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La Nation

Publié à Jérusalem le 5/6/1940

 

Sommaire

Notre objectif

L’individu et la Nation

Le nom de la Nation, la langue et le pays

Critique du marxisme au regard de la nouvelle réalité et la solution à la question de l’unité de la nation sur son évolution

Questions actuelles

Forum public

 

Notre objectif

 

Ce journal « la Nation » est une nouvelle publication dans la communauté juive, un journal qui se veut être « entre les clivages ». Et si vous vous demandez quelle est la signification d’un journal « entre les clivages », comment définir un journal qui puisse servir tous les partis ensembles malgré leurs divergences et orientations différentes ?

C’est pourquoi, c’est une parution qui est publiée dans une période critique, où de grandes souffrances et des menaces sévissent parmi les nations du monde sous l’influence d’un parfum de haine, elles veulent nous exterminer de la surface de la terre, une menace d’anéantissement de millions de nos frères dont le nombre est déjà en déclin. Leur penchant sadique ne s’est pas assouvi, et une double catastrophe se profile et nous ne pourrons pas nous duper, et nous dire que tout ceci n’est qu’un phénomène passager, transitoire comme nous l’avons fait au cours de l’histoire, lorsque un peuple se déchaînait contre nous, nous lui avons trouvé un remplaçant dans un autre pays.

 

Mais actuellement, la situation est vraiment différente, car non seulement ils nous ont frappé aux quatre coins du monde, mais même les nations les plus civilisées nous ont fermées leurs portes, sans le moindre sentiment de pitié ni de miséricorde. Cette cruauté est sans précédent dans toute l’histoire de l’humanité, elle n’exista même pas aux périodes les plus barbares.

La chose est claire, si on ne croyait pas au miracle, en tant qu’individu ou en tant que nation, notre existence se trouverait sur le plateau d’une balance entre la vie et la mort. Et notre salut est de trouver le stratagème requis, c'est-à-dire, ce même est grand stratagème que l’on ne peut trouver qu’en période de danger se rapprochant, et qui par sa force obligerait le plateau à pencher en notre faveur- nous donner ici un abri sûr à tous nos frères de la Diaspora, qui unanimement disent que c’est le seul lieu de salut possible ces temps ci.

Ainsi un chemin de vie pourrait s’ouvrir à nous pour continuer à exister d’une façon ou d’une autre malgré ces abominations. Et l’heure est grave et si nous ne nous levons pas tous ensemble, et ne faisons pas de grands efforts requis en période de danger pour nous assurer de rester en Israël, alors les faits devant nous sont très menaçants, car les choses se développent selon la volonté de nos ennemis qui disent qu’il faut nous exterminer de la surface de la terre.

Il est également clair que le grand effort que nous devons faire et dont le chemin est tracé et qu’il faut une union puissante et solide comme un roc dans toutes les couches de la nation sans aucune exception. Et si nous ne faisons pas bloc tous unis face aux grandes puissances sataniques qui se trouvent sur notre chemin, notre espoir se révélera perdu d’avance.

Et après tout cela, chacun de nous et chaque parti politique se cachera derrière ses acquis et fera tout pour les garder précieusement sans vouloir renoncer à quoique ce soit et en aucune façon ils ne pourront, ou pour être plus précis, ne voudront pas parvenir à une union nationale comme le demande cette période critique. C’est ainsi que nous nous enfonçons dans une indifférence comme si rien n’était arrivé.

Essayez donc de vous imaginez, à l’heure où une nation nous montre la porte, comme d’habitude dans ces périodes là. Il est parfaitement clair que personne n’oserait montrer une quelconque appartenance politique car le problème est que tous ensemble mettions la main à la pâte, soit se défendre soit plier bagage et fuir, par terre ou par mer. Si seulement nous ressentions le danger comme une réalité alors, nous aussi comme eux, sans aucun doute, nous nous serions unis comme il se doit, sans aucune difficulté.

