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23 avril 2017

La pensée du jour - développement

Nous ne nous développons pas de par la lecture des textes. La force de la nature nous développe en fonction de nos efforts et demande intérieure.

Sefira - définition

Sefira - 10 séfirot de Ohr Yashar revêtues dans 10 séfirot de Ohr Hozer, sortant en une fois grâce au Zivoug de Akaa, sont appelées du nom d’une sefira, c’est dire du nom de la sefira supérieure de ce degré bien qu’elle inclut 10 séfirot en longueur et 10 séfirot en épaisseur (Ta’as, 3ème partie.)

Cette définition peu compréhensible est donnée par le Baal HaSoulam, un des plus grands kabbalistes du 20ème siècle dans son ouvrage Talmud Esser HaSefirot (L’étude des dix séfirot).

Qu’est-ce qu’une sefira ?

Pour essayer de comprendre ce qu’est une sefira, voyons l’origine du mot. Sefira(ספירה) vient du mot Sapir (ספיר) qui signifie brillance. Ainsi, les séfirot (pluriel du mot « sefira ») indiquent les degrés de propagation de la lumière supérieure, ou encore ce sont les différentes formes de relation existant entre le Créateur, et la créature.

Quelles sont les séfirot ?

Les séfirot sont au nombre de 10 :

  1. Keter
  2. ‘Hochma
  3. Bina
  4. Hessed
  5. Guvoura
  6. Tifferet
  7. Netsach
  8. Hod
  9. Yessod
  10. Malchout

Parfois, elles sont comptées au nombre de 5 :
Keter, ‘Hochma, Bina, Zeir Anpin, Malchout.
Où Zeir Anpin, contient 6 séfirot (de Hessed à Yessod).

Ce qu’il est important de savoir c’est qu’en aucun cas, ces séfirot ne se retrouvent dans notre monde physique mais qu’il est uniquement question du monde spirituel. En aucun, il ne saurait exister de lien entre notre corps et les séfirot, il ne s’agit véritablement que des dégrées qui concernent l’âme.

Histoire de la Kabbale : Le Ari

Le Ari est une éminente figure de l’histoire de la Kabbale. Il a transformé la méthode centenaire kabbalistique afin que la Kabbale ne soit plus une sagesse réservée à des privilégies dotés d’une âme particulière. Sa méthode fut mise au point en préparation des temps modernes, quand les masses utiliseraient la sagesse de la Kabbale s’élever spirituellement.

Le Ari, dont le véritable nom était Isaac Louria Ashkenazi, est né au 16ème siècle à Jérusalem. Il vécu les débuts d’une l’ère en renouveau, l’époque à laquelle le Moyen Age se vit rapidement remplacé par la Renaissance, où les premiers bourgeons d’une nouvelle civilisation commençaient à émerger. Cependant, au delà d’un développement technologique et culturel, les gens commencèrent également à se développer spirituellement, à aspirer à quelque chose de plus élevé, et à découvrir la source de leur vie. C’est précisément ce nouveau désir surgissant dans l’humanité qui permit au Ari de formuler la méthode kabbalistique, afin de l’adapter au nouveau désir spirituel des masses.

Il était très jeune lorsqu’il commença à s’intéresser aux textes sacrés et dévoua tout son temps à étudier les textes kabbalistiques, comme les manuscrits sacrés. Il acquit très rapidement tout le savoir kabbalistique qui fut atteint avant lui et devint un maître spirituel renommé à l’âge de 35 ans.

Le Ari dirigeait une école kabbalistique dans une petite ville au nord d’Israël appelée Safed. Là-bas il expliqua son savoir spirituel et la sagesse de la Kabbale. Cependant il ne fit pas qu’enseigner la connaissance acquise par ses prédécesseurs; il présenta également la sagesse de la Kabbale sous un nouvel aspect, permettant aux générations futures d’étudier le monde spirituel avec ses livres.

