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Introduction au livre « De la bouche d’un sage »

Les livres et les auteurs nous disent que l’étude de la sagesse de la Kabbale est un devoir absolu pour quiconque d’Israël. Et si l’homme étudie toute la Torah et connaît la Mishna et la Guémara par cœur, et qu’il est également plein de vertus et de bonnes actions plus que ses contemporains, mais n’a pas appris la sagesse de la Kabbale, il doit se réincarner et revenir dans ce monde pour apprendre les secrets de la Torah et la sagesse de la vérité. Ceci se retrouve en plusieurs endroits dans les écrits de nos sages.

C’est ce que Le Zohar écrit dans l’explication du Cantique Des Cantiques, expliquant le verset : « Si tu ne sais pas, Ô plus belle d’entre les femmes », ce que nos sages ont commenté comme étant une âme se présentant devant le Trône après le décès de l’homme.

Le Saint béni soit-Il lui dit : « Si tu ne sais pas, Ô plus belle d’entre les femmes ». Bien tu sois la plus belle d’entre les femmes et vertueuse en bonnes actions plus que toutes les âmes, si tu n’a pas la connaissance des secrets de la Torah, « Sors sur les traces du troupeau », quitte cet endroit et ne revient jamais dans ce monde. « Et nourrit tes petits, près de la tente des bergers, » va aux séminaires et apprends les secrets de la Torah de la bouche des disciples de nos sages.

Nous devons comprendre leurs mots, qui conditionnent la perfection de l’homme dans l’étude de la sagesse de la vérité. Apparemment, en quoi est-ce différent des autres paroles de la Torah révélée ? Nous n’avons trouvé nulle part qu’il est obligatoire de comprendre tous les sujets de la Torah, et que l’on ne sera complet si un seul sujet de la Torah est manquant. De plus, nos sages disent aussi : « l’étude n’est pas l’essentiel mais c’est l’acte », ainsi que « L’un fait beaucoup, l’autre peu, du moment qu’ils dirigent leur cœur vers les cieux, », et il y a de nombreux autres dictons semblables.

Pour atteindre la profondeur de ces mots, nous devons d’abord comprendre ce qui a été écrit de nombreuses fois dans Le Zohar et les Tikounim (Corrections du Zohar), avec sagesse et grâce: « La Torah, le Saint béni soit-Il, et Israël, sont un. » Ceci semble très déroutant.

Avant d’élucider ces mots, je dois vous avertir que nos sages ont défini une grande règle pour nous, à propos de tous les noms sacrés et appellations dans les livres. C’est leur règle d’or :  « Ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom. »

Interprétation : nous savons qu’il n’y a pas la moindre pensée ni perception en Lui, comme il est écrit dans l’article « Elie commença » dans le début des Tikounim du Zohar. Pour cette raison, même la pensée du « Soi » du Seigneur est interdite, a fortiori la parole.

Tous les noms dont nous L’appelons ne se réfèrent pas à Son Soi, mais seulement à ses lumières, qui se diffusent de Lui vers les inférieurs. Même le nom sacré, Ein Sof (Infini), présent dans les livres de Kabbale, est également considéré comme la lumière qui se diffuse de Son Essence.

Mais puisqu’Il a défini que Sa Lumière, qui se diffuse de Son Soi, sera atteinte par les inférieurs comme Ein Sof, nous la définirons donc par ce nom. Pourtant, ceci ne se réfère pas à Son Essence, puisqu’il n’y a absolument aucune perception ou pensée en Lui. Donc, comment Le définir par un nom et un mot, puisque tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom ?

Tout novice dans la sagesse de la vérité doit considérer la grande règle ci-dessus avant toute lecture d’un livre de Kabbale, qui veut que la pensée soit interdite dans Son Soi, puisqu’il n’y a aucune perception en Lui, pas la moindre. Donc, comment Lui donner un nom ou un mot, qui indiquerait l’atteinte ?

Toutefois, il y a une grande Mitsva à demander et rechercher Ses illuminations, qui se diffusent de Lui, qui sont tous les noms sacrés et appellations apportés par les livres. C’est un devoir absolu pour quiconque d’Israël que d’étudier et de comprendre les secrets de la Torah et toutes les voies de Son abondance aux inférieurs, qui sont l’essentiel de la sagesse de la vérité et la récompense future des âmes.

