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24 avril 2017

Citations de kabbalistes - étude de la Kabbale

Car cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences, selon des règles fixes et déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme «la révélation de Sa Divinité à Ses créatures en ce monde»

C’est la définition que le Baal HaSoulam donne de la sagesse de la Kabbale : une méthode pour dévoiler le Créateur.

De tous temps, les kabbalistes ont appelé tous ceux qui aspirent à découvrir le Créateur à étudier la Kabbale. Voici quelque extrait de leur écrits :

« Celui qui ressent en lui, après de maintes expérience, qu’en son for intérieur, son âme n’atteint la tranquillité que dans l’étude des secrets de la Torah, il saura avec exactitude que c’est pour cela qu’il fut créé. »
Rav Kook, Orot Akodesh §1

« La Torah fut donnée pour être étudiée et enseignée afin que tous, du petit au plus grand, connaissent le Créateur, et nous avons trouvé de nombreux livres de kabbalistes qui mettent en garde sur le fait que l’étude de cette sagesse est obligatoire pour tout homme. »
Rabbi Itschak Tsvi Ashkenazy, Tearat kodesh, §147

« Celui qui lit le Talmud ou la Mishna est appelé un esclave qui sert son maître afin de retirer une récompense, tandis que grâce à la sagesse de la Kabbale, il corrige et donne de la force en haut, et cela est appelé l’étude de la Torah Lishma, et sans aucun doute, l’homme ne fut crée que pour étudier la Kabbale. »
Rav Chaim Vital, Akdamat Marchou, §2.

« Et que les officiers ne disent pas « Je suis un arbre sec, et qui suis-je pour m’engager dans la sainteté de l’intériorité des livres de la Kabbale ». Car tous les Justes ont déjà assuré que cela est un conseil du mauvais instinct et un mensonge. »
Rabbi Tvi Hirash Ben Yaakov Horovitz

« Tout Israël est oblige d’étudier le livre du Zohar, qu’il soit un génie, un grand maître, un sage, ou qu’il soit un homme simple. »
Tikouney Zohar

« Dans les profondeurs de l’âme humaine, la voix du Créateur appelle sans cesse. »
Rav Kook

« Celui qui n’a pas étudié les secrets de la Torah, même s’il a complété son travail de façon parfaite, n’est qu’un esclave, « car Israël sont mes esclaves », leurs âmes proviennent du monde de Brya, où se trouve la chaise, et les animaux, et les roues, qui sont appelés esclaves, mais celui qui a étudié l’intériorité des secrets de la Torah, sont âme est du monde de Atsilout. »
Rav Nisan Shidlov

« Sans la connaissance de la Kabbale, il est comme un animal, du fait qu’il réalise une Mitsva sans raison si ce n’est qu’il fut ainsi éduqué, et ressemble à celui qui mange du foin, ce qui n’est pas digne de la nourriture de l’homme. »
Rabbi Tsvi Hirash Eirnstein de Ziditshov, Sour mi ra, ve ase tov

Histoire de la Kabbale : Le Ari

Le Ari est une éminente figure de l’histoire de la Kabbale. Il a transformé la méthode centenaire kabbalistique afin que la Kabbale ne soit plus une sagesse réservée à des privilégies dotés d’une âme particulière. Sa méthode fut mise au point en préparation des temps modernes, quand les masses utiliseraient la sagesse de la Kabbale s’élever spirituellement.

Le Ari, dont le véritable nom était Isaac Louria Ashkenazi, est né au 16ème siècle à Jérusalem. Il vécu les débuts d’une l’ère en renouveau, l’époque à laquelle le Moyen Age se vit rapidement remplacé par la Renaissance, où les premiers bourgeons d’une nouvelle civilisation commençaient à émerger. Cependant, au delà d’un développement technologique et culturel, les gens commencèrent également à se développer spirituellement, à aspirer à quelque chose de plus élevé, et à découvrir la source de leur vie. C’est précisément ce nouveau désir surgissant dans l’humanité qui permit au Ari de formuler la méthode kabbalistique, afin de l’adapter au nouveau désir spirituel des masses.

Il était très jeune lorsqu’il commença à s’intéresser aux textes sacrés et dévoua tout son temps à étudier les textes kabbalistiques, comme les manuscrits sacrés. Il acquit très rapidement tout le savoir kabbalistique qui fut atteint avant lui et devint un maître spirituel renommé à l’âge de 35 ans.

Le Ari dirigeait une école kabbalistique dans une petite ville au nord d’Israël appelée Safed. Là-bas il expliqua son savoir spirituel et la sagesse de la Kabbale. Cependant il ne fit pas qu’enseigner la connaissance acquise par ses prédécesseurs; il présenta également la sagesse de la Kabbale sous un nouvel aspect, permettant aux générations futures d’étudier le monde spirituel avec ses livres.

