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7 octobre 2008

Le sens secret de la Bible

book_books_page_237394_l.jpgAu commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1

Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.

Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?

Ce dont parle la Bible

Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

Lire le Cahier d’étude n°6 : Le sens secret de la Bible

Pourquoi certaines personnes ont plus de chance que d’autre ?

ss40001-small.jpgPourquoi l’un est riche et célèbre et l’autre travail comme un simple ouvrier ? Pourquoi l’un est né dans une famille aisée et l’autre dans une famille pauvre ? Pourquoi l’un meurt-il jeune et un autre centenaire ? Tout cela est défini au niveau de la racine de l’âme individuelle dans l’âme générale d’Adam HaRishon, son lien avec les autres âmes ainsi que d’autres détails indispensables à la réalisation de sa correction. Bien que ce propos soit partiellement traité dans le livre du Ari « Shaar HaGuilgoulim », en principe la sagesse de la Kabbale n’étudie pas vraiment ce sujet car les processus que les âmes traversent ne sont pas sous notre contrôle. Le libre choix de l’homme peut et doit se réaliser dans son désir de s’unir au Créateur.

Sens inné ou acquis

sensNous percevons le monde à travers nos cinq sens. Ce qui est perçu par la vue, l’ouie, le goût, l’odorat et le toucher s’unit en nous pour nous donner une image globale du monde qui nous entoure. C’est pourquoi, si nous avions d’autres sens, nous percevrions le monde différemment. On sait que les chiens «perçoivent» le monde grâce à l’odorat, et les abeilles le perçoivent comme s’il était divisé en milliards de cellules.

De là, avec nos cinq sens nous ne saisissons qu’une petite, et certainement très limitée, partie de ce notre environnement. Est-il possible de ressentir tout ce qui nous entoure? Est-il concevable que le secret de notre existence, son but et son destin, se cachent là?

Si notre hypothèse est juste, alors il nous manque un sens permettant de ressentir ce que nos cinq sens ne parviennent pas à saisir. Comment est-il possible d’acquérir ce sens? Pourquoi la nature ne nous a-t-elle pas créé avec? Pourquoi ne l’avons-nous pas reçu à notre naissance?

La conclusion est simple: l’homme doit le développer en lui par ses propres forces. L’homme se développe différemment des autres créatures. Il acquiert ou développe toute chose par lui-même; c’est pourquoi il doit en être de même pour ce sens supplémentaire: l’homme doit le développer par lui-même, en fournissant des efforts qui feront de lui un homme.

Une autre source de satisfaction

« Disons, si je commence à étudier la Kabbale, soudain ma carrière ou ma situation amoureuse s’amélioreront ? »
C’est à peu près la question qui fut posée au Rav Laitman lors d’une interview télévisée il y a peu de temps.
Sa réponse, en image :

 

La naissance de l’âme

Une personne vivant dans notre monde ne possède pas d’âme. Lorsqu’elle entreprend de se lier au spirituel, elle acquiert toutefois «un point dans le cœur», germe d’une âme qui revendiquera le retour de cette personne vers ses racines spirituelles selon sa nature. L’âme n’a qu’un désir ardent qui est celui de retrouver le Créateur, entraînant ainsi la personne avec elle. L’homme ne sait pas vers quoi il est attiré, car le Créateur lui est toujours dissimulé. Ce point dans le coeur le tire quand même quelque part, bien que ce ne soit pas encore l’âme véritable.

Lorsque une personne travaille sur elle même, ce point dans le coeur s’agrandit. Il devient de plus en plus large, mais il reste toujours sans lumière car elle ne perçoit que l’obscurité et le sentiment qu’il lui manque quelque chose est même plus intense qu’auparavant. Lorsque le point a atteint une taille bien spécifique, il se dote d’un Massakh qui l’entoure et l’amène à l’attribut de donner sans réserve. Ce qui permet à la lumière après, de pouvoir entrer dans le point en ordonnant les désirs en cinq parties selon les attributs de la lumière. Ces parties s’appellent Keter, Hokhma, Bina, ZA et Malkhout. A présent, la personne possède véritablement une âme.

