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27 mai 2017

Sefira - définition

Sefira - 10 séfirot de Ohr Yashar revêtues dans 10 séfirot de Ohr Hozer, sortant en une fois grâce au Zivoug de Akaa, sont appelées du nom d’une sefira, c’est dire du nom de la sefira supérieure de ce degré bien qu’elle inclut 10 séfirot en longueur et 10 séfirot en épaisseur (Ta’as, 3ème partie.)

Cette définition peu compréhensible est donnée par le Baal HaSoulam, un des plus grands kabbalistes du 20ème siècle dans son ouvrage Talmud Esser HaSefirot (L’étude des dix séfirot).

Qu’est-ce qu’une sefira ?

Pour essayer de comprendre ce qu’est une sefira, voyons l’origine du mot. Sefira(ספירה) vient du mot Sapir (ספיר) qui signifie brillance. Ainsi, les séfirot (pluriel du mot « sefira ») indiquent les degrés de propagation de la lumière supérieure, ou encore ce sont les différentes formes de relation existant entre le Créateur, et la créature.

Quelles sont les séfirot ?

Les séfirot sont au nombre de 10 :

  1. Keter
  2. ‘Hochma
  3. Bina
  4. Hessed
  5. Guvoura
  6. Tifferet
  7. Netsach
  8. Hod
  9. Yessod
  10. Malchout

Parfois, elles sont comptées au nombre de 5 :
Keter, ‘Hochma, Bina, Zeir Anpin, Malchout.
Où Zeir Anpin, contient 6 séfirot (de Hessed à Yessod).

Ce qu’il est important de savoir c’est qu’en aucun cas, ces séfirot ne se retrouvent dans notre monde physique mais qu’il est uniquement question du monde spirituel. En aucun, il ne saurait exister de lien entre notre corps et les séfirot, il ne s’agit véritablement que des dégrées qui concernent l’âme.

Histoire de la Kabbale : Le Ari

Le Ari est une éminente figure de l’histoire de la Kabbale. Il a transformé la méthode centenaire kabbalistique afin que la Kabbale ne soit plus une sagesse réservée à des privilégies dotés d’une âme particulière. Sa méthode fut mise au point en préparation des temps modernes, quand les masses utiliseraient la sagesse de la Kabbale s’élever spirituellement.

Le Ari, dont le véritable nom était Isaac Louria Ashkenazi, est né au 16ème siècle à Jérusalem. Il vécu les débuts d’une l’ère en renouveau, l’époque à laquelle le Moyen Age se vit rapidement remplacé par la Renaissance, où les premiers bourgeons d’une nouvelle civilisation commençaient à émerger. Cependant, au delà d’un développement technologique et culturel, les gens commencèrent également à se développer spirituellement, à aspirer à quelque chose de plus élevé, et à découvrir la source de leur vie. C’est précisément ce nouveau désir surgissant dans l’humanité qui permit au Ari de formuler la méthode kabbalistique, afin de l’adapter au nouveau désir spirituel des masses.

Il était très jeune lorsqu’il commença à s’intéresser aux textes sacrés et dévoua tout son temps à étudier les textes kabbalistiques, comme les manuscrits sacrés. Il acquit très rapidement tout le savoir kabbalistique qui fut atteint avant lui et devint un maître spirituel renommé à l’âge de 35 ans.

Le Ari dirigeait une école kabbalistique dans une petite ville au nord d’Israël appelée Safed. Là-bas il expliqua son savoir spirituel et la sagesse de la Kabbale. Cependant il ne fit pas qu’enseigner la connaissance acquise par ses prédécesseurs; il présenta également la sagesse de la Kabbale sous un nouvel aspect, permettant aux générations futures d’étudier le monde spirituel avec ses livres.

Cependant, il n’enseigna que très peu de temps : trois ans après son arrivée à Safed, il décéda, alors âgé de 38 ans. Il senti que parmi tous ses étudiants, un seul l’avait suffisamment compris pour continuer à étudier son enseignement spirituel. Cet étudiant avait 28 ans, Chaim Vital, qui pendant cette année et demi étudia avec le Ari, et pris note de tout ce qu’il entendit. Quand le Ari décéda, Chaim Vital fut le seul disciple à être autorisé à continuer et à publier le travail du Ari.

Tous les textes d’étude kabbalistique du Ari font partie des notes prises par Chaim Vital, pendant un an et demi. Ils forment une vingtaine de volumes, dont le plus important est L’Arbre de Vie. Ce texte examine l’origine de Vie et l’Essence de la Création ou l’Homme. Principalement il traite de la Force Générale de la Nature qui gouverne toute chose et leur donnant vie. Le Ari nomma cette force « Lumière Supérieure ». Ici vous trouverez un extrait du livre L’Arbre de Vie.

Sache qu’avant l’émanation, la création des créatures, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier, ni dernier, ni commencement, ni fin, tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée, en une apparence et une affinité, parfaites, et s’appelait la Lumière Infinie.