Cependant, il n’enseigna que très peu de temps : trois ans après son arrivée à Safed, il décéda, alors âgé de 38 ans. Il senti que parmi tous ses étudiants, un seul l’avait suffisamment compris pour continuer à étudier son enseignement spirituel. Cet étudiant avait 28 ans, Chaim Vital, qui pendant cette année et demi étudia avec le Ari, et pris note de tout ce qu’il entendit. Quand le Ari décéda, Chaim Vital fut le seul disciple à être autorisé à continuer et à publier le travail du Ari.

Tous les textes d’étude kabbalistique du Ari font partie des notes prises par Chaim Vital, pendant un an et demi. Ils forment une vingtaine de volumes, dont le plus important est L’Arbre de Vie. Ce texte examine l’origine de Vie et l’Essence de la Création ou l’Homme. Principalement il traite de la Force Générale de la Nature qui gouverne toute chose et leur donnant vie. Le Ari nomma cette force « Lumière Supérieure ». Ici vous trouverez un extrait du livre L’Arbre de Vie.

Sache qu’avant l’émanation, la création des créatures, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier, ni dernier, ni commencement, ni fin, tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée, en une apparence et une affinité, parfaites, et s’appelait la Lumière Infinie.

La grande réussite du Ari est d’avoir rendue la méthode de la Kabbale en usage depuis des milliers d’années – utilisable par la nouvelle génération. Avant lui, la méthode n’était uniquement destinée qu’à des gens spéciaux dont l’âme possédait déjà des qualités spirituelles uniques. Après le Ari, la Kabbale peut être utilisée par les masses, par toute personne désirant vraiment une ascension spirituelle, sans considération d’âge, de sexe ou de nationalité. Grâce au Ari, nous pouvons tous maintenant apprendre la sagesse de la Kabbale, découvrir le but de la création et atteindre une sensation de la Lumière Supérieure.

De plus, le Ari traça le chemin pour que la Kabbale devienne une science moderne. Il fut le premier kabbaliste à décrire en détail la sagesse du Monde Spirituel dans un langage moderne et scientifique. Avant lui, les kabbalistes avaient exprimé le même savoir dans un langage de légende, à travers des codes mystérieux, des histoires fantastiques et autres… Leurs textes ne pouvaient être correctement interprétés que par d’autres kabbalistes et restaient généralement cachés aux lecteurs non érudits.

C’est la raison pour laquelle le Ari forma les nouvelles bases de la Kabbale, en créant une méthode qui réponde au nouveau désir de spiritualité de sa génération et des suivantes. La méthode kabbalistique utilisée aujourd’hui par des millions de personnes est aussi basée sur le travail du Ari et son livre L’Arbre de Vie qui reste le livre d’étude fondamental utilisé par les étudiants en Kabbale.

L’âme est le résultat d’un développement spirituel

Qu’est ce qu’une âme ? Nous naissons avec un petit désir dans lequel nous ne pouvons que sentir les plaisirs de ce monde - corporels et humains, c’est-à-dire, ce que notre corps exige et ce que nos recevons de l’environnement. Tel est le petit récipient avec lequel nous existons comme les animaux et il n’est pas question d’attrait ni de développement spirituel, car au final il meurt.
Au cours du chemin, après de nombreuses souffrances et situations qui ont développées ce même désir, se dévoile en l’homme quelque chose d’autre - le point dans le cœur. Si nous le développons, commenceront à grandir en nous des désirs pour quelque chose appelé «spiritualité».

Comment développer le point dans le cœur?
Le point dans le cœur ne peut être développé qu’en s’unissant avec les autres âmes : il existe un système d’âmes et il fonctionne mal, aucun lien n’existe entre elles. Une possibilité a été donnée à chacun d’entre nous de s’unir et ainsi de se développer spirituellement.

Comment ça marche?
Lorsque je m’active à me réunir à toutes les parties du système, je grandis - le développement et la croissance spirituelle ne peuvent avoir lieu que si je joints mes désirs à ceux des autres. Je ne peux pas développer mon désir de spiritualité par moi-même, comme nombreux le pensent erronément, le développement spirituel n’a lieu que si j’acquiers d’autres désirs, qui me sont étrangers.

Après des efforts suffisants, le point dans le cœur se développe en prenant la forme d’une structure spirituelle minimale de dix sefirot, appelées «embryon» dans lequel commence véritablement le développement spirituel.