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29 mai 2017

Que sont les Séfirot ?

Tout ce qui touche aux séfirot à tendance à porter à confusion, mais il est toujours possible de s’y retrouver si l’on se rappelle qu’il est simplement question de désirs. Keter est le désir du Créateur de donner la Lumière (plaisir)  et Hochma est notre réception de ce plaisir, Bina est notre désir de donner en retour au Créateur, Z’’A est notre désir de recevoir dans le but de donner au Créateur et Malchout est notre désir de recevoir, la racine des créatures – nous.

Sefira - définition

Sefira - 10 séfirot de Ohr Yashar revêtues dans 10 séfirot de Ohr Hozer, sortant en une fois grâce au Zivoug de Akaa, sont appelées du nom d’une sefira, c’est dire du nom de la sefira supérieure de ce degré bien qu’elle inclut 10 séfirot en longueur et 10 séfirot en épaisseur (Ta’as, 3ème partie.)

Cette définition peu compréhensible est donnée par le Baal HaSoulam, un des plus grands kabbalistes du 20ème siècle dans son ouvrage Talmud Esser HaSefirot (L’étude des dix séfirot).

Qu’est-ce qu’une sefira ?

Pour essayer de comprendre ce qu’est une sefira, voyons l’origine du mot. Sefira(ספירה) vient du mot Sapir (ספיר) qui signifie brillance. Ainsi, les séfirot (pluriel du mot « sefira ») indiquent les degrés de propagation de la lumière supérieure, ou encore ce sont les différentes formes de relation existant entre le Créateur, et la créature.

Quelles sont les séfirot ?

Les séfirot sont au nombre de 10 :

  1. Keter
  2. ‘Hochma
  3. Bina
  4. Hessed
  5. Guvoura
  6. Tifferet
  7. Netsach
  8. Hod
  9. Yessod
  10. Malchout

Parfois, elles sont comptées au nombre de 5 :
Keter, ‘Hochma, Bina, Zeir Anpin, Malchout.
Où Zeir Anpin, contient 6 séfirot (de Hessed à Yessod).

Ce qu’il est important de savoir c’est qu’en aucun cas, ces séfirot ne se retrouvent dans notre monde physique mais qu’il est uniquement question du monde spirituel. En aucun, il ne saurait exister de lien entre notre corps et les séfirot, il ne s’agit véritablement que des dégrées qui concernent l’âme.

De Keter à Malkhout

La nature du Créateur est de donner, Il créa un être qui puisse recevoir. A travers quatre étapes, l’être créé se développe, de Keter à Malkhout, jusqu’à ce qu’il retourne à son Créateur.

Qui d’entre nous n’as jamais entendu parler du «Shem Akadosh», du nom sacré ? Le nom qu’il est interdit de prononcer à haute voix ni même de murmurer.

Même lorsque nous l’écrivons, nous prenons grand soin de séparer les lettres: Youd - Hé - Vav - Hé. Cependant nous sommes nous déjà demandés quelle était l’origine de ce mot, et pourquoi était-il si spécial ?

tétragrame Dans un processus en quatre phases, la sagesse de la Kabbale décrit la formation du nom sacré, qui correspond également au développement de l’être créé, et en décrit l’usage fait par les kabbalistes dans leur chemin spirituel. Les étapes de ce développement s’appellent selon les kabbalistes «les 4 phases de la lumière directe» ou «Dalet bhinot de or yashar»

Kotso shel Youd

La sagesse de la Kabbale nous explique qu’avant la création du monde, il n’existait que le Créateur, l’attribut de don. Cet attribut, les kabbalistes l’appellent «shoresh» ou racine, ou sefira Keter, et il apparaît dans le nom sacré comme le premier trait de la lettre youd, kotso shel youd.

Les kabbalistes poursuivent leur explication, et nous enseignent que l’attribut du Créateur est le don absolu, c’est pourquoi Il créa un être pour le remplir de plaisirs en abondance. L’homme est l’unique chose créé par le Créateur, ainsi sa structure est parfaitement adaptée pour recevoir l’abondance qu’Il a prévu à son intention. La création de l’être est la première étape de son développement et est donc appelée «Phase 1» ou «Bhina aleph», ou encore « Sefira Hokhma ». Cette étape est représentée dans le nom sacré par la lettre «youd».

