|
|
|||
|
|||
|
|
Les cabalistes ont écrit un très grand nombre d'ouvrages au cours des générations en employant divers modes de formulation. Tous parlent d'une seule et même chose: ils nous décrivent le processus permettant de pénétrer les mondes spirituels, d'en connaître la structure. La Torah ainsi que tous les ouvrages de Cabale sont écrits dans une seule et même intention: nous enseigner la manière d'ajouter à la perception du monde dans lequel nous vivons celle des mondes spirituels. Le moyen le plus fiable pour nous permettre d'éviter les erreurs et comprendre la spiritualité est le langage de la Cabale. Ce langage a été diffusé pour la première fois par le ARI. Les cabalistes ont rédigé leurs écrits pour les âmes de leur génération. Le Livre du Zohar, qui utilise la langue des légendes, a été écrit au IIIème siècle de notre ère. Le commentaire du Baal HaSoulam nous donne la possibilité de comprendre ce livre à notre époque, il nous l'explique sous la forme du langage des «sefirot». Sans cette interprétation, nous ne serions pas en mesure aujourd'hui de comprendre ce dont nous parle le Zohar. L'évolution des âmes se faisant progressivement, les cabalistes ont employé différents langages au fil des siècles. De génération en génération, l'âme revient dans ce monde de plus en plus alourdie, chargée de l'expérience des vies antérieures, de souffrances, mais aussi de bagage spirituel et, bien que ce processus soit voilé à l'homme, il existe à l'état latent dans son «point dans le cœur». C'est la raison pour laquelle chaque génération a besoin, pour comprendre la Cabale, de son propre langage qui convient au type d'âmes qui la composent. Le Livre du Zohar nous dit que l'évolution de l'humanité représente la migration dans notre monde de 600 000 âmes pendant 6000 ans. Au cours d'une même génération, ce sont ces 600 000 âmes qui, en migrant dans notre monde sous une nouvelle forme corporelle à chaque fois, évoluent, prennent conscience de la nécessité de progresser spirituellement, y réussissent, parviennent à une réalisation universelle, à la délectation. Les âmes descendues dans ce monde au cours des deux premiers millénaires ne connaissaient pratiquement pas l'égoïsme, elles n'avaient pas besoin de directive, de Torah, elles faisaient croître leur point dans le cœur de manière inconsciente. De cette période, deux ouvrages seulement nous sont parvenus «L'Ange Raziel» (du mot «raz»: secret), et le «Sefer Yetsira» [Le Livre de la Création]. Le premier a été rédigé par Adam, le second par le patriarche Abraham. Ils sont tous deux couramment édités. Au cours des deux millénaires suivants, les âmes ont eu besoin pour leur développement d'obéir physiquement à des lois spirituelles, de sentir une mise en application physique de celles-ci. Le cabaliste Moïse a donc décrit le degré qu'il avait atteint dans un livre qu'il a appelé «Torah» que nous connaissons sous la forme du Pentateuque. Moïse nous décrit les mondes spirituels dans un style narratif, nous en donne une image en employant le langage des branches. Les mondes spirituels y sont dépeints au moyen d'attributs de notre monde, il s'agit en quelque sorte d'un code qui n'est compris que de ceux qui perçoivent les mondes spirituels. Nous avons l'impression que la Torah est une compilation de récits historiques. Ce qui est conté dans la Torah a eu lieu dans notre monde. Cependant, l'essentiel même du message de la Torah porte sur les processus spirituels qui se sont déroulés antérieurement aux événements survenus dans notre monde qui n'en sont que la conséquence. Les processus dont les mondes spirituels font l'objet ont lieu ensuite dans notre monde. Les livres de la Torah ont été écrits pour nous aider à comprendre les mondes spirituels, non pas pour nous relater des événements historiques. La Torah a été donnée pour appréhender les mondes spirituels et nous permettre d'être maîtres des événements qui sont l'émanation des processus qui s'y déroulent. Dans notre monde, les forces spirituelles se matérialisent sous la forme des relations de l'homme avec ses semblables, avec les objets, avec les forces de la nature. C'est pourquoi, à première vue, le Talmud semble parler des préjudices causés, des relations entre les personnes, entre les personnes et le monde environnant, comme s'il s'agissait du monde dans lequel nous vivons. En réalité ce sont les mondes spirituels qui y sont décrits. Nous savons que la Torah n'aide absolument personne à vivre dans ce monde, tous les peuples de la Terre vivent très bien sans la connaître. La Torah a été donnée pour comprendre les mondes spirituels et en être maître. Celui qui étudie la Cabale perçoit progressivement les mondes spirituels au moyen du langage de la Torah. Il ôte la signification extérieure, «notre signification» des mots, et voit le sens profond, ce à quoi se rapporte précisément le mot dans les mondes spirituels. Il peut alors comprendre sans ambiguïté de quoi il s'agit. Les cabalistes comprennent la racine spirituelle, l'ensemble du tableau des mondes spirituels leur est dévoilé. De quelle nécessité est la Torah? Il est dit «J'ai placé devant toi le mal», - l'égoïsme-, «choisis la vie» - la Torah - qui a été donnée pour sa réparation. Plus l'homme aura conscience de son égoïsme, plus il sera apte à utiliser la Torah pour sa réparation. C'est uniquement à cette fin que la Torah a été donnée. C'est pourquoi à mesure qu'il procède à sa réparation, l'homme accède à un monde sans limites et à la plénitude, à une existence autre, tout en vivant dans ce monde. Dans «l'Introduction au Talmud des dix sefirot», il est dit que celui qui étudie correctement accède à la compréhension de la spiritualité en trois à cinq ans. Cela signifie que si la personne étudie dans une juste intention, elle franchit la barrière entre ce monde et les mondes spirituels, elle accède à la lumière. Si elle n'y est pas parvenue, cela signifie qu'elle n'a pas fait suffisamment d'efforts en qualité ou en quantité. Il est bien entendu qu'il ne s'agit pas de la quantité de connaissances apprises, mais de l'importance prise par son activité, de l'intensité de son aspiration. |
|
| |
|
"Bnei
Baruch"
Copyright ©1996. Bnei Baruch. All rights reserved. |
|