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23 avril 2017

Que sont les Séfirot ?

Tout ce qui touche aux séfirot à tendance à porter à confusion, mais il est toujours possible de s’y retrouver si l’on se rappelle qu’il est simplement question de désirs. Keter est le désir du Créateur de donner la Lumière (plaisir)  et Hochma est notre réception de ce plaisir, Bina est notre désir de donner en retour au Créateur, Z’’A est notre désir de recevoir dans le but de donner au Créateur et Malchout est notre désir de recevoir, la racine des créatures – nous.

Le sens secret de la Bible

book_books_page_237394_l.jpgAu commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1

Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.

Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?

Ce dont parle la Bible

Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

Lire le Cahier d’étude n°6 : Le sens secret de la Bible

Citations de kabbalistes - étude de la Kabbale

Car cette sagesse n’est ni plus ni moins qu’une séquence de racines qui découle d’un système de causes et de conséquences, selon des règles fixes et déterminées, s’entrelaçant en un but unique et exalté décrit comme «la révélation de Sa Divinité à Ses créatures en ce monde»

C’est la définition que le Baal HaSoulam donne de la sagesse de la Kabbale : une méthode pour dévoiler le Créateur.

De tous temps, les kabbalistes ont appelé tous ceux qui aspirent à découvrir le Créateur à étudier la Kabbale. Voici quelque extrait de leur écrits :

« Celui qui ressent en lui, après de maintes expérience, qu’en son for intérieur, son âme n’atteint la tranquillité que dans l’étude des secrets de la Torah, il saura avec exactitude que c’est pour cela qu’il fut créé. »
Rav Kook, Orot Akodesh §1

« La Torah fut donnée pour être étudiée et enseignée afin que tous, du petit au plus grand, connaissent le Créateur, et nous avons trouvé de nombreux livres de kabbalistes qui mettent en garde sur le fait que l’étude de cette sagesse est obligatoire pour tout homme. »
Rabbi Itschak Tsvi Ashkenazy, Tearat kodesh, §147

« Celui qui lit le Talmud ou la Mishna est appelé un esclave qui sert son maître afin de retirer une récompense, tandis que grâce à la sagesse de la Kabbale, il corrige et donne de la force en haut, et cela est appelé l’étude de la Torah Lishma, et sans aucun doute, l’homme ne fut crée que pour étudier la Kabbale. »
Rav Chaim Vital, Akdamat Marchou, §2.

« Et que les officiers ne disent pas « Je suis un arbre sec, et qui suis-je pour m’engager dans la sainteté de l’intériorité des livres de la Kabbale ». Car tous les Justes ont déjà assuré que cela est un conseil du mauvais instinct et un mensonge. »
Rabbi Tvi Hirash Ben Yaakov Horovitz

« Tout Israël est oblige d’étudier le livre du Zohar, qu’il soit un génie, un grand maître, un sage, ou qu’il soit un homme simple. »
Tikouney Zohar

« Dans les profondeurs de l’âme humaine, la voix du Créateur appelle sans cesse. »
Rav Kook

« Celui qui n’a pas étudié les secrets de la Torah, même s’il a complété son travail de façon parfaite, n’est qu’un esclave, « car Israël sont mes esclaves », leurs âmes proviennent du monde de Brya, où se trouve la chaise, et les animaux, et les roues, qui sont appelés esclaves, mais celui qui a étudié l’intériorité des secrets de la Torah, sont âme est du monde de Atsilout. »
Rav Nisan Shidlov

« Sans la connaissance de la Kabbale, il est comme un animal, du fait qu’il réalise une Mitsva sans raison si ce n’est qu’il fut ainsi éduqué, et ressemble à celui qui mange du foin, ce qui n’est pas digne de la nourriture de l’homme. »
Rabbi Tsvi Hirash Eirnstein de Ziditshov, Sour mi ra, ve ase tov

Prière

J’ai reçu de nombreuses questions à propos du concept de « prière », qui peuvent se résumer en une question générale : « Qu’est-ce que la prière selon la Kabbale ? »

La prière est une demande pour une chose impossible, que seule le Créateur peut réaliser (autrement, pourquoi se tourner vers Lui ?). La demande pour une chose qui n’est pas naturelle – une demande pour qu’Il nous change, qu’Il nous fasse évoluer d’un habitant de ce monde, égoïste, en habitant du monde supérieur, altruiste, malgré le fait que nous ne pensons pas mériter une telle chose.

Le Créateur n’entend pas d’autre prière, du fait qu’il est amour et altruisme, rien d’autre ne peut lui être demandé. L’histoire de l’humanité doit nous convaincre qu’un Dieu à qui sont adressées toutes les demandes n’existe pas. A Dieu, ne peut être adressée que la demande pour la correction de notre égoïsme.

(Extrait du blog du Rav Michaël Laitman)
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