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Baal HaSoulam - Articles de Shamati

1 - Il n’y a rien hormis Lui

J'ai entendu Parashat Jétro 1, le 6 février, 1944

Il est écrit «Il n’y a rien hormis Lui», ce qui signifie qu’il n’existe aucune force au monde qui puisse aller à l’encontre de Sa volonté. Et si l’homme voit qu’il existe des choses en ce monde qui nient la compagnie supérieure, c’est parce que telle est Sa volonté. Cela est une correction, qui s’appelle « la gauche repousse et la droite attire", c’est-à-dire ce que la gauche repousse rentre dans le cadre de la correction. Cela signifie qu’il y a des choses dans le monde dont le but est de détourner l’homme du droit chemin, par lesquelles il est rejeté de la sainteté.

L'intérêt de ces rejets, est qu’à travers eux l’homme reçoit un besoin et un désir véridique que le Créateur lui vienne en aide, car autrement il voit qu’il est perdu. Non seulement il ne progresse pas dans le travail, mais il se voit régresser. C’est-à-dire que même dans Lo Lishma il n’a pas la force de pratiquer la Torah et les Mitsvot (commandements). Ce n’est qu’en surmontant véritablement tous les obstacles au-dessus de la raison, qu’il pourra observer la Torah et les Mitsvot. Mais il n’a pas toujours la force de s’élever au-dessus de la raison et il est alors contraint, Dieu nous préserve, de se détourner de la voie du Créateur même en Lo Lishma.

Et lui, chez qui il y a toujours plus de brèches que de mur, c’est-à-dire que les descentes sont plus nombreuses que les ascensions, il ne voit pas comment il peut en finir avec ces situations, et il lui semble qu’il restera toujours hors du domaine de la sainteté, car il voit que même dans une mesure infime il lui est difficile d’observer, si ce n’est qu’en surmontant au-dessus de la raison. Mais il n’est pas toujours capable de surmonter. Quelle donc sera la fin ?

C’est alors qu’il arrive à la conclusion que personne n’est en mesure de l’aider, si ce n’est le Créateur Lui-même. Et cela l’entraine à établir dans son cœur une exigence authentique que le Créateur lui ouvre les yeux et le cœur, et le rapproche véritablement de la Dvékout [2] éternelle au Créateur.

Il s’avère que de tous les rejets qu’il a subis, tous provenaient du Créateur. C’est-à-dire que ce n’est pas parce qu’il n'avait pas pu les surmonter. Mais pour ceux qui désirent véritablement se rapprocher du Créateur, pour qu’ils ne se contentent pas de peu, c’est-à-dire rester à l’état d’un petit enfant inconscient, c’est pourquoi il lui est donnée une aide d’En Haut, afin qu’il ne puisse pas dire que, Dieu merci, il a la Torah, les Mitsvot et les bonnes actions, et que lui manque-il encore?

Et ce n’est que lorsqu’il y a vraiment chez cet homme un désir authentique qu’il reçoit l’aide d’En Haut et qu’on lui montre constamment comment il est en faute dans son état actuel. C’est à dire qu’on lui envoie des pensées et des opinions qui s’opposent au travail. Et cela afin qu’il voit qu’il n’est pas en complète union avec le Créateur.

Et plus il s’efforce, il se voit toujours plus éloigné de la sainteté que ceux qui ont le sentiment d’être en union complète avec le Créateur. Tandis que lui, il a toujours des plaintes et des exigences et il ne parvient pas à s’expliquer le comportement du Créateur, la façon dont Il se comporte avec lui.

Et cela entraine de la souffrance. Pour quelle raison n’est-il pas en union complète avec le Créateur ? Au point qu’il lui vient le sentiment que véritablement, il n’a aucune part dans la sainteté. Et même s’il reçoit parfois un éveil d’En Haut qui lui redonne temporairement de la vitalité, il retombe aussitôt dans le lieu le plus vil. C’est cependant justement ce processus même qui le conduira finalement à réaliser que seul Dieu peut lui venir en aide et le rapprocher réellement de Lui.

L’homme doit toujours s’efforcer de rester sur le chemin qui est celui de la Dvékout au Créateur, c’est-à-dire que toutes ses pensées doivent être orientées vers Lui. Même s’il se trouve dans la pire des situations, qu’il lui est impossible de se trouver dans une descente plus grande que celle-là, il ne doit jamais quitter le domaine du Créateur, c’est-à-dire penser qu’il y a une autre autorité qui ne lui permette pas de rentrer dans la sainteté, et qui a le pouvoir de faire du bien ou du mal. Ce qui veut dire qu’il ne doit pas penser qu’il y a là le pouvoir de la Sitra Akhra (l’autre côté) qui ne permettrait pas à l’homme de faire de bonnes actions et de suivre les voies de Dieu, mais que tout est l’œuvre du Créateur.

Comme le dit le Baal Shem Tov, celui qui prétend qu’il y a un autre pouvoir en œuvre dans le monde, c’est dire des Klipot (écorces), cet homme-là se trouve dans l’état d’idolâtrie. Ce n’est pas nécessairement par la pensée d’hérésie qu’il commet une transgression, mais c’est en pensant qu’il existe une autre autorité et un autre pouvoir que le Créateur qu’il commet la transgression. De plus, celui qui affirme que l’homme possède sa propre autorité, qui prétend que c’est lui-même qui n’a pas voulu suivre hier les voies du Créateur, cela aussi s’appelle commettre la transgression d’hérésie, car cela signifie qu’il ne croit pas que seul le Créateur dirige le monde.

Quand il a commis une transgression, il doit bien sûr être désolé et regretter de l’avoir commise ; mais ici encore il lui faut mettre en ordre le regret et la souffrance, quel point considère t-il comme étant à l’origine de la transgression, le point sur lequel le regret doit être éprouvé.

L’homme doit alors éprouver du regret et dire: le fait que j’ai commis la transgression, c’est parce que le Créateur m’a rejeté de la sainteté vers un lieu de souillure, les toilettes, là où se trouve le rebut. C’est-à-dire que le Créateur lui donne le désir et l’envie de s’amuser et de respirer l’air d’un lieu puant.

(on peut dire qu’il est écrit dans les livres que parfois l’homme s’incarne en porc, et on peut comprendre cela d’après ce qu’il a dit, que l’homme reçoit le désir et l’envie de recevoir de la vitalité de choses qu’il avait déjà déterminé comme étant des déchets, et maintenant il veut en recevoir de la nourriture).

De même quand l’homme ressent qu’il est maintenant dans un état d’ascension, et qu’il ressent un peu de goût au travail, il ne doit pas dire : « maintenant je suis dans une situation où je comprends qu’il vaut la peine de servir leCréateur" Il doit plutôt reconnaitre que maintenant, il a trouvé grâce aux yeux du Créateur. C’est pourquoi le Créateur le rapproche, et de là il ressent maintenant un goût au travail. Et il devrait bien veiller à ne jamais quitter la sainteté en se disant qu’il existe une autre force agissante hormis celle du Créateur.

(De là on pourrait conclure que le fait de trouver grâce aux yeux du Créateur ou le contraire, ne dépend pas de l’homme lui-même mais seulement du Créateur. Pourquoi il a plu maintenant au Créateur et qu’ensuite ce n’est plus le cas, c’est quelque chose que l’homme ne peut pas comprendre avec son esprit externe).

De même, quand il regrette que le Créateur ne le rapproche pas, il doit aussi faire attention à ce que cela ne soit pas pour son propre compte qu’il regrette d’être éloigné du Créateur, parce que ça serait comme recevoir dans son propre intérêt, car celui qui reçoit est dans un état de séparation. Il doit plutôt regretter l’exil de la Shekhina (la présence divine), c’est-à-dire le fait qu’il cause du chagrin à la Shekhina.

L’homme doit s’imaginer que c’est comme lorsqu’il ressent une douleur dans un petit organe quelconque, mais la douleur est ressentie surtout dans le cerveau et le cœur, parce que le cœur et le cerveau sont la totalité de l’homme. Et naturellement, on ne peut comparer ce que ressent un organe particulier avec ce que ressent l’homme dans toute sa stature, là où se ressent surtout la douleur.

Il en est de même pour la douleur que l’homme ressent car il est éloigné du Créateur, puisque l’homme n’est qu’un simple organe de la sainte Shekhina, la sainte Shekhina constituant l’âme générale d’Israël. C’est pourquoi la sensation de la douleur privée ne ressemble pas à la sensation de la douleur générale, cela veut dire que le chagrin de la Shekhina provient du fait que ses organes sont éloignés d’elle et qu’elle ne peut pas leur apporter subsistance.

(Et l’on doit dire ce qu’on dit nos sages : quand un homme éprouve du chagrin, que dit la Shekhina? « Je suis épuisée [2] «). Et parce qu’il ne pense pas au chagrin de l’éloignement pour lui-même, il évite de tomber sous l’autorité du désir de recevoir pour soi-même, qui équivaut à la séparation d’avec la sainteté.

Il en est de même quand l’homme sent qu’il se rapproche un peu de la sainteté. Quand il éprouve la joie d’avoir trouvé grâce aux yeux du Créateur, là aussi il doit dire que de sa joie provient essentiellement du fait qu’il y a maintenant de la joie En Haut, chez la sainte Shekhina, parce qu’elle a pu rapprocher à elle son organe privé et qu’elle n’est pas contrainte de renvoyer son organe privé à l’extérieur.

L’homme se réjouit alors d’avoir été récompensé de procurer de la joie de la Shekhina. C’est en accord avec le calcul précédent, que lorsqu’il y a de la joie chez un individu, cela n’est qu’une partie de la joie qui existe dans tout l’ensemble. Et par ces calculs, il perd sa propre individualité et évite de se faire attraper dans le filet de la Sitra Akhra qui est le désir de recevoir pour soi-même.

Et bien que le désir de recevoir soit une chose nécessaire « car c’est toute la personne «, parce que tout ce qui existe chez l’homme hors du désir de recevoir n’appartient pas à l’être créé, mais on l’attribue au Créateur. Cependant le désir de recevoir du plaisir doit être corrigé pour être afin de donner sans réserve. En d’autres termes, le plaisir et la joie que le désir de recevoir prend doit être avec l’intention qu’il y ait du contentement En Haut du fait que les créatures ont des plaisirs. Car c’était le but de la création que de faire du bien à Ses créatures, et cela est appelé « la joie de la Shekhina en Haut ».

Pour cette raison, l’homme doit penser à des stratagèmes par lesquels il peut apporter du contentement En Haut. Et s’il éprouve du plaisir, il est certain qu’il y aura du contentement En Haut. C’est pourquoi il éprouve un désir ardent d’être toujours dans le palais du Roi, et de pouvoir s’amuser avec les trésors du Roi, car cela entrainera sûrement du contentement En Haut. Par conséquent, toutes les aspirations de l’homme ne devraient être qu'en vue du Ciel.

[1] Dvékout: attachement, adhésion [2] lit. « J’ai la tête lourde »

 

10 - Qu’est ce que «Fuis mon bien-aimé»...

Qu’est ce que «Fuis mon bien-aimé» dans le travail

J'ai entendu le mois de Tamouz, 1944

Il convient de savoir que lorsque l’homme commence à emprunter le chemin et qu’il veut tout faire pour contenter les cieux, il connaît des états d’ascensions et de chutes. Parfois, l’homme connaît une chute si terrible, qu’il pense à fuir la Torah et les Mitsvot. Cela signifie que des pensées l’assaillent et qu’il n’est pas désireux d’être sous l’autorité de la Sainteté.

Dans ce cas là, l’homme doit croire que c’est le contraire. C’est la Sainteté qui le fuit, car lorsque l’homme veut nuire à la Sainteté, celle-ci le devance et le fuit en premier. Si l’homme croit en cela, et qu’il se surpasse lors de la fuite, alors ce qui a «fuit» [1] devient ce qui a "béni" [2], comme il est écrit : «Bénis Seigneur sa vaillance et agrée l’œuvre de ses mains» (Deutéronome XXXIII)»

[1] ברח barakh
[2]  ברךberakh

 

100 - La Torah écrite et la Torah orale

J'ai entendu à la Parasha Mishpatim, 1943

La Torah écrite est le discernement de l’éveil d’en haut. Et la Torah orale est l’éveil d’en bas. Et les deux ensembles sont appelés « six ans il travaillera, et la septième année il sera libéré ».

Il en est ainsi car l’essentiel du travail est précisément là où il y a résistance. Et c’est appelé Alma (monde) – du mot Héalem (dissimulation). Ainsi quand il y a dissimulation, il y a de la résistance, et il y a alors une place pour le travail. C'est le sens de ce qu’on dit les sages, « six millénaires le monde existe et le septième il est détruit » C’est-à-dire que la dissimulation sera détruite, et alors il n’y a déjà plus de travail. Mais le Créateur lui fait des ailes, comme des couvertures, afin qu’il ait du travail.

 

101 - Un Commentaire sur le Psaume, "pour le...

Un Commentaire sur le Psaume, "pour le vainqueur des roses"[1]

J'ai entendu à Adar Aleph 23, Février 28, 1943

Pour le vainqueur, celui qui a déjà gagné.

Sur Shoshanim (roses), signifiant la Sainte Shechina (divinité), qui concerne l'inversion du deuil à une bonne journée et Sasson (joie). Et comme elle a beaucoup d'états des montées et descentes, les descentes sont appelées Shoshanim, comme les mots «émoussez ses Shinaim (dents)," il ne faut pas répondre aux questions des méchants, mais plutôt émousser ses dents. De beaucoup de coups, c'est-à-dire de la prolifération de "émoussez ses dents", nous arrivons à Shoshanim. Il y a donc beaucoup de discernements de Sasson en elle, c'est pourquoi elle est dit au pluriel, «Shoshanim».

Aux fils de Korah, du mot Karachah (calvitie), ce qui signifie que les Se'arot (cheveux) sont devenues chauves. Se'arot signifie Hastarot (dissimulations), du mot Se'ara (tempête). On sait que "la récompense est en fonction de l'effort." Cela signifie que quand il y a Se'arot, c'est un lieu de travail. Et quand on corrige, la Se'ara reçoit le discernement de Se'arot, comme dans "Ceci est le Sha'ar (la porte) vers le Seigneur." Et quand on a corrigé toutes les tempêtes, et il n'y a plus de dissimulations, alors il n'y a plus aucune espace pour le travail et donc plus de lieu pour la récompense.

Il s'ensuit que quand une personne arrive à l'état de Korah, elle ne peut plus étendre la foi, appelée "la porte vers le Seigneur." Car s'il n'y a pas de porte, on ne peut pas entrer au palais du roi, parce qu’il s’agit de le Fondation, puisque toute la structure est construite sur la foi.

"Fils de Korah» vient du mot Bina. Ils ont compris que Korah est considéré comme à gauche, à partir de laquelle s'étend l'enfer. C'est pourquoi ils voulaient continuer leur amitié d'avant, du temps où ils étaient sous la forme de «O Seigneur, j'ai entendu Ta renommée, et je suis saisi de crainte» (Zohar, Beresheet, 4:7). Cela signifie que, avec la force qu'ils avaient étendue du passé, ils pouvaient supporter les états et avancer de succès en succès. C'est le sens de "les fils de Korah ne moururent pas." Autrement dit, ils ont compris que s'ils restaient dans un état de Korah, ils ne seraient pas en mesure d'étendre la vie, donc ils ne sont pas morts.

Maskil (instruit) Une chanson d'amours, ce qui signifie qu'ils ont appris que la mesure de l'amitié avec le Créateur est complète.

Mon cœur frémit. Le frémissement dans le cœur est par voie de "on ne révèle pas du cœur à la bouche." Cela signifie qu'il n'y a rien à sortir de la bouche, c'est seulement la réception dans le cœur, comme un frémissement des lèvres.

Une bonne chose - la foi est appelée "une bonne chose."

Je dis: mes actions sont pour le roi. Quand il reçoit la lumière de la foi, il dit «Mes action sont pour le roi», et non pour lui. Alors il est attribué;

Ma langue est la plume d'un scribe habile, quand il se voit décerner le discernement de la Torah écrite, qui est le sens de la langue de Moïse.

Tu es plus belle que les enfants des hommes, quand il dit à la Sainte Shekhina que sa beauté provient des gens. Cela signifie que de ce que les gens pensent d'elle, qui est considéré comme insignifiant, c'est précisément de cela que la beauté est née.

La grâce est répandue sur tes lèvres. La grâce appartient en particulier aux choses dont il ne faut pas prononcer de louanges, mais on veut quand même la chose. Alors on dit qu'elle est gracieuse.

Sur tes Sefataim (lèvres) signifie les Sof (fin), ce qui signifie qu'il a vu le monde d’une extrémité (fin) à l’autre.

[1] Psaume 45:1

 

102 - Vous prendrez pour vous le fruit d'agrumes

J'ai entendu à Oushpizin de Joseph

Dans le verset: «vous prendrez pour vous le fruit d’agrumes « signifiant un juste, appelé "un arbre qui porte des fruits," qui est toute la différence entre Kedousha (sainteté) et la Sitra Akhra (l'autre côté), que «un autre Dieu est stérile et ne porte pas de fruit." Par contre, un juste est appelé Hadar, car il porte des fruits, il Dar (réside) dans son arbre d'année en année. C'est pourquoi il est écrit au sujet de Joseph, "il était celui qui Mashbir (vendait) à tous les gens de la terre», car il les Shover (brise) avec les fruits qu'il avait, et qu'eux n'avaient pas. Ainsi, chacun ressentait son état, s'il était du bon côté ou au contraire. Et c'est le sens de «Joseph leur procura du pain, selon leurs enfants." Les enfants sont considérés comme GAR, comme dans "ils seront des fronteaux entre vos yeux», qui est le Tefillin de la tête. Pour cette raison, Joseph, le fils de sa vieillesse est appelé "un fils sage." Telle est la signification de "il m'a envoyé devant vous pour la vie », qui est  "la lumière de Haya", considérée comme GAR. C'est le sens du verset: «Je te donne une portion de plus qu'à tes frères, celle que j'ai prise de la main des Amoréens avec mon épée et mon arc» (ses fils ont deux parts, car selon Rachi, « portion » signifie « lisse »), c'est-à-dire par ses fils, car les fils sont appelés «fruits». Et il donna ceci à Joseph. C'est le sens de ce qui est écrit sur Saül, «de son épaule il était plus haut que tout le peuple." Et c'est le sens de «Tu as un manteau, sois notre chef." Et c'est le sens des " enfants, pourquoi viennent-ils »? Pour donner la récompense à ceux qui les amènent. Il a demandé," Pourquoi ont-ils besoin de sagesse, si la chose importante n'est pas l'étude mais l'action? Et il répondit: "pour donner la récompense à ceux qui les amènent," car la sagesse amène à l'action. Sur la question du différend entre Saül et David, il n'y avait aucune faille en Saul. C'est pourquoi il avait un an quand il régna, et il n’a pas eu besoin de prolonger la royauté, puisqu'il avait tout accompli dans un court laps de temps. David, cependant, devait régner quarante ans. David était le fils de Juda, le fils de Léa, le monde caché. Par contre Saül était de Benjamin, le fils de Rachel, le monde révélé, et donc opposé à David.

Pour cette raison, David dit: "Je suis la paix", signifiant que j'atteins tout le monde et j'aime tout le monde, "mais quand je parle, ils sont pour la guerre."

Avishalom aussi était à l'opposé de David. C'est le sens du péché de Jéroboam, fils de Nebath, que le Créateur attrapa par son vêtement et lui dit: « Toi et moi et le fils de Jessé marcheront dans le jardin d'Eden». Et il demanda: "Qui est en premier?" Et le Créateur lui dit: "le fils de Jessé est en premier ". Alors il répondit: «Je ne veux pas." En fait, l'ordre des degrés est que  le monde caché vient en premier, puis le monde révélé. C'est le sens de "j'ai assez", "j'ai tout". "Assez" est GAR, et "tout" est VAK. C'est aussi le sens de  "comment Jacob se tiendra- t-il ?, il est si petit". Et c'est le sens que Jacob lui prit le droit d'ainesse. Ensuite, tout lui fut fait, car il avait également GAR, qui lui est parvenu par Joseph, par voie de «Joseph subvint aux besoins. » C'est le sens de "Léa était haïe", que toutes les haines et les désaccords parmi les disciples des sages s'étendent d'elle. C'est aussi le sens de la controverse entre Shamaï et Hillel, et que les deux camps seront unis dans le futur, c'est-à-dire le camp de Joseph et le camp de Juda. C'est le sens de ce que Juda dit à Joseph: «Oh mon seigneur», car il y eu alors l'union de Juda et de Joseph. Mais Juda doit être en tête.  Ceci explique que le saint Ari était le Messie fils de Joseph. C'est pourquoi il a pu révéler une telle sagesse, car il a eu la permission du monde révélé. Et cette controverse s'étend de "ses fils se heurtaient en son sein," car Esaü avait les plus beaux vêtements, qui étaient chez Rebecca.

 

103 - Celui au cœur généreux

J’ai entendu, le soir du Shabbat, Béreshit, Octobre 1942

 Dans le verset : "Vous prendrez mon offrande de tout homme au cœur généreux." Ceci est la signification de " la substance d'une offrande est de la Sainteté" ce qui veut dire, comment arrive-t-on à un état d'offrande ? Par la sainteté.

Cela signifie que si un homme se sanctifie lui-même autant qu'il lui est permis, par cela il arrive à un état d'offrande, qui est la sainte Shekhina, appelée " Mon offrande." Et c'est le sens de " de tout homme au cœur généreux " ; tout son cœur signifie que s'il a donné tout son cœur, il est alors récompensé de Mon offrande, à savoir d'adhérer à la sainte Shekhina.

Dans le verset, " le jour de son mariage, le jour de la joie de son cœur ", le mariage est le degré inférieur, qui est l'état de bassesse. Si l'homme prend sur lui de servir le Créateur dans un état de bassesse et qu'en même temps, il est content de ce travail, c'est un degré important. Il est alors appelé le fiancé de la sainte Shekhina.

 

104 - Le saboteur était assis

J'ai entendu le soir du Shabbat, Béreshit, Octobre 1942

Dans le Zohar, Noé Il y avait une inondation et le saboteur était assis au milieu. Il demanda: l'inondation qui signifie un déluge d'eau est elle-même un saboteur mortel. Que signifie donc que le saboteur était assis au milieu, au milieu du déluge? De plus quelle est la différence entre le déluge et le saboteur ?

Il répondit que l'inondation est les tourments matériels, c'est-à-dire les tourments du corps. En elle, c'est-à-dire dans les tourments du corps, il existe encore un autre saboteur, qui sabote la spiritualité. Cela signifie que les afflictions du corps lui attirent des pensées étrangères, jusqu'à ce que ces pensées étrangères sabotent et tuent sa spiritualité.

 

105 - Un sage disciple bâtard précède un grand-prêtre ignorant

J’ai entendu, le 15 de Heshvan, 1er Novembre 1944, Tel-Aviv

« Un sage disciple bâtard précède un grand-prêtre ignorant».Un bâtard veut dire un dieu étranger, cruel. Cela se réfère à la bâtardise. Quand l’homme brise l’interdiction de se tourner vers d’autres dieux, ils lui engendrent un bâtard.Se tourner vers les autres dieux signifie qu’il s’accouple avec la Sitra Akhra (l’autre côté) qui est la nudité. Ceci est appelé «celui qui vient sur la nudité et en engendre un bâtard». L'opinion des propriétaires est opposée à celle de la Torah. De ce fait, il y a une controverse entre les ignorants et les sages disciples. Il y a une grande différence ici, si une personne a engendré le bâtard. Le disciple sage affirme que cela vient également du Créateur, la forme qui lui apparaît – sa forme bâtarde – disant que le Créateur lui a provoqué cette raison.Par contre, le méchant dit que c’est uniquement une pensée étrangère qui lui est venue à cause d’un péché et il n’a besoin de rien de plus que de corriger ses péchés.

Le disciple sage, cependant, a la force de croire que cela aussi, c’est-à-dire sa forme présente, il doit y voir sa véritable essence. En même temps, il doit assumer le fardeau du royaume des cieux jusqu’à la dévotion.Cela veut dire que ce qui est considéré de moindre importance, le plus bas et le plus dissimulé, toujours est-il, à un tel moment cela devrait être attribué au Créateur, que le Créateur a créé une telle image de Sa providence en lui, appelée « pensées étrangères ». Et pour une telle petite chose, il doit travailler au-dessus de la raison comme s’il avait une grande Daat (connaissance) dans la Kédousha (sainteté).Un grand-prêtre est celui qui sert le Créateur par voie de « ils sont nombreux… », c’est-à-dire qu’ils ont beaucoup de Torah et beaucoup de Mitsvot et rien de leur manque. De ce fait, si l’homme se connecte et prendre sur lui un ordre quelconque dans le travail, la règle est qu’un bâtard qui est un sage disciple vienne d’abord. Cela veut dire que l’homme assume sa bâtardise dans la forme du sage disciple. « Sage » est le nom du Créateur. Son disciple est celui qui apprend du Créateur. Seul le sage disciple peut dire que tout, toutes les formes qui apparaissent durant le travail sont que «cela provient du Seigneur ».Tandis qu'un prêtre ignorant, même s’il sert le Seigneur et qu’il est grand dans la Torah et dans le travail, s'il n’a pas été récompensé d’apprendre de la bouche du Créateur, il n’est pas encore considéré comme un « sage disciple ».

De ce fait, l’état ci-dessus ne peut pas l’aider à accomplir la véritable perfection puisqu’il a l'opinion des propriétaires. L'opinion de la Torah n’est que de celui qui apprend de la bouche du Créateur. Seul un sage disciple connaît la vérité, que le Créateur est la cause de toutes les causes. Maintenant nous pouvons comprendre les paroles de nos sages « Rabbi Shimon Ben Ménassia étudiait les Etin dans la Torah ». Et signifie ajouter. Cela veut dire que chaque jour il ajoutait Torah et Mitzvot plus que le jour précédent. Et quand il est arrivé à « Tu craindras le Seigneur ton Dieu », signifiant qu’il n’a pas pu ajouter, mais qu’il était arrivé à un point où il n’a pas pu ajouter mais, par malheur, l’inverse.Rachi interprète: Ben Ménassia veut dire qu’il a compris la Ménoussa (fuite), signifiant la fuite et retraite de la campagne. De plus, Ben Haamsouny, c’est-à-dire qu’il a compris la vérité et quelle est la forme de la vérité. Alors il reste à son poste et ne peut plus avancer, jusqu’à ce que Rabbi Akiva ne vienne et explique Et – comprenant les sages disciples. Cela veut dire qu’en adhérant aux sages disciples, il est possible de recevoir un soutien. En d’autres mots, seul un sage disciple peut l’aider et rien d’autre. Même s’il est grand dans la Torah, il sera toujours appelé « un ignorant », s’il n’a pas été récompensé d’apprendre de la bouche du Créateur. C'est pourquoi l’homme doit se soumettre devant un sage disciple et accepter ce que le sage disciple place sur lui sans aucune discussion, mais au -dessus de la raison.


« La mesure est plus longue que la terre ». Cela veut dire que la Torah commence après la terre, c'est-à-dire, si elle est plus grande que la terre. Il y a une règle que rien ne peut commencer au milieu. Donc, si l’homme veut commencer, le commencement est après la terre, c’est-à-dire après le terrestre. (C’est le sens de « un grand prêtre ignorant », que même si son travail est dans la grandeur, mais il n’a pas encore été récompensé de la lumière de la Torah, l’homme est toujours dans le terrestre).Arriver à l'état de Lishma requiert beaucoup d’étude dans Lo Lishma. Cela veut dire que l’homme doit s’efforcer et s’exercer dans Lo Lishma et qu’ensuite il pourra voir la vérité, qu’il n'a pas encore été récompensé de Lishma. Cependant, quand il ne fait pas d’effort sans grandes forces, il ne peut pas voir la vérité.A une autre occasion il a dit que l’homme devrait étudier beaucoup de Torah Lishma pour être récompensé de voir la vérité, qu'il travaille dans Lo Lishma. Le travail Lishma est considéré comme récompense et punition, ce qui est considéré comme Malkhout. Et la Torah Lo Lishma est considérée ZA, considéré comme Providence individuelle.C’est pourquoi les rois d’Israël, qui ont tous été récompensés de la Providence individuelle, n’avaient rien de plus à faire, puisqu’ils n’avaient rien à ajouter. C’est pourquoi nos sages ont dit « un roi d’Israël ne juge pas ni n’est jugé ». De ce fait, ils n’ont aucune part dans le monde à venir, puisqu’ils ne font rien, car ils voient que le Créateur fait tout.C’est le sujet de Izevel (Jézabel), la femme de Akhav. Ils ont interprété que sa femme demandait, Ei Zevel, c’est-à-dire où y a-t-il un déchet dans le monde, car elle voyait que tout était bien. Et AkhAv veut dire qu’il était Akh (frère) de Av (Père) qui est aux cieux. Mais les rois de la maison de David sont jugés parce que les rois de la maison de David avaient le pouvoir d’unir le Créateur et Sa Shékhina, même si ce sont des choses contradictoires, car la Providence est contraire au discernement de la récompense et de la punition.Et c’est le pouvoir des grands justes, qu’ils peuvent unir le Créateur et la Shékhina, c’est-à-dire le discernement de la Providence individuelle à la récompense et punition. Et précisément de ces deux émerge la perfection complète et désirable.