La naissance de l’âme - suite >>

Comment l’homme choisit-il sa liberté ?

Dans l’article La Liberté, le kabbaliste Yéhouda Ashlag (Le Baal HaSoulam) nous explique que quatre facteur influence le choix de l’homme :

  • Le programme interne de l’homme
  • Les facteurs qui influencent ce programme
  • L’environnement
  • Les facteurs qui influencent l’environnement.

Où se trouve ma liberté parmi l’ensemble de ses facteurs ? Comment arriver à me réaliser en tant qu’individu libre ? Libre de quoi ?

Un extrait de la conférence du Rav Laitman au le sujet de la liberté :

Le désir - le carburant de nos vies

Désirs

Quand nous mangeons, le faisons-nous parce que nous avons faim ou parce que nous voulons ne plus avoir faim ? Nous grattons-nous le nez parce qu’il nous démange ou parce que nous voulons qu’il cesse de nous démanger ? Autrefois adolescents, rangions-nous nos chambres à la place de nous amuser parce que nous voulions ranger nos chambres ou parce que nous désirions de ne pas mettre un de nos parents en colère contre nous ?

Tout ce que nous faisons dans notre vie provient du désir. De la plus petite, de la plus insignifiante des actions conscientes aux actions nécessitant une grande quantité d’énergie, toutes sont effectuées pour une unique raison : un désir est entré en nous et nous a affecté de manière suffisante pour que nous agissions afin de le satisfaire. La Kabbale appelle cette force qui nous pousse à satisfaire ce désir : le désir de recevoir.

Nous sommes totalement contrôlés par le désir; sans désir nous resterions complètement immobiles, incapable du moindre mouvement.

Qu’essayons nous d’atteindre en suivant nos désirs de manière consciente ou inconsciente ? La réponse est : le plaisir. Nous cherchons à les combler de manière à éprouver du plaisir d’une manière ou d’une autre.

Parfois ce plaisir est le sentiment de réaliser ce que nous tenons pour juste. En d’autres occurrence, notre plaisir peut s’être obtenu au dépend du bonheur d’autrui. Mais peu importe le désir dont il s’agit, c’est toujours le même désir de recevoir qui constitue la force souterraine qui nous met en mouvement.

Ce désir de recevoir est si complexe que c’est à peine si nous nous apercevons que nous en sommes l’esclave. Bien entendu, aucune personne saine d’esprit ne désire admettre qu’elle est l’esclave de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Mais si on prend suffisamment de temps pour réfléchir ce qui motive nos actions - et même des actions de la plus grande valeur morale - il n’y a qu’une seule conclusion possible pour expliquer nos actions. Nous agissons afin de recevoir du plaisir pour nous-mêmes … et rien de plus.

Le désir de recevoir du plaisir est si puissant qu’il peut même outrepasser les plaisirs de gratification immédiate tels que la sécurité ou l’argent en faveur de plus grand plaisir à venir. En fin de compte, si nous tirons un bénéfice d’une réalisation, si nous avons effectué des calculs afin d’y parvenir, on peut alors être assuré que c’est notre désir de recevoir qui a pris cette décision.

Qu’arrive-t-il donc vraiment au désir de recevoir et pourquoi pousse-t-il à agir lorsque un désir apparaît? La réponse est simple : un jugement est passé. Un calcul est effectué concernant le plaisir qu’une action est susceptible d’apporter comparé au plaisir qu’une action alternative peut procurer. Ce calcul est réalisé à la vitesse de l’éclair et ne requiert généralement pas l’intervention de la pensée consciente. Quel outil dispose d’une telle capacité qu’elle lui permette d’accomplir ces calculs et de le faire littéralement des millions de fois par jour. La réponse se trouve juste entre nos oreilles : il s’agit de cette merveille d’ordinateur biologique que nous appelons cerveau.

Le désir de recevoir est si parfaitement développé à l’intérieur de nous que de considérer le nombre d’actions qu’il contrôle à chaque seconde confond l’esprit. Toutes les fonctions de notre corps sont régies par les lois de cet environnement. A un niveau inconscient, l’ensemble des systèmes agit de manière coordonnée afin d’assurer la seule survie d’une personne avec la plus grande efficacité. Tous les calculs qui requièrent un traitement cognitif conscient se déroulent simultanément.

