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29 mai 2017

Définition : Langue des branches

Langue utilisée par les kabbalistes dans leurs différents ouvrages afin de décrire les mondes spirituels à l’aide de mots de notre monde physique. Chaque élément de notre monde est le résultat d’une force spirituelle appelée « racine » par opposition à sa branche – sa conséquence - dans le monde physique. Les mots de notre monde sont l’expression de notre ressenti matériel, de ce monde. En ce qui concerne le spirituel, il n’y a pas de mots pour le décrire. Afin de surmonter cette difficulté, les kabbalistes ont choisis d’emprunter les noms des branches – c’est-à-dire les mots de notre monde – pour désigner les racines spirituelles. Ainsi, aucun livre, dans la sagesse de la Kabbale ne parle de ce monde-ci, mais uniquement du spirituel. Le débutant, ou bien une personne qui n’a pas connaissance de ce concept peut parfois tomber dans l’erreur et penser que ces ouvrages traitent de mystique, or il n’en est rien. L’ignorance de cette loi fut l’origine de nombreuses méprises par le passé et continue de l’être. Par conséquent, il est important de bien retenir qu’aucun livre de Kabbale ne traite de ce monde.

Lecture d’un texte de Kabbale

LivreLes difficultés pour parler de la Kabbale et l’étudier résident dans le fait que les mondes spirituels n’ont pas d’égal dans notre monde, et, même si l’objet de leur étude devient compréhensible, ce n’est que temporairement, car il est perçu par la partie spirituelle de notre conscience qui est constamment renouvelée dans l’En-haut. C’est pourquoi des notions déjà assimilées deviennent tout à fait incompréhensibles. En fonction de l’humeur et de l’état spirituel, le texte peut sembler au lecteur soit imprégné de sens profond, soit absolument superficiel.

Il ne faut pas désespérer quand quelque chose qui hier était clair, n’est à nouveau plus compréhensible. Il ne faut pas désespérer quand le texte est hermétique, semble étranger, dénué de logique, etc. On n’apprend pas la Kabbale pour avoir des connaissances théoriques, mais pour commencer à voir et à ressentir, tandis que l’analyse intérieure et la connaissance des forces spirituelles, de la lumière, des niveaux spirituels, donneront la connaissance absolue.

Tant que l’homme n’est pas sensible à la lumière supérieure, aux éléments spirituels, il ne comprend pas la logique de la construction du système de l’univers, car il n’existe pas, dans notre monde, d’analogues à ce qui est étudié.

Lors de la lecture d’un texte, il est recommandé de ne pas lire les mots dans leur sens habituel mais, après avoir pris connaissance d’un paragraphe, d’y songer en l’appliquant à toutes sortes d’exemples de la vie, y compris ses préoccupations personnelles.

Il sera utile également de repenser à une phrase avec insistance et de nombreuses fois, en essayant de s’imprégner des sentiments de l’auteur, de lire lentement, en s’attardant sur l’essence de ce qui est écrit, puis de revenir au début de la phrase. Cette façon de procéder aidera le lecteur à pénétrer les descriptions au moyen de ses propres sentiments ou bien à ressentir l’absence de sensations, ce qui est également une étape nécessaire au développement spirituel.