 

106 - Que suggèrent les douze Khalot du Shabbat

J'ai entendu, Eloul, Août 1942

 Dans les chants du Shabbat, il est écrit, "Il nous révélera la saveur de douze Khalot qui sont une lettre dans Son Nom, multipliée et légère."

Nous devons interpréter les paroles du saint Ari. Nous savons que par le deuxième Tsimtsoum (restriction) deux Vav ont été faits, à savoir le côté droit et le côté gauche. C'est le sens de la multiplication, du mot "multiplié." Et de cela, de la force de la correction du deuxième Tsimtsoum, quand il y avait une association de la qualité de la miséricorde avec le jugement, le jugement est devenu plus léger par rapport avant l’adoucissement.

 Par la suite les deux Vav brillent dans Malkhout, ce qui signifie "le rassemblement des Zayin". Les Zayin sont que Malkhout, appelée "septième", rassemble en elle les deux Vav.

Le septième jour est considéré comme Gmar Tikoun (la fin de correction), discerné comme l'avenir. Toutefois, il brille également dans les six mille ans. C'est le sens des six jours d'action, discernés comme " Que Dieu a créé et fait ". Et le Shabbat est appelé "repos" (comme il est écrit, "et le septième jour, Il cessa le travail et se reposa").

 Il s'agit du Shabbat qui brille dans les six mille ans, car alors Shabbat n'est que considéré que comme le repos, comme l'homme qui porte une charge et se repose à mi-chemin pour regagner des forces. Ensuite, il doit à nouveau porter la charge.

Mais au Shabbat de Gmar Tikoun il n'y a plus rien à ajouter, donc il n’y a plus du tout de travail.

 

107 - Concernant les deux anges

J'ai entendu à Tetzavé, Février 1943, Jérusalem

 Concernant les deux anges qui accompagnent l'homme à la veille du Shabbat, un bon ange et un mauvais ange.

Le bon ange est appelée "droite", avec qui il se rapproche pour servir le Créateur. Ceci est appelé "la droite rapproche." Et le mauvais ange est considéré comme "gauche", qui éloigne. Cela veut dire qu'il lui apporte des pensées étrangères dans son esprit ou dans son cœur.

Et quand l'homme surmonte le mal et se rapproche du Créateur, cela signifie qu'à chaque fois qu'il surmonte le mal et se rattache au Créateur, il s’avère que par les deux il s'est rapproché de l'adhésion au Créateur, signifiant que les deux effectuent une seule tâche, à savoir qu'ils ont faits qu'il arrive à la Dvékout au Créateur, alors l'homme dit, "Venez en paix."

Quand l'homme a déjà terminé tout son travail, à savoir qu'il a déjà fait entrer toute la gauche dans la Kedousha, comme il est écrit, "il n'y a pas un endroit pour se cacher de Toi," alors le mauvais ange n'a plus rien à faire, car l'homme a déjà surmonté toutes les difficultés que le mal a apportées. A ce moment, le mauvais ange est inutile, et l'homme lui dit "allez en paix."

 

108 - Si tu me quittes un jour, Je te quitterai deux

J’ai entendu en 1943, Jérusalem

Chaque homme est éloigné du Créateur par la réception qu'il a. Mais il est éloigné simplement à cause de son désir de recevoir. Cependant, puisque l’homme ne désire pas ardemment la spiritualité mais les plaisirs de ce monde, il s’avère qu’il est éloigné du Créateur d’un jour, c’est-à-dire une distance d’un jour, ce qui veut dire qu’il est loin de Lui seulement selon un aspect – en étant immergé dans le désir de recevoir les désirs de ce monde.Cependant quand l’homme se rapproche du Créateur, ce qui veut dire qu'il annule la réception dans ce monde, il est considéré comme proche du Créateur. Mais si plus tard, il chute dans la réception du monde à venir, il est alors éloigné du Créateur parce qu’il veut recevoir les plaisirs du monde à venir et il tombe également dans la réception des plaisirs de ce monde. Il s’avère qu’à présent il s’est éloigné du Créateur de deux jours : 1) en recevant des plaisirs dans ce monde, dans lequel il a de nouveau chuté. 2) puisqu’il a maintenant le désir de recevoir la couronne du monde à venir. C’est parce qu’en s’engageant dans la Torah et les Mitsvot il force le Créateur à le récompenser pour son travail dans la Torah et les Mitsvot.Il s’avère qu’au début il a marché un jour et s’est rapproché du service du Créateur et ensuite, il a reculé de deux jours. Ainsi maintenant cet homme a besoin des deux types de réception : 1) de ce monde ; 2) du monde à venir. Ainsi, il est allé dans un état opposé.Le conseil pour cela est d'aller toujours sur le chemin de la Torah qui est de donner sans réserve. Et l’ordre devrait être que d’abord l’homme doit être prudent avec les deux rudiments :
1) le fait de faire la Mitsva


2) la sensation de plaisir de la Mitsva. L’homme doit croire que le Créateur tire un grand plaisir quand on observe Ses commandements.

Par conséquent, il s’avère que l’homme doit observer la Mitsva actuellement et aussi croire que le Créateur a du plaisir du fait que l’inférieur observe Ses Mitzvot. Et ici il n’y a pas de différence entre une grande Mitsva et une petite Mitsva. En fait, le Créateur a du plaisir même du plus petit acte qui est fait pour Lui.Ensuite, il y a un résultat qui est le but principal que l’homme devrait rechercher. En d’autres mots, un homme devrait sentir plaisir et délice en procurant contentement à son Créateur. C’est la principale emphase du travail qui est appelée « servez le Seigneur avec joie ». Cela devrait être la récompense de son travail – recevoir délice et plaisir pour avoir été récompensé de réjouir le Créateur.C’est le sens de « le Guer (converti) qui est parmi toi s'élèvera plus haut que toi; … Il te prêtera et tu ne le lui prêteras pas ».

Le « Guer » est le désir de recevoir (alors qu’il commence à servir le Créateur, le désir de recevoir est appelé Guer, avant cela il est un Goy complet).« Il te prêtera ». Quand il donne de la force pour le travail, il donne la force par voie du prêt. Cela veut dire que lorsqu’il a travaillé un jour dans Torah et Mitsvot, même s’il n’a pas reçu le salaire sur place, il croit qu'il lui paiera plus tard pour les forces qu’il lui a données pour le travail.Donc, après le jour de travail, il vient et réclame la dette qu’il lui a promise, la récompense pour les forces que le corps lui a données pour s’engager dans la Torah et les Mitsvot. Mais il ne lui donne pas. Alors le Guer crie « Qu’est-ce que ce travail, travailler sans salaire? » C'est pourquoi le Guer par la suite ne veut pas donner à Israël la force de travailler.« Et tu ne lui prêteras pas ». Si tu lui donnes la nourriture et tu demandes qu’il te donne de la force pour le travail, alors il te dit qu’il n’a pas de dette à te payer pour la nourriture que tu lui donnes. C’est parce que « je t’ai d’abord donné la force pour le travail et c’était à la condition que tu m’achètes des possessions. Donc, ce que tu me donnes maintenant est tout à fait selon la condition précédente.

Par conséquent maintenant tu viens à moi pour que je te donne plus de force pour le travail, afin que tu m’amènes de nouvelles possessions ».Ainsi le désir de recevoir est devenu plus intelligent et il utilise son intelligence pour calculer la rentabilité de l'affaire. Parfois, il lui dit qu’il se contente de peu, que les possessions qu’il a sont suffisantes et de ce fait, il ne souhaite pas lui donner plus de forces. Parfois, il dit que le chemin que tu prends est dangereux et que peut être tous tes efforts seront vains. Parfois il dit que l’effort est plus grand que la récompense, C'est pourquoi je ne te donnerai pas de forces de travailler.


Par la suite, quand l’homme lui demande la force de marcher sur le chemin du Créateur afin de donner sans réserve et que tout sera uniquement pour augmenter la gloire du ciel, il dit : « Qu’est-ce que j’ai à gagner ? » Ensuite il vient avec les fameux arguments tels que « Qui » et « Quoi » c’est-à-dire « Qui est le Seigneur pour que j’écoute Sa voix? » comme l’argument de Pharaon, ou « Quel est ce travail pour vous? » comme l’argument du méchant.Tout cela est parce qu’il a un argument juste, que c’est sur quoi ils se sont mis d’accord. Ceci est appelé « si tu n’écoutes pas la voix du Seigneur »  alors il se plaint parce qu’il ne suit pas les conditions.Mais "quand tu écoutes la voix du Seigneur", signifiant juste à l’entrée (l’entrée est une chose constante parce que chaque fois qu’il a une descente il doit recommencer. C’est pourquoi ceci est appelé « entrée ». Naturellement, il y a beaucoup de sorties et d’entrées) il dit à son corps : « Saches que je veux entrer dans le travail de Dieu. Mon intention est uniquement de donner sans réserve et de ne recevoir aucune récompense. Tu ne devrais pas espérer de recevoir quoi que ce soit pour tes efforts, mais tout est afin de donner sans réserve. »Et si le corps demande « Quel intérêt vas-tu tirer de ce travail? » signifiant « Qui est celui qui reçoit ce travail, pour que je veuille travailler dur et faire des efforts? » Ou bien il demande plus simplement « Pour qui est-ce que je travaille si dur? »Alors il doit lui répondre que j’ai la foi dans les sages qui ont dit que je devrais croire dans la foi abstraite, au-dessus de la raison, que le Créateur nous a commandé ainsi d'accepter la foi, qu’Il nous a ordonné d'observer la Torah et les Mitsvot. Et nous devons aussi croire que la Créateur tire du plaisir du fait que nous observons la Torah et les Mitsvot par la foi au-dessus de la raison. De plus l’homme devrait être content du fait que le Créateur a du plaisir de son travail.Ainsi il y a quatre choses ici :


1. Croire en la foi des sages que ce qu’ils ont dit est vrai.
2. Croire que le Créateur a ordonné de s’engager dans la Torah et les Mitsvot uniquement par la foi au-dessus de la raison.
3. Qu’il y a de la joie quand les créatures observent la Torah et les Mitsvot sur la base de la foi.
4. L’homme doit recevoir du plaisir, délice et joie pour avoir été récompensé de réjouir le roi. Et la mesure de la grandeur et de l’importance de son travail sont mesurées par la mesure de joie qu’il tire pendant son travail. Et cela dépend de la mesure de la foi, qu’il croit en ce qui a été dit plus haut.Il s’avère que lorsque "tu écoutes la voix du Seigneur", toutes les forces qu’il reçoit du corps, ne sont pas considérées comme s'il avait reçu un prêt du corps qu’il faut rembourser.  De même "si tu n’écoutes pas la voix du Seigneur " et si le corps demande « Pourquoi devrai-je te donner des forces pour le travail quand tu ne promets rien en contrepartie ? » il doit répondre « parce que c’est pour ça que tu as été fait. Que puis-je faire si le Créateur te hait, comme il est écrit dans le saint Zohar que le Saint béni soit-Il hait les corps. »

De plus, quand le saint Zohar dit que le Saint béni soit-Il hait les corps, cela se réfère spécifiquement aux corps des serviteurs du Créateur, puisqu’ils veulent recevoir éternellement, car il veut aussi recevoir la couronne du monde à venir.Ceci est considéré « et tu ne lui prêteras pas ». Cela veut dire que tu ne dois rien lui donner pour l'énergie que le corps t’a donnée pour le travail. Mais "si tu lui prêtes", si tu lui donnes un plaisir quel qu’il soit, ce n’est que comme un prêt et il doit te donner en retour la force pour le travail, mais pas gratuitement.

Et il doit toujours te donner l'énergie, c’est-à-dire gratuitement. Tu ne lui donnes aucun plaisir et tu lui demandes toujours d’avoir la force pour le travail, puisque « l’emprunteur est l'esclave du prêteur ». Ainsi il sera toujours l'esclave et tu seras le maître.

 

109 - Deux sortes de chair

J'ai entendu, le 20 Heshvan

 Nous distinguons généralement deux sortes de chair : la chair d'animal et la chair du poisson, et dans les deux il y a des signes d'impureté. La Torah nous a donné des signes pour savoir comment nous en éloigner et ne pas tomber dans le domaine de l'impureté qui est en eux.

Dans le poisson, nous avons les signes des nageoires et des écailles. Lorsqu'il voit ces signes dans les poissons, il sait alors être prudent et ne pas tomber dans le domaine de l'impureté. Snapir (nageoire) nous suggère Soné-Pé-Ohr (haïr-bouche-lumière). Ceci se réfère à Malkhout appelée "" et toutes les Lumières viennent d'elle, ce qui est discerné comme étant la foi.

Et quand il voit qu'il est dans l'état d'un goût de poussière, au moment où il doit croire, alors il sait avec certitude qu'il doit corriger ses actes. Cela s'appelle " Shekhina (Divinité) dans la poussière." Il faut prier pour relever la Divinité de la poussière.

Kaskesset (écailles) signifie qu'au moment de Snapir il est incapable de travailler. Mais quand il surmonte le Snapir, une question sur la Providence lui vient à l'esprit. Cela s'appelle Kash (paille). Alors il chute de son travail. Ensuite, il surmonte et commence à travailler au-dessus de la raison, et une autre question sur la Providence lui vient a l'esprit.

Il s'avère qu'il a deux fois Kash, qui sont Kas-kesset (écailles). Et à chaque fois qu'il surmonte au-dessus de la raison, il monte et après il descend. Alors l'homme voit qu'il ne peut pas vaincre à cause de la multiplication des doutes. Alors il n'a pas d'autre conseil que de crier au Créateur, comme il est écrit, " les enfants d'Israёl soupirèrent à cause de l'esclavage, et leur cri arriva jusqu'à Dieu, et Il les fit sortir d'Egypte," c'est-à -dire de tous les problèmes.

Nous connaissons la règle que nos sages ont dit, que le Saint béni soit-Il a dit. " Lui et Moi ne pouvons résider dans la même demeure," ceci est parce qu'ils sont opposés l'un à l'autre. Il en est ainsi car il y a deux corps dans l'homme:
 – le corps intérieur
 – le corps extérieur  
Le corps intérieur est revêtu par la vitalité spirituelle, discernée comme foi et don, appelés "esprit et cœur."
Le corps extérieur à une vitalité matérielle, qui est le savoir et la réception.

Et au milieu, entre le corps intérieur et le corps extérieur, il y a un corps intermédiaire, qui ne porte pas son propre nom. Donc si l'homme fait des bonnes actions, le corps intermédiaire adhère au corps intérieur, et s'il fait des mauvaises actions le corps intermédiaire adhère au corps extérieur. Ainsi, l'homme a soit une vitalité matérielle, soit une vitalité spirituelle.

Il s'avère que puisqu'il y a une contradiction entre l'intériorité et l'extériorité, donc si le corps intermédiaire adhère au corps intérieur, ceci est considéré comme la mort du corps extérieur. S’il adhère au corps extérieur, c'est alors la mort du corps intérieur. Donc le choix est dans le corps intermédiaire: continuer à adhérer à la Kedousha (Sainteté) ou le contraire.

 

11 - La joie avec un frisson

 

J'ai entendu en 1948

La joie s’appelle l’amour, qui est existence. Cela ressemble à quelqu’un qui se construit une maison sans faire aucun trou dans les murs. Il s'avère qu’il ne peut pas entrer dans la maison car il n’y a pas d’espace vide dans les murs pour entrer dans la maison. Par conséquent, il faut faire une espace vide par lequel il entrera dans la maison.

Donc, là où il y a l’amour, il faut qu'il y ait aussi la crainte. Car la crainte est l'espace. C'est-à-dire qu'il faut éveiller la crainte que peut être on ne sera pas capable d’avoir l’intention de donner. C'est pourquoi quand il y a les deux, il y a perfection, sinon, l’un veut annuler l’autre.

Il faut donc tâcher d’avoir les deux en même temps. C'est pourquoi on a besoin et de l’amour et de la crainte. L’amour est appelé existence, alors que la crainte est appelée le manque et le vide. Ce n’est que lorsque les deux sont ensemble qu’il y a perfection. Ceci est appelé « deux pieds », et c’est justement quand on a deux pieds qu’on peut marcher.

 

110 - Un champ que le Seigneur a béni

J'ai entendu en 1943

" Un champ que le Seigneur a béni." La Sainte Shekhina (Divinité) est appelée « un champ." Et parfois un champ se transforme en mensonge. Le Vav dans le Hey est l'âme et le Dalet représente la Sainte Shekhina. Lorsque l'âme est revêtue en elle, elle est appelée Hey ; et quand l’homme veut ajouter à la foi, il étend le Vav en bas et il devient un Kouf.

Alors le Dalet devient Reish, sous la forme de maigre et pauvre qui désire rajouter. Et il devient Reish, comme "un pauvre est né dans son royaume," quand le pauvre devient pauvre. En d'autres termes, en insérant le mauvais œil en lui, à la fois dans l'esprit et dans le cœur, comme "le sanglier dans le bois le ravage" : l'œil est suspendu, puisqu'il retourne à la séparation, car la Sitra Arkha est destinée à devenir un ange saint.

Ceci est la signification de " Que la gloire du Seigneur dure à jamais », car il est arrivé à l'état de l'animal de Ya'ar (forêt), venant du mot Iro (sa ville), ce qui veut dire que toute sa vitalité a été déversée et il se renforce à chaque fois. Alors il est récompensé du "champ que le Seigneur a béni," quand le mauvais œil est transformé en bon œil.

C'est la signification d'un "œil suspendu," voulant dire qu'il est suspendu à un doute, soit au bon œil, soit au mauvais œil. C'est ainsi qu'il retourne à la séparation. C'est le sens de "l'un en face de l'autre," comme le dirent nos sages, " Il n'y a pas eu de joie devant Lui comme le jour où la terre et les cieux furent créés."

Il est ainsi car à la fin, le " Seigneur sera Un et Son nom Un," qui est le but de la création. Pour le Créateur, passé et présent sont identiques. Donc, le Créateur regarde la création sous sa forme ultime, comme elle sera à Gmar Tikoun (à la fin de la correction), lorsque toutes les âmes, dans toute leur perfection, seront inclues dans le monde Ein Sof (infini), comme il en sera à Gmar Tikoun. Leur forme parfaite est y déjà présente et rien ne manque

Mais chez ceux qui reçoivent il est apparent qu’ils ont encore à compléter ce qu'ils doivent compléter. C'est, "ce que Dieu a créé et fait," voulant dire les manques et l'irascibilité. Ceci est la signification de ce que nos sages ont dit, "un coléreux ne peut que se mettre en colère," et aussi, "tous ceux qui sont avides se fâchent," qui est la véritable forme du désir de recevoir dans sa véritable forme, à quel point il est indécent.

Et toutes les corrections sont pour le transformer afin de donner sans réserve, ce qui est tout le travail des inférieurs. Avant que le monde ne fut créé, il était sous la forme "Lui et Son nom sont Un." À savoir, bien que Son Nom soit déjà sorti de Lui et devienne révélé et qu’il soit déjà appelé "Son Nom," Il était néanmoins Un. Ceci est la signification de "l'un en face de l'autre."  

 

111 - Vent, voix et parole

J'ai entendu le 29 de Sivan, 2 Juillet 1943, Jérusalem

Il y a un discernement du vent [mais aussi vanité], voix et parole. Et il y a un discernement de la glace, et il y a un discernement du Terrible. Le vent s'appelle Ohr Hozer (lumière réfléchie) sortant du Massakh (écran), considéré comme une force de limitation. Tant que ce n'est pas accumulé jusqu’à la mesure de "qu'ils ne retournent pas à la sottise" c’est appelé « vanité ».

Lorsque sa mesure est complète, cette limitation, le Massakh avec Ohr Hozer, est appelée "voix". La voix est comme un avertissement qui lui dit de ne pas transgresser les lois de la Torah. Et s'il transgresse, dès qu'il est en infraction, il arrête de goûter. Ainsi, quand il sait avec certitude que s'il transgresse, il s’arrêtera c’est pourquoi il respecte la limitation. Alors il arrive à l'état de "parole", qui est Malkhout. À ce moment il peut y avoir le Zivoug (accouplement spirituel) du Créateur et de Sa Shekhina (Divinité), et l'illumination de Hokhma (la Sagesse) s'étend en bas.

Nous savons qu'il y a deux degrés:
1) Don sans aucune réception.
2) Réception afin de donner.

Alors, quand il voit qu'il est déjà arrivé à un degré où il peut recevoir afin de donner, pourquoi a-t-il besoin de la servitude, qui est uniquement sous la forme de donner afin de donner? Après tout, le Créateur a plus de contentement de la réception afin de donner, car la Lumière de Hokhma, qui vient dans le récipient de réception, est la lumière du but de la création. Alors, pourquoi devrait-il s'engager dans le travail de donner afin de donner, qui est la lumière de la correction de la création?

À ce moment, il arrive immédiatement à l'arrêt du goût, et il reste nu et sans rien. C'est parce que la Lumière de Hassadim (grâce) est la lumière qui revêt la lumière de Hokhma. Et si le vêtement manque, même s'il a la lumière de Hokhma, il n'a toujours rien pour revêtir Hokhma.

Alors il arrive à un état appelé "la glace terrible." C'est parce que Yessod de Aba – qui donne Hokhma, est appelé "étroit de Hassadim et long de Hokhma" –  est la glace. C’est comme l'eau qui a été cristallisée : même s’il y a de l'eau, elle ne déverse pas en bas.

Et Yessod de Ima est appelé "terrible", considéré comme court et large. Il est court parce qu'il y a blocage sur Hokhma, car Hokhma est absente en raison de Tsimtsoum Beth (la deuxième restriction). Et c'est "terrible". C’est pourquoi, c'est précisément par les deux: Hokhma qui s'étend par Yessod de Aba, et Hassadim qui s'étend à travers Yessod de Ima.

 

112 - Les trois anges

J'ai entendu, Vayera octobre 1942

Il faut comprendre:

  1. La question des trois anges qui sont venus visiter Abraham lors de la circoncision.
  2. La question du Créateur qui est venu lui rendre visite et de ce qu'Il lui a dit lors de la visite.
  3. Et que le visiteur - nos sages ont dit - prend la soixantième partie de la maladie.
  4. La séparation d’avec Loth.
  5. La destruction de Sodome et Gomorrhe.
  6.  La demande d'Abraham de ne pas détruire Sodome.
  7. La femme de Loth qui a regardé en arrière et est devenue une statue de sel.
  8. La duplicité de Shimon et Levi envers le peuple de Sichem concernant la circoncision, quand ils ont dit, "car c'est un opprobre pour nous."
  9. Les deux séparations qui sont sorties de Loth, qui ont été effacées à l'époque de David et de Salomon, qui sont opposés l'une à l'autre.

Pour comprendre ce qui précède, il faut d'abord dire nous savons que nous discernons Olam-Shana-Nefesh (monde-année-âme) en tout. Ainsi, concernant la circoncision, qui est la conclusion de l'alliance de la peau, le discernement Olam-Shana-Nefesh s'applique aussi. (Il y a quatre alliances: les yeux, la langue, le cœur et la peau; et la peau les inclut toutes.)

La peau, considérée comme le prépuce, est la Behina Dalet (quatrième discernement), qui doit être enlevée de son lieu, c'est-à-dire au discernement de la poussière. Cela est considéré comme Malkhout à sa place, c'est-à-dire abaisser Malkhout à un état de poussière. C'est comme il est écrit: "Aba (père) donne la blancheur", signifiant qu'il abaisse Malkhout de toutes les trente-deux voies à sa place. Il se trouve que les Sefirot ont été blanchies de l’Aviout (épaisseur) de Malkhout de la qualité de jugement qui était en elles, car la brisure s'est produite à cause de cette Malkhout.

Ensuite, Ima (la mère) donne la rougeur, quand elle reçoit Malkhout adoucie dans Bina, appelée terre, et non pas poussière. Il en est ainsi car nous faisons deux distinctions dans Malkhout:
1) la terre
2) la poussière

La Terre s'appelle Malkhout qui est adoucie de Bina, appelée "Malkhout qui s'est élevée à Bina".
La poussière s'appelle "Malkhout à l’endroit de Malkhout", qui est Midat ha Din (la qualité du jugement). 

Quand Abraham a du engendrer Isaac, qui est discerné comme l'ensemble d'Israël, il dut se purifier avec la circoncision, de sorte que l'ensemble d'Israël sorte pur.
La circoncision, du discernement de son Nefesh (âme), est appelée circoncision qui consiste à enlever le prépuce et à le jeter dans la poussière.
Le discernement de Olam (monde) dans la circoncision, est appelée la destruction de Sodome et Gomorrhe.

L'inclusion des âmes dans le monde (un monde signifie l'inclusion de beaucoup d'âmes) est appelée "Loth", et la circoncision dans le monde est appelé "la destruction de Sodome." La guérison de la douleur de la circoncision est appelée "le sauvetage de Loth". Loth vient du mot "terre maudite", appelée Behina Dalet.

Nous devrions savoir que lorsque l'homme a atteint la Dvékout (adhésion) avec le Créateur, lorsqu’il a alors l'équivalence de forme, et son seul souhait est de donner sans réserve et de ne rien recevoir dans son propre intérêt, il arrive à un état où il n'a pas de place pour travailler, car il n'a besoin de rien pour lui-même. Et pour le Créateur, il voit que le Créateur n’a aucun manque.  C'est pourquoi il reste sans travail. Alors il ressent une grande douleur de la circoncision, parce que la circoncision lui a donné un endroit pour travailler, car la circoncision représente la suppression du désir de recevoir pour soi-même.

Il s'avère qu'en supprimant le désir de recevoir, quand ce dernier ne le contrôle plus, il n'a plus rien à ajouter à son travail. Et il y a une correction pour ceci: même après avoir été récompensé  de se circoncire du désir de recevoir, il reste encore en lui des étincelles de Behina Dalet qui attendent elles aussi la correction. Elles ne sont adoucies que par l'extension des Lumières de Gadlout (grandeur), et ainsi il a un endroit pour travailler.

C'est dans ce sens que le patriarche Abraham souffrait après la circoncision et que le Créateur vint lui rendre visite. And this is the meaning of the angel Raphael healing his pain (and we cannot say that since with the four angels, the order is that Michael is on the right, Gabriel is on the left, and Uriel is at the front, and behind, which is Malchut , implied in the west, it is Raphael. This is because he heals Malchut after the removal of the foreskin, so there will be more room for work). Et c'est dans ce sens que l'ange Raphaël le guérit de sa douleur (il ne faut pas dire que puisque l'ordre des quatre anges est que Michaël est droite, Gabriel est gauche, Ouriel est devant, et Raphaël est derrière - Malkhout qui est suggérée par l'ouest - est parce qu'il guérit Malkhout après l'enlèvement du prépuce, pour qu'il y ait encore un endroit pour le travail). 

Le deuxième ange est venu pour renverser Sodome. Comme nous avons dit, l'enlèvement du prépuce dans le discernement de Nefesh est appelée "circoncision", et dans le discernement de Olam, il est appelé "la destruction de Sodome." Comme ils ont dit qu'après l'enlèvement du prépuce la douleur reste, il faut alors guérir cette douleur. De même, dans la destruction de Sodome, la guérison est appelée "le sauvetage de Loth", en raison de deux bonnes séparations qui vont en sortir.

Il est apparemment difficile de comprendre la question des bonnes séparations. Si c'est une séparation, comment peut-elle être bonne? Mais plutôt comme nous avons dit, après la suppression du prépuce, il y a la douleur, il en est ainsi parce qu'il n'a pas de place de travail. Et ces séparations, c'est-à-dire les étincelles qui sont restées de Behina Dalet, lui donnent un endroit pour travailler, du fait qu'il doit les corriger.

Elles ne peuvent pas être corrigées avant l'enlèvement du prépuce, puisque d'abord il faut élever et corriger les 248 étincelles. Ensuite, les trente-deux étincelles, appelées "le cœur de pierre" seront corrigées. Donc, en premier lieu le prépuce doit être complètement enlevé.

C'est pourquoi cela doit être un Sod (secret), que l'on ne devrait pas connaître à l'avance, qu'ils doivent rester sous la forme de Reshimo. C'est la signification de Sod: grâce à la correction de la circoncision, qui est la l’exposition de Yessod (Fondation), c'est-à-dire l’exposition du Youd (la première lettre de Yessod). Alors le Sod devient Yessod.

C'est le sens que l'ange Raphaël va par la suite sauver Loth en raison des "bonnes séparations", qui est le sujet de Ruth et Naomie, considérées comme l'esprit et le cœur. Ruth vient du mot Réouia (digne), lorsque l'Aleph est à peine prononcé. Et Naomie est du mot Noam, quelque chose qui est agréable au cœur, qui est ensuite adouci chez David et Salomon.

Cependant, auparavant l'ange dit: "ne regarde pas derrière toi", car "Loth" est Behina Dalet, mais elle est toujours connectée à Abraham. Par contre, "derrière toi", derrière Behina Dalet, il n'y a que Behina Dalet brute, sans adoucissement. C'est le sens des grands monstres marins, dont nos sages disent que c'est un Leviathan (baleine) et son épouse, qui a tué la Noukva et l'a salée pour les justes à l'avenir. L'avenir, c'est après toutes les corrections.

