Se poser des questions sur le travail

Article 62 du livre Dargot HaSoulam

Rav Baruch Ashlag, dit le Rabash
 

Pourquoi l'homme ne se pose-t-il pas de questions sur son travail au plan matériel après avoir travaillé toute l'année, et ne fait-il pas de bilan annuel sur son travail? Dans le domaine spirituel, cette question se pose constamment, et l'homme se demande ce qu'il a gagné de plus par rapport au moment passé. D'où cette question tire-t-elle son origine? De la Kdoucha (Sainteté) ? Ou bien la Sitra Akha (L’Autre Côté)? Notre monde est «illusoire» et tout ce que l'homme reçoit de son travail, ne soulève pas de question, alors que dans la spiritualité qui est la vérité, chaque fois la Kdoucha  se pose la question de définir ce qui a été gagné pour faire naître en l'homme le désir de savoir ce qu'il percevra comme bénéfice pour avoir avancé dans sa réparation.

Si l'homme accomplit une action dans l'intention de percevoir un bénéfice, il fait au préalable un calcul de ce qu'il va ainsi gagner. Si son affaire n'est pas bénéficiaire, il passe à autre chose qui lui rapportera davantage. La rémunération désirée est toujours présente à son esprit. C'est la raison pour laquelle il ne se leurre pas sur le bénéfice qu'il veut en tirer. 

En ce qui concerne la vie matérielle, avec ses superfluités, où les plaisirs sont artificiels, pourquoi se poser des questions sur le gain à tirer: de l'argent ou la gloire? Tout est donné depuis le commencement pour devenir un leurre, mais un leurre qui est une force motrice. Avant que n'apparaisse en l'homme la capacité de progresser sur le chemin spirituel, comment ressentir ce qu'est la vie? C'est la raison pour laquelle nous est envoyé de l'en-haut un concept appelé «leurre».

 

 

   
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