A chaque seconde, chacun des mouvements que nous effectuons - que ce soit de faire tourner notre chaise de bureau pour nous aider à évacuer le stress, ou apporter des fleurs à notre femme - est un désir de recevoir mis au point, analysé, et calculé avant que la moindre action ne puisse s’effectuer. Dans son ensemble, ce processus passe largement inaperçu et n’occasionne pas d’efforts cognitifs. Arrêtez vous un moment pour considérez le nombre impressionnant de mouvements qui sont nécessaires pour nous lever et aller prendre un verre d’eau lorsque nous avons soif.

Evidemment, ce cas là procède également d’un calcul. Notre système biologique détecte un désir d’eau aussi nous avons soif. Maintenant nous avons le choix entre aller ou ne pas aller chercher un verre d’eau. Cela va dépendre des résultats des calculs effectués par le cerveau. Si nous nous trouvons par exemple devant la télé en train de regarder notre émission favorite ou un match de football des plus passionnant, nous pourrons passer outre ce désir, du moins jusqu’à la prochaine coupure publicitaire.

Que s’est-il produit ? Le cerveau a fait un calcul, soupesant deux plaisirs : celui que nous recevrions si nous nous levions de notre chaise maintenant et allions chercher le verre d’eau et celui que nous recevons en regardant notre programme. Si le téléspectateur ici est un homme et que sa femme est en train de regarder son feuilleton favori, il se lèvera et ira chercher son verre d’eau sans la moindre hésitation. Mais s’il s’agit de la coupe du monde et que l’équipe de France joue en finale, alors le verre d’eau attendra bien quelques instants.

Le calcul concernant l’accomplissement ou le non-accomplissement d’une action est toujours un calcul effectué à propos d’un travail. Voici la formule fondamentale qui se trouve dans le cerveau : le plaisir que l’on peut recevoir soupesé par rapport au travail requis pour recevoir ce plaisir. Si nous sommes malade comme un chien, qu’il fait nuit et qu’allongé dans notre lit nous dormons, même si le téléphone sonne nous ne nous lèverons certainement pas pour y répondre. Mais si la maison est en feu et que nous sentons la fumée, nous pouvons littéralement nous trouver sur notre lit de mort, nous trouverons un moyen de sortir de la maison. Le cerveau établit des priorités. Il confronte, compare, établit des estimations et prend une décision basée sur les résultats de l’analyse. Ce n’est qu’une fois que la décision est prise qu’il y a action.

Dans le cas d’un désir comme l’envie d’un verre d’eau, on peut voir facilement comment le désir de recevoir fonctionne. La confusion survient lorsque l’on commence à réfléchir à des actions mettant en scène une personne qui semble donner à autrui -comme les gens qui aident les œuvres charitables, ou quelqu’un qui aide une vieille dame à traverser la rue. La solution à ces apparentes contradictions, c’est qu’il existe deux types de désir de recevoir pour soi-même.

Le premier est le plus simple : le désir de recevoir pour recevoir. Le second est le désir de donner pour recevoir. Et redisons-le : le désir de recevoir est une force exceptionnellement subtile. Il peut trouver des manières de recevoir simplement en prenant pour lui-même, mais il peut aussi trouver des manières de recevoir en donnant aux autres.

A première vue, ce raisonnement semble absurde. Car quel plaisir peut-on donc recevoir en donnant ? Pourtant, quiconque s’est déjà rendu à un anniversaire, a apporté un cadeau à un ami et l’a posé sur la table avec le reste des cadeaux sait à quel point on est impatient que notre ami ouvre notre cadeau. Il est en fait extrêmement important que le cadeau apporté plaise à l’ami dont on fête l’anniversaire. Dans le cas contraire, on se sent très triste, on est très déçu sans être capable de dire pourquoi. De fait, nous recevons un certain type de plaisir également en donnant.