C'est le sens de la femme de Loth regardant en arrière, comme il est écrit: "Sa femme regarda derrière lui, et se transforma en statue de sel." Mais avant il faut la tuer, qui est la destruction de Sodome. Mais il faut aussi sauver Loth, qui est considéré comme le Leviathan (le lien qu'a Behina Dalet d'Abraham).

C'est ce qui explique une question que le monde demande: "Comment l'ange qui a guéri Abraham pouvait-il sauver Loth? Après tout, il y a une règle qu'un ange ne peut pas effectuer deux missions. Mais en fait, c'est un seul sujet, car il faut qu'il reste un Reshimo de Behina Dalet. Mais cela doit être un secret, c'est-à-dire avant qu’il ne se circoncise, il n’y avait aucun besoin de le savoir. Mais il faut la tuer. Et le Créateur la sale pour les justes à l'avenir, lorsque le Sod devient Yessod.

C'est le sens de la querelle entre les bergers du bétail d'Abraham et les bergers du bétail de Loth (« Bétail » veut dire possessions spirituelles). Car le bétail d'Abraham était dans le but d'accroître Abraham, qui est la foi, c'est-à-dire que de cette manière, il a pris pour lui-même de plus grandes forces pour aller au-delà de la raison, car il a vu que précisément par ce chemin de la foi au-delà de la raison, nous sommes récompensés de toutes les possessions.

Il s'avère que la raison pour laquelle il veut les possessions est que ces Kinyanim témoignent du chemin appelé "la foi au-delà de la raison", qui est le vrai chemin. La preuve en est qu'on lui donne d'en haut des possessions spirituelles. Il s’avère que par ces possessions, il s'efforce d'aller seulement sur le chemin de la foi au-delà de la raison. Cependant il ne veut pas les possessions spirituelles, parce qu'elles sont de grands degrés et atteintes.

Donc ce n'est pas qu'il croit au Créateur afin d'atteindre par la foi de grandes atteintes, mais il a besoin de grandes atteintes pour savoir qu'il est sur le vrai chemin. Ainsi, après toute la Gadlout (grandeur) est qu’il veuille précisément aller sur le chemin de la foi, car ainsi il voit qu'il fait quelque chose.

Ce n'est pas le cas des bergers du bétail de Loth, dont la seule intention était d'acquérir de grandes possessions et atteintes, ce qui est appelé « agrandir le discernement de Loth ». Car Loth est appelé "la terre maudite", qui est son désir de recevoir, appelé Behina Dalet, que ce soit dans l'esprit ou dans le cœur. C'est pourquoi Abraham a dit: "sépares-toi de moi, je t'en prie", pour que Behina Dalet se sépare de lui, du discernement de Olam-Shana-Nefesh.

C'est le sens de la circoncision et de l'enlèvement du prépuce. La suppression de la Behina Dalet dans le discernement de Nefesh est appelée "circoncision". Dans le discernement de Olam, l'enlèvement du prépuce est appelé "la destruction de Sodome" et dans le discernement de Shana, c'est l'inclusion de nombreuses âmes, ce qui est appelé Shana (année). C'est le discernement de Loth, du mot "malédiction", appelée "la terre maudite." C'est pourquoi Abraham a dit à Loth: "sépares-toi de moi, je t'en prie".

Cependant Loth était le fils de Haran, se référant au Tsimtsoum Bet (la seconde restriction), appelé "un fleuve qui sort d'Eden pour arroser le jardin". Et il y a le discernement de "au-delà de la rivière", être hors de la rivière, c'est-à-dire Tsimtsoum Aleph (la première restriction), et il y a une différence entre Tsimtsoum Aleph et Tsimtsoum Bet.

Dans le Tsimtsoum Aleph, les Dinim (jugements) sont en-dessous de toutes les Sefirot de Kédousha (sainteté), car ils sont sortis au début, selon l'ordre de l'enchainement des mondes. Cependant dans Tsimtsoum Bet, ils se sont élevés à l’endroit de la Kedousha et ils ont déjà une prise sur la Kédousha. Par conséquent, à cet égard, ils sont pires que Tsimtsoum Aleph, ils n'ont plus d’expansion supplémentaire.  

Ainsi "la terre de Canaan" est du Tsimtsoum Bet, qui sont très mauvais, parce qu'ils ont une prise sur la Kédousha. C'est pourquoi il est écrit à leur sujet "tu ne laisseras rien vivre qui respire." Loth, par contre, qui est Behina Dalet, il faut le sauver. C'est pourquoi les trois anges sont venus comme un seul. Un pour bénir la semence, considérée comme l'ensemble d'Israël, ce qui suggère aussi la multiplication dans la Torah. Tel est le sens de la révélation des secrets de la Torah, appelée Banim (fils) du mot Havana (compréhension). Et tout cela ne peut être atteint qu'après la correction de la circoncision.

C'est le sens des paroles du Seigneur: "Est-ce que je cache à Abraham ce que je fais?" Abraham avait peur de la destruction de Sodome, de peur qu'il ne perde tous ses récipients de réception. C'est pourquoi il dit: "Peut-être y a-t-il cinquante justes ", car un Partsouf complet est cinquante degrés. Et après, il demanda: "Peut-être y a-t-il quarante-cinq justes" c'est-à-dire Aviout de Behina Guimel, qui est de quarante, et Dalet de Hitlabshout (revêtement), qui est VAK, un demi-degré, soit les cinq Sefirot, etc. Enfin, il demanda: "Peut-être y a-t-il dix justes?" c'est-à-dire le niveau de Malkhout qui est dix seulement. Ainsi, lorsqu'il vit que même le niveau de Malkhout ne pouvait pas sortir de là, Abraham accepta la destruction de Sodome.

Il s'avère que lorsque le Créateur vint lui rendre visite, il pria pour Sodome, comme il est écrit "est-ce comme son cri" ce qui signifie qu'ils étaient tous plongés dans le désir de recevoir. "Tous..., sinon, je saurais." C'est-à-dire que s'il y a des discernements de don en eux, alors nous saurons que c'est une question de connexion. C'est-à-dire qu'Il les connectera à la Kédousha (sainteté). Et puisqu'Abraham vit que rien de bon ne sortirait d'eux, il accepta la destruction de Sodome.

C'est pourquoi, après que Loth se soit séparé d'Abraham, il est écrit "il dressa ses tentes jusqu'à Sodome", qui est la demeure du désir de recevoir pour soi. Ceci n'est que dans la terre d'Israël.

Par contre, au-delà de la rivière, qui est Tsimtsoum Aleph, sous la domination de Béhina Dalet, il n'y a pas de place pour le travail, car elle règne et domine dans son propre lieu, et ce n'est qu’en terre d'Israël, considérée comme Tsimtsoum Bet, qu'il y a la place pour tout le travail. C'est pourquoi Abraham est appelé Bé Hey Bare'am (créés avec la lettre Hey). Cela signifie que le Youd de Saraï a été divisé en deux Hey, Hey inférieur et Hey supérieur, et Abraham a pris de l’inclusion du Hey inférieur avec le Hey supérieur.

Maintenant nous pouvons comprendre Shimon et Lévi, qui ont dupé les gens de Sichem. Puisque Sichem voulait Dina, car toute son intention était dans le désir de recevoir, ils ont dit qu'ils devaient être circoncis, ce qui signifie annuler le récipient de réception. Et puisque leur seul but était le désir de recevoir, il s’avère qu'ils ont été tués par la circoncision elle-même, du fait que par la circoncision ils ont perdu le désir de recevoir. Pour eux, c'était comme la mort.

Il s'avère donc qu'ils se sont dupé eux-mêmes, puisque toute leur intention était pour leur sœur Dina. Ils pensaient qu'ils pourraient recevoir Dina dans les récipients de réception. Ainsi, après avoir été circoncis et voulurent recevoir Dina, ils ne purent utiliser que les récipients du don, car ils avaient perdu les récipients de réception par la circoncision. Mais comme il leur manquait l'étincelle du don, puisque Sichem était le fils de Hamor, qui ne connait que les récipients de réception, ils ne pouvaient pas recevoir Dina dans les récipients du don, car c'est contraire à leur racine. Leur racine est seulement Hamor (âne), le désir de recevoir, donc ils ont perdu des deux côtés. Ceci est considéré comme si Shimon et Lévi avaient causé leur mort, mais en réalité, c’était leur propre faute, pas celle de Shimon et de Levi.

Tel est le sens des paroles de nos sages: "Si ce scélérat t'a rencontré, attires le au séminaire." Il faut comprendre ce qu'est "s'il t'a rencontré". Cela signifie qu'on ne trouve pas toujours le scélérat, c'est-à-dire le désir de recevoir. Cependant, cela signifie que tout le monde ne considère pas le désir de recevoir comme un scélérat. Mais s'il y a quelqu'un qui ressent le désir de recevoir comme un scélérat et veut s'en débarrasser, comme il est écrit, "il faut toujours confronter le bon penchant au mauvais penchant. S'il l'emporte, tant mieux, sinon, qu'il s'engage dans la Torah, sinon, qu'il récite la prière Shéma, et sinon, qu'il lui rappelle le jour de sa mort"(Bérakhot, p.5). Alors il a trois conseils ensemble, et l'un est incomplet sans les autres.

A présent nous pouvons comprendre la question de tout le monde, à la fin de la citation de la Guemara. Si le premier conseil "attires le au séminaire" n'aide pas, alors " qu'il récite la prière Shéma." Et si cela ne l'aide pas - "qu'il lui rappelle le jour de sa mort." S’il en est ainsi, pourquoi a-t-il besoin des deux premiers conseils, s'il est peu probable qu'ils l'aident? Pourquoi ne pas prendre tout de suite le dernier conseil, c'est-à-dire lui rappeler le jour de sa mort? Il répond que cela ne veut pas dire qu'un seul conseil peut aider, mais qu'il faut avoir tous les trois conseils ensemble.

Et cela signifie:

  1. Attire-le au séminaire, ce qui signifie la Torah.
  2. Lire la prière Shéma, signifiant le Créateur et Dvékout (adhésion) au Créateur.
  3. Lui rappeler le jour de sa mort, ce qui signifie la dévotion. Ceci est considéré comme Israël, qui sont comparés à une colombe qui étend son cou. En d'autres termes, les trois discernements sont une unité, appelée "la Torah, Israël et le Créateur sont un."

On peut recevoir l'aide d'un Rav pour le discernement de la Torah et la lecture du Shema. Cependant, pour le discernement d'Israël, qui est la circoncision, qui est la dévotion, l'homme doit travailler seul. Et même si pour cela il y a également l'aide d'en haut, comme nos sages ont dit, "Il conclut une alliance avec lui," signifiant que le Créateur l'a aidé, quoi qu’il en soit  l'homme doit commencer. Tel est le sens de "lui rappeler le jour de sa mort." Nous devons toujours nous souvenir et ne pas oublier, puisque c'est l'essence du travail de l'homme.

A propos des Reshimot qu'il faut laisser dans le sauvetage de Loth, c'est en raison des deux bonnes séparations, qui est le sens de Haman et Mardochée. Mardochée ne veut que donner, il n'a pas besoin d'étendre les Lumières de Gadlout. Mais Haman, qui veut avaler toutes les lumières pour lui-même, est la cause qui éveille l'homme à étendre les lumières de Gadlout. Cependant, après avoir déjà étendu les lumières, il est interdit de les recevoir dans les récipients de Haman, appelés les récipients de réception, mais seulement dans les récipients du don. Tel est le sens de ce qui est écrit, que le Roi dit à Haman, "fais ainsi à Mardochée, le Juif", ce qui est considéré comme les lumières de Haman brillant dans les récipients de Mardochée.

 

113 - La prière de dix-huit

Shabbat J'ai entendu le 15 Kislev

Dans la prière Shmone Esrei (dix-huit) : "Car Tu écoutes la prière de chaque bouche de Ton peuple, Israël, avec miséricorde". Cela semble déroutant : d'abord nous disons, "car Tu écoutes la prière de chaque bouche", signifiant même une bouche indigne, le Créateur entend aussi. Il est écrit, "chaque bouche", signifiant même celle qui est indigne. Ensuite il est dit: "Ton peuple, Israël, avec miséricorde ", signifiant précisément une prière qui est dans la miséricorde, sinon, elle n'est pas entendue.

Le fait est que nous devons savoir que toute la lourdeur dans le travail de Dieu est à cause de la contradiction qui se trouve à chaque étape. Par exemple, il y a une règle disant que l'homme doit être humble. Mais si nous suivons cette extrémité, même si nos sages ont dit, "soit très, très humble", toujours est-il que cette extrémité ne signifie pas qu’elle devrait être une règle, car nous savons que l’homme doit aller contre le monde entier et non pas être annulé devant la prolifération des points de vue qui abondent dans le monde, comme il est écrit: "son cœur fut élevé dans les voies du Seigneur." Par conséquent, cette règle n'est pas une règle que nous pouvons appeler complète.

Et si nous allons vers l'autre extrémité, qui est l'orgueil, ceci aussi est faux, puisque "celui qui est fier", dit le Créateur, "Moi et lui ne pouvons pas résider dans la même demeure". Et nous pouvons également voir la contradiction dans la question des souffrances. Si le Créateur envoie de la souffrance à une certaine personne et nous devons croire que le Créateur est bienveillant, donc les souffrances qu'il a envoyées sont nécessairement pour le bien de la personne. Alors, pourquoi prions-nous pour que le Créateur nous retire les souffrances ?

En ce qui concerne les souffrances, il faut savoir que les souffrances ne viennent que pour nous corriger, afin que nous soyons qualifiés pour recevoir la Lumière du Créateur. Le rôle de la souffrance est uniquement de nettoyer le corps, comme nos sages ont dit, " comme le sel adoucit la viande, la souffrance purifie le corps." En ce qui concerne la prière, ils l’ont établi à la place des souffrances. Ainsi, la prière nettoie également le corps.

Toutefois, la prière est appelée "le chemin de la Torah." C'est pourquoi la prière est plus efficace pour adoucir le corps de la souffrance. Par conséquent, c'est une Mitsva de prier pour les souffrances, puisqu'il en découle un avantage supplémentaire, pour l'individu et pour tout le monde.

A cause de cela, la contradiction cause à l’homme de la lourdeur et des interruptions dans le travail de Dieu. L'homme ne peut pas continuer le travail et se sent mal. Il lui semble qu'il est indigne d'assumer la charge du Royaume des cieux "comme un bœuf au fardeau et comme un âne à la charge." Ainsi, à ce moment-là, il est appelé "indésirable".

Toutefois, puisque sa seule intention est d'étendre la foi, appelée Malkhout, c'est-à-dire d’élever la Shekhina (Divinité) de la poussière, le but de l’homme est de glorifier Son nom dans le monde, c’est-à-dire Sa grandeur, de sorte que la sainte Shékhina ne prenne pas la forme d'indigence et de pauvreté. Alors, le Créateur "écoute la prière de chaque bouche", même de celui qui n'est pas si digne, qui ressent qu'il est encore éloigné du travail de Dieu.

C’est le sens de "car Tu écoutes la prière de chaque bouche." Quand entend-Il chaque bouche? Quand le peuple d'Israël prie avec miséricorde, c’est-à-dire simplement miséricorde. Quand l’homme prie pour élever la Divinité de la poussière, pour recevoir la foi.

Cela ressemble à quelqu’un qui n'a pas mangé depuis trois jours. Puis, quand il demande à un autre de lui donner quelque chose à manger, il ne demande pas des choses luxueuses ou superflues, mais simplement qu'on lui donne quelque chose pour faire revivre son âme.

De même, dans le travail de Dieu, quand il se trouve maintenu entre ciel et terre, l'homme ne demande rien de superflu au Créateur, mais uniquement la lumière de la foi, que le Créateur lui ouvre les yeux pour qu'il puisse assumer la foi. Ceci est appelé "élever la Shekhina (Divinité) de la poussière." Et cette prière est acceptée de "chaque bouche". En fait, quelque soit l’état où un homme se trouve, s’il demande de faire revivre son âme avec la foi, cette prière est exaucée.

Et c'est ce qu'on appelle "avec miséricorde", lorsque la prière est uniquement pour qu'on ait pitié de lui d'en haut, pour qu'il puisse maintenir sa vitalité. Et c'est le sens de ce qui est écrit dans le Zohar, que la prière pour les pauvres est tout de suite acceptée, c'est-à-dire, quand elle est pour la Shekhina, elle est tout de suite acceptée.

 

114 - La prière

J'ai entendu en 1942

Nous devons comprendre comment une prière, considérée comme "miséricorde", est pertinente. Après tout, il y a une règle: "j'ai trouvé et je n’ai pas fait d’effort, n'y crois pas." Le conseil est que l'on doit promettre au Créateur de Lui remettre l'effort par la suite.

 

115 - Minéral, végétal, animal et parlant

J’ai entendu en 1940, Jérusalem

Le minéral est quelque chose qui n’a pas sa propre autorité, mais qui est sous l’autorité de son propriétaire et doit satisfaire chaque souhait de son propriétaire. De ce fait, quand le Créateur créa la création pour Sa gloire, comme il est écrit « tout ce qui est appelé par Mon nom je l’ai créé pour Ma gloire » veut dire que le Créateur créa la création pour Ses propres besoins. La nature du propriétaire est imprimée dans les créatures, c’est-à-dire que toutes les créatures ne peuvent pas travailler dans l’intérêt d'un autre, mais seulement dans leur propre intérêt.

Le végétal est ce qui a déjà sa propre autorité dans une certaine mesure. Il peut déjà faire quelque chose qui est contraire à l’opinion du propriétaire. Cela veut dire qu’il peut déjà faire des choses non pas pour lui-même, mais pour donner. C’est déjà contraire à la volonté du propriétaire, qu’Il a imprimée dans les inférieurs de travailler uniquement avec le désir de recevoir pour eux-mêmes.

Toutefois, comme nous pouvons le voir dans les plantes matérielles, même si elles sont mobiles et se développent en longueur et en largeur, toujours est-il que toutes les plantes n’ont qu’une seule propriété. En d’autres mots, il n’y a pas une seule plante qui puisse aller contre le système de toutes les plantes. En vérité, elles doivent suivre les lois de la flore et sont incapables de faire quoi que ce soit contre l’esprit de leur  espèce.

Ainsi, elles n’ont pas de vie par elles-mêmes, mais sont des parties de vie de toute la flore. Cela veut dire que toutes les plantes ont une seule forme de vie pour toutes les plantes. Toutes les plantes sont comme une créature unique et les plantes individuelles sont comme les organes de cette forme de vie.

De même, dans la spiritualité il y a des gens qui ont déjà acquis la force de surmonter un peu le désir de recevoir, mais sont asservis à leur environnement. Ils n'ont pas encore la force d'agir contrairement à l’environnement dans lequel ils vivent, et pourtant ils font le contraire de ce que leur désir de recevoir veut. Cela veut dire qu’ils travaillent déjà avec le désir de donner.

 L’animal : nous voyons que chaque animal a ses propres caractéristiques ; ils ne sont pas confinés à l’environnement, mais chacun d’entre eux a sa propre sensation et caractéristique. Il peut certainement agir dans une certaine mesure contre la volonté du propriétaire, c’est-à-dire qu’il peut travailler pour le don et n'est pas asservi à l’environnement. En fait, il a sa propre vie et sa vie ne dépend pas de la vie de celle de son ami. Pourtant, il ne peut pas ressentir plus que son propre être et ne ressent pas autrui, il ne peut donc pas se soucier des autres.

Le parlant a des vertus :
1 – Il agit contre la volonté du propriétaire.
2 – Il n’est pas asservi à son environnement comme le végétal, c’est-à-dire qu'il est indépendant de l’environnement.
3 – Il ressent aussi les autres et de ce fait peut se soucier d’eux et les compléter, du fait qu'il ressent et regrette avec le public et est capable de se réjouir du réconfort du public. Il est aussi capable de recevoir du passé et du futur. L'animal, par contre, ne ressent que le présent et seulement son propre être.

 

116 - Selon celui qui a dit que les Mitsvot ne nécessitent pas d'intention

J’ai entendu

 "Les Mitsvot ne nécessitent pas d’intention" et "il n'y a pas de récompense dans ce monde pour une Mitsva". Cela signifie que celui qui dit que les Mitsvot ne nécessitent pas d’intention, croit que la récompense d’une Mitsva n’est pas en ce monde. Car l'intention est la raison et la saveur d’une Mitsva, et ceci est la vraie récompense d’une Mitsva.

Si nous goûtons à la saveur d’une Mitsva, et en comprennons la logique, nous n’avons pas besoin d'une plus grande récompense. Ainsi si les Mitzvot ne nécessitent pas d’intention, alors la récompense d’une Mitsva n’est certainement pas dans ce monde, puisqu'on ne trouve pas de saveur et de raison dans la Mitsva.

Il s’avère que s’il se trouve dans un état où il n’a aucune intention, il est dans un état où la récompense d’une Mitsva n’est pas dans ce monde, parce que la récompense pour une Mitsva consiste en la saveur et la raison, et s’il n’en a pas, il n’a certainement pas de récompense pour une Mitsva dans ce monde.

 

117 - Tu t'es efforcé et n’as pas trouvé, n'y crois pas

J’ai entendu

S'efforcer est une chose nécessaire. Puisque le Créateur donne à l’homme un cadeau, Il veut que l’homme ressente la beauté dans le cadeau. Sinon, il serait comme un idiot, comme l’ont dit nos sages: « Qui est l’idiot ? Celui qui perd ce qu’on lui donne », parce qu’il n’en apprécie pas l’importance, il ne garde pas minutieusement le cadeau.

C'est la règle que l’homme ne ressent aucunement l’importance de quoi que ce soit, s'il n’en avait pas besoin. Et selon la mesure de ce besoin et de la souffrance induite s'il ne l’obtient pas, il ressent alors plaisir et joie à la satisfaction de ce manque. Comme l’exemple de celui à qui on offre toutes sortes de boissons; mais s’il n’a pas soif, il ne ressent aucun goût, comme il est écrit «comme de l'eau fraîche sur une âme fatiguée».

C’est pourquoi, lorsque des repas sont préparés pour faire plaisir aux gens, il est de coutume de préparer des viandes et des poissons et toutes sortes de bonnes choses, on prend soin de servir quelque chose d’amer et piquant, comme la moutarde et du piment et des choses aigres et salées. Tout ceci pour éveiller les tourments de la faim, car lorsque le cœur goûte une saveur piquante et amère, cela évoque la faim et le manque, ce dont nous avons besoin pour satisfaire notre manque lors du repas avec de bons mets.

Personne ne devrait penser à demander « Pourquoi ai-je besoin de ces choses qui éveillent les tourments de la faim? Après tout l’hôte ne devrait que préparer ce qui satisfait le manque, c’est-à-dire le repas, et non préparer des choses qui évoquent le besoin de satisfaction ». La réponse évidente est que puisque l’hôte veut que les gens apprécient le repas, dans la mesure où ils ont un besoin pour ce repas, dans cette même mesure ils apprécieront le repas.

Il s’avère que s’il multipliait les bonnes choses, elles ne les aideraient toujours pas à apprécier le repas, en vertu de la raison ci-dessus, qu’il n’y a pas de satisfaction sans manque.

C’est pourquoi pour être récompensé de la lumière de Dieu, il doit aussi y avoir un manque. Ce qui manque c'est le labeur : dans la mesure où l'homme fait des efforts et requiert le Créateur, lors de la plus grande dissimulation, dans cette mesure il ressent le besoin du Créateur, c'est-à-dire que le Créateur lui ouvre les yeux pour être récompensé de marcher sur le chemin du Créateur.

Ensuite, une fois dotés de ce Kli (récipient) du manque, alors quand le Créateur lui apportera Son aide d’en haut, il saura déjà comment garder ce présent. Il s’avère que l’effort est considéré Akhoreim (postérieur). Et lorsqu'il reçoit l’Akhoreim, il dispose d’un endroit pour être récompensé de Panim (face).

 Il est dit à ce propos, « l’idiot ne veut pas la sagesse ». Ceci signifie qu’il n’a pas un fort besoin de s’exercer pour obtenir la sagesse. Ainsi il n’a pas d’Akhoreim et ne peut naturellement pas être récompensé du discernement de Panim.

Telle est la signification de « le salaire est être proportionné à la peine», c'est-à-dire que la peine, appelée « effort », fait le Kli qui pourra être récompensé du salaire. Ce qui signifie que dans la mesure où il aura de la peine, dans cette mesure il pourra plus tard être récompensé de la joie et de plaisir.

 

118 - Pour comprendre la notion des genoux qui s’inclinent devant Baal

J’ai entendu.

Il y a le discernement de la femme et il y a le discernement du Baal (mari). Une femme est considérée comme “elle n’a rien sauf ce que son mari lui donne,” et un mari est considéré comme étendant l’abondance dans son propre aspect. Les genoux sont considérés comme l’inclinaison, comme  qu’il est écrit, “devant Toi chaque genou s’inclinera”.

Il y a deux discernements dans l’agenouillement :

  1. Celui qui se soumet devant celui qui est plus grand que lui. Même s'il ne connait pas son mérite, s'il croit qu’il est grand, de ce fait il s’incline devant lui.
  2. Quand il connaît clairement sa grandeur et son mérite.

Il y a aussi deux discernements dans la foi en la grandeur du Supérieur:

  1. Il croit qu’Il est grand car il n’a pas d’autre conseil, c’est-à-dire, qu’il n’a aucun moyen de connaître sa grandeur.
  2. Il a un moyen de connaître Sa grandeur en toute certitude, mais il choisit néanmoins le chemin de la foi car “ C’est la gloire de Dieu que de dissimuler une chose.” Cela signifie que bien qu’il y ait des étincelles dans son corps qui veuillent précisément connaitre Sa grandeur, et ne pas être comme un animal – il choisit néanmoins la foi, pour la raison ci-dessus.

 Il s’avère que celui qui n’a pas d’autre conseil que de choisir la foi est considéré comme une femme, c'est-à-dire une femelle. “Il s'est vidé de sa force comme une femelle ” et elle reçoit seulement de son mari.

Mais celui qui a un conseil et qui lutte pour emprunter le chemin de la foi est appelé un « Homme de guerre ». De là, ceux qui ont choisi la foi alors qu’ils avaient l’option d’avancer sur la voie de la connaissance appelée Baal, sont appelés “ceux qui ne se sont pas agenouillés devant Baal”, c'est-à-dire qu’ils ne se sont pas soumit au travail du Baal, considéré comme la connaissance, mais ont choisi le chemin de la foi.

 

119 - Ce disciple qui apprit en cachette

J’ai entendu le 5 de Tishrei, le 16 septembre 1942

Ce disciple qui apprit en Khashaï (cachette), Brouria le frappa et dit, “réglé en tout”, s'il est réglé dans les 248, il existe.

Cachette signifie Katnout (petitesse), du mot Khash-Mal. Khash signifie Kelim de Panim (récipients antérieurs), et Mal signifie Kelim de Akhor (récipients postérieurs), les Kelim sous Khazé (poitrine), qui apportent Gadlout (grandeur).

Ce disciple pensait que s’il avait été récompensé de l’état de Khash, un désir de donner sans réserve, et que toutes ses intentions étaient seulement de donner, alors il aurait été récompensé de toute la complétude. Cependant, le but de la création des mondes était de faire le bien à Ses créatures, c’est-à-dire de recevoir tous les plaisirs supérieurs de sorte que l’homme atteigne toute la hauteur, même sous Khazé, c’est-à-dire tous les 248.

C’est pourquoi Brouria lui dit le verset, “réglé en tout” c’est-à-dire dans tous les 248. Cela signifie qu’il  étendra également sous Khazé, signifiant qu’il devra également étendre Gadlout. Ceci est Mal, le discours, soit une révélation, qui révélera tout le niveau. Cependant, pour éviter un dommage, il faut tout d’abord recevoir Katnout, appelée Khash, qui est en cachette, pas encore révélée. Ensuite il faut clarifier également le discernement de Mal, soit Gadlout, et alors tout le niveau sera révélé.

 Ceci est “réglé et gardé” quand chez lui c'est déjà gardé, c’est-à-dire Katnout, il peut alors étendre Gadlout et il n'a rien à craindre.

 

12 - L’essentiel du travail de l’homme

J'ai entendu au repas du 2eme jour de Rosh Hashana (le nouvel an), 1947.

L’essentiel du travail de l’homme devrait être de trouver goût à faire plaisir au Créateur. Car tout ce que l’homme fait dans son propre intérêt l’éloigne du Créateur, en raison de la disparité de forme. Tandis que s’il agit dans l’intérêt du Créateur, aussi petit que soit son acte, celui-ci est néanmoins considéré comme une Mitsva [1].

Par conséquent, l’essentiel des efforts de l’homme doit être d’acquérir la force pour ressentir le goût du don sans réserve, ce qui se fait en diminuant la force qui ressent le goût dans la réception pour soi, et alors, progressivement l’homme trouve goût à donner sans réserve.

[1] une bonne action.