Dans ces circonstances, un petit groupe de personnes toute tendances confondues s’est réuni ici, des gens qui sentent planer une menace sur eux comme si elle s’était déjà matérialisée et ont décidé de prendre l’initiative d’éditer ce journal, qui selon eux est un moyen sûr de transmettre leur sentiment à tout le peuple, à tous les partis politiques et courants idéologiques sans exception. C’est ainsi que les oppositions et partisans étroit d’esprit seront effacés ou pour être plus juste, ils se tairont et feront une place à ce qui existait avant et tous ensemble nous pourrons nous unir en un seul corps robuste, capable de se défendre seul dans cette période cruciale.

Et même si ce danger est connu de tous, comme il nous est connu, apparemment cette information ne s’est pas encore diffusée dans tout le public, dans toute sa mesure. Car si nous l’avions ressenti, ils auraient depuis longtemps renoncé aux vieilles querelles partisanes avec la même intensité qui empêcha d’unir nos rangs et si ce ne fut pas le cas jusqu’à présent, c’est parce que ce sentiment n’est pas encore partagé par tous.

C’est pourquoi nous avons décidé de publier ce journal, pour nous tenir sur nos gardes et nous avertir des troubles et que le public les comprenne jusqu’à faire taire tous ceux qui engendrent la séparation, et pouvoir faire face à nos ennemis en rangs unis et pour lui donner à temps une réponse adéquate.

Qui plus est, nous sommes certains qu’Israël ne disparaîtra pas et qu’il existe encore parmi nous des penseurs de cœur capables de nous apporter un programme couronné de succès qui unira toutes les factions de la nation. Par expérience, nous avons appris que c’est précisément ces citoyens assis dans le coin qui ne sont pas écoutés. C’est pourquoi, nous voulons donner une rubrique dans ce journal à tout un chacun qui détient une solution garantie pour l’union nationale et la publier et la faire entendre au plus grand nombre.

En plus de tout ce qui a été écrit ci-dessus, notre intention en publiant ce journal est de défendre notre ancienne culture, qui s’est développée au cours de milliers d’années bien avant la destruction de notre terre et de notre départ en exil et de la nettoyer des choses qui se sont accumulées au cours des années en exil parmi les peuples- pour qu’ils reconnaissent en elles le caractère juif pur comme autrefois.

Il en résultera une utilité d’une plus grande importance, car nous pourrons trouver un chemin pour connecter notre actuelle Diaspora à cette glorieuse période et cesser d’alimenter ces vignobles étrangers.

 

L’Individu et la Nation

L’homme est une créature sociale, il ne peut pas satisfaire ses besoins vitaux sans l’aide d’autrui, c’est pourquoi la participation de tous est la condition nécessaire pour lui permettre de vivre. Ici, il n’est pas question de recherche au sein des peuples et il suffit de d’étudier la réalité telle qu’elle se présente à nous. Le fait est que le particulier est impuissant et ne parvient pas à satisfaire ses propres besoins, il a donc besoin d’une vie sociale –D’où la nécessité pour les particuliers de se joindre à une seule union, nommée « Nation » ou « Etat » dans laquelle chacun s’engage dans sa profession : agriculteurs, artisans etc.… ils établissent entre eux des relations commerciales. C’est ainsi que s’enrichit la nation, et chaque individu reste avec sa particularité dans sa vie matérielle et sa vie culturelle.

En observant la vie, nous voyons que le processus d’une nation ressemble vraiment à celui d’un particulier et le rôle de chacun dans la nation équivaut aux rôles des organes d’un corps. Ainsi dans le corps humain, les organes sont tenus de vivre en complète harmonie les uns avec les autres : les yeux voient, le cerveau avec leur aide pense et conseille alors que les mains travaillent ou luttent et les jambes marchent etc.… chacun se tient prêt et attend son rôle. Il en est de même pour les organes qui sont le corps de la nation : les conseillers, les employeurs, les travailleurs, les dirigeants etc.…doivent eux aussi agir entre eux en complète harmonie, pour que la nation ait une vie normale et une existence assurée.

