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Chaque lettre possède son propre caractère, son propre tempérament Si vous lisez «l'article des lettres», vous verrez comment Rabbi Shimon, englobe dans chaque lettre, de façon imagée et indirecte, son trait de caractère et son tempérament. Il dessine une sorte de système animé, nous montrant comment chaque lettre se relie à nous, travaille en nous, se conduit et nous stimule et enfin comment elle s'attache à nous et comment elle nous manoeuvre. Le monde fut créé, non pas par chance, mais par les lettres. Ce sont vingt sept modèles; vingt sept lois qui agissent en nous si nous savons comment réagir correctement envers elles. Ces vingt sept lettres en nous, nous révéleront la sagesse de la providence et la conduite suprême qui ferons que nous serons capables de nous comporter correctement. Lire ces lettres c'est acquérir leurs attributs Lire les lettres, ce n'est pas seulement lire une histoire. C'est savoir comment acquérir ces vingt sept traits de caractères. Quand une personne lit les mots, elle manipule la force interne et le signe de chaque lettre. Lorsqu'elle identifie la lettre, elle place sa propre lettre intérieure sur le symbole extérieur. Elle s'identifie avec le texte; et entre dans la sensation du monde supérieur rejoignant l'auteur dans l'espace spirituel d'où il écrivit chacune des lettres du livre. Une personne qui obtient ces vingt sept attributs ou ces récipients spirituels peut lire le livre du Zohar et se lier à Rabbi Shimon. Il aura les mêmes sentiments, les mêmes émotions que Rabbi Shimon lorsqu'il écrivit le livre. Ceci n'est seulement qu'une des perspectives de ce sujet. A l'opposé, ne soyez pas déconcerté et ne pensez pas qu'il y ait dans les lettres une force qu'elles ne possèdent pas. Si j'écris simplement une lettre, ne vous méprenez pas et ne pensez pas qu'elle est sainte et qu'il y ait des forces dans ses lignes ou dans n'importe quel gribouillage. La puissance ou la force se trouve en l'homme qui prend et qui construit les symboles intérieurs à partir de ses propres attributs. Il prend un peu d'un attribut, puis un peu d'un autre, etc. Et en tout il construit vingt sept formes de lettres qui émanent de lui même. Après qu'il ait construit ces vingt sept lettres de ses propres attributs naturels, ils commence à jouer avec elles, comme un jeu de Lego et met ainsi en place l'ordre de ses actions appelé mots et phrases. Il y a un chemin direct de lettres d'Alef à Tav, celui auquel nous sommes habitués. Il y a aussi un ordre inversé des lettres – un ordre de retour. Il y a des lettres interchangeables, c'est à dire que nous pouvons remplacer une lettre par une autre. Alef, Ain, Kouf, Kaf etc.. C'est un niveau d'analyse plus poussé qui peut être utilisé pour distinguer quelles sont les forces qui agissent à différents niveaux. Il y a des lettres qui permutent selon la gématrie: dix, cent et mille, et ainsi de suite. En tout et pour tout nos lettres sont le résultat de deux formes d'impression:
Si nous prenons la façon correcte d'écrire d’un sofer stam (un auteur certifié des écrits sacrés), nous voyons que les lettres sont constituées de simples éléments, une courte ligne verticale, une longue ligne verticale, ça pourrait être un long «vav» qui est aussi un «dalet», ou un cercle. C'est pratiquement ça - c'est la structure des formes des lettres. En l'occurrence Het est constitué d'un Zain et d'un autre Zain et de la connexion entre les deux. Hey est un Dalet avec un Vav à l'intérieur. Alef est constitué d'un Youd au sommet et d'un Dalet en bas et ainsi de suite. Les lettres sont elles mêmes des motifs – des liaisons précises et immuables de forces qui agissent sur nous. Cependant chaque lettre est construite d'un ensemble de forces précises qui agissent sur elle et qui lui sont particulières. A ce stade, nous ne discuterons pas des raisons pour lesquelles nous inter changeons des lettres avec d'autres formes ou pourquoi les lettres peuvent aller en arrière ou en avant, nous discuterons de gématrie. La gématrie: Récipients et remplissage La gématrie est une autre sorte de descriptif utilisant les nombres à la place des lettres. Chaque lettre possède une valeur numérique correspondante. Nous découvrons ainsi une nouvelle façon d'enregistrer – de façon numérique. Qu'est ce que cela nous donne? Cela nous donne la fondation. La profondeur et l'intensité du récipient qui contient le contenu et l'excitation qu'il reçoit de la lumière. La gématrie est simplement une autre manière d'enregistrer l'information concernant les récipients eux mêmes. Il ne s’agit pas d'information concernant la lumière qui les remplit, mais celle relative au corps des récipients. En règle générale, en gématrie nous faisons une différence entre les récipients, par exemple Youd Hey Vav Hey (le tétragramme). Cette forme spirituelle existe dans chaque sensation spirituelle c'est l'ossature du récipient qui englobe l'extrémité du Youd et quatre parties additionnelles – dans l'ensemble: KETER, HOKHMA, BINA, ZEIR ANPIN, MALKHOUT et leurs contenus. Ce contenu peut être différentes sortes de lumière: Youd, Alef, ou Hey, signifiant Or Hokhma (lumière de sagesse) ou Or Hassadim (lumière de miséricorde). Que cela concerne TSIMTSOUM ALEPH (première restriction) ou TSIMTSOUM BET (seconde restriction), le nom du récipient est son essence ou sa définition: une ossature qui ne change jamais mais dans laquelle la lumière change. Par conséquent