Leçon 1: Moi et la réalité qui m'entoure

Rav Michaël Laitman

 

  • Dans la réalité il y a deux parties: moi et ce qui est en dehors de moi.

  • L'état d'équilibre – quand mes sens extérieurs au monde et mes sens intérieurs sont en paix.

  • Je dois savoir qui je suis, quel est la nature du monde qui m’entoure et comment parvenir à l’équivalence de forme.

  • Est-ce que l’homme peut construire son existence?

  • Quelle est la loi générale de l’existence?

Chacun perçoit la réalité de façon sensiblement différente.

Lorsque nous étions enfants, il nous semblait que le monde était rempli de forces, de fantômes, comme dans les contes, et qu'il existait un monde que les adultes ne voyaient pas, mais qui était réels pour nous et faisait partie de notre réalité. Puis au fur et à mesure, ce monde imaginaire a disparu, même si 'il nous semble encore parfois qu'il existe toujours.

Nous cherchons à connaître le monde dans lequel nous existons, car sans cela, il est impossible de progresser, ni même de survivre, ni d’éprouver du plaisir. De façon générale, nous ne pouvons ignorer les questions qui proviennent de notre manque de connaissance du monde qui nous entoure, des questions telles que: où suis-je? Qui suis-je? Que suis-je exactement? Et de quoi demain sera-t-il fait? Pourquoi les choses sont ainsi faites?

L’homme s’interroge dans le but d’améliorer sa situation, ou bien par curiosité, ou parce qu'il cherche de façon active à comprendre le monde. D'une manière générale, ces questions nous poussent à comprendre la réalité dans laquelle nous vivons.

Nous analysons cette réalité tel un petit enfant qui cherche dans sa chambre à connaître ce qui l’entoure. Puis en grandissant, il se construit différents instruments et développe toutes sortes de moyens pour se connaître, ainsi que le monde qui l’entoure.

La réalité toute entière se divise en deux: d'un côté, moi et de l'autre, ce qui est en dehors de moi.

Certains affirment qu’il est préférable de rechercher en moi, de me développer intérieurement et de changer, ainsi le monde qui m'entoure changera. Je l’accepterai différemment, je serai plus calme et je verrai le monde comme meilleur. D’autres préfèrent rester comme ils sont, et adapter le monde à leur besoin, et nous c’est l'inverse. Cependant, nous voyons que d'une manière ou d'une autre, on ne s'en sort pas toujours le mieux du monde.

En vérité, la meilleure situation dans laquelle je m’accorde avec le monde qui m'entoure est de parvenir à un équilibre avec ce dernier. Quand je distingue qu’une seule chose existe au monde, que tout le monde me comprend et que tout le monde a le même désir que moi cela s’appelle l'équilibre. Il n’y a pas de situation plus parfaite que d’exister et de se sentir en équilibre avec le monde.

C’est comme le fœtus dans le ventre de sa mère, tout est fait pour qu’on s’occupe de lui, il n’y a pas besoin de lutter, ni de construire toutes sortes de défense, ni rien de tout cela. C’est en fait ce que nous recherchons.

Comment peut on arriver à cette situation? Cet état est appelé en sciences «homéostasie» avec l'environnement. Tout corps, végétal, animal et bien entendu l’homme tend vers cette situation. Laquelle, nous attire à différents degrés de conscience, de compréhension.

Pour savoir comment parvenir à l’équivalence de forme avec la nature, adhérer au monde environnent et pour savoir comment arriver à la situation dans laquelle, tous sauront et voudront la même chose que moi, pour qu’ils pensent comme moi et que personne ne s’oppose à moi, ne veuille faire entrer dans ma tête quelque chose de force ou me soutirer quoique ce soit par force ou que ce soit fait par amour, pour comprendre tout cela, j’ai besoin de savoir qui je suis, quelle est la nature du monde qui m’entoure et comment arriver à l’équivalence de forme. C’est ce vers quoi tend la sagesse de la Kabbale. Elle nous enseigne comment atteindre cette situation. Quand mes sensations extérieures et intérieures se retrouvent en équilibre, en paix..