Il est écrit dans les paroles de nos sages, dans Le Zohar, et les Tikounim, que tous les mondes supérieurs et toutes les saintes Sefirot des cinq mondes AK et ABYA ont été préparés d’avance en quantité et en qualité pour compléter les enfants d’Israël. Il en est ainsi parce qu’une âme d’Israël est une partie de Dieu et « La fin d’une action est dans la pensée préliminaire. »

Il advint dans Sa simple volonté de faire plaisir avec la récompense pour leur labeur. Et pour cette raison, toute la réalité s’est diffusée devant Lui par voie d’une séquence de causes à effet dans la descente des degrés à travers les mondes d’AK et ABYA.A la fin, elles suscitèrent deux discernements revêtus l’un de l’autre : l’âme venue des dissimulations des hauteurs, qui se diffuse et habille le corps physique.

L’essence de la réalité s’est diffusée jusqu’au dernier degré, qui est le corps physique avec une âme. De même, l’enchaînement s’est fait par voie de cause à effet, liée à l’essence de l’existence de la réalité, qui est  les voies de Son abondance qui descend par degrés.

Donc, la lumière supérieure est la plus haute de toute et se diffusera à la fin pour venir à l’âme habillée dans corps physique dans ce monde, comme il est écrit : « car la terre sera remplie de la connaissance du Seigneur, et aucun homme n’enseignera plus à son prochain, et aucun homme à son frère de connaitre le Seigneur, car ils Me connaîtront tous, du plus petit au plus grand. »

Il est écrit par nos sages et dans le Livre du Zohar : « Toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il. » Toutes les histoires et les lois et les phrases, toutes sont Ses noms sacrés.

D’après ce qui a été expliqué ci-dessus, à savoir que « tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom, » vous comprendrez pleinement le sens des noms sacrés du Saint béni soit-Il. Ce sont les atteintes qui se diffusent de Lui vers Ses serviteurs, les prophètes et les justes, chacun selon ses mérites, comme il est écrit, » Nous sommes distincts, moi et Ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. »

Cette différence nous vient de la réception de la Torah et de l’accomplissement des Mitsvot, au début seulement de la manière révélée, dont le mérite est de purifier nos corps et d’accroître nos âmes au point que nous devenions dignes d’atteindre toute la Torah et ses Mitsvot comme Ses Noms. C’est toute la récompense prévue pour les âmes dans le futur. Toutefois, dans ce monde également, comme il est écrit dans la Guémara,  « Tu verras ton monde dans ta vie ».

Ceci nous explique pourquoi il appelle les 613 Mitsvot 613 conseils dans plusieurs passages du Zohar, et dans de nombreux autres passages du Zohar il appelle les 613 Mitsvot « 613 dépôts ». C’est ainsi parce qu’au début, l’homme doit garder la Torah et les Mitsvot afin de purifier son corps et accroître son âme. A ce moment, les 613 Mitsvot sont 613 conseils pour lui, des « avis » qui visent à purifier graduellement et à être récompensé de venir devant le Roi, et recevoir la Lumière de son visage. C’est parce que garder la Torah et les Mitsvot le purifient progressivement, jusqu’à ce qu’il soit récompensé de la lumière du visage du Roi.

De même il est écrit dans la Guémara : « Le Saint béni soit-Il ne se soucie pas de savoir si l’on abat à la gorge ou si l’on abat à la nuque ? Mais la Torah et les Mitsvot nous ont été données seulement pour purifier Israël. »

Toutefois, après avoir été suffisamment purifié pour mériter la lumière du visage du Roi, les yeux et l’âme s’ouvrent et il est récompensé en atteignant les 613 lumières sacrées trouvées dans les 613 Mitsvot. Ce sont Ses noms sacrés, ceux que l’on peut atteindre.

En accomplissant chacune des Mitsvot, il prend une partie de la lumière déposée dans cette Mitsva, puisque la Mitsva est un Kli (récipient) dans lequel la lumière est habillée, c’est-à-dire un nom sacré qui appartient spécifiquement à cette Mitsva. C’es la signification de « La Mitsva est une bougie et la Torah – la lumière. »

A ce moment, il appelle les 613 Mitsvot « 613 dépôts ». C’est comme si quelqu’un déposait des pierres précieuses dans un récipient et disait à sa bien-aimée : « Prends ce Kli pour toi-même mais garde-le des voleurs et des cambrioleurs. » Donc, ils ne parlent que du récipient, mais son intention principale est les pierres précieuses déposées dedans.