 

120 - La raison pour laquelle on ne mange pas de noix à Rosh Hashanah

J’ai entendu à la fin de Rosh Hashanah, 1942, Jérusalem

La raison de la coutume de ne pas manger de noix à Rosh Hashanah (le nouvel an Juif) est qu’Egoz (noix), en Gématria, est Het (péché). Et il a demandé, “Mais Egoz, en Gématria, est Tov (bien).”

Et il dit qu’Egoz suggère l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Avant que l'homme ne se repente par amour, l’Egoz en lui est encore un péché. Et celui qui a  déjà été récompensé de la repentance par amour, ses transgressions deviennent des mérites. De là, son Het est devenu bien, alors il a le droit de manger des noix. C’est pourquoi il faut faire attention de ne manger que des choses qui ne comportent pas la moindre allusion au péché, qui sont considérées comme l’arbre de la vie. Cependant les choses ayant une Gématria de Het sous-entendent l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

 

121 - Elle est comme les navires marchands

J’ai entendu

Dans le verset, “Elle est comme des navires marchands; elle amène de loin son pain.” Quand l’homme demande et insiste que “ elle est toute à moi,” que tous les désirs seront dédiés au Créateur, la Sitra Akhra s’éveille à son encontre et prétend aussi "elle est toute à moi".

Alors il y a une négociation. Une négociation veut dire qu’un homme veut acheter un certain objet et l’acheteur et le vendeur débattent de sa valeur, signifiant que chacun d’entre eux prétend avoir raison.

Et ici le corps regarde qui vaut-il mieux écouter: celui qui reçoit ou la force qui donne. Tous deux affirment clairement “ elle est toute à moi.” Et comme il voit sa propre bassesse, qu’il y a en lui aussi des étincelles qui ne sont pas d’accord pour observer la Torah et les Mitsvot ne serait-ce que d’un Iota, mais que tout le corps prétend “ elle est toute à moi”.

Alors, “elle amène son pain de loin” signifiant que de loin, l’homme voit combien il est éloigné du Créateur et regrette et demande au Créateur de le rapprocher, « elle amène son pain. »

Le pain signifie la foi. Dans cet état, il est récompensé d’une foi permanente puisque “Dieu a fait en sorte qu'on Le craigne”. Ceci signifie que tous les éloignements qu’il ressent, lui ont été amenés par le Créateur pour qu’il ait le besoin d’assumer la crainte des cieux.

Ceci est le sens de « l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur » Cela signifie que la vie de Kedousha (Sainteté) en l’homme ne vient pas spécifiquement du rapprochement, des entrées, c’est-à-dire, des admissions dans la Kedousha, mais aussi des sorties, des éloignements. Il en est ainsi car la Sitra Akhra se revêt dans son corps et prétend “ elle est toute à moi,” avec un argument juste et en surmontant ces états, l’homme est récompensé d’une foi permanente.

Cela veut dire que l’homme doit tout unir au Créateur, c’est-à-dire, que même les sorties viennent de Lui. Et quand il est récompensé, il voit que les sorties comme les entrées étaient toutes de Lui.

Par cela il est forcé d’être humble, puisque maintenant il voit que le Créateur fait tout, les sorties aussi bien que les entrées. Et ceci est le sens de ce qu’il est dit à propos de Moïse, qu’il était humble et patient — qu’il faut tolérer les bassesses. Ainsi à chaque degré il doit maintenir la bassesse, et dès l’instant où il quitte la bassesse, il perd immédiatement tous les degrés "Moïse" qu’il avait atteint jusque là.

C'est la notion de patience. La bassesse existe en chacun; mais tout le monde ne ressent pas cette bassesse comme une bonne chose, et on ne veut pas souffrir. Cependant, Moïse tolérait l’humilité, c’est pourquoi il était appelé “humble,” puisque la bassesse lui procurait de la joie.

Ceci est la règle: “Là où il n’y a pas de joie, la Shekhina (Divinité) ne réside pas.” De là, durant la période de purification, la Shekhina ne peut être là, bien que la purification soit une chose nécessaire (comme les toilettes: bien que l’on doive s’y rendre, toujours est-il qu'on est certain que ce n’est pas le Palais du Roi).

 Ceci est la signification de Brakha (bénédiction) et Bekhora (droit d’aînesse), dont les lettres sont identiques (en hébreu). Le droit d’aînesse est GAR, et la Sitra Akhra veut GAR, mais pas les bénédictions, puisqu'une bénédiction est le vêtement sur Mokhin, et Esaü voulait le droit d’aînesse sans le vêtement, mais il est interdit de recevoir Mokhin sans le vêtement, Ceci est la signification des mots d’Esaü: “N’as-tu pas réservé une bénédiction pour moi?”. “Une bénédiction” veut dire le contraire des bénédictions, c'est-à-dire une malédiction. Il est dit de cela: “il aimait la malédiction et elle est venue sur lui; il ne désirait pas la bénédiction.”

 

122 - Comprendre ce qui est écrit dans le Shoulkhan Aroukh

J’ai entendu la veille du Shabbat, Nitsavim, 22 d’Eloul, 4 Septembre 1942

Comprendre ce qui est écrit dans Shoulkhan Aroukh (Table dressée – Code des lois juives) que la règle est que l'homme doit réfléchir répétitivement aux prières des "Jours Terribles" (les dix jours entre Rosh Hashana et Yom Kipour) afin que lorsque le temps de la prière arrive, il soit déjà vieux et habitué à la prière.

Le fait est que la prière doit être dans le cœur, ce qui est le sens du travail dans le cœur, c'est-à-dire que le cœur acquiesce à ce qu’il dit avec sa bouche (sinon, c’est une duperie, c’est-à-dire, que sa bouche et son cœur ne sont pas pareils). De là, pendant le mois d’Eloul (qui précède Rosh Hashana) il doit s'habituer au grand travail.

L'essentiel est qu’il puisse dire "inscrit-nous pour la vie », c'est-à-dire que lorsqu’il dit "inscrit nous pour la vie," le cœur aussi doit être d’accord que sa bouche et son cœur soient égaux, "car l’homme regarde l'apparence, mais le Seigneur regarde le cœur."

Ainsi, quand il crie, "inscrit-nous pour la vie," "la vie" signifie adhérer à la Vie des Vies, par cela l'homme veut travailler entièrement afin de donner et que toutes ses pensées pour les plaisirs personnels soient entièrement révoquées. Alors, lorsqu'il ressent ce qu’il dit, son cœur peut craindre, de peur que sa prière soit acceptée, c’est-à-dire, qu’il n’aura plus de désir pour lui-même.

A propos du plaisir personnel, un état apparaît dans lequel il semble qu'il abandonne tous les plaisirs de ce monde, tous les gens, les amis, sa famille, toutes ses possessions. Il se retire pour aller dans le désert où il n’y a rien d’autre que des bêtes sauvages, sans personne qui ne le connaisse ou ne se soucie de son existence. Il lui semble qu’il perd son monde d’un seul coup et ressent qu'il perd un monde plein de joie de vivre et qu’il accepte la mort de ce monde. Il lui semble qu’il se suicide lorsqu’il pense à cette image.

Parfois, la Sitra Akhra l’aide à visualiser cet état avec toutes les couleurs sombres. Alors le corps rejette cette prière et dans un tel état sa prière ne peut être acceptée, puisque lui-même ne veut pas que sa prière soit acceptée.

Pour cette raison, il doit y avoir une préparation à la prière, pour s’habituer à la prière, comme si sa bouche et son cœur étaient égaux. On peut y parvenir si le cœur accepte, par habitude, de comprendre que la réception signifie la séparation, et que le plus important est l’adhésion à la Vie des Vies, qui est le don sans réserve.

On doit toujours s'efforcer dans le travail de Malkhout, appelée "écriture", considéré comme encre et Shakharit (noirceur). Cela veut dire ne pas vouloir que son travail soit sous la forme de "Libni et Shimei", qu’uniquement dans la blancheur il observera la Torah et Mitsvot, mais que ce soit inconditionnellement. Que ce soit blanc ou noir, ce sera toujours la même chose pour lui, et quoi qu’il advienne, il doit toujours obéir aux commandements de la Torah et des Mitsvot.

 

123 - Son divorce et sa main viennent ensemble

J'ai entendu, en mémoire de l'Admor (Baal HaSoulam)

En ce qui concerne Hey inférieur dans Eynaïm (les yeux) cela signifie qu’un Massakh (écran) et couverture sur les yeux, car  les yeux signifient vision et surveillance, quand l’homme voit la Providence cachée.

L’épreuve veut dire que l’homme ne peut pas décider dans un sens ou dans un autre, qu'il ne peut pas clarifier le désir du Créateur et l'intention de son Rav. Même s’il est capable de travailler avec dévotion, l’homme ne peut pas décider si ce travail dans la dévotion est à sa place, ou l’inverse, si ce travail difficile est contre les vues de son Rav et celles du Créateur.

Pour trancher l'affaire, l’homme choisit ce qui ajoute du labeur. Cela signifie qu'il doit travailler selon la ligne que le labeur est tout ce que l'homme doit faire et rien d'autre. Alors, l’homme n’a pas de place pour douter de ses actions, de ses pensées et de ses paroles, mais il doit toujours multiplier les efforts.

 

124 - Le Shabbat Beréshit - et des six mille ans

J'ai entendu

Il y a deux discernements du Shabbat:
1) de Beréshit (la Genèse);
2) des six mille ans.

La différence entre eux est la suivante: nous savons qu'il y a l'arrêt et qu’il y a le repos. L'arrêt est où il n'y a plus rien à ajouter. Le repos, par contre, veut dire qu'il s'arrête pour se reposer, c'est-à-dire qu'il est au milieu de son travail, et comme il n'a pas la force de continuer son travail, il s'arrête pour se reposer, pour recevoir vitalité et de nouvelles forces et ensuite il continue son travail.

Le Shabbat Beréshit est le discernement où il n'y a rien à ajouter. C'est ce qu'on appelle un arrêt.
Le Shabbat des six mille ans est le discernement du repos, par lequel on reçoit force et vitalité de continuer le travail pendant les jours de la semaine.

Maintenant, nous pouvons comprendre les paroles de nos Sages, que Shabbat a dit: "Tu as donné à tous un conjoint, mais pas à moi." Et le Créateur a répondu, " Israël sera ton conjoint". Un conjoint veut dire ZA. S'il y a une Noukva, il peut y avoir un Zivoug (accouplement), et du Zivoug vient la progéniture, c'est-à-dire renouvellement et ajouts.

Noukva est le manque. S'il y a un manque quelque part, il y a de la place pour corriger le manque et quand on étend la Lumière Supérieure à l’endroit du manque, toutes les corrections sont considérées comme ayant complétées. Il s'avère qu’il n'y avait pas ici de manque pour commencer avec, mais tout le manque, que l’on considéré comme étant un manque, est venu sous la forme de correction pour commencer avec, signifiant qu’ainsi l'abondance supérieure s’écoulerait d'en haut.

Cela ressemble à celui qui étudie un sujet et s'efforce de le comprendre. Quand il est arrivé à comprendre, alors c'est l'inverse, il ne ressent pas qu'il souffrait avant, quand il ne comprenait pas la question. Mais il est heureux parce que maintenant il a de la joie. La joie est mesurée par l'ampleur de l'effort qu'il a fait avant de comprendre le sujet.

Ainsi, le temps de l'étude est appelé Noukva, manque. Et quand l'homme s'unit au manque, il engendre la progéniture, le renouvellement. " C'est ce que le Shabbat a fait valoir, "Comme Shabbat n'est pas le temps du travail, il n'y aura pas de progéniture ni renouvellement."

 

125 - Celui qui réjouit le Shabbat

J'ai entendu le 8 Sivan, 15 Juin 1949 à Tel Aviv

"Celui qui réjouit le Shabbat un domaine illimité lui est donné, comme il est dit: ‘Alors tu te réjouiras dans le Seigneur et je te ferai chevaucher sur les hauts lieux de la terre, et je te nourrirai de l'héritage de Jacob, ton père’ etc. Contrairement à Abraham, à propos duquel il est écrit: « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur etc. ». Et non pas comme Isaac, comme il est écrit, « à toi et ta descendance Je donnerai tous ces pays », mais comme Jacob, à propos duquel il est écrit: ‘tu te propageras à l'ouest et à l'est, au nord et au sud’" (Shabbat, 118).

Il est difficile de comprendre cette Guémara littéralement. Sera-t-il donné à chacun d'Israël le monde entier, un domaine illimité?

Commençons par les paroles de nos Sages: "Dans l'avenir, le Créateur sortira le soleil de son fourreau et assombrira. Les méchants sont jugés par lui, et les justes sont guéris par lui, comme il est écrit: ‘Car voici, le jour vient, ardent comme un brasier, et tous les scélérats et les méchants seront comme la paille. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, dit le Seigneur des armées, Il ne leur laissera ni racine ni branche, ni racine dans ce monde, ni branche dans le monde à venir.’" Les justes sont guéris par lui, comme il est écrit, "‘Mais pour vous qui craignez Mon Nom, le soleil de justice se lèvera, qui portera dans ses ailes la guérison’ etc. Et de plus, ils sont raffinés par lui" (Avoda Zara, 3b).

Il faut comprendre l'énigme des sages, qu'est-ce le soleil et qu'est-ce le fourreau, et d'où vient cette contradiction? Aussi, qu'est-ce "ni racine dans ce monde ni branche dans le monde à venir"? Et qu'est-ce que "de plus, ils sont raffinés par lui "? Il aurait dû dire, "guéris et raffinés par lui", et qu’est le "de plus" qu'il a dit?

Maintenant, nous pouvons comprendre les paroles de nos Sages: "Israël comptent par la lune et les nations du monde, par le soleil" (Soucca 29). Cela veut dire que la lumière du soleil est une épithète pour la plus claire des connaissances, comme il est écrit, "clair comme le soleil". Et les nations du monde, qui n'ont pas reçu la Torah et les Mitsvot, comme il est écrit que le Créateur l’amena à chaque nation et langue, car ils ne voulaient pas se réjouir dans la lumière de la Torah, considérée comme "la lune", qui reçoit de la lumière du Créateur qui est la lumière du soleil, c'est-à-dire la lumière générale. Cependant, ils ont la soif et le désir ardent d'étudier le Créateur et de Le connaître Lui-même.

Par contre, d'Israël comptent par la lune, qui est la Torah et les Mitsvot, dans lesquels la lumière du soleil est revêtue. C'est pourquoi la Torah est le fourreau du Créateur. Il est écrit dans le Zohar que "la Torah et le Créateur sont un." Cela signifie que la Lumière du Créateur est revêtue dans la Torah et les Mitsvot, et Lui et Son fourreau sont un. Par conséquent, Israël comptent par la lune, pour se compléter dans la Torah et les Mitsvot. Ainsi, ils sont également récompensés du Créateur. Cependant les nations du monde qui n'observent pas la Torah et les Mitsvot, c'est-à-dire le fourreau, n'ont même pas la lumière du soleil.

Tel est le sens de "dans le futur, Il sort le soleil de son fourreau." Et ils dirent: "La Shekhina (divinité) dans les inférieurs est un besoin sublime." Cela signifie que le Créateur le désire ardemment et y aspire. C'est le sens des six jours d'action, c'est-à-dire le travail dans la Torah et les Mitsvot, car "le Seigneur a fait tout pour Son propre dessein." Et même le travail des jours de la semaine est aussi le travail de Dieu, comme il est écrit: "Il ne l'a pas créée afin d'être un chaos, Il l'a formée pour être habitée." C'est pourquoi il est appelé le fourreau.

Le Shabbat est la lumière du soleil, le jour de repos à la vie éternelle, c'est-à-dire qu'Il a préparé le monde en deux degrés:
1) Pour que Sa divinité soit révélée par la Torah et les Mitsvot dans les six jours d'action;
2) Pour qu'Il se révèle dans le monde sans la Torah et les Mitsvot.

C'est le sens de "en son temps, je vais la hâter." Récompensés— je vais la hâter, par la Torah et les Mitsvot. Non récompensés- en son temps. Il en est ainsi parce que le développement de la création par l’augmentation des souffrances amène la fin et la rédemption à l'humanité, jusqu'à ce que le Seigneur place Sa Divinité dans les inférieurs. C'est ce qu'on appelle "en son temps", l'évolution au fil du temps.

 

126 - Un sage vient en ville

J'ai entendu pendant le repas de Shavouot, mai 1947, à Tel-Aviv

 
Le Créateur est appelé Sage. Il vient en ville, car à Shavouot (fête des semaines), Il se révèle au monde.

"Le paresseux dit: il y a un lion sur la route, le sage n'est peut-être pas dans sa maison, la porte est peut être verrouillée" ? Comme nos sages ont dit, "si tu t'es efforcé et n'as pas trouvé, n'y crois pas." Par conséquent, s’il voit qu'il n'a pas trouvé encore la proximité du Seigneur, alors il est dit qu’il n’a pas fait suffisamment d’efforts. C'est pourquoi le verset l'appelle «paresseux».

Et quelle est la raison pour laquelle il n'a pas fait d’effort? S'il recherche la proximité du Créateur, pourquoi n’a-t-il pas voulu faire un effort? Après tout, même si on veut obtenir quelque chose de matériel, on n'y arrive pas sans effort. En fait, il veut faire des efforts, et ce n'est pas qu'il dit, "Il y a un lion sur la route", signifiant la Sitra Akhra, comme il est écrit, "le lion guette en embuscade." Cela signifie que celui qui commence le chemin du Seigneur rencontre le lion sur la route. Et celui qui échoue sur la route ne peut pas se redresser.

C'est pourquoi il a peur de commencer, car qui peut le vaincre? Alors on lui dit : «il n'y a pas de lion sur la route», signifiant «il n'y a rien hormis Lui », comme c'est écrit. C'est parce qu'il n'y a pas d'autre force que Lui, par voie de «Dieu l’a fait ainsi que les hommes Le craignent."

Alors il trouve une autre excuse: «le Sage n'est peut-être pas dans sa maison " Sa maison est Noukva, le Sainte Shekhina (Divinité). Dans ce cas, il ne peut pas savoir avec certitude s’il marche sur le chemin de sainteté ou non.

C'est pourquoi il dit que peut-être le Sage, signifiant le Créateur, n'est pas dans Sa maison. C'est-à-dire, ce n'est pas Sa maison, pas celle de la sainteté. Alors, comment peut-il savoir qu'il avance dans la sainteté? Alors on lui dit: «Le Sage est dans sa maison», signifiant «l’âme de l’homme lui apprendra », et, enfin il saura qu'il avance dans sainteté.

Alors il dit: "la porte est peut-être verrouillée" et il est impossible d'entrer à l’intérieur du palais, comme il le dit : « pas tous ceux qui souhaitent prendre le Seigneur peuvent venir Le prendre »? Alors on lui répond : « La porte n'est pas verrouillée ». Après tout, nous voyons que beaucoup de gens ont été récompensés d’entrer dans le palais.

Et alors, il répond: « De toute façon, je n'irai pas" c'est-à-dire que s’il est paresseux et ne veut pas faire d’effort, il devient vif et critique et pense qu'ils ne font que lui alourdir le travail.

Mais en vérité, celui qui veut faire des efforts voit le contraire. Il voit que beaucoup ont réussi. Et celui qui ne veut pas faire d’effort, voit qu'il y a des gens qui n'ont pas réussi. Et s’ils n'ont pas réussi, c'est parce qu'ils ont découvert qu'ils ne voulaient pas faire d’effort. Mais comme il est paresseux et ne veut que justifier ses actes, il prêche comme un sage. En vérité, il faut accepter le fardeau de la Torah et des commandements sans arguments ni polémiques et alors il réussira.

 

127 - La différence entre l'essentiel, la substance, et l'ajout d’abondance

Quatrième jour de Souccot, 30 Septembre 1942

Nous savons que le départ de Mokhin et la cessation du Zivoug (accouplement) se produit seulement aux ajouts des Mokhin, et le cœur du degré dans ZON est Vav et Nékouda (un point). Cela signifie que dans son essence Malkhout n'a pas plus qu'un point, un point noir qui n'a pas de blancheur.

Et si l'homme accepte ce point comme la part importante et non pas comme quelque chose de superflu dont il souhaite se débarrasser, mais qu’il l'accepte en plus comme un ornement, elle est appelée "une belle demeure dans le cœur". Il en est ainsi parce qu'il ne blâme pas cette servitude, mais la considère comme essentielle pour lui. Ceci est appelé "Elever la Shekhina (Divinité) de la poussière." Et quand il maintient la base comme essentielle, il ne peut jamais tomber de son degré, puisqu'il n'y a pas de départ dans l'essence.

Et quand il entreprend de travailler comme un point noir, où même dans la plus grande obscurité du monde, la Shekhina dit "il n'y a pas de place pour se cacher de Toi." Par conséquent, "Je suis attaché à Lui par un nœud", et "il ne sera jamais détaché". A cause de cela, l’homme n'a aucune interruption dans la Dvékout (adhésion).

Et s'il lui vient une certaine illumination d'en haut, appelée « ajout », il l'accepte comme "inévitable et non intentionnelle", car elle provient de l'Emanateur, sans l’éveil de l'inferieur. C'est le sens de "Je suis noire et belle", si tu peux accepter la noirceur, tu verras comme je suis belle.

C'est le sens de "que celui qui est naïf vienne ici." Quand il se détourne de toutes ses affaires et veut travailler uniquement dans l’intérêt du Créateur et il travaille par la voie de "J'étais comme une bête devant toi", il est alors récompensé de voir la perfection absolue. Tel est le sens de " celui qui est dépourvu de cœur, elle lui dit ". Cela signifie que, puisqu'il est dépourvu de cœur, il doit être naïf, autrement il lui est impossible de s'approcher.

Mais parfois, nous rencontrons l'état de la Shekhina en exil, lorsque le point descend à BYA de séparation. Alors il est appelé "Comme une rose parmi les épines", car il a la forme d'épines et des chardons. Dans cet état, il est impossible de l'accepter, car c'est la domination des Klipot (écorces).

Et cela arrive par l'action de l'homme, car les actions de l'homme en bas influent sur la racine de son âme en haut, dans la sainte Shekhina. Cela veut dire que si l'homme en bas est asservi au désir de recevoir, il fait ainsi que la Klipa (écorce) domine la Kedousha (sainteté) en haut.

C'est le sens de Tikoun Hatzot (correction de minuit) quand nous prions pour élever la Shekhina de la poussière, l'élever en haut pour qu'elle soit importante, car 'en haut' et 'en bas' sont des calculs d'importance. Alors elle est le discernement du point noir.

Dans le Tikoun Hatzot, il rassemble ses forces et dit qu'il veut garder le verset de "Libni et Schimeï." Libni signifie Lavan (blanc), et non pas noir, et Schimeï signifie Shmi'a (ouïe), c'est-à-dire raisonnable, ce qui signifie que c'est raisonnable et acceptable pour lui d'assumer la charge du royaume des cieux. Et le Tikoun Hatzot est le Tikoun de Mehitza (partition), la correction pour séparer la Kedousha de la Klipa, c'est-à-dire corriger la mauvaise sensation qui se trouve dans le désir de recevoir, et de se connecter au désir de donner.

Gola (exil) a les lettres de Guéoula (rédemption), la différence étant l'Aleph (dans Géoula). Cela signifie que nous devons étendre le Alouph (champion) du monde en Gola, alors nous ressentirons immédiatement la Guéoula. C'est le sens de "Celui qui s'est engagé à surveiller (un animal) est responsable des dégâts et doit indemniser (les victimes) avec ses meilleurs possessions." Et c'est le sens de "quand il y a jugement en bas, il n'y a pas de jugement en haut."

 

128 - La rosée goutte de ce Galgalta à Zeir Anpin

J'ai entendu, le 3 de Mishpatim, 27 février Tel-Aviv, 1943

La rosée goutte de ce Galgalta à Zeir Anpin. Et à propos les cheveux pâles, il y a un creux sous chaque cheveux, et c'est le sens de "Il m’accable sous un vent de tempête." Et c'est le sens de: "Alors, le Seigneur répondit à Job de la tempête". Et c'est le sens de "Ce tribut, présenté par tous ceux compris dans le dénombrement, sera d’un demi sicle, selon le poids du sanctuaire." Et c'est le sens de "un Béka (une mesure d'argent) par tête, pour expier pour vos âmes."

Pour comprendre la question des cheveux, c'est le noir et l'encre. Cela signifie que lorsque l’homme se sent éloigné du Créateur, parce qu’il a des pensées étrangères, c'est ce qu'on appelle "cheveux". Et "pâle" signifie blancheur. Cela signifie que lorsque la lumière de Dieu se déverse sur lui, elle le rapproche du Créateur,et les deux ensemble sont appelés Lumière et Kli (récipient).

Et l'ordre de travail, c'est que lorsqu’il se réveille pour le travail de Dieu, c'est par le fait qu’il lui soit donné la pâleur. A ce moment, il ressent la vitalité et la vie dans le travail de Dieu. Ensuite, lui vient une pensée étrangère, par laquelle il tombe de son degré et s'éloigne du travail. La pensée étrangère est appelée Se'ara (tempête / cheveu). Et il y a un creux sous les cheveux, qui est une cavité et une déficience dans le crâne.

Avant que ne lui viennent les pensées étrangères, il avait une Rosh (tête) complète et il était près du Créateur, et à cause des pensées étrangères, il s'est éloigné du Créateur. Et cela est considéré comme ayant une déficience à la tète. Et par le chagrin, qu'il regrette cela, il étend un flot d'eau. Ainsi, les cheveux deviennent un tuyau pour le transfert de l'abondance, par lequel il est considéré comme ayant été récompensé de la blancheur.

Et après, les pensées étrangères reviennent de nouveau et il se retrouve une fois de plus éloigné du Créateur. Cela crée un creux de plus, une cavité et une déficience dans le crâne, et par le chagrin, qu'il regrette cela, il étend une fois de plus un flot d'eau, et les cheveux deviennent un tuyau pour le transfert de l'abondance.

Ce processus continu à maintes reprises, par les hauts et les bas, jusqu'à ce que les cheveux soient accumulés dans la mesure complète. Cela signifie que chaque fois qu'il corrige, il étend l'abondance. Cette abondance est appelé "la rosée", comme dans "ma tête est remplie de rosée." C'est parce que l'abondance vient de façon intermittente, et chaque fois c’est comme s’il recevait une goutte. Et quand son travail est terminé, il réalise la totalité du montant, jusqu'à ce qu'"il ne retourne plus à la folie", nous considérons que de cette rosée, les morts seront ressuscités.

Et c'est le sens de "Béka" (fissure, creux), que les pensées étrangères font des creux dans la tête.

De plus, concernant la question du demi-sicle, qui signifie qu'il est à moitié digne et à moitié indigne. Mais nous devons comprendre que les deux moitiés ne sont pas en même temps. Mais à chaque fois il doit y avoir une chose entière. Parce que s’il a transgressé une Mitsva et ne l’a pas observée, il n'est pas considéré comme demi-méchant, mais comme un méchant complet.

Donc, ce sont deux temps. Une fois il est juste, adhérant au Créateur, alors il est tout à fait digne. Et quand il est en descente, il est méchant. C'est le sens de "le monde n'a été créé que pour les justes complets ou pour les méchants complets." Et c'est pourquoi il est appelé "demi", car il y a deux temps.

Et c'est "pour faire expiation pour vos âmes." Par la fissure il sent que sa tête est incomplète, parce que lorsqu’une pensée étrangère arrive, son esprit n'est pas entièrement avec le Créateur. Et quand il regrette cela, cela le fait expier pour son âme. Il en est ainsi parce que s’il se repend chaque fois, alors il étend l’abondance jusqu’à ce que l’abondance soit remplie comme "ma tête est remplie de rosée".

 

129 - La Divinité dans la poussière

J'ai entendu

"Tu aimes la souffrance. Alors il dit: 'ni eux ni leur récompense' au sujet de cette beauté, qui disparaît dans la poussière", car la souffrance est principalement à un endroit qui est au-dessus de la raison. Et la mesure de la souffrance dépend de la mesure selon laquelle elle contredit la raison. Nous considérons cela comme la foi au-dessus de la raison et ce travail donne satisfaction au Créateur. Il s’avère que la récompense est que par ce travail, il y a le contentement du Créateur.

Mais entretemps, avant qu'il ne puisse surmonter et justifier Sa guidance, la Divinité est dans la poussière. Cela signifie que le travail par le biais de la foi, appelée la sainte Divinité, est en exil, annulée dans la poussière. Et il dit à ce sujet: "ni eux ni leur récompense". Cela signifie qu'il ne peut pas tolérer la période entretemps. C'est pourquoi il lui a répondu "Je pleure pour ceci et pour cela".

 

13 - Au sujet de la grenade

J'ai entendu au repas la veille du 2eme jour de Rosh Hashana (le nouvel an), 1947

Au sujet de la grenade, il a dit que c’est une allusion à ce qu’ont dit les Sages: «même les vauriens parmi vous sont plein de Mitsvot [1] comme une grenade» (Irouvin 19).

Il a dit que Rimon (grenade) vient du mot Romemout (magnificence), qui est le secret de ce qui est au dessus de la raison. C'est le sens de «même les vauriens parmi vous sont plein de Mitsvot». La mesure de la satisfaction dépend de la capacité d’aller au-dessus de la raison, c'est ce qui s’appelle Romemout. Car le vide ne se trouve que là où il n'y a aucune existence (comme dans "Tu suspends la terre sur le vide »).