Toutes nos recherches sur le monde et sur son fondement sont basées sur la science et nous ouvrent beaucoup de chemins, beaucoup de moyens, des instruments que nous développons, des méthodes et ainsi, d’année en année, de génération en génération, nous progressons de plus en plus dans notre compréhension.

Dans notre recherche, nous voyons que malgré notre désir d'arriver à la perfection, à la plénitude et au bien, nous parvenons à l’opposé, même avec des moyens qui sont de plus en plus développés d'année en année.

D’où vient le problème ? D'une part, tout le monde aspirent au bien, et si on pose la question à chacun d’entre nous, la réponse sera que c’est l'unique chose à laquelle aspire l’homme, et d'autre part, plus on progresse, plus on découvre notre incapacité à l'atteindre.

Le problème est que nous ne connaissons pas la réalité générale. Comment elle fonctionne, comment elle est construite et comment elle agit sur nous, pourquoi nous avons besoin de lui ressembler, de s’y unir, de s’y approcher et d’y adhérer?

Il nous manque des outils plus fins, plus précis. Plus nous examinons en profondeur la matière pour comprendre notre nature et celle du monde extérieur, moins nous arrivons à découvrir ce que la nature veut de nous et au nom de quoi elle existe, quel est le but de chaque cellule, de chaque partie de l’existence que nous sondons telle qu’elle est, tels les solides, les gaz, les liquides etc. et certains vont même jusqu’à analyser la constitution de la matière, les molécules, et les liens chimiques entre elles au niveau des atomes et de leur compositions.

La physique moderne découvre qu'au-delà d'un certain degré de matière, dans l'infiniment petit, la matière cesse d'exister, et à ce degré, nous ne savons plus avec précision ce qui ce passe. Non pas par manque d’instruments mais parce que fondamentalement, l’homme n’est pas apte à comprendre plus. Pourquoi? Si l'homme analyse sa relation à la réalité simplement, il observe que ce qu'il veut faire avec la réalité, il le fait. S'il approfondit un peu son analyse, il constate en fait que la réalité fait avec lui ce qu'elle veut. Et s'il pousse son analyse jusqu'au bout,, il commence à voir que c'est ni l'un ni l'autre, mais qu'en fait, il construit par lui-même la réalité, elle,est comme une copie de lui même.
Les chercheurs modernes parlent déjà de tout cela, et ils nous expliquent qu’il y a une limite et qu’au delà de celle-ci notre perception ne saisit pas la réalité.

Et ici, nous avons véritablement un point commun entre la science et la sagesse de la Kabbale. Il y a des formes de recherche grâce auxquelles, nous pouvons examiner avec précision les causes, et comprendre pourquoi le monde existe, ce qu’il nous veut et comment nous pouvons vivre en paix et en harmonie avec lui.

Et ceux qui ont déjà examiné la réalité de cette façon et nous ont fait part des résultats de leurs recherches disent des choses étonnantes. Tout d'abord, ils nous disent que la matière que l’on voit autour de nous n’est pas une simple matière. C’est une pensée, c’est une volonté générale. Cette volonté générale englobe toute la réalité, et la loi générale de toute la réalité est d’apporter le bien à tous, à chaque partie de celle-ci.

A tous, elle prodigue en fait du bien de l’extérieur à l’intérieur de la matière, mais la matière elle même, minérale, végétale, vivante, et humaine, qui se trouve dans la réalité, est obligée de faire un pas en avant, en direction de cette volonté, de cette pensée, pour lui ressembler dans la forme et s’unir, pour comprendre, ressentir et s’y lier.

C’est pour cela que la sagesse de la Kabbale s’appelle la sagesse de la Kabbale parce qu’elle nous aide à accepter la même attitude vis-à-vis de notre réalité et en retour éclairer notre attitude vis-à-vis de la réalité.

Leçon 1: Moi et la réalité qui m'entoure
Leçon 2: Pénétrer dans la réalité
Lecon 3: Le déséquilibre
Lecon 4: La puissance de la pensée

 

 

   
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