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24 avril 2017

C’est l’intention qui compte

Dans la science de la Kabbale, la pensée est l’intention. Dans la vie de tous les jours la pensée relève des considérations faites par le désir de recevoir dans le but de recevoir. Une pensée est ce que vous désirez faire avec votre désir. L’activation du désir, selon un plan, peu importe qu’il soit égoïste ou altruiste, est appelée «pensée». Une pensée qui est analysée en fonction de sa source, à savoir à qui est elle destinée - vous ou le Créateur - s’appelle intention. L’intention étudiée ne peut pas ressembler à n’importe quelles autres intentions de notre monde. L’intention est une pensée élaboré lors du travail spirituel.

La plus grande difficulté est de garder l’intention. C’est ce qui requiert le plus d’efforts. Elle est cachée et non ressentie, elle ne s’exprime pas d’une quelconque manière que ce soit et de grands efforts sont à fournir pour la maîtriser. Il est toujours indispensable de vérifier et de voir si elle est toujours là. La prise de connaissance du mal (de notre égoïsme) est liée à notre concentration sur l’intention et s’exprime dans les Psaumes (34 :15) par «Eloigne toi du mal et fait le bien». Tout est lié à l’intention.

Nous devons constamment être vigilant quant à l’importance de l’intention dans nos activités de tous les jours et dans notre processus intérieur (travail intérieur). Nous devons nous identifier avec l’intention, et non pas à l’action, ou tout autre chose. Cela montre qu’une personne effectue son travail spirituel et est sur le chemin.

Vu que l’intention est cachée à l’extérieur, nous pouvons plaisanter ou faire toutes sortes d’actions bizarres, personne ne saura ce que vous êtes en train de vivre. Au contraire, c’est une merveilleuse aide car plus vous prenez de distance par rapport à vos actes extérieurs et à vos paroles, plus vous serez capables de conserver l’intention de rester plus concentré sur elle et d’emmagasiner ainsi énormément d’énergie. Nous trouvons aussi dans l’intention un excellent remède pour se préserver, ainsi que bien d’autres avantages, mais c’est un travail difficile.

Méditation et Kabbale - la fin d’un mythe

Alef

Question: Cela fait plusieurs années maintenant que je pratique la méditation kabbalistique. J’ai suivi plusieurs cours sur le sujet, et j’utilise à cette fin un livre du Rav ‘Haim Vital. Récemment, j’ai lu dans un des vos livres que le terme « méditation kabbalistique » n’existe pas. Comment est-ce possible si ‘Haim Vital en parle explicitement ?

Rav Dr. Michaël Laitman : Tout d’abord, notez que le mot « méditation » ou autres termes semblables n’apparaissent dans aucun livre authentique de Kabbale. De plus, cette pratique, proposée dans différents cours ou groupes d’étude sous le terme « méditation kabbalistique » n’existe pas dans la Kabbale. Tous les écrits de la Kabbale, ceux du Ari inclus (lesquels furent rédigés par Rav ‘Haim Vital) expliquent une chose simple: l’ensemble de la création est fait d’un désir de prendre du plaisir. Ce désir peut uniquement se trouver dans un des deux états : corrompu - c’est-à-dire dont l’intention est de recevoir pour lui-même, ou corrigé - avec l’intention de donner, d’aimer les autres.

Question : En quoi cela est-il lié à la méditation kabbalistique ?

Rav Dr. Michaël Laitman : Dans le processus de correction de l’âme, un kabbaliste utilise une méthode appelée « 3 lignes » Cette méthode est construite sur une simple procédure : Tout d’abord, le kabbaliste « prend » une partie du désir corrompu (égoïste), lequel est appelé « la ligne gauche » et ensuite le corrige, utilisant la force de la lumière spirituelle, appelée, « la ligne droite ». En faisant ainsi, le kabbaliste construit une « ligne intermédiaire », dans l’âme et donc progresse spirituellement.

Parce que ce travail concerne un changement dans l’intention, du recevoir au donner, il est appelé, « le travail dans l’intention ».

Une personne qui ne maitrise pas la sagesse de la Kabbale interprète ce terme de façon incorrecte, et rattache « le travail dans l’intention » à des termes complètement étrangers à la Kabbale comme la méditation.