Nous savons que dans les livres de Kabbale, le sens du Nom sacré« Le Saint béni-soit-Il » ou Koudsha Brikh Hou (le même nom en Araméen) écrit par nos sages et dans Le Zohar, vient de HaVaYah (Yod-Hey-Vav-Hey). Ce nom sacré contient tous les noms sacrés jusqu’au plus Haut que Haut. C’est pourquoi, nous apprenons que « La Torah et le Saint béni soit-Il sont un. » quoique les masses ne le voient pas dans la Torah, mais seulement des histoires, des phrases et des lois.

En vérité, j’ai déjà expliqué que « des pommes d’or dans des cadres d’argent » est la manière dont sont nommés les 613 dépôts, comme no sages l’ont dit, « toute la Torah est les noms du Saint béni soit-Il. » Donc, la Torah et le Saint béni soit-Il sont un.

Pourtant, il y a le général et le particulier, où le Saint béni soit-Il est la l’ensemble de tous les noms, et la lumière générale, et la Torah est divisée en 613 lumières. Il s’avère qu’elles sont toutes ensemble une, et sont le Saint béni soit-Il Lui-même.

Maintenant il nous reste à expliquer le discernement d’Israël. Tout d’abord, vous devez comprendre le sujet de la multiplicité de formes séparées dans la spiritualité, c’est-à-dire comment elles sont divisées et séparées et en quoi. Les choses matérielles sont séparées par un couteau ou autre, ou bien le temps et l’espace les séparent et les distinguent. Pourtant, ceci est impensable dans la spiritualité, dont nous savons qu’elle est au-delà du temps et de l’espace.

Toutefois, sachez que toute la différence dans la spiritualité entre les lumières supérieures est seulement dans la différence de forme. Par exemple, les âmes mentales des gens sont certainement divisées en âmes séparées. Chaque individu ayant une âme séparée.

Pourtant, la différence essentielle entre elles ne provient de rien d’autre que de la différence de forme, que l’âme de l’un est bonne, celle de l’autre est mauvaise ; une a acquis la sagesse, et l’autre la folie, etc. A ce propos nos sages disent, « comme leurs visages diffèrent l’un de l’autre, leurs opinions diffèrent l’une de l’autre. »

Maintenant nous pouvons comprendre que si tous les gens avaient des concepts et des penchants égaux, sans aucune différence, toutes leurs âmes seraient considérées comme une âme. Sa valeur serait comme la lumière du soleil : la lumière habille tous les habitants du monde, pourtant nous ne discernons nulle part qu’il y ait des formes séparées dans la lumière du soleil. Pareillement, une âme conceptuelle habillerait de nombreux corps, puisque les lieux ne séparent aucunement dans les questions spirituelles s’il n’y a pas de formes séparées dans leurs qualités.

Maintenant, regardons de plus près : nous savons que la signification des âmes des enfants d’Israël est qu’elles sont une partie de Dieu. L’âme s’est déroulée  par voie de cause à effet et est descendue de degré en degré jusqu’à ce qu’elle soit apte à venir dans ce monde et se revêtir dans  ce corps grossier.

 

En observant la Torah et ses Mitsvot, elle remonte de degré en degré jusqu’à ce que son niveau soit complété et qu’elle soit apte à recevoir sa récompense. Cela lui a été préparé à l’avance, à savoir atteindre la sainte Torah au moyen des noms du Saint béni soit-Il, qui sont les 613 dépôts.

Maintenant vous voyez de vos propres yeux que « La Torah et Israël sont un. » Et la seule différence entre la Torah et l’âme est due à la différence de forme de l’âme, qui s’est réduite à une très, très petite lumière, et la Torah est lumière Simple qui se diffuse de Son Essence, dont la sublimité est sans fin, comme il est écrit « La Torah et le Saint béni soit-Il sont un. »

Toutefois, lorsque l’âme est complète dans sa pleine dimension et reçoit la Torah au moyen de Ses Noms, c’est-à-dire atteint toute la lumière déposée dans la Torah et les Mitsvot, vous voyez que, dans tous les cas, la lumière de l’âme est égale à la lumière de la Torah. C’est parce qu’elle a déjà atteint toute la lumière dans la Torah.