 Comme la mort naturelle d’un individu est le résultat d’absence d’harmonie entre les organes, idem pour la nation, son déclin naturel résulte d’un obstacle précis dans ses membres, comme les sages en témoignent (Tossafot, Baba Metsia, chapitre 2) « Jérusalem fut détruite à cause de la haine gratuite existant à cette génération » et la nation agonisa et mourut et ses membres se dispersèrent dans toutes les directions.

C’est pourquoi c’est une condition nécessaire pour chaque nation d’être très unie intérieurement, pour que tous ses membres soient liés les uns aux autres par un amour instinctif. Ce n’est pas tout, chaque individu doit ressentir son bonheur comme étant celui de la nation, et que sa décadence est celle de la nation. Mais il doit aussi être prêt à transmettre toute sa personne à la nation en temps voulu. Si tel n’est pas le cas, leur droit d’exister en tant que nation dans le monde se révèle caduque.

Cela ne signifie pas que chaque individu de la nation, sans exception, doit vivre ainsi, mais cela veut dire que les citoyens de cette nation, qui sentent ladite harmonie, sont ceux qui font la nation et en fonction de leur qualité nous pouvons mesurer le degré de bonheur de la nation et sont droit d’exister.

Et après avoir trouvé une somme suffisante de particuliers pour permettre à la nation d’exister, alors nous pouvons trouver en son sein un certain nombre de membres moins performants qui ne sont pas connectés au corps de la nation. La base est déjà sûre et garantie sans eux.

C’est la raison pour laquelle, nous ne trouverons pas dans les temps anciens des unions ni des sociétés sans rapprochement familial entre ses membres – car ce même amour primitif nécessaire à l’existence de la société ne se trouve que dans les familles, qui sont les enfants d'un seul père.



Cependant avec le développement des générations, des sociétés se sont connectées sous le terme « d’état », j’entends par là, sans aucun lien familial racial, dont le seul lien avec l’état n’est plus un lien naturel primitif mais découle d’un besoin réciproque dans lequel chaque particulier s’unit avec autrui en un seul corps, qui est l’état. Cet état défend de toutes ses forces son entité, et les biens de tous les individus.

Cependant, cette transition, où les générations passent de nation naturelle à un état artificiel, c'est-à-dire d’un lien d’amour primitif à un lien d’amour d’intérêt réciproque, n’enlève en rien toutes les conditions obligatoires d’une nation naturelle, raciale. La loi est que chaque individu en bonne santé contrôle entièrement ses membres, basée sur l’amour, parce que les organes obéissent joyeusement sans craindre une punition, l’Etat quant à lui, doit au niveau des besoins économiques contrôler tous les individus - basé sur l’amour et le dévouement instinctif des particuliers envers le public. C’est la puissance la plus commode, suffisante pour faire bouger les individus pour les besoins du public.

Par contre, le contrôle basé sur la contrainte et les punitions est une force trop faible pour faire avancer suffisamment l’individu pour préserver les besoins du public. De même le public s’affaiblira et ne pourra pas faire face à ses obligations, protéger et défendre le corps de l’individu et ses biens.

Ici nous ne parlons pas de la forme de gouvernement de l’état, qu’il soit autocratique, démocratique ou fédéral, cela ne change en rien le principe de l’établissement de la force d’union sociale. Il ne pourra pas être établi et encore moins exister, sauf par un lien d’amour social.

C’est une honte d’admettre qu’un des mérites les plus précieux et le plus importants de tous, a été perdu au cours de notre exil : la perte de la reconnaissance nationale, ce sentiment naturel qui connecte et fait vivre toute nation. Les liens d’amour qui connectent la nation, qui sont si naturels et primitifs dans toutes les nations, se sont dégradés et se sont détachées de nos cœurs, se sont périmés et n’existent plus.

Le pire de tout, le peu qu’il reste en nous d’amour national n’est pas implanté en nous positivement, comme cela l’est chez toutes les nations, mais il existe en nous de façon négative : la souffrance collective éprouvée par chaque enfant de la nation, implante en nous une conscience et un rapprochement national. Nous sommes des frères qui souffrons.