Certaines personnes ont découvert à quel point ce type de réception peut procurer de plaisir et donnent littéralement des millions de dollars à des œuvres charitables partout dans le monde. Ce n’est pas nécessairement qu’ils aiment distribuer l’argent qu’ils ont durement gagné; c’est simplement qu’ils retirent de cet acte un plaisir qui surpasse ceux qui auraient été éprouvé en gardant cet argent ou en le dépensant pour eux-mêmes. Et il existe des personnes qui sont tellement habituées à ce type de plaisir, qui en sont si dépendant que si elle se trouvait empêché d’ainsi donner, elle considérerait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

La Kabbale - il est important de le noter - ne dit pas que les personnes qui reçoivent afin de recevoir ou qui donnent afin de recevoir sont mauvaises. En fait, c’est plutôt le contraire. Effectivement, les désirs qui entraînent ces actions viennent directement du Créateur. Les communs des mortels ne font que suivre les programmes qui accompagnent leur création. Pareil à un logiciel avancé qui spécifierait : “OUI entraîne une action et NON entraîne une action autre”, ils avancent avec entrain, chaque jour recevant des désirs, effectuant des calculs, et satisfaisant ou pas ces désirs -en fonction des résultats desdits calculs.

Les gens reçoivent leurs désirs de deux sources. Tout d’abord, viennent les désirs animaux qui sont similaires à ceux de n’importe quel autre animal biologique. Ce sont les désirs pour la nourriture, le repos, l’abri et la procréation - désirs reçus génétiquement et apparaissant que l’on vive ou pas au sein d’une société. De quoi avons-nous besoin ? D’une tranche de viande bien épaisse à mâchouiller, d’une caverne pour nous protéger des intempéries et nous reposer et d’un partenaire afin de combler des désirs physiques et le désir de procréer -comme n’importe quel animal.

Puis la société entre en jeu. Elle génère des désirs comme l’argent, l’honneur, le savoir et le pouvoir qu’elle seule peut combler. Que nous apportent ces désirs ? L’argent va faire la différence entre manger l’épaisse tranche de viande dont nous parlions ou déguster un délicieux filet Mignon dans un restaurant cinq étoiles.

Il fera la différence entre demeurer dans la grotte ou résider dans un château de vingt chambres -ou obtenir une habitation intermédiaire entre ces deux extrêmes. L’argent détermine parfois aussi le partenaire que nous choisissons.

Tout le monde veut être fier de soi-même, et si l’on se trouve totalement seul, cela ne requiert pas beaucoup d’efforts. C’est néanmoins en ce lieu précis que la société entre en jeu. Car la manière dont nous déterminons notre valeur est fondamentalement influencée par les modèles véhiculés par la société. Il n’est pas étonnant que les sans-abri, les chômeurs, et les personnes souffrant de dépendances n’ont que peu ou pas d’estime d’eux-mêmes. Il suffit de d’observer comment la société considère ces gens.

Ensuite vient notre environnement immédiat. Et oui, nous savons ce que c’est que de vouloir posséder la même chose que nos collègues, nos voisins ou nos amis. Si notre environnement immédiat détermine qu’il est important de posséder une voiture verte, très vite les garages en seront remplis. Si la société impose un certain style de coupe de cheveux, toutes les femmes l’auront. Si là où vous vivez, ce sont les talents de chasseurs qui déterminent la virilité, alors la chasse sera un sport en vogue. Autrement dit, notre société nous fournit ce qu’elle a décrété être important.

Si l’on va vivre dans un pays pauvre on donnera la priorité à des questions de survie pures et simples. Le manger, le boire et l’abri seront déjà des réussites estimées. Alors que l’instruction pourra ne rien signifier -sauf peut-être un échappatoire à ce difficile environnement.

Nous disposons, c’est vrai, de notre libre-arbitre. La mode du moment proposera des couleurs, des formes diverses et variées; la dernière génération de voiture sortira en divers modèles offerts par différents fabricants; et les choix de diplôme ne manquent pas. Pourtant, même ici, nos choix dépendent du désir : nous choisirons en fonction du plaisir anticipé. Si quelque chose en moi me pousse à préférer le vert, ma voiture sera probablement verte. Pourquoi ? Parce que je me sens mieux à rouler dans une voiture verte.

