Le Shofar du Messie

Extrait du livre «Or HaBahir»

Baal HaSoulam

Explications du Dr. Rav Michaël Laitman

Cours matinal du 25 août 2006
 

Le livre «Or HaBahir» est un livre avec une histoire originale digne d’un film hollywoodien. Lors d’une nuit pluvieuse dans un abri j’ai trouvé un carton et je l’ai mis dans ma voiture, sur la banquette arrière. Plus tard, au cours de l’hiver lors d’une sortie avec mon professeur le Rav Baruch, je lui montrais les écrits. Il me dit que ce sont les écrits de son père, le Baal HaSoulam. Dans le carton, de nombreuses feuilles éparpillées, des carnets qu’il n’avait pas eu le temps de faire imprimer car ces derniers n’étaient pas encore prêts. Parmi les feuilles, se trouvaient des notes manuelles du Baal HaSoulam dont des notes relatives au Zohar. Vous trouverez tous ces écrits dans nos archives.

Dans le carton se trouvait également un grand cahier épais dans lequel les écrits se présentaient sous forme de colonnes étroites, comme le Baal HaSoulam aimait écrire, pour nous permettre de saisir du premier coup d’œil tout le paragraphe du début à la fin. Ce n’étaient pas de longs paragraphes. C’est dans ce cahier que se trouvaient ces écrits.

Dans les années quatre vingt deux, quatre vingt trois environ, alors que j’étudiais avec le Rabash, je ne savais pas encore bien décoder le texte ni où le faire imprimer, c’est pourquoi j’ai donné ce cahier à un de mes amis qui était un rabbin de Jérusalem et qui connaissait l’écriture du Baal HaSoulam. Il en fit un livre appelé «Or HaBahir». L’original est chez moi.

Dans ce livre se trouve cet article, si on peut l’appeler un article, car le Baal HaSoulam l’a écrit pour lui-même, pas encore prêt pour l’édition, juste une première esquisse.

Nous allons lire ensemble cet article ; ces choses sont d’actualité et méritent d’être connues, en outre, le style employé est celui d’un cabaliste qui s’écrit à lui-même, par conséquent, nous trouverons des expressions non voilées qu’il nous sera difficile de comprendre; cependant, elles disposent d’une force intérieure très forte car le cabaliste vide son cœur noir sur blanc.

L’article se nomme «le Shofar du messie», il fait cinq pages mais nous allons uniquement lire la dernière partie, la quatrième et la cinquième page. Une prochaine fois peut être, nous lirons les parties précédentes, mais pour l’instant nous lisons la deuxième partie de l’article. Toute personne intéressée peut aller consulter l’article en entier dans le livre «Or HaBahir».

Le Salut viendra uniquement de la force de la Cabale:

Apprends ce secret: les fils d'Israël ne seront pas délivrés de leur exil tant que la Sagesse dissimulée dans le Zohar ne sera pas dévoilée dans toute sa grandeur, ainsi qu'il est dit dans le Zohar: «C'est par la puissance de ce Livre que les fils d'Israël sortiront de l'exil». C’était une époque particulière dans laquelle il y avait un espoir de délivrance, avec la rédaction du Zohar par le Rashbi, et à l’époque de Bar Kokhba dont rabbi Akiva, le maître du Rashbi, a dit: «La voie de l’étoile part de Jacob». De même, après la destruction de la ville de Beytar [Jérusalem], l'espoir de délivrance était fort.

«L’espoir était grand», ce n’était pas la simple croyance dans la venue imminente des temps de la délivrance, mais l’existence de nombreuses situations pouvant aboutir au salut selon l’ordre des âmes, dans toutes celles du système du premier homme, Que signifie la «délivrance» ? La réparation générale des âmes.

Il existe le chemin de la Torah et le chemin des souffrances, et nous pouvons accélérer le temps, autrement dit, les temps relatifs aux degrés et aux processus de développement, à tel point qu’au niveau de la matérialité, ils arriveront pratiquement ensemble, parce que dans la spiritualité le temps n’existe pas. Comme par exemple- même si nous ne pouvons pas nous exprimer ainsi- traverser mille années spirituelles en quelques secondes dans la matérialité, autrement dit, mille situations spirituelles, voire plus.  Nous n’avons aucune évaluation tangible de cette hypothèse.

Par conséquent, l’exil continua après l’époque de Bar Kokhba et après la rédaction du «Zohar», mais au cours de l’histoire se produisirent d’autres opportunités: à l’époque du Ari, avant la deuxième guerre mondiale, lorsque le Baal HaSoulam commença la rédaction du journal «la Nation», dans lequel il tira la sonnette d’alarme, mais aussi lors de la Shoah ; nous devons comprendre que les choses ont été dites avec intelligence.

Des faits devront encore se dévoiler, c’est-à-dire, des récipients profonds entre la lumière et le récipient et leur opposition. Cependant, dans la spiritualité ces milliers d’années, ces millions d’étapes, de situations individuelles et collectives peuvent se produire en un instant, ici il n’est pas du tout question de la notion de temps comme nous l’entendons. Cela ressemble aux fréquences, il existe une fréquence dont les vibrations sont un hertz par an et il existe des fréquences de millions d’hertz par seconde. On ne peut absolument pas les comparer.

