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7 septembre 2008

Archive for Zohar

Le sens secret de la Bible

book_books_page_237394_l.jpgAu commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1

Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.

Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?

Ce dont parle la Bible

Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

Lire le Cahier d’étude n°6 : Le sens secret de la Bible

Citations de kabbalistes - étude de la Kabbale

Car cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences, selon des règles fixes et déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme «la révélation de Sa Divinité à Ses créatures en ce monde»

C’est la définition que le Baal HaSoulam donne de la sagesse de la Kabbale : une méthode pour dévoiler le Créateur.

De tous temps, les kabbalistes ont appelé tous ceux qui aspirent à découvrir le Créateur à étudier la Kabbale. Voici quelque extrait de leur écrits :

« Celui qui ressent en lui, après de maintes expérience, qu’en son for intérieur, son âme n’atteint la tranquillité que dans l’étude des secrets de la Torah, il saura avec exactitude que c’est pour cela qu’il fut créé. »
Rav Kook, Orot Akodesh §1

« La Torah fut donnée pour être étudiée et enseignée afin que tous, du petit au plus grand, connaissent le Créateur, et nous avons trouvé de nombreux livres de kabbalistes qui mettent en garde sur le fait que l’étude de cette sagesse est obligatoire pour tout homme. »
Rabbi Itschak Tsvi Ashkenazy, Tearat kodesh, §147

« Celui qui lit le Talmud ou la Mishna est appelé un esclave qui sert son maître afin de retirer une récompense, tandis que grâce à la sagesse de la Kabbale, il corrige et donne de la force en haut, et cela est appelé l’étude de la Torah Lishma, et sans aucun doute, l’homme ne fut crée que pour étudier la Kabbale. »
Rav Chaim Vital, Akdamat Marchou, §2.

« Et que les officiers ne disent pas « Je suis un arbre sec, et qui suis-je pour m’engager dans la sainteté de l’intériorité des livres de la Kabbale ». Car tous les Justes ont déjà assuré que cela est un conseil du mauvais instinct et un mensonge. »
Rabbi Tvi Hirash Ben Yaakov Horovitz

« Tout Israël est oblige d’étudier le livre du Zohar, qu’il soit un génie, un grand maître, un sage, ou qu’il soit un homme simple. »
Tikouney Zohar

« Dans les profondeurs de l’âme humaine, la voix du Créateur appelle sans cesse. »
Rav Kook

« Celui qui n’a pas étudié les secrets de la Torah, même s’il a complété son travail de façon parfaite, n’est qu’un esclave, « car Israël sont mes esclaves », leurs âmes proviennent du monde de Brya, où se trouve la chaise, et les animaux, et les roues, qui sont appelés esclaves, mais celui qui a étudié l’intériorité des secrets de la Torah, sont âme est du monde de Atsilout. »
Rav Nisan Shidlov

« Sans la connaissance de la Kabbale, il est comme un animal, du fait qu’il réalise une Mitsva sans raison si ce n’est qu’il fut ainsi éduqué, et ressemble à celui qui mange du foin, ce qui n’est pas digne de la nourriture de l’homme. »
Rabbi Tsvi Hirash Eirnstein de Ziditshov, Sour mi ra, ve ase tov

Le Zohar - définition

Du mot “Zohar” - splendeur en hébreu, le livre du Zohar est un des ouvrages fondamentaux de la sagesse de la Kabbale. Les origines du Zohar datent du 2ème siècle - période à laquelle Rabbi Shimon Bar Yochaï - Rashbi - écrivit avec ses élèves, le livre du Zohar, ainsi que cela est décrit au début du livre du Zohar lui-même:

«C’est ainsi que je fixe les choses, Rabbi Abba notera et Rabbi Eliezer mon fils, enseignera oralement et le reste des amis s’exprimeront dans leur cœur…. » (Livre du Zohar, Parashat HaAzenou)

Ouvrage obscur et écrit dans une langue imagée, le livre du Zohar resta dissimulé jusqu’au 11ème siècle, où il fut dévoilé en Espagne par le kabbaliste, Moshé de Léon.

Au début du 20ème siècle, le Baal HaSoulam rédige le Peroush HaSoulam, commentaire sur le livre du Zohar, ainsi que différentes introductions, visant à permettre sa compréhension aux générations à venir.