Elle est encore considérée incomplète tant qu’il y a un déficit dans l’atteinte d’une petite et subtile partie de la lumière générale de la Torah. C’est parce que toute sa lumière a été préparée pour les âmes, comme je l’ai expliqué plus haut, « Tout ce que nous n’atteignons pas, nous ne le définissons pas par un nom. »

Et puisque la lumière a été préparée pour que les âmes l’atteignent, et que l’âme ne l’a pas atteinte en entier, elle est donc incomplète, comme dans « Je garderai toute la Torah sauf une chose. Certainement, il est un méchant complet »

Toutefois, vous pouvez en dire autant du respect de la Torah et des Mitsvot dans l’atteinte des 613 dépôts. Elle est incomplète s’il lui manque même une chose, grande ou petite.

Donc, à la fin elle arrivera à la perfection complète, à savoir atteindre toute la lumière de la Torah. A ce moment, il n’y aura plus de différence de forme entre la lumière de l’âme et la lumière de la Torah en aucune manière. Ainsi vous trouvez, avec grâce, que « La Torah et Israël sont un, » littéralement.

Parce qu’il n’y a pas de différence de forme entre les deux, ils sont littéralement un. Et puisque nous avons déjà prouvé que « Le Saint béni soit-Il et la Torah sont un, » et ici nous avons prouvé que « La Torah et Israël sont un, » il est par conséquent évident que « La Torah et le Saint béni soit-Il et Israël sont un. »

De ce qui précède, vous trouvez qu’il y a deux parties dans la Torah et les Mitsvot :

     A. La Torah et les Mitsvot telles qu’elles apparaissent à tous, c’est-à-dire le respect des Mitsvot et l’étude de la Torah par les 613 conseils. Ceux-ci ont le pouvoir de purifier et  nettoyer le corps, et accroître la vertu de l’âme, pour être digne et mériter de recevoir le lumière du visage du roi vivant, comme lorsque l’âme  était dans sa racine, avant qu’elle ne diminue et ne vint dans ce bas corps en ce bas monde.

     B. L’observance des Mitsvot et l’étude de la Torah, par les 613 dépôts à savoir la question d’atteindre Ses Noms et toute la récompense des âmes.

Le mérite de cette deuxième partie sur la première est comme le mérite du Ciel sur celui de la Terre. C’est parce que la première partie n’est que préparation, et la seconde est la vraie complétude et le dessein de la Création.

Ceci explique la question susmentionnée sur les paroles de nos sages, que si quelqu’un excelle dans la Torah et les bonnes actions plus que ses contemporains, s’il n’a pas appris les secrets de la Torah et la sagesse de la vérité, il doit se réincarner et revenir dans le monde.

Nous avons demandé, « Quelle est la différence entre ce sujet de la sagesse de la vérité et les autres sujets dans la Torah ? » Nous n’avons trouvé nulle part que l’homme soit obligé de s’engager dans tous les sujets de la Torah. Au contraire, nous avons trouvé des oppositions à cela en de nombreux endroits, tels que, « L’un fait beaucoup, l’autre peu, du moment qu’ils gardent leur cœur orienté vers le Ciel, » et aussi, « Ce n’est pas l’étude qui est l’essentiel, mais l’acte. »

Maintenant la question est clarifiée – toute la partie de la Torah révélée n’est que préparation pour devenir digne et mériter d’atteindre la partie dissimulée. C’est la partie dissimulée qui est la vraie complétude et le dessein pour lequel l’homme est créé.

Donc, il est clair que si la partie dissimulée est manquante, même si quelqu’un garde la Torah et observe ses commandements dans la partie révélée, il devra quand même se réincarner dans ce monde et recevoir ce qu’il devrait recevoir, à savoir la partie dissimulée, par les 613 dépôts. Ce n’est qu’en cela que l’âme est complétée, comme le Saint béni soit-Il l’a prédéterminé pour elle.

Par conséquent vous voyez l’absolue nécessité pour quiconque d’Israël, quoi qu’il arrive, de s’engager dans l’intériorité de la Torah et ses secrets. Sans cela, l’intention de la création ne sera pas complétée en lui.

