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27 mai 2017

Que sont les Séfirot ?

Tout ce qui touche aux séfirot à tendance à porter à confusion, mais il est toujours possible de s’y retrouver si l’on se rappelle qu’il est simplement question de désirs. Keter est le désir du Créateur de donner la Lumière (plaisir)  et Hochma est notre réception de ce plaisir, Bina est notre désir de donner en retour au Créateur, Z’’A est notre désir de recevoir dans le but de donner au Créateur et Malchout est notre désir de recevoir, la racine des créatures – nous.

Une progression en 125 étapes

Sache qu’avant la création, seule existait la Lumière Supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace.

Le Ari, L’Arbre de Vie.

Le terme «Lumière Supérieure» se réfère au Créateur, dont le seul désir est de donner l’abondance infinie. Pour réaliser son désir de donner l’abondance, le Créateur (Bore) a créé une créature qui serait en mesure de recevoir qu’Il veut donner. L’origine du mot Bara (créé) vient du mot Araméen Bar (à l’extérieur), et signifie « faire sortir ». La relation entre le Créateur et l’être créé est une relation entre l’intériorité et l’extériorité, le Créateur étant l’intériorité et la créature étant extérieure à Lui.

La Séparation Renforce

Pour la créature, le contact avec le Créateur est le plus grand plaisir possible. Dans un tel état, la créature n’a aucune indépendance car elle est entièrement dominée par le plaisir. Pour que la créature fasse l’acquisition d’un désir indépendant et libre de l’emprise du plaisir, et bâtir une relation authentique avec le Créateur, la créature doit être détachée de la source du plaisir, le Créateur. C’est seulement dans cet état que la créature est en mesure de sentir qu’elle progresse vers le Créateur indépendamment et de sa propre volonté.

Tout comme un père désire que son fils lui ressemble en grandissant, le Créateur s’éloigne progressivement de la créature, pour lui permettre d’apprendre comment atteindre le stade du Créateur par elle-même. Cependant le détachement du Créateur ne se fait pas en une seule fois. Il s’agit d’une «descente progressive» sur 125 degrés, jusqu’au degré appelé «ce monde».

125 degrés

Comme nous venons de voir, le déclin de la créature est fait pour lui permettre de retourner au Créateur, ce  qu’elle doit faire cette fois indépendamment. Chaque diminution de degré représente la distance qui s’accroît jusqu’à atteindre  le détachement total. Lorsque la créature choisit de retourner au Créateur et de gravir l’échelle spirituelle, elle surmonte la distance avec le Créateur et renforce son lien avec Lui.

Durant ce processus, la créature gagne l’indépendance et devient finalement l’élément le plus intérieur de la création,  elle s’unit alors au Créateur.

De Haut en Bas, et de Bas en Haut

Le processus de détachement se termine par le morcellement de la créature en une myriade de parties, appelées «âmes». A la fin du processus, ces parties tombent dans l’endroit le plus éloigné, le plus extérieur vis à vis du  Créateur : ce monde.

Cet état, dans lequel l’existence du Créateur est totalement dissimulée aux âmes, est appelé le « monde matériel ». Son but est de permettre à une personne de choisir le retour au Créateur, au lieu de ce monde, et qu’elle le fasse de son plein gré.

L’humanité a traversé un processus prolongé qui a obscurcie notre lien avec le Créateur, jusqu’au point de total détachement qui est le nôtre.

A présent, nous sommes devant le choix de commencer notre remontée graduelle et consciente à notre racine, le Créateur. La sagesse de la Kabbale qui se révèle de nos jours est une méthode destinée à nous guider sur le chemin spirituel au long de ces 125 degrés, jusqu’au retour de la sensation de la réalité complète: le Créateur.

Dans son article, «L’Essence de la Sagesse de la Kabbale», le Baal HaSoulam écrit à ce propos : « On divise généralement la sagesse de la Kabbale en deux ordres identiques et parallèles, telles deux gouttes d’eau. La seule différence est que le premier ordre est amené d’en haut vers ce monde ici-bas, et que le second ordre commence et monte de bas en haut, précisément selon les mêmes chemins inscrits dans leur racine, lorsqu’ils commencèrent leur descente de haut en bas. »

Ressentir le Créateur

Dans la Kabbale, deux élements sont proches l’un de l’autre selon leur équivalence de forme, selon leurs attributs. Dans la mesure de similitude entre leurs attributs, ils sont proches l’un de l’autre et dans la mesure où leur attributs sont opposés, ils sont éloignés l’un de l’autre.

Ainsi, la force générale de la nature, ou le Créateur (ce qui est la même chose dans la Kabbale ainsi que le souligne le Baal HaSoulam dans l’article la paix dans le monde ) est proche de la créature selon la même règle, celle de l’équivalence de forme.

Donc quand la créature qui est désir de recevoir acquièrt l’attribut du don, l’attribut général de la nature, elle devient comme le Créateur, et elle ressent.