|
|
|||
|
|||
|
|
La réalité qu'il nous est donnée de ressentir est immuable dans son essence. Elle est constituée de deux composantes: le Créateur et la Création. La Création ressent le Créateur. Ressentir le Créateur est désigné par la Création au moyen du terme «monde» ou encore «univers». La Création peut ressentir le Créateur avec acuité, moyennement, de manière voilée ou pas du tout. L'intensité du ressenti du Créateur ne dיpend que de la Création. Comme le soleil, le Créateur est toujours lumière. Si les attributs de la Création sont semblables à ceux du Créateur qui, en fait, se résument à un seul et unique attribut, celui de «donner sans réserve», la Création ressent alors totalement le Créateur. Si les attributs de la Création ne sont semblables à celui du Créateur que dans une certaine proportion, c'est dans cette même proportion, ni plus, ni moins, que la Création ressent le Créateur. Si les attributs de la Création ne sont pas semblables à celui du Créateur, la Création ressent le Créateur de manière voilée, comme s'Il se dissimulait à elle. Si les attributs de la Création sont à l'opposé de ceux du Créateur, la Création ne ressent pas du tout le Créateur. Le Créateur est toujours ressenti par la Création comme un dיlice, la connaissance, la paix, la perfection. Ressentir avec plus ou moins d'intensité le Créateur signifie ressentir plus ou moins les degrés décrits précédemment. Le Créateur a créé la Création en plaçant en elle le désir de Le ressentir. La Lumière divine a créé le récipient (keli), le désir orienté vers soi-même. Le ressenti du Créateur est défini dans la Création sous la forme de délice, autrement dit de toutes les sensations relevant du désir. La Création est, dès le commencement, dotée du désir d'éprouver du plaisir. Le terme plaisir ne désigne bien entendu que le plaisir procuré par le ressenti du Créateur, Sa lumière, ce qui est une seule et même chose. Qu'est-ce donc la Création? Le désir d'éprouver le plaisir de ressentir le Créateur. Plus je Le sens proche, plus j'éprouve du plaisir, plus Il est éloigné, moins j'éprouve de plaisir au point d'en ressentir de la douleur. Qui peut décider de l'intensité de mon ressenti du Créateur? Moi. J'en décide en modifiant mes attributs, plus je les rends à l'image du Créateur, à son attribut de donner sans rיserve, plus je suis proche de Lui et plus je me sens bien. C'est ce processus que désigne l'expression prendre son destin en mains, participer à la maîtrise du monde. Toutes les conditions qui définissent l'intensité de mon union avec le Créateur sont désignées par le terme «monde». De quelle manière la Création décide-t-elle? Le Créateur en décide selon le désir, l'intention, la prière, l'élévation des MA"N de la Création par ce qui émane de ses désirs. C'est la seule chose au moyen de laquelle la Création peut agir sur sa relation avec le Créateur, autrement dit sur son futur, son destin, sur ce qu'elle reçoit de l'en haut, du Créateur. Au commencement, l'homme naît dans ce monde avec une esquisse de ressenti du Créateur qui Le masque totalement, comme un écran. L'homme ne ressent donc pas le Créateur, Sa présence en ce monde, le terme «monde» désignant tout ce qui est perçu par les organes des sens de l'homme, ce qui n'est pas ressenti par l'homme est perçu par lui comme non existant dans le monde. Première précision : ce n'est pas le Créateur qui se dissimule à moi, c'est moi qui, par mes attributs, ne Le ressens pas, Le masque. Tout ce que je ressens ne se rapporte pas à Lui, mais aux écrans qui Le masquent. C'est au moyen de ces écrans que je peux influer sur notre relation. Quand des personnes ont commencé à s'installer dans le Néguev, on a demandé du Baal HaSoulam, d'où viendrait l'eau nécessaire à la vie. Il a répondu que ces personnes prieraient, et l'eau apparaîtrait. On lui a rétorqué que ces personnes ne pourraient peut- être pas prier puisqu'elles sont absolument sans foi et renient même la religion. Ce n'est pas grave du tout, répondait le Baal HaSoulam, tout désir de l'homme quand il demande à vivre est ressenti par le Créateur, la Source de vie de l'homme, c'est pourquoi Il répond même aux demandes non conscientes. En d'autres termes, le désir de l'homme s'élève vers le Créateur et agit indépendamment du fait qu'il ait la connaissance du Créateur, Le ressente, Le renie, ne Le comprenne pas ou bien justifie le Créateur dans toute chose et totalement. Tout homme, par son intention, son désir, agit sur l'univers. En quoi la différence entre «désir» ou «intention» réside-t-elle?: le