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26 mai 2017

Pourquoi le Kabbaliste qui avait découvert le Zohar ne l’a pas compris ?

Page de titre de la première édition du Zohar, Mantua, 1558 (150×120)

Page de titre de la première édition du Zohar, Mantua, 1558

Aussi surprenant que cela puisse sembler, Rabbi Moshe de Léon ne savait pas utiliser la langue de la Kabbale, ainsi nous l’explique le Baal HaSoulam.
En effet, la traditionnelle transmission du code entre maître et élève, d’âme à âme, s’est interrompue.
Cette transmission depuis le premier kabbaliste Adam s’est brisée après le Rashbi (l’auteur du Zohar).
Rabbi Moshe de Léon, qui découvrit le Livre du Zohar, ne put le comprendre bien qu’il est été un très grand kabbaliste.
La langue de la kabbale contient un code nécessaire à la compréhension de l’union de l’humanité pour sa correction.
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Le sens secret de la Bible

book_books_page_237394_l.jpgAu commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1

Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.

Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?

Ce dont parle la Bible

Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

Lire le Cahier d’étude n°6 : Le sens secret de la Bible

Pourquoi certaines personnes ont plus de chance que d’autre ?

ss40001-small.jpgPourquoi l’un est riche et célèbre et l’autre travail comme un simple ouvrier ? Pourquoi l’un est né dans une famille aisée et l’autre dans une famille pauvre ? Pourquoi l’un meurt-il jeune et un autre centenaire ? Tout cela est défini au niveau de la racine de l’âme individuelle dans l’âme générale d’Adam HaRishon, son lien avec les autres âmes ainsi que d’autres détails indispensables à la réalisation de sa correction. Bien que ce propos soit partiellement traité dans le livre du Ari « Shaar HaGuilgoulim », en principe la sagesse de la Kabbale n’étudie pas vraiment ce sujet car les processus que les âmes traversent ne sont pas sous notre contrôle. Le libre choix de l’homme peut et doit se réaliser dans son désir de s’unir au Créateur.

Sens inné ou acquis

sensNous percevons le monde à travers nos cinq sens. Ce qui est perçu par la vue, l’ouie, le goût, l’odorat et le toucher s’unit en nous pour nous donner une image globale du monde qui nous entoure. C’est pourquoi, si nous avions d’autres sens, nous percevrions le monde différemment. On sait que les chiens «perçoivent» le monde grâce à l’odorat, et les abeilles le perçoivent comme s’il était divisé en milliards de cellules.

De là, avec nos cinq sens nous ne saisissons qu’une petite, et certainement très limitée, partie de ce notre environnement. Est-il possible de ressentir tout ce qui nous entoure? Est-il concevable que le secret de notre existence, son but et son destin, se cachent là?

Si notre hypothèse est juste, alors il nous manque un sens permettant de ressentir ce que nos cinq sens ne parviennent pas à saisir. Comment est-il possible d’acquérir ce sens? Pourquoi la nature ne nous a-t-elle pas créé avec? Pourquoi ne l’avons-nous pas reçu à notre naissance?

La conclusion est simple: l’homme doit le développer en lui par ses propres forces. L’homme se développe différemment des autres créatures. Il acquiert ou développe toute chose par lui-même; c’est pourquoi il doit en être de même pour ce sens supplémentaire: l’homme doit le développer par lui-même, en fournissant des efforts qui feront de lui un homme.

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