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23 avril 2017

Quel est le sens des mitsvots dans la Kabbale?

La Kabbale ne parle que de l’aspect intérieur de l’homme, et de la correction de ses désirs.Ces désirs sont au nombre de 613. Il s’agit des désirs spirituels de l’âme, au-delà des désirs de ce monde.

Le Rav Laitman explique le développement de la créature avec un schéma et des références aux textes.

L’évolution actuelle des désirs de l’humanité.

Le Rav Laïtman, professeur de l’école de Kabbale à Bnei Baruch, commente un article de magazine traitant d’une évolution des désirs par rapport à la fréquentation des sites pornographiques abandonnés aux profits des sites sociaux de type Facebook, Hi5 etc…

Pour voir la vidéo, de 3 min, cliquez içi.

Le désir - le carburant de nos vies

Désirs

Quand nous mangeons, le faisons-nous parce que nous avons faim ou parce que nous voulons ne plus avoir faim ? Nous grattons-nous le nez parce qu’il nous démange ou parce que nous voulons qu’il cesse de nous démanger ? Autrefois adolescents, rangions-nous nos chambres à la place de nous amuser parce que nous voulions ranger nos chambres ou parce que nous désirions de ne pas mettre un de nos parents en colère contre nous ?

Tout ce que nous faisons dans notre vie provient du désir. De la plus petite, de la plus insignifiante des actions conscientes aux actions nécessitant une grande quantité d’énergie, toutes sont effectuées pour une unique raison : un désir est entré en nous et nous a affecté de manière suffisante pour que nous agissions afin de le satisfaire. La Kabbale appelle cette force qui nous pousse à satisfaire ce désir : le désir de recevoir.

Nous sommes totalement contrôlés par le désir; sans désir nous resterions complètement immobiles, incapable du moindre mouvement.

Qu’essayons nous d’atteindre en suivant nos désirs de manière consciente ou inconsciente ? La réponse est : le plaisir. Nous cherchons à les combler de manière à éprouver du plaisir d’une manière ou d’une autre.

Parfois ce plaisir est le sentiment de réaliser ce que nous tenons pour juste. En d’autres occurrence, notre plaisir peut s’être obtenu au dépend du bonheur d’autrui. Mais peu importe le désir dont il s’agit, c’est toujours le même désir de recevoir qui constitue la force souterraine qui nous met en mouvement.

Ce désir de recevoir est si complexe que c’est à peine si nous nous apercevons que nous en sommes l’esclave. Bien entendu, aucune personne saine d’esprit ne désire admettre qu’elle est l’esclave de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Mais si on prend suffisamment de temps pour réfléchir ce qui motive nos actions - et même des actions de la plus grande valeur morale - il n’y a qu’une seule conclusion possible pour expliquer nos actions. Nous agissons afin de recevoir du plaisir pour nous-mêmes … et rien de plus.

Le désir de recevoir du plaisir est si puissant qu’il peut même outrepasser les plaisirs de gratification immédiate tels que la sécurité ou l’argent en faveur de plus grand plaisir à venir. En fin de compte, si nous tirons un bénéfice d’une réalisation, si nous avons effectué des calculs afin d’y parvenir, on peut alors être assuré que c’est notre désir de recevoir qui a pris cette décision.

Qu’arrive-t-il donc vraiment au désir de recevoir et pourquoi pousse-t-il à agir lorsque un désir apparaît? La réponse est simple : un jugement est passé. Un calcul est effectué concernant le plaisir qu’une action est susceptible d’apporter comparé au plaisir qu’une action alternative peut procurer. Ce calcul est réalisé à la vitesse de l’éclair et ne requiert généralement pas l’intervention de la pensée consciente. Quel outil dispose d’une telle capacité qu’elle lui permette d’accomplir ces calculs et de le faire littéralement des millions de fois par jour. La réponse se trouve juste entre nos oreilles : il s’agit de cette merveille d’ordinateur biologique que nous appelons cerveau.

Le désir de recevoir est si parfaitement développé à l’intérieur de nous que de considérer le nombre d’actions qu’il contrôle à chaque seconde confond l’esprit. Toutes les fonctions de notre corps sont régies par les lois de cet environnement. A un niveau inconscient, l’ensemble des systèmes agit de manière coordonnée afin d’assurer la seule survie d’une personne avec la plus grande efficacité. Tous les calculs qui requièrent un traitement cognitif conscient se déroulent simultanément.

A chaque seconde, chacun des mouvements que nous effectuons - que ce soit de faire tourner notre chaise de bureau pour nous aider à évacuer le stress, ou apporter des fleurs à notre femme - est un désir de recevoir mis au point, analysé, et calculé avant que la moindre action ne puisse s’effectuer. Dans son ensemble, ce processus passe largement inaperçu et n’occasionne pas d’efforts cognitifs. Arrêtez vous un moment pour considérez le nombre impressionnant de mouvements qui sont nécessaires pour nous lever et aller prendre un verre d’eau lorsque nous avons soif.

