Introduction au Zohar
Rav Yéhouda Ashlag, dit le Baal HaSoulam
Explication du Rav, Dr Michaël Laitman
61.
Après avoir été écrit, le Zohar a été caché pendant 9 siècles, du 4ème
au 13ème siècle bien que, sans doute, les générations
étaient porteuses de bien plus de grandeur que les dernières et
méritaient bien davantage d'étudier ce livre.
De
bien plus de grandeur du point de vue de la pureté de leurs désirs.
C'est la raison pour laquelle elles n'avaient pas besoin du Zohar
comme moyen pour procéder à leur réparation. Se pose aussi la
question de savoir pourquoi il n'y a pas eu d'explication du Zohar
avant le Ari? Pendant 13 siècles, du 3ème au 16ème,
du RASHBI au ARI, aucun cabaliste n'a atteint un tel niveau qui lui
permette de donner des éclaircissements sur le Zohar et sur la
Cabale dans son ensemble.
Le
ARI, rabbi Isaac Louria (1534 - 1572), nous a expliqué les principes
fondamentaux de la Cabale, mais il n'a écrit aucun commentaire sur
le Livre du Zohar. C'est à partir du 16ième siècle que le Livre du
Zohar est apparu dans des éditions imprimées.
Par
ailleurs, il n'y a pas eu de commentaire sur les oeuvres du ARI et
le Livre du Zohar depuis le ARI jusqu'à nos jours, celui du Soulam
sur le Zohar pendant plusieurs siècles, et sur les oeuvres du ARI
trois siècles durant.
C'est seulement quand l'époque de la diffusion de la Cabale est
venue, qu'une âme particulière est descendue dans notre monde, celle
de rabbi Yéhouda Ashlag, qui nous a transmis cette science sous une
forme compréhensible pour notre génération.
Cela
ne signifie pas qu'il n'y ait pas eu de grands cabalistes avant
notre génération, au contraire, mais ce qu'ils avaient acquis ne
pouvait servir que pour leur travail personnel, il ne leur était pas
permis d'enseigner la Cabale. Il y avait des cabalistes avant le
RASHBI, qui détenaient des connaissances non moins étendues que
celui-ci, mais ils n'avaient pas le droit d'en dévoiler les secrets.
On
peut citer des exemples de grands cabalistes des siècles derniers:
Le RAMHAL, rabbi Moshé Haïm Luzzato, (1700 - 1747), auteur de
nombreux ouvrages de Cabale; Le fondateur du hassidisme, Israël Baal
Chem Tov (1698 - 1760) ; rabbi Elyahou, le Gaon de Vilna (1710 -
1798), auteur d'ouvrages sur la Cabale et sur les aspects pratiques
et théoriques de la Halakha, auteur des commentaires sur les
ouvrages de Cabale que sont le «Sefer Yetsira», le «Sefer
haBahir», le «Sifra de Tsniouta», etc.
Le
fait qu'à notre époque il soit possible d'étudier la Cabale et
d'élargir le cercle de ses étudiants (en référence au principe du
ARI que d'aucun ne peut réfuter), témoigne du souhait divin de
transmettre à notre génération la force qui conduit au parachèvement
de la réparation.
Ainsi se pose la question : pourquoi le Livre du Zohar ne s’est pas
révélé aux générations précédentes, qui sans aucun doute furent bien
plus dignes que les générations d’après? De plus, il convient
également de se demander pourquoi les explications du Livre du Zohar
n’apparurent pas avant le Ari à ses prédécesseurs ? Et enfin
pourquoi les explications du Ari et du Zohar ne sont révélées
qu’actuellement?
La réponse est la suivante: Les 6000 ans d'existence du monde
correspondent à un partsouf constitué de trois parties, roch, tokh,
sof ou haba"d, haga"t, neh"i.
6000
ans, tout comme 13 ans, et nombre d'années et autres dates et
indications de temps en Cabale sous-entendent, d'une manière
générale, le nombre de degrés, de niveaux qu'il est nécessaire de
surmonter pour atteindre un certain degré: 13 années pendant
lesquelles les manifestations de l'égoïsme s'accumulent et se
développent, années de la création du partsouf spirituel
complet correspondant 7X10 sefirot, 6000 degrés des mondes de
ABY"A surmontés par celui qui s'élève du degré de «notre monde»
d'égoïsme vers le degré de l'union avec le Créateur, le monde de l'Atsilout.
Les sages nous disent (Talmud, Sanhedrin 97; 1): 2000 - le tohu
(chaos), 2000 - Torah, 2000 - ère messianique. Machiakh
- rédempteur du verbe "limochkh", tirer,
celui qui tire l'humanité de l'abîme de l'égoïsme vers la vraie vie
éternelle.
Les 2000 premières années, roch et haba"d, étaient pénétrées d'une
faible lumière et étaient comme une tête sans corps ne comportant
que la lumière «or nefech», car le rapport entre les kelim
(récipients) et les orot (lumières) est inverse, ce sont les kelim
(récipients) supérieurs qui naissent les premiers dans le partsouf,
mais les orot (lumières) sont faibles.
Au début, ce sont donc les kelim de haba"d avec la or nefech qui
apparaissent. Par conséquent, on dit des premières 2000 années
qu'elles étaient tohu. Les kelim de haba"d sont des kelim d'un
altruisme absolu de par leur nature, proches de la lumière de par
leurs attributs, ils sont les premiers à descendre dans notre monde
parce que la réparation commence par les désirs les moins corrompus
pour pouvoir ensuite procéder à la réparation des désirs - kelim
plus grossiers au moyen de ceux qui sont déjà réparés.
Or nefesh, appelée lumière de la Torah est descendue dans notre
monde au cours des deux millénaires suivants qui correspondent aux
kelim de haga"t. C'est pourquoi il est dit de ces 2000 ans qu'ils
sont l'époque de la Torah. Les kelim de haga"t sont semblables, de
par leurs désirs - attributs, aux kelim de haba"d et ne s'en
distinguent, d'une manière générale, que par leur taille.
Les deux derniers millénaires correspondent aux kelim de neh'i parce
que c'est à cette époque que la or nechama, une lumière encore plus
intense, descend dans notre monde. C'est donc l'époque de Machiakh
(Messie). Les kelim de neh"i sont des kelim égoïstes dont la
réparation nécessite la lumière intense de la neshama.
Chaque partsouf est structuré ainsi : dans les kelim de haba"d, le
haga"t arrive jusqu'à sa poitrine, la lumière y est dissimulée,
seule Or hassadim est présente, Or hokhma ne brille que du «haut»
vers le bas, dans les neh"i du partsouf. Ceci s'explique par le fait
que, avant que les kelim des neh"i ne commencent à se révéler dans
le partsouf du monde, la Cabale, et la sagesse du Zohar notamment,
ont été dissimulées au cours des deux derniers millénaires.
Les
kelim de haba"d et de haga"t n'ont pas besoin de la lumière
Or hokhma pour leur réparation, ils s'emplissent de la
lumière Or hassadim parce qu'ils ne font pas que recevoir,
ils souhaitent, en outre, tout donner sans réserve au Créateur. En
raison de leur nature égoïste, les kelim des neh'i ont besoin
d'une lumière puissante pour leur réparation, cependant, en
procédant à leur réparation, ils ouvrent, dans notre monde, l'entrée
de la or hokhma- présence divine parce qu'ils reçoivent dans
une intention orientée vers le Créateur.