C’est un facteur extérieur qui s’ajoute et fusionne également avec notre reconnaissance nationale naturelle, une sorte d’amour national étrange, pas naturel et incompréhensible émerge et étincelle du fait de ce mélange.

Et le plus important est qu’il n’est pas du tout digne de son rôle : la mesure de sa chaleur ne suffit que pour un enthousiasme éphémère mais sans la force ni la fermeté avec lesquelles nous pourrons être reconstruits comme une nation qui se suffit à elle-même. C’est parce qu’une qui union existe en raison de facteur extérieur, n’est pas du tout une union nationale



Dans ce sens, nous ressemblons à un tas de noix, unis de l’extérieur à un corps par un sac qui les enveloppe et les rassemble. Leur mesure d’unité n’en fait pas un corps uni et tout mouvement du sac, même infime, engendre une bousculade et une séparation entre elles. Ainsi à chaque fois, elles arrivent à de nouvelles unions et à des combinaisons partielles. Et tout cela vient du manque d’union naturelle entre elles. Toute leur force d’union provient d’un évènement extérieur, ce qui à nos yeux nous fait très mal au cœur.

En fait, l’étincelle nationale est encore gardée en nous dans toute sa plénitude, mais elle est diminuée et inactive. Elle a même été grandement endommagée par le mélange reçu de l’extérieur comme nous l’avons dit. Cependant cela ne nous enrichit pas encore, et la réalité est donc très amère.

Le seul espoir est de nous établir une éducation nationale avec de nouvelles bases, pour découvrir et rallumer l’amour national naturel estompé en nous, faire revivre par tous les moyens possibles les muscles nationaux qui ne fonctionnent plus en nous depuis des milliers d’années. Alors nous saurons que nous disposons d’une fondation naturelle et sûre pour reconstruire et continuer à vivre dans la nation, digne de se tenir comme toutes les nations du monde.

Telle est la condition préalable à tout travail et action, car au commencement, il convient de construire une fondation saine pour supporter le poids qu’elle veut porter. Ensuite la construction commence. Mais honte à ceux qui construisent un bâtiment sans des bases suffisamment solides. Non seulement ils ne construiront rien, ils se mettront en danger ainsi que ceux à proximité, et en cas de léger mouvement, toute la construction s’effondrera et ses pierres seraient dispersées dans toutes les directions.

Je tiens immédiatement à insister sur le point de l’éducation nationale, bien que mon intention soit d’implanter d’avantage d’amour entre les individus de la nation en particulier, mais également vis-à-vis de la nation toute entière en général, dans la plus grande mesure qui soit possible, cela ne ressemble aucunement au chauviniste ni au fascisme qui sont des sujets d’actualité et dont ma conscience est en entièrement exempte. Bien que le son de ces mots se ressemble, le chauvinisme est en fait un amour national exagéré dont les fondements sont en totale opposition, comme le noir l’est du blanc.

Pour comprendre facilement la différence entre eux, il convient de les comparer à l’égoïsme et à l’altruisme dans l’individu, car comme nous l’avons dit précédemment, le processus d’une nation ressemble en tout point à celui d’un particulier. Telle est la clef générale pour comprendre toutes les lois nationales sans dévier ni à droite ni à gauche d’un pouce.

Il est clair que la mesure d’égoïsme inhérent dans chaque créature est une condition obligatoire pour exister et sans lui, il ne serait pas séparé ni distingué de lui-même. Tout ceci ne se heurte aucunement avec la mesure d’altruisme dans l’homme. Il convient juste de stabiliser les fortes limites entre eux. La loi de l’égoïsme se doit d’être conservée dans toute sa mesure, mais uniquement quand elle touche l’existence minimale et pour ce qui est du surplus à cette mesure, la permission a été donnée d’y renoncer dans l’intérêt d’autrui.

Et bien sûr, quiconque agit ainsi sera considéré un altruiste hors du commun. En effet, celui qui renonce également à ses biens personnels minimaux dans l’intérêt d’autrui, menace sa propre vie, ceci n’est pas naturel du tout et il est impossible de vivre ainsi, sauf peut être une fois dans sa vie.