C’est la raison pour laquelle ne nous imaginons pas, comme nous l’entendons ces derniers temps, que Rabbi Akiva s’est trompé à propos de Bar Kokhba, alors que les autres messies qui se sont manifestés par la suite en Israël, eux se sont trompés.

Nous devons également voir pourquoi la providence supérieure a-t-elle permis tout ceci, ce n’est pas simple. Tout cela vient du fait de notre mauvaise compréhension de la croyance «à chaque instant cela peut se produire».

Cependant, tant que tous les maux ne se sont pas dévoilés dans les récipients- soit par la voie de la Torah, soit par la voie des souffrances- comment se peut-il que le messie vienne? En fait, le «messie» c’est l’homme qui crie du plus profond de son ego son incapacité à se réparer pour donner sans réserve. Et l’élévation de cette manne, ce cri, fait que la lumière le ramenant vers le bien arrive, soit le «messie».

Le mot «messie» vient du mot  hébreu «mochekeh»- extraire, se sortir de la matérialité en vue de la spiritualité, s’extraire de l’ego, du recevoir à des fins personnelles vers le don sans réserve. Telle est la lumière du messie, le messie. Autrement dit, la force qui extrait l’homme du monde matériel vers le monde spirituel.

S’il en est ainsi, est-il possible que cela se produise en chacun de nous et qu’à chaque instant le messie puisse arriver?

«A chaque instant il arrive» signifie que les actions spirituelles ne correspondent pas à la notion matérielle du temps, elles peuvent se dévoiler tout simplement en un instant. Les milliards d’actions manquantes indiquent la distance entre la spiritualité et nous, celles-ci se dévoileront et nous conduiront à pousser un cri. Ce cri sera comme un coup au plus profond du cœur et immédiatement la lumière du salut se dévoilera.

C’est la raison pour laquelle, chaque jour nous attendons la venue du messie, Rabbi Akiva le pensa également, Rabbi Akiva qui fut le maître du Rashbi (Abréviation de Rabbi Shimon Bar Yochai) en savait bien plus que ce dernier, il se trouvait à un niveau bien supérieur à Rabbi Shimon. Le Baal HaSoulam le confirme dans ses écrits. Il pensa que ces ennuis étaient des signes précurseurs au dévoilement de tout l’abîme entre la créature et le Créateur pour parvenir à la réparer.

Le Zohar et sa dissimulation:

Le Rashbi a par conséquent dévoilé la [lumière] de la Sagesse secrète des livres

Le Rashbi s’est permis de la dévoiler. Les signes spirituels et matériels qui se faisaient face le conduire à penser que son époque était prête et semblait appropriée à la délivrance. Il se peut qu’existe encore plusieurs situations comme celles-ci, nous l’avons vu plus tard au cours de l’histoire, mais «cette époque» indique la situation, l’état entre le matériel et le spirituel qui lui a permis de rédiger le «livre du Zohar».

…des livres du «Zohar» et des «Tikounei Zohar». Mais il l'a fait avec beaucoup de précautions,

Dans les faits cependant la situation ne s’est pas réalisée, ne s’est pas réparée avec la lumière du messie.

…il ne permis d'écrire ce qu'il dictait à personne d'autre que rabbi Aba, investi du don de dévoiler les mystères de façon à ce que seuls les sages d'Israël les comprennent, mais que ses écrits restent voilés aux sages des nations. Le Livre du Zohar a été caché par crainte que des personnes non avisées en fasse mauvais usage. S'étant aperçus que l'époque de la délivrance d'Israël n'était pas venue, les cabalistes ont dissimulé le «Zohar». Cela s'est produit à une époque plus tardive que celle de l'écriture du Zohar car nous trouvons dans le Zohar des paroles de sages d'une époque ultérieure au Rashbi.

D’une part, il voit que les temps sont venus mais d’autre part, ils ne se sont pas matérialisés, c’est pourquoi il se servit du Zohar, de sa force pour dévoiler ce qu’il put mais en se servant d’énigme. La découverte par des mystères ajoute de nombreuses forces dans notre monde, la chose existant déjà. Bien qu’il brûla le livre, c’est sans importance, il l’avait déjà dévoilé, il avait déjà fournit des efforts et écrit et transmit  ses perceptions spirituelles. Tout cela est déjà un dévoilement. Grâce à cela, notre monde a reçu beaucoup de forces spirituelles qui sont présentes dans la vie quotidienne. C’est ainsi que le Rashbi a profité de son époque pour écrire le Zohar et le cacher.

C’est une découverte importante pour nous même si cela reste une dissimulation, néanmoins c’est une importante connexion entre ce monde et le monde spirituel. L’homme ici bas, lorsqu’il s’exprime oralement ou par écrit ou lorsqu’il effectue un acte, établit un lien entre le spirituel et le matériel, il attire les lumières dans ce monde et permet le contact entre deux mondes. De cette façon notre monde, dans l’avenir, nous semblera plus facile pour trouver la source de la lumière et nous orienter correctement vers le but.