A
l'époque du Ari, l'imminence de l'achèvement des kelim situés en
dessous de la poitrine du partsouf, prête alors à recevoir une
intense lumière, la sagesse supérieure s'est dévoilée par le biais
de l'âme du Ari. C'est la raison pour laquelle le Ari a révélé les
fondements du Zohar et de la Cabale comme d'aucun n'avait pu le
faire jusqu'alors. Les kelim des haba"d et haba"t se situent
au-dessus de la poitrine du corps- partsouf spirituel, les kelim des
neh"i, quant à eux, se situent sous la poitrine.
La
ligne de la poitrine du corps spirituel délimite les kelim
qui «donnent» de ceux qui «reçoivent». Ces kelim ne furent
pas achevés en raison de la mort du Ari en 5332, le monde ne fut pas
prêt à ce que soient révélées ses connaissances, seules quelques
unités ont accédé à ce que le Ari avait révélé, mais elles n'étaient
pas autorisées à le dévoiler. Tout comme pour le Zohar écrit
antérieurement, les oeuvres du Ari ont été publiées bien plus tard
(la plus grande partie d'entre elles a été enterrée dans la tombe
puis reprise par les élèves et éditée au cours des générations
suivantes). Tout comme le Zohar, les oeuvres du Ari ont été révélées
au monde grâce aux commentaires du Baal HaSoulam, c'était déjà à
notre époque.
Actuellement, alors que nous ne sommes pas loin de la fin du dernier
millénaire, alors que les kelim des neh"i entrent
complètement dans notre monde, il est possible de révéler la sagesse
du Zohar au monde pour que notre génération et les suivantes
découvrent davantage ce qui y est exposé, et ceci, jusqu'à ce
qu'elles le découvrent totalement.
Les
disputes et l'opposition à l'étude de la Cabale formulées par divers
groupes ne sont aucunement fondées. Leur attitude ne montre que leur
incompréhension de l'évolution du monde, et ce n'est que naturel car
elle est le corollaire de leur méconnaissance des vérités
élémentaires de la Cabale.
63.
En fait, il n'y a aucune commune mesure entre l'élévation des
âmes des premières générations et celle des dernières. Dans tous les
partsoufim et les mondes, le principe est le même: ce sont les âmes
les plus pures qui procèdent à leur réparation en premier.
L'élévation d'un récipient se mesure à sa similitude par rapport à
la lumière. L'importance de la réparation est rigoureusement
fonction de celle du désir, plus l'égoïsme est fort, plus la
connaissance du divin et le degré de rapprochement avec le Créateur
sont intenses. C'est la raison pour laquelle, au commencement, ce
sont les kelim de haba"d qui ont procédé à leur réparation et
se sont purifiés. Les âmes des deux premiers millénaires étaient
donc les plus élevées.
Malgré leur degré de pureté, ces âmes ne pouvaient pas recevoir
toute la lumière du fait de l'absence de récipients inférieurs du
monde et d'elles-mêmes. Il y a deux attributs dans toute création:
la grandeur de son désir d'éprouver du plaisir à des fins
personnelles (épaisseur du désir), et la force d'opposition à ce
désir au nom d'un but choisi par ce désir (vigueur du désir).
Ces
deux attributs s'unissent dans le massakh -écran et
définissent le niveau spirituel du keli. Au cours des deux
premiers millénaires de notre monde, les âmes qui apparaissaient
étaient pures, quelques unités avaient la connaissance du Créateur,
ces âmes étaient dotées de faibles désirs égoïstes pour la
réparation desquels elles recevaient des lumières peu intenses: les
kelim des haba"d avec or nefesh.
Au
cours des deux millénaires suivants, les âmes descendues dans notre
monde étaient plus grossières, leur égoïsme était plus fort et la
réparation de celui-ci avait besoin d'une lumière plus forte : cela
correspond aux kelim des haba"t-haba"t avec la or
nefesh-rouah.
Les
âmes de cette période ont été dignes de recevoir la Torah nécessaire
à leur réparation, mais cette réparation pouvait se faire même par
l'observation des commandements avec une intention peu développée,
en proportion de la force de leur désir égoïste.
Au
cours des deux derniers millénaires, toutes les âmes dotées d'un
grossier égoïsme descendent peu à peu dans notre monde, plus
particulièrement depuis l'époque du Ari. La réparation de ces âmes
nécessite l'étude et la mise en application de la sagesse de la
Cabale.
Si
le Zohar a été dissimulé au cours des siècles, c'est qu'il n'était
pas utile. Des âmes particulières comme celles du Ari et du Baal
HaSoulam sont donc apparues pour achever la préparation de la Cabale
afin que nous puissions l'étudier.
Les
âmes qui descendent aujourd'hui dans notre monde sont les plus
grossières, elles concernent les kelim des neh"i, leur
réparation nécessite un moyen puissant comme la Cabale, en revanche,
la lumière qu'elles attirent par leurs actes réparés est très
intense, c'est or nechama.
Bien
que cette or nechama pénètre dans le keli des
haba"d, et non dans ceux des neh"i, autrement dit son
scintillement reste dans les mondes spirituels mais, au moment du
parachèvement de la réparation, ce sont les âmes qui auront été à
l'origine de son entrée dans le keli qui la recevront. Pour
l'instant, les besoins matériels grandissent, la pensée se fait de
plus en plus superficielle, même les «grands philosophes»
contemporains, sont de plus en plus ancrés dans la matière qui
occupe leur pensée et leur désir, les «esclaves poursuivent les
maîtres» (l'égoïsme commande nos âmes. Talmud. Sota).
Cependant, au cours des générations antérieures, tout comme au cours
de la notre, ainsi que l'écrit Iben Ezra (Yessod Moré 8, 2)
«Considère et sache que tous les Commandements décrits dans la Torah
ou reçus de nos pères, bien que la majorité les observent par l'acte
ou le verbe, tous ces commandements sont faits pour la réparation du
cœur parce que c'est le cœur que le Créateur exige de nous, pour
qu'il Lui soit demandé de nous réparer, parce qu'Il nous a créés non
pas pour que nous acquérions de maigres biens dans ce monde, mais
pour que nous procédions à notre réparation par l'étude de la Grande
Sagesse».
Les
lettres sont pareilles à la mort, mais leur sens intrinsèque est
pareil à des âmes, et celui qui ne comprend pas le sens spirituel de
la Torah est pareil à celui qui feuilletterait un traité médical, en
lirait les pages mais ne serait pas soigné pour autant ou bien comme
un chameau qui porterait de la soie, fardeau dont il ne peut rien
tirer, tout comme la soie ne peut rien tirer du chameau; De la même
façon, si l'homme ne comprend pas le sens des préceptes de la Torah,
ses efforts sont vains.
D'après les réflexions des Cabalistes, l'essentiel est de poursuivre
avec constance le but de la création qui est l'union avec le
Créateur pendant cette vie, la compréhension de ce but au cours de
l'existence car «la Torah n'est donnée que pour ceux qui ont la
connaissance de leur propre cœur», la connaissance d'un cœur capable
d'aimer le Créateur, un cœur débarrassé de l'esprit animal et empli
de la Sagesse supérieure.
