Apres-choc de la crise économique
La découverte d‘une solution globale et satisfaisante à la crise n‘est possible que grâce à l‘étude du fonctionnement de notre univers à l‘intérieur duquel toutes les parties sont liées et en équilibre les unes avec les autres.
Nombreux de par le monde subissent dans une certaine mesure la crise économique comme un drame psychologique collectif et cet état répond à la définition «d’après-choc ». La plupart d‘entre nous connaissons une sensation de crainte et d’impuissance. Des études montrent que l‘une des phases, en réaction à cet état, est de faire face a cette nouvelle situation par une adaptation du corps et ainsi d’arriver à un nouvel équilibre.
Une autre réaction peut être une résistance a un quelconque changement. Que peut-on apprendre de la collaboration de tous les membres du corps pour le bien du corps entier et peut on appliquer ceci aux relations humaines ? Il semble que grâce à l‘étude de la nature et de son harmonie, il va être possible d‘accéder à une réussite globale.
La plupart d‘entre nous avons des habitudes auxquelles nous sommes attachées et que nous refusons d‘abandonner même après avoir compris qu‘elles nous sont nuisibles. Nous avons tellement peur de changer, à tel point que nous sommes prêts a investir beaucoup d‘énergie pour nous justifier.
Pourquoi en est-il ainsi ?
Aujourd’hui dans le monde dans lequel nous vivons, au sein de ce « petit village global » où nous dépendons les uns des autres, nous avons l‘occasion d‘apprendre un nouveau code de comportement, une conduite différente de celle que nous connaissons afin de fonctionner comme une société saine et de faire face a la crise.
Le plus grand kabbaliste du 20ème siècle, Baal HaSoulam, nous décrit cette attitude dans une fable :
« Deux individus se trouvent sur un navire quand l‘un d‘entre eux commence à percer un trou. Son ami lui demande:" pourquoi fais tu cela ?"
L’autre lui répond :
« Cela ne te regarde pas, je perce sous mes pieds et pas sous les tiens.”
Son ami lui répond :"Es tu fou ? Nous allons couler tous les deux !"
La compréhension que nos actes ont une influence sur les autres marque le début de la prise de conscience d‘une « réalité corrigée », de l’individualisme vers le collectif. Ceci est nécessaire dans un monde dans lequel chaque partie est reliée aux autres et notamment en vue des résultats de nos actions antérieures qui nous démontrent que nous avons jusqu‘à présent échoués dans notre itinéraire.
Le besoin d‘équilibre n‘est pas ancré que dans le corps humain. En fait ce principe de vie anime l‘univers entier, chaque cellule, chaque être, prend du système ce qui est nécessaire à sa survie et donne toute ses forces pour le bien du système lui même.
A l‘encontre de l‘équilibre mutuel qui existe dans l‘univers la société humaine a créée un système artificiel qui est géré par d’autres règles : chacun ne se préoccupe que de lui même et essaye de profiter des autres.
Notre comportement égoïste rompt l‘équilibre naturel, et de même que le manque d‘équilibre du corps humain est ressenti comme une maladie ou une douleur qui nous signale que quelque chose n‘est pas normal, ainsi notre déséquilibre avec l‘univers est ressenti par des souffrances qui nous secouent afin que l‘on comprenne que nous ne pouvons continuer ainsi.
C‘est ainsi que en plus d‘une solution économique, explique Baal Ha Soulam, que nous devons prendre exemple sur la constitution des rapports existant dans l‘univers qui sont basés sur la confiance et la dépendance mutuelle et sur le même modèle, construire de nouveaux rapports entre nous.
Nous devons changer d‘attitude, car si notre forme de pensée égoïste est responsable de la crise, et bien un raisonnement inverse est en mesure d‘y mettre fin. Dans cette période de crises successives, il est difficile d‘apercevoir une croissance ou un développement quelconque. En adoptant une attitude positive pour faire face au changement, à l‘image de notre corps qui surmonte les obstacles qui se dressent devant lui, nous pouvons peut-être transformer notre attitude
La nouvelle société globale offre à l‘individu de découvrir le monde dans lequel il vit et de reconnaître que dans ce système intégral nous vivons tous dépendant les uns des autres exactement comme dans un navire.
Numéro de février 2009

Ecrire à l'auteur