C’est la raison pour laquelle à chaque génération il y a des cabalistes et nous connaissons l’expression qui dit qu’à chaque génération il y a «trente six Justes». En étant présent physiquement dans notre monde et avec leur âme dans le monde spirituel, les cabalistes relient les deux mondes en écrivant des livres ou bien en enseignant à quelqu’un. Même s’ils n’enseignaient pas, leur présence dans les deux mondes en écrivant ou transmettant oralement leurs perceptions spirituelles, raccourcissent la distance entre les deux mondes, les relient, c’est d’une importance vitale pour nous. Par conséquent le Rashbi écrit immédiatement le «Zohar» quant il en eu l’occasion puis le cacha. Toutefois le Zohar se trouve parmi nous.

La découverte de la Cabale selon la volonté divine:

A la suite du désir du tout Puissant que le livre soit dévoilé, le manuscrit du Zohar s'est retrouvé entre les mains de la veuve de rabbi Moise de Léon (XIème siècle) qui, apparemment, ne lui avait pas parlé de l'interdiction de dévoiler le Zohar. Elle a vendu le manuscrit.

Rabbi Moïse de Léon était un grand et célèbre cabaliste, et l’histoire du «Zohar» n’a aucun rapport avec sa notoriété. Il vécut au XXIème siècle en Espagne, le Zohar fut transmis de générations en générations avant qu’il ne parvienne entre ses mains. A chaque génération les cabalistes connaissaient l’existence du Zohar, les autres non.  Rabbi Moïse de Léon ne raconta pas à sa femme qu’il était interdit de vendre le Zohar et à son décès elle se retrouva dans une situation précaire et décida de vendre tous ses livres. A cette époque, chaque livre valait énormément d’argent car ils étaient écrits à la main. C’est ainsi qu’elle vendu le Zohar à quelqu’un, apparemment à un Juif qui compris ce qu’il détenait et en fit des copies et les vendit. Par son intermédiaire le Zohar se dévoila au monde.

Cette histoire a un aspect positif et négatif. D’un côté, le Zohar se dévoile au monde, de nombreuses personnes commencèrent à le lire et l’étudier, d’un autre côté, le dévoilement du Zohar à tous, a fait que les sages des peuples des nations se le sont appropriés, le commentèrent engendrant des philosophies et des méthodes en tout genre.

En tout état de cause, le Seigneur est à l’origine de tout, tout est fait selon Sa volonté, il nous appartient juste de comprendre pourquoi les choses se développent d’une façon ou d’une autre. Nous ne devons pas regretter ce qu’il s’est passé mais lorsqu’un cabaliste dit en se servant de notre vocabulaire «hélas» à propos de Bar Kokhba ou de Rabbi Moise de Léon ou à propos de quelqu’un qui dévoila, ou agit d’une manière ou d’une autre; nous devons alors comprendre que c’est le Créateur qui agit ainsi à chaque époque pour nous dévoiler le plus vite possible le fossé entre nous et le but de la création.

Les problèmes d’Israël depuis la découverte de la Cabale:

Ce qui, depuis cette époque et jusqu'à maintenant, a causé de nombreuses souffrances au peuple d'Israël.

Nous pouvons interpréter ces mots à volonté. Evidemment après coup nous pouvons dire que peut-être nous aurions pu parvenir à cette même connaissance du mal par la voie de la Torah, à l’aide de la lumière, «par ta lumière nous verrons la lumière». Autrement dit, avec l’aide de la lumière, voir l’obscurité et notre ego. Si nous ne parvenons pas à éveiller les sources supérieures nous sommes donc contraints d’emprunter la voie des souffrances et c’est ce qu’il s’est passé.

Les avantages de la découverte de la Cabale:

A toute chose malheur est bon, et la puissance dont les Nations se sont investies par l'acquisition indue des secrets de la Torah, a eu pour corollaire un développement spirituel si puissant qui selon moi à fait que notre génération est pratiquement sur le seuil de la délivrance, si nous réussissons à diffuser à tous la Sagesse dissimulée.

Quoiqu’il en soit, la découverte du Zohar et la publication de nombreux livres à la même époque parmi tous les peuples et en Israël, ainsi que chez tous les cabalistes du Moyen Age a permis à la philosophie de se développer au sein des peuples du monde. Tout ce développement est parvenu à un stade où désormais nous sommes sur le seuil de la délivrance. Il nous appartient de comprendre qu’un livre saint, telle Zohar, qui se dévoile ne serait ce que légèrement, est une puissante force, une énergie spirituelle. Il est évidement qu’elle active de nombreux systèmes dans ce monde, des forces saintes et impures. Ce sont des systèmes qui poussent l’homme vers la réparation mais également vers le dysfonctionnement ; cependant à l’aide de ces deux directions, une accélération du développement se produit et implique que de nos jours, nous nous trouvons dans une situation qui peut nous mener à la réparation finale.