Ensuite, au cours des deux millénaires intermédiaires, au moment où
les kelim de haga"t s'unissaient au monde et aux âmes, il y
avait encore des âmes suffisamment pures parce que, de par leur
nature les kelim de haga"t sont proches des kelim du
haba"d, la lumière était encore voilée car il n'y avait pas de
kelim en dessous de la poitrine ni dans le monde ni dans les
âmes.
Les
kelim des haga"t sont de par leur nature, leurs
attributs, leurs désirs, semblables aux kelim des haba"d,
mais ils sont bien plus petits qu'eux, plus faibles en ce qui
concerne les désirs altruistes, ils ont donc besoin de l'aide de la
Torah, de l'observation d'actes pour procéder à leur réparation.
Les
neh"i étant encore très éloignés des désirs égoïstes, ils
n'avaient pas besoin de travailler à l'orientation de leur
motivation, à leurs intentions au moyen de la Cabale qui était
dissimulée à ces générations. On peut dire que pour ces générations,
la voie de la Torah consistait à observer les commandements, elles
pouvaient réparer leurs intentions sans étudier la cabale car leurs
désirs étaient insignifiants.
Bien
que les âmes de notre génération soient d'un niveau extrêmement bas,
qu'elles soient celles qui n'ont pas pu effectuer leur réparation et
se purifier jusqu'à ce jour, ce sont elles qui parachèvent la
construction du partsouf du monde et du partsouf des
âmes au moyen de leurs kelim. Les âmes les plus grossières
descendent dans notre monde au cours de nos générations, et les
dernières d'entre elles sont dotées d'un égoïsme si puissant que
seule toute la force de la Cabale peut donner la possibilité de
réparer par la voie de la Torah la motivation de leurs actes et de
leurs désirs. Ce sont elles qui parachèvent l'ensemble du travail de
réparation de la création- désir de recevoir créée par le Créateur
afin d'imprimer à celle-ci une intention juste.
Comme nous le voyons, le désir de recevoir demeure, il est
impossible de le détruire, c'est l'essence même de l'être créé, et
il faut le faire croître considérablement au moyen des mondes impurs
de BY"A pour éprouver les immenses délices que nous réserve
le Créateur.
L'homme a pour seule tâche d'unir ses désirs à la motivation
nécessaire pour éprouver les immenses délices divins. C'est
précisément la motivation qui transforme les désirs égoïstes de
faible intensité en délices sans limite aucune ni dans le temps, ni
dans la puissance.
A
la fin du parachèvement des kelim des neh"i, tous les kelim se
trouveront dans le partsouf, dans rosh, toh, sof, par conséquent
toute la lumière descendra dans rosh, toh, sof, dans tout ce qui
doit être empli, autrement dit c'est l'ensemble de la lumière des
naranha"y qui est concerné.
C'est par conséquent uniquement au moment du parachèvement de la
réparation de toutes ces âmes situées au plus bas niveau que les
mondes spirituels pourront se révéler. Ce sont précisément les
dernières générations qui déclenchent la pénétration de la lumière
la plus intense. Ce même principe s'applique également à chacun en
particulier: plus l'homme est égoïste, grossier, plus il s'élève au
moyen de sa réparation selon le principe «kol hagadol mi haveyro,
itsro gadol mimeyno» (l'homme est plus grand que les autres du
fait de la plus grande force de ses désirs (réparés).
64.
Les sages posaient déjà cette question (Talmud, Berakhot, 20) et
répondaient qu'il est clair que les premières générations étaient
bien plus importantes que les dernières par rapport à leurs kelim,
leurs attributs, leurs désirs, et bien plus proches des attributs de
la lumière. Selon la Torah et la
Cabale, les dernières générations sont bien plus importantes que les
premières du fait de la lumière qu'attirent leurs actes.
Ceci
nous montre que bien que les premières générations fussent plus
importantes que les dernières du fait de la nature même de leurs
âmes parce ce sont les plus pures qui ont procédé à leur réparation
en premier et sont descendues dans notre monde en premier, toute la
sagesse de la Cabale et de la Torah se dévoile davantage au cours
des dernières générations parce que leur réparation nécessite une
puissante lumière- aide divine.
Ceci
est dû au fait que la construction générale du partsouf se
termine justement au moyen des dernières générations, ce sont des
lumières plus puissantes qui doivent donc descendre, bien que leurs
attributs soient les plus mauvais. C'est la lumière -or nefech
qui pénètre en premier dans le keli-sefira: le keli-keter
est le keli le plus pur, autrement celui qui est doté du
désir égoïste le plus ténu et, par conséquent, celui qui est le plus
proche de la lumière par ses attributs.
Ensuite, Or nefech descend du keli de keter
dans le keli de hokhma, libérant ainsi la place dans
le keli de keter pour une lumière- or rouakh
plus puissante, et Or rouakh pénètre alors dans le keli
de keter. Ensuite, or nefech descend du keli de
hokhma dans le keli de la bina, la or rouakh
descend du keli de keter dans le keli de
hokhma, et la lumière or nechama descend alors dans la
place libérée dans keli de keter, et ainsi de suite.
Ce
schéma de principe nous montre bien que ce sont les keli-sefirot
pures qui s'emplissent tout d'abord de lumière car ce sont les plus
purs, ils se rapportent à l'observation mécanique des commandements,
leur égoïsme insignifiant peut être surmonté avec une relative
facilité et à l'observation mécanique des commandements par les
masses ou même l'observation dans une intention juste pour les
cabalistes de cette époque. Par contre, ces dernières années, à
l'approche de l'ère messianique, les âmes de notre monde se
rapportent aux kelim inférieurs de la malkhout, des
efforts particuliers sont donc nécessaires pour surmonter l'égoïsme,
et seule la puissance de la Cabale peut les amener sur le chemin de
la Torah et ne pas les laisser sous l'emprise d'un développement
sauvage suivant un chemin de souffrances.
65.
Cela ne contredit aucunement le fait que les premières
générations ont été dépositaires de la partie révélée de
la Torah. Pour ce qui concerne l'observation des
commandements, le rapport est inverse, les premières générations y
étaient plus fidèles que les dernières. Ceci est dû à ce que les
actions proviennent des kelim purs des sefirot, tandis que les
secrets de la Torah et le sens des Commandements proviennent de la
lumière qui a pénétré dans les sefirot.
Tout
comme il ne se produit aucune modification dans les kelim, il
n'existe pas de lumière qui ne serait pas composée de 10 sefirot, la
différence entre une sefira et une autre ne réside que dans leur
intention intrinsèque appelée lumière réfléchie, Or Hozer qui
correspond à l'intention se caractérisant par la «force de sa
capacité à recevoir dans une intention orientée vers le Créateur»,
et de la même façon, il n'y a aucune différence dans l'observation
des commandements entre des croyants simples et un grand rav, tous
doivent observer les 613 commandements.
Selon le principe «il est interdit d'ajouter ou de diminuer», un
juste ne doit pas ajouter quoi que ce soit à l'observation, un homme
simple ne doit pas la diminuer. Ceci fait référence au principe qui
régit les 10 sefirot et énoncé dans le «Sefer Yetsira»: «10,
non pas 9, 10 non pas 11».
