir et augmenter ses désirs. Lorsque l’homme pense encore et encore à un certain sujet, son désir pour ce dernier grandit comparé aux autres désirs. C’est pourquoi, une pensée assidue pour un petit désir de découvrir la véritable liberté - de comprendre pourquoi nous vivons - permet de faire grandir ce désir, au point où il dépassera tous les autres désirs.

S’il en est ainsi, tout ce qu’il appartient à l’homme est de décider de cesser de fuir cette question existentielle latente enfouie en lui et de lui permettre de voir le jour. Comment? Plus il y réfléchit, plus il pense à la question sur l’essence de la vie plus elle se développe. En parallèle, le désir de lui trouver une réponse grandit. Dès l’instant où la question sur le sens de la vie se réveille en lui, son développement dépend uniquement de son attention à cette question . Sa réponse repose dans son obligation de trouver la clef de la liberté absolue.

Le mécanisme dans les coulisses

A présent que nous savons ce que nous devons faire, la question suivante est: qu’est ce qui peut encore nous aider dans l’analyse de cette question et accélérer ainsi notre développement spirituel?

Commençons par ce qui ne nous aidera pas. Ainsi aucune activité physique ne nous aidera, agiter nos mains ou nos jambes ne nous mènera nulle part dans ce cas. Par contre faire grandir en nous le désir de développement spirituel est une bien meilleure option. C’est dans ce but que furent rédigé les livres de Kabbale et si nous les abordons avec un désir de découvrir le monde libre et riche qu’ils nous décrivent, nous verrons ce désir de progresser grandir.

Comment cela fonctionne-t-il? Les kabbalistes décrivent dans leurs livres le chemin qu’ils ont emprunté ainsi que notre état de perfection, l’état dans lequel nous avons déjà reçu la réponse à nos questions et où nous avons atteint la liberté espérée. En lisant leurs écrits et en désirant atteindre cet état, nous attirons une luminescence particulière appelée «la lumière qui répare».

Ainsi nous commençons à nous orienter progressivement vers le monde spirituel qui nous sert de guide, comme une petite lumière éclairant notre chemin dans l’obscurité. Ainsi par l’envie de découvrir la réponse et en y pensant assidûment lors de l’étude, la lumière commence à agir sur nous et nous attirer vers la situation parfaite. Le Baal HaSoulam écrit à ce propos: «et lorsque la Lumière Supérieure éclaire le cœur, alors le cœur se renforce, et à chaque fois il progresse» (Baal HaSoulam, «Le lien de l’homme avec les Sefirot»).

Ainsi, pour parvenir à la liberté, pas besoin de gravir une montagne, de partir à l’autre bout du monde ni de fuir ce monde. Tout ce que nous devons faire est de permettre à nos questions intérieures de se réveiller et elles nous conduiront à la véritable recherche. Alors nous découvrirons le chemin de la liberté.

Passer d’une réalité à l’autre

Nous percevons notre monde selon le niveau de nos désirs. Egoïste - ce monde ci. Altruiste - le monde spirituel. Le passage d’une réalité à l’autre est faisable grâce au point dans le coeur dont le développement nous permet d’acquérir la perception du spirituel tout en vivant dans ce monde ci.

Esclavage des temps modernes

Charlie Chaplin compara le monde moderne à une énorme machine dans laquelle nous sommes de petits boulons sans importance. Le Baal HaSoulam nous compare lui aussi à des rouages dans un grand mécanisme, mais avec une signification tout à fait différente. Où vous incarnez vous dans ce grand système ?

 

Esclavage des temps modernes

Dans son grand classique de 1936 « Les Temps Modernes », Chaplin décrit un vagabond cherchant son chemin dans la plus difficile réalité économique que l’Amérique ait connu. Au cours de sa recherche, il se retrouve ouvrier sur la ligne de production d’une usine monstrueuse rappelant davantage une prison et où les ouvriers deviennent des prisonniers contrôlés par des machines automatiques modernes dont le but est d’exploiter jusqu’au bout toute la capacité de rendement de l’homme. Dans sa tentative de répondre à la cadence de travail folle de l’usine, le pauvre héros vagabond est entièrement avalé par l’engin qu’il est censé manœuvrer lui-même.

«Les Temps Modernes» ont anticipé l’évolution. Le génie de Chaplin a su introduire en quelques secondes le doute dans la bulle d’espoir qui se développait au travers la modernisation. Il fut un des premiers à poser la question de savoir si le progrès nous rendrait vraiment plus heureux et libre.