Le Baal HaSoulam dit que tout cela a été possible précisément par la diffusion de la sagesse de la Cabale, et ce, par tous les moyens possibles. Ce qui signifie non pas par notre étude, ni par l’instauration de toutes sortes d’évènements mais uniquement par la diffusion de la sagesse cachée à tous. Non pas après l’âge de quarante ans, quand l’homme connaît tout le Talmud et qu’il est déjà un grand rabbin et qu’il ne lui manque rien sauf d’ajouter un peu de mystère à sa vie, mais une diffusion «à tous», soit à tout un chacun car la délivrance ne dépend que de cela. C’est pourquoi, rien n’aidera l’homme s’il étudie dans un petit groupe, ou s’il désire seul adhérer au Créateur ou s’élever spirituellement, rien ne l’aidera. Nous nous trouvons à un niveau, dans une situation dans laquelle seule la diffusion de la sagesse de la Cabale peut nous élever de la matérialité à la spiritualité.

1er avantage:

Du simple fait qu’«il doit rejeter les richesses englouties» (Job 20; 15),

«Il doit rejeter les richesses englouties» signifie que l’Autre Côté, notre ego s’accapare toute la spiritualité, cela s‘appelle «recevoir à des fins personnelles» et plus particulièrement «donner pour recevoir». La Klipa dit «je suis prête à donner» mais son intention est de recevoir plus tard. C’est la raison pour laquelle elle engloutie à l’intérieur toutes les lumières et toutes les choses.

Notre monde tout entier est rempli et accumule des biens que nous avons produits parce que le Créateur a introduit une étincelle grandissante du désir de recevoir. Si le désir de donner sans réserve n’existait pas au sein du désir de recevoir, ce dernier ne se serait pas développé, il serait resté minéral. Une petite étincelle de Bina est entrée dans Malkhout engendrant son développement. Cela est comparable à une pâte qui commence à lever dès l’instant où la levure est introduite, sans celle-ci le pain ne lève pas, c’est exactement la même chose avec notre désir de recevoir, si la lumière n’y avait pas introduite une étincelle, il ne se serait pas développé. Toute l’humanité s’est développée avec le départ en exil d’Israël et son mélange aux peuples du monde engendrant le progrès.

C’est pourquoi le principe «Il doit rejeter les richesses englouties», les richesses sont l’Autre côté qui engloutie toutes les lumières mais après il les rejettera, les rendra, c’est impératif. Ainsi, la diffusion du Zohar et le progrès qu’il a engendré chez les peuples du monde a apporté une grande puissance sur terre, le développement technologique, scientifique, culturel, social etc. Par la suite, la diffusion du Zohar provoqua toutes sortes de choses qui secouèrent l’humanité la conduisant à la crise actuelle. C’est précisément de nos jours que nous voyons que le monde «rejette les richesses» et tout ce développement ne fut utile pour personne. Prochainement nous verrons que les Nations du Monde rejetteront tout ce résultat.

…en cela se dévoilera à tous et la différence entre mes fils et mon beau père et la différence entre le grain et la klipa supérieure, qui englobe toutes les sagesses existant au monde, car toutes les courants en Israël reviendront à la Torah, ceux qui la reniaient, et se soumettront au Seigneur.

Le Baal HaSoulam aborde ici des points très profonds. Premièrement, que «rejettent t-elles»? Les Nations du monde régurgitent car les enfants d’Israël sont en exil, parce qu’une étincelle de don a pénétré à l’intérieur du désir de recevoir. En fin de compte tout ce développement, le mal égoïste, ce sont les fils d’Israël qui l’ont provoqué par leur départ en exil. Deuxièmement, nous ne devons pas oublier que les premiers fils d’Israël, les dix tribus, nous ne savons pas où ni qui elles sont. Comment elles agissent sur les peuples du monde et d’où viennent-elles.

Tout le progrès du monde par «il doit rejeter», s’est produit par la brisure et la révélation du Zohar, Israël s’est brisé et s’est mélangé avec les peuples du monde, le Zohar s’est par conséquent dévoilé à eux. Nous pouvons voir et ce jusqu’à nos jours, que la plupart des gens à l’origine du progrès, dans la science et dans tout ce que l’humanité entreprend, sont en fait des Juifs, c’est ce que nous découvrons et nous n’avons pas encore tout vu, ceux qui pensent ne pas être Juifs.

Il en est ainsi parce que les étincelles de Bina développent Malkhout. Nous ne parlons pas d’orgueil ni de quelque chose dans ce genre mais c’est l’inverse. Ces étincelles doivent réparer la matière présente dans les peuples du monde. Pour l’instant, ils exécutent leur rôle inversement, incorrectement. Par conséquent, il n’y a pas de quoi se vanter et dire que les Juifs font des découvertes particulières dans la technologie, la science, la médecine ou dans d’autres domaines au lieu d’assumer leur rôle qui est de réparer le monde. Ce phénomène engendra la détérioration du monde environnant, bien qu’en apparence ces découvertes aient améliorées le monde.

2ème  avantage:

La diffusion du Zohar va de pair avec la Cabale, qui précédera obligatoirement le Salut, ce qui aura pour conséquence que les peuples des nations loueront la Torah d'Israël, comme il est dit: «Et la terre sera emplie de Sa connaissance», à l'exemple de la sortie d'Egypte qui a été nécessaire afin que Pharaon reconnaisse, lui aussi, le véritable Créateur et Ses Commandements et qu'il autorise le peuple à quitter l'Egypte.