Zohar - Le Meneur d’ânes

«L’histoire de Rabbi Elazar qui alla voir Rabbi Yossi, et Rabbi Aba alla avec lui. Et un homme conduisait les ânes. Rabbi Aba dit : « Ouvrons les portes de la Torah, car maintenant est l’heure et le temps de nous corriger en chemin »

Tous les livres de kabbale, et à leur tête le livre du Zohar, décrivent une série de situations intérieures vécues par les kabbalistes au cours de leur chemin spirituel. Dans l’histoire ci-dessous, il s’agit de deux des dix grands élèves de Rabbi Shimon Bar Yochai. Elle ne raconte pas une excursion en Galilée - quand il est dit que deux kabbalistes « allaient rendre visite à Rabbi Yossi », il s’agit de leur désir de gravir les marches de l’échelle spirituelle et de s’élever à un degré supérieur. Ils ne peuvent s’élever à ce degré qu‘avec l’aide de la force d’en haut qui les attire,et à cette fin, ils doivent se corriger à un degré plus élevé. Tel le sens de l’expression « ouvrons les portes de la Torah ».

Deta’in Hamrey signifie en araméen ânier, ta’in qui veut dire donner un coup de couteau, et c’est le surnom de l’ânier, qui pique les ânes pour les faire avancer plus vite, et hamrey, vient du mot homer, matériau.

D’après la sagesse de la kabbale, notre matériau s’appelle égoïsme. Sur les marches de l’échelle spirituelle, il appartient à l‘homme d’apprendre à travailler avec son matériau, afin de se développer spirituellement.

La nature égoïste de l’homme est opposée à la nature spirituelle, et pour le forcer à avancer vers le prochain degré, il est nécessaire de le « poignarder ».

Les souffrances que l’homme vit ont un seul but : l’orienter pour attirer la « lumière qui le corrige». L’homme atteint cette lumière, l’unique moyen de changer sa nature égoïste, grâce à l’étude de livre de kabbale. Après avoir changé sa nature égoïste, il découvre les « secrets de la Torah », la réalité parfaite.

Ce n’est qu’après que lui furent révélés les secrets de la Torah, qu’il connaît « l’âne » qui est en lui, comment changer et dans quelle direction s’élever.

Quand ils commencèrent à découvrir les secrets de la Torah, l’ânier, qui se tenait derrière eux, se mit à leur poser des questions profondes, auxquelles ils ne purent répondre. Ces questions laissèrent Rabbi Eléazar et Rabbi Aba sans réponse.

L’ânier ressemble apparemment à un homme ordinaire, il marche à leurs côtés, tandis qu’ils « sont sur l’âne ». La signification de l’élévation spirituelle d’un degré à un autre est la correction de la partie égoïste supplémentaire des désirs de l’homme. Le meneur d’ânes pose aux kabbalistes des questions relatives aux lois qui leur seront révélées au prochain degré spirituel. Ils ne peuvent pas répondre à ces questions, car ils n’ont pas encore atteint ce degré spirituel. Les questions du meneur d’ânes leur révèlent qu’ils ne sont pas capables d’accéder au degré supérieur par leurs propres forces. C’est l’ânier qui les conduits vers le degré suivant, c’est la raison pour laquelle il s’appelle le meneur d’âne -c’est lui qui mène leur « âne » « Hamor », leur désir égoïste non réparé. Les deux kabbalistes découvrent la grandeur de ce « simple meneur d’âne » qu’ils avaient au début méprisé, l’ânier prend la « tête du convoi » et les fait avancer.

Le Zohar explique que « Deta’in Hamrey » est l’âme envoyée pour aider les âmes à s’élever de degré en degré sur l’échelle spirituelle. Sans cette aide, les deux kabbalistes n’auraient pas pu s’élever à un degré spirituel supérieur.

Au début il semble à l’homme que l’âme qui l’accompagne est « une âme ordinaire » et il ne la voit pas comme une aide envoyée à cette fin. L’homme ne doit aspirer qu’à ce changement, quand ce désir ardent atteint un certain seuil l’aide arrive. Ainsi, tout homme désirant déjà s’élever spirituellement, une « âme d’un plus haut degré » lui est envoyée qui l’aide et le guide sur les marches de l’échelle spirituelle.

