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27 mai 2017

Le sens secret de la Bible

book_books_page_237394_l.jpgAu commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre n’était que solitude et chaos, des ténèbres couvraient la face de l’abîme et le souffle de Dieu planait sur la surface des eaux: et Dieu dit: «que la Lumière soit» et la Lumière fut.
Genèse 1

Imaginez notre univers un instant: les galaxies, les étoiles et les mondes infinis. Maintenant, imaginez enlever de notre univers une partie spécifique de l’espace. Sommes-nous capables d’imaginer le résultat du vide créé s’il n’existe rien pour le mesurer ou le décrire? En réalité, nous percevons tous les phénomènes en termes de temps, d’espace et de mouvement. Nous ne pouvons imaginer quelque chose qui soit statique, arrêté dans le temps, et sans volume. Ceci est une analogie de notre compréhension des mondes spirituels. Il n’existe pas de notion de temps, de mouvement ni même d’espace dans les mondes spirituels. Or, toute notre réalité et notre perception sont basées sur ces concepts physiques, il en découle qu’il n’y a absolument aucun lien entre la spiritualité et notre modèle de la réalité matérielle, basée sur nos perceptions et sensations. Il en résulte un manque de mots et de vocabulaire qui soit en mesure d’exprimer les concepts spirituels.

Ainsi, si la sagesse de la Kabbale est l’étude des mondes spirituels, comment pouvons-nous aborder quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imaginer? Si nous sommes totalement incapables de visualiser le spirituel, comment alors peut-on comprendre ce qu’il y a d’écrit dans les livres de Kabbale?

Ce dont parle la Bible

Lorsque nous étudions la Torah (le Pentateuque, la Bible) tout comme dans le reste des livres sacrés, nous devons comprendre que tous les mots utilisés, bien qu’ils semblent associés à notre monde, il ne s’agit que d’une apparence. Ces mots représentent l’objet spirituel et les racines qui sont immuablement reliés à notre monde. Il ne doit y avoir aucune confusion entre ces concepts spirituels et des objets physiques. La Torah contient les noms sacrés du Créateur, représentant les degrés de Sa perception. Cela ressemble au nom donné à un objet dans notre monde en fonction de la manifestation dudit objet à nos sens. Toute la Torah décrit les niveaux de rapprochement et de sensation du Créateur.

Lire le Cahier d’étude n°6 : Le sens secret de la Bible

Paroles de Kabbalistes

Nous ne renouvelons rien, notre travail n’est que d’apporter la lumière sur ce qui est caché au sein de l’homme.
Rabbi Menachem Mendel de Kotsk.

Celui qui n’a pas étudier la Kabbale n’a pas de Torah complète.
Rav Shalom Ben Moshe Bozglo

Cependant, il y a en cela une chose merveilleuse, qu’il convient de diffuser, car il y a un remède merveilleux pour ceux qui étudient la sagesse de la Kabbale, et bien qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils étudient, grâce à leur fort désir de comprendre ce qu’ils étudient, ils éveillent sur eux des lumières environnantes sur leur âmes.
Rav Yéhouda Ashlag, dit le Baal HaSoulam, Introduction à l’étude des Dix Séfirots

La sagesse de la Kabbale nous enseigne l’union des mondes, et l’équivalence à trouver dans le nom du Créateur jusqu’aux hauteurs les plus élevés, pour ressembler à la forme de son Créateur, et comment aller dans sa lumière sans obstacle.
Rav Kook, Orot Hakodesh, §2

Cependant, je suis habitué à réveiller les grands de notre peuple, afin qu’ils ne contentent pas d’une seule profession, mais également qu’ils s’occupent de la partie spirituel dans la Torah.
Rav Kook, Igrot Kodesh

Qu’est-ce que la Torah?

La Torah, du mot orh, lumière. Grâce à ce mécanisme, l’homme commence à distinguer en lui-même un monde intérieur riche et en changement permanent, jusqu’à distinguer Ein sof.

Quelle est la différence entre ce monde et le monde spirituel?

mondes spirituels

Ce monde est le point le plus bas qu’atteint un kabbaliste. Il est en total opposition au Créateur et son nom dans la langue des branches est «l’exil d’Egypte». La force naturelle qui agit sur nous dans cet état, la force de notre nature égoïste, ne nous permet pas de faire quelque chose qui ne nous amène pas d’intéret personnel . Cet état se nomme «Pharaon».

Notre égoïsme ne nous laisse pas ressentir l’état parfait, sublime. C’est l’égoïsme, la force intérieure et vicieuse en l’homme qui est appelée «Pharaon», dont la Torah (le Pentateuque) parle longuement. La force qui nous libère de cet état et nous fait accéder au monde spirituel se nomme «Moïse». Pharaon, Moïse, et tout ce qui est écrit dans l’Exode décrivent des états spirituels et des émotions que nous expérimentons tous, à un certain point, dans notre croissance spirituelle.