Cependant nous portons en horreur notre grand égoïsme, qui ne se soucie d’aucune façon de l’intérêt de son prochain, car il est la substance d’où viennent les voleurs, assassins et toutes sortes de mauvaises cultures. Tel est le cas dans l’égoïsme et dans l’altruisme national dans lequel l’amour national nous oblige aussi à nous imprégner de tous les membres de la nation dans le même mesure que notre propre amour égoïste individuel et nos besoins personnels, c'est-à-dire, suffisamment pour permettre le maintien de la nation en tant que nation, pour qu’elle existe. Et le surplus de la mesure minimale peut être consacré au bien être de l’humanisme, à toute l’humanité sans distinction de peuple ni de race.

A l’inverse, nous détestons complètement l’égoïsme national exagéré, commençant par des nations qui ne soucient pas de ses citoyens, jusqu’aux voleurs et les assassins des autres pays pour leur propre plaisir, ce qui est appelé le « chauvinisme ». Ainsi, ceux qui se retirent du nationalisme et deviennent cosmopolites se trompent à leur base, car le nationalisme et l’humanisme ne sont pas contradictoires.

Il en résulte clairement que l’amour national est le fondement de toute nation, comme l’égoïsme est la base de toute créature existante. Sans elle, il n’aurait pas pu exister dans le monde. De même l’amour national dans les individus de la nation est le fondement de  l’existence de toute la nation. C’est la seule raison pour laquelle elle continue ou cesse d’exister.

C’est pourquoi il doit être la première préoccupation lors de la résurrection d’une nation or il se trouve que cet amour n’existe pas actuellement en nous car nous l’avons perdu lors de notre errance parmi les nations du monde pendant deux mille ans. Seuls quelques uns se sont réunis ici et qui entre eux, n’éprouvent aucun amour national pur, mais un est connecté par une même langue parlée, l’autre par un même pays natal, un troisième par une même religion et le quatrième par une histoire commune. Ils veulent tous vivre d’après la mesure selon laquelle ils vivaient dans le pays dont ils proviennent et ne prennent absolument pas en compte qu’il y avait une nation basée sur ses propres membres avant qu’ils ne s’y intègrent et dans laquelle ils n’ont pas pris une part active dans le fondement de la nation.

Alors qu’en venant en Israël, où rien n’est pré organisé pour suffire à l’existence d’une nation par elle-même et où nous n’avons pas d’autre matériel national sur lequel la structure peut se reposer et dont nous n’en voulons pas. Mais nous devons faire entièrement confiance à notre propre structure. Comment faire cela quand il n’y a toujours pas de lien national naturel qui nous unira en vue de ce rôle ?

Et tels sont les liens fragiles : la langue, la religion et l’histoire, bien qu’elles soient des valeurs importantes, dont personne ne dénie le mérite national, elles sont néanmoins complètement insuffisantes pour nous reposer dessus, en tant que fondement pour l’existence d’une nation indépendante. En fin de compte, tout ce que nous avons ici est un rassemblement d’étrangers, descendants de cultures des soixante-dix nations, dont chacun se construit une scène d’après ses goûts et tendances et en fait il n’y a rien de naturel, ni de fondamental qui nous unira tous pour ne former qu’une seule masse.

Je sais qu’il existe une chose commune entre nous : fuir cet amer exil, c’est pourquoi c’est juste une union extérieure qui ressemble au sac retient les noix ensemble, comme nous l’avons rappelé ci-dessus. C’est la raison pour laquelle, j’ai dit qu’il faut que l’on s’organise une éducation spéciale, la plus large possible et faire pénétrer en nous le sentiment d’amour national, entre particuliers et entre l’individu et le public et redécouvrir l’amour national qui était implanté en nous depuis l’époque où nous étions  sur notre terre en tant que nation entre les nations.

Ce travail doit être prioritaire à tout autre, car en plus d’être le fondement, il donne également la mesure d’existence et de succès de toutes les autres actions que nous voulons entreprendre dans ce champ.

 

 

 

 

 

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