Nous
voyons bien, en considérant le développement historique, social et
religieux de la société que les générations passées, de par les
qualités de leurs âmes, ne se posaient pas de questions sur les
raisons, les bases de leur foi non plus que sur la nécessité
d'observer les commandements alors qu'à notre époque, pratiquement
chacun de nous cherche à comprendre et à prendre conscience du
spirituel, aspire à la connaissance du divin. C'est seulement
ensuite que nous en venons à une sorte de compromis et que nous nous
mettons à observer les commandements.
La
manifestation de qualités spirituelles est un processus à considérer
dans son ensemble, à notre époque ce sont les âmes les plus égoïstes
qui descendent, mais parmi elles certaines concernent le type
haba"t haga"t, mais pas ceux-ci purement et simplement, mais le
haba"t haga"t inclus (itkalelout) dans les neh"i,
car tout degré spirituel est constitué de 10 sefirot qui renferment
des fragments de tous les degrés, son principal attribut étant le
degré lui-même.
C'est pourquoi il y a dans notre génération des personnes qui se
satisfont de l'observation des commandements, qui ne ressentent pas
la nécessité de procéder à la réparation de leurs intentions, de
leur relation avec le divin. Les personnes opposées à l'étude de la
Cabale sont en principe des personnalités dont les désirs sont d'une
très faible intensité.
La
seule création qui existe est le désir d'éprouver du plaisir, c'est
la seule entité qui existe hormis le Créateur, ce désir est créé par
Lui Qui désire procurer du plaisir. Cependant, du fait que le
plaisir fait naître un sentiment désagréable de honte chez celui qui
l'éprouve car il est en situation de recevoir, et que le désir de
recevoir a des limites, il est nécessaire de procéder à la
réparation de ce désir de recevoir, de lui ajouter la pensée, la
motivation, l'intention. Si le désir de recevoir utilise son
aspiration à éprouver du plaisir parce que tel est le désir du
Créateur, sa capacité à recevoir est alors égale à sa capacité de
donner parce qu'il reçoit afin de faire plaisir à celui qui donne et
non pour éprouver un plaisir personnel.
Pour
qu'une intention de cette nature, présidant au désir d'éprouver du
plaisir, puisse être réparée, le Créateur a créé deux systèmes
antinomiques de désirs purs et de désirs impurs. Le désir de
recevoir à des fins personnelles est appelé le mal (le principe du
mal - yetser ara) parce que la forme égoïste ne permet pas
d'éprouver un plaisir spirituel. L'homme de notre monde, son corps,
correspond au désir d'éprouver un plaisir personnel dans tout ce qui
se présente devant ses yeux en ce monde.
Cette nature, la seule chose créée, ne peut pas être modifiée, elle
ne peut qu'être réparée, amenée au niveau où le désir de recevoir
permet de recevoir de tous les mondes. C'est ceci la réparation de
la forme de l'intention d'éprouver du plaisir, parce que c'est le
désir du Créateur que l'homme se délecte dans une intention orientée
vers Celui qui donne. Ce processus est appelé réparation.
Réussir cette réparation n'est possible qu'à l'aide de la Torah et
de la mise en pratique des commandements divins. La Torah est donnée
comme outil pour la réparation du mal qui est en nous, les
Commandements sont issus du désir du Créateur, c'est comme s'Il nous
disait que ces actes sont souhaités par Lui s'il s'agit des
commandements positifs, et non souhaités par Lui si ces
commandements ont trait aux interdits.
Cela
signifie que tous nos actes peuvent être divisés en: interdits (non
souhaités « lo taasé »), et positifs (souhaités, taasé),
neutres (libres «reshout»). Pour ce qui concerne les
commandements positifs ou d'interdiction, comme ils correspondent à
une indication et un souhait divin, leur observation doit être
rigoureuse, même sans aucune intention.
Le
principal travail permettant de réussir à acquérir l'intention
adéquate et souhaitée se fait justement dans les actes non
réglementés par la Torah, et dont l'observation n'aboutit ni à un
commandement ni à son non-respect: en accomplissant un acte libre
dans une intention «orientée vers le Créateur», l'homme intègre cet
acte de la zone libre de ses désirs au système des forces pures et,
ce faisant, le transforme en commandement jusqu'à ce qu'il tourne
tout son être, tous ses désirs et pensées libres vers le Créateur.
C'est dans la modification de sa motivation au moment de
l'accomplissement de ses actes libres que l'homme se heurte à
d'énormes difficultés, combat le mal qui est en lui, son égoïsme.
Son corps - désirs lui dit qu'il n'y a rien dans ses actes qui
puisse se rapporter à un interdit ou à un ordre, qu'il n'y a par
conséquent aucun bienfait ni récompense à en attendre.
Sans
récompense, le corps n'est pas en mesure de travailler. C'est la
raison pour laquelle si l'homme accomplit les commandements
obligatoires, positifs ou négatifs, comme un devoir, dans le domaine
des actes libres, ce sont les intentions de l'homme qui font de son
acte un commandement, qui le tournent vers le système des forces
pures. L'homme peut accomplir les commandements sans aucune
intention, tout simplement parce que, de par son éducation, il en
attend une récompense dans ce monde ou dans le monde futur. Il peut
aussi les observer dans une intention orientée vers le Créateur,
autrement dit en y plaçant ou non une intention.
Si
l'homme entreprend un acte neutre, c'est justement son intention qui
l'oblige à l'accomplir, son égoïsme entre alors aussitôt en jeu car
il n'y a pas d'interdit sur l'acte neutre, seulement sur son
intention tournée vers Celui pour lequel il accomplit cet acte.
Il
est dit: «La façon de tuer le bétail, à la gorge ou bien à la nuque,
importe peu au Créateur, la Torah n'est donnée que pour purifier
Israël», le terme purification sous-entend la purification de notre
corps des intentions égoïstes, ce qui est justement le but de
l'observation de la Torah et des commandements (Yéhouda Ashlag,
Matan Torah, p. 27, édition en hébreu).
Il
s'ensuit de ce qui précède que c'est seulement lorsque nos
intentions altruistes prédominent, que le corps aussitôt se refuse à
se soumettre. Cette lutte contre le corps est désignée par
l'expression libre combat, (milkhemet reshout) parce que seul
l'homme peut connaître ses intentions.
Ce
combat avec le corps se déroule uniquement vis à vis des intentions,
non pas vis à vis de l'accomplissement de l'acte, les actes neutres
ne faisant l'objet d'aucun interdit, mais c'est dans l'essence même
de son intention que l'homme désire véritablement détruire son désir
de recevoir un bénéfice, une récompense, tuer son corps parce que
«la Torah ne vit qu'en celui qui s'est tué», (Ein haTorah
mitkayemet, ela be mi she memit et atsmo elieya), seul celui qui
se libère des désirs égoïstes mérite de recevoir la lumière divine
appelée Torah.
On
comprend alors que le principal en l'homme est le désir de recevoir
(les délices), mais sous la forme initiale, il n'est pas en mesure
de recevoir les délices spirituels que lui réserve le Créateur,
c'est seulement en transformant son intention de recevoir «pour soi»
en recevoir «dans une intention orientée vers le Créateur», qu'il
atteint le degré souhaité.
C'est pourquoi le désir de recevoir créé par le Créateur ne
disparaît pas, au contraire, il croît considérablement au moyen du
système des mondes impurs, il faut cependant que l'homme transforme
son intention quand il se réjouit parce que c'est ce que souhaite le
Créateur.