Nous sommes obligés de diffuser la sagesse de la Cabale dans le monde avec une grande ampleur pour que tous la connaissent et ce correctement, pour savoir qui nous sommes, quel est notre rôle et celui des autres peuples. Sous quelle forme participer et savoir avec tels peuples travailler afin qu’ils acceptent cette méthode, cette Torah pour qu’ensemble nous la servions car de nos jours nous sommes amalgamés. Pharaon accepta le départ des enfants d’Israël au moyen des «plaies» et de «la connaissance du mal» en nous et en eux et tous ensembles. C’est à nous de comprendre que tous ensembles devons sans aucune distinction nous tenir en face au Créateur.  Chacun a un rôle à tenir pour que s’établisse une entraide et pour que nous parvenions tous à la communion.

Ainsi tant qu’Israël et les peuples des nations ne comprennent pas ce processus ni le but lui-même, aucun n’acceptera de faire face à son destin ni d’exécuter sa mission pour qu’arrive la délivrance. Tels sont les propos du Baal HaSoulam «que les peuples des nations loueront la Torah d'Israël, comme il est dit: «Et la terre sera emplie de Sa connaissance». Autrement dit, la connaissance divine, «à l'exemple de la sortie d'Egypte qui a été nécessaire afin que Pharaon reconnaisse, lui aussi, le véritable Créateur et Ses Commandements et qu'il autorise le peuple à quitter l'Egypte».

«Ses commandements» signifie que l’on doit réparer toute la nature humaine, à tel point que nous devons actuellement diffuser et apporter cette connaissance à chacun d’entre nous et à tous, pour connaître notre futur, quel est le chemin à emprunter et quel est la mission et le but.

Question: la délivrance dépend d’Israël, plus précisément des personnes ne connaissant pas encore la méthode, c'est-à-dire la délivrance ne dépend donc pas des personnes qui savent déjà que la Cabale est la méthode pour sauver le peuple?

Je ne sais que vous répondre. Si le Baal HaSoulam dit «Et la terre sera emplie de Sa connaissance» et «tous Me connaîtront», cela signifie que nous sommes tous sur le même bateau et celui qui perce un trou fait sombrer tout le monde dans la mer de notre égoïsme. Il convient de comprendre que la diffusion est sans limite et sans restriction. Elle se doit de parvenir à tout un chacun correctement et facilement, parce que nous avons tous un penchant pour quelque chose, égoïste bien sûr! Dont on ne connaît pas l’importance, cependant l’homme doit savoir de quoi il dépend, de qui, quel est son point éternel, et quelle est sa vie. Peu importe la façon mais nous sommes obligés d’amener cette connaissance au monde entier, pour savoir quel sera notre avenir. Sans procéder ainsi, il n’y aura pas de réparation.

L’homme dès à présent doit savoir que s’il n’entreprend pas de diffuser cette connaissance à tous, pour que tous sachent, comprennent et soient d’accord, il ne terminera pas son rôle. Il ne pourra pas le finir ni espérer arriver à une délivrance personnelle «de son âme» s’il ne tient pas son rôle. Il ne pourra pas dire qu’il le fait pour lui, qu’il s’est sauvé et ne se soucie pas des autres. C’est impossible, car celui qui sait et comprend se doit de procéder à la diffusion de la Cabale. De plus, le Baal HaSoulam ne dit pas que cela dépend de la quantité de savoir de l’homme, ni du nombre de choses faites en parallèle mais il parle de la diffusion. Nous pouvons encore nous étendre sur le sujet mais avançons et voyons.

Le Salut grâce à la découverte de la Cabale par les Nations du Monde:

C'est pourquoi il est dit que chacune des nations saisira un homme juif, pour le conduire en Terre sainte, car elles n’y parvinrent pas d’elles mêmes.

Le Baal HaSoulam écrit tout d’abord «compréhension», c’est pourquoi il convient de comprendre que tous les désirs de recevoir des peuples «comprendront» leurs rôles, tel Pharaon qui a compris qu’il n’avait pas le choix et qu’il devait les laisser sortir d’Egypte, il accepta ce fait. Que signifie le mot «acceptation», Israël accepta la réparation, même si c’est douloureux de se trouver dans une telle situation comme il est écrit «les enfants d’Israël gémirent du sein de l’esclavage»  (Exode 2 ; 23), par manque de possibilité, tous acceptèrent et furent pousser vers la même action.

Il existe un soutien de toute l’humanité, de tous les peuples envers Israël. «Israël» du point de vue spirituel peut-être quiconque des peuples du monde, une personne désirant progresser, comme Rabbi Akiva, qui n’appartenait pas à Israël, c’était un converti, cela est sans importance, nous parlons ici d’une avancée, tout un chacun a à portée de main ce désir de progresser vers le but de la création, et alors, chacun soutiendra autrui. 

Cependant d’où les peuples du monde en prendront-ils conscience et en auront le désir? Sache que cela se fera par la diffusion de la vraie sagesse de la Cabale, dans laquelle ils verront le vrai Dieu et la vraie Torah.

Question: comment tout sujet relatif à la diffusion et au manque de possibilité pour l’homme de se réparer une fois pour toute tant que le monde ne sait pas, se relie avec la perception de la réalité?