C’est la raison pour laquelle nous nous réincarnons, une génération va et génération vient jusqu’à notre génération, qui est le résidu des âmes dans lesquelles l’intention de la création n’a pas été complétée, car elles n’ont pas été récompensées d’atteindre les secrets de la Torah dans les générations précédentes.

Pour cette raison, il est dit dans Le Zohar : « Les secrets de la Torah et ses mystères sont destinés à être révélés au temps du Messie. » Il est clair pour quiconque comprend, que puisqu’ils complèteront l’intention de la Création, ils seront récompensés de la venue du Messie. Donc, inévitablement, les secrets de la Torah seront ouvertement révélés parmi eux, puisque si la correction est empêchée, ils seront obligés de se réincarner.

Ceci vous expliquera ce que nous devrions demander à propos de cette interprétation en général, car qui suis-je et qui sont mes pères, pour avoir été récompensé de faire cette interprétation pour élargir la connaissance des secrets cachés dans Le Zohar et les écrits du Ari ? De plus, pourquoi n’avons-nous jusqu’à présent trouvé personne d’autre pour interpréter cette sagesse aussi ouvertement que moi ?

D’après ce qui est susmentionné, vous comprendrez que notre génération est vraiment au temps du Messie, et nous nous trouvons tous au seuil de la correction complète, et le seul empêchement est l’abandon de la sagesse de la vérité dans cette génération dû à la difficulté de la langue et la dispersion des questions.

S’ajoutent à cela la petitesse de l’esprit et les troubles abondants dans notre génération. Donc, comme le Seigneur désire hâter la rédemption de nos âmes, Il a donné à ma main le privilège de dévoiler la mesure de cette interprétation, et la Volonté de Dieu a trouvé le succès dans ma main.

Et j’ai une autre raison pour faire cette interprétation ouverte, comme il est écrit dans Le Zohar,  « On doit apprendre un peu, même de l’absurdité, » comme il est écrit, « l’avantage de la lumière sur l’obscurité. »

Après avoir terminé mon temps dans la ville de Varsovie dans l’état de Pologne, confiné dans ma chambre, sans rien à faire dans l’obscurité de mon environnement, j’ai été béni de m’installer dans la ville sainte de Jérusalem.

Et quand j’allais parmi les gens ici, j’ai vu la pauvreté de mon peuple, la pauvreté de leur esprit. Leur rire fou sonnait comme des casseroles sous la ville à mes oreilles, se moquant et piétinant le cœur et l’âme de nos désirs, calomniant le Seigneur, Sa Loi, et Son peuple d’une voix forte, sans aucune sagesse, compréhension et connaissance de toute la sagesse de la Kabbale. Plutôt, c’est une compilation de mots et de noms, pas de sens ni de morale, seulement des mots littéraux.

C’est un privilège que de discuter oisivement dans le texte écrit avec la foi complète que ce sont des choses sacrées, et que le but de la Création sera accompli sur nous. Et quand ceux qui s’engagent dans les textes littéraux avec une foi complète seront plus nombreux, le Roi Messie viendra immédiatement, car par cela la correction totale sera accomplie, et rien d’autre n’est nécessaire.

Finalement j’ai rencontré les plus connus d’entre eux, des gens qui avaient passé des années à se plonger dans les écrits du Ari et Le Zohar. Ils ont si bien réussi qu’ils sont devenus érudits et connaisseurs de tous les écrits du Ari.

Ils ont la réputation d’être les personnes les plus saintes du pays. Je leur ai demandé s’ils avaient étudié avec un Rav qui avait atteint l’intériorité des questions. Ils me répondirent : « Ciel, non ! Il n’y a pas la moindre intériorité ici, mais des textes précis, qui nous ont été donnés, et rien de plus, Dieu préserve. »

Je leur ai demandé si le Rav Haim Vital avait atteint l’intériorité des questions. Ils me répliquèrent : « Il n’a certainement rien atteint de plus que nous. » Je leur ai alors posé demandé à propos du Ari lui-même. Ils me répondirent : « Il ne connaissait certainement pas plus l’intériorité que nous, et tout ce qu’il savait, il l’a transmis à son disciple, le Rav Haim Vital, et ainsi c’est arrivé jusqu’à nous. »

Je me suis beaucoup moqué d’eux : « Comment alors furent composées les questions dans le cœur du Ari, sans compréhension ni connaissance ? » Ils me répliquèrent : « Il a reçu la composition de ces questions de Elie, et il connaissait l’intériorité, puisque c’est un ange. » Alors ma colère se déversa sur eux, car ma patience en leur présence touchait à sa fin.