Evidemment, ce cas là procède également d’un calcul. Notre système biologique détecte un désir d’eau aussi nous avons soif. Maintenant nous avons le choix entre aller ou ne pas aller chercher un verre d’eau. Cela va dépendre des résultats des calculs effectués par le cerveau. Si nous nous trouvons par exemple devant la télé en train de regarder notre émission favorite ou un match de football des plus passionnant, nous pourrons passer outre ce désir, du moins jusqu’à la prochaine coupure publicitaire.

Que s’est-il produit ? Le cerveau a fait un calcul, soupesant deux plaisirs : celui que nous recevrions si nous nous levions de notre chaise maintenant et allions chercher le verre d’eau et celui que nous recevons en regardant notre programme. Si le téléspectateur ici est un homme et que sa femme est en train de regarder son feuilleton favori, il se lèvera et ira chercher son verre d’eau sans la moindre hésitation. Mais s’il s’agit de la coupe du monde et que l’équipe de France joue en finale, alors le verre d’eau attendra bien quelques instants.

Le calcul concernant l’accomplissement ou le non-accomplissement d’une action est toujours un calcul effectué à propos d’un travail. Voici la formule fondamentale qui se trouve dans le cerveau : le plaisir que l’on peut recevoir soupesé par rapport au travail requis pour recevoir ce plaisir. Si nous sommes malade comme un chien, qu’il fait nuit et qu’allongé dans notre lit nous dormons, même si le téléphone sonne nous ne nous lèverons certainement pas pour y répondre. Mais si la maison est en feu et que nous sentons la fumée, nous pouvons littéralement nous trouver sur notre lit de mort, nous trouverons un moyen de sortir de la maison. Le cerveau établit des priorités. Il confronte, compare, établit des estimations et prend une décision basée sur les résultats de l’analyse. Ce n’est qu’une fois que la décision est prise qu’il y a action.

Dans le cas d’un désir comme l’envie d’un verre d’eau, on peut voir facilement comment le désir de recevoir fonctionne. La confusion survient lorsque l’on commence à réfléchir à des actions mettant en scène une personne qui semble donner à autrui -comme les gens qui aident les œuvres charitables, ou quelqu’un qui aide une vieille dame à traverser la rue. La solution à ces apparentes contradictions, c’est qu’il existe deux types de désir de recevoir pour soi-même.

Le premier est le plus simple : le désir de recevoir pour recevoir. Le second est le désir de donner pour recevoir. Et redisons-le : le désir de recevoir est une force exceptionnellement subtile. Il peut trouver des manières de recevoir simplement en prenant pour lui-même, mais il peut aussi trouver des manières de recevoir en donnant aux autres.

A première vue, ce raisonnement semble absurde. Car quel plaisir peut-on donc recevoir en donnant ? Pourtant, quiconque s’est déjà rendu à un anniversaire, a apporté un cadeau à un ami et l’a posé sur la table avec le reste des cadeaux sait à quel point on est impatient que notre ami ouvre notre cadeau. Il est en fait extrêmement important que le cadeau apporté plaise à l’ami dont on fête l’anniversaire. Dans le cas contraire, on se sent très triste, on est très déçu sans être capable de dire pourquoi. De fait, nous recevons un certain type de plaisir également en donnant.

Certaines personnes ont découvert à quel point ce type de réception peut procurer de plaisir et donnent littéralement des millions de dollars à des œuvres charitables partout dans le monde. Ce n’est pas nécessairement qu’ils aiment distribuer l’argent qu’ils ont durement gagné; c’est simplement qu’ils retirent de cet acte un plaisir qui surpasse ceux qui auraient été éprouvé en gardant cet argent ou en le dépensant pour eux-mêmes. Et il existe des personnes qui sont tellement habituées à ce type de plaisir, qui en sont si dépendant que si elle se trouvait empêché d’ainsi donner, elle considérerait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

La Kabbale - il est important de le noter - ne dit pas que les personnes qui reçoivent afin de recevoir ou qui donnent afin de recevoir sont mauvaises. En fait, c’est plutôt le contraire. Effectivement, les désirs qui entraînent ces actions viennent directement du Créateur. Les communs des mortels ne font que suivre les programmes qui accompagnent leur création. Pareil à un logiciel avancé qui spécifierait : “OUI entraîne une action et NON entraîne une action autre”, ils avancent avec entrain, chaque jour recevant des désirs, effectuant des calculs, et satisfaisant ou pas ces désirs -en fonction des résultats desdits calculs.

Les gens reçoivent leurs désirs de deux sources. Tout d’abord, viennent les désirs animaux qui sont similaires à ceux de n’importe quel autre animal biologique. Ce sont les désirs pour la nourriture, le repos, l’abri et la procréation - désirs reçus génétiquement et apparaissant que l’on vive ou pas au sein d’une société. De quoi avons-nous besoin ? D’une tranche de viande bien épaisse à mâchouiller, d’une caverne pour nous protéger des intempéries et nous reposer et d’un partenaire afin de combler des désirs physiques et le désir de procréer -comme n’importe quel animal.