En bref, toutes les actions que nous effectuons sont prédéterminées par les désirs qui résident en chacun de nous. Nous recevons ces désirs de deux sources différentes : notre patrimoine génétique et notre environnement. Nous sommes poussés à réaliser ce que nous avons calculé être l’action qui nous apporterait le plus de plaisir -en fonction des désirs que nous recevons. Il est pratiquement impossible de résister à cette pression.

Les désirs générés par la société entrent en nous par l’intermédiaire de nos cinq sens. Lorsque nous sentons l’odeur d’une viennoiserie, apparaît un désir qui n’était pas présent l’instant d’avant. Peut-on manger une seule chips sans en vouloir encore une autre ? Le sens du goût se fait tout de suite prépondérant, et nous avons l’impression que notre vie ne serait pas complète sans cette autre chips.

Il existe pourtant un autre désir. Qu’est ce désir, et quelle est son origine ? Pourquoi commence-t-il par nous titiller, arrive à nous contrarier pour enfin nous pousser à chercher des réponses ? Quelle est l’essence de ce désir et comment pouvons nous le satisfaire ? Qui sommes nous réellement ? La réponse réside toute entière dans la découverte de l’entité spirituelle qui nous appelons « l’âme ».

Ki Hilatsta Nafchi – « Car Tu as préservé mon âme »

MusiqueKi Hilatsta Nafchi est un Psaume écrit par le Roi David qui exprima son état lorsque son âme gravit toutes les étapes et qu’elle atteint l’achèvement de sa réparation. Alors il s’adressa à la Force Supérieure, le Créateur et dit Ki Hilatsta Nafchi («car Tu as préservé mon âme»).

La mélodie a été écrite par le Rabash, le fils du Baal HaSoulam, le dernier grand kabbaliste de notre génération - le Rabash chanta de nombreuses fois cette mélodie.

Il semble peut être que la mélodie ait l’air triste mais ce n’est pas le cas, elle est délicate et retranscrit la sensation de l’homme qui est parvenu à acquérir l’attribut de Bina, l’attribut de don, les attributs du Créateur, où tout est calme et où la paix règne. Le Rabash à travers cette mélodie exprime son entrée dans cet état. Il voit clairement tous ses Kelim (récipients), son âme toute entière, et tous ses désirs qui se présentent à la Force Supérieure et qui commencent à régner en elle.

C’est un court cantique parlant de la sérénité que ressent l’homme ayant pénétré la Force Supérieure et qui atteint alors une sensation de paix et de repos.

Les cigognes et le travail d’équipe

Chaque automne, des volées de cigognes prennent leurs quartiers en direction du sud. Ils partent des froides terres du nord, et migrent en direction de la chaleur de l’Afrique. L’automne prochain levez la tête vers le ciel, et vous apercevrez ces volées en forme de V.

Pourquoi volent-elles en V ? Quand un oiseau bat des ailes, il crée derrière lui une impulsion qui facilite le travail des oiseaux qui le suivent. C’est pourquoi une formation en V permet à l’envolée de parcourir une bien plus grande distance qu’un oiseau ne pourra jamais traverser seul.

Un autre fait intéressant : quand une des cigognes s’éloigne de la volée suite à une blessure ou à la fatigue, immédiatement deux autres cigognes viennent voler à ses cotés pour protéger et aider leur compagnon de vol.

Ils restent avec l’oiseau en difficulté jusqu’à ce qu’ils reprennent des forces et soient à nouveau capables de voler, seulement à ce moment ils rejoignent la volée.

Que peut-on apprendre des volées de cigognes ?

Les personnes qui ont un but commun peuvent l’atteindre plus rapidement et plus facilement s’ils se joignent en groupe. Chaque membre aide l’autre et ensemble ils vont plus loin que séparés. C’est la raison pour laquelle les Kabbalistes ont toujours étudié en groupe.

L’incarnation des âmes –mythe ou réalité?

Il existe une question qui est posée depuis la nuit des temps et qui est restée sans réponse claire. Cette même question à qui tous les scientifiques et chercheurs ont tenté d’apporter une réponse depuis toujours, la question qui a engendré le développement de toutes les générations et de toutes les croyances existantes et qui est : que se passe t-il donc après la mort ?