Rabbi Eléazar et Rabbi Yossi, voulurent savoir et demandèrent à l’ânier : « Comment le Créateur fit pour que tu viennes à nous, nous permettant ainsi d’arriver à un degré supérieur? » Ce secret, le meneur d’ânes leur promit  de leur révéler dans le futur…

Cette lecture du Zohar évoque immédiatement pour chacun d’entre nous son « ta’in hamrey », son meneur d’âne, celui-ci commence à agir sur l’âme et l’élève plus haut, vers le lieu de provenance du « ta’in hamrey »

Groupes de kabbalistes – principe et explication

Pourquoi les kabbalistes étudient en groupe

Dans toutes les générations, les kabbalistes étudièrent en groupe. Le Ari, et son groupe d’étudiants à Safed, le groupe du Ramchal, le groupe de Rashbi, etc. Le sens de l’existence du groupe - est de créer un modèle de l’âme générale avant qu’elle ne fut brisée en de nombreuses âmes. Dès l’instant qu’un tel modèle apparait, alors la lumière supérieure, le Créateur, le monde spirituel, se dévoile.

Dans une seule âme individuelle cela ne peut pas avoir lieu, tandis que dans plusieurs âmes liées comme une seule, si. L’homme n’a besoin que d’un premier désir minimal de s’unir avec les autres âmes. Cette condition est appelé « aravout » - la garantie mutuelle (Voir l’article « La garantie mutuelle » du Baal HaSoulam) si les amis dans le groupe acceptent cette responsabilité alors ils reçoivent la lumière supérieure qui corrige leur égoïsme réciproque en un amour mutuel, autrement dit, cela créé en chacun l’attribut général de l’amour et du don. Avec cet attribut, selon la loi de l’équilibre, la loi d’équivalence des attributs, l’amour d’autrui est équivalent à l’amour du Créateur - alors le Créateur se dévoile.

Le Livre du Zohar à propos de notre époque

Le Livre du Zohar, «l’ouvrage de référence» de la Kabbale a été écrit il y a environ 2000 ans. Il dit qu’à la fin du vingtième siècle, l’égoïsme de l’humanité aura atteint une intensité sans précédent.

Plus notre désir grandit, plus le sentiment de vide intérieur grandit. C’est pourquoi depuis la fin du vingtième siècle, l’humanité connaît une période de dépression sans précédent. Le Livre du Zohar dit également que lorsqu’un tel vide sera ressenti, l’humanité aura besoin d’une méthode pour y remédier et pour aider les gens à retrouver un équilibre avec eux même et la nature afin de retrouver une véritable paix intérieure. Alors, poursuit le Zohar, le temps sera venu de présenter la Kabbale à toute l’humanité comme une méthode pour obtenir satisfaction grâce à la similitude avec la Nature.

Ce processus ne se produira pas pour tout le monde d’un seul coup ni au même moment. Pour que cela survienne, une personne doit le vouloir. C’est un processus qui évolue en fonction de sa propre volonté.

La correction commence lorsqu’une personne réalise que sa nature égoïste est la source de tout le mal. C’est un chemin très personnel et intense, mais qui mène invariablement à vouloir changer: à passer de l’égoïsme à l’altruisme.

Quelle est l’origine du nom du Livre du Zohar ?

zohar Zohar signifie «splendeur», comme il est écrit dans le Livre du Zohar: «Les justes sont assis avec leur couronne sur leurs têtes et se délectent de la splendeur de la Divinité.» Selon le Livre du Zohar, la sensation du Créateur (la Lumière) se nomme «Divinité». A chaque endroit où dans les livres de Kabbale il est dit: «ainsi il était écrit dans le livre…» ils se réfèrent toujours au Livre du Zohar. Tous les autres livres ne sont pas en apparence considérés comme des «livres», parce que le mot «livre» (Sefer en hébreu) vient du mot Sefira, qui vient lui-même du mot saphir, splendeur, une révélation (de la Lumière, le Créateur). Vous ne trouverez ceci que dans le Livre du Zohar.

Bourgeons de l’âme - extrait du Zohar

zohar « Les bourgeons se montrent sur la terre, le temps du rossignol est arrivé, et la voix de la tourterelle se fait entendre sur dans notre terre » (Cantiques des cantiques, 2:12).

Dans l’article « Les bourgeons », Rabbi Shimon Bar Yochai, nous explique comment l’homme s’élève de jour en jour, sur les degrés de l’échelle spirituelle, jusqu’à ce qu’il arrive au degré le plus élevé qu’il soit.

« Rabbi Shimon ouvrit : ‘Les bourgeons se montrent sur la terre’ - Les bourgeons, c’est l’acte de la Création (Masse Bereshit). »

Pour chaque mot dans le Livre du Zohar, il y a un sens particulier et par conséquent lorsque le Zohar dit que Rabbi Shimon ‘ouvrit’, il s’agit d’une allusion au fait que le Rashbi ‘ouvre’ au lecteur du Livre du Zohar les sources de la lumière supérieure.