désir est toujours constant, il est ainsi créé, seulement il se manifeste plus ou moins intensément en l'homme, «s'élève» à partir du bas, de l'intérieur. L'intention, quant à elle, change du «pour soi» naturel pour devenir «pour faire plaisir au Créateur», après réparation. Cependant, l'homme simple élève ses mannes par son intention, sa pensée, son désir, par son désir d'obtenir quelque chose du Créateur, même sans soupçonner Son existence. Si ce désir est orienté vers ce qui est vital, ce désir agit. Même une personne qui veut du mal à une autre, agit, c'est ce qui est appelé communèment «le mauvais œil». L'homme ne peut pas choisir qui il sera en naissant. S'il est «yehoudi» (juif), conformément à ce que signifie ce mot, il doit parvenir au «ihoud», à l'union avec le Créateur. Il n'a pas le choix, il doit accomplir ce qui lui est imparti, inutile de fuir ses obligations. Cela correspond à Job qui voulait fuir la mission divine! Le peuple entier a l'obligation d'accomplir la tâche qui lui a été impartie. C'est la raison pour laquelle il est appelé «saint» («kaddosh» signifiant «séparé»). Comment la remplir? Par la pensée, par l'intention, par le désir. Chaque membre du peuple, de l'ignorant jusqu'au savant, tous doivent absolument savoir qu'il est possible de modifier sa destinée, mais uniquement par des désirs, par des actes intérieurs. Nous devons nous adresser à la Puissance divine pour que nous désirions effectivement nous rapprocher d'Elle, et uniquement nous rapprocher, en dehors de l'observation des commandements. Dès le début, le Créateur exige cela de nous, puis ensuite de l'humanité entière. Nous sommes coupables en ceci que l'humanité entière ne s'approche pas du Créateur. Nous sommes doublement coupables: nous ne faisons rien, et l'humanité n'avance pas à cause de nous. La force d'attraction exercée par le Créateur à l'égard de ses Créations est la seule et unique force, la seule loi de l'univers qui induit l'attraction vers le Créateur. Cette attraction agit avant tout sur le peuple juif, ensuite sur les peuples des nations. Cette attraction suscite en nous de grandes souffrances afin de nous attirer vers le Créateur. Si nous n'essayons pas de nous-mêmes, nous sommes rapprochés du Créateur au moyen des souffrances. Si nous prévenons ces forces, nous contournons leur attraction par notre propre aspiration pour le Créateur, nous les devançons, et c'est alors que nous nous sentons bien. Nous cheminons alors selon la voie de la Torah, non pas celle des souffrances, en lieu et place des souffrances, nous éprouvons des délices. Cela signifie que nous accomplissons la tâche qui nous a été impartie, et les peuples des nations nous suivent, ils nous soutiennent, et non le contraire. Ils voient les bienfaits apportés au monde, ils sont prêts à nous aider, car notre but et notre existence dיterminent le mouvement du monde entier vers le Créateur. Dans ce cas, les ennemis disparaissent, tous les peuples nous aident à construire un Etat, un Temple. C'est ce que signifiaient les prophètes. Quelques peuplades du monde vivent encore dans cette croyance à l'heure actuelle. Elles considèrent que notre peuple doit vivre sur sa terre et construire le troisième Temple. Tout dépend de la relation du peuple juif à la Puissance divine qui l'attire à Elle. Cela ne dיpend pas de l'observation mécanique des commandements, des partis, de la politique, de son obséquiosité envers ses ennemis. Le Créateur exige les cœurs, non pas l'observation mécanique. Ce type d'observation est mort: nous devons accéder au niveau, au degré spirituel où nous pourrons observer spirituellement les commandements, autrement dit les principes de l'univers, car c'est précisément ce que signifie leur observation, en plus de celle mécanique. Il n'est pas possible d'observer une loi spirituelle mécaniquement. Observer signifie devenir à l'intérieur de soi semblable à cette loi. Que veut dire «spirituel» ? Si l'homme aspire au Créateur plus intensément que Sa force d'attraction, cela signifie qu'il se situe dans le spirituel, que son intention est de nature spirituelle, qu'il est doté d'une force spirituelle. Si l'homme élève un écran à l'égard de son égoïsme et qu'il aspire au Créateur par son désir de donner sans réserve, plus fort que son égoïsme qui le repousse en arrière, cela signifie qu'il se situe dans le spirituel. Cet exemple montre que l'homme doit en permanence faire des efforts contre sa nature pour rester dans le spirituel. La notion de «s'arrêter et ne rien faire» n'existe pas dans le spirituel. Dès que