Il existe un nombre illimité d’hypothèses sur la vie, a commencé par ceux qui croient que la mort du corps est la mort de l’homme, les religions disent que nos actes sur terre nous promettent un endroit au jardin d’Eden ou en enfer et ce jusqu’à la version la plus curieuse - la réincarnation des âmes.

Quelques mots sur la réincarnation des âmes

La croyance en la vie de l’homme qui meurt et renaît comme un enfant, un animal ou une plante voire même un minéral, est populaire parmi les cultures et différentes religions dans le monde entier. Dans la culture indienne, de la Grèce antique, chez les druzes et dans le judaïsme, il existe différences versions de cette croyance. Il y a des gens qui pensent que dans leur précédente incarnation ils étaient un lion courageux et dominateur, ou un tigre fier qui survole les espaces. D’autres ont peur que leurs esprits se réincarnent après leur mort dans un fruit ou une pierre.

La sagesse de la Kabbale décrit aussi le phénomène appelé «la réincarnation des âmes». Cependant celui dont parle la sagesse de la Kabbale, ne ressemble en rien à celui des croyances et des religions susmentionnées.

La réincarnation des âmes selon la Kabbale

Toute personne qui lit le livre «Shaar haguilgoulim» (porte des réincarnations) du célèbre Ari, peut se tromper et penser qu’il s’agit d’un récit d’un homme qui meurt et revient dans ce monde, de fait on ne peut pas comprendre facilement ce qui est écrit dans le livre. Les écrits du Ari ne parlent que des degrés spirituels que l’homme traverse en étudiant la sagesse de la Kabbale. Par exemple, lorsqu’il est écrit qu’un homme se réincarne en porc, il s’agit en fait d’un homme qui désir à nouveau se procurer du plaisir de choses dont par le passé il a prit la décision de ne plus utiliser.

L’expression «réincarnation des âmes» comme le décrit la Kabbale, parle de différentes situations spirituelles vécues par l’homme au cours de sa vie. Toute nouvelle incarnation, c’est-à-dire, une nouvelle situation spirituelle, montre un rapprochement de l’homme du but de la création.

Dans notre vie quotidienne, il n’y a pas vraiment de «réincarnations» mais simplement une «tranche de vie» vécue sur le globe terrestre. Alors qu’est ce que la réincarnation? Toute situation à passer dès le début de notre chemin spirituel s’appellera «réincarnation». Le mot «réincarnation» décrit une nouvelle situation spirituelle, plus élevée, à laquelle parvient notre âme.

Alors que se passe t-il donc après la mort….

D’après la sagesse de la Kabbale, l’expression «réincarnation» se réfère à la réincarnation spirituelle des âmes, c’est-à-dire, aux étapes de développement spirituel de l’homme. Il existe donc des centaines de réincarnation de l’âme de l’homme et des milliers d’années de développement. A la mort du corps physique, si nous sommes parvenus à découvrir le monde spirituel au cours de notre vie dans ce monde, nous continuerons à y vivre également après la mort du corps matériel. Dans le cas contraire; nous nous retrouvons donc à nouveau dans ce monde, dans une nouvelle «réincarnation», avec une autre vie et un tout nouveau scénario.

Il est important de noter, à l’inverse de toutes les superstitions, que l’âme ne s’incarne jamais dans un animal ou dans toute chose, elle n’est pas liée au niveau végétal et encore moins au minéral. L’âme ne peut que se réincarner dans un homme.

Réincarnation des âmes, pour toujours?

Tous les kabbalistes ont décrit dans leurs livres le fonctionnement de la loi de la nature. Ce qu’ils ont découvert est très simple : nous vivons dans ce monde pour l’utiliser comme tremplin vers le monde spirituel, tout en conservant notre libre choix, vu que le spirituel nous est dissimulé. Cependant dès que l’homme atteint le plus haut degré spirituel appelé «fin de la correction» il n’y a plus besoin de nous réincarner, nous existons sans limite, sans fin.

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