Il s’agit donc de savoir quelle sera la mesure de satisfaction d’un endroit vide ? La réponse est : en fonction de combien il s'est élevé (Romem) au-dessus de la raison. Cela signifie que le vide doit être comblé avec la Romemout, c'est-à-dire avec le discernement d'au-dessus de la raison. L'homme doit demander au Créateur de lui donner cette force. On peut dire que le vide n'a été créé, c'est à dire que l'homme n'arrive à la sensation du vide, que pour le remplir avec la magnificence du Créateur, c'est-à-dire qu'il accepte tout au-dessus de la raison.

C'est ce qui est écrit "Dieu a fait ainsi qu'on Le craigne". C'est-à-dire que le fait que ces pensées de vanité viennent a l'homme, c'est afin qu'il ait besoin d'assumer la foi au-dessus de la raison.

Pour cela on a besoin de l’aide du Créateur. Cela signifie que l’homme est obligé de demander au Créateur qu’Il lui donne la force pour qu'il puisse croire au-dessus de la raison. Il se trouve que c’est précisément alors que l’homme a besoin de l’aide du Créateur, afin qu’Il l’aide. Il en est ainsi parce que l’intellect extérieur lui fait comprendre le contraire.

Par conséquent, l’homme n’a pas d’autre conseil que de demander au Créateur qu’Il l’aide. A ce propos il est dit « L’instinct de l’homme le vainc chaque jour, et s’il n’y avait pas le Créateur pour l’aider, il ne pourrait pas lui faire face» Il se trouve qu’alors, l’homme est dans la situation où il comprend que personne ne peut l’aider si ce n’est le Créateur. Ce qui est « Dieu a fait ainsi » afin « qu'on Le craigne.» Car la crainte est le discernement de la foi, ce n’est que là que l’homme a besoin du salut du Créateur.

[1] de bonnes actions, pluriel de Mitsva.

 

130 - Tibériade de nos sages, ta vue est bonne

J'ai entendu à Adar 1, 21 Février 1947, lors d'un voyage à Tibériade

Tibériade de nos sages, ta vue est bonne. « Voir » signifie Hokhma (sagesse). « Bonne » signifie que là il peut être récompensé ici de la sagesse. Rabbi Shimon Bar Yochai purifiait les marchés de Tibériade. Il s'agit de l'impureté des morts, c'est-à-dire du désir de recevoir, comme "les méchants au cours de leur vie sont appelés morts ". Et toutes les impuretés n'appartiennent qu'à Hokhma. Donc à Tibériade, où il y a la qualité de Hokhma, il fallait purifier le marché.

 

131 - Celui qui vient pour se purifier

J'ai entendu en 1947

"Celui qui vient pour se purifier est assisté." Cela signifie que l'on doit toujours être dans l'état de "celui qui vient." Alors, de toute façon, s'il sent qu'il a déjà été purifié, il n'a plus besoin d'assistance, puisqu'il a été purifié et il est parti. Et s’il sent qu'il est dans l'état de celui qui vient et va, alors il est certainement assisté, car il n'y a pas de prévention face au désir, puisqu'il est à la recherche de la vérité.

 "Car ton amour est meilleur que le vin [1]". C'est-à-dire que le vin peut enivrer, et l'ivrogne - le monde entier est à lui, car il n'a pas de manque, même pendant six millénaires.

[1] Cantique des cantiques

 

132 - A la sueur de ton visage tu mangeras du pain

J'ai entendu le 14 Adar 6 Mars 1947, Tel-Aviv

"A la sueur de ton visage que tu mangeras du pain. [1]" Le pain signifie la Torah, c'est le sens de "Allez, luttez avec mon pain. [2]" L'étude de la Torah doit être dans la crainte, le tremblement et la sueur, ainsi le péché de l'arbre de la connaissance est adouci.

[1] Genèse 3:19
[2] Pain et Lutte ont la même racine en hébreu

 

133 - Les lumières de Shabbat

J'ai entendu en 1947

Les lumières de Shabbat viennent au discernement de Gouf (corps). Ainsi, le Shabbat nous disons: "de David, Bénis le Seigneur, ô mon âme, et tout en moi" [1], c'est-à-dire Gouf. Par contre le début du mois est considéré comme Neshama (l'âme), qui ne vient qu'au discernement de Neshama et non pas au Gouf. C'est pourquoi nous disons seulement «Bénis le Seigneur, ô mon âme» et non «et tout en moi», car elles n'atteignent pas le Gouf (voir Zohar 1,97).

[1] Psaumes 103;1

 

134 - Le vin Enivrant

J'ai entendu en 1947

Il est impossible d'acquérir le discernement de la Torah totalement. Et par l'intoxication du vin de la Torah, quand il sent que tout le monde est à lui, même s'il n'a pas encore toute la sagesse, il pense et sent qu'il a tout à la perfection.

 

135 - Ne tue pas un innocent ni un juste

J'ai entendu le 2 Nisan 23 Mars 1947, Tel Aviv

"Ne tue pas un innocent ni un juste" [1].

Un juste est celui qui justifie le Créateur – tout ce qu'il sent, que ce soit bon ou mauvais, il accepte au-dessus de la raison. Ceci est considéré comme la droite.

"Innocent" se réfère à la pureté de la chose, l'état tel qu'il le voit. Car "le juge a seulement ce que ses yeux voient". Et si on ne comprend pas la chose, ou qu’on n'arrive pas à la percevoir, il ne faut pas brouiller les formes telles qu'elles apparaissent à ses yeux. Ceci est considéré comme la gauche. Et il faut nourrir les deux.

[1] Exode 23;7

 

136 - La différence entre les premières lettres...

La différence entre les premières lettres et les dernières lettres

J'ai entendu le jour de Pourim 1947

La différence entre les premières lettres et les dernières lettres n'est que dans la copie de l'écriture, c'est-à-dire le contenu de l'écriture qui provient de la maison du Roi. Les scribes du roi étendent le contenu pour le rendre compréhensible pour tous.

Le contenu était simplement "qu'ils devraient être prêts pour ce jour". Et les scribes l'ont interprété comme s'appliquant aux nations, qui devaient être prêtes à se venger des Juifs. Et cette force était de sorte que Haman pense "Qui est celui que le roi voudrait honorer plus que moi" Ainsi, dans les dernières lettres il écrit spécifiquement, directement du roi, "que les Juifs devraient être prêts",  contrairement aux premières lettres, ou il n'est pas écrit explicitement "les Juifs", c'est pourquoi ils avaient la force de récriminer.

La raison pour laquelle cette force a été donnée est parce qu'il ne faut pas justifier un désir de recevoir les Lumières, c'est-à-dire étendre les lumières supérieures ci-dessous, car tout le travail était afin de donner. Par conséquent, il ne peut pas étendre quelque chose d'en bas. Ainsi, en donnant la force à Haman, il veut précisément les lumières les plus grandes, comme son nom l'atteste, Haman l'Agaguite, le Gag (toit) du degré, qui est GAR.

 

137 - Tselofkhad ramassait du bois

J'ai entendu en 1947

Tselofkhad ramassait du bois: Le Zohar explique qu'il mesurait quel arbre était plus grand: l'arbre de la vie ou l'arbre de la connaissance. Un juste est appelé «l'arbre de la vie», qui est tout afin de donner. A cela les externes ne peuvent pas s'accrocher. Toutefois, la perfection est dans l'arbre de la connaissance, l'extension de Hokhma (la sagesse) ci-dessous. C'est le sens de faire du bien à Ses créatures. Il est défendu de les mesurer; il faut "qu'ils ne fassent qu'un dans ta main."

Cela signifie que l'un sans l'autre est incomplet. Mardochée était du discernement de l'arbre de la vie, ne voulant rien étendre en bas, car il n'avait aucun manque. C'est pourquoi il fallait augmenter le discernement d'Haman, pour qu'il attire les lumières en bas. Et ensuite, quand il montre le manque, Mardochée les reçoit sous forme de réception afin de donner.

Maintenant nous pouvons voir pourquoi plus tard, quand Mardochée avait bien parlé du roi, quand il l'avait sauvé de la mort, le roi promu Haman qui était son ennemi, comme ce qu'ont dit nos sages "selon la volonté de chacun", selon la volonté de Haman et Mardochée, qui se détestaient l'un l'autre.

 

138 - A propos de la peur et de la crainte qui vient...

A propos de la peur et de la crainte qui vient parfois à un homme

J'ai entendu en 1942

Quand la crainte vient à un homme, ildoit savoir qu'il est écrit qu’ " il n'y a rien hormis Lui". Même la sorcellerie.

Et s'il voit que la crainte se renforce, il doit dire que ce n'est pas par hasard, mais Dieu lui a donné l'occasion d'en haut, et il doit examiner et étudier dans quel but on lui a envoyé cette crainte. C'est sûrement afin qu'il rassemble ses forces et dise "il n'y a rien hormis Lui."

Mais si après tout cela, la crainte et la peur ne l'ont pas quitté, il doit prendre ceci comme un exemple et dire que la servitude du Créateur doit être dans la même mesure que celle de la crainte, c'est-à-dire que la crainte de Dieu, qui est un mérite, doit être comme la crainte qu'il a maintenant. C'est que le corps est impressionné par cette crainte extérieure, et la crainte de Dieu doit être exactement comme l'impression du corps.

 

139 - La différence entre les Six Jours d'action...

La différence entre les Six Jours d'action et le Shabbat

J'ai entendu

Les six jours d'action sont considérés comme ZA, et Shabbat est considéré comme Malkhout. Et il demanda: mais ZA est un degré plus élevé que Malkhout, alors pourquoi Shabbat est-il plus important que les jours de la semaine? d'ailleurs, pourquoi sont-ils appelés Yemey (les jours de) Khol [1]

Le fait est que le monde ne se nourrit que par Malkhout. C'est pourquoi Malkhout est appelé « l'assemblée d'Israël », car toute la bonne affluence qui arrive à l'ensemble d'Israël vient de là. Par conséquent, bien que les six jours suggèrent ZA, il n'y a pas d'union entre ZA et Malkhout. C'est pourquoi c'est appelé Khol, car il n'y a pas d'abondance qui s'étend de ZA à Malkhout. Et quand la Kedousha (sainteté) ne s'étend pas de Malkhout, c'est appelé Yemey Khol.

Par contre, le jour de Shabbat il y a l'union de ZA et Malkhout, alors la Kedousha s'étend de Malkhout. C'est pourquoi il est appelé « Shabbat ».

[1] Khol vient du mot Kholin – séculier, non sacré

 

14 - Qu’est-ce que la magnificence/grandeur...

Qu’est-ce que la magnificence/grandeur du Créateur?

J'ai entendu en 1948

La magnificence (Romemout) du Créateur signifie qu’il faut Lui demander qu’il nous donne la force d’aller au-delà de la raison. Ainsi il y a deux significations à la magnificence du Créateur.

  1. Ne pas employer la raison, qui est l’intelligence, quand l’homme cherche des réponses à ses questions, mais vouloir que le Créateur lui réponde à ses questions. C'est ce qui s'appelle Romemout [1], parce que toute l’intelligence provient d’en Haut, et non pas de l’homme, qu'il puisse répondre à ses questions. Quand l’homme utilise  son intelligence extérieure pour répondre à ses questions, c'est que le désir de recevoir comprend qu’il y a un avantage à respecter la Torah et les Mitsvot. Alors que pour ce qui est d’aller au-delà de la raison, cela l’oblige à travailler contre l’avis du désir de recevoir.
  1. La magnificence du Créateur signifie que l’homme a besoin que le Créateur réponde à ses souhaits.

C’est pourquoi:

  1. L’homme doit aller au-delà de la raison, et alors il voit qu’il est vide, et il a besoin du Créateur.
  1. Seul le Créateur peut lui donner cette force, pour qu'il puisse aller au-delà de la raison. C'est-à-dire que le fait que le Créateur donne, c'est ce qui s'appelle la magnificence du Créateur.

[1] Romemout signifie aussi élévation

 

140 - O combien j'aime Ta Loi

J'ai entendu à la fin du 7me jour de Pâque, 1943

"O combien j'aime Ta Loi! Elle est ma conversation toute la journée" [1]. Il a dit que même lorsque le roi David avait déjà atteint la perfection, il désirait encore la Torah, parce que la Torah est plus grande et plus importante que toute la perfection du monde.

[1] Psaumes 119;97 

 

141 - La fête de Pâque

J'ai entendu

La fête de Pâque est Mokhin de Haya, et le décompte [1] est Mokhin de Yekhida. Ainsi, pendant le compte il y a le départ des Mokhin, puisque le comte est considéré comme l'élévation de MAN, et on sait que lors de l'élévation de MAN les lumières se retirent. Mais après le décompte, les Mokhin reviennent. Il en est ainsi parce que la Katnout (petitesse) pendant le décompte est Katnout de Yekhida, mais en même temps il y a les Mokhin des jours de semaine, ce qui est YESHSOUT. Et les Mokhin du Shabbat, qui sont Mokhin d'AVI.

[1] Les 50 jours que l'on compte entre la Pâque et la fête de Shavuot (la fête des semaines)

 

142 - L'essence de la guerre

J'ai entendu

Le principe de la guerre doit être dans l'espace de la permission. Ce n'est pas le cas avec la Mitsva et la transgression, où la perte est proche et la récompense est lointaine. Donc là on doit observer sans aucune considération.

Ce n'est pas le cas pour l'espace de la permission, où on peut faire la guerre et observer la Mitsva de choix, parce que l'action est facultative. Par conséquent, même si l'on échoue, le péché ne sera pas si grand. C'est pourquoi c'est considéré comme proche de la récompense, car si on gagne la guerre, on apportera un nouveau domaine sous la Kedusha.

 

143 - Mais Dieu est bon pour Israël

J'ai entendu de mon Père, Maître et enseignant.

« Mais Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pu » [1]. On sait que «mais» est un diminutif. C'est-à-dire que partout dans la Torah où il est écrit: « mais », il s'agit de diminuer.

Par conséquent, en matière de travail, il faut l'interpréter comme lorsqu’on se réduit et on s'abaisse. L'abaissement s'applique quand on veut être fier, ce qui signifie qu'on veut être en Gadlout (grandeur). C'est-à-dire que l'on veut comprendre absolument tout, qu'on est avide de voir et d'entendre tout, et malgré cela on s'abaisse et on accepte d'aller les yeux fermés et d'observer la Torah et les Mitsvot dans la simplicité absolue. C'est ce que signifie "bon pour Israël", car le mot Israël (Yashar-El) sont les lettres de Li Rosh (la tête est à moi).

C'est-à-dire qu'il croit qu'il a Rosh de Kedousha (sainteté), même si il est discerné comme « seulement », ce qui signifie qu'il est dans un état de diminution et de bassesse. Et il dit de ce « seulement » que c'est le bien absolu. Alors le verset: « Dieu est pour ceux qui ont le cœur pur », se manifeste en lui, ce qui signifie qu'il lui est attribué un cœur pur. C'est le sens de « je vais enlever le cœur de pierre de votre chair, et je vous donnerai un cœur de chair. » La chair est Mokhin de Vak, appelé Mokhin de revêtement, qui vient du Supérieur. Par contre Mokhin de Gar doit provenir du côté de l'inferieur, c'est-à-dire par les examens minutieux de l'inferieur.

La question de Vak de Mokhin et Gar de Mokhin demande une explication: il y a beaucoup de discernements Vak et Gar dans chaque degré. Et peut-être il se réfère à ce qui est écrit à plusieurs endroits, que la Katnout, appelée GE de l'inferieur, s'élève à MAN par le Kli qui élève MAN, appelé AHP du supérieur. Il s'ensuit donc que le supérieur élève l'inferieur. Ensuite, pour recevoir Gar des Lumières et AHP des Kelim, l'inferieur doit s'élever lui-même.

[1] Psaumes 73;1 

 

144 - Il y a un certain peuple

J'ai entendu dans la nuit de Pourim, après la lecture de la Meguila, 1950

« Il y a un certain peuple dispersé et séparé parmi les peuples ». Haman dit qu'à son avis, on arrivera à détruire les Juifs parce qu'ils sont séparés les uns des autres, donc notre force contre eux l'emportera, car elle entraînera la séparation entre l'homme et Dieu, et par conséquence Dieu ne les aidera pas, car ils sont séparés de Lui.

C'est pourquoi Mardochée alla corriger ce défaut, comme il est clarifié dans le verset, « les Juifs se rassemblèrent etc. pour se rassembler et se défendre ». Cela signifie qu'ils furent sauvés grâce à leur union.

 

145 - Pourquoi il donnera la sagesse précisément...

Pourquoi il donnera la sagesse précisément aux sages.

J'ai entendu le 5 Truma, 11 Février, 1943

"Il donnera la sagesse aux sages."

Il demanda: n'aurait-il pas plutôt dû dire "Il donnera la sagesse aux sots" ?

Il répondit On sait qu'il n'y a pas de contrainte en spiritualité, mais on donne à chacun en fonction de sa propre volonté. La raison en est que la spiritualité est la source de vie et de plaisir. Alors, comment peut-il y avoir de contrainte dans une bonne chose ? Par conséquent, si nous voyons que, lorsque nous nous engageons dans la Torah et Mitsvot par contrainte, que nous devons surmonter le corps car il n'est pas d'accord, parce qu’il ne ressent pas de plaisir dans ce travail - c'est surement parce qu'il n'en ressent pas la spiritualité, comme nous l'avons dit, que la spiritualité est la source de vie et de plaisir, comme il est écrit dans le Zohar "Là où il y a un travail pénible, il y a la Sitra Akhra."

C'est la raison pour laquelle seulement aux sages il peut être donné la sagesse, car les sots n'ont pas besoin de la sagesse. Seulement aux sages il peut être donné la sagesse à cause de leur nature - celui qui est sage aime la sagesse, et c'est son seul souhait ! Et suivant la règle, "il n'y a pas de prévention face au désir" il fait tous les efforts pour obtenir la sagesse. Ainsi, il se verra finalement attribué la sagesse. Par conséquent, celui qui aime la sagesse peut déjà être appelé « sage », d'après ce qui sera à la fin

Par contre il est écrit des sots, « Un sot ne désire pas l'intelligence. » Donc le verset, "Il donnera la sagesse aux sages" veut nous dire que celui qui aime la sagesse ne doit pas se soucier s'il ne l'a pas encore obtenue malgré les efforts considérables qu'il a faits. Mais il doit continuer son travail et il va certainement atteindre la sagesse, car il aime la sagesse. C'est pourquoi on dit: « vas par ce chemin et tu es sur de réussir. »

Cependant il faut comprendre, que peut-on faire si, par nature, « l'homme nait comme un âne sauvage » ? D'où prendra-t-il le désir de vouloir la sagesse?

Pour cela, on nous donne le conseil de travailler comme "ceux qui suivent Sa parole", avec la gloire de "ceux qui obéissent à Sa parole". Cela signifie que l'on fait des actes pour obtenir la chose que l'on veut. C'est pourquoi, ici, quand il n'a aucun désir pour la sagesse, il se trouve que ce qu’il lui manque, c'est le désir de la sagesse. C'est pourquoi il commence à œuvrer et prendre des mesures pour obtenir le désir de la sagesse, car c'est la seule chose qu’il lui manque.

Et l'ordre est que l'on doit œuvrer dans la Torah et le travail bien qu'on n'en n'a aucun désir. C'est ce qu'on appelle « labeur », quand on fait des actions même si on n'a aucun désir pour ce que l'on fait. C'est comme nos sages ont dit, "fais tout ce que tu peux, tout ce qui est à la portée de ta main." Et par la vertu de la connaissance, on obtiendra le désir et la soif de la sagesse. Alors le verset, "Il donnera la sagesse aux sages" va se manifester et on arrivera à l'état de "ceux qui obéissent à Sa parole". Ainsi, ce qui était avant comme un acte sans volonté, maintenant on a obtenu le désir de le faire.

Par conséquent, si nous voulons savoir qui aime la sagesse, nous devons regarder celui qui œuvre pour la sagesse, même s'il n'a pas encore été gratifié d'être parmi ceux qui aiment la sagesse. La raison est, comme nous l'avons dit, que, grâce à l'effort, il aura le privilège d'être parmi ceux qui aiment la sagesse. Ensuite, une fois qu'il  a le désir de la sagesse, il lui sera attribué la sagesse. Ainsi, le désir de la sagesse est le Kli (récipient) et la sagesse est la lumière. C'est le sens de "il n'y a pas de contrainte en spiritualité."

La lumière de la sagesse c'est la lumière de la vie. La sagesse n'est pas perçue par nous comme un concept intellectuel, mais comme la vie propre, l'essence de la vie, dans la mesure où, sans elle, on est considéré comme mort. (C'est pourquoi nous pouvons dire que pour cette raison la sagesse est appelée Khaya (vivante).)

 

146 - Un commentaire sur le Zohar

J'ai entendu en 1938

Dans le Zohar: « Quand on est né, il nous est donné une âme du côté de la bête pure. » Et il interprète que même l'âme bestiale accepte d'être le serviteur du Créateur.

« S'il est privilégié, il lui est donné une âme du côté des (saintes) roues. » Cela signifie qu'il a une âme qui aspire toujours, et roule d'un endroit à l'autre, comme une roue qui tourne toujours. Ainsi elle tourne et roule pour s'accrocher à la Kedousha (sainteté).

 

147 - Le travail de réception et de don

J'ai entendu le 21 Adar 8 Mars 1953

La question du travail de réception et de don dépend du cœur. Ceci est le discernement de Vak. Par contre, le travail de la foi et la connaissance est le discernement de Gar. Et même si elles sont un seul discernement, c'est-à-dire que la foi est acceptée selon la valeur du travail de réception et de don - ils sont quand même deux discernements distincts.

Il en est ainsi parce que, même si l'on peut travailler pour le don, on veut voir à qui on donne, et qui reçoit notre travail. Par conséquent, on doit travailler sous la forme de Mokha (l'esprit), ce qui signifie croire qu'il y a un Guide qui reçoit le travail des inferieurs.

 

148 - L'examen de l'amer et le doux, la vérité et le...

L'examen de l'amer et le doux, la vérité et le mensonge

J'ai entendu

Il y a l'examen de "l'amer et le doux", et il y a l'examen de "la vérité et le mensonge." L'examen de "la vérité et le mensonge" est dans Mokha (le cerveau, l'esprit) et l'examen de "l'amer et le doux" est dans le cœur. C'est pourquoi il faut prêter attention au travail du cœur, qu'il soit sous la forme de don, et non sous la forme de réception.

Par nature, seule la réception est douce pour l'homme, et le don est amer. Le travail consiste à transformer la réception en don, c'est ce qu'on appelle "le travail dans le cœur."

L'esprit, c'est le travail de "la vérité et le mensonge". Et pour cela, il faut travailler dans la foi, c'est-à-dire croire en la foi des sages. Il en est ainsi parce que le travailleur ne peut pas examiner lui-même la question de "la vérité et le mensonge".

 

149 - Pourquoi nous devons étendre Hokhma

J'ai entendu le 22 Adar 9 Mars 1953, Tel-Aviv

Il demanda: «Pourquoi faut il étendre Hokhma (la sagesse), qui est le discernement de la raison, si tout notre travail est par voie de la foi au-delà de la raison?"

Et il répondit: «Si le juste de la génération n'était pas du discernement de la connaissance, l'ensemble d'Israël ne serait pas en mesure de travailler par voie de la foi au-delà de la raison. Mais justement lorsque le juste de la génération étend l'illumination de Hokhma, sa raison brille dans l'ensemble d'Israël. "

Par exemple, si le cerveau humain sait et comprend ce qu'il veut, les organes exercent leur action et n'ont pas besoin d'intelligence. La main et le pied et le reste des organes font ce qu'ils doivent faire. Et aucune personne sensée ne songerait à dire que si la main et le pied avait de l'intelligence, leur travail serait plus élevé.

Ainsi, l'intelligence n'importe pas pour les organes, mais les organes s'organisent  en fonction de la grandeur du cerveau. Cela signifie que si le cerveau a une grande intelligence, tous les organes sont nommés d'après lui, ils sont appelés de grands organes.

De même, si le collectif adhère à un véritable juste qui a déjà acquis la connaissance, le collectif peut agir par voie de la foi. Ils ont une satisfaction absolue, et il ne leur manque aucun discernement de la connaissance.

 

15 - Qu’est ce que les autres dieux dans le travail

J'ai entendu le 24 d’Av, le 3 août 1945

Il est écrit "Tu ne feras pas d'autres dieux à Ma place". Le Saint Zohar interprète ceci en disant qu'il faudrait des pierres avec lesquelles on pèse. Il a demandé à ce propos comment pèse-t-on le travail en pierres pour que l’homme connaisse ainsi son état dans les chemins de Dieu? Il répondit qu'il est connu que lorsque l'on commence à travailler plus que d'habitude, le corps commence à donner des coups de pieds et s’oppose à ce travail de toutes ses forces. Car tout ce qui concerne le don est une charge et un fardeau pour le corps, il ne peut tolérer ce travail, et la résistance du corps se manifeste sous forme de pensées étrangères. Il en vient à poser les questions de "qui" et de "quoi", et par ces questions, l’homme se dit que toutes ces questions lui sont certainement envoyées par la Sitra Akhra (l'autre côté), pour le gêner dans le travail.

Il dit que si à ce moment l’homme dit qu'elles viennent de la Sitra Achra, alors l’homme enfreint ce qui est écrit "vous ne ferez pas d'autres dieux à Ma place". La raison est que l’homme doit croire que ceci lui vient de la Sainte Shekhina, puisque "Il n'y a rien hormis Lui". C'est que la Sainte Shekhina montre à l’homme son véritable état, comment il marche dans les voies de Dieu, en lui envoyant ces questions, appelées "pensées étrangères". C'est-à-dire que par ces pensées étrangères, elle voit comment il répond aux questions considérées comme des pensées étrangères. Et, de tout ceci, l’homme devrait connaître son véritable état dans le travail, afin de savoir quoi faire.

C'est comme par exemple un ami qui veut savoir combien son ami l'aime. Surement, quand ils sont face-à-face, son ami se dissimule à cause de la honte. C’est pourquoi, il lui envoie une personne qui calomnie son ami. Alors, il voit la réaction de son ami quand il est éloigné, et alors il peut connaître la véritable mesure de l'amour de son ami.

De même, lorsque la Sainte Shekhina se dévoile devant une personne, c'est-à-dire quand le Seigneur lui donne vitalité et joie, dans cette situation l'homme a honte de dire ce qu’il pense du travail du don et de ne rien recevoir pour soi-même. Par contre, lorsqu’il n’est "pas en face d'elle", c'est-à-dire quand la vitalité et la joie se refroidissent, ce qui est considéré comme "pas en face d'elle”, alors la personne peut voir son véritable état par rapport au discernement du don sans réserve.

Si l’homme croit en ce qui est écrit qu'il n'y a rien hormis Lui et que c'est le Créateur qui envoie toutes ces pensées étrangères, ce qui signifie qu'Il est l'opérateur, il sait assurément quoi faire et comment répondre à toutes ces difficultés. C’est comme si elle lui envoie des messagers pour voir comment il parle de façon calomnieuse d’elle, de son Royaume des Cieux. C'est ainsi qu'on peut interpréter le sujet susmentionné.

L’homme peut comprendre que tout ceci vient du Créateur. C’est parce qu’il sait que quand le corps inflige les coups à la personne avec ses pensées étrangères, puisque ça ne lui parvient pas quand il n'est pas engagé dans le travail, mais que ces coups qui parviennent à la personne dans une sensation complète, à tel point que ces pensées lui démolissent l'esprit, viennent expressément après avoir été engagé dans la Torah et le travail plus que d'habitude. 

Ceci est appelé "des pierres avec lesquelles on pèse ". Ceci signifie que ces pierres tombent dans son esprit quand il veut comprendre ces questions. Par la suite, il va peser le but de son travail, si cela vaut vraiment la peine de travailler afin de donner, et de travailler de toutes ses forces et de toute son âme, et que tous ses désirs ne soient que d'espérer que ce qui doit être acquis dans ce monde soit uniquement dans le but de son travail pour apporter contentement à son Créateur, et non pour un sujet matériel quelconque.

C'est alors que commence un vif débat, puisqu’il voit qu'il y a des arguments des deux côtés. A ce propos l’écriture avertit : "Vous n'aurez pas d'autres dieux à Ma place [1]". Ne dites pas qu'un autre dieu vous a donné les pierres pour peser votre travail, mais "à Ma Face". Car l’homme doit savoir que ceci est considéré " Ma Face". C'est ainsi qu’il verra la véritable forme de la base et de la fondation sur lesquelles la structure du travail est construite.

La lourdeur dans le travail est essentiellement due au fait que ces deux textes se réfutent:

1. D'une part, l’homme devrait s'efforcer que tout son travail soit d’atteindre la Dvekout [2] avec le Seigneur, que tout son désir ne soit qu’en vue de donner contentement à son Créateur, et pas du tout pour son propre bénéfice.
2. D'autre part, nous voyons que ceci n'est pas le but principal, puisque le but de la création n'était pas que les créatures donnent au Créateur, puisqu'il n'y a aucun manque en Lui, pour que les créatures Lui donnent quoique se soit. Au contraire, le but de la création était Son désir de faire le bien à Ses créatures, c'est-à-dire que les créatures reçoivent délice et plaisir de Lui.