la gématrie englobe le récipient par lui même – qui est figé par ses quatre parties que sont les quatre lettres, cinq en comptant l'extrémité du Youd: KETER, HOKHMA, BINA, ZEIR ANPIN, MALKHOUT, et les lumières qui le remplissent. La somme des lumières qui remplissent le récipient en addition du récipient lui même est ce que l'on appelle un «nom». C'est de cette façon que les noms de tous les niveaux et ceux de toutes les situations (impressions) sont construits en spiritualité. Qu'est ce qu'une impression ou une situation en spiritualité? Une personne qui explore le monde spirituel devient un récipient, un récipient émotionnel, un récipient de mesure qui se remplit de lumière spirituelle. Il devient également le nom de HAVAYAH, (le tétragramme; nom imprononçable: ajout du traducteur) KUTZO CHEL YOUD, YOUD, HEY, VAV, HEY, et de la lumière qui le remplit. Ensemble, on les appelle «CHEM ADAM» ou «le nom d'un homme». Donc, si nous prenions par exemple le nom de SHIMON, et si nous travaillions en gématrie avec ce nom, nous trouverions à quel niveau spirituel il se trouverait. Celui qui change son nom, change sa fortune? Les noms que nous utilisons furent donnés jusqu'à la destruction du temple aux gens selon l'origine de leur âme et selon le niveau spirituel qu'ils auraient du atteindre. Donc, jusqu'à la destruction du temple, les noms qui étaient donnés convenaient parfaitement à chaque individu et éclairaient sur l'essence de chaque personne. A cette époque, les gens non seulement ressentaient, mais vivaient réellement leur réalité extérieure et supérieure. Avec la destruction du temple, les gens tombèrent de leur niveau spirituel qui était «d'aimer son prochain comme soi même» à un niveau qui est celui «la haine gratuite». Ils se coupèrent des mondes supérieurs. Donc les noms que les gens portent aujourd'hui n'ont aucun rapport avec leur intériorité. Quelques traditions perdurent, comme celle de changer le nom d'une personne malade, ou d'ajouter un autre nom au sien. Cela ne veut plus rien dire aujourd'hui. Nous ne portons pas nos véritables noms. Nous ne mènerons rien à bien en ajoutant des noms à ceux existant car nous ne connaissons pas l'essence des noms. La personne qui veut changer de fortune (destinée), ou changer les forces agissantes sur elle, doit changer ses attributs intérieurs par le moyen de la lumière qui l'influence ou qui l'active. En faisant cela, elle se place dans une situation complètement différente, un autre espace spirituel, lui permettant de changer son nom. Aujourd'hui nous ne sommes pas dans une situation qui nous permette de faire cela, étant donné que nous ne trouvons pas dans le même espace spirituel que ces gens à leur époque. Ce qu'il en reste n'est qu'une tradition et maintenant l'unique bénéfice est simplement psychologique pour ceux qui croient en ces bienfaits. Le nom d'un homme – un homme qui explore le monde spirituel devient un récipient (Kli) qui est remplit de lumière. Les noms sont des choses très précieuses et nous devrions les sauvegarder. Il est dit dans la Torah qu'Israël méritait de sortir d'Égypte car ils n'avaient pas changé leurs noms. Cela signifie que chacun s'est corrigé selon son potentiel créant ainsi une réparation générale du peuple entier. En ne changeant pas leurs noms et en progressant spirituellement, selon leurs propres noms, ils méritèrent de sortir de la terre d'Égypte et de s'élever vers un nouveau niveau spirituel. Donc, lorsque les gens me demandent quel nom donner à un nouveau né, je leur conseille de prendre des noms originels car chacun d'eux est connecté avec les forces supérieures et le monde spirituel. Cependant, pour nous connecter aux vingt sept sources des lumières, il est toujours avisé de donner des noms d'origine juive. Nous pouvons expliquer les lettres plus en détails mais c'est en résumé ce que je voulais dire pour maintenant. Question: Est ce que changer de noms engendre des problèmes? De nos jours, celui qui change son nom ne fait rien de particulier. Mais s'il porte un nom d'origine juive, il reste sous l'influence des vingt sources spirituelles qui agissent sur nous. Quel nom choisir, ce n'est pas important aujourd'hui. Nous pourrions être plus précis et appeler une personne selon sa source spirituelle, mais ce n'est pas pertinent aujourd'hui, car nous ne sommes pas liés aux sources de manière individuelle. Nous n'avons pas de telles corrections à faire. Celui qui entre dans le monde spirituel obtient un nom selon le niveau qu'il a atteint. Question: Qu'est qu'un nom d'origine juive? Ce sont les noms que nous trouvons dans la Bible ou qui sont d'usage commun parmi le peuple juif. Il y a aussi ces noms qui «ne sont pas si bons» mais qui sont tout de même d'origine juive. Nous ne sommes pas obligés de nous relier à eux, mais seulement aux bonnes sources. Ces autres noms ont en eux «les noms des maux» qui sont des contre forces. Bien qu'il n'y ait aucun mal en elles, ce sont des forces qui vont à l'encontre de l'unité. Elles ont l'intention de trier les actions, mais nous ne les utilisons pas quand même. Question: Quelle est la signification de la lettre Hey qui fut rajoutée au nom de notre ancêtre ABRAHAM qui était appelé habituellement ABRAM? C'est l'attribut de BINA qui lui fut ajouté. Le premier Hey lui fut ajouté quand il commença à travailler avec les trois lignes. MALKHOUT unit avec BINA. Le livre du Zohar explique cela. |
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