«Les bourgeons c’est l’acte de la Création» - Bereshit - qui signifie - ‘Au commencement‘, nous indique qu’il s’agit là du début du chemin spirituel. Selon la Kabbale, ‘Erets‘ - ‘la terre’ - signifie ‘Ratson‘ - ‘le désir’ et ainsi l’expression « Les bourgeons se montrent sur la terre » symbolise le début du désir spirituel ressentit par la créature. L’apparition des bourgeons sur l’arbre indique le début du développement du fruit. A l’identique, dans l’homme les bourgeons sont le début du chemin spirituel.

« ‘Se montre sur la terre’. Quand ? Au troisième jour, durant lequel il est écrit qu’ils apparurent sur terre. Alors ils se montrèrent sur la terre »

La sagesse de la Kabbale nous explique que ‘jour‘ symbolise l’action du Créateur sur la créature. Les six jours de la Création représentent six actions à travers lesquelles le Créateur élève la créature dans la spiritualité, jusqu’à l’amener à sa correction finale qui est appelée ‘le jour du shabbat‘.

Le troisième jour symbolise le dévoilement de la troisième action de correction grâce à laquelle le Créateur développe l’âme de la créature.

Le sens des mots « apparurent sur la terre » est que l’âme commence à se corriger grâce au Créateur et à recevoir ses attributs, les attributs du don.

Les mots «se montrent sur la terre » nous indiquent que les attributs du Créateur se dévoilent dans le désir de la créature. A cette étape la créature commence un processus de correction qui au final est amené à produire des fruits spirituels.

« Le temps du rossignol est arrivé, c’est le quatrième jour, au cours duquel les tyrans furent cisaillés. C’est pourquoi, à ce propos, il est écrit Mé’erot (lumière), sans la lettre Vav (en hébreu) - comme une malédiction. »

Au quatrième jour, le temps du rossignol est arrivé, ‘rossignol‘ (zamir) a en hébreu la même racine que le mot ‘cisaille‘ (mazmera), le temps du rossignol nous indique une étape très avancée dans le développement spirituel de la créature. A cette étape, la créature ressent que le temps est arrivé de s’élever spirituellement. Elle comprend qu’elle doit se séparer de sa situation actuelle et commencer à s’élever. Le terme ‘rossignol’ est une allusion à cette action. Durant cette étape, la lumière du Créateur abandonne la créature afin de permettre à celle-ci de s’élever par ses propres forces. La lettre « vav » qui manque dans le mot Mé’orot nous symbolise cet abandon.

« Et la voix de la tourterelle, c’est le cinquième jour, durant lequel il est écrit ‘Que les eaux regorgent etc.’ pour créer une progéniture. »

La voix de la tourterelle est l’élévation spirituelle dont la créature fait l’expérience durant la cinquième action du Créateur sur celle-ci. Au cinquième jour il est écrit «Que les eaux regorgent de créatures animées».

«Il est écrit » signifie que cette chose se dévoile à la Créature. ‘Les eauxindiquent l’attribut de la Sefira Bina, l’attribut du don. L’eau pénètre dans la “terre“, le désir de la créature, ce qui indique, l’attribut du Créateur pénétrant dans le désir de la créature. La progéniture, est une allusion aux résultats désirés dont il est question dans le Livre du Zohar. Ainsi, au cinquième jour, la créature s’élève au degré du Créateur.

«L’âme, c’est le sixième jour, durant lequel il est écrit que fut créé l’homme, qui dans le futur doit faire précéder l’action à l’ouïe, car il est écrit ici (Gen. 1:26), ‘fut fait l’homme’, et il est écrit là (Ex. 24:7), ‘nous ferons et nous entendrons’. »

Nous entendrons‘ est une allusion à l’arrivée du sixième jour dans lequel se révèle les dernières actions de correction, ‘Et fut fait l’homme‘. Après les nombreuses actions que fit la création sur son désir de retirer du plaisir, elle est enfin prête à réaliser son destin, qui est de ressembler au Créateur et de ressentir l’éternité et la perfection. Elle est alors appelée ‘Adam‘ - l’Homme - selon ce qui est écrit « Edamé le Elyion » - « Je ressemblerai au supérieur » car son rôle est de ressembler au Créateur.