Ces deux sujets se contredisent d'un extrême à l'autre. D'un côté l’homme doit donner sans réserve, et de l'autre côté l’homme doit recevoir. Cela signifie qu'il y a le discernement de la correction de la création, qui est:

1. Arriver à la Dvékout, discernée comme l'équivalence de forme, afin que toutes nos actions soient uniquement en vue de donner sans réserve.
2. Ensuite, il est possible d'atteindre le but de la création, qui est de recevoir délice et plaisir du Créateur.

Par conséquent, quand l’homme est habitué à marcher dans les voies du don, il n’a en aucun cas des Kelim (récipients) de réception. Lorsqu’il marche dans les chemins de la réception, il n’a pas de Kelim de don. C’est pourquoi, par "des pierres pour peser", il acquiert les deux ensembles. C'est parce qu'après la négociation qu’il avait durant le travail, quand il surmonte et assume le fardeau du Royaume des Cieux sous la forme du don dans le cœur et l’esprit, cela entraîne que quand il va attirer l’Abondance Supérieure, puisqu’il a déjà une base suffisamment solide pour que tout soit sous la forme du don, de ce fait, même lorsqu’il reçoit un peu de luminescence, il le reçoit déjà dans le but de donner.

La raison en est que toute la fondation de son travail est construite uniquement sur le don. Ceci veut dire qu’il "reçoit afin de donner".

[1] lit. à Ma Face
[2] communion, adhésion, attachement

 

150 - Taillez à l'Éternel, car Il a fait la fierté [1]

J'ai entendu le 14 Chevat

Dans le verset "Zamrou [2] à l'Éternel; car il a fait la fierté [3]", il semble que « Zamrou », soit comme "mon courage et la Zimra [4] (de l'Éternel)". Cela signifie qu'il faut toujours tailler et enlever les épines du vignoble du Créateur. Et même quand on sent qu'on est parfait, et on pense qu'on a déjà enlevé les épines, le verset conclut "car Il a fait la fierté." Cela signifie qu'Il a apparemment créé la fierté dans ce monde, que l'homme aime être fidele et honnête à ses propres yeux. Et quand il ressent en lui-même qu'il a déjà enlevé les épines et qu'il est un homme parfait, c'est une sorte de fierté.

Plutôt, on doit toujours examiner nos actions, et les vérifier avec dix sortes d'examens, et ne pas compter sur notre sensation temporaire, car c'est seulement une sorte de fierté. C'est comme on commente au nom des justes le verset: « Vous êtes paresseux, paresseux, c'est pourquoi vous dites "Allons sacrifier au Seigneur notre Dieu" ». Cela signifie qu'il a dit aux enfants d'Israël: quand vous dites "Allons sacrifier etc.", et vous sentez que vous êtes déjà prêts à vous sacrifier sur l'autel devant le Seigneur, c'est comme la paresse et la faiblesse, que vous ne voulez plus travailler et vous examiner tout le temps, pour être prêts pour cette grande servitude. C'est pourquoi il vous semble que vous êtes déjà parfais dans cette servitude, comme ils interprètent à la fin du verset: "Car Il a fait la fierté."

[1]  Ésaïe 12:5
[2]  Zamru, en hébreu signifie à la fois "chantez" et "taillez".
[3]  Guéout signifie aussi la magnificence, la grandeur
[4]  Zimra, en hébreu signifie à la fois "le chant" et "la taille".

 

151 - Israël vit les Égyptiens

J'ai entendu sur Beshalach

Dans le verset, "Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer, et le peuple craignit le Seigneur, et ils crurent en l'Eternel et en Moïse, Son serviteur".

Il faut comprendre pourquoi il est dit "ils crurent" car il est évident que le miracle de l'exode d'Egypte et de la partition de la mer a amené Israël à une plus grande foi que celle qu'ils avaient avant. Après tout, nos sages ont dit à propos du verset "c'est mon Dieu, et je Le glorifie", que ce qu'une servante avait vu à la mer était plus que ce que vit le prophète Ezéchiel.

Donc, cela signifie que l'exode d'Egypte est un cas de miracles découverts, qui entraine à la connaissance du Seigneur, qui est contraire au sens de la « foi », car ce n'est pas au dessus de la raison. Quand on voit des miracles découverts, il est très difficile d'être dans la foi, puisque justement c'est là qu'il y a l'expansion de la raison. Donc quel est le sens du texte "ils crurent en l’Eternel" ?

Cependant, il faut interpréter selon le commentaire de "tout le monde croit qu'il est un Dieu de la foi." Le verset raconte l'éloge d'Israël, qui, même après avoir vu les miracles découverts, leur servitude du Créateur n'a pas été amoindrie, car elle est par voie de la foi et au-dessus de la raison. C'est un excellent travail, après avoir eu le privilège et la possibilité de servir le Créateur dans la raison, de se maintenir sur le chemin de la foi et de ne pas le considérer du tout légèrement.

 

152 - Car la corruption aveugle les yeux des sages

J'ai entendu le 24 Tevet 6 Janvier 1948

"Car le pot-de-vin aveugle les yeux des sages."

Quand l'homme commence à critiquer le travail et ses conditions, il y a une chance qu'il lui soit impossible de recevoir le travail, pour deux raisons:

1. La récompense pour le travail n'est pas garantie à cent pour cent. Il ne voit personne qui ait déjà été récompensé, et quand il vient voir les personnes qui se sont efforcés à subir le poids du travail, il ne voit pas s'ils ont déjà été récompensés pour leur travail. Et s'il se demande, « pourquoi n'ont-ils pas reçu? » - s'il réussit à donner la réponse la plus élevée, c'est parce qu'ils n'ont pas remplit toutes les conditions du travail à la lettre. Celui qui suit les ordres à la lettre reçoit toute sa récompense.

Alors la deuxième question apparait: Il sait qu'il est plus capable que son ami de s'adapter aux conditions du travail. Par conséquent, il est à cent pour cent certain qu'il n'y a personne qui puisse lui reprocher de se soustraire, mais qu'il est à cent pour cent dans son droit.

2. Donc la question se pose: celui qui commence le travail a certainement fait tous les comptes, et pourtant il a entreprit ce travail. Alors comment s'est-il trouvé toutes ces excuses? Le fait est que pour voir la vérité, il faut regarder avec les yeux ouverts. Autrement on pense voir seulement qui a raison – le juste ou le monde. Mais, en vérité, on ne voit pas la justice. Et pour avoir les yeux ouverts, il faut se méfier du pot-de-vin, "car le pot-de-vin aveugle les yeux des sages et corrompt les paroles des justes."

L'essence du pot-de-vin est dans la volonté de recevoir. Par conséquent, il n'y a pas d'autre conseil que d'accepter tout d'abord le travail avec tous ses termes, sans aucune connaissance, mais seulement avec la foi au-dessus de la raison. Ensuite, quand il est nettoyé de la volonté de recevoir, alors quand il fait la critique, il peut espérer voir la vérité de la question. C'est pourquoi celui qui ne regarde qu'avec la raison, ne peut certainement rien demander, car il possède la vérité et la raison, et il gagnera toujours la dispute, car il ne sera pas en mesure de voir la vérité.

 

153 - La pensée est une conséquence du désir

J'ai entendu le 7 Chevat, 18 Janvier 1948, Tel Aviv

La pensée est une conséquence du désir. L'homme pense à quelque chose qu'il veut, il ne pense pas à quelque chose qu'il ne veut pas. Par exemple, il ne pense pas au moment de sa mort. Au contraire, il contemple constamment sa perpétuité, car c’est là son désir. Ainsi, il pensera toujours à ce qui est désirable.

Cependant, la pensée a un rôle spécial : elle intensifie le désir. Le désir est inerte de par lui-même : il n’a pas le pouvoir de s’accroître et d’entrer en action. Lorsque quelqu’un pense et contemple une problématique, et que le désir demande à la pensée d’apporter conseil et avis pour accomplir sa réalisation, c’est de cette façon qu’il grandit, augmente et accomplit son travail en fait.

Il s’ensuit que la pensée sert le désir, et le désir est le « soi » de la personne. Maintenant, il peut y avoir un grand ou un petit soi. Un grand soi domine les petits soi. Celui qui a un petit soi n’a aucun pouvoir, et l’avis pour agrandir le soi est par la persistance de la pensée sur le désir, puisqu’il se développe dans la mesure où quelqu’un y pense

Et ainsi, "dans Sa Loi il médite jour et nuit”, pour qu’en persistant dans cette voie, il se développe un grand soi jusqu’à devenir concrètement celle qui commande.

 

154 - Il ne peut y avoir un espace vide dans le...

Il ne peut y avoir un espace vide dans le monde

J'ai entendu le 7 Chevat 18 Janvier 1948, Tel Aviv

Il ne peut y avoir un espace vide dans le monde. Et puisque l'essence de l'homme est le désir, car c'est l'essence de la création, et par là la grandeur et la petitesse de l'homme sont mesurés, il s'ensuit que l'on doit avoir un certain désir, soit pour la matérialité soit pour la spiritualité. Celui qui est dépourvu de tout désir est considéré comme mort, puisque la création toute entière n'est que le désir, considéré existence de l’absence. Et parce qu'il lui manque cette substance, qui est toute la substance de la création, il est naturellement considéré comme avorté, qui ne peut pas survivre.

Donc il faut s'efforcer d'avoir un désir, car c'est toute la substance de la création. Mais le désir doit être clarifié, car il est naturel que chaque animal sente ce qui est nocif pour lui-même, il faut faire attention que le désir soit pour quelque chose.

 

155 - La propreté du corps

J'ai entendu lors d'un repas de Shabbat, Shevat 13

La propreté du corps démontre la pureté de l'esprit. La propreté de l'esprit est appelé « vérité », où aucun mensonge n'est impliqué. En cela tous ne sont pas égaux: certains sont partiellement méticuleux, mais la propreté du corps n'est pas si importante à préserver, car le fait que nous abhorrions la saleté est parce que la saleté est considérée comme nocive, et que nous devrions le préserver de tout mal.

Ainsi, avec le corps, il n'est pas si important d'être méticuleux, car il sera finalement annulé, même si nous y faisons attention avec toutes sortes de soins.

Par contre l'âme est quelque chose d'éternel, et là il vaut la peine d'être méticuleux avec toutes sortes de soins, pour éviter tout type de saleté, car toute saleté est considérée comme nocive.

 

156 - De peur qu'il prenne de l'Arbre de la Vie

J'ai entendu le 15 Chevat

"De peur qu'il prenne de l'arbre de la vie, et mange, et vive éternellement."

Baal HaSoulam interprète que peut-être il va prendre des Hassadim couverts, considérés comme du Khazeh vers le haut. Car en cela, il y a suffisance complète, donc le péché de l'arbre de la connaissance ne sera pas corrigé, car il est considéré comme du Khazeh vers le bas. Il s'ensuit que l'arbre de la vie est appelé « du Khazeh vers le haut » où il y a des Hassadim couverts. Et je pense que nous devrions ainsi interpréter ce que nous disons, "la vie dans laquelle il y a la crainte du ciel, et la vie dans laquelle il y a la crainte du péché."

La différence entre elles, comme Baal HaSoulam interprète, c'est que ce qu'il prend de la vie c'est par la crainte du péché, c'est-à-dire qu'il n'a pas d'autre choix. Mais la crainte du ciel signifie qu'il a d'autres choix. C'est-à-dire que même s'il ne prend pas ce discernement, il ne péchera toujours pas, mais de toute façon il le choisit à cause de la crainte du Créateur.

Cependant on ne peut pas dire que Hassadim couverts soient considérés Katnout. C'est précisément là où il n'a pas d'autre choix. Mais quand il atteint Hassadim révélés du discernement de Rachel, alors le discernement de Léa, qui est Hassadim couverts, est également appelé Gar et Gadlout (grandeur).

Cela s'appelle la crainte du ciel, quand il a Hassadim révélés mais il choisit néanmoins Hassadim couverts. Ainsi, il existe deux types de Hassadim couverts:

1) quand il n'a pas le discernement de Rachel, il est appelé Vak;
2) quand il a le discernement de Rachel, il est appelé Leah, Gar.

 

157 - Je dors, et mon cœur veille [1]

J'ai entendu à Nisan 9, le 18 avril 1948

Dans le Zohar, (Parashat Emor, 95a): "L'assemblée d'Israël dit: Je dors en exil en Egypte, où mes enfants étaient dans une dure servitude". Les Mokhin étaient dans l'état de sommeil, comme on interprète le verset « il y a », le Dieu de ceux-là dort.

"Et mon cœur veille pour les garder, qu'ils ne disparaissent pas en exil." Cela signifie que quand ils reçoivent Mokhin de l'Achoraïm, ils sont gardés par eux, même s'ils ne brillent pas encore en elle, et ils sont toujours en exil. Toutefois, il est considéré éveillé, par voie de "il ne se révèle pas du cœur à la bouche. Le cœur est Vak, car il est Vak de Hokhma. Ainsi, même au temps de Gadlout, il n'y a pas là d'autres Hokhma, mais seulement de ce qu'elle a reçu ici.

"La voix de mon bien-aimé frappe." C'est le battement, le Massakh (écran) de Hirik (un signe de ponctuation) dans ZA.

"Je me suis souvenu de mon alliance." Ceci est la circoncision, qui est Dinim (jugements) de Noukva, qui annulent Dinim de Dekhura (mâle). Dinim sont le discernement qui annule Gar, et cela est considéré comme une coupure.

Il y a d'autres corrections, appelées « déchirure ». "Ouvres-moi une ouverture comme la pointe d'une aiguille, et je vais ouvrir pour toi les portes sublimes." Le sens de cette légère ouverture ce sont les petits chemins, car Hokhma sans Hassadim brille d'une façon minuscule. Ce n'est qu'ensuite, lorsque qu'on étend Hassadim, que Hokhma est intégrée à Hassadim Vak, les grands chemins. Et le sens des portes sublimes c'est Hassadim du discernement de AVI, appelé « air pur ». Car seulement quand il a Hokhma, et il étend Hassadim, ces Hassadim sont appelés « air pur », car il préfère Hassadim à Hokhma.

Cependant, quand il a Hassadim sans Hokhma, c'est considéré Katnout."Ouvres-moi" ce ZA et sa sœur Malkhout, sous la forme de Hokhma, qu'elle étende Hokhma."Car la porte pour entrer chez moi est en toi". Ainsi, seulement quand tu auras Hokhma je vais avoir une ouverture pour entrer sous la forme d'Hassadim, que j'ai du discernement de AVI, appelés  « air pur ».

"Viens et vois: Lorsque le Créateur tuait les premiers-nés d'Egypte, et abaissait les degrés du haut en bas". L'Egypte est la ligne de gauche, mais sous la forme de Klipa (écorce), sans aucune intégration de la droite. Et quand Israël était en Egypte, ils étaient sous leur domination, et ils étaient obligés de recevoir la gauche. Et le fléau des premiers-nés, c’est-à-dire la révocation de la domination du Gar de la gauche, c’est « abaissait les degrés du haut en bas. A ce moment, Israël entra dans l'alliance du saint signe ».

La circoncision se réfère aux Dinim de Noukva, ce qui est Massakh de Hirik, qui annule Dinim de Dekhura. Ce faisant, elle annule Gar de la gauche, et seulement Vak brille. Il s'ensuit que du fait que le Créateur ait frappé leur premiers-nés, ils avaient la force de garder l'alliance, "alors ils  montraient le sang sur la porte."

"Il y avait deux sangs: un de la Pâque et un de la circoncision." Le sang de la Pâque est la correction de l'intégration de la ligne de gauche, et le sang de la circoncision est la correction des Dinim de Noukva, qui est le Hirik. Et le sang de Pâque...

[1] Cantique des cantiques 5:2

 

158 - Pourquoi il n'est pas d'usage de manger...

Pourquoi il n'est pas d'usage de manger les uns chez les autres lors de la Pâque

J'ai entendu au cours d'un repas Shaharit (matin) de la Pâque, 1948

Il explique pourquoi il est d'usage de ne pas manger les uns chez les autres, pour des raisons de Kashrout [1]. Et pourquoi n'est-ce pas d'usage toute l'année? En outre, même chez quelqu'un qui est connu pour être complètement Kasher, encore plus que dans notre propre maison, la coutume est toujours de ne pas manger. Il en est ainsi parce que l'interdiction du Hametz (levain, levure) est sur "quelque chose" [2] et il est impossible de se garder soi-même de "quelque chose". Seul le créateur peut veiller sur lui, qu'il ne transgresse pas avec quelque chose.

C'est pourquoi il est écrit qu'il faut être prudent avec "quelque chose" du Hametz. L'homme est recommandé à la prudence, et il doit demander des conseils comment ne pas venir à "quelque chose" du Hametz.

Toutefois, l'homme ne peut pas se surveiller lui-même. Seul le Créateur le surveille. Et certes, la surveillance est de telle manière que pas tout le monde est égal. Il y a certains que le Créateur surveille plus, et il y en a qu'Il ne surveille pas tellement. Cela dépend des besoins de la personne. Il y a des gens qui savent qu'ils ont besoin de plus de surveillance, de sorte qu'ils attirent une plus grande surveillance, et il y a des gens qui estiment qu'ils n'ont pas besoin de cette surveillance d'en haut. Cela ne peut pas être dit, car cela dépend de la sensation: certains se sentent déficients, et ont besoin d'un plus grand soin.

[1] Caractère rituel des aliments
[2] Une toute petite mesure

 

159 - Et il arriva au cours de ces Jours

J'ai entendu

« Et il arriva, au cours de ces jours que le roi d'Égypte mourut, et les enfants d'Israël soupirèrent en raison du travail, et ils criaient, et leur cri monta vers Dieu du travail. Et Dieu entendit leurs gémissements » (Exode 2:23-4). Cela signifie qu'ils ont souffert à un tel point qu'ils ne pouvaient plus le supporter. Et ils ont tant plaidé par la prière, que « leur cri monta vers Dieu. »

Mais nous voyons qu'ils disaient: « Si seulement nous avions ... quand nous étions assis près des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ». Et ils disaient aussi: « Nous nous souvenons des poissons que nous avions coutume de manger en Egypte gratuitement, les concombres et les melons et les poireaux et les oignons et l'ail. »

Le fait est qu'en effet, ils aimaient bien le travail d'Égypte. Tel est le sens de « Ils se sont mêlés avec les nations, et ont appris de leurs œuvres. » Cela signifie que si Israël est sous la domination d'une certaine nation, cette nation les domine et qu'ils ne peuvent pas se retirer de leur domination. Ainsi, ils ont goûté à la saveur suffisante dans ce travail et ne pouvaient pas être rachetés.

Alors qu'est-ce que le Créateur fît? « Le roi d'Egypte mourut », ce qui signifie qu'ils avaient perdu cette servitude. Ainsi, ils ne pouvaient plus travailler, ils avaient compris que, s'il n'y a pas la perfection de Mokhin, la servitude est également incomplète. Par conséquent, « les enfants d'Israël soupiraient en raison du travail. » Le travail, cela veut dire qu'ils n'avaient pas de satisfaction dans le travail, qu'ils n'avaient aucune vitalité dans la servitude.

Tel est le sens de « le roi d'Égypte mourut », que toutes les dominations du roi d'Égypte, qui les  nourrissaient et leur fournissaient, étaient mortes. C'est pourquoi ils avaient l'espace de découvrir la prière. Et ils furent immédiatement sauvés. Et ensuite, quand ils marchaient dans le désert et arrivèrent à un état de Katnout (petitesse), ils avaient la nostalgie de la servitude qu'ils avaient avant le décès du roi d'Égypte.

 

16 - Qu’est- ce que le jour du Seigneur et la nuit...

Qu’est- ce que le jour du Seigneur et la nuit du Seigneur dans le travail

J'ai entendu en 1941, Jérusalem

Nos sages ont dit à propos du verset : "Malheur à ceux qui désirent le jour du Seigneur! Qu'attendez-vous du jour du Seigneur? Il sera ténèbres et non lumière". (Amos 5,18). Il y a une métaphore à propos d'un coq et d'une chauve-souris qui attendaient le jour. Le coq dit à la chauve-souris: "J'attends la lumière car la lumière est mienne; mais toi, pourquoi as-tu besoin de la lumière" (Sanhédrin 98, p2). L'explication est que, puisque la chauve-souris n'a pas d'yeux pour voir, quel bénéfice tire-t-elle de la lumière du soleil? Au contraire, pour celui qui n'a pas d'yeux, la lumière du soleil l'obscurcit encore plus.

Il nous faut comprendre cette métaphore, c'est-à-dire quel est le rapport entre les yeux et la contemplation de la Lumière du Seigneur, que le texte nomme "le Jour du Seigneur". On nous donne la métaphore de la chauve-souris pour dire que celui qui n'a pas d'yeux reste dans l'obscurité.

Il faut aussi comprendre ce qu'est le jour du Seigneur et ce qu'est la nuit du Seigneur, et quelle est la différence entre eux. On reconnait le jour des hommes par lever du soleil mais comment peut-on reconnaitre le jour du Seigneur?

La réponse est : comme l'apparition du soleil. C'est-à-dire, quand le soleil brille sur la terre, nous appelons cela le « jour ». Et, quand le soleil ne brille pas, nous appelons cela "l'obscurité". Il en va de même avec le Saint béni soit-Il, le jour est appelé "révélation" et l'obscurité est appelée "dissimulation de la face".

Ceci signifie que lorsqu'il y a révélation de la face, lorsque pour l'homme c'est aussi clair que le jour, cela s'appelle "jour". Comme ont dit nos sages du verset "Le meurtrier se lève avec la lumière pour tuer le pauvre et le misérable, et la nuit, il est comme un voleur". Puisqu'il est dit, "la nuit, il est comme un voleur", il s'ensuit que la lumière est le jour. Il dit ici, que si c'est aussi clair que la lumière qu'il vient pour prendre des âmes, il est un meurtrier et, il est possible de se sauver (en prenant) son âme (Psachim 2). Donc, nous voyons que le Talmud dit que le "jour", c'est quelque chose qui est aussi clair que le jour.

Il s'ensuit que le jour de Seigneur signifie qu'il sera clair que la Providence - comment le Créateur dirige le monde – est bonne et bienveillante. Par exemple, lorsque l'homme prie, sa prière est immédiatement exaucée et il reçoit ce pour quoi il a prié, et il réussit partout où il se tourne. Ceci est appelé "le Jour du Seigneur".

Par contre l'obscurité, qui est la nuit, signifiera la dissimulation de la face. Ceci procure à l’homme des doutes sur le fait que la Providence soit bonne et bienveillante, et des pensées étrangères. Autrement dit, la dissimulation de la Providence lui amène toutes sortes d'opinions et de pensées étrangères. Ceci est appelé "nuit" et "obscurité". A savoir, que l’homme se trouve dans un état où il ressent que le monde s'est assombrit pour lui.

C'est ainsi qu'il faut interpréter ce qui est écrit "Malheur à ceux qui désirent le jour du Seigneur! Qu'attendez-vous du jour du Seigneur? Il sera ténèbres et non lumière". En effet, ceux qui attendent le jour du Seigneur, attendent de se voir octroyés la foi au-dessus de la raison, que leur foi soit aussi forte que s'ils voyaient de leurs propres yeux, avec certitude, qu'il en est ainsi, c'est-à-dire que le Seigneur surveille le monde avec bonté et bienveillance.

En d'autres termes, ils ne veulent pas voir comment le Seigneur surveille avec bonté et bienveillance, parce que la vue est contraire à la foi. C'est-à-dire que la foi se trouve précisément là où elle est opposée à la raison. Et, quand l'homme fait ce qui est contre sa raison, ceci est appelé "la foi au-dessus de la raison". Ceci signifie qu'ils croient que la providence du Créateur sur les créatures est bonne et bienveillante. Et lorsqu'ils ne la voient pas avec certitude absolue, ils ne disent pas au Seigneur: "Nous voulons voir le discernement de bon et bienveillant dans la raison". Mais ils veulent que cela reste chez eux en tant que la foi au-dessus de la raison.

Ils demandent donc au Seigneur de leur prodiguer une force telle que cette foi soit aussi forte que s'ils l’avaient vu par la raison. Cela signifie qu'il n'y aura pas de différence entre la foi et la connaissance par la raison. C'est ce que ceux qui veulent être en adhésion avec Seigneur appellent "le jour du Seigneur".

Autrement dit, s'ils ressentaient ceci comme connaissance, alors la Lumière de Dieu, appelée "l'Abondance Supérieure", irait aux Kélim de réception, appelés "Kélim de séparation". Et ceci, ils ne le veulent pas, puisque ça irait au désir de recevoir, qui est l'opposé de la Kedousha (Sainteté), qui est contre le désir de recevoir à des fins personnelles. Au lieu de cela, ils veulent être attachés au Seigneur, et ceci ne peut se faire que par l’équivalence de forme.

Cependant, pour accomplir ceci, c'est-à-dire pour que l'homme ait un désir et une envie de s'attacher au Seigneur, puisqu'il est né avec la nature du désir de recevoir uniquement à des fins personnelles, comment est-il possible d'accomplir quelque chose qui soit absolument contre nature? Pour cette raison, il devra faire des efforts considérables, jusqu'à ce qu'il acquière une seconde nature, laquelle est le désir de donner sans réserve. Car lorsqu'il acquiert le désir de donner, alors il est apte à recevoir l'Abondance Supérieure et non à l'endommager, parce que tous les défauts ne parviennent qu'à travers le désir de recevoir pour soi-même. En d'autres termes, même lorsqu'il fait quelque chose dans le but de donner, au plus profond de lui se trouve la pensée qu'il recevra une récompense pour cet acte de don qu'il est en train d'accomplir.

En un mot, l'homme est incapable de faire quoi que ce soit s'il ne reçoit rien en retour pour cet acte. Il doit y prendre plaisir et quelque soit le plaisir reçu pour lui-même, ce plaisir va obligatoirement le séparer de la Vie des vies, et lui causera de cesser d'être en Dvékout [1] avec le Créateur, puisque la Dvékout se mesure par l'équivalence de forme. Il est donc impossible d’être en état de don pur sans un mélange de réception du coté de ses propres forces.

Par conséquent, pour que l’homme ait les forces du don, nous avons besoin d'une seconde nature, pour qu'on ait la force d'atteindre l'équivalence de forme. C'est-à-dire comme le Créateur qui donne et ne reçoit rien, car Il ne manque de rien. Ceci signifie que ce qu'Il donne n'est pas à cause d'un manque, c'est-à-dire que s'Il n'avait personne à qui donner, Il ressentirait ceci comme un manque. Nous devons voir ceci comme un jeu, c'est-à-dire que lorsqu'Il veut donner, ce n'est pas quelque chose dont Il a besoin, mais tout est comme un jeu.

C'est comme ce que nos sages on dit au propos de la matrone qui demanda : "Que fait le Saint béni soit-Il après avoir créé le monde"? La réponse fût : "Il s'assoit et joue avec le Léviathan", comme il est écrit « ce Léviathan que Tu as créé pour jouer avec » (Avoda Zarah (Idolâtrie), p.3). Le Léviathan fait référence à la Dvékout [1] et à la connexion (ainsi qu'il est écrit, "selon les espaces libres, et des ornements tout autour"). Ceci signifie que le but, qui est la connexion du Créateur avec les créatures, n'est qu'un jeu, et non pas une question de désir et de besoin.

La différence entre le jeu et le désir est que tout ce qui vient dans le désir est une nécessité. Si l'homme ne satisfait pas son désir, il est en manque. Alors que dans le jeu, même s'il n'obtient pas son objectif, ceci n'est pas considéré comme un manque, comme on dit : "peu importe si je n'ai pas obtenu ce à quoi je pensais". Ce n'est pas tellement important, parce que le désir qu'il avait pour l'objet était seulement un jeu, ce n'était pas sérieux.

Il ressort que le sommet de la perfection est que tout le travail de l'homme soit entièrement dans le but de donner, et qu'il n'ait aucun désir ni envie de recevoir du plaisir pour son travail. Ceci est un degré élevé puisqu'il s'applique au Seigneur. C'est ce qu'on appelle "le Jour du Seigneur", car le jour du Seigneur est appelé "perfection" tel qu'il est écrit : "Que les étoiles du matin s’obscurcissent; qu'il attende la lumière mais n’en ait point (Job 3 : 9)". Car la Lumière est considérée comme perfection.

Lorsque l’homme acquiert la seconde nature, le désir de donner, que le Créateur lui donne après la première nature, qui est le désir de recevoir et qu’il reçoit maintenant le désir de donner sans réserve, alors l’homme est apte à servir le Créateur à la perfection, c'est ce qui est considéré comme "le Jour du Seigneur".