C’est très simple. C’est d’ailleurs le sujet le plus facile à comprendre. Ma perception de la réalité dépend de mes réparations, plus je suis réparé intérieurement, plus je vois vraiment la réalité. Celle-ci est la lumière supérieure qui me remplie selon la loi de l’équivalence de forme. Cependant, je peux me corriger uniquement si je le suis également dans le monde entier, dans les autres âmes, soit le monde entier. Si je ne me répare pas pour donner sans réserve au monde ou du moins, en diffusant le plus possible la sagesse de la Cabale au monde entier, alors je ne tiens pas mon rôle envers ces mêmes parties, ces mêmes âmes, qui sont en fait mon récipient.

Si l’homme joint à lui les désirs de toute l’humanité, cela correspond à «tout homme partageant la douleur du peuple, mérite et voit le réconfort du peuple». Il ne peut découvrir le Créateur qu’en s’adjoignant des récipients. L’homme en lui-même est juste un point, un point dans le cœur et il découvre la divinité dans tous les désirs présents en lui, tout l’infini, c’est le même Premier Homme qui se tient devant lui, les mêmes âmes. S’il leur apporte la diffusion de la sagesse de la Cabale, s’il leur enseigne, il les prépare ainsi à se joindre à lui. C’est de cette manière qu’il prépare son récipient pour y découvrir à l’intérieur la véritable réalité qui est la lumière supérieure sans limite appelée «le Monde de l’Infini».

C’est la raison pour laquelle le Baal HaSoulam dit que la diffusion de la sagesse de la Cabale, l’enseignement à tous jusqu’à ce qu’ils acceptent et veuillent s’unir, est le rôle de l’homme à qui le Créateur a donné un désir, réparer son récipient. L’homme commence à ressentir son récipient et quand celui-ci est réparé, c'est-à-dire son attitude envers le récipient et les autres âmes, il ressemble au Créateur.

Question : nous disons qu’il y a «le moment venu» et «j’accélérai le temps». Est-ce que tout au long de l’histoire, le progrès a eu lieu «le moment venu» ou en «accélérant le temps» ou bien selon une voie intermédiaire?

Le Baal HaSoulam dit que le progrès se fait toujours par une voie intermédiaire, cela correspond à la «voie de la Terre». Il existe la voie de la Torah, mais le progrès est entre les deux, c'est-à-dire «le moment venu» et en «accélérant le temps». De nombreux cabalistes et autres personnes s’efforcent d’accélérer le développement et ils y parviennent en quelque sorte. Une partie du développement se fait par des souffrances, des heurts. Ceux qui ne réussissent pas à progresser par la voie de l’accélération se développent alors «le moment venu». On entend par le moment venu deux choses: le temps est rallongé et engendre coups et  souffrances.

Etudiant : en pratique à notre époque nous n’avons pas vraiment le choix sauf  d’accélérer le temps parce que les coups seront très violents.

Il en a toujours été ainsi, mais la question est que choisira le peuple et en quoi à t-il le choix. Tout dépend de l’ampleur de la diffusion de la sagesse de la Cabale. Il en résulte que nous sommes ces personnes, celles qui décident. Nous sommes les détenteurs de la méthode et fixons si le progrès sera en bien ou en mal.

Faut-il encourager les compromis dans la diffusion et dans l’étude au peuple, par peur, par orgueil, par commodité etc. ou bien ne pas s’attarder sur les personnes ne comprenant rien au sujet, qui crient leur opposition ; et effectuer notre travail, celui qu’on nous a donné, emmenant ainsi tout le monde vers le salut?

Nous devons rendre des comptes et ceux-ci sont très concis. Par conséquent, lorsque nous voyons dans le passé et également dans l’histoire que les coups parviennent tout d’abord aux personnes dotées de très grands désirs, c’est parce que ce sont celles qui fixent cette situation au peuple.

Question : de nos jours celui qui détermine est celui chez qui le point dans le cœur s’est révélé?

Bien évidemment! Celui qui comprend et entend ces propos est déjà considéré comme obligé par l’En haut.

La diffusion de la Sagesse de la Cabale dans le monde entier:

La propagation de la sagesse parmi les foules est appelée «Shofar» à l'image du shofar, [la corne de bélier], dont la sonnerie porte très loin. C'est ainsi que l'écho de la sagesse retentira dans le monde entier au point que même les nations l'entendront et reconnaîtront que la sagesse divine est intrinsèquement liée à Israël. 

Nous devons voir cela comme une réponse à notre processus de diffusion, tous doivent savoir quel est le but de la création, comme le réaliser, cette méthode se trouve en Israël et nous devons agir tous ensemble pour la mettre en œuvre. Une partie de la réalisation appartient aux peuples des nations et une partie à Israël. Cependant tous doivent commencer à appliquer la méthode. Autrement dit, la sagesse de la Cabale n’est pas que pour Israël, elle est pour tout le monde, sauf que chacun d’entre nous l’applique comme il le peut. Comme le Baal HaSoulam l’a dit plus haut, Pharaon «connaîtra lui aussi, le véritable Créateur et Ses Commandements et il autorise le peuple à quitter l'Egypte». Espérons mériter de telles paroles!