La
créature «désir de recevoir» ne disparaît pas, seule son intention
est transformée, il est dit «barati yetser ra, barati Torah
tavlin», « J'ai créé le mauvais penchant et j’ai créé la Torah
comme un épice », parce qu'à l'aide de la Torah, nous modifions
seulement notre intention sans changer la créature- désir d'éprouver
du plaisir que nous sommes, c'est pourquoi la Torah ne fait que
rendre notre égoïsme apte à être utilisé, tout comme les épices
rendent attrayant un mets sans saveur.
L'observation des commandements accompagnée d'une intention
adéquate, tant les négatifs que les positifs est possible jusqu'au
parachèvement de la réparation. C'est cependant uniquement
l'accomplissement d'actes libres dans une intention orientée vers le
Créateur qui permet de procéder totalement à la réparation de
l'égoïsme, au gmar tikoun (dans la langue de la Cabale,
l'ensemble du combat est mené pour la partie neutre, le tiers moyen
de tiferet de Zeïr Anpin ou de Adam Harichon,
et l'ensemble de la Torah ne parle pratiquement que de cela. Voir «Beït
chaar hakavanot »; La Cabale. Enseignement spirituel du
Judaïsme, tome 3).
Ainsi qu'il est écrit dans le Zohar, «Les Commandements de la Torah
sont appelés conseils (Etsot) et engagements (pikadon-pkoudot)».
Ce qui les distingue réside en ceci que lorsque l'homme observe les
commandements avant d'acquérir les désirs altruistes pour les
accomplir dans une intention orientée vers le Créateur, les
commandements qu'il observe sont appelés «Conseils».
Si
l'homme a accédé aux degrés de l'observation des Commandements au
sens spirituel du terme, chacun de ces mêmes degrés apporte à
l'homme sa lumière, une sorte d'acquis, parce que chacun des 613
actes spirituels appelés commandements renferme une lumière qui
correspond à l'un des 613 fragments de l'âme, du récipient -keli
de l'homme.
En
observant les Commandements, l'homme répare et emplit partie après
partie son corps spirituel appelé âme. Ces deux périodes dans le
travail de l'homme correspondent respectivement au « conseil » du
stade préparatoire préliminaire et à l'acquis du stade de la
pénétration de la lumière qui sont appelées «naassé» (faire)
et «nishma» (entendre). Il y a 14 groupes d'acquis globaux
qui réunissent en eux tous les 613 commandements, tout comme les 7
jours de la création renferment les 6000 années d'existence du
monde. C'est la raison pour laquelle il y a une relation directe
entre les 14 acquis et les 7 jours de la création.
Chaque jour, le degré spirituel correspond à des commandements bien
précis, mais comme ils sont tous liés, il faut observer les
commandements - actes spirituels chaque jour à chaque nouveau degré
spirituel. Le principe de ce développement pyramidal peut être
observé dans le développement de l'homme: le but de la création est
le développement progressif de l'homme jusqu'au degré où il peut
ressentir le Créateur comme étant le plus proche de lui.
Pour
accroître un désir spirituel authentique en l'homme qui, de par ses
attributs, est très éloigné du Créateur au début de son chemin, le
Créateur lui envoie des circonstances qui induisent en lui une
sensation d'inutilité, de vide et d'inconsistance de sa vie, de ses
pensées, de doutes quant à ses raisons de poursuive les buts
éphémères, vains et les plaisirs fugaces qui constituaient le but de
sa vie jusqu'à présent. L'homme se met alors à la recherche de
valeurs vraies qui donneraient un sens à sa vie.
Ensuite l'homme prend conscience que ces valeurs ne se trouvent que
dans la religion parce qu'elle seule parle de ce qui n'est pas
éphémère comme notre vie terrestre, de ce qui est éternel dans l’âme
humaine.
Après être arrivé à la conclusion sur la nécessité de s'adonner à
une religion, l'homme commence à fréquenter toutes sortes de lieux
d'étude pour mieux comprendre ses aspirations, pour savoir mieux
comment faire pour que sa vie ne lui semble plus inutile, pour que
son acquis dans cette vie échappe au temps.
Les
hommes sont très différents et, tout comme il n'existe pas deux
hommes semblables d'aspect, intérieurement nous sommes tous
différents. De surcroît, l'homme change en permanence car son âme
est éternelle et se renouvelle sans cesse, et ceci pour sa
réparation au début inconsciente, ensuite consciente.
C'est pourquoi, parmi ceux qui ceux dont l'intérêt s'est éveillé,
certains se contentent de l'étude ou de la pratique de rites
religieux extérieurs, se limitent à des attributs extérieurs comme
les vêtements, les chants religieux, etc., le niveau spirituel
qu'ils ont atteint n'exigeant pas plus d'eux pour la réparation de
leurs âmes.
Parmi ces êtres qui fréquentent toutes sortes de cercles et de
cours, certains se contentent de l'étude et de la pratique
rigoureuse des commandements et dédient leur vie à l'observation la
plus rigoureuse.
Dans
leur aspiration à trouver un but à leur vie, certains choisissent de
travailler à la réparation des autres, à attirer à la religion et
qui, après avoir pris conscience de l'importance de quelque chose,
souhaitent s'auto affirmer et démontrer au monde leur bon droit afin
de se renforcer dans leur choix.
D'autres encore passent par tous les stades décrits ci-dessus, mais
ne peuvent pas s'arrêter à l'un d'eux bien que cela soit possible,
et même pour de longues périodes, mais ils ne se contentent ni de la
compréhension des formes rituelles extérieures, ni de l'observation
scrupuleuse des commandements, ni du travail social pour s'auto
affirmer tant que leur recherche ne les amène à la Cabale malgré
tout le mal qu'il en est dit.
Certains commencent à s'intéresser à la Cabale avec précaution,
s'arrêtent aux récits faciles sur cette science et sur son histoire,
se limitent à étudier la «Cabale» à l'université.
D'autres sont satisfaits de l'étude scientifique de la Cabale, de la
description exacte des éléments des structures spirituelles.
Il
existe des personnes qui se contentent de passer pour des cabalistes
et, au passage, donnent des bénédictions pour percevoir de l'argent
et des honneurs, certaines d'entre elles sont même prêtes à payer de
leur poche pour avoir cet honneur et ce titre.
Quelques personnes qui sont passées par toutes sortes de cercles, de
cours d'amateurs passent à travers les mailles du filet qui se
resserre et se retrouvent dans un groupe qui étudie l'authentique
Cabale.
Parfois l'homme assiste à des cours, mais il n'entend que ce que
d’une oreille, autrement dit son désir de recevoir, son «Moi», est
prêt à recevoir, et c'est ainsi qu'il entend ce qu'il doit entendre
d'un livre ou d'un cours.
Dans
un groupe de cabalistes, chacun est à tel point une entité
individuelle qu'il n'est pas possible de le penser constant,
immuable; Chaque jour il change à mesure de son évolution en
fonction du niveau auquel il se trouve et, à chaque moment, il est
une autre personne avec d'autres questions, d'autres goûts et
pensées, comme si seuls son aspect physique et son nom étaient les
seuls à ne pas changer, toute la partie intérieure étant totalement
transformée et n'ayant plus aucun lien avec ce qui était la veille,
même parfois quelques minutes auparavant.