Par conséquent, celui qui n'a pas encore acquit la seconde nature pour pouvoir servir le Seigneur dans le discernement du don, et il espère acquérir ce discernement du don, c’est-à-dire quand il a déjà fait tous les efforts qu'il pouvait pour obtenir cette force, il est considéré comme attendant le jour du Seigneur, c'est-à-dire d’être en équivalence de forme avec le Seigneur. Quand vient le jour du Seigneur, il est rempli de joie. Il est heureux de s'être défait de l'emprise du désir de recevoir pour lui-même qui le séparait du Créateur. A présent, il s'attache au Créateur et il est considéré comme ayant atteint le sommet.

Par contre, pour celui dont le travail est uniquement dans la réception pour soi-même, c’est le contraire. Il est heureux parce qu'il pense tout le temps qu'il récoltera une récompense pour son travail. Quand, il voit que le désir de recevoir ne recevra pas de récompense pour son travail, il devient triste et paresseux. Parfois, il en vient à "douter de la pensée d'origine" et dit : "je ne me suis pas engagé pour ceci »

Et si on lui disait que le jour du Seigneur, où il atteint la force du don sans réserve, c'est son gain, du fait qu'il s'engage dans la Torah et les Mitzvot, il dirait "pour moi c’est l'obscurité, et non pas la lumière", puisque cette connaissance l'amène à l’obscurité, comme nous avons vu plus haut.

[1] communion, adhésion

 

160 - La raison de la dissimulation des Matsot

J'ai entendu

Il a expliqué pourquoi il est de coutume que les Matsot [pains azymes] soient toujours placées en dissimulation sur un plateau de Matsot ou sur autre chose de couvert. Il est écrit : « le peuple emporta sa pâte avant qu'elle n'ait levé, leurs rouleaux à pétrir attachés à leurs vêtements sur leurs épaules ». L'indication se trouve dans les mots: « attachés à leurs vêtements ». Le fait est qu'à Pessah [Pâque], les Kelim n'étaient pas correctement réparés. C’est pourquoi il y a le sujet du décompte [1], afin de corriger les Kelim. Telle est la signification de ses mots, « j'ai vu comme une goutte de rose ». Cela signifie que pendant la nuit de Pessah, il y eut un miracle, que même s’il y avait pu avoir une prise, il n’y en avait pas, parce que c'était recouvert et rien ne fut montré à l’extérieur. Et c’est ce que suggère « attachés à leurs vêtements».

[1] les 50 jours qu'on compte entre la Pâque et Shavouot appelés Sefirat Ha Omer

 

161 - A propos du don de la Torah

J'ai entendu au cours d'un repas à la fête de Shavuot (la fête des semaines)

Au sujet du don de la Torah, qui eut lieu à la révélation au Mont Sinaï. Cela ne veut pas dire qu’alors fut donnée la Torah et que maintenant cela n’est plus le cas, mais que le don de la Torah est un sujet éternel, que le Créateur donne toujours. Cependant nous ne sommes pas capables de recevoir. Et alors, lors de la révélation au Mont Sinaï, nous étions ceux qui ont reçu la Torah. C'est toute la valeur de ce qu’il y avait alors, où nous étions comme «Un seul homme avec un seul cœur», autrement dit, nous avions alors tous une seule pensée, à savoir la réception de la Torah.

Mais du côté du Créateur, Il est tout le temps en train de donner, comme cela est rapporté au nom du Ribesh, que «L’homme est obligé chaque jour d'entendre les dix commandements sur le mont Sinaï».

La Torah est appelée «L’élixir de vie et l’élixir de mort» et il faut se demander : comment deux contraires peuvent se trouver dans un seul sujet ? Tout ce que nous voyons de nos yeux n’est rien de plus que ce qui est ressenti, mais la réalité en tant que telle ne nous intéresse pas. C’est pourquoi, lorsque l’homme étudie la Torah, et que la Torah l’éloigne de l’amour du Créateur, c'est évident que cette Torah est appelée «l’élixir de mort», et si la Torah le rapproche du Créateur, elle est évidement appelée «l’élixir de vie».

Mais la Torah en elle-même, c’est-à-dire la réalité telle quelle, il n’y a pas à en discuter. Ce sont les sensations qui déterminent notre réalité en bas. Et la Torah en elle-même, c’est-à-dire sans ceux qui la reçoivent, la Torah en elle-même est considérée comme lumière sans Kli (récipient), qu'il est impossible d'atteindre. C'est comme l’essence sans la matière, et nous ne pouvons pas avoir une perception de l’essence, même l’essence matérielle, à fortiori l’essence spirituelle.

Lorsque l’homme travaille pour son propre intérêt, cela est appelé Lo Lishma [1]. Et de Lo Lishma, nous arrivons à Lishma [2]. Par conséquent, si l’homme n’a pas encore eu le privilège de recevoir la Torah, alors il espère que l’année d’après il la recevra. Et lorsque l’homme reçoit Lishma de façon complète, alors il n’a plus rien à faire dans ce monde-ci.

C’est pourquoi chaque année, il y a le temps de la réception de la Torah, du fait que le temps est propice pour l’éveil d’en bas. Car alors se réveille le temps où la Lumière du don de la Torah était révélée chez les inférieurs. Par conséquent, il y a toujours un éveil en haut, pour que les inférieurs puissent agir à présent comme autrefois. Donc, s’il emprunte le chemin de Lo Lishma qui l’amènera à Lishma, il se trouve qu’il va dans l’ordre où il espère qu’au final il méritera de recevoir la Torah Lishma. Et si le but n’est pas devant ses yeux en permanence, il se trouve qu’il va dans une ligne opposée à la Torah qui est appelée «l’Arbre de Vie». Et par conséquent, elle est considérée comme un « Elixir de mort » du fait que chaque fois il s’éloigne de la ligne de la vie.

«J’ai fait des efforts et je n’ai pas trouvé, n'y crois pas». Il faut comprendre quel est le sens de «J’ai trouvé ». Que faut-il trouver ? «J’ai trouvé» veut dire trouver grâce aux yeux du Créateur.

«Je n’ai pas fait d'efforts et j’ai trouvé, n'y crois pas». Il faut comprendre qu’il ne ment pas, car certainement qu’il n’est pas question d’un homme par rapport à lui-même comme individu, mais il s'agit d'une généralisation. Mais s’il voit, qu’il a trouvé grâce aux yeux du Créateur, que signifie «n'y crois pas» ? C'est que parfois, l’homme a pu trouver grâce par la prière. Car c’est la qualité spéciale de la prière, qu'elle peut agir comme l’effort. (Comme nous le voyons dans la réalité matérielle, il y a celui qui subvient à ses besoins par ses efforts, et il y a celui qui subvient à ses besoin par la prière, où du fait qu’il demande de quoi vivre, il reçoit de quoi subvenir à ses besoins.)

Ce n'est pas le cas pour la spiritualité: bien qu’il ait trouvé grâce, de toute façon après il devra payer tout le prix, c’est-à-dire selon l’effort que tout le monde donne. Sinon, il perd son Kli. C'est pourquoi il a dit «Je n’ai pas fait d’effort et j’ai trouvé, n'y crois pas» c’est-à-dire qu’il va tout perdre. Mais après il devra compléter tout son effort.

[1] Lo Lishma, lit. pas en Son nom
[2] Lishma, lit. en Son nom

 

162 - A propos de Hazak que nous disons après...

162 - A propos de Hazak que nous disons après la conclusion de la série

J'ai entendu au cours d'un repas Shaharit (matin) le jour de Shabbat, Av 2, Tel-Aviv

Le Hazak [1] que l'on dit après la conclusion de la série signifie que la conclusion devrait nous donner la force de terminer tous les degrés. Comme le corps a 248 organes et 365 tendons, l'âme, elle aussi, a le discernement de 613, qui sont les canaux de l'âme par lesquels l'abondance est attirée. Et ces canaux sont ouverts par la Torah. Tant qu'ils ne sont pas tous ouverts, alors un déficit apparaît même dans le degré privé, car le degré privé est inclus dans l'ensemble.

Ainsi, si un détail manque dans l'ensemble, ce discernement est absent aussi du détail, et ils s'incarnent graduellement par l'ordre des degrés. Et quand ils sont tous terminés, ce sera la fin de la correction. Avant cela, ils viennent et se corrigent l'un après l'autre. Maintenant, on peut comprendre ce que nos sages ont dit: "la Torah a précédé le monde." Cela signifie que, avant que la limitation du monde fût faite, la Torah était déjà là.

Et comment pourrait-elle alors briller dans le monde, qui est considéré comme une frontière? C'est que la Torah brille par discernement de l'un après l'autre. Et lorsque tous les discernements sont terminés, il est obligé de quitter ce monde, car il a récolté de tout le discernement de la Torah. C'est pourquoi chaque conclusion doit nous donner le renforcement de continuer plus loin. Et les cinq livres de la Torah correspondent aux sept Sefirot, dont l'essence est cinq, car Yesod et Malkhout ne sont pas leur essence – elles sont seulement incluses.

[1] Hazak (fort) est une bénédiction dite à la conclusion de chaque Livre des cinq Livres de Moïse (le Pentateuque).

 

163 - Ce que les auteurs du Zohar ont dit

J'ai entendu a la sortie du Shabbat, Parashat Masa'ei, le 7 août 1948, Tel Aviv

A propos du fait que les auteurs du Zohar ont prononcé leurs paroles dans le sens de la moralité, ce n’était pas nécessaire, car ils auraient pu révéler leurs secrets par d'autres revêtements. Toutefois, ils ont voulu mettre sur leurs secrets un vêtement de morale afin que le lecteur puisse bien comprendre que l'important n'est pas la sagesse qu'il y a dans la Torah, mais le Donneur de la Torah. Car l'essence de la Torah et des Mitsvot est uniquement de s'attacher au Donneur de la Torah.

Ainsi, puisque le revêtement de moralité nous rappelle le mieux ceci, ils l'ont mis dans ce vêtement. Et s’ils lui donnent souvent un vêtement de sagesse, c'est pour qu'on ne se trompe pas et qu’on dise qu'il n'y a rien de plus que la moralité, qu'aucune sagesse n'y est cachée, mais que c'est tout simplement la moralité. C'est pourquoi ils ont écrit en deux revêtements, que l'un indique l'autre.

 

164 - Il y a une différence entre la matérialité...

Il y a une différence entre la matérialité et la spiritualité

J'ai entendu à AV 3, 8 août 1948

Il ya une différence entre la matérialité et la spiritualité: dans la matérialité, la force précède l'action, comme il est écrit, "avant qu'ils appellent, Je réponds." Ici, c'est arrangé en fonction de la fin de la correction, où on ne fait rien avant d'avoir la force de le faire. Ce n'est pas le cas pour la spiritualité, où il n'y a pas encore de correction en fonction de la fin, seulement par l'ordre des clarifications. Il faut donc commencer le travail avant d'obtenir la force, comme il est écrit, " ceux qui executent Sa parole, en obéissant à Sa parole. "

 

165 - Une explication à la demande d'Elisha à Elie

J'ai entendu

Élie lui demanda: « que ferai-je pour toi? » Et il répondit, "une double portion de ton esprit." Et il lui répondit: «Tu as demandé une chose difficile. »

Le fait est qu'il y a l'examen de 288, et il y a le discernement du cœur de pierre qui ne peut pas être examiné. Toutefois, lors de l'examen de 288, le cœur de pierre est examiné aussi, mais il est interdit de le toucher lui-même. Donc celui qui examine ces 288, examine ainsi le cœur de pierre aussi.

 

166 - Deux discernements dans la compréhension

J'ai entendu

Il y a deux discernements:

  1. le discernement de l'enchainement des mondes de haut en bas.
  2. le discernement de bas en haut.

Premier discernement: "que Dieu a créé pour faire." Cela signifie que le Créateur nous a préparé une place pour le discernement de travail.

Deuxième discernement: quand on commence à œuvrer et revêtir de bas en haut. Toutefois, avant d'atteindre la complétion du degré, on ne peut rien savoir clairement. C'est ce qu'on appelle "d'abord apprendre, après comprendre."

C'est comme un petit qui commence à manger du pain, et n'a encore aucune connaissance à part le pain. Et quand il commence à grandir, il commence à comprendre qu'il y a une raison pour le pain qui cause la forme du pain, qui le façonne tel qu'il apparaît à ses yeux: blanc, doux, savoureux, etc.

Alors il perçoit la forme du pain, après qu'il ait été retiré du four. Alors le pain est trop mou et très chaud, a tel point qu'il n'est pas bon à manger. Il lui manque quelque chose, c'est-à-dire le temps de sécher et de se refroidir, car l'air cause au pain de recevoir la forme du pain tel qu'il apparaît quand il arrive à la table.

Mais alors il commence d'autres investigations, et voit encore une autre forme, c'est-à-dire avant qu'il ne soit placé dans le four. Même s'il avait à peu prés la même forme, il ya de grandes différences. Ainsi, par la chaleur du four le pain devient plus grand et plus dur, et se couvre de croûte. Auparavant, il était blanc, et maintenant il est d'une couleur différente. Et quand il commence à investiguer, il voit que le pain a acquis sa forme et son poids avant même d'être placé dans le four.

Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il arrive à l'état où on prend du blé et on le sème dans la terre. Jusque-là, il ne peut que recevoir du pain, c'est-à-dire diminuer le pain qui existe dans la réalité du monde. Mais après, il sait déjà comment ajouter.

De même dans la spiritualité: d'abord il a besoin de recevoir de bas en haut, alors il ne peut que recevoir et pas ajouter.  Mais après, dans le second état, il peut ajouter aussi.

 

167 - La raison pour laquelle on l’appelle...

La raison pour laquelle on l’appelle Shabbat Techouva

J'ai entendu à Shabbat Téchouva 9 Octobre 1948, Tel-Aviv

La raison pour laquelle on l’appelle « Shabbat Téchouva » (Shabbat du repentir) est que (à la fin des dix jours de pénitence, le Jour de Kippour (Grand Pardon)), on dit "pour un péché" [1]. Et quiconque contemple les « pour un péché » ne trouve surement pas sa place là-bas à soixante pour cent, et quarante pour cent on peut expliquer et excuser, peut-être qu'il y a là un doute, qu'il ne ressent pas. Mais dans soixante pour cent, il ne se retrouve absolument pas.

C'est pourquoi il y a la vertu du Shabbat, car avec la lumière du Shabbat il est possible d'éclairer et voir qu'il peut se retrouver dans tous les cent pour cent de «pour un péché», que cela n'a été formulé que pour lui, et non pour les autres. Mais sans la lumière, on ne le ressent pas.

C'est pourquoi on l’appelle « Shabbat Téchouva. » Le Shabbat est utile pour la Téchouva (repentir), pour qu'on puisse ressentir le péché. Car il faut avouer le péché, et alors on peut demander pardon. Mais si on dit « pour un péché » sans ressentir le péché, quel genre de confession est-ce? Après tout, il se dit dans son cœur qu'il n'a pas péché. Et ce qu'il dit avec sa bouche quand son cœur n'est pas avec lui, un tel aveu est certainement sans valeur.

[1] Il est coutume de demander pardon pour toute une série de péchés qui commence chacun par «pour un péché que j'ai péché devant Toi en ….»


 

168 - Les coutumes d'Israël

J'ai entendu

Les coutumes d'Israël sont si importantes, que l'on peut dire qu'elles donnent plus de spiritualité à l'homme que les Mitzvot elles-mêmes. Même si on transgresse les coutumes il n'y a pas de punition, tandis que  si on transgresse les commandements il y a punition. En ce qui concerne le bénéfice, c'est-à-dire provoquer la crainte du ciel, les coutumes apportent plus de spiritualité. Car les Grands qui ont établi les coutumes les ont arrangées pour que la spiritualité brille par leur intermédiaire.

C'est pourquoi il dit que celui qui évite la coutume de manger de la viande et le poisson le Shabbat, se prive de  la spiritualité. Toutefois, cela ne concerne que celui qui n'a pas encore atteint la perfection, c'est-à-dire voir ce qu'il fait. Cela signifie qu'il ne lui a pas encore été accordé les saveurs des Mitzvot, il a donc besoin d'observer les coutumes.

C'est comme une pomme - avant qu'elle ne pourrisse elle se gâte, et du moment qu'elle est gâtée, la pourriture est certaine. De même, avant que l'homme devienne libre, il rejette les coutumes, et à  la suite du rejet, soit il devient libre lui-même, soit ses enfants deviennent libres.

 

169 - La notion de juste accomplit

J'ai entendu

La notion de "juste accomplit" veut dire qu'il n'a pas péché. Pourtant il est écrit: "il n'y a pas un homme juste sur la terre qui fait du bien et ne pèche pas."

Il a répondu que dans chaque degré il y a un discernement de "juste accomplit", où le péché n'est pas pertinent, donc dans ce degré il n'a jamais péché. C'est le discernement du Khazeh (poitrine) vers le haut de chaque degré, considéré comme l'arbre de vie et comme Hassadim (miséricorde) couverts.

Mais dans le discernement de Khazeh vers le bas, il y a péché et repentir. Et quand on le corrige, on arrive à un degré plus élevé. Et là aussi cet ordre commence, c'est-à-dire "juste accomplit" et "il n'y a pas un homme juste sur la terre qui fait du bien et ne pèche pas."

 

17 - Quest-ce que la Sitra Akhra est appelée...

Quest-ce que la Sitra Akhra est appelée "Malkhout sans couronne"

J'ai entendu en 1941 à Jérusalem

Couronne signifie Keter, et Keter est l'Emanateur et la Racine. Kedousha (Sainteté) est connectée à la racine, signifiant que la Kedousha est considérée comme étant en équivalence de forme avec sa racine. C'est-à-dire que tout comme notre racine, autrement dit le Créateur, désire uniquement donner sans réserve, ainsi qu'il est écrit: "Son désir de faire le bien aux créatures", ainsi la Kedousha n’est que don sans réserve au Créateur.

La Sitra Akhra, cependant, n'est pas ainsi. Elle aspire uniquement à recevoir pour elle-même. Pour cette raison, elle n'est pas attachée à la racine qui est Keter. C'est pourquoi, la Sitra Akhra est caractérisée comme n'ayant pas de Keter (couronne). En d'autres termes, elle n'a pas de Keter parce qu'elle est séparée de Keter.

A présent, nous pouvons comprendre ce que nos sages ont dit (Sanhédrin 29), "Celui qui ajoute, amoindrit". C'est-à-dire que quand on ajoute au compte, on l'amoindrit. Il est écrit (Zohar, Pekoudei point 249), "Il en est de même ici, en ce qui concerne l'intérieur, il écrit: 'tu feras le tabernacle avec dix rideaux'. En ce qui concerne l'extérieur, il écrit: 'douze rideaux', ajoutant des lettres, c'est-à-dire qu'il ajoute la lettre Ayin au douze, et déduit du compte. Il déduit un du compte de douze à cause de l'addition de Ayin au douze".

Nous savons que les comptes ont seulement lieu dans Malkhout, qui calcule la hauteur du degré (au travers de l'Ohr Hozer en elle). Nous savons aussi que Malkhout est appelée "le désir de recevoir pour soi-même". Lorsqu'elle annule son désir de recevoir devant la racine et qu'elle ne veut plus recevoir mais seulement donner à la racine, comme la racine qui est désir de donner sans réserve, alors Malkhout, appelée Ani (moi), devient Eïn (néant). Ce n'est qu'alors qu'elle déploie et reçoit la lumière de Keter pour construire son Partsouf et devenir douze Partsoufim de Kedousha.

Cependant, lorsqu'elle désire recevoir pour elle-même, elle devient le mauvais Ayin (Œil) [1]. Autrement dit, là où il y avait Eïn, c'est-à-dire annulation devant la racine qui est Keter, c’est devenu Ayin (qui signifie voir et connaître dans la raison). Ceci est appelé ajouter. Ce qui signifie qu'elle désire ajouter la connaissance à la foi et travailler dans la raison. En d'autres termes, elle se dit qu'il vaut mieux travailler dans la raison, et alors le désir de recevoir ne s’opposera pas au travail.

Ceci cause une soustraction, puisqu'ils sont séparés de Keter, appelée "le désir de donner sans réserve", laquelle est la racine. Il n'est plus question d'équivalence de forme avec la racine, appelée Keter. Pour cette raison, Sitra Akhra est appelée "Malkhout sans couronne". Cela signifie que Malkhout de la Sitra Akhra n'a pas de Dvékout [2] avec Keter. De ce fait, ils n'ont que onze Partsoufim, sans le Partsouf de Keter.

Telle est la signification de ce que nos sages ont écrit: "quatre-vingt-dix neuf sont morts du mauvais œil", parce qu'ils n’ont pas le discernement de Keter. C'est-à-dire que la Malkhout en eux, qui est le désir de recevoir, ne veut pas s’effacer devant la racine, appelée Keter. C'est-à-dire qu'ils ne désirent pas faire du Ani (moi), appelé "le désir de recevoir", le discernement Eïn (néant), qui est l'annulation du désir de recevoir.

Au lieu de cela, ils veulent ajouter, et ceci est appelé le mauvais Ayin (Œil). Donc, là où il devrait y avoir un Eïn avec Aleph, ils insèrent le mauvais Ayin. C'est-à-dire qu'ils tombent du degré où ils étaient par manque de Dvékout avec la racine.

Cela est la signification de ce que nos sages ont dit: "quiconque est fier, le Créateur dit: ‘Lui et moi ne pouvons résider dans la même demeure’" puisqu'il fait deux autorités. Cependant, lorsque l'homme est en état de Eïn et qu'il s’efface devant la racine et que sa seule intention est uniquement de donner sans réserve, comme la racine, il n’y a là qu'une seule autorité; l'autorité du Créateur. Ainsi, tout ce que l'homme reçoit dans ce monde n’est que pour donner sans réserve au Créateur.

Ceci est la signification de ce qu'il a dit: "Le monde entier fût créé pour moi, et moi - pour servir mon Maitre". De ce fait, je dois recevoir tous les degrés au monde pour que je puisse tout donner au Créateur, ce qui est appelé: "servir mon Maitre".

[1] Eïn (=איןnéant) s'écrit avec la lettre Aleph  .(א) Ayin (עין=œil) s'écrit avec la lettre Ayin .(ע) Les deux mots ont la même prononciation.
[2] communion, adhésion

 

170 - Tu n'auras point dans ta poche une grosse...

Tu n'auras point dans ta poche une grosse pierre

J'ai entendu

"Tu n'auras point dans ta poche une grosse pierre et une petite pierre." La pierre est le discernement de la foi (pierre à peser avec). C'est un petit discernement qui est au-dessus de la raison. Mais en même temps, tu diras alors que tu as une "grosse pierre" c'est-à-dire que tu as la connaissance. C'est-à-dire que ce que tu fais ne ressemble pas au reste du monde, mais que tu as une base solide, qui est Gadlout (grandeur), et non Katnout (petitesse) - sans fondement ni pierre entière.

Il doit y avoir une "petite pierre", mais qu'elle soit "entière", c'est-à-dire qu'il puisse maintenir l'ensemble de la Torah et Mitsvot basé sur la "petite pierre", et alors seulement, elle est appelée "entière".

Mais si elle est "petite", et te fait faire seulement de petites actions, ce n'est pas considéré comme une "pierre entière".

 Et une grande mesure et une petite mesure? S'il a une petite base, il est considéré comme petit. Mais quand il a une "grosse pierre", c'est-à-dire une grande base, alors il se considère comme grand, c'est-à-dire qu'il est grand. Et "une pierre entière" se dit quand il se voit gratifié la Providence privée.

 

171 - Zohar, Amor

J’ai entendu le 4eme jour de la Pâque, 1949

Dans le Zohar, Parashat Emor, l'assemblée d’Israël a dit : «je suis endormie dans l'exil d'Egypte. » (Zohar, Amor, p.43)

Le départ de Mokhin est appelé «sommeil ».

« Et mon cœur est éveillé. » Le cœur est considéré comme les 32 voies de la Sagesse. À savoir que Hokhma brillait en eux, mais sans le revêtement des Hassadim. C'est ce qui est appelé « l'exil d’Egypte. » Pour cette raison c'est appelé «sommeil». Mais en même temps ils méritaient de recevoir Mokhin de Hokhma mais sous la forme de Akhoraïm (l'arrière).

«La voix de mon amant frappe» c’est-à-dire la voix de ZA (Zeir Anpin), qui est considéré comme Hassadim. Et le Créateur a dit : « Ouvres pour Moi une ouverture comme le chas d'une aiguille. » Cela signifie qu'au temps de la rédemption Il leur a demandé d'attirer le discernement de Hokhma une nouvelle fois. Et quand elle est sans Hassadim, l'ouverture est considérée de la taille d'un « chas d'aiguille », puisqu'elle ne brille pas sans Hassadim.

« Et Je t'ouvrirai les Portes Supérieures » c’est-à-dire lui donner sans réserve le discernement de Hassadim, alors elle pouvait jouir de l'abondance, Hokhma et Hassadim.

«Ouvres moi... parce que l'ouverture pour rentrer chez Moi est en toi, car Mes enfants, ne rentreront pas chez Moi, mais en toi. » Cela signifie qu'Il ne peut rien donner aux enfants, qui ont besoin de Mokhin de Hokhma, car Son discernement n'est que Hassadim. Cependant quand elle attirera Hokhma, il sera possible pour les enfants de recevoir aussi Hokhma. C'est pourquoi il est considéré qu'elle est la seule capable d’ouvrir l'ouverture.

Par contre « Je suis fermé aussi ils ne Me trouveront pas » c’est-à-dire « qu’ils ne Me trouveront pas en complétude ». Quand ZA ne possède que Hassadim, il n'a que VAK, et il est appelé « simplement de l'air. » Cependant, quand il a aussi Hokhma, même s’il ne reçoit que Hassadim, ses Hassadim sont appelés «air pur ». Car ses Hassadim sont meilleurs que Hokhma bien que sans Hokhma il ne sera pas trouvé complet. C'est la signification des mots « pour m'accoupler avec toi et être toujours en paix avec toi. Viens et vois, quand le Créateur tuait les premiers nés d'Egypte, ceux qu'Il avait tués à minuit qu’Il avait abaissé les degrés d'En-Haut vers le bas. » Ceci est fait par la correction du Massakh de Hirik, ce qui cause deux discernements : le départ de GAR et l'extension de Hassadim et par cette Hitkalelout (intégration), il y a la capacité de l'expansion de Mokhin d'En-Haut vers le bas.

« Au moment où Israël entrèrent dans l'alliance du saint signe, ils furent circoncis ». Car le « fléau des premiers nés », le « sang de Pessah » ainsi que « le sang de la circoncision » ne sont qu’un seul discernement. Il n'est pas tenu secret que le Dieu d'Egypte était un agneau. Cela signifie que le sacrifice de Pessah était à l'intention de leur Dieu. La Klipa d’Egypte était qu'ils désiraient déployer du discernement de la fin de la correction, comme le péché de l'Arbre de la Connaissance, où ils voulaient déployer la Lumière de GAR d'En-Haut vers le bas. Et par l'abattage de Pâque, ils abattirent GAR de Hokhma, par laquelle il y eut le fléau des premiers nés. Car le premier né est considéré GAR et ils annulèrent GAR. Ceci se produisit par l'effet du Massakh de Hirik, qui est considéré comme l'élévation de Man'ula (la serrure), qui cause l’annulation de GAR.

Dam (le sang) est dérivé du mot Dmama (silence) et il met GAR à mort. Ceci est la signification du sang de la circoncision. Le scalpel représente les Dinim de Noukva et les Dinim annulent les Dinim de Dekhoura, comme il est écrit : « il y avait deux sangs, le sang de Pessah et le sang de la circoncision. » En aspergeant le sang de Pessah sur le linteau, GAR était annulé, et il y avait l’Hitkalelout dans le Tikkoun des trois lignes. C’est la signification du linteau et des deux Mézouzot (montants de la porte).

«Et au quatrième...  Israël quittèrent l'autre autorité et ils furent unifiés par le saint lien de la Matsa. » Car Hametz (levain, levure) [1] est Mokhin qui se déploie depuis le Khazéh vers le bas, alors ils brillent de Haut en bas. Tandis que la Matsa est Mokhin qui brille à partir de Khazéh vers le Haut, un discernement dans lequel il n’y a pas de prise pour les extérieurs. Et la raison est que Man'ula, qui fit son apparition durant la nuit de Pessah, par laquelle il y a eu l'abattage de Pessah et le fléau des premiers nés, opère seulement d’elle-même vers le bas. Cela veut dire qu'elle fût révélée dans Khazéh.

Il s'ensuit que tout ce qui se trouve au-dessus du Khazéh, ne fonctionne pas avec le jugement qui s'y trouve. Il n'en est pas de même du Khazéh vers le bas, parce que toute l’expansion est en-deçà de son propre discernement. Voilà pourquoi le jugement qui s'y trouve peut être ressenti, et c'est pourquoi Israël furent prudents et ne mangèrent que des Matsot et pas de Hametz.

Il y a une valeur dans la Matsa qui ne se trouve pas dans le Hametz et il y a une valeur dans le Hametz qui ne se trouve pas dans la Matsa. La valeur même de Matsa est qu'elles sont Mokhin complètes du discernement de GAR de Hokhma qui sont aussi considérées comme  les deux grands Luminaires. Cependant elles sont considérées Akhoraïm parce qu'elles ne peuvent pas briller en l'absence de Hassadim.