Pharaon c’est l’ego de chacun d’entre nous, l’ego général du monde. Il est évident qu’après la brisure des récipients, i.e l’exil d’Israël, Israël est devenu la partie la plus égoïste au monde, la plus difficile et Pharaon se cache avant tout en eux. La diffusion de la sagesse de la Cabale au sein du peuple d’Israël dans la pratique dévoile deux polarités: la plus égoïste qu’il soit, dont on n’a jamais vu une telle ampleur dans l’humanité et en même temps, un point inverse, proche de la lumière, dont ici aussi, nous n’avons pas d’exemple dans toute l’humanité. Ces deux points antagonistes se dévoilent en Israël dès l’instant où nous commençons à connaître la sagesse de la Cabale et à l’appliquer un tant soit peu.

Il n’y a pas de raison d’avoir peur de ces deux points. Il doit en être ainsi. Dans ces deux points en Israël existe une très grande puissance.  De plus, des parties se dévoilent soudainement et saisissent de quoi il s’agit et sont prêtes à tout; une autre partie est antagoniste, égoïste qui ne veut rien. Ces deux parties existent en chacun de nous et dans toute la population au travers de clivages. Il existe des personnes entièrement contre et elles représentent la facette difficile du Partsouf et il existe celles qui sont pour et prêtes à se consacrer corps et âme en vue du but, c’est la partie pure de la population. Dans chacun d’entre nous qui effectuons un travail sur nous même, nous découvrons ces deux facettes, Keter et Malkhout dans le futur Parstouf lorsqu’il acquérra un écran.

L’étudiant : il y a un adage qui dit : «on m’a apporté un infime début de réponse, et je vous ouvre un espace dans lequel des charrettes et des carrosses pénétreront». Si un petit effort était entrepris, une légère poussée dans la direction, alors le changement sera effectif?

Oui, espérons qu’il en soit vraiment ainsi.

La découverte de la Cabale à tous les peuples est la manifestation d’Elie:

C'est le prophète Elie qui doit accomplir cette action parce que le dévoilement des secrets de la Torah est désigné par l'expression «manifestation d'Elie»,

La force appelée «le prophète Elie» est telle une source ou quelque chose y ressemblant, quand la sagesse de la Cabale vient et se répand grâce à lui. C’est difficile de trouver les bons mots, mais cette force est le revêtement de la sagesse de la Cabale qui se répand dans le monde par l’intermédiaire du prophète Elie. C’est de cette manière dont on le décrit.

…comme l'ont dit les sages: «Le monde reposera tant qu’Elie ne viendra pas» mais aussi «Ils étudieront sa difficulté et sa profondeur». C'est pourquoi ils ont dit que trois jours avant la venue du messie (une allusion connue), «Elie ira sur les hauteurs et sonnera de la corne».

Ce sujet ne relève pas de ce que nous étudions actuellement, il relève de la fécondation spirituelle dans la matérialité. Mais en deux mots, toutes ces choses, le Shofar du Messie, la venue d’Elie et sa manifestation, sont en fait l’expansion de la sagesse de la Cabale à tous.

La découverte de la Cabale à tous les peuples est la condition du «Salut total»:

Cette figure de rhétorique symbolique signifie le dévoilement de la Sagesse cachée à tous, condition préalable et obligatoire qui préside au «Salut total».

Nous voyons à quel point le Baal HaSoulam ne parle que de ce sujet et non pas du degré de compréhension, ni de l’intensité lors de l’étude mais de la diffusion qui est la clef du salut et elle seule sera prise en compte dans les actions de l’homme. Par conséquent, prier ou étudier pendant des heures ne nous aidera pas, ni faire toutes sortes de choses si au bout du compte cela ne le conduit pas à la diffusion de la sagesse.  C’est le seul point pris en considération.

Vous comprenez qu’il se peut que des sages étudient en secret, et prient mais du fait que le temps presse et qu’actuellement nous sommes à la période du Messie, chacun d’entre nous doit rendre des comptes et uniquement selon le critère de la réussite dans la diffusion de la sagesse de la Cabale, en fonction des efforts fournis. Il existe des personnes disposant de davantage d’opportunités et d’autres non. C’est la raison pour laquelle les comptes sont faits en fonction des efforts produits par l’homme et non du succès en découlant.

Question: selon cette méthode de réparation, comment se peut-il que jusqu’à présent, les cabalistes soient parvenus à se réparer sans diffuser la sagesse?

Nous en avons déjà parlé et plus d’une fois, cependant la question est pertinente. Les personnes ayant réussies à être de grands cabalistes, avec une grande perception, en communion avec le Créateur, ces personnes, des âmes isolées au sein des âmes du Premier Homme, dans ce récipient, se devaient de sauvegarder ce message et de le développer de génération en génération. De plus, elles devaient amener les étincelles de don dans notre monde afin que celui-ci puisse exister, cela fut chose faite grâce à la force spirituelle qui se répandit dans le monde entier à travers elles. Elles n’avaient pas besoin d’être célèbres, elles ont cependant préparé la méthode et ont maintenu le monde de génération en génération, grâce à la lumière spirituelle les traversant et destinée à notre monde.

