La sagesse de la Cabale – Racine de toutes les sciences

Par le Rav Michaël Laitman

 

Toute découverte en ce monde et sa façon d’exister engendrent une science extraordinaire, il en est de même pour la lumière du Créateur dans le monde- comme réalité graduelle, englobant toutes les caractéristiques de son action, crée une science merveilleuse. La physique, par exemple rassemble un savoir partiel qui se trouve dans un certain univers, et en fin de compte c’est une sagesse qui n’a de particularité que pour celui qui étudie son champ d’application, elle n’englobe pas en elle une autre sagesse.

Le fondement de la sagesse de la Cabale est toute la connaissance découlant de tous les niveaux: minéral, végétal, animal et humain, et dans chacune de leurs strates spécifiques, est englobée la pensée de la force de la providence divine, c’est-à-dire en conformité au but. Et c’est pourquoi la sagesse de la Cabale comprend en elle tous les domaines, au point qu’elle attribut à toutes les formes de science un ordre (des lois) uniforme, qui fait que toute science doit, en fin de compte, s’y conformer.

Par exemple, la physique convient précisément à l’ordre des mondes et des sefirot, l’astronomie convient au même ordre également, idem pour la musique et ainsi de suite. C’est-à-dire, toutes les sciences sont organisées en fonction d’un lien, d’une connexion qui existe dans la sagesse de la Cabale, toutes lui ressemblent. Nous interprétons cela en disant qu’elles sont toutes dépendantes les unes des autres, et la Cabale elle-même dépendant de toutes les sciences, qui elles-mêmes dépendent à leur tour de la sagesse de la Cabale. C’est pourquoi le progrès des sciences est une combinaison entre elles avec la sagesse de la Cabale, du fait que cette sagesse dés le début englobe toutes les sciences.

L’impérieuse obligation d’apprendre la sagesse de la Cabale

Vu que la sagesse de la Cabale traite de la découverte des mondes supérieurs qui nous gouvernent, il est évident qu’aucune autre science ne peut lui être comparable en importance, pour tout ce qui est relatif à notre existence. Toute l’humanité se développe progressivement et admet qui si on ne reconnaît pas le monde supérieur qui nous gouverne, nous ne serons pas en mesure de survivre.

Le but des scientifiques cabalistes étaient de présenter un système d’approche qui convienne à notre époque, celle ou l’humanité prend conscience du besoin de découvrir ce système. A cette fin, les scientifiques cabalistes ont développé en secret cette science pendant des centaines d’années jusqu’à nos jours. Mais cette dissimulation ne devait exister que pendant une certaine période, comme il est écrit dans le livre du «Zohar»: « la sagesse de la Cabale se découvrira à la fin des temps» c’est-à-dire que chacun découvrira les expressions et les niveaux supérieurs, l’essence des individus et l’attitude à adopter dans ce monde, eux-mêmes étant le cachet apposé de la providence du monde supérieur.

La découverte du monde supérieur – ne ce fait pas en une seule fois, mais progressivement, au cours d’une période de temps incombée. La perception progressive des mondes se nomme « les étapes» du fait que lors de la perception des mondes, elles se trouvent les unes au dessus des autres, tels les degrés d’une échelle.

Les adversaires de la Cabale peuvent toujours s’y opposer en invoquant que cette sagesse n’est destinée qu’à ceux qui l’ont mérité, d’une façon ou d’une autre, nous nous devons de découvrir la providence divine et son action sur nous. 

Et si nous sommes d’accord, en quoi y-a t-il une obligation et un besoin pour tous d’apprendre la sagesse?

Il est vrai qu’il y a dans ce monde des actes que tout à chacun doit exécuter, comme une préparation en vue de saisir le but de sa vie, qui est de saisir la force supérieure. Du fait que la découverte de la force supérieure se produit en s’identifiant à elle, l’homme doit posséder l’intention de Lui ressembler lorsqu’il étudie la Cabale. Et c’est précisément, lorsque l’homme aspire davantage à une telle intention, qu’il découvre la force supérieure plus rapidement et plus efficacement.

Comme dés le départ, l’homme n’a aucune intention de changer ses attributs, ceux égoïstes pour des attributs altruistes, alors pour éprouver un désir minimum de Lui ressembler, l’homme a besoin d’un environnement, d’un groupe qui réveilleront en lui cette ardente envie (cf. sur ce point l’article «La Liberté»).

L’étude de la sagesse de la Cabale se fait en deux étapes:

- Parvenir à la découverte de la force supérieure.

- Analyser la force supérieure et son application.