Et il y a un avantage au Hametz: bien qu'il ne soit que VAK il est déjà revêtu dans Hassadim. Dans le Temple il y avait Mokhin de Hokhma, elles étaient sous la forme du Khazéh vers le-Haut considéré comme Matsa. C'est pourquoi il est dit : « vous ne brulerez aucune levure, ni miel sur l'autel. »

[1] Pendant les 7 jours de Pessah il est défendu de manger des aliments qui contiennent du Hametz

 

172 - A propos des obstacles et des retards

J’ai entendu le 7eme jour de la Pâque, 1949

Tous les obstacles et les retards qui voient le jour et se dévoilent à nous ne sont que des moyens pour se rapprocher, car le Créateur veut nous rapprocher de Lui. Tous ces empêchements sont là juste pour que nous nous rapprochions de Lui, car sans cela il n'y aurait aucune possibilité de se rapprocher de Lui.

Du point de vue de la nature il n’y pas de plus grand éloignement, entre nous qui sommes pétris d’argile et le Créateur qui est plus élevé que toute élévation. C’est uniquement quand l’homme commence à se rapprocher qu’il commence à ressentir la distance entre nous, et chaque obstacle qu’il surmonte lui raccourcie le chemin.

(Remarquez qu’il a l’habitude d’aller sur la voie de l’éloignement et s’il ressent à chaque fois combien il s’éloigne, cela ne cause aucun changement dans son processus, du fait qu’il savait cela à l’avance qu'il est sur le chemin de l’éloignement. Telle est la vérité, que la distance entre nous et le Créateur est ineffable. C’est pourquoi à chaque fois qu’il ressent un éloignement plus grand que ce qu'il pensait, cela ne lui cause pas d'ennui.)

 

173 - Pourquoi disons-nous Lekhaim

J'ai entendu lors d'un repas à Shabbat, Parashat Akharei-Kedoshim, le compte de l’Omer 23, 7 mai 1949

Il a dit à propos du fait que nous disions Lekhaim [1] lorsque nous buvons du vin, il en est comme nos sages ont dit, "le vin et la vie selon les sages et leurs disciples." Cela parait difficile à comprendre, pourquoi précisément selon les sages? Pourquoi pas selon les ignorants?

Le fait est que quand on dit Lekhaim on fait allusion à la vie supérieure. Lorsque nous buvons du vin, nous devons nous rappeler que le vin fait allusion au « vin de la Torah », un rappel que nous devons attirer la lumière de la Torah, appelée « vie ». Ce n'est pas le cas pour la vie matérielle, que nos sages appellent, "Les méchants, dans leur vie, sont appelés « morts »".

C'est pourquoi seulement pour nos sages on peut dire, "le vin et la vie", car ils sont les seuls qualifiés pour attirer la vie spirituelle. Les ignorants, cependant, n'ont pas d'instruments avec lesquels il peuvent attirer. (Et peut-être "selon nos sages" veut dire selon le point de vue de nos sages. C'est-à-dire que la vie, ce qu'ils appellent «la vie», se réfère à la vie spirituelle.)

[1] à la vôtre, à votre sante. Lit.: à la vie 

 

174 - La dissimulation

J'ai entendu

En ce qui concerne la dissimulation, c'est pour la correction, car sans cela, l'homme serait incapable d'atteindre la perfection, car il ne serait pas digne de concevoir l'importance de la question. Cependant, quand il y a dissimulation, cela devient important pour lui. Même si par lui-même il ne peut pas apprécier l'importance telle qu'elle est vraiment, la dissimulation lui donne une idée de l'importance. C'est parce que dans la mesure où il ressent la dissimulation, une couche d'importance est créée en lui.

C'est comme des échelons, qu'il monte échelon par échelon jusqu'à ce qu'il arrive à l'endroit désigné. Cela signifie qu'il perçoit une certaine mesure d'importance qui lui fait tenir le coup - bien que la véritable importance et la sublimité du Créateur soient incommensurables - donc néanmoins une mesure qui lui suffira pour survivre.

Toutefois, la dissimulation, en soi, n'est pas considérée comme dissimulation. La dissimulation est mesurée selon la demande. Le plus la demande pour quelque chose est persistante, le plus la dissimulation est évidente. Ainsi nous pouvons comprendre le sens de « la terre entière est pleine de Sa gloire. » Bien que nous croyions cela, de toute façon la dissimulation remplit également la terre entière.

Il est écrit au sujet de l'avenir: "Je serai une muraille de feu autour d'elle, et je serai sa gloire au milieu d'elle." "Feu" indique la dissimulation. Mais de toute façon, la gloire est au milieu d'elle, c'est-à-dire qu'alors la gloire sera révélée. C'est parce qu'alors la demande sera tellement grande, même si la dissimulation sera également là. La différence est qu'à présent il y a la dissimulation, mais pas de demande, ce qui est considéré comme « l'exil ». Mais là, bien qu'il y ait la dissimulation, il y aura aussi la demande, et ce qui importe c'est seulement la demande.

 

175 - Si la route est trop longue pour toi

J'ai entendu lors d'un repas Chevat, Paracha Behar-Bechoukotai, Iyar 22, 21 mai 1949

"Si la route est trop longue pour toi, qu'il ne pourra pas le porter."

Il a expliqué, pourquoi la route est si longue, c'est parce qu' « il ne pourra pas le porter. » C'est parce qu'il ne peut pas porter le fardeau de la Torah et des Mitsvot, c'est pourquoi la route lui semble longue. Le conseil pour cela, comme le dit le verset, est « tu lieras Kessef (l'argent) dans ta main. » Kessef c'est pour Kissoufin (nostalgie/désir ardent), qu'il tirera la nostalgie, désir ardent du travail. Ainsi, grâce au désir et à la nostalgie du Créateur, il sera en mesure de supporter le fardeau de la Torah et Mitsvot. Kessef est aussi une question de honte. Parce que l'homme est créé dans le but de glorifier le ciel, comme il est écrit: « Béni soit celui qui nous a créés pour Sa gloire. »

En général, la Torah et les Mitsvot sont des choses que l'homme fait pour plaire au Créateur. Car c'est la nature de l'esclave du vouloir plaire à son maître, pour que le cœur de son maître se tourne vers lui. De même ici: les nombreuses actions et les rigeurs dans lesquelles l'homme s'entraine, ne sont qu'un moyen pour plaire au Créateur, et alors il obtiendra de Lui l'objectif qu'il souhaite.

Et l'homme observe la Torah et les Mitsvot pour plaire aux gens, et il fait des besoins du ciel un moyen. C'est-à-dire qu'à travers elles, il arrivera à plaire aux gens. Tant qu'il n'a pas atteint le discernement de la Torah Lishma [1], il travaille pour les gens.

Et même s'il n'a pas d'autre choix que de travailler pour les gens, il devrait de toute façon avoir honte de cette sorte de servitude. Et alors, par moyen de ce Kessef, il se verra décerner le Kessef de Kedousha (sainteté), c'est à dire le désir pour la Kedousha.

"Tu lieras l'argent dans ta main." Cela signifie que même si le désir ne dépend pas de l'homme, s'il n'a pas de désir pour ceci, il n'y peut rien faire. Néanmoins, il doit découvrir le désir de Kissoufin (la nostalgie), le désir de vouloir (et peut-être VeTzarta (tu lieras) vient du mot Ratzita (tu voudras)). Il faut faire preuve d'un désir pour ceci, pour découvrir le désir et l'envie pour le Créateur, c'est-à-dire de vouloir augmenter la gloire du ciel, plaire à  son Créateur, et Lui faire plaisir.

Il y a un discernement de Zahav (or), et il y a un discernement de Kessef (argent).

Kessef quand il a Kissoufin (nostalgie) en général

Zahav (fait des mots « donne ceci ») signifie qu'il ne veut qu'une chose, et tous les désirs et l'envie qu'il avait d'autres choses sont annulées dans ce désir. Et il dit: « donne ceci » seulement, car il ne veut aucune chose si ce n'est que d'élever la Shekhina (Divinité) de la poussière. C'est tout ce qu'il veut.

Il s'ensuit que, même s'il voit qu'il n'a pas l'envie et le désir qu'il faut, l'homme doit malgré tout veiller et s'efforcer à obtenir le désir par des actes et des pensées. C'est ce qu'on appelle « tu lieras l'argent dans ta main. » Il ne doit pas penser que si c'est entre ses mains, c'est une petite chose. Au contraire, « dans le gros (la grâce) et le petit bétail, etc. » c'est-à-dire que grâce à cela, il lui sera accordé les lumières les plus sublimes.

[1] Lishma, lit. pour elle-même, c'est-à-dire qu'on observe la Mitsva (commandement) d'une façon désintéressée, non pas pour recevoir une récompense.

 

176 - En buvant du Brandy après la Havdala [1]

J'ai entendu après Yom Kippour 21 Septembre 1950

"Il faisait une fête en sortant de la sainteté."

La sainteté c'est le discernement de Hokhma (la sagesse), et de la ligne de gauche, où il y a la peur des Dinim (jugements). Par conséquent, il n'y a pas de place pour une fête là-bas. Tandis que, « en sortant de la sainteté », appelée « sagesse » et « ligne de gauche », il faisait alors le discernement de fête, car il s'agit de la lumière de Hassadim (la grâce).

[1] la cérémonie à la fin de Shabbat qui symbolise la séparation entre le saint et le séculier.

 

177 - Expiations

J'ai entendu

"L'expiation des péchés" se fait par le dévoilement de la lumière de Hokhma (la sagesse). C'est le sujet de la confession, qui s'étend de Hokhma. Plus il confesse, plus la Hokhma apparaît en lui. Il est dit à ce sujet: " ce jour là, l'iniquité de Jacob sera recherchée, et ne sera pas trouvée." C'est parce que pour chaque péché, quand il est pardonné, il n'est pardonné que lorsque Hokhma s'étend sur lui. C'est pourquoi ils ont cherché les iniquités, pour attirer sur lui la lumière de Hokhma.

"L'étreinte de la gauche", le prolongement de la ligne gauche. Sur chacun des dix jours de pénitence, un discernement des dix Séphirot de Mokhin de Hokhma, appelé "ligne de gauche", est étendu. Et le jour du Yom Kippour (Jour du Grand Pardon) c'est le Zivoug (accouplement).

L'étreinte de la droite est le prolongement de Hokhma en dessous du Khazeh (la poitrine), le lieu du dévoilement, où elle est déjà adoucie par Hassadim (la grâce). C'est considéré principalement comme extension de Hassadim, la construction de la Noukva se poursuit jusqu'au huitième jour de Souccot, et le huitième jour c'est le Zivoug.

 

178 - Trois partenaires de l'Homme

J'ai entendu lors d'un repas célébrant la conclusion de la partie neuf du Zohar, Iyar 3, 9 mai 1951

A propos des trois partenaires de l'homme: le Créateur, le père et la mère.

Il a dit qu'il y a un quatrième partenaire: la terre. Car si l'homme ne prend pas la nourriture de la terre, il ne peut pas survivre. La Terre est considérée comme Malkhout, qui est généralement considérée comme ayant quatre discernements, appelé HB TM.

Et la nourriture que l'homme reçoit de la terre est l'aspect de distinction - par la nourriture, on distingue la Klipa (écorce) de l'aliment.

Il y a deux discernements dans Malkhout:

  1. Kedousha (sainteté);
  2. Lilith la mégère.

Ainsi, quand une personne mange et fait la première et la dernière bénédiction, la nourriture sort ainsi de la domination de la Sitra Akhra (l'autre coté). Et puisque la nourriture devient du sang, et le sang est considéré comme Nefesh (âme), son Nefesh devient séculière, et non de la Sitra Akhra.

Cependant, quand il mange un repas de Mitzva, ou l'aliment est considéré comme Kedousha, s'il mange avec intention, la nourriture devient du sang, et le sang devient comme Nefesh. Alors il arrive à l'état de Nefesh de Kedousha.

C'est pourquoi le mauvais penchant vient à une personne et lui fait toujours comprendre que ce n'est pas la peine de manger à un repas de Mitzva, pour plusieurs raisons. Son intention principale est de ne pas manger à un repas de Mitzva pour la raison ci-dessus, puisqu'il s'agit d'une partie de Kedousha.

 

179 - Les trois Lignes

J'ai entendu au deuxième jour de Pessah (la Pâque), le 23 avril 1951

Il y a la question des trois lignes, et la question d'Israël tenant le corps du Roi. Il y a la question de l'exil en Egypte, où le peuple d'Israël devait descendre en Egypte, et la question de l'exode d'Egypte. Et il y a la question de « celui qui va épouser une femme, qu'il amène avec lui un ignorant. » Et il y a la question qu'Abraham a posé: « Comment saurai-je que je vais en hériter? Et créateur lui répondit: Sache bien que ta postérité sera étrangère dans un pays qui n'est pas le leur, on les opprimera pendant quatre cents ans, et après cela ils sortiront avec de grandes richesses. » Il y a la question du GAR, la question de VAK, et la question de VAK de GAR.

Car la Pensée de la Création a été de faire plaisir à Ses créatures, et le Tsimtsoum (restriction) et le Massakh (écran) n'ont été que pour éviter le pain de la honte. De là s'étend le lieu du travail, et de là s'étendent les trois lignes.

  1. La première ligne est considérée comme la droite, considéré comme VAK sans Rosh (tête), considérés comme « foi ».
  1. La deuxième ligne est considérée comme la gauche, l'entendement. Les deux sont en dispute, puisque la foi est en contradiction avec l'entendement, et l'entendement est en contradiction avec la foi.
  1. Ensuite, il y a le discernement de la ligne médiane, considéré comme VAK de GAR, ou Hokhma et Hassadim, ou la ligne droite et la ligne gauche, intégrées l'une dans l'autre. C'est-à-dire qu'il arrive à l'entendement dans la mesure où il a la foi. C'est-à-dire que dans la mesure où il a la foi, il reçoit la même mesure d'entendement. Et là où il n'a pas la foi, il n'attire pas l'entendement pour le compléter, mais il pèse tout le temps les lignes, pour que l'une ne prévale pas sur l'autre. Et GAR s'appelle (qui apparaît devant lui) la considération de l'entendement sans la foi.  C'est ce qu'on appelle "le travail des Goyim (nations)." Et le travail d'Israël est le discernement de la foi, où l'entendement est inclus. C'est ce qu'on appelle « le corps du roi », qui signifie la foi et l'entendement.

Abraham est appelé « le patriarche de la foi » - le discernement de Hassadim. Alors il saura que toute personne qui veut venir près du Créateur doit d'abord assumer le discernement de la « droite », c'est-à-dire de la foi. Mais la foi est en contradiction avec l'entendement. Alors comment peuvent-ils attirer l'entendement quand ils n'ont pas les Kélim (instruments) pour cela? C'est pourquoi Il lui a dit « ta postérité sera étrangère dans un pays qui n'est pas le leur. » C'est le sens de « Ils se sont mêlés aux nations et ont imité leurs façons de faire », c'est qu'ils seront sous la domination des nations, qu'eux aussi seront sous leur domination, et attireront GAR de Hokhma.

C'est le sens de l'exil en Egypte, qu'Israël aussi ont étendu GAR de Hokhma. Et c'est leur exil, lorsque le discernement des ténèbres est étendu. L'exode d'Egypte a été par le fléau du premier-né. Le premier-né se rapporte à GAR de Hokhma, car le Seigneur a frappé les premiers-nés de l'Égypte. C'est le sens du sang de Pessah, et le sang de la circoncision, et c'est ce qui est écrit dans le Zohar (Emor, 43): « Pendant que le Créateur tuait les premier-nés de l'Egypte etc., en même temps Israël entraient dans l'alliance du signe sacré, ils se sont circoncis et se sont liés dans l'assemblée d'Israël. » 

La ligne de gauche est appelée « prépuce », car elle bloque la lumière. Ainsi, quand il tuait le premier-né, ce qui signifie l'annulation de GAR, Israël en bas se faisaient circoncire, ce qui signifie couper les prépuces. C'est ce qu'on appelle Din de Dekhoura (jugement du masculin), qui bloque la lumière. Ainsi, grâce à la circoncision avec un ciseau, qui est en fer, appelé Dinim de Noukva (jugements du féminin), les Dinim de Dekhura sont annulés. Et puis VAK de Hokhma s'étend à eux.

Cela signifie qu'au début, il faut attirer le discernement de la perfection, c'est-à-dire GAR de Hokhma. Il est impossible d'attirer un demi-degré. Et cela doit être expressément par les Egyptiens, et c'est ce qu'on appelle « l'exil », où les Juifs, aussi, doivent être sous leur domination. Ensuite, par l'exode d'Egypte, qui signifie la correction de Massakh de Hirik, ils sortent de leur domination, c'est-à-dire que les Egyptiens eux-mêmes crient: « Levez-vous et sortez. »

Et c'est « Moi et pas un messager. » « Moi » signifie Malkhout, dans le sens de Man'oula (serrure), qui annule le GAR, par lequel il y a l'inclusion de la gauche dans la droite et de la droite dans la gauche.

Et c'est « Celui qui veut épouser une femme », qui signifie Hokhma, qui est appelé « gauche ». « Qu'il amène un ignorant avec lui » parce qu'il est dans l'état de «droite», qui est la foi. Ainsi, expressément par moyen d'un ignorant peut-il tirer Hokhma, car il a la repentance, mais seulement pour l'entendement, pas pour la foi.

« Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, de mes mains de la myrrhe a coulé, de la myrrhe onctueuse a goutté de mes doigts jusque sur la poignée de la serrure. » Myrrhe signifie « Il ne cachera plus ceux qui t'enseignent, tu verras de tes yeux les maîtres qui t'instruisent. » Et « mes mains » c'est l'entendement. Et  les doigts c'est voir, comme dans, « chacun montre du doigt, en disant: c'est notre Dieu ». « La poignée de la serrure » se réfère au discernement de Man'oula.

 

18 - Qu’est ce que «mon âme pleure en cachette»...

Qu’est ce que «mon âme pleure en cachette» dans le travail

J'ai entendu en 1940 à Jérusalem

Lorsque la dissimulation domine l’homme et qu’il est arrivé à une situation où il ne ressent aucun goût pour le travail et qu’il n’est absolument pas en mesure d'imaginer et de ressentir en aucune manière le discernement d’amour et de crainte, et qu’il n’est pas capable de faire quoi que ce soit dans la Kdousha (Sainteté), alors il n'a pas d’autre recourt que de pleurer vers le Créateur, qu’Il prenne pitié de lui et qu’Il retire de lui l'écran, de ses yeux et de son cœur.

Le sujet des pleurs est une chose très importante. C’est comme les Sages ont dit : «Toutes les portes sont scellées sauf les portes des larmes». A ce propos le monde s’interroge, si les portes des larmes ne sont pas scellées, alors pourquoi a-t-on besoin de portes.

Il a dit que cela ressemble à un homme qui demande à son ami une chose nécessaire, cette chose le touche jusque dans son cœur et il demande et le supplie avec toutes sortes de prières et requêtes, et son ami y est complètement indifférent. Quand il voit qu’il n’y a plus de place pour donner une prière et une requête, alors il se met a pleurer à haute voix, et c’est à ce propos qu’il a été dit «Toutes les portes sont scellées sauf les portes des larmes». C’est-à-dire, quand est-ce que les portes des larmes ne sont pas scellées, précisément quand toutes les portes sont scellées, alors il y a de la place pour la porte des larmes et on voit ainsi qu’elles ne sont pas scellées.

Tandis que lorsque les portes des prières sont ouvertes, il n'y a pas de la place pour les portes des larmes et des pleurs, c’est ce qui s’appelle que les portes des larmes sont scellées. Cependant, quand est-ce que les portes des larmes ne sont pas scellées? Justement quand toutes les portes sont scellées, alors les portes des larmes sont ouvertes, du fait qu’il a encore recourt à la prière et la requête.

Telle est la signification de «mon âme pleure en cachette», c’est-à-dire lorsque l’homme arrive à un état de dissimulation, alors "mon âme pleure", parce qu’il n’a pas d’autre conseil et c’est le sujet de «Tout ce que tu peux accomplir avec tes seules forces, faits-le! » (Ecclésiaste IX, 10).

 

180 - Dans le Zohar, Emor

J'ai entendu à la Pâque Inter 2, le 23 avril 1951, Tel-Aviv

Dans le Zohar (Emor, 43): « Rabbi Hiyah ouvrit: Je dors, et mon cœur est éveillé etc. L'assemblée d'Israël dit: Je dors dans l'exil en Egypte, où mes enfants étaient sous un dur asservissement, et mon cœur est éveillé pour les garder de ne pas périr dans l'exil. La voix de mon bien-aimé frappe, c'est le Créateur, qui a dit: Je me suis souvenu de mon alliance. »

Nous devons comprendre la question du sommeil. Quand Israël était en Egypte, ils étaient sous leur domination, et eux aussi ont étendu GAR de Hokhma. Et puisque Hokhma ne brille pas sans Hassadim, c'est appelé « sommeil ». Et c'est ce qu'on appelle le dur asservissement d'Egypte, c'est-à-dire un travail dur, appelé Dinim de Dekhoura (jugements du masculin).

«Et dans toutes sortes de travaux dans les champs», qui est considéré comme Dinim de Noukva (jugements du féminin).

« Et mon cœur est éveillé » signifie que même si elle dort du coté de la ligne de gauche, là où Malkhout est considérée comme « les deux grands luminaires, » alors Malkhout est appelée « le quatrième pied. » Elle est considérée comme Tiferet, au-dessus du Khazeh. « Et mon cœur est éveillé » signifie que là se trouve déjà l'aspect du point de la serrure, qui suscite la détermination de la ligne médiane, qui retourne au point qui est considéré comme Panim, par lequel ils ne périront pas en exil.

Tel est le sens de « Ouvrez-Moi une ouverture comme la pointe d'une aiguille. » Cela veut dire que ZA dit à Malkhout d'attirer Hokhma. Et même si Hokhma ne peut briller sans Hassadim - pour cela elle est appelée « comme la pointe d'une aiguille » – « Je vais t'ouvrir les portes supérieures. » C'est-à-dire qu'après, Il lui donnera le discernement de Hassadim, et ainsi Il lui donne l'abondance. Toutefois, si elle n'attire pas Hokhma, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'extension de Hokhma mais de Hessed (grâce), c'est ce qu'on appelle « Ouvres-moi, ma sœur. » Ainsi, du point de vue de Hokhma, Malkhout est appelée « sœur ».

 

181 - L'honneur

J'ai entendu à Nisan 25, 1 mai 1951

L'honneur est quelque chose qui immobilise le corps, et dans cette mesure, il nuit à l'âme. C'est pourquoi tous les justes qui sont devenus célèbres et ont de l'honneur, c'est en guise de punition. Mais les grands justes, quand le Créateur ne veut pas qu'ils se perdent du fait qu'ils soient renommés comme justes, le Créateur les garde afin qu'ils ne soient pas honorés, pour ne pas nuire à leurs âmes.

Ainsi, dans la mesure où ils sont honorés d'une part, d'une autre part ils sont contestés. Ces justes sont insultés avec toutes sortes d'humiliations. Pour donner un poids égal à l'honneur rendu à un juste, l'autre côté le déshonore dans la même mesure.

 

182 - Moïse et Salomon

J'ai entendu à Iyar 3, le 10 mai 1951

Moïse et Salomon sont considérés comme Panim (antérieur) et Achoraïm (postérieur). Il est écrit a propos de Moïse: "tu verras mon Achoraïm."

Salomon, cependant, est considéré comme Panim. Uniquement Salomon a utilisé les Achoraïm de Moïse.

C'est pourquoi les lettres de Shlomo (Salomon) sont les mêmes que pour LeMoshe (à Moïse) [1].

[1] Shlomo –  שלמה 
     LeMoshe
–  למשה

 

183 - Le discernement du Messie

J'ai entendu

Il y a le discernement du Messie fils de Joseph, et du Messie fils de David.

Les deux doivent s'unir. Alors ils seront en vraie perfection.

 

184 - La différence entre la foi et la raison

J'ai entendu à Chevat 15, Février 14, 1949

La différence entre la foi et la raison [1].

Il y a un mérite à la foi parce qu'elle agit sur le corps plus que la raison, car elle est plus proche du corps. La foi est considérée comme Malkhout, et le corps se rapporte à Malkhout, c'est pourquoi elle agit sur lui.

Par contre, la raison est attribuée au "Neuf Premières", et ne peut donc pas tellement agir sur le corps. Cependant, il y a un mérite à la raison, car elle est considérée spirituelle selon la valeur de la foi par rapport au corps. Il y a une règle en spiritualité: "il n'y a pas d'absence en spiritualité," et "chaque pièce de monnaie s'accumule en une grosse somme."

Ce n'est pas le cas pour la foi qui se rapporte à la matérialité, qui est considéré comme une séparation. Il n'y a pas d'accumulation dans la matérialité, car ce qui est passé, n'est plus. Ce qui est arrivé dans le passé ne s'accumule pas dans le présent et l'avenir.

Ainsi, bien que la foi en quelque chose agisse sur lui pendant l'acte cent pour cent de fois plus que l'effet de la raison, elle ne fonctionne que pour un temps. La raison, cependant, même si elle agit seulement à un pour cent, ce pourcentage existe constamment. Ainsi, au bout de cent fois, il s'accumule à un montant égal à celui de la foi fait en une seule fois. En ce qui concerne la foi, même s'il travaille cent fois, il restera dans le même état. Par contre en ce qui concerne la raison, ça restera constamment comme existant en lui.

Par exemple, quand on étudie quelque chose avec l'intellect, même si on oublie, les dossiers restent dans le cerveau. Cela signifie que dans la mesure où on apprend avec l'esprit - l'esprit évolue. Ce n'est pas le cas pour les choses matérielles qui s'étendent dans le temps et l'espace - l'Est ne viendra jamais à l'Ouest, ou l'heure passée à l'heure présente. Dans la spiritualité, par contre, tout peut être en même temps.

[1] Sekhel (שכל) signifie la cervelle, la raison, l'intellect, l'intelligence.

 

185 - L'ignorant - la crainte de Shabbat est sur lui

J'ai entendu

Nos sages ont dit: "l'ignorant - la crainte de Shabbat est sur lui." Un disciple sage est considéré comme le Shabbat, et Shabbat est considéré Gmar Tikkoun (la fin de la correction). Ainsi, comme dans Gmar Tikkoun, les Kelim (récipients) seront corrigés et adaptés pour recevoir et revêtir la Lumière Supérieure. De même, le Shabbat est considéré comme Gmar (fin). Cela signifie que la Lumière Supérieure peut apparaître et vêtir les inferieurs, mais c'est considéré seulement comme un éveil d'en haut.

 

186 - Fais de ton Shabbat un jour de semaine...

Fais de ton Shabbat un jour de semaine, et n'aies pas besoin des gens

J'ai entendu

Le Shabbat, il est interdit de travailler, ce qui signifie un éveil d'en bas. Le disciple sage, celui qui a été privilégié d'être le disciple du Créateur, est appelé "sage", qui est considéré aussi comme un éveil d'en haut, parce qu'on révèle les secrets de la Torah.

Par conséquent, quand vient l'éveil d'en haut, ça s'appelle aussi Shabbat. Alors l'ignorant, c'est-à-dire le corps, a peur, et évidement il n'y a pas de place pour le travail.

 

187 - S’assurer de faire des efforts

J'ai entendu

A propos du inférieur dans Enayim (les yeux), soit un écran et une couverture sur les yeux, car les yeux sont le secret de la Providence, qu'il voit le discernement de la Providence cachée.

L’essai c’est-à-dire que l’homme ne peut pas décider d'un côté ou d'un autre. Il n’est pas en mesure de savoir ni de clarifier la volonté du Créateur et l’intention de son maître. Même s’il est capable de travailler avec dévouement, il ne peut pas déterminer si ce travail de dévouement est effectif ou inversement, que ce difficile travaille soit en opposition avec l’avis de son maître et avec l’avis du Créateur.

Pour se décider, il décide de faire plus d’effort dans ce travail. Cela signifie qu’il doit agir conformément à son maître, et que seuls les efforts relèvent de l’homme et rien d’autre. Ainsi, il n'a pas à douter de ses actions, ni de ses pensées ni de ses paroles, mais il doit toujours multiplier les efforts.

 

188 - Tout le travail est là où il y a deux chemins

J'ai entendu a la sortie de Shabbat le 14 Shvat 1948

Tout le travail est seulement là où il y a deux chemins, comme il est écrit «pour vivre en eux et non pas mourir en eux». Le sujet de « qu'il soit tué plutôt que transgresser» ne s'applique qu’à trois Mitsvot (commandements) seulement [1].  Cependant nous trouvons que les premiers hassidim sacrifiaient leur vie pour des Mitsvot positives. Mais en vérité c'est tout le travail. Quand l’homme doit observer la Torah, alors tout le lourd fardeau s’impose, et quand la Torah veille sur l’homme, tout cela n’est plus difficile, comme «l’âme de l’homme nous enseignera» autrement dit la Torah veille sur l’homme.

[1] Ce sont trois Mitsvot négatives: tu n'auras pas d'autres dieux, tu ne tueras pas, tu ne commettras pas d'adultère. Toutes les autres Mitsvot – on a le droit de transgresser si c'est une question de vie ou de mort.

 
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