« ‘Sur notre terre’, c’est le jour du Shabbat, qui est comme la terre de vie, qui est le monde futur. »

Notre terre‘, sont les désirs de l’homme. Le jour du Shabbat est la situation spirituelle la plus élevée qui soit dans laquelle la créature a corrigé tous ses désirs et mérite une vie éternelle et parfaite - ‘terre de vie’ est une situation spirituelle très élevée que le kabbaliste atteint durant sa vie, et qui est appelée ‘monde futur‘.

Ouvrir les portes de la sagesse de la Kabbale

«Il y a longtemps maintenant que ma conscience me pousse à sortir du silence et à mettre au point une synthèse des concepts fondamentaux s’appliquant … à la sagesse de la Kabbale, pour la diffuser parmi la nation afin que les gens en arrivent à comprendre ces notions élevées

C’est en ces termes que le Baal HaSoulam, kabbaliste de la première moitié du 20ème siècle, ouvre son ouvrage Matan Torah, qu’il publie en 1933, dans lequel il dévoile au quidam les fondements de la sagesse de la Kabbale.

Aujourd’hui, 74 ans après, des centaines de milliers de personnes dans le monde entier étudient la Kabbale, sous une forme ou une autre. Comment comprendre ce phénomène, alors que la Kabbale fut dissimulée pendant des siècles? Erreur? Ou événement programmé? Regardons ce qu’écrivent à ce propos les kabbalistes, premiers intéressés, s’il en est.

Dévoiler tous les secrets

«Notre génération se trouve au seuil de la rédemption, si seulement nous savions seulement comment diffuser la sagesse de la Kabbale parmi les masses.» (Baal HaSoulam, Orh HaBahir)

Le vingtième siècle a amené avec lui de grands changements dans le développement de l’humanité. L’accélération du progrès et les changements engendrés, ont créé dans l’humanité un besoin pour le spirituel comme il n’y en avait jamais eu auparavant et ont ouvert une nouvelle étape, dont ont parlé les kabbalistes tout au long des générations. Il se peut que pour certains d’entre nous les choses n’aient pas vraiment changé et que les temps ne soient pas encore venus d’étudier la Kabbale, néanmoins les plus grands kabbalistes semblent d’un avis différent. Dans leurs ouvrages, ils ont exprimé le fait qu’à notre époque, non seulement il serait permis d’étudier la sagesse de la Kabbale, mais que chacun d’entre nous serait tenu de l’apprendre.

Déjà, dans le livre du Zohar (VaIra, page 117) il est écrit qu’à partir de 1840 la sagesse de la Kabbale commencerait à se diffuser aux masses. Au 18ème siècle le Gaon de Vilna écrit à propos de l’importance de l’étude de la Kabbale (Even Shlema, chapitre 11, § 3). Isaac de Kamarna dans son ouvrage «Notsar Hessed» va jusqu’à permettre l’étude de la Kabbale aux enfants: «si ma génération écoutait ma voix, elle aurait déjà étudié le Zohar depuis l’âge de neuf ans.». Itzhak Ben Tsvi Ashkenazy, mentionne également dans son ouvrage «Taharat Kodesh», le fait que tout homme se doit d’étudier cette sagesse.

De même, le Rav Kook, écrit que «les grandes questions spirituelles qui n’étaient résolues que par les grands kabbalistes, doivent être désormais résolues à différents degrés à tout le peuple» (Edar haYekar ve Ikvey aTson, p. 144).

Cependant, pour rendre cela possible il fallait expliquer la Kabbale dans une langue simple et claire, qui ne laisserait pas de place à l’erreur pour celui qui souhaiterait l’étudier. A cette fin, le Baal HaSoulam, décida de consacrer toute sa vie, et rédigea un commentaire général du Zohar dans un langage précis et systématique. Son but était de faire tomber toutes barrières et les idées reçues relatives au livre, et de l’ouvrir à toutes les âmes de notre génération. Dans son Introduction au Livre du Zohar, le Baal HaSoulam explique : «J’ai nommé le commentaire HaSoulam (l’échelle) pour montrer que le rôle de mon commentaire ressemble à celui d’une échelle. Si vous avez un grenier remplit de bonnes choses, il ne vous manque plus qu’une échelle pour l’atteindre, et alors vous aurez entre vos mains toutes les bontés existant au monde» (Introduction au Livre du Zohar, § 58).

Le commentaire du Soulam a pour but d’aider tout homme désirant parvenir à un degré spirituel qui lui permettra d’approfondir le livre du Zohar et de ressentir dans son cœur ce qui y est écrit.