La réponse du film est sans appel. 71 ans après le film muet de Chaplin, la fière et forte Amérique, celle qui a gravé sur son drapeau les principes de la liberté et de la démocratie, et qui a même placé la célèbre statue de la liberté, piétine dans la crise. Personne ne croit plus que la technologie et le progrès scientifique nous procureront la liberté ni même de résoudre les problèmes mondiaux.

Jusqu’à il n’y a pas si longtemps nous rêvions encore des robots bien huilés qui iraient jusqu’à faire le ménage pendant que nous profiterions de la vie, or, il n’en est rien. En fait, nous travaillons au-delà du temps réglementaire, dans une course sans fin après un petit instant de repos. L’horizon que nous espérions autrefois nous semble à présent comme un rêve, des illusions qui s’évaporent. Les beaux idéaux et les valeurs, enveloppés dans une technologie de pointe, et commercialisés dans des centres commerciaux flambants neufs, à l’aide d’un lavage de cerveau massif des médias, qui nous inondent constamment de messages, ne fournissent pas la marchandise. Il semblerait que nous ayons perdu précisément la technologie de base, humaine, simple, de «qu’est ce c’est que d’être un homme ? », et pour l’essentiel comment le rendre libre et heureux ?

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Le déluge est déjà là

Pour fuir la confusion et la guerre intérieure, l’homme est obligé de rentrer dans l’arche. La signification kabbalistique est : dans l’Arche de Noé intérieure.

La semaine dernière (26 février 08) le gouvernement norvégien a inauguré « l’arche de Noé verte». Il ne s’agit pas de l’arche viking reconstruire au mieux d’après la tradition, mais d’un bunker congélateur sous terrain comprenant les graines des principales cultures vivrières dans le monde et à leurs côtés les échantillons ADN de toutes les variétés animales.

Situé au cœur d’une île glacière, à 1000 km du pôle nord (en cas de coupure d’électricité définitive, la température minimale se maintiendra à 5°C) protégé du déluge, des retombées radioactives et autres calamités, par des gardiens armés et un système de vidéo surveillance, l’arche moderne attend sereinement le jour du jugement.

L’arche, le déluge et la confusion

Le mythe menaçant de la fin du monde ou de l’inondation prévisible de la planète découlant de la mauvaise attitude des hommes, plane sur nous déjà depuis plus de cinq mille ans. Pour résumé simplement il est écrit que Dieu, qui aima Noé, l’avertit du déluge et lui laissa des instructions pour construire l’arche. Noé, essaya de convaincre ses contemporains de changer de chemin, mais fut rabroué. Après avoir compris que personne ne l’écouterait, il commença à construire l’arche et réunit des couples de chaque espèce du monde minéral, végétal et animal. Sa famille se joint à lui et une fois les travaux terminés, tout le monde monta à bord et le déluge commença. Après 40 jours et nuits, les habitants de l’arche sont les seuls survivants. Cent cinquante jours supplémentaires passèrent. A la fin d’une attente très angoissante pour les nerfs, au sommet du Mont Ararat, que l’eau baisse, Noé et sa famille sortent pour recommencer tout à zéro.

L’émouvante histoire qui se termine comme un film hollywoodien, lorsqu’un arc en ciel illumine les cieux, Dieu promet de ne pas nous inonder à nouveau (Genèse 9, 13-17).

Devant cette description biblique que nous apprenons à l’école, il est intéressant de découvrir que des penseurs juifs ont interprété autrement l’histoire du déluge, comme une fable. Une partie d’entre eux ont comparé l’arche à un refuge pour l’homme contre ses affaires quotidiennes, d’autres ont vu dans l’histoire un indice pour que le peuple d’Israël en exil devrait s’enfermer dans « l’arche » - qui est l’école talmudique, face à la peur «des eaux troubles» que sont les peuples des nations.

Cependant les grands kabbalistes du siècle passé, le Rav Kook, le Rav Yéhouda Ashlag (auteur du commentaire de l’échelle -Soulam- du Zohar) et le Rav Baruch Ashlag (le fils et continuateur du chemin du Baal HaSoulam), ont vu dans le déluge et l’arche de Noé- un modèle de développement spirituel conscient de l’homme.

La sagesse de la Kabbale ne traite que des forces intérieures ou spirituelles de l’homme. Elle ne regarde pas les évènements qui se passent dans le cadre de notre monde. Lorsque les kabbalistes emploient les mots comme eau, arche, animaux, hommes etc. c’est pour décrire des états spirituels vécus par l’homme, dans son âme.

