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27 mai 2017

Le Zohar - définition

Du mot “Zohar” - splendeur en hébreu, le livre du Zohar est un des ouvrages fondamentaux de la sagesse de la Kabbale. Les origines du Zohar datent du 2ème siècle - période à laquelle Rabbi Shimon Bar Yochaï - Rashbi - écrivit avec ses élèves, le livre du Zohar, ainsi que cela est décrit au début du livre du Zohar lui-même:

«C’est ainsi que je fixe les choses, Rabbi Abba notera et Rabbi Eliezer mon fils, enseignera oralement et le reste des amis s’exprimeront dans leur cœur…. » (Livre du Zohar, Parashat HaAzenou)

Ouvrage obscur et écrit dans une langue imagée, le livre du Zohar resta dissimulé jusqu’au 11ème siècle, où il fut dévoilé en Espagne par le kabbaliste, Moshé de Léon.

Au début du 20ème siècle, le Baal HaSoulam rédige le Peroush HaSoulam, commentaire sur le livre du Zohar, ainsi que différentes introductions, visant à permettre sa compréhension aux générations à venir.

Zohar - Le Meneur d’ânes

«L’histoire de Rabbi Elazar qui alla voir Rabbi Yossi, et Rabbi Aba alla avec lui. Et un homme conduisait les ânes. Rabbi Aba dit : « Ouvrons les portes de la Torah, car maintenant est l’heure et le temps de nous corriger en chemin »

Tous les livres de kabbale, et à leur tête le livre du Zohar, décrivent une série de situations intérieures vécues par les kabbalistes au cours de leur chemin spirituel. Dans l’histoire ci-dessous, il s’agit de deux des dix grands élèves de Rabbi Shimon Bar Yochai. Elle ne raconte pas une excursion en Galilée - quand il est dit que deux kabbalistes « allaient rendre visite à Rabbi Yossi », il s’agit de leur désir de gravir les marches de l’échelle spirituelle et de s’élever à un degré supérieur. Ils ne peuvent s’élever à ce degré qu‘avec l’aide de la force d’en haut qui les attire,et à cette fin, ils doivent se corriger à un degré plus élevé. Tel le sens de l’expression « ouvrons les portes de la Torah ».

Deta’in Hamrey signifie en araméen ânier, ta’in qui veut dire donner un coup de couteau, et c’est le surnom de l’ânier, qui pique les ânes pour les faire avancer plus vite, et hamrey, vient du mot homer, matériau.

D’après la sagesse de la kabbale, notre matériau s’appelle égoïsme. Sur les marches de l’échelle spirituelle, il appartient à l‘homme d’apprendre à travailler avec son matériau, afin de se développer spirituellement.

La nature égoïste de l’homme est opposée à la nature spirituelle, et pour le forcer à avancer vers le prochain degré, il est nécessaire de le « poignarder ».

Les souffrances que l’homme vit ont un seul but : l’orienter pour attirer la « lumière qui le corrige». L’homme atteint cette lumière, l’unique moyen de changer sa nature égoïste, grâce à l’étude de livre de kabbale. Après avoir changé sa nature égoïste, il découvre les « secrets de la Torah », la réalité parfaite.

Ce n’est qu’après que lui furent révélés les secrets de la Torah, qu’il connaît « l’âne » qui est en lui, comment changer et dans quelle direction s’élever.

Quand ils commencèrent à découvrir les secrets de la Torah, l’ânier, qui se tenait derrière eux, se mit à leur poser des questions profondes, auxquelles ils ne purent répondre. Ces questions laissèrent Rabbi Eléazar et Rabbi Aba sans réponse.

L’ânier ressemble apparemment à un homme ordinaire, il marche à leurs côtés, tandis qu’ils « sont sur l’âne ». La signification de l’élévation spirituelle d’un degré à un autre est la correction de la partie égoïste supplémentaire des désirs de l’homme. Le meneur d’ânes pose aux kabbalistes des questions relatives aux lois qui leur seront révélées au prochain degré spirituel. Ils ne peuvent pas répondre à ces questions, car ils n’ont pas encore atteint ce degré spirituel. Les questions du meneur d’ânes leur révèlent qu’ils ne sont pas capables d’accéder au degré supérieur par leurs propres forces. C’est l’ânier qui les conduits vers le degré suivant, c’est la raison pour laquelle il s’appelle le meneur d’âne -c’est lui qui mène leur « âne » « Hamor », leur désir égoïste non réparé. Les deux kabbalistes découvrent la grandeur de ce « simple meneur d’âne » qu’ils avaient au début méprisé, l’ânier prend la « tête du convoi » et les fait avancer.

Le Zohar explique que « Deta’in Hamrey » est l’âme envoyée pour aider les âmes à s’élever de degré en degré sur l’échelle spirituelle. Sans cette aide, les deux kabbalistes n’auraient pas pu s’élever à un degré spirituel supérieur.

Au début il semble à l’homme que l’âme qui l’accompagne est « une âme ordinaire » et il ne la voit pas comme une aide envoyée à cette fin. L’homme ne doit aspirer qu’à ce changement, quand ce désir ardent atteint un certain seuil l’aide arrive. Ainsi, tout homme désirant déjà s’élever spirituellement, une « âme d’un plus haut degré » lui est envoyée qui l’aide et le guide sur les marches de l’échelle spirituelle.

Rabbi Eléazar et Rabbi Yossi, voulurent savoir et demandèrent à l’ânier : « Comment le Créateur fit pour que tu viennes à nous, nous permettant ainsi d’arriver à un degré supérieur? » Ce secret, le meneur d’ânes leur promit  de leur révéler dans le futur…

Cette lecture du Zohar évoque immédiatement pour chacun d’entre nous son « ta’in hamrey », son meneur d’âne, celui-ci commence à agir sur l’âme et l’élève plus haut, vers le lieu de provenance du « ta’in hamrey »