Puis la société entre en jeu. Elle génère des désirs comme l’argent, l’honneur, le savoir et le pouvoir qu’elle seule peut combler. Que nous apportent ces désirs ? L’argent va faire la différence entre manger l’épaisse tranche de viande dont nous parlions ou déguster un délicieux filet Mignon dans un restaurant cinq étoiles.

Il fera la différence entre demeurer dans la grotte ou résider dans un château de vingt chambres -ou obtenir une habitation intermédiaire entre ces deux extrêmes. L’argent détermine parfois aussi le partenaire que nous choisissons.

Tout le monde veut être fier de soi-même, et si l’on se trouve totalement seul, cela ne requiert pas beaucoup d’efforts. C’est néanmoins en ce lieu précis que la société entre en jeu. Car la manière dont nous déterminons notre valeur est fondamentalement influencée par les modèles véhiculés par la société. Il n’est pas étonnant que les sans-abri, les chômeurs, et les personnes souffrant de dépendances n’ont que peu ou pas d’estime d’eux-mêmes. Il suffit de d’observer comment la société considère ces gens.

Ensuite vient notre environnement immédiat. Et oui, nous savons ce que c’est que de vouloir posséder la même chose que nos collègues, nos voisins ou nos amis. Si notre environnement immédiat détermine qu’il est important de posséder une voiture verte, très vite les garages en seront remplis. Si la société impose un certain style de coupe de cheveux, toutes les femmes l’auront. Si là où vous vivez, ce sont les talents de chasseurs qui déterminent la virilité, alors la chasse sera un sport en vogue. Autrement dit, notre société nous fournit ce qu’elle a décrété être important.

Si l’on va vivre dans un pays pauvre on donnera la priorité à des questions de survie pures et simples. Le manger, le boire et l’abri seront déjà des réussites estimées. Alors que l’instruction pourra ne rien signifier -sauf peut-être un échappatoire à ce difficile environnement.

Nous disposons, c’est vrai, de notre libre-arbitre. La mode du moment proposera des couleurs, des formes diverses et variées; la dernière génération de voiture sortira en divers modèles offerts par différents fabricants; et les choix de diplôme ne manquent pas. Pourtant, même ici, nos choix dépendent du désir : nous choisirons en fonction du plaisir anticipé. Si quelque chose en moi me pousse à préférer le vert, ma voiture sera probablement verte. Pourquoi ? Parce que je me sens mieux à rouler dans une voiture verte.

En bref, toutes les actions que nous effectuons sont prédéterminées par les désirs qui résident en chacun de nous. Nous recevons ces désirs de deux sources différentes : notre patrimoine génétique et notre environnement. Nous sommes poussés à réaliser ce que nous avons calculé être l’action qui nous apporterait le plus de plaisir -en fonction des désirs que nous recevons. Il est pratiquement impossible de résister à cette pression.

Les désirs générés par la société entrent en nous par l’intermédiaire de nos cinq sens. Lorsque nous sentons l’odeur d’une viennoiserie, apparaît un désir qui n’était pas présent l’instant d’avant. Peut-on manger une seule chips sans en vouloir encore une autre ? Le sens du goût se fait tout de suite prépondérant, et nous avons l’impression que notre vie ne serait pas complète sans cette autre chips.

Il existe pourtant un autre désir. Qu’est ce désir, et quelle est son origine ? Pourquoi commence-t-il par nous titiller, arrive à nous contrarier pour enfin nous pousser à chercher des réponses ? Quelle est l’essence de ce désir et comment pouvons nous le satisfaire ? Qui sommes nous réellement ? La réponse réside toute entière dans la découverte de l’entité spirituelle qui nous appelons « l’âme ».

Le cinquième désir

désirs

Pourquoi la spiritualité?

Les kabbalistes ont découvert que nos désirs de plaisir évoluent en cinq étapes :

  • Le premier désir le plus fondamental sont les désirs pour nourriture, pour la santé, le sexe et la famille. Ce sont les désirs nécessaires pour notre survie.
  • La seconde étape est l’aspiration à la richesse. Ici nous pensons que l’argent garantit la survie et une bonne qualité de vie.
  • La troisième est la course aux honneurs et la puissance. Dans ce cas, nous nous réjouissons de contrôler les autres, ainsi que nous-mêmes.
  • A la quatrième étape apparaît le désir de connaissance. Nous pensons que détenir la connaissance nous rendra heureux.
  • Ce n’est qu’à la cinquième étape qu’apparait la dernière phase de développement du désir. Nous sommes attirés par «quelque chose» d’inconnu qui est au dessus de nous. Ici nous sentons que se lier à cette «chose» inconnue peut nous apporter une plus grande satisfaction qui serait durable et nous recherchons alors les moyens pour parvenir à ce lien.