Les kabbalistes décrivent le conflit permanent qui est en l’homme entre deux attributs principaux : l’attribut de don inconditionnel face à la nature égoïste qui demande la satisfaction personnelle à tout prix.

L’eau dans l’histoire du déluge représente ces deux attributs, celui du don et celui de la réception égoïste. Dans l’eau se trouvent les forces de la vie (l’attribut de don), ou de destruction et l’extermination (l’attribut de réception égoïste). Lorsque l’eau monte et que le déluge se répand sur la terre, ce processus symbolise la grande confusion que vit l’homme.

Pour fuir la confusion, l’homme est obligé de rentrer dans l’arche, qui ressemble à la lettre hébraïque Mem, représentant la possibilité de la Sefira Bina d’être comme compatissante et protectrice, octroyant un peu de répit à l’homme. Dans l’arche, il grandit tel un enfant qui se développe protégé dans la chaleur de l’utérus. L’entrée dans l’arche est comparable à la semence qui se développe et grandit dans un environnement qui la protège de ce monde. Elle réussit à s’élever au dessus de la guerre intérieure qui a lieu en elle et au dessus de sa raison et sentiment. Au bout de neuf mois, les eaux tombent et l’homme arrive propre et parfait dans un nouveau monde.

La méthode

« Mais toi, construis un grand bateau en bois résineux…Voici comment tu le feras: tu lui donneras cent cinquante mètres de longueur, vingt-cinq mètres de largeur et quinze mètres de hauteur…Mais j’établirai mon alliance avec toi et tu entreras dans le bateau, toi, tes fils, ta femme et tes belles-filles avec toi. Tu feras aussi entrer dans le bateau un couple de tous les êtres vivants, c’est-à-dire un mâle et une femelle de tous les animaux, pour qu’ils restent en vie avec toi…Procure-toi aussi toutes sortes d’aliments et fais-en provision pour vous en nourrir, toi et eux. »

Les instructions pour construire l’arche kabbaliste, et le rassemblement des animaux, des plantes et des pierres à l’intérieur, ne ressemblent en rien à la construction du bunker norvégien.

Bien que de nombreux livres tels que «Shaar haGuilgulim» (Portes des réincarnations) du Ari et autres, citent les expressions «minéral», «végétal», « animal » ou « être parlant », elles se rapportent toutes et uniquement à l’intériorité de l’âme de l’homme, et décrivent une des étapes du développement spirituel auquel est parvenu l’homme.

De façon semblable la réunion des espèces faites par Noé dans l’arche, indique elle aussi les attributs, idées et désirs composant l’univers intérieur de chaque homme. Etre confronté à eux conduit l’homme à se poser des questions et faire des recherches qui à la fin du processus le conduiront à trouver les réponses et le but de sa vie. L’histoire de Noé détaille se processus.

Mode d’emploi

Au niveau pratique, « l’arche » dans notre vie est le nouvel environnement que nous devons choisir pour parvenir à notre but spirituel. En général, il est composé de nombreuses personnes aspirant au même but, et qui s’appuient mutuellement dans leur parcours commun. La confusion et l’influence extérieure qui inonde l’homme sont comme l’eau montante et qui essayent constamment de noyer sa recherche intérieure et de le jeter sur un faux sol sûr, dans le royaume de l’ego.

Juste avant que cela ne soit trop tard, l’homme peut se trouver un coin tranquille « entrer dans l’arche » et là, dans un environnement sûr, il clarifie le but de sa vie. Celui qui complète le processus, peut « sortir à nouveau dans le monde », doté de nouvelles forces et d’une puissance intérieure.

Le développement d’un nouveau sens

Nous avons la sensation qu’il existe un monde, un univers entier qui nous entoure. Par contre, ce que nous ne réalisons pas c’est qu’il y a une autre partie de l’univers que nous ne ressentons pas. Appelons cela, la partie « supérieure » de l’univers.

Actuellement, nous percevons ce que nos cinq sens peuvent assimiler mais ceux-ci nous permettent seulement l’accès à une portion de l’univers appelée « notre monde ». Néanmoins, les kabbalistes nous expliquent que nous possédons la capacité d’y pénétrer plus profondément. A travers notre monde, nous pouvons examiner de près la nature et percevoir le Monde Supérieur. Regardons de plus près comment nous y prendre.