Ces
transformations ont lieu également en permanence en chacun de ceux
qui étudient, elles sont brusques et échappent à toute tentative de
description. L'homme lui-même ne connaît pas ses véritables
intentions, elles lui sont cachées, par conséquent il peut étudier
automatiquement pendant des mois, même des années, aiguillonné par
le réflexe et il ne prend conscience qu'après coup des stades par
lesquels il est passé, il est déjà alors à un plus haut degré de
perfection et peut par conséquent prendre conscience du stade
précédant, il a acquis plus de sagesse en se hissant au niveau
suivant.
A
n'importe quel stade de son développement, l'homme est sous
l'influence de forces qui l'obligent à agir en conformité avec le
stade auquel il se trouve sur le moment, c'est la raison pour
laquelle il ne peut pas entendre les conseils d'autrui, il ne peut
les suivre que s'il exclut sa raison.
L'humanité dans son ensemble finira par découvrir qu'elle est
parvenue à l'époque de l'étude sérieuse de la recherche du but de la
création et du Créateur, en attendant chacun de nous se situe à l'un
des stades intermédiaires de son développement et, par conséquent,
doit mûrir et ne pas accélérer artificiellement le développement,
tous les stades intermédiaires sont nécessaires pour la prise de
conscience et le ressenti du but de la création, ainsi que l'écrit
le Baal HaSoulam: «Par leur progrès, les peuples civilisés causent
des dommages immenses aux peuples «en retard», les privant de la
possibilité de faire le chemin de leur développement naturel de
manière autonome».
Ces
peuples «en retard» auront été privés de la prise de conscience du
but et de son ressenti au moment du parachèvement de la réparation.
Il est possible de suggérer sans insister, parler à titre
d'information, mais pas plus.
66.
Sache qu'en tout il y a une intériorité et une extériorité. Israël
se rapporte à l'intériorité du monde, et les autres peuples à
l'extériorité.
Les
7 x 10 sefirot des partsouf de Zeir anpin du monde de
l'Atsilout sont la racine de tous nos désirs intrinsèques et
la racine de tous les peuples du monde (désirs extérieurs). Le fait
que les peuples des nations sont plus nombreux provient d'une
répartition purement historique.
Israël même est divisé en intériorité qui concerne ceux qui sont
parvenus à un niveau de perfection, qui travaille dans une intention
orientée vers le Créateur, et en extériorité correspondant à ceux
qui ne cherchent pas à travailler en ce sens.
Lorsque l'on parle de «travailler en ce sens», il s'agit du travail
intérieur à l'aide de l'étude de la Cabale, non pas de celle de la
Torah comme d'une science ou dans le but d'apprendre l'observation
mécanique des commandements.
Les
peuples du monde ont également une intériorité, les justes des
peuples du monde, et une extériorité, les personnalités rudes qui
causent du tort. Les justes sont ceux qui aspirent à agir de manière
altruiste et éprouvent une attirance et une sympathie spontanées,
inexplicables, pour les Juifs et Israël. Les pécheurs des peuples
des nations correspondent aux destructeurs égoïstes du monde et, en
principe, à ceux s'élevant contre les Juifs.
De
la même façon, parmi Israël, parmi ceux qui travaillent dans une
intention orientée vers le Créateur, il y a une intériorité, ce sont
ceux qui sont parvenus à comprendre l'âme intérieure de la Torah et
ses secrets. Comme nous l'avons déjà dit, le mot «Israël» provient
de Isra-droit et El-Créateur, et ceux qui ressentent
en eux cette aspiration sont appelés intériorité d'Israël, bien
qu'ils ne soient pas encore parvenus à ce qu'ils désirent, leur
appartenance à l'intériorité est définie non pas par leur succès
mais par leur aspiration.
La partie extérieure correspond à ceux qui ne se préoccupent que de
l'acte, que de la pratique de l'acte dans la Torah, ce sont ceux qui
étudient l'observation des commandements et les mettent en pratique
sans se poser pour but de procéder à leur réparation, mais accordent
plus d'importance à la précision de la pratique des commandements.
De la même manière, en chaque homme d'Israël, il y a une partie
intérieure correspondant à Israël, c'est là qu'est le point dans le
cœur, le ressenti par l'homme de son aspiration au spirituel.
L'extériorité, la partie des peuples des nations, correspond au
corps, aux aspirations égoïstes. Même les peuples des nations qui
sont en Israël sont considérés comme faisant partie du peuple
d'Israël car ils sont attachés à sa partie intérieure, ils sont
semblables aux justes qui sont passés des peuples des nations en
Israël et qui se sont attachés à Israël.
Si
l'homme aspire au Créateur et aussi à d'autres choses, toutes ces
choses en fin de compte sont englobées dans son travail spirituel et
finiront par être réparées. La pyramide selon l'importance de
l'influence sur le processus de la réparation est comme suit
construite:
Chez
le Juif :
a)
Le point dans le cœur (Israël dans Israël),
b)
Les désirs- corps (les peuples des nations en Israël).
Chez
le peuple d'Israël :
a)
Ceux qui ont la connaissance du divin (les cabalistes), qui mettent
en pratique les commandements dans une intention «orientée vers le
Créateur» ;
b)
Ceux qui observent les prescriptions de la Torah (les croyants).
Chez
les peuples des nations:
a)
Les justes des peuples des nations
b)
Les autres personnes des peuples des nations (les destructeurs).
67.
Quand l'homme élève son intériorité à partir d'Israël, l'Israël qui
est en lui, au-dessus de l'extériorité, les peuples des nations en
lui, autrement dit qu'il dédie principalement ses efforts à
l'élévation et au renforcement de son intériorité pour le bien de
son âme et qu'il utilise ses forces restantes pour l'existence des
peuples des nations en lui, autrement dit pour les besoins de
son corps, alors, comme il est dit, il fait de la Torah son activité
permanente, et de sa spécialité professionnelle une activité
secondaire, autrement dit, il place sa progression spirituelle, sa
réparation, l'étude de la Cabale comme outil pour la connaissance du
divin, comme but de sa vie.
Bien
que les foules ne cherchent pas à réparer leur âme ni à se
rapprocher de la perfection divine, même si un Juif procède à sa
réparation spirituelle, cela influe dans une certaine mesure sur
l'attitude du monde vis à vis des Juifs.
Les
peuples des nations qui représentent l'extériorité du monde prennent
conscience et se rendent compte de la grandeur des fils d'Israël.
Ils prennent conscience et se rendent compte involontairement, de
manière spontanée, parce que ceux qui s'élèvent, influent sur
l'action divine, parce que la présence divine et l'influence de Sa
lumière sur l'égoïsme des peuples des nations grandit.
68. Si, au contraire, l'homme qui appartient aux fils d'Israël,
élève et accorde une grande importance à son extériorité qui
correspond aux peuples des nations qui sont en lui, le développement
matériel et égoïste et l'accumulation au-dessus de la partie Israël
qui est en lui, au-dessus de la partie altruiste de ses désirs
orientés vers le Créateur (Israël: de isra-droit el- Créateur, droit
vers le Créateur), alors son extériorité, le guère (le converti au
judaïsme) qui est en lui s'élève, et l'intériorité, l'Israël qui est
en lui, descend.
68. Ne t'étonne pas qu'un seul homme puisse, par ses actes, élever
ou abaisser le monde. C'est un principe qui repose sur le fait
qu'une force spirituelle comporte en elle les degrés inférieurs
comme composantes, parce que tout degré est le Créateur par rapport
à celui est lui inférieur.