Puis arrive le moment où le monde est prêt, désespéré, parvenu à une crise globale, comme actuellement. Ce monde dévoile qu’il ne peut pas vivre avec des désirs égoïstes et l’homme veut désormais vivre égoïstement mais à un niveau spirituel, cela correspond déjà au degré «Pas en Son nom» (Lo Lichma). Certes, il veut accéder à la spiritualité à des fins personnelles, mais cela reste une aspiration spirituelle. C’est déjà la partie de Pharaon qui dit en lui: «Qui est le Dieu dont j’écouterai la voie» etc.  Au sein de ce désir, Pharaon précisément, ce grand désir de vouloir s’approprier le monde spirituel, il convient de savoir comment l’homme doit vraiment se réparer. Or, actuellement cela se produit en nous, dans chaque cabaliste et dans toute l’humanité.

Tandis que par le passé, seuls quelques particuliers perçurent le Créateur, pour accomplir leur mission spéciale et c’est ce qu’ils firent. C’est pourquoi l’obligation de diffuser la sagesse de la Cabale ne pesait pas sur eux, c’était même l’inverse, ils durent la fermer. Tout le Zohar et toute la sagesse de la Cabale étaient cachés car telle était la volonté des cabalistes, les temps n’étaient pas encore venus. Le Baal HaSoulam écrit tout cela dans son article «le Temps d’agir» et «Parler à mots couverts».

En témoignent les livres qui dévoilent cette sagesse d'importance capitale à tous, témoignant ainsi manifestement de ce que nous sommes sur le seuil de la délivrance et que le «Son de la Corne de Bélier» retentit déjà. On n'entend encore qu'un léger bruit,

Autrement dit, expliquer tous les livres à tous.

…car ce qui est puissant doit commencer par ce qui est faible, à l'image de la façon dont sonne la corne de bélier dont le son monte progressivement.

Et qui d’autre que moi sait à quel point je ne suis que l’envoyé et celui qui dévoile les secrets écrits et d’en permettre leur compréhension. Et pourquoi le Seigneur m’a-t-il donné cette permission? Uniquement parce que notre génération en est digne… 

Pour le Baal HaSoulam le sujet est clair, cependant il nous appartient de comprendre que chacun d’entre nous et toute personne nous écoutant d’une manière ou d’une autre -en admettant qu’elle entende vraiment- doit comprendre qui si la vérité se dévoile d’une façon ou d’une autre, c’est parce que cette personne a un rôle et qu’elle est tenue de poursuivre cette révélation. Personne ne reçoit un éveil de nos jours pour lui-même car actuellement le rôle et le désir d’en haut est que tous nous nous élevons et nous unissons.

…car elle est la «Dernière Génération», celle qui est sur le seuil de la délivrance totale et, par conséquent, est digne de commencer à entendre la «Sonnerie du Shofar du Messie», ce qui signifie dévoiler à tous les secrets mentionnés ci-dessus.

Tout dépend du dévoilement de ce qui est caché, c’est pourquoi tout notre travail, nos efforts, doivent être uniquement en vue de cela. Tout le reste, l’étude, les actions de chacun d’entre nous ne doivent tendre qu’à cette fin. Nous voyons vraiment que les temps sont de plus en plus propices du bon comme du mauvais côté, et tout dépend de nous.

Question: vous avez dit précédemment que si je parviens à toucher ces égoïstes, ce même groupe d’opposants et veux leur faire connaître la Cabale, que dois-je leur dire?

Je ne sais pas. Vous me parlez de la réalisation d’une certaine façon, pensant que cela réussira. Je pense que du fait que les dirigeants actuels sont comme la génération dont ils relèvent ; cela se voit également chez les dirigeants étatiques et spirituels ; nous devons donc nous adresser au peuple et non aux dirigeants. Il n’existe aucune chance que ces dirigeants comprennent plus que le peuple. Nous pouvons dire beaucoup de choses à ce propos mais je ne veux dénigrer personne. Mais telle est la situation, les âmes se sont incarnées ainsi et nous n’avons pas d’autre choix que de faire ce que nous faisons. Il existe des personnes qui comprennent plus ou moins, chacune se trouve où elle doit être, il convient de respecter tout le monde. Il faut comprendre que c’est un problème général et qui est en nous, et en son sein il convient d’agir.

Il existe des gens qui comprennent et d’autres non, certains ne sont pas d’accords et chacun pense qu’il a raison. Par conséquent, ce n’est que par un travail de diffusion, qui ressemble à celui des fourmis, que nous parviendrons à quelque chose. Il n’est pas question d’emprunter un chemin qui blâme les opposants, car personne ne sait pourquoi il est pour ou contre. Nous devons voir tout cela comme une phase préparatoire organisée par le Seigneur et que c’est précisément dans cette situation que nous devons apporter notre contribution.

Comme le dit le Baal Hasoulam, il existe un instant avant la sonnerie du Shofar, celui-ci est le plus vil. Nous devons l’accepter car il en est ainsi. Ce n’est pas que nous apprécions les coups ni les opposants, mais il convient de comprendre que toutes ces conditions nous viennent d’en haut. Par conséquent, on ne méprise personne mais au contraire il faut leur montrer de l’amour et être compréhensif, car il se trouve que telle est la situation. Cependant, il faut diffuser la sagesse de la Cabale sans faire de concession.

 

 

   
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