Cependant, il n’enseigna que très peu de temps : trois ans après son arrivée à Safed, il décéda, alors âgé de 38 ans. Il senti que parmi tous ses étudiants, un seul l’avait suffisamment compris pour continuer à étudier son enseignement spirituel. Cet étudiant avait 28 ans, Chaim Vital, qui pendant cette année et demi étudia avec le Ari, et pris note de tout ce qu’il entendit. Quand le Ari décéda, Chaim Vital fut le seul disciple à être autorisé à continuer et à publier le travail du Ari.

Tous les textes d’étude kabbalistique du Ari font partie des notes prises par Chaim Vital, pendant un an et demi. Ils forment une vingtaine de volumes, dont le plus important est L’Arbre de Vie. Ce texte examine l’origine de Vie et l’Essence de la Création ou l’Homme. Principalement il traite de la Force Générale de la Nature qui gouverne toute chose et leur donnant vie. Le Ari nomma cette force « Lumière Supérieure ». Ici vous trouverez un extrait du livre L’Arbre de Vie.

Sache qu’avant l’émanation, la création des créatures, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier, ni dernier, ni commencement, ni fin, tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée, en une apparence et une affinité, parfaites, et s’appelait la Lumière Infinie.

La grande réussite du Ari est d’avoir rendue la méthode de la Kabbale en usage depuis des milliers d’années – utilisable par la nouvelle génération. Avant lui, la méthode n’était uniquement destinée qu’à des gens spéciaux dont l’âme possédait déjà des qualités spirituelles uniques. Après le Ari, la Kabbale peut être utilisée par les masses, par toute personne désirant vraiment une ascension spirituelle, sans considération d’âge, de sexe ou de nationalité. Grâce au Ari, nous pouvons tous maintenant apprendre la sagesse de la Kabbale, découvrir le but de la création et atteindre une sensation de la Lumière Supérieure.

De plus, le Ari traça le chemin pour que la Kabbale devienne une science moderne. Il fut le premier kabbaliste à décrire en détail la sagesse du Monde Spirituel dans un langage moderne et scientifique. Avant lui, les kabbalistes avaient exprimé le même savoir dans un langage de légende, à travers des codes mystérieux, des histoires fantastiques et autres… Leurs textes ne pouvaient être correctement interprétés que par d’autres kabbalistes et restaient généralement cachés aux lecteurs non érudits.

C’est la raison pour laquelle le Ari forma les nouvelles bases de la Kabbale, en créant une méthode qui réponde au nouveau désir de spiritualité de sa génération et des suivantes. La méthode kabbalistique utilisée aujourd’hui par des millions de personnes est aussi basée sur le travail du Ari et son livre L’Arbre de Vie qui reste le livre d’étude fondamental utilisé par les étudiants en Kabbale.

Ouvrir les portes de la sagesse de la Kabbale

«Il y a longtemps maintenant que ma conscience me pousse à sortir du silence et à mettre au point une synthèse des concepts fondamentaux s’appliquant … à la sagesse de la Kabbale, pour la diffuser parmi la nation afin que les gens en arrivent à comprendre ces notions élevées

C’est en ces termes que le Baal HaSoulam, kabbaliste de la première moitié du 20ème siècle, ouvre son ouvrage Matan Torah, qu’il publie en 1933, dans lequel il dévoile au quidam les fondements de la sagesse de la Kabbale.

Aujourd’hui, 74 ans après, des centaines de milliers de personnes dans le monde entier étudient la Kabbale, sous une forme ou une autre. Comment comprendre ce phénomène, alors que la Kabbale fut dissimulée pendant des siècles? Erreur? Ou événement programmé? Regardons ce qu’écrivent à ce propos les kabbalistes, premiers intéressés, s’il en est.

Dévoiler tous les secrets

«Notre génération se trouve au seuil de la rédemption, si seulement nous savions seulement comment diffuser la sagesse de la Kabbale parmi les masses.» (Baal HaSoulam, Orh HaBahir)

Le vingtième siècle a amené avec lui de grands changements dans le développement de l’humanité. L’accélération du progrès et les changements engendrés, ont créé dans l’humanité un besoin pour le spirituel comme il n’y en avait jamais eu auparavant et ont ouvert une nouvelle étape, dont ont parlé les kabbalistes tout au long des générations. Il se peut que pour certains d’entre nous les choses n’aient pas vraiment changé et que les temps ne soient pas encore venus d’étudier la Kabbale, néanmoins les plus grands kabbalistes semblent d’un avis différent. Dans leurs ouvrages, ils ont exprimé le fait qu’à notre époque, non seulement il serait permis d’étudier la sagesse de la Kabbale, mais que chacun d’entre nous serait tenu de l’apprendre.