Le
cabaliste qui s'est hissé à un certain degré spirituel peut
s'imprégner des désirs non réparés de ceux qui l'entourent et les
aider, de manière imperceptible, à s'approcher de la prise de
conscience de l'élévation spirituelle. C'est pourquoi dans le monde
il y a si peu de personnes qui s'élèvent car leurs forces
spirituelles sont puissantes en regard des désirs ténus des masses.
Chacun doit néanmoins réussir à se libérer spirituellement. Qu'un
homme insignifiant puisse être à l'origine de grandes
transformations et même faire trembler le monde, nous pouvons le
constater d'après l'histoire. Cela est dû au fait qu'il existe un
principe qui veut que le général et le particulier sont égaux comme
deux gouttes d'eau. Tout ce qui agit sur la structure globale agit
également sur les particuliers.
De
plus, ce sont les particuliers qui font et déterminent tout ce qui
agit dans le général, parce que le global s'ouvre uniquement après
que ses particularités ont été dévoilées, conformément à
l'importance et aux particularités de ces parties. C'est uniquement
l'élévation spirituelle consciente de chacun qui conduira à
l'élévation globale du monde, c'est ce qui est désigné par le terme
« machiakh».
L'action du particulier, selon ses qualités, élève ou abaisse
l'ensemble dans sa globalité. Les forces les plus puissantes dans
notre monde ne sont pas visibles, il est difficile de les connaître
et de les analyser. Plus une force est puissante, plus elle est
imperceptible, comme, par exemple, le rayonnement radioactif. Les
forces spirituelles sont imperceptibles par nos organes sensoriels,
cependant, ceux sont elles qui sous-tendent l'ensemble de notre
monde, chaque atome en est imprégné, et toute matière est dirigée
par elles à tous ses niveaux. C'est pourquoi, naturellement, l'homme
qui sait agir par ses actions altruistes sur ces forces, induit de
substantielles modifications dans l'Organisation divine de notre
monde. C'est ce que le Créateur souhaite et attend de nous, que, en
nous élevant, nous dirigions nous-mêmes le monde comme Lui. Ce
faisant nous justifions Son action.
C'est ainsi que nous devenons libres. C'est ainsi que nous influons
sur l'ensemble du monde. Maintenant, essayons de comprendre le Zohar
et la Cabale quand ils parlent de ceux qui seront dignes de sortir
de l'exil pour être libérés, et quel rapport a l'étude du Zohar et
la délivrance d'Israël des peuples des nations.
69.
Il infère clairement de ce qui précède que
la Torah, tout comme le monde, comporte une partie
intrinsèque et une partie extrinsèque. Ces deux degrés sont présents
dans l'étude de la Torah. Il y a deux façons d'étudier la Torah et
d'accomplir les commandements: intérieurement, l'homme désire
recevoir intérieurement ce remède contre toutes les maladies de son
égoïsme, ou extérieurement, l'homme étudie la Torah uniquement dans
le but de recevoir une récompense dans ce monde ou dans le monde
futur, parce qu'il ne veut pas prendre ce médicament par voie
interne et ne se transforme intérieurement que du fait de son
éducation ou bien parce qu'il s'incline devant des «autorités»,
etc.
Si l'homme fait des efforts pour étudier la partie intrinsèque de la
Torah et de ses secrets, il élève ainsi l'intériorité du monde qui
est désignée par le terme Israël. Tout homme qui aspire au Créateur
est appelé Israël indépendamment de tout ses autres attributs, et
ceci uniquement s'il le veut.
(A
propos, c'est la raison pour laquelle la notion de nationalité est
absente du peuple juif, elle s'est acquise historiquement, comme
chez les autres peuples).
Quand l'intériorité s'élève au-dessus de l'extériorité du monde,
représentée par les peuples des nations, tous les peuples
reconnaissent alors la suprématie d'Israël sur eux, et la prophétie
(Isaïe, 14:2): «Les peuples viendront les prendre pour les ramener
en leur pays, et la maison d'Israël les possédera comme esclaves et
comme servantes sur la terre du Seigneur» se réalise.
Isaïe dit encore (49:22) « Ainsi parle l'Eternel: «Voici, j'étendrai
ma main sur les nations et, du côté des peuples je dresserai ma
bannière; et ils apporteront tes fils dans ton champ et chargeront
tes filles sur leurs épaules».
Si
l'homme place en tête de tous ses désirs le lien avec le Créateur,
ce qui est désigné par l'expression «porter sur ses épaules les fils
d'Israël», la ligne directrice évolue du chemin de souffrances vers
le chemin de la Torah, et tous les peuples revoient leur
appréciation des valeurs.
Il
est dit «les fils d'Israël» parce que le fils- ben, du terme
mevin - compréhension, connaissance, tous les autres désirs
en l'homme, tous les peuples des nations, mettront en tête de leurs
valeurs vitale la compréhension, la connaissance du Créateur.
Mais si, Dieu préserve, au contraire, l'homme d'Israël abaisse
l'importance de l'intériorité de la Torah et de ses secrets qui
enseignent les chemins du développement pour la réparation de nos
âmes et des degrés de leur élévation spirituelle, le sens des
commandements, et qu'il ne parle que de l'observation mécanique des
commandements, même s'il étudie l'intériorité de la Torah, accordant
à cette tâche un minimum de temps comme si ce n'était pas la peine,
ce faisant, il humilie, il abaisse l'intériorité du monde, les fils
d'Israël, jusqu'au niveau le plus bas, et renforce l'extériorité du
monde, les peuples des nations qui abaisseront et humilieront Israël
et considéreront les fils d'Israël
comme une chose totalement inutile et superflue de ce monde.
De
plus, celui qui n'étudie pas la Cabale engendre ce processus par le
fait que même l'extériorité des peuples des nations est renforcée
au-dessus de leur intériorité puisque les pires d'entre eux, les
saboteurs, les destructeurs du monde, sont renforcés et s'élèvent de
plus en plus au-dessus de leur intériorité, au-dessus des justes des
peuples des nations. C'est à ces périodes que se produisent les
destructions et les meurtres qu'ont connus notre génération. Que le
Créateur nous en préserve dans le futur!
Nous
voyons ainsi que la délivrance d'Israël et toute sa grandeur dépend
de l'étude du Zohar et de la partie intrinsèque de la Torah. Et, au
contraire, toutes les destructions et les chutes des fils d'Israël
sont la conséquence de ce qu'ils ont négligé la partie intrinsèque
de la Torah, de ce qu'ils en ont abaissé la valeur au niveau le plus
bas et en ont fait une chose qui ne sert absolument à rien.
70. Il est dit dans le Zohar, Tikounei Zohar, 30: «Levez-vous et
réveillez-vous pour l'âme d'Israël, vos cœurs sont vides de sagesse,
de connaissance et de Lui, bien qu'Il se trouve en vous». Le
Créateur emplit et entoure la création, chacun de nous, le but de la
création réside en ceci que nous comprenions et ressentions cette
présence par l'harmonie de nos attributs avec ceux du Créateur.
Avant d'accéder à ce niveau, notre cœur-perception est considéré
comme vide parce qu'il est empli des désirs de ce monde. Ces paroles
du Zohar signifient que la voix se fait entendre à chaque fils
d'Israël et l'appelle à demander à élever l'âme d'Israël.