l'homme ne peut plus faire beaucoup d'efforts à un certain stade, sa liberté disparaît aussitôt, et il se retrouve dans un environnement de plus en plus hostile. Le Créateur se dissimule, et l'homme commence à ressentir la dureté de la nature, de la société, des ennemis, qui sont des manifestations divines. La loi du retour de l'ensemble de la Création vers le Centre, le Créateur, agit d'autant plus fortement que l'homme dévie de son aspiration pour le Centre. L'humanité évolue, le Principe universel de la nature de tout ramener vers le Centre exige donc plus d'efforts de celui qui a évolué, une plus grande prise de conscience : Si untel ne fait pas ce qu'il doit faire sur-le-champ, une minute plus tard, cela lui en coûtera plus d'efforts et de souffrances, encore une minute de plus, encore plus d'efforts et de souffrances, et ainsi de suite. Si, au début du XXème siècle, l'humanité pensait que la belle époque était arrivée, que l'homme allait pouvoir se délecter du fruit de ses découvertes, maintenant, à l'heure du bilan du siècle écoulé, nous voyons combien de souffrances l'humanité a enduré. Au cours du présent siècle, il n'y aura aucun homme qui pourrait dire qu'il sera heureux de quelque chose. De toutes les façons, chacun vivra et souffrira. Les souffrances seront grandes, et l'homme ne pourra pas les atténuer par quoi que ce soit, par aucun plaisir. En vérité, l'homme vivra à tel point bon gré mal gré qu'il désirera, sans le pouvoir, mourir, se sיparer de cette vie. Les Américains écrivent sur leurs dollars: «Nous croyons en Dieu». Les Arabes écrivent sur leurs couteaux «D. avec nous». L'Amérique prie pour que le Créateur lui donne des dollars. Les Arabes prient pour que Dieu leur donne le pouvoir dans le monde. Tous utilisent le Créateur à des fins personnelles. Le peuple juif est obligé de montrer l'exemple, de transformer le désir tourné vers soi en l'orientant vers le Créateur. Que signifie «la relation» avec le Créateur? Les gens doivent comprendre que grâce à leur désir orienté vers la Puissance divine, ils peuvent modifier leur destinée. Que faut-il demander à la Puissance divine? De modifier la situation. Quand tout va mal, il faut comprendre que c'est le Créateur qui attire l'attention sur Lui. C'est en cela que réside le travail contre la peur, contre le principe animal. C'est justement quand on se trouve sous l'influence des souffrances ou des délices, c'est justement alors qu'il faut retenir la pensée que ces souffrances et dיlices ont été envoyées par Lui. Les habitants des kibboutzim dans le Néguev ont demandé de la pluie et l'ont reçue, même s'ils ne criaient pas vers le Créateur. S'ils s'étaient adressés à Lui, ils auraient reçu tout un lac dans le désert. Les temps de la bienveillance sont révolus, nous avons agrandi, et la Loi du retour au but exige un rapport au Créateur, conscient et concentré. Cette loi correspond au «lo li chema» «orienté vers soi». L'homme commence par dire : «Je veux vivre». «C'est pourquoi il doit s'adresser à la Puissance divine». Ensuite, la loi exige que l'homme sache à qui il s'adresse: «Je veux vivre». «C'est pourquoi il doit s'adresser à la Puissance divine». «Et je dois savoir comment m'adresser à Elle». Il prend conscience de la nécessité de la Cabale. La lumière le ramène alors à sa Source, elle lui donne le désir «li chema»: «orienté vers le Créateur». Les personnes non religieuses doivent comprendre qu'il ne s'agit pas de modifier quoi que ce soit dans leur vie. Le Créateur ne désire qu'être en relation avec les Créatures, juste un peu plus que les kibboutzim qui désiraient la pluie, un peu plus de conscience orientée vers Lui. Le stade suivant correspond à la mise en place d'une relation mutuelle: «Je n'attends pas seulement quelque chose de Toi, mais je Te cherche, c'est pourquoi dans tout ce qui survient me concernant, je souhaite Te déceler. Je sais que Tu te caches dans chaque tableau qui se déroule devant mes yeux. Je ne cache pas que je veux être bon avec Toi, pour que Tu sois bon avec moi». Si les gens veulent entretenir une telle relation avec le Créateur, cela suffit parce que les intentions «orientées vers le Créateur» seront liées à ces désirs ceux qui se trouvent au sommet de la pyramide, les cabalistes. La connaissance de ce travail doit être transmise à tout à chacun. A notre époque, il ne peut pas en être autrement. Nous avons atteint le stade de développement auquel chacun doit découvrir le Créateur présent dans la Création. |
|
| |
|
"Bnei
Baruch"
Copyright ©1996. Bnei Baruch. All rights reserved. |
|