Lors de la rencontre entre le Créateur et l’être créé, ce dernier ressent un plaisir suprême. En plus de ce plaisir une nouvelle sensation encore inconnue se révèle- la sensation de celui qui donne le plaisir. Lorsque l’être créé découvre qu’au-delà du très grand plaisir ressenti, existe quelqu’un qui donne, qui l’a créé et octroyé l’abondance, - se réveille alors en lui, un autre désir - être celui qui donne, tout comme le Créateur. Cela ressemble à l’histoire d’un homme fortuné qui offre à un homme démuni tout ce dont il manque, et quand le riche s’adresse au pauvre et lui demande: « Je t’ai donné tout ce que je possède, que pourrais-je te donner de plus pour te rendre heureux ?» Et le pauvre lui répondit : «Je veux être comme toi - donner».

Ainsi, au sein de la relation développée vis-à-vis du donneur du plaisir, naît la deuxième étape dans le développement de l’être créé. Il a ressenti pour la première fois qu’existe une force extérieure qui désire lui donner, et c’est pourquoi se réveille en lui le désir de ressembler au Créateur. Ce désir s’appelle la «Phase 2» ou «Bhina bet» ou «sefira Bina», représentée dans le nom sacré par la lettre «

L’être créé donne à son Créateur

Une fois que s’est réveillé en lui un nouveau désir, l’être créé commence à rechercher par quels moyens il peut donner au Créateur. Cependant, ici se pose la question suivante: Le Créateur a-t-il besoin de quelque chose de la part de l’être créé ? En effet, Il souhaite que l’être reçoive du plaisir et pas d’avantage. En connaissant le désir du donneur, l’être créé apprend comment, malgré tout, il est possible de donner au Créateur. Ce n’est qu’à la fin du processus qu’il trouve la solution à sa question. Il décide alors de recevoir toute l’abondance pour Lui faire plaisir, et ainsi Lui ressembler et donner au Créateur, tout comme le Créateur lui donne. Ainsi est créé la troisième étape dans le développement du désir appelé «Phase 3», ou Bhinat guimel» ou «Sefira Tiferet», ou Zeir Anpin, (en araméen: le petit visage). Ce désir est représenté dans le nom sacré par la lettre «vav».

Après que l’être crée ait vécu sa première expérience de don, se crée en lui un désir de jouir de la condition du Créateur. Il a découvert ce statut en effectuant un acte de don, en ressemblant au Créateur, à la racine. Désormais, il ressent que lui-même veut vraiment être comme le Créateur. C’est la quatrième étape du développement de l’être créé, et s’appelle «Phase 4» ou «Bhina Dalet»ou «sefira Malkhout», représentée dans le nom sacré par la dernière lettre «». Ce n’est que lors de cette dernière phase que le désir de l’être créé est considéré comme complet. Cette phase est prête à recevoir du Créateur toute l’abondance qu’Il a préparé à son intention.

La plus haute perception

Malkhout reçoit l’abondance qui lui arrive depuis la phase de Keter, à travers toutes les phases précédentes. Par conséquent, elle ressent et comprend parfaitement le comportement du Créateur envers elle. L’expression de Son attitude «bonne et bienfaisante» vis-à-vis de l’être créé est appelée le «Nom sacré». Nous devons cependant comprendre qu’il ne s’agit pas de la perception d’une chose se trouvant à l’extérieur de l’être créé.

La sagesse de la Kabbale nous explique que toute la réalité que nous percevons matérielle ou spirituelle, existe en nous et non en dehors de nous. Nous donnons différents noms à nos impressions de la réalité. De la même façon, les kabbalistes nomment le Créateur selon, leurs sensations qu’ils ont de Lui. Il s’ensuit que le nom Y-H-V-H est l’expression de la plus haute perception de la force supérieure, du Créateur atteinte par l’homme, et tous les autres noms ne sont qu’une perception partielle.

Le but de création est que l’être créé arrive à découvrir les Noms sacrés à l’aide d’un travail intérieur, spirituel, et ainsi, il préparera un endroit pour que le Créateur puisse remplir son âme d’abondance. La méthode qui enseigne à l’être créé comment transformer son récipient, dans lequel le Créateur peut se révéler, s’appelle la sagesse de la Kabbale.