Qu'elles sont belles tes tentes, ô Jacob!

Article 189 du livre Dargot HaSoulam

Rav Baruch Ashlag, dit le Rabash
 

«Qu'elles sont belles tes tentes, Jacob!». Jacob, du mot «akavim», les talons, la fin de quelque chose. Autrement dit, le degré d'abattement le plus bas dans les sensations de l'homme, quand a disparu tout espoir qu'il puisse y avoir dans le monde quelque chose dont il pourrait tirer du plaisir, et que l'homme se demande si le but de la Création est vraiment que les créations se réjouissent.

Les sages nous ont dit que le Bien et la Délectation étaient inclus dans la Torah et les Commandements. Mais l'homme ne trouve aucun goût pour Ceux-ci, aucun plaisir, bien qu'il soit écrit «Ils sont ta Vie et la prolongation de tes jours». L'homme ne le voit pas.

Il est dit que dans le monde matériel, les plaisirs existent parce que la Sainteté s'y dévoile par un «scintillement le plus subtil» (Ner Dakik). Même si l'homme ne ressent pas sur le moment ces plaisirs, à la place la vie le répugne parce qu'elle n'a plus aucun goût.

Alors l'homme doit croire que c'est dans un but bien précis qu'il lui a été donné de l'en-haut d'éprouver cet état pour qu'il ressente un manque, pour qu'apparaisse en lui le désir de prier le Créateur afin qu'Il satisfasse ce besoin.

La satisfaction de ce manque est appelée «la maison d'Israël». Le fait de ressentir alors le désir de travailler pour le Créateur correspond à «Israël» et, sans ce désir, l'homme ne pourrait pas être satisfait.

 

 

   
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