Et quand je vis que leur folie avait trouvé des racines chez pratiquement tous ceux qui s’engageaient dans cette sagesse à cette époque, malheur aux oreilles qui entendent ainsi, « Forcera-t-il même la reine à se présenter devant moi dans la maison ? »

Le Saint Zohar a déjà pleuré amèrement le déni des pécheurs dans leurs âmes, disant qu’il n’y a  pas de secrets intérieurs dans la Torah, comme il est écrit dans la Parachat Vayerah : »La Torah est-elle venue nous montrer des histoires et des chroniques ? De telles histoires et chroniques se trouvent aussi parmi les nations. » Nos sages disent qu’ils arrachent les plantations, car ils ne prennent que Malkhout.

Que diraient les auteurs du Zohar à la vue de tels pécheurs, niant qu’il y ait connaissance et sagesse dans les mots du Zohar et dans la sagesse de la vérité elle-même ? Ils disent à propos des secrets de la Torah qu’il n’y a pas de connaissance ni de perception révélées dans ce monde, mais seulement des mots vides. Ainsi, ils sont venus conquérir la Sainte Divinité à l’intérieur du palais du Roi. Malheur à eux, car ils ont fait du mal à leurs âmes.

Nos sages ont dit que la Sainte Torah pleure devant le Saint béni soit-Il : »Tes fils ont fait de Moi une chanson dans les maisons publiques. » Mais ils ne font même pas de la Torah un semblant de chanson, seulement des mots effrayants pour tout auditeur qui provoque mépris et colère.

Qui plus est, ils veulent être récompensés comme Pinéhas, disant qu’ils le font en pleine foi. Il est écrit à leur propos: « Etant donné que ces gens s’approchent et avec leurs bouches et avec leurs lèvres ils M’honorent, mais leur cœur est loin de Moi, » et c’est la raison de la destruction du Premier Temple.

Le diable danse toujours parmi nous, précisément au temps du Messie, le temps de la fin des secrets de la Torah. Le zèle du Seigneur des armées est venu comme du feu qui ne s’éteindra pas dans mes os. Pour cette raison, un réveil m’a été donné pour dévoiler la robe au point qu’ils sauront qu’il y a de la sagesse en Israël.

C’est une des raisons principales qui m’a fait venir à cette explication. Vous devez comprendre que dans chaque dessein et dans chaque but est d’une extrême simplicité. Toute la répartie, l’intelligence, et les maints questions se forment pendant la préparation, jusqu’à ce que le but soit atteint. Par exemple, si quelqu’un désire s’asseoir dans une maison, il a besoin d’intelligence et de connaissance dans le plan, l’artisanat et dans la qualité et la quantité des pièces et des biens.

Le but final est une chose simple – y habiter. C’est la signification des mots « selon la beauté d’un homme, demeurer dans la maison. » C’est une pensée simple, sans concept ni prolifération, et sans répartie, mais une simple volonté.

Sachez que toutes les sophistications dans la connaissance sont en majorité des erreurs qui devraient tomber devant la vérité. Pourtant, la vérité elle-même est simple, sans répartie.

Il y a un secret en cela, étant principalement le mur de fer qui nous sépare de notre Père qui est aux Cieux : Il y a des choses qui sont cachées en raison de leur grande hauteur et profondeur, et il y a des choses qui sont cachées à cause de leur extrême subtilité, comme des mouches dans l’air, trop minces pour être vues.

Puisque Sa lumière est une lumière si simple que l’esprit humain ne sent qu’une portion minuscule de quelque chose, ne la perçoit simplement pas. C’est comme les choses plus petites que cette mesure, qui demandent un outil pour être vues.

Il en est ainsi parce que quoique l’on ne perçoive pas toute la profondeur de la hauteur et toute la profondeur de la largeur, on peut néanmoins en percevoir une approximation. Toutefois, avec les choses subtiles, elles semblent ne pas exister du tout, puisque vous n’en atteignez même pas la plus petite partie.

 

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