Cinq questions sur la réalité

«Mon désir dans cette introduction est de clarifier certaines choses qui sont en apparence simples, et que toute personne pense appréhender, et sur lesquelles beaucoup d’encre a coulé pour les clarifier. Cependant, nous ne les avons toujours pas suffisamment ni réellement comprises.» (Introduction au Livre du Zohar, §1).

En plus du commentaire du Soulam, il ajouta une introduction claire et détaillée dans laquelle, il nous conduit pas à pas sur le chemin du développement spirituel que toute personne entreprend pour percevoir la force supérieure. C’est la raison pour laquelle, il commence son introduction en posant cinq questions fondamentales, celles-ci résument toutes les interrogations que l’humanité toute entière s’est posée au cours des temps : Quelle est notre essence ? Quel est notre rôle dans la longue chaîne de la réalité ? Ces questions en suscitent d’autres telles que : Que devons-nous faire de nos vies ? Où va le monde ? Pourquoi sommes-nous insatisfaits ? Et comment mieux vivre ?

Puis le Baal HaSoulam termine son introduction avec une explication de l’approche à adopter pour commencer l’étude de la Kabbale.

Accélérer la diffusion de la Kabbale

Tous les kabbalistes ont rêvé de notre génération, celle dans laquelle toute l’humanité pourrait découvrir les choses merveilleuses qu’ils ont dévoilées. Dans son introduction et son commentaire du Livre du Zohar, le Baal HaSoulam nous tend une corde et nous ouvre en grand les portes d’une sagesse dissimulée pendant des siècles. Il rendit également accessible de nombreux livres, dont les écrits du Ari, qui jusqu’à présent étaient «verrouillés à deux milles tours».

Dans tous ses écrits, le Baal HaSoulam affirme sans équivoque la nécessité de l’étude de la Kabbale et de sa diffusion. C’est pourquoi, il appela tout un chacun à consacrer du temps à la sagesse de la Kabbale et il demanda qu’en toute occasion soit publié des livres afin d’accélérer la diffusion de la sagesse.

Ainsi, la surprise, l’étonnement et parfois l’inquiétude, suscités par le soudain développement d’un intérêt pour la Kabbale ne semblent pas être partagés par les kabbalistes, qui dans leurs ouvrages considèrent ceci comme un événement attendu depuis longtemps. En effet, pour le Baal HaSoulam, tout comme pour les sages et kabbalistes des générations précédentes, seule la sagesse de la Kabbale peut élever le monde entier sur l’échelle spirituelle, ainsi qu’écrit Haim Vital, l’élève du Ari, «L’homme ne fut créé que pour étudier la sagesse de la Kabbale» (Haim Vital, Akdamat Markhou).

Le livre du Zohar – pourquoi nous précisément ?

Il y a environ deux mille ans est apparue une grande lumière, le «livre du Zohar», le merveilleux livre écrit par un des plus grands kabbalistes Rabbi Shimon Bar Yochaï. Cependant le Zohar, le livre de la Splendeur est un livre qui ne fut pas écrit pour sa génération. Les secrets extraordinaires qu’a caché le Rashbi dans son livre n’ont pas été écrits pour la génération dans laquelle il vivait, mais pour la génération qui vivrait deux mille ans plus tard. Qui plus est, il y a deux mille ans, Rashbi a écrit dans son livre que nous sommes précisément la génération méritant de découvrir la lumière enfouie dans le Zohar.

Pourquoi nous précisément?

Parce que nous vivons à une époque la plus particulière de l’histoire - juste avant le début d’une existence à un nouveau statut et plus élevé, qui terminera une longue période de souffrances et de déception. C’est également la raison pour laquelle après deux mille ans pendant lesquels seules quelques personnes comprenaient le Zohar, nous avons mérité à notre époque la clé pour comprendre les secrets qui y sont enfouis.

La clé du livre du Zohar

Le Baal HaSoulam a spécialement écrit pour nous le code décryptant les grands secrets qu’a caché le Rashbi dans le livre du Zohar. Le nom de la clé est «l’échelle» - commentaire approfondi du livre du Zohar comme il n’en a jamais eu dans l’histoire. Il permet à tout un chacun de gravir vers la perfection spirituelle qui nous est promise. Lorsque nous serons en possessions de la clé, tout ce qu’il nous restera à faire est de gravir l’échelle en direction de la lumière

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