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23 avril 2017

L’influence de l’environnement

Ou bien, si quelqu’un hérite de ses pères un penchant à être large d’esprit, il va s’entourer d’idées dont il va se servir pour se prouver qu’il est bon d’être large d’esprit. Cependant, d’où lui viennent toutes ces phrases et ces idées? Tout ceci lui est imposé sans qu’il le sache par son environnement qui dépose en lui ses opinions et ses inclinations par un développement progressif de relation de cause à effet.

Cela est fait de telle sorte que l’homme les considère comme ses propres biens, acquis par sa liberté de penser. Ici aussi tout comme pour le grain de blé, il existe une partie du programme qui est invariable et qui correspond aux tendances reçues en héritage et présentes chez ses aïeux. C’est le «second facteur».

Baal HaSoulam - La Liberté


agt_multimedia.png Lien vers le cours du Rav Laitman sur l’article “la liberté” du Baal HaSoulam

Tout dépend de l’individu

Chaque individu doit se considérer à chaque instant comme si le monde dépendait de lui.

La liberté de choisir

Choisir ?Plus l’homme monte sur l’échelle spirituelle, plus il choisit librement. Plus il a la liberté de choisir, plus il ressemble au Créateur.

Avons-nous choisi dans quelle famille naître? Non. Avons-nous choisi nos attributs et qualités reçus à notre naissance? Non. Même en grandissant, l’homme est entièrement influencé par son environnement: sa famille, l’école, et toutes personnes rencontrées tout au long de sa vie. Et comme si cela ne suffisait pas, même les médias et la société l’influencent en permanence: comment s’habiller, qui être, vers quoi tendre, comment penser, quoi manger, qui aimer, ce qui est vrai ou faux.

Mêmes les critères de beauté ou de laideur fixent les codes de conduite et de paroles, tous sont fixés par la société. En fait, l’homme ne choisit pas comment vivre sa vie, il la vit tout simplement. Il s’oriente en fonction d’un système impitoyable de lois que les autres ont fixé pour lui et essaye sans cesse de courir après la société qui l’entoure.

Comment sortir de ce cercle vicieux? Uniquement en s‘élevant à un degré supérieur de l’existence.

Cesser de fuir

D’après la sagesse de la Kabbale, la véritable origine de la «culture du temps libre» que nous avons développé, est le résultat de notre fuite des questions fondamentales présentes en nous sur le sens de l’existence.

Nous nous surchargeons d’une multitude d’activités, consommons des masses d’informations inutiles, passons de longues heures devant la télévision, naviguons sur la Toile, regardons des films, allons voir des spectacles etc. tout cela pour ne pas penser à la dérangeante question du sens de la vie.

C’est également la raison au fait que de nombreuses personnes ont peur de «rester seules avec elles-mêmes», sans télévision, radio, journal ou autre, qui occuperont leurs esprits et cœurs, pour ne pas à avoir faire face à cette même question existentielle. La Kabbale explique que les choses peuvent être différentes.

Comment engendrer un changement ? Commençons par réfléchir

Premièrement, il convient de comprendre que la nature de l’homme est de tendre vers le plaisir. Deuxièmement, il faut savoir que plus tous ces désirs de plaisirs grandissent, plus l’homme en les maîtrisant se développe, car pour pouvoir les réaliser, il faut développer l’intellect nécessaire à leur satisfaction.

Dans son article «La pensée est le résultat du désir» le Baal HaSoulam écrit que «pour la chose qu’il (l’homme) veut, il réfléchit et il ne pensera pas à quelque chose qu’il ne veut pas. Ainsi par exemple, l’homme ne pensera jamais au jour de sa mort, au contraire, il pensera toujours qu’il est éternel parce c’est ce qu’il veut. »

Selon le Baal HaSoulam, les pensées de l’homme sont toujours le résultat de ses désirs. Leur but est d’aider l’homme à parvenir à l’objet de ses désirs et rien de plus. De plus, la pensée a une fonction très spéciale. Grâce à elle, l’homme peut élargir et augmenter ses désirs. Lorsque l’homme pense encore et encore à un certain sujet, son désir pour ce dernier grandit comparé aux autres désirs. C’est pourquoi, une pensée assidue pour un petit désir de découvrir la véritable liberté - de comprendre pourquoi nous vivons - permet de faire grandir ce désir, au point où il dépassera tous les autres désirs.

S’il en est ainsi, tout ce qu’il appartient à l’homme est de décider de cesser de fuir cette question existentielle latente enfouie en lui et de lui permettre de voir le jour. Comment? Plus il y réfléchit, plus il pense à la question sur l’essence de la vie plus elle se développe. En parallèle, le désir de lui trouver une réponse grandit. Dès l’instant où la question sur le sens de la vie se réveille en lui, son développement dépend uniquement de son attention à cette question . Sa réponse repose dans son obligation de trouver la clef de la liberté absolue.

Le mécanisme dans les coulisses

A présent que nous savons ce que nous devons faire, la question suivante est: qu’est ce qui peut encore nous aider dans l’analyse de cette question et accélérer ainsi notre développement spirituel?

Commençons par ce qui ne nous aidera pas. Ainsi aucune activité physique ne nous aidera, agiter nos mains ou nos jambes ne nous mènera nulle part dans ce cas. Par contre faire grandir en nous le désir de développement spirituel est une bien meilleure option. C’est dans ce but que furent rédigé les livres de Kabbale et si nous les abordons avec un désir de découvrir le monde libre et riche qu’ils nous décrivent, nous verrons ce désir de progresser grandir.

Comment cela fonctionne-t-il? Les kabbalistes décrivent dans leurs livres le chemin qu’ils ont emprunté ainsi que notre état de perfection, l’état dans lequel nous avons déjà reçu la réponse à nos questions et où nous avons atteint la liberté espérée. En lisant leurs écrits et en désirant atteindre cet état, nous attirons une luminescence particulière appelée «la lumière qui répare».

Ainsi nous commençons à nous orienter progressivement vers le monde spirituel qui nous sert de guide, comme une petite lumière éclairant notre chemin dans l’obscurité. Ainsi par l’envie de découvrir la réponse et en y pensant assidûment lors de l’étude, la lumière commence à agir sur nous et nous attirer vers la situation parfaite. Le Baal HaSoulam écrit à ce propos: «et lorsque la Lumière Supérieure éclaire le cœur, alors le cœur se renforce, et à chaque fois il progresse» (Baal HaSoulam, «Le lien de l’homme avec les Sefirot»).

Ainsi, pour parvenir à la liberté, pas besoin de gravir une montagne, de partir à l’autre bout du monde ni de fuir ce monde. Tout ce que nous devons faire est de permettre à nos questions intérieures de se réveiller et elles nous conduiront à la véritable recherche. Alors nous découvrirons le chemin de la liberté.

Ne pas s’arrêter de grandir

grandirEn grandissant l’homme développe et élargie son monde intérieur et ainsi sa perception du monde environnent. Du nourrisson au jeune enfant qui deviendra adolescent et enfin adulte, la perception et la compréhension de soi et du monde environnent va en augmentant et prend en permanence d’avantage de profondeur et de complexité. De la même manière, les kabbalistes nous invitent à ne jamais nous arrêter de grandir et de développer ce monde intérieur jusqu’à ce que cette profondeur et complexité nous donne le ressentie et la compréhension de l’ensemble de la réalité et de sa source, du Créateur.

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