Mais
l'âme dit qu'elle n'a pas de forces pour s'élever de la cendre parce
que tous les hommes, pareils à des animaux qui mangent du foin,
accomplissent les commandements sans les connaître, accomplissent
les actes de charité uniquement à des fins personnelles parce que
leur observation des commandements est dépourvue de l'intention de
faire plaisir non pas au Créateur, mais uniquement à eux-mêmes, pour
leur propre profit.
Et
même les meilleurs d'entre eux qui dédient du temps à l'étude de la
Torah, le font pour leur propre bien- être, sans intention
authentique de servir le Créateur. Dans ce cas, il est dit de cette
génération que leur esprit passe et ne reviendra jamais.
Autrement dit, l'esprit de machiakh (Messie) nécessaire pour
débarrasser Israël de l'égoïsme, de toutes ses souffrances, avant la
délivrance totale, pour atteindre le niveau dont il est dit : «Le
pays d'Israël s'emplira de la connaissance du Créateur», cet esprit
disparaîtra et n'existera plus en ce monde.
«Malheur à celui qui cause la disparition de l'esprit du machiakh
qui pourrait ne pas revenir en ce monde du fait qu'il rend la Torah
insipide, sans intelligence ni connaissance, se limitant uniquement
à la partie concernant l'observation, ne souhaitant pas essayer de
comprendre la Cabale, de connaître et d'étudier les secrets de la
Torah ni le sens des commandements. Malheur à eux qui, par leurs
actes, attirent la famine, la pauvreté, la cruauté, l'humiliation,
le crime et le vol dans ce monde».
Ces
lignes sont extraites du Zohar! Rav Abraham Azoulay, dans
l'introduction à son livre «Or haHame» explique qu'il existe
4 catégories de personnes qui sont opposées à l'étude de la Cabale.
Il distingue tout particulièrement la troisième catégorie: ceux qui
adhèrent à la science de la Cabale et qui savent qu'ils ont tord de
ne pas connaître cette science, mais qui affirment néanmoins qu'à
leur époque, il n'y a personne ayant la capacité de connaître cette
sagesse en raison de sa profondeur exceptionnelle.
C'est contre cette catégorie que s'élève rabbi Shimon bar Yochai
dans le Zohar (Zohar Kidoushim), indiquant clairement que
tout le monde à l'obligation d'étudier le Zohar même l'ignorant. De
plus, rav Azoulay écrit: «J'ai découvert que l'interdiction
d'étudier ouvertement la Cabale n'était valable que jusqu'en 5250».
A partir de l'année 5250, il est permis d'étudier la Cabale et le
Zohar. Depuis 5300, il est souhaitable, nécessaire et préférable que
toute personne entreprenne l'étude de la Cabale, les grands et les
petits, les personnes savantes et les personnes simples parce que
c'est la seule chose qui, dans le futur, induira la délivrance, et
rien d'autre.
Nous
avons déjà expliqué le sens de cette affirmation du Zohar: si ceux
qui étudient la Torah abaissent leur intériorité et l'intériorité de
la Torah, c'est à dire la Cabale, et la délaissent comme une chose
inutile dans ce monde, ils sont comme des aveugles qui se heurtent à
un mur.
71.
En agissant ainsi, ils renforcent leur extériorité, autrement dit
ce qui est utile au corps. Ils élèvent l'extériorité de
la Torah par rapport à son intériorité. Ils font
ainsi en sorte que les parties constituant l'extériorité du monde
dans son ensemble soient renforcées par rapport à celles de
l'intériorité, chacune étant contre la partie lui correspondant
parce que l'extériorité d'Israël qui représente les peuples des
nations à l'intérieur d'Israël, est renforcée et annule
l'intériorité d'Israël, les grands de la Torah.
L'extériorité des peuples des nations, ceux qui causent les
destructions, est alors renforcée et annule leur intériorité, c'est
à dire les justes des peuples des nations. L'extériorité du monde
entier, les peuples des nations, est renforcée et annule les fils
d'Israël qui représentent l'intériorité du monde.
Tous les destructeurs de cette génération du monde lèvent alors la
tête et, d'une manière générale, souhaitent la destruction des fils
d'Israël, comme il est dit dans le Talmud (Iavamot, 63): «Tous les
désordres surviennent dans le monde uniquement pour Israël» ainsi
qu'il est écrit dans le Zohar, ce sont eux (ceux d'Israël qui
méprisent l'étude de la Cabale) qui sont la raison de la pauvreté,
des crimes, des vols, des exterminations dans le monde entier».
Après nos transgressions, nous sommes devenus les témoins des
prophéties du Zohar, d'autant plus que le châtiment concerne les
meilleurs d'entre nous, comme il est dit dans le Talmud (B"K, 60) :
«Cela (le décompte) commence à partir des justes ». De toute la
fleur de la Torah qu'Israël avait en Pologne, en Lituanie, il ne
nous est plus resté que quelques uns qui sont chargés de réparer
cette terrible défiguration.
C'est uniquement de notre étude de la Cabale que dépend le bien-
être de chacun, de tout notre peuple et du monde entier ainsi que de
son attitude vis à vis de nous. Si chacun de nous, rescapés du
passé, s'engage, de toute son âme et de tout son cœur, à magnifier
l'intériorité de la Torah et à lui accorder la place qui lui revient
dans son cœur, son étude et ses actes pour la placer au-dessus de
ses préoccupations éphémères et insignifiantes, alors chacun sera
digne de renforcer son intériorité, autrement dit l'Israël qui est
en lui, c'est-à-dire les besoins de son âme, par rapport à son
extériorité, les peuples des nations qui sont en lui et qui
représentent les besoins du corps.
Cette force agira également sur l'ensemble du peuple d'Israël tant
que les peuples des nations qui sont en lui ne prendront conscience
et ne reconnaîtront l'importance et la grandeur des grands d'Israël
sur eux, n'écouteront et se soumettront, alors l'intériorité des
peuples des nations, les justes des peuples des nations, sera
renforcée et soumettra son extériorité, les destructeurs du monde.
L'intériorité du monde, Israël, surpassera en grandeur et en
importance l'extériorité du monde, les peuples des nations.
C'est alors que tous les peuples des nations prendront conscience et
accepteront l'importance d'Israël, et la prophétie de Isaïe: 14, se
réalisera «Les peuples viendront les (Israël) prendre pour les
(Israël) ramener en leur pays, et la maison d'Israël les (les
peuples des nations) possédera comme esclaves et comme servantes sur
la terre du Seigneur», et encore Isaïe 49 «Ils apporteront tes fils
dans ton champ et tes filles sur leurs épaules ».
Ceci se réalisera comme le prévoit le Zohar (Nasso, 2): «Par la
force de ce livre, ils sortiront de la servitude grâce à la clémence
divine Amen Ainsi soit il.».
La
délivrance spirituelle, et par conséquent, physique, sont
interdépendantes, c'est seulement la délivrance de l'esclavage de
l'égoïsme qui délivrera Israël de la persécution par les peuples des
nations et sera à l'origine d'une existence authentiquement heureuse
dans ce monde, sans crainte du temps, des maladies, de la mort, en
union éternelle avec la Source de tout ce qui existe, dans les
authentiques délices infinis des Mondes spirituels et éternels. |