Ces deux étapes, l’homme les franchit quand il étudie la sagesse de la Cabale. De là, nous voyons la différence entre la sagesse de la Cabale et les autres sciences. La différence repose sur le fait que nous saisissons les sciences naturelles par l’intermédiaire de nos sens habituels que nous avons, alors que la sagesse de la Cabale, nous commençons à l’étudier alors que nous ne ressentons absolument pas l’objet de la recherche, et plus nous l’étudions plus nous acquérons un nouveau sens, et de là, commence la deuxième étape dans la recherche du monde supérieur et de la force le gouvernant- la sagesse de la Cabale elle-même. En fait, la première étape n’était qu’un stade préparatif, comme toute profession dans ce monde que nous désirons faire, nous devons auparavant l’étudier avant de l’appliquer concrètement. 

L’obligation de transmettre la méthode de perception

Selon la loi générale de la nature, chaque homme est tenu dans ce monde, à la fin de son développement, de découvrir en lui le sixième sens, et de saisir par son intermédiaire toute la création. Conformément à ce but fixé par la création, un groupe de cabalistes a plusieurs obligations:

-Enseigner à leur peuple la méthode de développement du sixième sens.

-Que tout ce peuple transmet à l’humanité cette méthode.

C’est parce que nous ne mettons pas en œuvre cette mission que l’antisémitisme existe, tel est l’argument qu’invoquent les nations du monde vis à vis d’Israël qui ne se comporte pas comme il faut, qui empêche le bien de régner, et qu’Israël en est coupable. Ce sentiment de culpabilité déguisée existe également chez les Juifs.

D’autre part, nous pouvons aussi dire que c’est précisément sur la base de la sagesse de la Cabale, dont les Juifs ont perdu la bonne perception et dont il en est resté une coutume, qu’est né le judaïsme- des rites de cultes populaires qui donneront plus tard naissance au christianisme et à l’islam.

C’est parce qu’il est resté dans le peuple des traces que leurs pères ont saisies, qu’il a transformé cette perception perdue en coutumes et rites de cultes visibles. Puis plus tard, les différents degrés de perception du monde ont également disparu amenant le peuple à ne plus savoir que leurs pères possédaient un niveau de perception autre du monde.

Le Baal HaSoulam décrit cela à travers la fable de l’homme qui arrive dans un lieu éloigné, et a oublié ou il habitait, jusqu’au jour ou lui tombe entre les mains un livre qui lui raconte l’histoire d’un pays lointain et enchanté. Alors il commence à se souvenir, qu’a priori, lui aussi vient de cet endroit. C’est ainsi, que nous devons nous aussi retourner à une perception du monde supérieur.

La bonne formulation de la sagesse de la Cabale

Jusqu’à nos jours, aucun scientifique cabaliste n’a réussi à découvrir la façon par laquelle il serait possible de présenter la sagesse de la Cabale au public pour que chacun puisse l’étudier, une façon qui permettrait d’expliquer méticuleusement chaque mot. Ce n’est que le dernier cabaliste du XX ème siècle, le Rav Yéhouda Ashlag (le Baal HaSoulam) qui a réussi à découvrir et expliquer dans ces écrits, la meilleure façon pour tous de parvenir au but de la création, cette façon se nomme «Derech haitlabchout». La découverte de cette méthode, n’enlève rien au crédit au Baal HaSoulam, même si elle est due au développement de notre génération et de son aptitude à parvenir à l’achèvement de la réparation (gmar tikoun).

Bien qu’il soit possible d’expliquer la sagesse de la Cabale en se servant des autres sciences, car elles existent au sein de la Cabale, la meilleure explication de cette science est par la formulation des lois du monde supérieur selon le rapport racine/ branche, cause/ résultat.

C’est en cela que le Baal HaSoulam a été le premier à expliquer la sagesse de la Cabale selon le rapport racine/ branche, cause/ résultat, et l’étude de la sagesse de la Cabale selon sa méthode nous permet de comprendre tous les livres cabalistiques.

La perception de la sagesse de la Cabale

La perception de la sagesse de la Cabale se fait grâce à:

La compréhension du texte – notre monde s’étend devant le chercheur, mais c’est à lui de le découvrir et nécessite beaucoup d’assiduité pour le comprendre, afin qu’il voit tout de ses propres yeux.

Ressentir le texte – en plus du savoir, un attribut particulier compose les textes cabalistiques, qui permet à celui qui les étudie de pénétrer progressivement et de ressentir le monde supérieur, bien qu’il ne comprenne pas encore ce qui y est écrit.

 

 

   
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