Déjà, dans le livre du Zohar (VaIra, page 117) il est écrit qu’à partir de 1840 la sagesse de la Kabbale commencerait à se diffuser aux masses. Au 18ème siècle le Gaon de Vilna écrit à propos de l’importance de l’étude de la Kabbale (Even Shlema, chapitre 11, § 3). Isaac de Kamarna dans son ouvrage «Notsar Hessed» va jusqu’à permettre l’étude de la Kabbale aux enfants: «si ma génération écoutait ma voix, elle aurait déjà étudié le Zohar depuis l’âge de neuf ans.». Itzhak Ben Tsvi Ashkenazy, mentionne également dans son ouvrage «Taharat Kodesh», le fait que tout homme se doit d’étudier cette sagesse.

De même, le Rav Kook, écrit que «les grandes questions spirituelles qui n’étaient résolues que par les grands kabbalistes, doivent être désormais résolues à différents degrés à tout le peuple» (Edar haYekar ve Ikvey aTson, p. 144).

Cependant, pour rendre cela possible il fallait expliquer la Kabbale dans une langue simple et claire, qui ne laisserait pas de place à l’erreur pour celui qui souhaiterait l’étudier. A cette fin, le Baal HaSoulam, décida de consacrer toute sa vie, et rédigea un commentaire général du Zohar dans un langage précis et systématique. Son but était de faire tomber toutes barrières et les idées reçues relatives au livre, et de l’ouvrir à toutes les âmes de notre génération. Dans son Introduction au Livre du Zohar, le Baal HaSoulam explique : «J’ai nommé le commentaire HaSoulam (l’échelle) pour montrer que le rôle de mon commentaire ressemble à celui d’une échelle. Si vous avez un grenier remplit de bonnes choses, il ne vous manque plus qu’une échelle pour l’atteindre, et alors vous aurez entre vos mains toutes les bontés existant au monde» (Introduction au Livre du Zohar, § 58).

Le commentaire du Soulam a pour but d’aider tout homme désirant parvenir à un degré spirituel qui lui permettra d’approfondir le livre du Zohar et de ressentir dans son cœur ce qui y est écrit.

Cinq questions sur la réalité

«Mon désir dans cette introduction est de clarifier certaines choses qui sont en apparence simples, et que toute personne pense appréhender, et sur lesquelles beaucoup d’encre a coulé pour les clarifier. Cependant, nous ne les avons toujours pas suffisamment ni réellement comprises.» (Introduction au Livre du Zohar, §1).

En plus du commentaire du Soulam, il ajouta une introduction claire et détaillée dans laquelle, il nous conduit pas à pas sur le chemin du développement spirituel que toute personne entreprend pour percevoir la force supérieure. C’est la raison pour laquelle, il commence son introduction en posant cinq questions fondamentales, celles-ci résument toutes les interrogations que l’humanité toute entière s’est posée au cours des temps : Quelle est notre essence ? Quel est notre rôle dans la longue chaîne de la réalité ? Ces questions en suscitent d’autres telles que : Que devons-nous faire de nos vies ? Où va le monde ? Pourquoi sommes-nous insatisfaits ? Et comment mieux vivre ?

Puis le Baal HaSoulam termine son introduction avec une explication de l’approche à adopter pour commencer l’étude de la Kabbale.

Accélérer la diffusion de la Kabbale

Tous les kabbalistes ont rêvé de notre génération, celle dans laquelle toute l’humanité pourrait découvrir les choses merveilleuses qu’ils ont dévoilées. Dans son introduction et son commentaire du Livre du Zohar, le Baal HaSoulam nous tend une corde et nous ouvre en grand les portes d’une sagesse dissimulée pendant des siècles. Il rendit également accessible de nombreux livres, dont les écrits du Ari, qui jusqu’à présent étaient «verrouillés à deux milles tours».

Dans tous ses écrits, le Baal HaSoulam affirme sans équivoque la nécessité de l’étude de la Kabbale et de sa diffusion. C’est pourquoi, il appela tout un chacun à consacrer du temps à la sagesse de la Kabbale et il demanda qu’en toute occasion soit publié des livres afin d’accélérer la diffusion de la sagesse.

Ainsi, la surprise, l’étonnement et parfois l’inquiétude, suscités par le soudain développement d’un intérêt pour la Kabbale ne semblent pas être partagés par les kabbalistes, qui dans leurs ouvrages considèrent ceci comme un événement attendu depuis longtemps. En effet, pour le Baal HaSoulam, tout comme pour les sages et kabbalistes des générations précédentes, seule la sagesse de la Kabbale peut élever le monde entier sur l’échelle spirituelle, ainsi qu’écrit Haim Vital, l’élève du Ari, «L’homme ne fut créé que pour étudier la sagesse de la Kabbale» (Haim Vital, Akdamat Markhou).