La grande réussite du Ari est d’avoir rendue la méthode de la Kabbale en usage depuis des milliers d’années – utilisable par la nouvelle génération. Avant lui, la méthode n’était uniquement destinée qu’à des gens spéciaux dont l’âme possédait déjà des qualités spirituelles uniques. Après le Ari, la Kabbale peut être utilisée par les masses, par toute personne désirant vraiment une ascension spirituelle, sans considération d’âge, de sexe ou de nationalité. Grâce au Ari, nous pouvons tous maintenant apprendre la sagesse de la Kabbale, découvrir le but de la création et atteindre une sensation de la Lumière Supérieure.

De plus, le Ari traça le chemin pour que la Kabbale devienne une science moderne. Il fut le premier kabbaliste à décrire en détail la sagesse du Monde Spirituel dans un langage moderne et scientifique. Avant lui, les kabbalistes avaient exprimé le même savoir dans un langage de légende, à travers des codes mystérieux, des histoires fantastiques et autres… Leurs textes ne pouvaient être correctement interprétés que par d’autres kabbalistes et restaient généralement cachés aux lecteurs non érudits.

C’est la raison pour laquelle le Ari forma les nouvelles bases de la Kabbale, en créant une méthode qui réponde au nouveau désir de spiritualité de sa génération et des suivantes. La méthode kabbalistique utilisée aujourd’hui par des millions de personnes est aussi basée sur le travail du Ari et son livre L’Arbre de Vie qui reste le livre d’étude fondamental utilisé par les étudiants en Kabbale.

Une progression en 125 étapes

Sache qu’avant la création, seule existait la Lumière Supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace.

Le Ari, L’Arbre de Vie.

Le terme «Lumière Supérieure» se réfère au Créateur, dont le seul désir est de donner l’abondance infinie. Pour réaliser son désir de donner l’abondance, le Créateur (Bore) a créé une créature qui serait en mesure de recevoir qu’Il veut donner. L’origine du mot Bara (créé) vient du mot Araméen Bar (à l’extérieur), et signifie « faire sortir ». La relation entre le Créateur et l’être créé est une relation entre l’intériorité et l’extériorité, le Créateur étant l’intériorité et la créature étant extérieure à Lui.

La Séparation Renforce

Pour la créature, le contact avec le Créateur est le plus grand plaisir possible. Dans un tel état, la créature n’a aucune indépendance car elle est entièrement dominée par le plaisir. Pour que la créature fasse l’acquisition d’un désir indépendant et libre de l’emprise du plaisir, et bâtir une relation authentique avec le Créateur, la créature doit être détachée de la source du plaisir, le Créateur. C’est seulement dans cet état que la créature est en mesure de sentir qu’elle progresse vers le Créateur indépendamment et de sa propre volonté.

Tout comme un père désire que son fils lui ressemble en grandissant, le Créateur s’éloigne progressivement de la créature, pour lui permettre d’apprendre comment atteindre le stade du Créateur par elle-même. Cependant le détachement du Créateur ne se fait pas en une seule fois. Il s’agit d’une «descente progressive» sur 125 degrés, jusqu’au degré appelé «ce monde».

125 degrés

Comme nous venons de voir, le déclin de la créature est fait pour lui permettre de retourner au Créateur, ce  qu’elle doit faire cette fois indépendamment. Chaque diminution de degré représente la distance qui s’accroît jusqu’à atteindre  le détachement total. Lorsque la créature choisit de retourner au Créateur et de gravir l’échelle spirituelle, elle surmonte la distance avec le Créateur et renforce son lien avec Lui.

Durant ce processus, la créature gagne l’indépendance et devient finalement l’élément le plus intérieur de la création,  elle s’unit alors au Créateur.

De Haut en Bas, et de Bas en Haut

Le processus de détachement se termine par le morcellement de la créature en une myriade de parties, appelées «âmes». A la fin du processus, ces parties tombent dans l’endroit le plus éloigné, le plus extérieur vis à vis du  Créateur : ce monde.

Cet état, dans lequel l’existence du Créateur est totalement dissimulée aux âmes, est appelé le « monde matériel ». Son but est de permettre à une personne de choisir le retour au Créateur, au lieu de ce monde, et qu’elle le fasse de son plein gré.

L’humanité a traversé un processus prolongé qui a obscurcie notre lien avec le Créateur, jusqu’au point de total détachement qui est le nôtre.

A présent, nous sommes devant le choix de commencer notre remontée graduelle et consciente à notre racine, le Créateur. La sagesse de la Kabbale qui se révèle de nos jours est une méthode destinée à nous guider sur le chemin spirituel au long de ces 125 degrés, jusqu’au retour de la sensation de la réalité complète: le Créateur.

Dans son article, «L’Essence de la Sagesse de la Kabbale», le Baal HaSoulam écrit à ce propos : « On divise généralement la sagesse de la Kabbale en deux ordres identiques et parallèles, telles deux gouttes d’eau. La seule différence est que le premier ordre est amené d’en haut vers ce monde ici-bas, et que le second ordre commence et monte de bas en haut, précisément selon les mêmes chemins inscrits dans leur racine, lorsqu’ils commencèrent leur descente de haut en bas. »