Nous percevons notre monde au moyen de nos cinq sens : la vue, l’ouie, le goût, l’odorat, le toucher. Nous avons également fabriqué des instruments tels que les microscopes ou les télescopes qui élargissent le champ de perception de nos sens. Cependant tous les instruments que nous avons conçu peuvent seulement accroître la perception de nos sens et donc ils ne nous laissent pas percevoir ce qui est au delà de la réalité qu’on appelle « notre monde ».

Encore une fois, toutes les recherches entreprises dans notre monde se trouvent confinées à nos cinq sens. Et tant qu’on limitera à ceux-ci, nous ne serons pas en mesure de voir, de sentir ni de comprendre ce qui se trouve au delà de nos sens.

Notre imagination est aussi le produit de nos cinq sens et les expériences qui en découlent. Nous sommes incapables d’imaginer un objet ou bien une créature à moins qu’elle ne ressemble à quelque chose qui soit familier à ces cinq sens.

Par exemple, si vous demandez à quelqu’un de dessiner un extraterrestre, il va le faire selon les éléments qui lui sont connus dans le monde. Et si vous demandez à quelqu’un d’écrire un scénario fantastique, il parlera certainement de quelque chose qui est très proche de notre monde.

Nous vivons dans un tout petit monde et nous ne sommes pas capables de ressentir ou d’imaginer quoi que ce soit en dehors de lui. Et puisque nos sciences et philosophies sont aussi limitées à la perception de nos cinq sens, elles ne peuvent pas nous aider à comprendre ce qui se trouve au-delà de ce monde. Donc pour pénétrer les coulisses de ce dernier et reconnaître les forces qui ont un effet sur lui, nous avons besoin d’un nouveau sens.

La sagesse de la Kabbale offre à l’individu une méthode pour développer ce sens additionnel, dissimulé, qu’on appelle « un écran ». A l’aide de l’écran on peut pénétrer à travers notre monde pour découvrir des couches plus profondes et internes de notre réalité ayant une influence à notre niveau. Ainsi, les kabbalistes appellent ces couches les Mondes Supérieurs. Ces mondes sont comme les bulbes d’un oignon et notre monde se trouve au milieu de ces mondes.

Pour résumer, nous ressentons de façon naturelle seulement la sphère la plus profonde de toute l’existence, mais les kabbalistes expliquent que « ce monde » est juste un petit fragment de la véritable réalité. C’est le fragment que nous ressentons avec nos cinq sens innés. Mais si on arrive à développer le sens supplémentaire appelé « l’écran » nous ressentirons les Monde Supérieurs que les kabbalistes perçoivent. C’est cela que la Kabbale nous apprend : comment acquérir un écran.

La sensation de temps

Le temps - un sentiment subjectifLe temps n’existe pas, ni dans notre monde, ni dans le monde spirituel. Il n’existe que dans notre ressentie. L’existence de l’égoïsme face aux forces altruistes « étire » la conscience donnant naissance au concept de temps. Nous savons déjà que le temps n’est pas absolu, mais dépend de la vitesse de déplacement (de l’observateur), de la capacité de contraction de l’espace.

Cependant, en réalité, le temps est une perception complètement subjective d’un processus n’ayant lieu que dans nos sensations et n’existe pas en tant que tel.

Il est difficile de comprendre ce qu’est l’absence du sentiment de temps. Dans la spiritualité, le temps n’est rien de plus que le changement de nos émotions. Dans ce monde également d’ailleurs, parfois le temps « court » parfois il « s’arrête » en fonction de ce que nous ressentons.

Dans la spiritualité, un moment est le passage d’un attribut à l’autre dans un espace d’attributs en mouvement qui se rapproche constamment du Créateur.

Le Baal HaSoulam donne la définition suivante du « temps » dans le glossaire adjoint au « Talmud Esser HaSefirot » :

Temps : Une certaine somme des phases qui découlent l’une de l’autre, et causées l’une par l’autre selon un ordre de cause et de conséquence, tels que les jours, les mois et les années.

Les rêves

rêves Nous aimons à penser que nos rêves sont porteurs d’un sens spirituel. Cependant, la sagesse de la Kabbale qui nous est transmises par les kabbalistes qui ont atteint le spirituel – cette force qui unit les hommes au dessus de leur nature – nous explique que le spirituel est précisément ce qui est atteint par les efforts de l’homme et non pas ce qui se dévoile en rêve, lequel n’est qu’un phénomène physiologique auquel il n’y a pas à affecter de signification particulière, et surtout pas spirituelle.

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